De klok uit België = La cloche de Belgique

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s.n. 1917, 22 Juillet. De klok uit België = La cloche de Belgique. Accès à 23 mai 2019, à https://hetarchief.be/fr/pid/9s1kh0fx0h/
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Dimanche 22 Juillet 1917. Ire Année N° 17 Cloche de Belgique SuDDlément sDécial hebdomadaire du ..Courrier de la Meuse" Rédaction Kapoenstraat 14 Administration . . . . . Kapoenstraat 16 MAESTR1CHT. — Téléph. 614. PRIX PAR NUMERO î 5 Cents. ABONNEMENT : Pour la Hollande . . Fl. 1.00 par trimestre Pour l'Extérieur ... Fl. 1.25 „ „ Vive la Belgique Un homme vient de disparaître de la scène politique qui avait pris sur lui d'excuser d'un mot qui restera comme une flétrissure pour l'Allemagne, la violation du pacte qui garantissait la neutralité de la Belgique. Ainsi passeront tous ceux qui ont porté la main ou le fer sur notre Patrie. L'ayant mutilée, ils se concertaient sur le meilleur moyen de s'en accaparer, mais déjà ils n'osent plus, même chez eux, même entre eux, discuter son sort. Leur étoile baisse et la nôtre monte; ils souffrent et désespèrent, nous souffrons mais dans la foi. Il n'est pas un Belge au front, en captivité, au pays, en exil qui ne voit que les douleurs de la Patrie l'ont rendue plus grande, plus belle, plus sacrée. Ses attraits lui rallient de nouveaux défenseurs et s'il est pénible de constater qu'elle est rude, la montée du calvaire, il est doux de penser que sa durée même aura été la garantie de la rédemption. Aussi, si l'âme de la Belgique ne fut jamais captive, qui soutiendra qu'elle ne se sent pas plus libre et plus fière aujourd'hui?... La voilà notre Fête Nationale en 1917. Il s'y mêle du sang, des souffrances et des larmes mais par dessus tout planent une espérance invincible et une foi victorieuse. „Dieu potège la libre Belgique et son Roi." AMES DU FRONT. QUATRIEME ARTICLE. Feu de lettres me sont communiquées.Je le regrette, car nos poilus, même les plus humb'es, écrivent des choses sublimes, qui feraient du bjen à tous, Je le comprends cependant, car il y a une certaine cramte jalouse de vo'i déflorée par d'autres la chose intime qu'est une le-'tre. Il faut respecter ce sentiment très légitime. Pour aujourd'hui quatre ébauches A) Evolution. Un homme écrit : " C'est bien long „ et bien dur, mais on n'a tout de „ même qu'à tenir jusqu'au bout. Pa-„ tien e et courage, et fi de ces paci-„ fistes à outrance, car la paix blanche „ serait au fond une victoire alleman-„ de déguisée. Et cela ne se peut à „ aucun prix. „ Ce que je trouve d'intéressant à ces simples phrases ? Ceci : celui qui les écrit est un millionnaire, bien pensant, bon vivant, ne se refnsant rien avant la guerre. Il possédait un foyer idéal, une femme accomplie, un enfant angélique. Un aven'r bril ant lui souriait. Il avait de,s relations magnifiques. Et il partit... volontaire de guerre. B) La porcherie. Pauvres gens ! Combien nous les plaignons, mais combien plus encore nous les admi rons pour leur belle humeur, leur entrain, leur verve, leur humour, au milieu de leurs privations, peut-être grâce à celles ci. Un jeune homme délicat, habitué avant la guerre, à plus de confortable, plaçante sérieusement : Ici tout est au mieux. Mon logis : » un rang de cochons, dont j'ai net „ toyé soigneusement les auges... Nous „ y logeons à deux, l'armurier et moi, „ et nous avons été rarement mieux „ casés. — Ce n'est qu'aujourd'hui „ qoe je m'aneiç ■is avec quelle solli-„ cilude on loge les cochons. „ On pi étend que ces mammifères „ sont philo1 ophes. Je suis porté à le „ croire, car depuis que je loge ici, „ ce*i à peme si je me suis endormi | ,, deux fois avant minuit, tant mon „ compagnon me harcelle de discus-„ sions apologétiques et philosophi-„ ques. C'est une besogne intéressante „ en somme, et surtout utile. On est „ étonné de voir combien de préjugés „ tombent, dès que ce jx qui en souf-„ frent ont approché d'un peu près, „ quelqu'un de renseigné. Ils ne de-„ mandent parfois qu'à voir solution-„ ner leurs objections. „ Une porcherie deveuue chaire de philosophie ! Décidément, la guerre bouleverse bien des choses. Une fois de plus l'on constate ici que ie cadre n'est rien, mais le tableau. Et les vrais tableaux sont des âme«. Une remarque aussi, pleine de saveur, et qui n'est pas de moi : " Où la grâce de Dieu se nichî-t elle, saoristi ! „ C) On les aura. J'aime bien cette formule. C'est un mot d'ordre superbe. Un vrai cri de guerre. Bref, fier, humble, riche surtout. J'ai collectionné quelques commentaires dans des lettres de poilus belges. Pas mal celui-ci : " Les Français disent : On les aur<?. Ça veut dire : ils sont foutus. „ Très philosophique le suivant : " Dans la griserie du premier en „ thousiàsme, nous avons trop crié : „ Allons couper la moustache à Guil-„ laurrie ; maintenant, dans le calme „ d'une dure expérience et d'horribles „ suppositions, nous disons avec fer-„ meté et très simplement : on les „ aura. „ I D'un petit flamand. Je traduis sans pouvoir rendre toute la force de son texte : " Il est coriace et vraiment colossal, „ mais nos crocs et nos dents sont „ tellement terribles qu'on finira par „ le mâcher. Il faut qu'il y passe. Le „ Français dit : On les aura. „ Un penseur, à propos dé Stockholm. „ Depuis la bataille de la Marne, „ ils ont pu savoir qu'ils ne nous „ auront pas. Actuellement ils en sont „ convaincus et ils font tout pour que „ nous ne les ayons pas. C'est inutile. „ On les aura. „ D) Les papas. Extrait d'une lettre de poilu à son fils de 10 ans. Sans commentaire. " Front. „ Je pense à toi et à ta mère toute „ la journée et tous les jours. „ Et c'est pourquoi je reste plein „ de courage. „ Je ne veux pas que vous deve-„ niez boches. „ C'est pour cela que nous nous „ battons. „ Je ne veux pas non plus que „ lorsque tu seras un homme, on re-„ commence cette horrible comédie. C'est pourquoi nous tenons. „ Ton père se bat pour que tu „ n'aies pas à te battre. „ Et cela de grand cœur. „ Sois bien sage, mon enfant. „ J. COLSEN. LA GUEURE Aperçu hebdomadaire Front occidental Pendant cette huitaine, les troupes du kronprins en l'absence de leur maître appelé à Berlin, ont continué leurs attaques plus acharnées que fructueuses en Champagne et dans le Soissonnais. L'ennemi a réuni sur cette partie du front ses meilleures troupes, les mieux entraînées et exercées spécialement pour i'assaut. Les avantages partiels qu'il a pu remporter ne répondent évidemment pas a ses espérances. ' Celles ci étaient de deux ordres : au point de vue matériel, Ilindenburg avait projeté de reconquérir les hauteurs défensives entre Soissons et la Suippes ce qui supposait le refoulement d^s Français sur la rive sud de l'Aisne ; dans le domaine moral, il semble bien que l'at taque militaire de Champagne devait dans la pensée de l'assaillant, appuyer i une autre offensive entreprise contre ( la résistance du peuple français. j Les faits sont connu», ils ont fait j l'objet de débats à la Chambre fran- J çaise. Une active propagande pacifiste i est menée dans le pays et jusque près i du front. Les doctrines pernicieuses t venues on ne sait d'où s'infiltrent par- j tout. Seulement, talonnés par des be- i soins irrésistibles, les Allemands se j sont trop pressés. La simultanéité de i leurs efforts a mis l'opinion en garde; j le gouvernement a pronon é des pa- v rôles énergiques conire les auteurs ou t les complices de la manœuvre intérieure ; quant aux soldats de Pétain, t ilï font tourner à leur profit, sur la a Meuse du moins, la manœuvre exté- r rieure. [ En Allemagne a De leur côté, nos ennemis se trou- c vent aux prises avec les premières n grandes difficultés intérieures depuis s le commencement de la guerre. Elles r ont abouti à la chme du trop célèbre q von Bethmann-Hollweg, l'homme du d " chiffon de papier „ et à son rem ti placement par un bureaucrate qui va faire ses débuts sur la scène politique, le Dr Michaelis. A l'heure où nous écrivons, le nouveau chancelier n'a pas encore exposé son programme si bien qu'on aurait difficile de prévoir quels sont ses projets tant pour la guerre elle-même que pour la réformation intérieure de l'empire. La situation reste confuse, les journaux allemands sont prudents dans leurs appréciations et à moins d'une habileté rare, le Dr Michaelis aura bien de la peine à satisfaire les partis aux tendances si opposées du Reichstag. Front Oriental La stagnation des opérations sur les fronts du Midi permet encore et toujours aux Allemands de tirer parti de l'avaniage considérable que constitue la disposition des lignes intérieures. C'est ainsi qu'ils ont réussi à porter des forces relativement importantes au secours de Bothmer. Ces îenforts sont arrivas juste à point pour empêcher les avant gardes de Kornilof d'étendre leur occupation de part et d'autre de Kalusz, sur la rive gauche de la Lom-nica. Cela a décidé ies Russes à abandonner la ville dans laquelle ils n'étaient pas en forces. Dans une guerre aussi extraordinaire que la guerrt actuelle, il ne faut pas s'émouvoir d'un petit succèi de l'ennemi. Il en rapportera encore avant de se rendre. Mais ici particulièrement, ce revers laiîse presque intact . le superbe bilai;i de quinze jours d'offensive à peine. Faut il rappeler que l'armée Kornilof a gagné 25 km. de terrain, fait prés de 37 mille prisonniers et pris 93 carton» ? Le succès est certes assez beau pour supporter quelque échec momentané. Sur les autres parties du front russe, le calme persiste. Nos réserves De leur côté, les E:a:s-Uuis conti-auent à nous envi yer dss troupes. De plus, ils préparent la mi e sur pied l'un corps d'aviateurs dont ils attendent les plus signalés services et une grande influence sur la marche de la guerre. En attendant, la réalisation de :ette mesure, M. Wilson qui réelle -nent entend mener la guerre comme in homme d'affaires américain mène me entreprise, prend des mesures adicales tant à l'intérieur qu'à l'exté-ieur pour que la lutte soit tgtile. À 'intérieur, il fait surveiller étroitement es Allemands; à l'extérieur, il veut es contraindre à reddition en les priant des suprêmes moyens de résis-ance.Depuis la nuit du 14 juillet, plus :n seul navire ne peut quitter la côte méncairie à destination d'un pays ieutre sans une autorisation spéciale. .'Amérique entend ne plus fournir par ucune voie détournée la moindre uantité de vivres ou de matériaux écesaaires à l'Allemagne. Les neutres ouffriront de cette mesure, c'est vrai, îoiïis 'outefois que la Belgique et ue les peuples en guerre qui atten-ent de la décision de M. Wilson un :rme plus rapde à leurs maux.

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Cet article est une édition du titre De klok uit België = La cloche de Belgique appartenant à la catégorie Katholieke pers, parue à Maastricht du 1917 au 1918.

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