Informations belges

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s.n. 1918, 18 Fevrier. Informations belges. Accès à 18 juillet 2019, à https://hetarchief.be/fr/pid/251fj2dj13/
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N° 609 bis 18 Février 1918 INFORMATIONS BELGES La légende des francs-tireurs belges.— Un nouveau document allemand : < Journal dédié à ma chère femme » du sous-officier de landwehr Georges Aljred lleiz. — Avant d'envahir la Belgique, les Allemands étaient déjà décidés à user du terrorisme le plus barbare et ils apportèrent d'outre-Rhin la légende des « francs-tireurs ». On a de nombreuses preuves de cette préméditation La presse de ces derniers jours en a rappelé ou fourni quelques unes. C'est M. Brand Whitloch, ministre des Etats Unis d'Amérique près le gouver-ment belge qui. dans ses « mémoires », relate les paroles prononcées devant lui, le 4 août 1914, par le secrétaire de la légation allemande à Bruxelles, von Strum : « Je connais l'armée allemande! Ce sera comme si l'on déposait un bébé sur les rails devant une locomotive! » (/. B. 600). C'est M. le procureur du Roi de Dinant, Tschoffen, témoin oculaire du sac de la malheureuse cité mosaue, remémorant dans son livre, l'aveu d'un prisonnier allemand, Ivreit-schneider Ewald, du 108e d'infanterie : « Le vendredi 21 août dernier, le soir, notre lieutenant Schultz, qui remplaçait notre commandant de compagnie blessé, nous a fait connaître que l'ordre était de massacrer à Dinant tous les civils. Cet ordre était un ordre de corps d'armée. Ma compagnie n'est passée à Dinant que le 2/f août alors que tout était déjà brûlé. » (/. B., 603). Ce sont les Diisseldorfer Nachrichten, du 26 janvier 1918, avec leur relation de l'entrée en Belgique du 39e allemand où l'auteur signale que « de nouveau les ordres insistaient sur les sentiments hostiles des habitants ». (/. B., 603). Ces quelques citations suffisent à montrer l'état-major allemand préparant froidement ses hordes à des crimes sans nom. Voici que, au dossier de la légende des francs-tireurs, vient s'ajouter une nouvelle pièce allemande : le « journal dédié à ma chère femme », de Georges Alfred HE1Z, de Leipzig, sous-officier de landwehr, fait prisonnier par les troupes françaises. Ce journal. traduit par les soins du Ministère français de la guerre, des notes sténographiées trouvées sur lleiz, est de grand intérêt et à plus d'un titre. Il confirme, notamment, la profanation des édifices du culte par les Allemands : au cours du pillage d'un village du sud de la province de Namur, — cigares, sucre, eau-de-vie, etc.,— « quelqu'un apporta un calice » (p. 36). 11 prouve que le vol n'était pas le fait des seuls simples soldats : « Au commencement, j'ai eu honte de voler, même des vivres. Mais, maintenant, sous le nom de réquisition, il en est tout autrement... 11 me faut maintenant des fruits : je prends des carottes et j'ai même attrapé un poulet, seulement je n'ai pas encore la vraie liberté » (p. 68-1-9). 11 met surtout en pleine lumière l'état d'esprit des troupes allemandes, travaillées, dès le début des hostilités, par des ordres du jour tendancieux dans le genre de ceux que rapportent les Diisseldorfer Nachrichten. 11 les montre effrayées, haineuses et, conséqueminent enclines à attribuer toute attaque à des irréguliers qui n'ont existé que dans le cerveau machiavélique de l'état-major allemand. Y a-t-il rien de plus caractéristique, à cet égard, que la scène ci-après (les événements relatés dans les extraits se passent dans des villages voisins de ville de Dinant) : « (PP. 19, 20, 21, 22. — 20 août 1914.) La dernière partie de notre étape fut la descente de la vallée. Nous nous reposâmes encore près d'une maison et avions formé les faisceaux. Fatigués, nous nous étendîmes sur la route dans la poussière et bientôt nous nous assoupissions, quand soudain des coups de feu éclatèrent, qui venaient de La forêt au-dessus de l'endroit que nous occupions. Le cri de franc- tireur s'éleva et, sans attendre le commandement, chacun courut aux armes; la fusillade continuait sur la hauteur boisée. Un grand désordre se mit dans nos rangs. Les uns se placèrent derrière la route, dans le fossé et dans les buissons le long des fossés. (J'en étais); d'autres, devant la propriété, tiraient par-dessus nos têtes sur les hauteurs. Ce fut de notre part une fusillade absurde, aucun ennemi n'étant visible, comme je pus m'en assurer avec ma bonne jumelle Zeiss. Les uns prétendirent plus tard, avoir vu des formes dans le bois ; d'autres prirent pour des coups de fusil de francs-tireurs, les nuages de poussière que soulevaient en tourbillons nos balles frappant la ferme sur la hauteur, et, du commandant au lieutenant, tous nos officiers avaient perdu la tête. Cependant les francs-tireurs s'étaient depuis longtemps dispersés, mais personne n'avait euvie de gravir la colline escarpée. Aussi nous nous y rendîmes, les sections de la compagnie pêle-mêle et complètement dispersées. Plus tard la fusillade recommença, produisant une irritation plus grande encore s'il est possible. Tout le monde réclamait l'artillerie : elle survint justement ; mais c'étaient des convois de munitions sans canons. Tel fut notre baptême de feu, bien peu glorieux à mon sens. Mais voici maintenant la vengeance. Quelqu'un prétendit avoir vu des coups de feu tirés de la maison située à l'endroit où nous nous reposions et où nous avions été surpris. On enfonça la porte : tous se précipitent à l'intérieur et en font sortir les habitants, y compris un homme trouvé dans la cave. On les pousse à coups de crosse et on leur lie les mains. Sans espoir et sans défense ils se laissaient pousser en avant, regardant la foule furieuse des soldats ; ils ne pouvaient s'expliquer, nul ne les comprenait, et quelques minutes plus tard le feu jaillissait du toit de la maison. » Et ceci : «(P. 30. — 23 Août.) « Jour de bataille. A 2 heures du matin réveil au bivouac. Je n'ai pas très bien dormi la nuit, mon orteil m'a fait mal cl j'ai eu froid si bien que j'ai débouclé mon manteau. Après une courte marche nous atteignîmes le point de rassemblement de la division. Une énorme quantité de soldats s'y trouvait réunie. Déjà le canon tonne au loin sourdement. Tout à coup, une vive fusillade éclate sur notre liane gauche. La cavalerie est tombée sur les francs-tireurs franco-belges. (!)■> Un dernier extrait : (P. 39. — 24 Août.) « Nuit au bivouac. — Pendant la nuit, le premier peloton prit la garde dans le cas où nous serions attaqués. A 2 heures, alarme ; le premier peloton partit. Nous étions couchés et à 3 heures, on nous réveilla pour prendre la garde. On entendait une vive fusillade dans la nuit. Mais nous ignorions ce qui se passait. « Nous apprîmes plus tard qu'une grand'garde avait entendu un coup de feu près d'une maison, et vu dans cette maison des signaux lumineux. On avait supposé que c'étaient des francs-tireurs, et donné l'alerte au bataillon. Un capitaine envoya un peloton avec l'ordre de mettre le feu à la maison, mais le chef devait d'abord interpeller les gens pour voir si ce n'était pas des Allemands. On constata que c'était précisément des chasseurs allemands,et même un poste qui communiquait au moj en de signaux lumineux avec son détachement. » Une brève récapitulation servira d'expressif commentaire aux extraits ci-dessus du journal du sous-officier teuton : des ombres... francs-tireurs ! Des postes avancés franco-belges... francs-tireurs ! Des coups de feu et des lumières allemands... francs-tireurs !...

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Cet article est une édition du titre Informations belges appartenant à la catégorie Oorlogspers, parue à Le Havre du 1916 au 1919.

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