Journal de Gand: politique, industriel, commercial et littéraire

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s.n. 1914, 10 Mars. Journal de Gand: politique, industriel, commercial et littéraire. Accès à 25 mai 2019, à https://hetarchief.be/fr/pid/cf9j38mw78/
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JOURNAL DE GÂND ABONNEMENTS : RÉDACTION & ADMINISTRATION : I annonces. BELGIQUE : 15 francs par an ; 7-50 francs pour six mois ; 4 francs pour trois mois gi RTJE DE FLANDRE 3 GAND Pour l'étranger, le port en sus TÉLÉPHONE 665 ' Voir le tarif au bas de la dernière page du journal. Electoralisme Quand nous protestons contre les mé-hcK-'t'S de travail la Chambre, ou plutôt :ontie son absence de toute méthode de ravajl _ et combien de fois ne l'ai-je pas ajt ici, au risque de passer pour un ra-_ ce n'est pas par coquetterie, ni kh esprit de débinage, mais parce que cet-e fan m de perdre le temps de la Chambre qui est dijent les Anglais, l'argent du iavs\ pendant de longs mois en bavarda-res inlormirables et stériles, sur des ob-cts souvent secondaires, puis de bouscu-f-r 1rs budgets et les lois en quelques séants à la fin de la session, aboutit à la sup-jression de loiit contrôle réel sur la ges-imi du gouvernement, qui fait ce qui lui ilnlt. et risque de réaliser une législation letestable. C'est pourquoi je me permettais d'insis-,er dernièrement sur la nécessité de faire, jès le début do la'session, un tableau de .'emploi du temps de la Chambre, réglé iar une réunion des délégués des groupes, :omme le Senioren Konvçnt, qui fonc-iionne régulièrement en Allemagne. Des journaux catholiques, dont le Bien Public, qui est influent, ont bien voulu Touvpr bonue cette idée et rompre en sa faveur la conspiration du silence qui est je règle dans la presse belge vis-à-vis des idées nouvelles, surtout quand elles émanent d'un progressiste, qui se permet d'avoir quelquefois des idées. Espérons que celle-ci, patronnée par le Bien Public, finira par être examinee par e bureau, à qui je l'avais soumise il y a î'ms'.Mrs années. Car le mal est patent et il faut y porter remède. Si la presse et le public suivaient encore les travailv de la Chambre, comme on le fait dans les autres pays (et c'est bien un peu à cause de lu façon dont ils sont conduits qu'on cesse de les suivrp), un incident, qui s'est produit la semaine dernière aurait montré tous les inconvénients delà bousculade législative actuelle et l'absolue nécessité, |>oiir ne pas faire de mauvaises lois. d«' faire collaborer le public an travail Je la Chambre, en tout cas, de ré-j gler ce travail, de façon à donner le temps nue comjKHences du dehors d'intervenir pour empêcher la Chambre et le gouvernement de dérailler. On a fait, l'autre semaine, un peu de législation sociale, un peu de protection légale frHir les ouvriers, les femmes et les enfants. C'est très bien. Naguère, on ne voulait rien faire dans ce genre. Aujourd'hui, on veut tout au moins faire semblant. Tout le monde est électeur et tous les partis veulent se donner l'air d'avoir des préoccupations sociales et de songer avec attendrissement aux intérêts des petits. Mais trop souvent ou tape au hasard, on fait de la Surenchère, et on risque d'abou tir à un résultat diamétralement opposé h celui que l'on disait avoir en vue. C'est très bien, la législation sociale, mais ii y fau-t un peu do discernement. L'autre jour, la Chambre avait voté, en tre autres mesures protectrices du travail I et de la moralité des femmes, une disposition qui défendait de les employer, après | 9 heures (ki soir:, dans les hôtels, cafés el restaurants. On visait apparemment les bars de nuit et les serveuses « élégantes », vis-à-vis desquelles la police communale n'est d'ailleurs pus sans moyens d'action. Heureusement, le règlement de la Cham bre exige un second vote des articles amen dés, el, entre le premier et le second vote, il a p!\i chez les députés des protestations, des lettres d'hôteliers et de restaurateurs, voire une pétition de la Ligue du Droit des Femmes, expliquant que, si l'on défend de laisser utile caissière d'; :1 ou de restaurant à son comptoir après 9 heures du soir, ou une cuisinière à son travail, il y aurait des milliers de femmes qui se verraient privées d'un travail très honnête et rémunérais et. devraient être remplacées par des hommes. y La disposition votée élait donc désastreuse el allait directement à l'ence-tre des bonnes intentions de ses auteurs. M. Maurice Feron, qui est un législateur | vigilant et atlentif, avait déjà rédigé un amendement accordant des garanties nécessaires aux femmes employées contre le surmenage, mais [>ermcliant à l'autorité communale de les autoriser, sous ces garnies, «niés 0 heures du soir. - M. Vandervelde en a rédigé un autre donnant ce pouvoir au gouvernement, et c- i amendement a été volé. La <( gaffe» a été réparée, grâce aux protestations que les intéressées on-t heureusement pu faire entendre avant la seconde lecture et dont M. Hoyoi-s, notamment, s'est fait l'écho déplaisant ot rocailleux — ce qui nous a valu ln joie d'entendre le rapporteur, M. de Kerkove, fnire observer à son ami que c'était précisément le même M. Hoyois qui, en Section centrais, avait eu la ma'en cq nt relise initiative de la disposition qu'il critiquait maintenant avec hargne. L'élecloralisme a de ces inconvénients. L elecloralisme, une des formes pernicieuses de la démagogie, est aussi l'un des grands vices de notre pratique parlementaire actuelle. On cherche beaucoup trop à capter la faveur des catégories d'électeurs qui passent pour nombreuses et influentes. Il y a des députés qui, à chaque session, présentent et défendent des amendements qu'ils savent rejetés d'avance, mais dont ils pourront se faire un titre auprès de quelques milliers d'électeurs. Un niodè'.e-du genre émit M. Hoyois avec son amendement pour l'abrogation du droil de licence des cabarets. Mais ce genre d'amendements et de d,is cours n'est que trop fréquent dans tous les partis. De plus en plus rares sont les députés qui se considèrent comme les gardiens de la bourse des contribuables et se préoccu-!>ent d'empêcher le gouvernement de dépenser inutilement trop d'argent. A l'inverse de ce qui serait leur strict devoir, la plupart des députés ne prennent la paioie dans la discussion des budgets que peur défendre des intérêts particuliers, aux dépens de l'intérêt général, et pour demander que l'on dépense davantage au profit de la catégorie d'employés ou d'in-léressés dont ils recherchent la faveur. Et. en matière de travaux, il est presque sans exemple qu'on demande la parole pour critiquer l'inutilité d'une dépense et non pour demander qu'il soit dépensé davantage. 1 Un gaspillage devient le prétexte de plaidoyers en faveur de vingt autres gaspillages. Tout le monde pousse à la déj>ense, d'autant plus que eeîle-ci est soldee sur l'emprunt, ce qui dispense de la crainte salutaire du contribuable. De là, en grande partie, l'habitude des gaspillages budgétaires, le déficit et le désarroi de nos finances. Evidemment, c'est le gouvernement qui est le grand coupable, mais l'électoralisme des députés i aussi une laige part de responsabilité Jans cette situation. Il faut savoir résister aux tentations de l'électoralisme et, quand, on a l'honneur d'être représentant du' pays, il faut songer au pays, à l'intérêt général, à la nécessité de l'équilibre de# recettes et des dépenses de l'Etat, et pas seulement à l'utilitarisme électoral. La R. P. devrait y aider par la stabilité relative qu'elle donne au personnel parlementaire. Le Referendum y aiderait davantage.Il faudrait surtout, comme le demande la platform progressiste, arrêter le régime du gaspillage, équilibrer les recettes el les dépenses, non par l'emprunt, mais par l'impôt. C'est une nécessité pour ne pas exposer la démocratie à dégénérer en démagogie.La tendance à la démagogie apparaît beaucoup trop dans cet utilitarisme électoral qui est de plus en plus à la mode, à la Qhambre. Il faut savoir résister à la tentation de gagner ries suffrages en flattant les passions, les instincts* les préjugés.Les libéraux ont donné le bon exemple, en enrayant le mouvement protectionniste, il y a vingt ans. Mais il y a d'aulrcs exploitations de pas s'ions et cV n ré jugés aussi dangereuses que le protectionnisme. C'est le cas, notanv ment, de ce chauvinisme linguistique que les flamingants essaient d'imporler et auquel un trop grand nombre de dé pillés, en pays flamand, se laissent aller, uniquement par intérêt électoral et pour s'éviter de devoir dire la vérité à leurs électeurs en risqumt d'offrir ainsi aux démagogues l'occasion de leur enlever quel ques voix. On a fait vendredi, en sections, une expérience bien curieuse à ce sujet. [.a loi sur la flamandisation de l'Univer sité de G and a été votée; mais une partie de ceux qui la votaient le faisaient à contre-cœur, uniquement par crainte des doma gogufcs fia mi ntfqnts, et l'on en .a. eu, un< I preuve bien curieuse el vraiment typique dans ma section, par exemple, M. \Yoesle, qui présidait, et avait énergiquement combattu la proposition (c'est une justice à lui rendre qu'il ne met pas ses opinions en po che) et qui connaît bien ses amis, après avoir vu le«s divers articles et l'ensemble adopté au vote par appel nominal, a en soin de faire voter par bulletin pour la désignation du rapporieur. Et le vote par bulletin a désigné, au bal lottâge, un rapporteur hostile à la loi. Les mêmes députés catholiques qui, quand ils devaient voler à haute voix, n'o sa.ient pas se séparer des flamingants, dès qu'ils nvaient recouvré leur liberté par le secret diu vote changeaient d'opinion el s'empressaient d'envoyer à la Section cen t raie un adversaire de la loi. le même fait s'est produit dans Ja sec lion voisine, et la Section centrale sera en majorité hosti«le à la proposition flamingante.Evidemment, cela ne donne pas une hau le idée du courage civique de ceux qui ont émis de pareils votes ! Mais 'e cas est symptomatique. L'un de« vices essentiels du parlementarisme — et c'est pourquoi il faut le Référendum — c'est que la plupart des députés considèrent, que. pour eux, le plus sacré des droits et le plus impérieux des devoirs, c'est ne rien faire qui puisse compromettre 'eur réélection. G. L. ECHOS k- I I vy w ict .nt Ce n est point par des tiugmen- )tg tations incessantes de matériel que rs, l'on peut remédier h la crise du ur railway, dit la Gazelle, mais sur- au tout par une meilleure utilisation de ce main- iériel. Il parait que l'on y a songé. Le corres-ue pondant bruxellois du Bien Public dit que )le des mesures ont été prises depuis six mois et et qu'une économie de 138 locomotives et la- de 412 véhicules a pu être faite depuis cetle époque. &J" C'est ainsi que les commandes h l'indue* trie, explique-t-il, ont été suspendues. 'e' En réalité, seules les commandes de ma lJr Iériel payées par le b'udget ordinaire ont été arrêtées Mais le gouvernement conti-. une son détestable système de paiement du I® matériel nouveau par le bud«ret extraordi-. naire et l'emprunt. Et la preuve en est qu'il figure au budget extraordinaire de 1914 un poste de 23 millions pour matériel îs neuf. té Dans quatre-vingt-dix ans, la Belgique 2f paiera toujours des wagons et des locomo-îd tir-os depuis soix»nie ans hors de service. r'L ><J Superstition : is — Gomment, vous, vous oroye; ça, que ça porte malheur d'être trol té ze à table ? e- — Si j'y crois ! Ainsi, tenez, mada a- me, un jour, nous étions treize à table, il J avait une jeune fille délicieuse... 3e — Elle est. morte ? le — Non, j' l'ai épousée es _ ir -*** Propos libres et variés à n LA CONCLUSION EDIFIANTE Un château brûle. C'est très malheureux, moins malheureux sans doute que l'incendie d'une chaumière ; tout fait croire qu'il restera au châtelain au moins un billard {>our y étendre son matelas en attendant qu'on réédifie son donjon. Le château dont s'agit étalait la splen- 0 deur de son parc, de sa façade, de ses sa- 1 Ions, en Seine-et-Oise, où la pelouse, la €. pièce d'eau, la cour d'honneur et le bou-, doir Louis XV sont hors de prix. Cette ! splendeur d'ailleurs, on nous l'a décrite ' avec émotion, car le château appartenait ■' à Jean Richepin, pardon ! à M. Jean Ri-s chenin, de l'Académie Française. - S il vous en souvient, ce Monsieur fut l le poète des gueux. A chantier les grelot-teux, les màrmiteux, les serre-fesses et les t claque-patins, il gagna, sinon la gloire, la notoriété et un château. r C'est fort édifiant. Il avait dit la beauté e d'un logis sous les ponts, la grandeur du î- ehemineau, l'orgueil du truand et du hors i la-loi. Ce^ lui a rapporté des pantoufles i< brodées avec un riche tapis dessous et un^ioli foyer devant. » C'est un peu déconcertant, mais moins que ceci. Le même Jean Richepin a consacré un volume de rhétorique rythmée et rimée, intitulé Lcs + Blasphômcs, à engueuler (il n'y a pas d'autre mot) Dieu. Cela l'a mené à l'Académie Française sous l'égide du pieux François Coppée, dans une maison qui n'aime ni les gros mots, ni les impiétés tapageuses, cela lui a valu de représente! à l'exportation la grosse* raison sociale des Annales, Brisson, Sarcey et Cie, qui ne débitent que des produits dont la valeur morale est contrôlée par Mgr l'archevêque de Paris. J'ai, ma foi, beaucoup de mal à identifier ce Richepin seconde manière avec le Richepin première manière. lequel faut-il croire, le iruand ou l'académicien ? Le gueux blasphémateur ou le bourgeois? Certes, il faut toujours supposer la bonne foi quand un homme s'oriente vers les doctrines positives» différentes de celles qu'il nia. Aussi n'incriminons pas Richepin, signalons simplement à la bonne presse cet exemple de la munificence divine envers un pécheur repenti et combien il est édifiant que cet ennemi personnel de Dieu, opérant désormais sous la crosse, possède un casfel, un habit vert, la croix d'honneur et un gros livre de messe. BOBBY Le Congrès Progressiste W W J LA PLATEFORME ELECTORAl E DES PROGRESSISTES REVISION DU PROGRAMME Dimanche mutin a eu lieu, dans la salle de 1a (irande-IIarmonie, le Congrès libéral-progressiste en vue de l'examen de la plateforme électorale el de la réforme (in programme du parti. M. !e sénateur Maniez préside la réunion, ayant à sfcs côtés MM. Mermenn Du mont, Georges Lo-raïui, liauwen.?, Rahlenbeck, Maurice Feron. Siègent également au bureau MM. les séna teurs Magnctte. Lambiolte, Carpentier, Hubert, Van de Walle, Catteau, les députés Maurice Le-monnier, II. .l-.uret. Léon Jouiez, Pécher, Cocq, i.amborelle, Buisset, Ozeray, Buyl ; les conseillers provinciaux Léon Monnoyer, Delecourt el Louis Morichar. On noteencoie MM. Friclc, Bauwens. Uuisman-Van den N'es', Levèquc, IL Bôn, Georges Mas set cl Jules Noirfali.se. La st-ance csl ouverte a 1U % heures, devant une assistance relativement nombreuse. M. LE PRESIDENT excuse tout d'abord M. le sénateur Flechel, « retenu pa:- son travail de rapporteur de 'a 1 i scolaire ». (Vive hilar.té et applaudissements.)M. MANREZ communique une lettre d excu s-? de M. ICinile Feron, ancien député. M. Emik t-'ei-on. dit-il. devrait présder cette assemblée .son état de sauté, qui s'est, pourtant beaucoup amélioré, ne lui permet pas toutefois de se trouver, ici. Je serai heureux de lui céder la pla ce que j'occupe, dès qu'il pourra se retrouver au milieu die nous. HOMMAGE AUX MORTS M. IIANREZ rend ensuit/' hommage au*, morts; l'assemblée écou-te, leboi'4, la parole du I président, qui s'exi>rime ainsi : Le Congrès se réunit tx>ur lu première fois depuis la mort de Paul Tandon, l'illustre fondateur du Parti progressai?, dont il était le prési dent et dont on peut d'ire qu'il était l'Ame. II a consacré sa vie à défendre les idées qu: sont les nôtres. Avocat célèbre, jurisconsulte émin^nt, grand orateur parlementaire, tribun entraînant, Paul Janson a. pendant un demi-siècle, lutté pour la justice et pour le peuple avec une ardeur et un désintéressement qui ne peuvent être surpassés.Ce grand et noble cœur n'a été insensible à aucune souffrance, à aucune infortune. Il a honoré l'humanité tout entière, mais il a honoré particulièrement notre parti. Nous n'avons pas eu la joie que nous avions espérée : fêter notre chef vénéré à l'occasion du XXV® anniversaire du premier Congrès progressiste. Sa santé était déjà profondément altérée. Nous conserverons précieusement son souvenir ; il continuera à inspirer notre politique et il soutiendra notre courage. En même temps que Paul Janson- nous avons perdu plus eurs de no.s amis les plus dévoués: MM. W*lter de Sélys-Longchaoïps, sénateur; Hambursin Grafé. députés, et De Poortere. de Bruges Ils laissent un grand vide parmi nous. Nous leur conserverons un souvenir affectueux. (Longue marque d'approbation.) LA PLATEFORME M. G. L.ORAND défend les termes du projet de plateforme proposé par le Conseil général et qui est ainsi conçu ; Suffrage universel pur et simple à tous les degrés ; représentation proportionnelle intégrale : référendum ; désignation des bourgmestres par les Conseils communaux : défense de l'école publique ; revision de la loi scolaire pour assurer la liberté de conscience et la liberté du père de famille ; suppression des privilèges accordés aux écoles confessionnelles : généralisation du servi ce militaire el réduction du terni.)? de service . assa nissement de la situation financière ; lutte contre les gaspillages ; plus de budget équilibré par l'emprunt. impôt proportionnel aux ressour-ce« des contribuables. Ii faut avant tout, dit-il, dire a-i orps électoral que plus que jamais, lo salut du pays est lié à la conquête du S. U. (Appl.) le S. U. pur et. simple, sans restriction, ni réserve, <1 tous les degrés, pour tous les électeurs. tel qu'il a été admis par l'unanimité des gauches libérales du Sénat et de la Chambre. A côté du S. F il faut la R. P. intégrale t\ tous les degrés. L'un n va pas sans l'autre. Il n'y a, d'ailleurs, jo le constat' 'c bonheur, aucune discussion nulle part sur ce point. (Cris; Et à Liège? A Liège ?! .le suis convaincu que toute Association libérale consultée sur la question du S. U. pur el simple s'en déclarera, comme à Liège, partisan résolu. UNE VOIX Et Van Hoegaerdcn? M. LOB AND. J'essaye. Messieurs, de sonner 'e ralliement de toutes les frvr.es libérales. Laissez-moi essayer de faire cela ! Je parlerai pour les rallier ! (Appl.l T'a.i l'espoir qu'après une as-s mhlée Comme celle-ci. le ralliement de tous s'opérera. La gauche de la Chambre n'a t-elle pas réitéré récemment, sur la proposition d'un des plus modérés d,% ses membres, son adhésion au S. U. pur et simple et à la R. P.? Mais il y a, A notro nlamorr- , certaine? réfornrs qui paraissent découle:* de celle-là. C'est notamment la désignation des bourgmestres par les Conseils communaux- C'est là une réforme indispensable. « Je sais bien que c'est le roi qui désigne lûs bourgmestres mais lo roi, en l'occurrence, c'est le gouvernement. C'est M. Berryer qui. partout où il a pu, a été chercher l'unique clérical pour le placer à la lête des communes anticléricales. Il n'y a plus guère qu'en Belgique que les maires ne soient pas élus par les conseillers. Il en est ainsi partout, même en Bulgarie. M. FBICK. Même en Bulgarie, le mir est élu par les électeurs 1 (Bircs.) M. LORAND. La commune n iC droit de désigner elle-même son chef. Puis, il y a le référendum. Je le consiuere comme plus nécessaire que jamai> Le référendum, c'est la souveraineté même du S. U. C'est (a possibilité de remédier au vict de plus en plius apparent du parlementarisme; de 1 absence de courage du député qui court après l'électeur. Nous en avons encore eu un exemple vendredi dernier en sections, où les députés, n'osant émettre un vote hostile sur la loi flamingante, ont admis celle-ci et, par bulle-t n secret, désigné ensuite un rapporteur dé-ravorable au projet !... (Rires.) Le référendum mettrait, un terme au régime •le surenchère .ni veut que toujours les députés ne drmandent que des charges nouvelles •t ne songent jamais à réclamer une diminu ion des dépenses. Si te référendum exislait, nous n'aurions pa> eu la loi scolaire que l'on discute devant le Sénat, et nous aurions, depuis longtemps, le S. U. Mais nous avons è défendre encore la liberté les ' communes, la liberté de conscience, les Iroils de la minorité que vincule l'abominable toi scolaire ; sur ce terrain-là nous sommes !rc.-> forts, même en pays flamand, parce que •est nous qui irons défendre partout la liberté du père de famille ! (Applaudissements.) La question militaire n'a pas perdu son ae-tualilé. Le service général el personnel, que tous réclamions avant tous autres, est à peu près réalisé. Une autre réforme, que nous préconisions : la réduction de la durée du temps de service, a éié aussi partiellement réalisée. Mais les spécialistes sont là, nui réclament le service de deux ans. Eh bien 1 non ! nous ne nous laisserons pas faire comme les Français se sont laissé faire par MM. Barthou et Briand. Si l'on louche encore au tomps de service, ce sera pour le réduire, sinon pas. Présentement nous n'avons pas d'officiers d réserve. — et il nous en faut 3.000 — toute une partie du pays, celle que je représente, est ouverte aux envahisseurs étrangers ! Il faut met-Ire un terme h un système pareil et assurer toute la défeflsc du pays. Pour y arriver, il n'y a qu'un moyen : réduire encore le temps de service. Les progressistes doivent songer aussi à l'assainissement de notre situation financière. En matière financière il faut toujours dire la vérité tout entière, ne rien cacher au pays, avoir le courage de décréter les impôts nécessai-res.Ceux décrétés par M. Levie ne sont que des amorces d'impôts, destinés à préparer d'autres impôts. Les riches doivent p&ycr : ils payeront : notre programme assure à cet égard des solutions pratiques. I! v a lieu d'ajouler quelque chose à notre plateforme : il s'agit de l'organisation de m s chemins de fer. Les requins qui suivent le char de l'Etat voudraient bien s'en emparer l (Applaudissements.)Nous voulons, nous, que l'Etat exploite intelligemment les chemins de fer. On sait au-îourd'hui que la longue indolence de M. Lie-bacrt. les préoccupations électorales, l'endor-niement de M. Helleputte. qui corrompt tout ce au'il touche, ont été les raisonr dominantes du désarroi Nous voulons, nous, que l'administration des chemins de fer soit réservée exclusivement a l'Etat.C'est um des titres de gloire du libéralisme d'avoir créé les chemins de fer. C'est à un des r.ôlres, à Bogier. que le pays les doit. Aussi, je propos.- d'aiouter à notre nleleforme : «Réorganisaiion en régie autonome des chemine de fftr ci*» f'EU»t.» Dé plus, j'émets un vœu en vue des élections : il faut, d'abord et avant tout, maintenir l'union du parti 1 béral l (Quelques applaudissements. ) Il faut, de plus, partout où c'est possible. réaliser le bloc des forces anticléricales. ,'Vifs applaudissements.) A Bruxelles, ce sera t cliose difficile. Il est difficile déjà de faire marcher ensemble les libéraux modérés, qui ont ie monopole de l'esprit gouvernemental (rires) et les socialistes. Partout d'ailleurs c'est possible. Il est beaucoup plus facile cependant de faire l'union dans les masses aue dans les dirigeants. (Aplaudissements.) Je crois qu'on a • u lorl d'aller un peu trop vite et de renoncer nu Cartel. Ce n'est pas en raison de l'échec de 1912 qu'il ne faut plus le t'nter. Il n'a pss réussi il y a deux ans, mais les défaillances des libéraux craintifs y ont été no -r beaucoup plus que le Cartel lui-même. Que nous soyons alliés ou en luite avec les socialistes. nous resterons nous-mêmes l (Applaudissements.) Il faut donc amener l'opinion publique à la nécessité du bloc des forces anticléricales. (A ppla udiissemen t s. ) La désunion entre libéraux et socialistes, c'est la joie et le triomphe de la réaction cléricale I Nouveaux appl a u dissemen ts. ) Je vous propose donc de dire : «Le Congrès. ' "Sans s'immiscer dans les questions de tactique électorale qui sont du ressort des associa-lions d arrondissement. >» Bappelle à tous les adhérents la nécessité primoidialc du maintien de l'union de tous le* libéraux réalisée sur la déclaration des gau-"lies et 1 adhésion en masse et sans réserve au >. U. à tous les degrés et à la B. P. intégrale dans toutes les élections ; » Il leur rappelle aussi la nécessité pour débarrasser le pays de la réaction cléricale et rendre un gouvernement libéral possible, de aire le cartel de toutes les forces anticléricales et démocratiques partout où les circonstances locales le permettront. L'action des progrès-' sisles doit lendre au bloc des partis populaires. » 1Vifs applaudissements.) M. FBICK défend un amendement fendant h sauvegarder l'autonomie des communes en matière de régie. Cette autonomie est battue en brèche de fous côtés. Le droit des communes de s'organiser pour gérer les services publics a été outrageusement méconnu. Un cnbaretier ne peut, mettre une table sur un frottoir sans payer une taxe, mais on se prépare à autoriser les puissantes régies financières à placer des câbles à travers tes rues de foutes les communes sans aucunp autorisation ! Ce que l'on veut c'est tuer la régie communale. La presse qui accomplit tant de bonnes choses, n'a pas assez signalé ce scandale. Ce sont les banquiers maîlrcs des emprunts qui entendent faire de la liberté des communes la rançon du concours financier qu'ils accorderont au gouvernement. L'orateur propose d'ajouter à la plafe-forme progressiste : « Bcspcct de l'autonomie communale en ce qui concerne les régies. (Applauris-sements.)M. MAUBICE FEBON. J'appuie les paroles do M. Friclc. J'émets le vœu que les partis s'attachent à obtenir des députés anticléricaux qu'ils s'engagent à activer la solution de la question de l'électorat communal et provincial, et la dissolution ou la révision pour 1916. La question électorale sera placée aussi au premier plan des préoccupations des partis démocratiques. Et c'est dans ces conditions que je me rallie au projet de plate-forme. (Applaudissements.)M. LOUMAYE estime que le Congrès doit ajouter à sa plate-forme une formule anticoloniale. Le Congo est une gaffe financière. L'argent du pays ne doit pas s'en aller dans cette capucinière ! (Applaudissements.) M. UOOSENS. fe Congo est un boulet que nous avons au pied, — il faut le couper I (Applaudissements.)M. FBICK. Soyons prudents. Discutons cela entre nous. Le Congo est un boulet, je crois que ce sera un jour un boulet d'or... (Rires.) M. ROOSENS. En matière d'économie politique, les colonies sont un crime. (Applaudissements.)M. FRICK. Ne divisons pas le parti libéral en prenant, an sujet du Congo, des mesures sur lesquelles nous ne serions pas tous d'accord. M. LORAND. Je crains que le Congo ne finisse un jour par dévorer la Belgique. (Applaudissements ) M PETITJEAN indique divers objets qui devraient figurer aussi à la plateforme II faudrait v ajouter: «Extension progressive des œuvres soc'ales. agricoles et commerciales». M. LOB AND. Je n'y vois pas d'inconvénient. Mais l'intérêt d'une plateforme, son caractère pratique est d'être très courte. Pour ma part, je ne parle jamais aux paysans sans me servir exclusivement de mots qui aient leur équivalent en wallon. M. PETITJEAN insiste. M M. FEKON. Il n'y a aucune division quant aux lois sociales. Notre accord est unanime, il n'y a, à cet égard, aucune division entre nous. Si l'on insiste il n'y a pas de raisons de ne pas faire l'ajoute proposée par M. Petitjean. M. BUISSET. le parti libéral s'occupe de manière permanente et constante des œuvres sociales.M. LE PBl^SIDENT. La plateforme proposée par le Comité et augmentée des amendements de MM. Lorand, F-ricket Petitjean est donc adoptée t (Adhésion.) — ~ ' Feuilleton du Journal dé Oand 3: HAUTE PEGRE PAU Paul MA.HA.L,1N LA BÔYARDE TROISIEME PARTIE LAveninre de Mlle Alliette o.T" " V a longtemps que j'aurais dû me :™*r e' te f ..iche à la iwiic, sans forme d<- mu rlen rien (lu' se soûlait corn- î"e a bourrique ù Robespierre 1 Mauvair P°ux et mauvais père ! , — Je ne me suis jamais plainte, reparti! i h ■ JS" V'VI Michel binait ? rorre, c'est vrai, mais il ne nous maltrai- «"l pas, ni moi, ni les enfants, r.i r.erson I ue. I Patron ne l'écoulait guère. Sa rage I J^;,sPérait d'elle-même. Il montra le ou cadavre : I fl"Ai i mai's lu n en ^ P"35 quitte, mauvais I iJe P°rterai Peinte au Patrquet. Te I tr ,, e scrH rendue publique ; on la met-i ?6 'es journaux, et nous verrons si ïi' i 111 ^ honnête dans I*a viiltle osera <jrch*r dmière le cercueil d'un homari« Itlri nu d« «s ^ La veuve joignit les mains : — Monsieur Ca.pron, vous ne ferez pas cela ! su.pplia-t-elle d'une voix étranglée par Iles larmes — Oud-dû. !... Je me gênerai peut-être I... IEt qu.i m en empêchera, ma mie ? — Votre raison ; votre ban cœur ; vous ne voudrez pas dé>sihonorer un pauvre mort. — Alors, qu'il me restitue mon argent. Je ne connais que çà. Au diable le reste 1 — Vous serez remboursé, je vouô le promets : quand je devrais vous aibandonnar tout ce que je possède I L'autre ricana : \ — Votre mobilier et vos quatre nippes ! i La belle affaire ! Pour ne pas arriver seule-' ment à la moitié de la somme doiut votre Jmari nio fait tort!... D'ailleurs, on le vendra sans vous demander votre avis, votre — Voilé les gendarme? ! Ils s'avançaient, en effet, sur le pont, à pas comptés, comme i] convient quand il s'agit de constater le suicide d'un quidam S de iwu d'importance. f — Les gendarmes ! s'exclama le bourgeois. Il/s tombent à pic pour recevoir ma n déposition !... La femnit Rifolet se tordait les bras : — Mait nie enfants ne sont pas coupables! N'o les couvre/, pas de lia honte de leur pc-re ! Je suis innocente, moi auss'i ! Au nom I du ciel, ajez pitié de moi !... Plusieurs assistants intervinrent : — Voyons, papa Capron, à quoi ça vous servira t-iJ ? .. — Ça ne vous rendra pas vos fonds... ? — D'ailleurs, du moment que l'homme r» est. mort... Ceux quri parlaient ainsi étaient des ou-3 vriers. Le pajm Capron avait commencé ^ comme eux ; on s'en apercevait h son langage et ô sa tenue. Aussi n'aimait-il pas le m peuple ». Cette intervention acheva de le ( j mettre hors ne lui. Il regarda de travers , » ses interlocuteurs. w Tw à» frtçourtw, w» vw awteau tous, gronda-t-il, mais je ne souffre pas qu'on m'ostine. Et si je ne rentre pas dans mes quinze cents francs... t» Les voici, prononça une voix. Capron pivota sur lui-même, de surprise. Il y avait derrière lui une femme — vêtue de noii avec une élégante s-'mplioiité qui, du bout d'une main finement gantée, lui tendait trois billets de ciinq cents francs. On lt» devinait jeune sous l'ample pelôsse de velours, garnie de fourrures d'un haut prix, qui l'enveloppait de la tête aux pierls, et beMe sou/» l'épa^se voWette de. dentelle, piqi>ôe de jais, qui tombait de son chapeau et défendait ses trai-ts moins contre la pluie et le vent que contre un examen indiscret. Capron sa découvrit machinalement et demanda, étourdi, ébahi : — Qu'est-ce qu'il y a pour votre service ? — Je dis, répéta la survenante avec un léger acoc.rit exotique, je dis que voici la somme réclamée par vous à cette infortunée, à ce cadavre. Vérifiez. Le chiffre est-il exact ? Au milieu de l'étonnement général, le boungeois prit les billets qu'on lui présentait : —C'est le compte, déclara-1-il avec ahurissement.Le ton de l'étrangère devint hautain et impérieux. — Alors, gardez et laissez-nous. Vous êtes payé. Rien ne vous retient plus ici, je pense ? I.es époux Guicliamion, qui tenaient, à Montmorency, 'jn petit commerce d'épicerie <W«ns lequel ils passaient pour avoir mis de l'argent de eflté. avaient fait donner à leur fille une éducation convenable, dans l'espérance que celle-ci lui servirait à épouser quelque richard, quelque notable de l'endroit.Hélas 1 famille propose et fillette dispose. l}n »ir i* Mtwwav VI W eh o/r> - pêtre où se pressaient toutes les « jeunesses » du pays, habillées de mousseline blanche et ceinturées de rubans roses ou bleus, on vit entrer un sergent de zouaves, dont la chéchia rouge, la veste sou tachée, les galons d'or et le pantalon à mille plia prirent les yeux de toutes les danseuses. 1 Ils prirent* aussi le cœur de Jeanne Gui-chardon.Michel Rifolet était Parisien, joli gar- i çon, déluré et entreprenant comme un faubourien qui a fait un congé sous le plus pimpant des uniformes. Il n'en fallait pas tant i>our ensorceler la Jeannette. Celle-ci i avait un caractère franc, décidé et ferme-Un beau malin, elle déclara à ses parents qu'elle ne consentirait jamais à convoler avec un autre. Le père et la mère Guichardon commen- ( cèrent par jeter feu et flamme. | Le galant sous-officier ne leur paraissait , pas, eh èffet, un parti bien sortable. D'abord, il n'avait pus de famille, pas de fortune, pas de position. Ensuite, il s'était vaillamment comporté là-bas, en Afrique, il avait rapporlé de sa vie en campagne et en garnison, de détestables habitudes. Il , <( se pochardait » volontiers. Puis, sans < être précisément un paresseux, il adorait fU'tnër, muser, tirer .des bordées, ne rien faire. Nonobstant, il promit de se corriger ; car il aimait réellement la jeune fille... Le mariage eut donc lieu, encore que tout Montmorency en clabaudftt d'importance, et les nouveaux époux attendirent, chez les épiciers, que Rifolet eût trouvé une situation qu'on lui garantissait, dans un avenir prochain, au ministère de la guerre. Oui, mais une fois la lune de miel passée, l'ex-troupier oublia peu h peu l'engagement pris avant la noce. Il chopina de oMés et d'autres. Par désœuvrement, par ennui, histoire de tuer le temps et de pa-Ûen4er. Car cette diablesse de situation ne lt oas d'Mriver 1 A \% k«uiue. les . rmn< de ter ac l bufl' » Guichardon moururent, un peu de vieillesse et beaucoup de douleur — la douleur d'avoir lié le sorl de leur fille à celui d'un homme « sans place et adonné à la boisson ». Leur gendre ne fit qu'une gorgée de l'héritage. Cependant, il fallait vivre. Le ménage avait un enfant : un garçonnet brun et robuste qu'on avait baptisé Martial. La jeune femme était courageuse ; elle s'établit - blanchisseuse à Saint-Denis et se mit à bûcher nuit et jour pour élever son fils et subvenir aux besoins de sa maisonnée.Le temps passa. Michel continua à siroter. Jeanne continua à pardonner. De ces pardons successifs naquirent deux autres enfants : un second garçon; à qui l'on donna le nom de Cyprien, et une fille, qui reçut celui d'Alliette. La naissance de cette dernière opéra une sorte de miracle : l'ex-zouave cessa brusquement de boire ; de plus, renonçant à ses habitudes de balade, il entra comme employé aux recouvrements chez le sieur Capron, propriétaire d'un chantier de bois de chauffage, houilles, cokes, charbons et rnargot'ins, quai du Canal, non loin du pont du chemin de fer. Ce fut la meilleure partie de la vie du couple Rifolet : le mari faisait exactement sa besogne et raipportait intacts, chaque mois, au logius, les cent vingt francs de ses appointements ; la femme avait lau/tanit d'ouvrage qu'elle en pouvaiit expédiier ; les mioches grandissaient en excellente santé, et, sou par sou, les économies s'amassèrent dans la tire-lire Hélas ! la chanson dit que les beaux jours sont courts. La petite AJ lie lté avait huit ans. lorsque le croup l'emporta en quarante-huit heures, i Son père l'aimait jusqu'à l'adoration, jus-i qp'wi délire, Cuit* mort louéroywU* to rery dit comme fou. Il s'alita. Puis, quand, a,près six mois de maladie, il se remit, sur pied i pour .s'en retourner à son travail, on l'ait-i tendit 011 vain, le soir, pour Je souper : il ne rentra que vers miinuiit, titubant, l'œil ! ardent, la joue hâve et teintée par places, entre cuir et chair, de sourdes rougeurs qui ressemblaient à des meurtrissures.1.. De sa touche, de ses habits, de toute sa person-; 11e se dégageait une odeur particulière où l'on eût reconnu le parfum de l'anis, mo-: diifié par une pénétrante amertume. ! — Tu as bu du mêlé, dit Jeanne. 1 — Oui. répondit-il, pour me recœuner4 pour oublier. Elle ne souffrait pas moins que lui ; elle n'osa pas le gronder. - A partir de oe jour, le garçon de recette - recommença à se griser, quotidiennement, 1 régulièrement, une fois son service termi-i né. La ménagère ne vit plus La couleur de 3 son argent. Les économies s'étaient envolées. La misère s'assit au foyer de la fa-1 mille désolée. ; Pour lui venir en aide, un parewt. des Guichardon, qui n'avait, pas d'enfants et J qui était contremaître h la manufacture de , Sèvres, prit chez lui le petit Cyprien et se chargea de lui apprendre l'état de peintre sur porcelaine. 1 Plus tard, quand il eut atteint l'Agia, Mar-; tial, le fils aîné, s'engagea. •'»■•••• K • > M »' I I t | ï Tel fut le triste récit que fit la veuve du noyé à l'étraingère qui lui était v«nue m aide, d'une façon si généreuse, si décisive et si inopinée. ; Lorsqu'elle arriva à la catastroph* qui avait terminé ce lamentable draine <ie ra-j mille, la malheureuse créature éclata en gémissements et on sanglots. :-r^" y Mardi 10 mars 1914 5 centimes le numéro 111 — I—I. —— 58me année — N° 69

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Cet article est une édition du titre Journal de Gand: politique, industriel, commercial et littéraire appartenant à la catégorie Liberale pers, parue à Gand du 1856 au 1923.

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