Journal de Gand: politique, industriel, commercial et littéraire

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s.n. 1915, 22 Juillet. Journal de Gand: politique, industriel, commercial et littéraire. Accès à 21 avril 2019, à https://hetarchief.be/fr/pid/8s4jm26q35/
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Jeudi 22 juillet I9ii,> 13 centimes le numéro «il mi — "■■■■■jiim iti trtniritrnmrn miiit iu rrii t iiw »\ 59me année — N0 203 JOURNAL DE GAND ABONNEMENTS : BELGIQUE : S fr. par an ; \ fr. pour six mois ; S fr. pour trois mois Pour l'étranger, le port en sus RÉDACTION & ADMINISTRATION : 3, JRTTiH IDE 3, G ANE TELEPHONE 665 ANNONCES : Voir le tarif au bas de la dernière page du journal. Abonnements Prix de l'abonnement par trimestre : DEUX FRANCS I Prix de l'abonnement par mois : SOIXANTE QUINZE CENTIMES I Payables par anticipation. I"-" L\ (îlJKRKi: I sur le front occidental Communiqué officiel allemand Berlin, 20 juillet. (Midi). — Comme suite à ne explosion de mine près de Hoge, à l'est 'Vpres, les Anglais ont commencé l'attaque des (eux côtés de la route de Hoge-Ypres. L'attaque Ichouadevant nos positions; partiellement elle i,j déjà avortée par notre feu d'artillerie. Les Inglais ont occupé l'entonnoir produit par explosion. Près de Souciiez des attaques de grenades à iain ont été repoussées. Après une vive activité e leur artillerie, dans la région d'Albert, les lançais tentèrent le soir une poussée en avant ontre nos positions près de Fricourt; ils furent epoussés. Communiqués officiels français Paris, 19 juillet (après-midi). — En Belgique, 'ennemi a bombardé assez vivement pendant la ni! nos tranchées ainsi que le village de oesinghe. En Artois, l'ennemi a entrepris ers minuit, à l'ouest et au sud-ouest de Soute, sur un front de 1.200 mètres, une attaque |iie nous avons repoussée. En Argonne, une Itaque allemande dans la région de Saint-Hu-ertaété rejetée. En forêt d'Apremont, lutte de ombes et de grenades sans action d'infanterie, il Lorraine, à Harbons-sur-Seille et aux lisières id-est de la forêt de Parroy, on signale quel-,is combats d'avant-postes. Iftris, 19 juillet (soir). — En Artois, autour de nichez, violente canonnade. Aucune action 'infanterie. Soixante obus ont été lancés sur Irras. En Argonne, lutte à coups de bombes et lepéfards. Sur les Hauts-de-Meuse, l'ennemi a mcé dans l'après-midi contre nos positions de acroupe sud de Sonvaux deux fortes attaques |iii ont été repousées. L'ennemi a alors bom-ardénos tranchées et prononcé a"ec de faibles jleclils une série de petites attaques. Sur front oriental Communiqué ofticiel allemand : En Courtaude les Russes ont été refoulés près leGross-Schmarden, à l'est de Tuckum, près leGri'indorf et d'Usingen. A l'est de Kurschany 'adversaire recule également devant nos atta-jues. Au nord de Nowogorod au Narew les roupes allemandes se sont emparées de posions ennemies au nord du confluent des ruis-eaux de Skroda et de Pissa. Des troupes de la andwehr venant d'arriver et qui vinrent au feu M la première fois, se sont particulièrement istinguées. Au nord de l'embouchure de la îzkwa, nous avons atteint le Narew. Les retran-hements d'Ostrolénka, situés sur la rive nord-st du fleuve, ont été occupés. Au sud de la istule, nos troupes ont progressé jusqu'à la osition Blonie-Grojec. Dans des combats de rt les Russes perdirent ici 560 prisonniers et mitrailleuses. Les troupes de réserve et de la Landwehr allemande du lieutenant-général von Woyrsch tù ont chassé l'ennemi, numériquement supérieur, m de la position llzanka; toutes les contre-attaques exécutées par des réserves russes hâtivement ni amenées, furent repoussées. Plus de 5,000 pri- ci sonniers tombèrent en nos mains. Nos troupes di talonnent l'ennemi défait. La cavalerie a déjà pi atteint le chemin de fer Radom-lwangorod. En- V tre la Vistule supérieure et le Bug, nous pour- m suivons l'ennemi en retraite. Communiqué ofliciel autrichien le Vienne, 20 juillet. — L'offensive des armées P1 coalisées en Pologne ei en Wolhynie continue. A l'ouest de la Vistule, le combat se déroule a ia llzanka. Au nord-ouest d'Iiza, des troupes <3 austro-hongroises ont pris quelques positions. Sur les hauteurs à l'ouest de Krasnostaw, les troupes allemandes progressent victorieusement dans des combats difficiles. Entre Skier- bieszow et Grabowice, des régiments austro- " hongrois, en contact avec des forces alleman- " des. se sont frayé un chemin au-dessus du Wo- 'r lice, en luttant aVec acharnement, dans les posi- P lions de hauteur ennemies; ici 3,000 prison- v niers tombèrent dans les mains de nos troupes u courageuses. Au nord-est et au sud-est de So- c' kal, la iandwehr moravienne a pris pied ferme 0 à la rive est du Bug. après des combats très s! alternants. Nos forces, commandées par le gé- r( néral de cavalerie Kirchbach. ont fait ici 12 of- a liciers et 1,700 hommes prisonniers et pris 5 P mitrailleuses. Les succès que les troupes coa- 0 lisées ont ainsi obtenus sur tout le front le 18 n juillet, ont ébranlé la force de résistance de n l'ennemi. Quoiqu'il eût amené, dans ces der- é niers jours, tous les renforts à la portée de la If main, il ne put toutefois pas se maintenir. Il a ri commencé dans la nuit du 18 au 19 juillet la ti retraite sur tout le front et abandonné le champ n de bataille aux armées coalisées victorieuses, ti En Galicie orientale, la situation est restée in- k changée en général. En aval, seulement de Za- c 'escyki, l'adversaire choisit encore une fois c nc.re front du Dniester comme but de violen- c .es attaques. Les Russes s'avancèrent en sept g à huit lignes. La première semblait désarmée c e: éleva les mains comme si elle voulait se 1' rendre. L'attaque ennemie échoua dans notre p. (eu avec des perles effrayantes. Naturellement c, comme cela se présentera toujours dans la suite q dans des circonstances semblables, il a été tiré ri sur les assaillants prétendument désarmés. e Communiqué officiel russe W. T. B. — St-Pétersbourg, 19 juillet : La bataille entre la Vistule et la rive ouest du 1 Bug a atteint le 17 juillet la plus grande violence. ' Nos troupes ont repoussé l'attaque ennemie. Dans la direction de Lublin, l'ennemi a entre-pris sur tout le front des attaques au cours desquelles il concentrait surtout ses forces dans les ~ environs de Wilkolaz, où nous avons eu 10 atta-ques à repousser, pendant cette seule journée. „ De grands effectifs allemands attaquèrent nos b troupes sur la rive gauche du Wieprz; l'ennemi e réussit de ce côté à s'avancer vers le nord, dans la région près Krasnostaw. Malgré nos pertes, nos troupes repoussèrent les assauts furieux de l'ennemi, qui se sont poursuivis jusqu'au soir tard. Sur la rive droite du Wieprz nous avons repoussé une attaque contre nos positions de la u Molitza. q Le 17 juillet il y eut une violente canonnade à a cet endroit. Près des villages Grabowiec et fr Berestie l'ennemi attaqua violemment. n Entre Gutchwa et le Bug nous avons repoussé q de nombreuses attaques. p Au Bug, près llkovitze, Tzelutzeet Konotopy d l'ennemi tenta, le 17, de passera la rive droite. 1' Dans la région de Riga et Schaulen, l'offen- U sive ennemie se poursuit vers Tukkum et Alt- d Auz. Le 17, il y eut des combats près de ces b deux localités ; une nombreuse cavalerie y par- d :ipa. Une attaque ennemie fut repoussée au )rd de Schaulen. L'offensive ennemie près Praschnisch, conti-lée sur un large front, nous a contraints à nous meentrer sur des positions plus rapprochées i Narew. Conséquemment la nécessité s'im-)sa de nous grouper sur la rive gauche de la istule. Le mouvement a été accompli, sans que lus ayons été dérangés. Au Dnjestr, nous avons eu un succès contre s troupes ennemies qui avaient franchi le fleuve indant la journée. ur te front ïtciSo-autnchîen Couuiiiuinque oiiiciel auincilieii Vienne, 20 juillet. — Dans ia région de urz, ue nouveaux grands contoats ont com-ence mer. Dans les neûres mainates, i arui-ne italienne ae tout canDre ouvrit le teu con-e le Dord au piaieau de uoDerao et ia icte ae 3iK de oorz. i^e leu augmenta vers miai ires oieminem. ensuite ues' torces considéraoïes . i mianterie ennemie procédèrent a 1 attaque nnre tout le bord du piateau. Dans des com-î.s acharnes ayani duré toute la nuit et qui oru )uven, amené aes mêlées, nos troupes parvin-snt a refouler partout les Italiens qui avaient icuit nos iranchées avancées sur quelques jinîs. Nos mortiers réduisirent au silence cinq literies lourdes. Ce matin, ie combat reprit de auveau. Des poussées en avant isolées enne-lies contre la té,e de pont de Gorz ont éié paiement repoussées. A l'isonzo central, dans : territoire de Krn ei à la Irontière de la Ca-nthie, les Italiens ont développé une vive ac-vité d'artillerie, qui persista partiellement lème dans la nuit. Dans le territoire de fron-ère du Tyrol, une attaque de plusieurs baladins contre nos positions de hauteur sur la 'ète de l'Eisenreich, sur la cime du Pfann et 5nire la hauteur de Filmoor, au nord-est de la ■ète du Kreuzberg.a été repoussée. Dans la ré-ion de Schluderbach, un de nos faibles déta-lements a évacué sa position avancée. Dans le yrol méridional, les combats d'artillerie conti-uent. Un .éloge spécial revient également aux lurageuses garnisons de nos forts de frontière ni se maintinrent dans ces remparts avec hé-«Sine,-contre-tout le feu- qu'on dirigeait sur les. ■ Hier matin, tôt, parurent ensemble devant agusa Vecchia et Gravosa. huit croiseurs ita-ens et 12 torpilleurs et ouvrirent le feu cor.ire : chemin de fer, la gare de Gravosa, quelques icalités et contre les hauteurs, près de Ragusa-ecchia; ils tirèrent environ 1,000 coups de ca-on: Quelques édifices privés furent légèremen ndommagés. On n'a pas a regretter des victi-les humaines; il n'y a pas eu de blessés non lus. A 5 heures 45 minutes eut lieu le torpilla-e déjà annoncé du croiseur « Giuseppe Gari-aldi ». après lequel l'escadre italienne quitta n hâ;e nos eaux cotières. Aux Dardanelles Communiqué officiel turc Constantinople, 20 juillet. — Près de Sedd-1-Bahr une partie des forces ennemies a atta-ué, le matin, quelques tranchées et là il fut léanti. Nous avons fait quelques prisonniers ançais. Nos batteries de l'Anatolie ont violem-lent bombardé les points du camp et du dé'oar-uement de l'ennemi près de Tekke Burnu et révoquèrent un incendie qui, accompagné 'explosions, dura une demi-heure. Au front de Irak, l'ennemi, après qu'il eut été vaincu dans i bataille de Kalat-ul-Nedjin, ne tenta plus 'attaque nouvelle. Le transport par navire des lessés ennemis vers le sud a commencé depuis | ;ux jours et continue. Pertes ang-lais s Londres, 20 juillet (Reuter). — Le premier ministre Asquith a déclaré à la Chambre basse que les pertes totales de la flotte et des forces de combat impériales en officiers et en soldais aux Dardanelles se montent à 8,084 morts, 26,815 blessés et 7,536 disparus. KCHOS La viande à Liège D'une correspondance de la«Belgique» nous extrayons les détails suivants concernant le prix de !a viande à Liège : Le dernier prix d;s porcs, il date de vendredi dernier à la Halle de la rue des Carmes, a atteint fr. 3.90 et 4 fr. le kilo (prix du marchand au charcutier dé.ail'anr). Ce prix exorbitant s'explique aisément si l'on lient compte de la chené et la rareté des aliments. Les chevaux eux-mêmes — en juin, on en a abattu 45. y compris 2 poulains — qui valaient en t'.inps do paix fr. 0.60 'e kilo en quartiers, ont dépassé 1 franc, donc presque doublé. Les veaux e: moutons atteignent 3 fr. le kilo abattu; mais il y en a fort peu. Les produits secondaires eux-mêmes ont augmenté.La viande de bœuf vient de baisser de 30 à 40 centimes le kilo, par suite de la difficulté qu'ont les paysans d'entretenir tant de bétail en ces temps de' sécheresse. La belle qualité de viande vaut mainlenant fr. 2,80, 3 francs et, au p'us. fr. 3.20! Découvertes historiques dans les tranchées A différentes reprises on a signalé les décou-veres laites au cours des creusements de tranchées. Les journaux français il signaient une nouvelle et des plus importantes : Au cours des travaux de creusement dans la région d'Arras en arrière des lignes françaises, tes soldats du génie ont mis à jour tout un cimetière mérovingien. Le fait ayant été porté à la connaissance des autorités de l'Académie des sciences, celle-ci a délégué plusieurs de ses membres pour continuer les fouilles. Près de deux cenis tombes ont déjà été mises au jour. La plupart des sarcophages qu'on a dégagés jusqu'à présent sont en plâtre; quelques-uns, taillés dans la pierre, sont ornés de dessins représentant généralement des croix et des rosaces.Deux dalles funéraires ont appelé l'attenlion particulière des savants par le caractère symbolique de leur ornementation : on voit sur la première l'image d'un cerf, sur la seconde une colombe tenant une croix. Quant aux objets qui étaient renfermés dans les tombeaux, ils consistent en monnaies mérovingienne, poteries, vases en verre, colliers de perles, de verre e! d'ambre. En Espagne Grève maritime à Barcelone Les pourparlers engagés à Madrid, enire les représentants des matelots et les hommes d'équipage de la flotte commerciale, pour discuter le décrei qui réglera les conditions du travail, ont duré un mois, et se sont terminées sans résultat. Les représentants des matelots et des hommes d'équipage sont retournés à Barcelone et ont proclamé la grève générale. Celle-ci est considérée comme un conflit très sé'ieux dans les circonstances actuelles.. Aux Etats-Unis Un bureau des inventions Les Etats-Unis viennent de créer un Bureau des Inventions. L'initiative en a été prise par M. Daniels, ministre de la marine. Edison et Orville Wright ont déjà assuré leur concours au nouvel office, qui examinera tous les plans et projefs qui lui seront soumis. CfwoniquB Gantoise INFORMATIONS communales. — Conservatoire royal de musique. — Budget pour 1915. — Rapport de M. l'échevin De Weert. Messieurs. La Commission administrative du Conservatoire royal de musique a reçu, par l'intermédiaire de l'Administration civile de la Province, une communication du Ministère des Sciences et des Arts, datée du 21 juin 1915 et conçue comme suit : « Monsieur le Président, « Sous la date du 30 avril dernier, n° 6,338, « vous m'avez transmis, à fin d'approbation, le « budget pour 1915 du Conservatoire royal de « musique de Gand. « Je constate qu'une somme de fr. 6ti,750 a « été inscrite à ce budget, à titre de dotation de « 1 Etat. La nécessité de réduire les prévisions « des dépenses pour l'exercice en cours à leur « strict minimum a eu pour conséquence de ne « permettre que l'inscription d'une somme de « fr. 60,000 au budget du Département des « Sciences et des Arts, comme part d'interven-« tion de l'Etat dans les dépenses du Conserva-« toire royal de musique de Gand. Il y aurait « lieu de tenir compte de cette réduction dans « l'établissement du budget du Conservatoire « pour l'exercice afférent. Je vous saurais donc « gré, M. le Président, de vouloir bien renvoyer « le projet de budget ci-joint à M. le Directeur « de l'institution, et de lui demander de le ntodi-« fier en conséquence, d'accord avec la Cotn-« mission administrative. II conviendrait de « réduire, autant que possible, toutes les « dépenses relatives au matériel, de même que « toute autre dépense dont la diminution ou la « suppression ne serait pas de nature à entraver « la bonne marche des études. « le Secrétaire Général, « de la Vallée-Poussin. » La Commission a donc modifié son budget, en faisant subir à plusieurs articles des dépenses les réductions nécessaires pour équilibrer la diminution du subside de l'Etat. Ce nouveau budget se clôture comme suit ; Recettes fr. 115,876 80 Dépenses » 106,160 » ■îoni fr. 9,710 80 Le Collège, après vérification de ce document, propose au Conseil de le revêtir de son approbation.Adopté en séance du Conseil Communal du 19 juillet. Vente de terrains communaux. — Approbation.Messieurs. Le Collège vous propose de prendre la délibération suivante : Le Conseil communal, Vu le procès-verbal d'adjudication de la vente publique de terrains communaux, faite à la requête du Collège échevinal, conformément au cahier des charges dressé par le Conseil, par M. Vande Velde, notaire à Gand, et par lequel les lots 24, 25 et 26 des terrains communaux boulevard Albert et rue Baudouin, contenant 724,93 m. c., ont été adjugés, moyennant la somme de fr. 25,570, à Mad. Germ. M. G. Dauwe, épouse de M. Ch. Leten, rue de Belgrade, n° 28 ; Sur la proposition du Collège échevinal ; Décide : Est approuvée la vente ci-dessus, Adopté en séance du Conseil Communal du 19 juillet. THÉÂTRE PATHÉ. — Dimanche 25 et mardi 27 juillet, à 8 h. 1/2. — SPECTACLE EXTRAORDINAIRE. — 1" Rita Sachetto dans le grand film «LA DANSEUSE», 4 actes; 2° GRAND CONCERT ARTISTIQUE. Programme : Messa-line, Que ne peut-on rêver toujours, M. E. De- euilleton du Journal de Gand 46 Le Comte DE A fi MONTE-CRISTO ALEXANDRE DUMAS En effet, au bout d'une heure la pierre était I rce du mur. où elle laissait une excavation de 'us d'un pied et demi de diamètre. Dantès ramassa avec soin tout le plâtre, le n:'a dans les angles de sa prison, gratta la rre grisâtre avec un des fragments de sa cru-le et recouvrit le plâtre de terre. ^is voulant mettre à profit cette nuit où le asard, ou plutôt la savante combinaison qu'il Va't imaginée, avait remis entre ses mains un ls-rument si précieux, il continua de creuser ^ec acharnement. A l'aube du jour il replaça la pierre dans son :0l|, repoussa son lit contre la muraille et se Hicha. Le déjeuner consistait en un morceau de f|n : le geôlier entra et posa ce morceau de a'n sur la table. — Eh bien ! vous ne m'apportez pas une autre assiette? demanda Dantès. — Non, dit le porte-clefs; vous êtes un brise-tout, vous avez détruit votre cruche, et vous êtes cause que j'ai cassé votre assiette; si tous les prisonniers faisaient autant de dégât, le gouvernement n'y pourrait pas tenir. On vous lais-la casserole, on vous versera votre soupe dedans; de cette façon vous ne casserez pas votre ménage, peut-être. Dantès leva les yeux au ciel et joignit ses mains sous sa couverture. Ce morceau de fer qui lui restait faisait naître dans son coeur un élan de reconnaissance plus vif vers le ciel que ne lui avaient jamais causé dans sa vie passée les plus grands biens qui lui étaient survenus. Seulement il avait remarqué que depuis qu i' avait commencé à travailler, lui, le prisonnier ne travaillait plus. N'importe, ce n'était pas une raison pour cesser sa tâphe; si son voisin ne venait pas à lui. c'était lui qui irait à son voisin. Toute la journée il travailla sans relâche; le soir il avait, grâce à son nouvel instrument, tiré de-la muraille plus de dix poignées de débris d® moellons, de plâtre et de ciment. Lorsque l'heure de la visite arriva, il redressa de son mieux le manche tordu de sa casserole et remiï le récipient à sa place accoutumée. Le porte-clefs y versa la ration ordinaire de soupe et de viande, ou plutôt de soupe et de poisson, car ce jour-là était un jour maigre, et trois fois par semaine on faisait faire maigre aux prisonniers. C'eût été encore un moyen de calculer le temps, si depuis longtemps Dantès n'avait pas abandonné ce calcul. Puis la soupe versée, le porte-clefs se retira. Cette fois Dantès voulut s'assurer si son voisin avait bien réellement cessé de travailler. Il écouta. Tout était silencieux comme pendant ces trois jours où les travaux avaient été interrompus. Dantès soupira; il était évident que son voisin se défiait de lui. Cependant il ne se découragea point et continua de travailler toute la nuit; mais après deux ou trois heures de labeur il rencontra un obstacle. Le fer ne mordait plus et glissait sur une surface plane. Dantès toucha l'obstacle avec ses mains et reconnut qu'il avait atteint une poutre. Cette poutre traversait ou plutôt barrait entièrement le trou qu'avait commencé Dantès. Maintenant il fallait creuser dessus ou dessous.Le malheureux jeune homme n'avait point songé à cet obstacle. — Oh ! mon Dieu, mon Dieu ! s'écria-t-il, je vous avais cependant tant prié, que j'espérais que vous m'aviez entendu. Mon Dieu! après m'avoir ôté la liberté de la vie, mon Dieu ! après m'avoir ôté le calme de la mort, mon Dieu ! qui m'avez rappelé à l'existence, mon Dieu ! ayez pitié de moi, ne me laissez pas mourir dans le désespoir ! — Qui parle de Dieu et de désespoir en même temps? articula une voix qui semblait venir de dessous terre et qui, assourdie par l'opacité, parvenait au jeune homme avec un accent sépulcral. Edmond sentit se dresser ses cheveux sur sa tête, et i! recula sur ses genoux. — Ah! murmura-t-il, j'entends parler un homme. il y avait quatre ou cinq ans qu'Edmond n'avait entendu parler que son geôlier, et pour le prisonnier le geôlier n'est, pas un homme ; c est une porte vivante ajoutée à sa porte de chêne; c'es tun barreau de chair ajouté à ses barreaux de fer. — Au nom du ciel ! s'écria Dantès, vous qui avez parlé, parlez encore, quoique votre voix m'ait épouvanté; qui êtes-vous? — Qui êtes-vous vous-même? demanda la voix. — Un malheureux prisonnier, reprit Dantès qui ne faisait, lui, aucune difficulté de répondre, — De quel pays? — Français. — Votre nom? — Edmond Dantès. — Votre profession? — Marin. — Depuis combien de temps êtes-vous ici? — Depuis le 28 février 1815. — Votre crime? — Je suis innocent. — Mais de quoi vous accuse-t-on? — D'avoir conspiré pour le retour de l'empereur.— Comment pour le retour de l'empereur! l'empereur n'est donc plus sur le trône? — II a abdiqué à Fontainebleau eu 1814 et a été rélégué à l'île d'Elbe. Mais vous-même depuis quel temps êtes-vous donc ici, que vous ignoriez tout cela? — Depuis 1811. Dantès frissonna; cet homme avait quatre ans de prison de plus que lui. — C'est bien, ne creusez plus, dit la voix en parlant fort vite; seulement dites-moi à quelle hauteur se trouve l'excavation que vous avez faite? — Au ras de la terre. — Comment est-elle cachée? (A suivre)

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Cet article est une édition du titre Journal de Gand: politique, industriel, commercial et littéraire appartenant à la catégorie Liberale pers, parue à Gand du 1856 au 1923.

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