Journal de Gand: politique, industriel, commercial et littéraire

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s.n. 1915, 08 Fevrier. Journal de Gand: politique, industriel, commercial et littéraire. Accès à 22 mai 2019, à https://hetarchief.be/fr/pid/v69862fw6x/
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JOURNAL DE GAND abonnements : RÉDACTION & ADMINISTRATION : ANNONCES' BELGIQUE : 8 fr. par an ; 4 fr. pour six mois ; 3 fr. pour trois mois Qa RUE DE "FL-A-InT JDK.E, 3, G-^-IsTD Pour l'étranger, le port en sus TÉLÉPHONE 665 Voir le tarif au bas la dernière Pa2e du journal. La Fondation Nobel Maintenant que depuis six mois le sang îumain coule à flots dans tous les coins du nonde civilisé, il n'est peut-être pas inutile l'appeler l'attention sur l'opulente Fondation Vobel, d'autant plus que pour l'année écoulée m a jugé opportun, 0 combien ! de ne pas ittribuer la cinquième partie de celte fondation. Le testament du Docteur Alfred Bernard vjobel, ingénieur suédois, né à Stockholm en [833, date du 27 novembre 1895, un an avant a mort à San Remo, du savant philanthrope. 11 consacra une importante partie de sa for-une d'ailleurs considérable à récompenser les irogrès que l'on parviendrait à réaliser chaque nnée dans l'une des cinq branches de l'intelligence humaine ; d'abord dans le domaine des ciences physiques pour la découverte ou l'in-ention la plus importante; puis dans la chimie our le meilleur perfectionnement ; dans le omaine de la physiologie ou de la médecine our le plus notable progrès ; la quatrième artie de la fondation est destinée à celui qui ur» produit l'ouvrage littéraire le plus remar-uable dans le sens de l'idéalisme. Enfin la cinquième partie du revenu annuel oit être attribuée « à celui qui aura fait le plus ou le mieux pour l'œuvre de la fraternité des peuples, pour la suppression ou la réduction des armées permanentes ainsi que pour la formation et le propagation des Congrès de la paix ». Le prix pour l'œuvre de la paix universelle oit être décerné par une commission de cinq îembres élus par le Storthing Norwégien. Le résident actuel de ce comité est M. J. G. Ovland, ancien ministre d'Etat. Les prix des autres catégories scientifiques ont repartis par les académies suédoises. Le testateur a écrit à la fin de son testament ue sa volonté formelle était que dans l'attribu-on du prix il ne soit tenu aucun compte de la atonalité, de façon que le prix revienne au lus digne, qu'il soit Scandinave ou non. Les prix de chacune des catégories s'élèvent deux cent mille francs, ils furent attribués ourla première fois en 1901. Ceux de la Paix universelle, qui appellent en î moment toute l'attention, furent notamment évolus depuis cette date à Jean Henry Dunant, publiciste français fondateur de la ligue inter-îtionale de la Paix, à E. Ducommun et Albert obat, président de la conférence de Berne pour arbitrage, à William Cremer, publiciste anglais, la baronne von Suttner, présidente de la >ciété pour la Paix. En 1904 ce fut une collectivité qui recueillit s faveurs du Prix Nobel, « l'Institut du Droit ternational ». Cette institution, véritable aca-smie de juristes éminents qui assume sponta-iment et avec une souveraine autorité la tâche effectuer le travail préparatoire des législations ternationales, fut fondée à Gand en septembre 573. C'est à l'initiative de G. Rolin-Jacquemyns, us tard député libéral de Gand et ministre de ntérieur, que cet institut se réunit à Gand sous présidence de Mancini. Rappelons en passant l'en septembre 1906, l'Institut de Droit inter-itional, qui ne tient ses assises annuelles que ins les diverses capitales d'Europe, revint èger à Gand et que ses travaux comprenant écisément la discussion relative à la législation ternationale concernant les sous-marins, furent ésidés par le Professeur Albéric Rolin, de la culté de Droit de l'Université de Gand, le frère t fondateur de l'Institut. Dans le domaine littéraire le prix Nobel échut 1911 à notre concitoyen Maurice Maeterlinck, ilui-ci, félicité officiellement par le Barreau de ind, lui répondit très cordialement en disant e la lettre des avocats gantois avait ranimé en de très doux souvenirs d'amitiés fécondes i ne s'éteindraient pas. «Je me suis rappelé avec fierté, disait-il, que je demeure toujours inscrit à votre tableau des avocats que je :onsidère comme un tableau d'honneur ». Pour en revenir au prix de la paix universelle, ^aut aussi rappeler que l'invention principale savant chimiste Nobel est celle de la nitro-^cérine comme explosif, et aussi celle de la namite et d'une poudre sans fumée. Une plosion détruisit un jour son laboratoire au urs de ses expériences sur la nitroglycérine, nt le rôle n'est que trop souverain à cette ure tragique. Singulier rapprochement des choses, que lui qui attache ainsi le nom mémorable du /ant collaborateur des armées dévastatrices à glorification de la Paix ! On peut se demander, considérant cette antithèse, par laquelle des ux idées le nom d'Alfred Nobel sera le plus îgtemps célèbre, par sa science personnelle par son généreux et pacifique altruisme ? Nous avons cru qu'il n'était pas sans intérêt rappeler au début même de cette année que messie pacificateur, dont le monde saluerait venue avec enthousiasme, peut non seule-nent compter sur la reconnaissance de tous lis aussi, s'il réussit, ne fût-ce qu'en partie, sur une récompense qui n'est pas à dédaigner, puisqu'elle sera probablement doublée, et qui rappelle un peu la devise de l'illustre ordre de la Toison d'or : « Pretium non vile laborum ». Dans ces derniers temps nous avons constaté les efforts pacifistes de notre éminent compatriote Lafontaine, sénateur socialiste de Liège, ainsi que ceux de M. Charles W. Eliot, doyen de l'Université américaine d'Harvard, qui préconise une fédération des Etats neutres. Déjà leurs projets et solutions ont été traités de multiples chimères. Les critiques et les appréhensions ne les décourageront pas. Pour notre part, nous nous accommoderions plus volontiers des grifies de ces chimères-là que celles de l'ère militariste et meurtrière où nous vivons. A. V. ÉCHOS Chez les social-démocrates allemands La fraction socialiste de la Diète allemande s'est ralliée à la façon de voir du comité. Elle condamne de la façon la plus formelle le vote de Liebknecht du 2 décembre 1914, comme étant une infraction à la discipline. Un Accord hispano-américain Le Moniteur espagnol renferme le texte d'un traité conclu entre l'Espagne et les Etats-Unis d'Amérique, où il est stipulé que les différends entre ces deux états seraient soumis à une commission spéciale. Aucun des deux pays ne pourrait entamer une action militaire contre l'autre avant que cette commission ait déposé son rapport. On se rappelle que dans les dernières années ces deux pays ont été en guerre. Celle-ci leur aurait-elle servi de leçon ? LA GJJEKliE Sur le front occidental Communiqué officiel allemand affiché à Gand Grand quartier général, 5 févr. — Sur tout le front des combats d'artillerie. Une attaque française contre nos positions au nord-ouest de Perihes resta sans résultat. Communiqué officiel français Paris, 3 février, 3 heures (Reuter). — Au nord de la Lys rien d'intéressant à signaler. Nous avons légèrement progressé dans la vallée de l'Aisne et repoussé une contre-attaque à Perthes. En Alsace nous nous sommes fortifiés sur le terrain au sud d'Ammertzweiler. En Flandre Amsterdam, 4 févr. — On mande au uBer-liner Abendpost »: On se bat avec acharnement sur les bords de lYser, quoiqu'on n'entende plus à l'Ecluse le grondement du canon. Dans la direction de Westende, les attaques à la baïonnette sont nombreuses. Les Allemands essayent constamment de chasser les Belges de leurs positions. Les pertes des deux côtés sont sérieuses Dans les parties inondées l'eau se trouve une hauteur de 2 m., et empêche toute opération.Les navires anglais continuent à bombarder sans cesse la côte. Aviateurs français Deux aviateurs français ont atterri dans l'île de Sud-Beveland ; ils montaient en biplan armé d'une mitrailleuse. Ils déclarent s'être trompés de route à cause du brouillard. Ils ont été mis sous la surveillance de la police. Sur le front oriental Bulletin officiel allemand affiché à Gand Grand quartier général, 5 fév. — Au sud du Memel de nouvelles attaques russes furent repoussées. A l'est de Bolimow une violente attaque contre les positions prises à l'ennemi le jour précédent, échoua. Le nombre de prisonniers faits depuis le 1 février est de 26 officiers et environ 6000 soldats.Communiqué officiel autrichien Vienne, 4 févr. — En Pologne et en Galicie occidentale rien d'important. Les combats dans les Carpa.thes continuent avec le même acharnement. Sur l'aile occidentale de notre front des attaques ennemies furent repoussées. Nos colonnes qui s'avançaient au centre, dans les forêts, ont gagné du terrain et ont fait quelques centaines de prisonniers. Communiqués officiels russes Petrograde, 2 février (Reuter). — Les combats dans les environs de Mlara se déroulent avantageusement pciur nous. Au sud de la Pilica et sur la Dunajec l'ennemi entretient vainement un violent feu d'artillerie. Dans les Carpathes le combat du 31 janvier et 1 février continue. Nos troupes se sont avancées sur un front étendu jusqu'au défilé de Dukla et ont passé dans la région de Jaslik et Meso Laborcz la hauteur principale. Dans la même région un mouvement offensif a été brisé près de Isotzko, au S. E. du défilé de Uszok. St. Pétersbourg, 3 févr. — Les combats dans les Carpathes continuent et ont un caractère de violence extrême. On a remarqué la présence de nombreuses troupes allemandes. Sur la rive gauche de la Vistule, le combat continue sur la ligne Borzymow, Gunin, Bolia, Chiellowska, Scierre, Bolimowski. Plus de 14 régiments occupent la ligne de feu; des batteries lourdes travaillent jour et nuit. Un corps à corps a eu lieu près de Gunin (à l'est des rivières Rawka-Pilica). L'ennemi continue à concentrer de nouvelles forces. En Mer Blocus allemand contre l'Angleterre Berlin, 4 févr. — Le « Reichanzeiger » publie dans sa partie officielle la communication suivante: 1. Les eaux anglaises, tout autour de la Grande Bretagne et de l'Irlande, y compris la Manche, sont déclarées territoire de guerre. A partir du 18 février 1915, tout navire . marchand rencontré dans ces eaux sera coulé, | sans qu'il sera toujours possible de sauver l'équipage et les passagers. 2. Tous les navires neutres courent du danger dans les eaux' ï/téntionnées plus haut. cause de l'abus du drapeau neutre, ordonné le 31 janvier dernier par le gouvernement anglais; les navires neutres pourraient donc être attaqués à la place de navires ennemis. 3. La navigation au nord des îles Shetland, et dans la partie orientale de la Mer du Nord, à une distance de la côte néerlandaise, moindre de 30 lieues n'est pas dangereuse. Le chef de l'Etat-major de l'Amirauté de la Marine, VON POHL Le « Kronpiinz Wiihelm » Buenos Aires, 3 févr. — D'après les informations reçues ici, le navire anglais «Botaro», du Royal Mal Steamship Co, d'un tonnage de 4400 tonnes, aurait été coulé par le croiseur "Kronprinz Wiihelm». Le «Botaro» était en route vers La Plata, afin d'v charger de la viande congelée pour l'Angleterre. Le Combat naval de Helgoland Berlin, 4 fév. — D'après le récit d'un officier du « Seydlitz », outre les grands croiseurs cuirassés « Dufilinger », « Seydlitz », « Moltke » et « Bliicher », les quatre petits croiseurs suivants ont participé au combat naval de Helgo-land. Ce sont le « Rostock », le « Graudenz », le « Kolberg » et le « Stralsund ». D'après le « Lokal-Anzeiger », un lieutenant du Blïicher, qui avait été blessé lors du combat, est mort à Edimbourg à la suite de ses blessures. L'enterrement a eu lieu avec tous les honneurs militaires dus à son grade. Pas de mines Suivant le rapport des préposés, aucune mine ne flotterait dans le Zuiderzee. L'Equipage de l'Emden chez les Turcs Berlin, 4 fév. — On annonce que le navire Ayesho, avec lequel le reste de l'équipage de l'Emden errait sur l'Océan Indien, est arrivé, sous le commandement du lieutenant von Mticke, dans les environs de Hodeida (côte sud de l'Arabie). Les Allemands furent reçus avec enthousiasme par les Turcs. Après avoir passé par le détroit de Périm que gardaient des navires anglais et français, le débarquement eut lieu pendant qu'un cuirassé français était en vue. En Hollande Les réfugiés belges De la frontière hollandaise, 4 fév. — Le commandant de la Zélande a fait savoir aux bourgmestres de la Flandre zélandaise que tous les réfugiés belges qui habitent à une distance de la frontière moindre de 2 klm. doivent quitter cette région avant le 12 février. Cette mesure touche un grand nombre de j réfugiés. En Italie La question de l'approvisionnement La question d'approvisionnement occupe également l'Italie. A partir du lr février, le gouvernement italien a supprimé les droits d'entrée sur la farine, le froment et les autres céréales. Cette mesure restera en vigueur jusqu'au 30 juin. Le ministre des travaux publics est autorisé à diminuer de la moitié les tariis de chemins de fer pour le transport de ces réduits! Dans le mên'ie esprit, le ministre de là marine est autorisé à appliquer la même me sure aux lignes de bateaux à vapeur qui jouissent d'un subside de l'Etat. Les dispositions voulues sont prises pour l'accaparement des stocks de grain et la rég.e mentation de la préparation et de la vente du pain. Sur le front anglo-turc En Egypte Hier, les troupes anglaises rencontrèrent des troupes turques dans les environs de Imaïlia (mi-chemin du canal). Une trombe de sable entrava l'action de l'ennemi, dont le feu d'artillerie et d'infanterie semblait défectueux. Les Anglais eurent 6 blessés. En Orient Le Japon et li Chine Londres, 4 févr. (.Reuter). — Les propositions du japon à la Chine ne sont pas communiqués officieliement. Elles concernent le chemin de fer de J^ungkau à Weihsien, des concessions industrielles en Mandchourie, en Mongolie et en Schantung, des concessions de mines en Schantung, Kiangsi, Anhui et Yukien, le renouvellement du bail de Port Arthur, et un grand nombre d'autres questions. Au Canada Attentat contre un pont de Chemin de Fer L'auteur de l'attentat à la dynamite contre le pont du chemin de fer du Canadian Pacific déclare se nommer Werner von Horn. Il est âgé de 37 ans et prétend s'être livré à cet attentat parce que le Canada est en guerre avec sa patrie. Il ne peut, prétend-il, être extradé pour ce délit politique. 11 est confirmé de Montréal que les dégâts sont peu importants. &ux Etats-Unis Livraison de matériel de guerre Le ministre Bryan a publié sa réponse à la récente protestation allemande au sujet de la livraison de matériel de guerre au Etats non-neutres. Le département des affaires étrangères déclare, en contradiction avec le point de vue allemand, qu'on ne peut pas considérer les hydroavions comme des navires de guerre. Notons à ce sujet que le « Lokal Anzeiger » apprend, de Dresde, que le comité de secours de Zwickau a décidé de refuser les dons d'un pays (Etats-Unis) qui simule la neutralité, mais qui en réalité fournit continuellement des armes et des munitions aux ennemis de l'Allemagne. Notes de ia journée Gand, le samedi 6 février 1915. Nous avons joui, au moins 48 heures durant, d'un temps réellement merveilleux. On se croirait véritablement en avril ; le ciel est clair, le soleil brille à l'horizon durant foute la journée ; la température est douce — il y a eu jusqu'à 12 degrés — la caresse du vent tiède, et, dans quelque coin bien à l'abri, les rayons du soleil nous réchauffent,et le corps, et aussi le cœur !... C'est la brise du sud-est qui nous vaut ces belles journées, ainsi que le fait que la pression atmosphérique se maintient dans la moyenne. Mais ne nous hâtons pas trop de célébrer le printemps, ni surtout de le « chanter », car l'on sait que trop souvent le chant... fait tomber la pluie — du moins si l'on en croit les profanes, ou tout simplement les mauvais plaisants. # * Par ce beau temps, quoi d'étonnant que le marché ait vu un afflux considérable de vendeurs et d'acheteurs ? Rien de spécialement saillant à signaler : les prix demeurent normaux, le beurre un peu en hausse à 3.80 fr. le kilo, les oeufs variant entre 3.80 et 4.00 frs les 26. . .♦ * Plus intéressante était l'une des affaires dont les débats se déroulaient devant le Cour d'appel. Au début de l'occupation allemande, un individu avait reçu l'hospitalité chez une dame, qui craignait de demeurer seule chez elle la nuit. Le personnage, qui ne possédait ni sou ni ■—aawgagea maille, avait tôt fait que de surprendre en quel endroit sa bienfaitrice cachait ses économies, et il s'était emparé d'une somme de neuf cents francs. Puis, quand il avait été soupçonné, voire accusé, il était allé .déposer plainte au bureau de police .... du chef de diffamation ! Ce coup d'audace avait failli lui réussir, car ayant sollicité le commissaire de procéder à une visite corporelle et à une perquisition en son domicile, on n'avait rien trouvé en sa possession. Mettant le comble à son astuce, il avait même accusé la personne qui l'avait recueilli et qu'il avait dépouillée, de s'être montrée pour lui d'une complaisance — voire d'une amabilité, d'une légèreté excessives ; et, afin de compléter son système il avait même insinué que les voleurs auraient bien pu être certains couples de passage auxquels il avait été accordé dans la maison une hospitalité plus qu'écossaire. De telle sorie qu'en fin de compte, c'était le victime préjudiciée qui eût été la grande coupable. Autant de mots, autant d'inventions et de mensonges ! Mais notre homme avait compté sans plus malin que lui : un jour, en son absence, la police, qui en avait reçu le mandat, fit chez lui une nouvelle perquisition, qui permit de découvrir, dans une cachette bien serrée, une partie du magot. Le bonhomme, qui devait en avoir vu bien d'autres, interpellé ne perdit pas contenance pour si peu; et avec force protestations, il voulut faire croire qu'il avait reçu en cadeau — et en vue d'un établissement par mariage —, de sa victime même, les fonds que l'on avait trouvés chez lui. S'il avait renoncé à ses projets matrimoniaux, disait-il, c'est que sa promise ne lui inspirait pas suffisamment de confiance I Et quant aux fonds, dont il avait déjà consacré une partie à ses besoins personnels, il comptait bien les restituer plus tard I Ces explications n'ayant pas paru suffisantes, cet homme, à l'imagination fertile et aux ingénieuses facultés, fut condamné sans rémission par la Cour d'appel— confirmant le jugement du tribunal de lrc instance — à 3 mois de prison et 50 francs d'amende, ainsi qu'à 400 francs de dommages-intérêts vis-à-vis de la partie civile. Honteux comme un renard qu'une poule aurait pris, il se retire de l'audience.... comme « celui » de la fable ! Au correctionnel, c'est une autre antienne. Là, un cultivateur d'une commune des environs de Gand, qui ne paraît pas être dans de trop bons draps, est poursuisi pour avoir fait de la distillerie clandestine. Un jour, les agents du fisc, qui avaient débarqué chez lui à l'impro-viste, avaient trouvé des cuves, une certaine quantité de sucre, de la tuyauterie et des robinets, mais pas à proprement parler d'appareils servant à la distillation. Cependant, il régnait par la maison une forte odeur d'alcool, et il y avait eu, autour de la demeure du prévenu, un va-et-vient suspect. Les charges étaient donc minces,et le prévenu se défendait énergiquement : tout ce qu'on avait trouvé chez lui, disait-il, lui avait servi à la fabrication de limonades (chaffards) ; il n'y avait que pour le parfum qu'il semblait être à quia ; il est vrai que les accisiens pouvaient avoir.... un petit verre dans le nez ! Le tribunal le condamna ; et les peines, hélas, en la matière sont des plus sévères : un an de prison, dix mille francs d'amende, plus les droits fraudés et les frais ! Voilà qui ne le remettra pas dans ses affaires ! Aussi le prévenu, malcontent, s'en va illico interjeter appel. Il n'est du reste pas détenu préventivement, et il n'a pas même été arrêté à l'audience. * Lu sur la porte d'un cabaret, laquelle est du reste soigneusement close : « Fermé pour cinq jours pour avoir dépassé de dix minutes l'heure de la fermeture ». Nous ne savons si la mesure est ordonnée par le règlement, mais nous la trouvons ingénieuse, et sans doute particulièrement efficace. Les falsificateurs de denrées, vis-à-vis de qui les tribunaux ordonnent parfois l'affichage du jugement, en ont aussi une peur bleue. Et cette décision n'est-elle pas renouvelée de l'antique, puisqu'à Sparte, à de certains jours et pour servir d'exemple, on promenait de par les rues des ilotes ivres ? O cilivisatitin, tu n'es pas un vain mot ! Roger Th. A Lokeren Un avis officiel, affiché en ville, informe la population que tout le lin travaillé se trouvant sur le territoire de la ville, est réquisitionné et doit être rassemblé dans un dépôt commun. Un expert estimera la valeur du lin, dont 2C pour cent seront payés lorsque le lin sera arrivé à destination en Allemagne. i Lundi 8 février 1915 iO centimes le numéro S9me année — N° <Ï9

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Cet article est une édition du titre Journal de Gand: politique, industriel, commercial et littéraire appartenant à la catégorie Liberale pers, parue à Gand du 1856 au 1923.

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