L'écho belge: journal quotidien du matin paraissant à Amsterdam

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s.n. 1918, 16 Juillet. L'écho belge: journal quotidien du matin paraissant à Amsterdam. Accès à 19 fevrier 2019, à https://hetarchief.be/fr/pid/707wm14q7s/
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&&**"* A.tmee N° 9361 S cerass marai ao 3 laisses i9£ts L'ECHO BELGE L'Union fait la Force. »5©aairsïaE cgaiotidlieini dsj rnsatlai cs«tr,alfesaïiî en fïoSEsiracIe Belge est notre nom /ils Famille. .es lettres doivent être adressées au Rédacteur en Chef: Gustave Jaspaers. Abonnements: noiianae n. .ou par mois, "ranger 11. ç.vy par mois, rour lea routes "-s riib«WAL 234-340 ,*»•-, .. ira .j.-i rhamhrv militaires au front et les militaires internes en Hollande fl. 0.75 par mois payable 2 > de Réaction : } g^rJLe^g£^d' Re"é par antioipation. Annonces : 15 cents la Réo.ame, : 30 oents .a ligne. L'Infime Cbaitaie Nous avons connu M. de Bethmann-/Hollweg, l'homme du 4 aoAt 1914 : „En ce moment nos armées foulent le territoire de ■la Belgique. C'est une violation du droit , des cens. Ce dommage sera réparé...'' Aveu dénué d'artifice qui a toujours •pesé sur les déclarations postérieures de M. de Bethmann-IIolhveg. Le moindre défaut ide- ces déclarations était de manquer de metteté. Il n'était question là-dedans que de Garanties pour l'Allemagne, alors que le ton3 sens indiquait cependant qu'il eût fallu parler au contraire de garanties pour la Belgique. Nous avons aussi connu M. Michaelis, homme trop prudent, à qui la manie de retourner sept fois sa langue dans sa bouche, par peur de 'dire des "bêtises, a joué d'assez vilains tours. Au moins^cette méthode lui avait-elle servi en ce qui concerne la question de la Belgique. A la fin du troisième mois de son rogne trcs éphémère il n'avait pas encore fini de tourner sa langue et il n'a jamais souffté mot de notre pays, même dans sa réponse à la note du Pâpe, à laquelle M. de Hertling se réfère encore aujourd'hui. Aussi c'est pour cela que M. de Hertling a cru nécessaire, dans son discours à la commission centrale du Reichstag, de compléter sur ce point l'exposé de son prédécesseur. Et nous connaissons maintenant M. de Hertling. i£ .le professeur comte de Hertling, petit vieux bien propre, aux gestes menus, à l'horizon étroit, aux idées mesquines, marchand de pensums égaré avec sa règle plate et son registre do punitions dans le fauteuil que Bismarck fit tailler un jour à sa puis-santé carrure, speotavle à ce point étonnant, que nul encore n'a demandé qu'on en change. Il n'y a. que M. le professeur comte de Hertling, dans sa petite suffisance, qui prouvât cela tout naturel. 11 s'agita, il pérora, et, d'un discours, tua son secrétaire d'Etat aux affaires étrangères sous lui. Puis, enhardi par le succès, il csa ce. que n'avait csé aucun de ses prédécesseurs; ii parla de la Belgique. „En ce qui concerne la Belgique, l'occupation et la jpéssccsion actuelle do ce pays signifie seulement que nous avons entre les mains un. gage eu vue des pourparlers futurs. Il faut entendre par gage une chose que l'on ne désire pas garder si les .pourparlers ont une bonne fin " Le lecteur veut-il nous permettre maintenant de rapprocher ces termes de la déclaration de M. de Bethmann-Hcllweg du 4 août 1914, et de risquer cette paraphrase? „Nouû avons volé son bien à notre voisin, par quoi nous avons forfait à l'honneur et péçhé contre les lois morales et écrites. Aussi devons-nous réparer le mal que nous avons fait. Mais, dans le différend que nous avons avec nos autres voisins, la possession de ce bien volé peut nous être d'un grand secours. Nous ne voulons donc plus nous en dessaisir à moins ci'un règlement avantageux de toutes nos affaires en suspens." Sans dojute M. de Hertling avait déjà dit que la solution de la question belge appartenait à un ensemble cle questions dont elle ne pouvait pas être distraite. Au moins n'avait-il pas dévoilé le fond de la pensée allemande avec cette tranquille impudeur qui "est la manière de JVL de Hertling. Car, au point de vue du droit comme au point cle vue' de la morale, de cette morale du clécaloguo dont le très catholique professeur comte de Hertling prétend suivre la loi, son raisonnement est tout simplement monstrueux. Il ne dévoile, ni plus, ni moins, qu'un infâme chantage que l'Allemagne prétend exercer aux dépens des grandes puissance de l'Entente, principalement de l'Angleterre et de l'Amérique. Que la Grande-Bretagne refuse de rendre < à l'Allemagne ses colonies ou que les Etats-Unis lui ferment leurs marchés, dans l'impossibilité où elle serait, même victorieuso, d'aller reconquérir ces colonies ou d'obliger les Etats-Unis à un accord économique, l'Allemagne gardera notre pays. Et pourtant, ce pays, sans provocation aucune, sans rime et sans raison, c'est à nous qu'elle l'a pris, c'est, aux Belges et aux Belges seulement qu'elle en doit compte. Et pas n'était besoin, certes, que M. de Bethmann-Hollweg fit au Reichstag la déclaration qu'on sait, pour que la voix de la raison, la voix de la justice, la voix de la conscience universelle s'élevât plus haut encore que la clameur des batailles et réclamât avant tout la restitution inconditionnelle de notre pays et sa restauration intégrale. Et cela est tellement vrai qu'en Allemagne même, où, à défaut d'une marque d'honnêteté, on commence à, discerner ça et là une lueur de . raison, il est des Allemands pour écrire: ,,11 n'est personne on dehors de l'Allemagne peur qui la question belge soit un problème qu'on puisse, en vue d'échange^ ou cle compensations, relier à d'autres problèmes."... Même en dehors des déclarations de MM. de Bethmann-Hollweg et de Jagow, le monde verrait dans la question belge une question de droit. Une fois pour toutes, cela est un fait auquel il n'y a rien à changer."Au moins devons-nous savoir gré d'une chose à M. de Hertling. Il n'a pas, comme on dit vulgairement, tourné autour du ■ pot. Il ne s'est même' pas donné la peine vis-à-vis des .pangermanistes de nourrir leurs illusions en parlant de garanties, et il a posé le problème avec le froid cynisme de celui qui, en face d'une situation difficile, ne recule pas devant un truc de bandit peur la résoudre à son profit. Faux calcul. La roublardise de M. de Hertling ne lui servira de rien. Sans doute il voit, comme M". de Kfliilmann l'avait vu, que l'Allemagne ne peut pas vaincre par les arme§ et dfl^i il se prépare à la bataille diplomatie ;»* Il prévoit que las plénipotentiaires '==r- . ■ - ~ des alliés viendront à la table des délibé rations avec des atouts sérieux: la maîtrisi des mers, le monopole des marchés, la pos session des colonies .En retour,l'Allema^ gne offre la Belgique, la Belgique * gag< moral bien plus important encore que gage réel, et pour lequel les alliés sacrifieronl tout, mais point de la façon que pense M de Hertling. Et puisque l'Allemagne ne prétend pas restituer la Belgique avanl toute autre discussion, en réparation solen nelle du droit viol* et des traités fculéj aux jîieds, les allies sauront bien l'y contraindre. Dans notre camp, la déclaratior de M. de Hertling n'éveillera que du mé pris. Et s'il a cru, par là, approcher l'avè nement des négociations de paix, il s'esl lourdement trompé. ■ Charles Bernard. i L'aliiaeitatiaa te internée Une soiîiSlon- A la suite des rapports et études transmi: par M. Victor Ernest, député suppléant de Charleroi, au sujet du ravitaillement des in ternes, et dont iYEcho Belge" a récemmenl publié des extraits, il vient de recevoir le télé gramme suivant de M. le ministre L. ^ ander-velde : ..Gcuvernoment fait démarches pressante; auprès du gouvernement hollandais peur cfote< nir autorisation augmenter rations pain, viande, pommes de terre internés, Croix Rcugo améri caire vient m'accerder adhésion principe subside peur couvre à créer Angleterre envois coiis internés." Ce téiésiramnio contient l'assurance que, quoiqu'il arrive, l'alimentation des interné; belges sera assurée. On peut espérer que le gouvernement hollan-I dais donnera une suito favorable et prompte aux démarches pressantes du gouvernement I betee. Il est à souhaiter surtout qu'on ne se réfugie pas derrière des prétextes et des comparaisons erronées entre l'alimentation des internés et celle de la population hollandaise. Les termes mêmes de la Convention de La Haye ne permettent 'pas au gouvernement hollandais de se refuser à une eonvention avec le gouvernement belge en vue de modifier le régime alimentaire des internés. En attendant, l'heureuse initiative du ministre de l'intendance assure une solution par l'envoi de colis aux internés. La généreuse Amérique a immédiatement répondu à l'appel de M. Vander.velde et, grâc< à ce puissant concours, l'oeuvre, des colis pour les internés fonctionnera bientôt. C'cSt une décisive réponse aux bruits semés par certains défaitistes et la meilleure démonstration pour les internés que le gouvernement ni les Alliés ne les jvbandcnueront pas. — Les AHemands traitent aifec dureté k nisptrats beiges pi leur résistent. On sait que les présidents des Chambre* de la Cour d'appel de Bruxelles ont été arrêtés par les Allemands et déportés, poui avoir voulu faire application do la loi belge aux pseudo-ministres de Flandre. Un Belge, parvenu à quitter l'Allemagne, rapporte ai: sujet de président Levy-Morelle, Carez et Ernst et aussi de l'indomptable bourgmestre de la capitale, M. Adolphe Max, les renseignements que voici: ,,Les Allemands 'avaient logé nos magistrats dans une même cellule. Comme M. Levy-Morelle se trouvait souffrant, on lui proposa de le transférer dans la chambre de M. Max .,,momentanément au cachot". ,,M. Levy-Morelle refusa, disant qu'il n'entendait pas priver le vaillant bourgmestre de sa chambre le jour où il quitterait le cachot— ,,M. Carez étant tombé malade, le médecin estima qu'il fallait lui faire subir une opération, ce qui amena son transfert au milieu des soldats russes! Un nouveau médecin constata qu'il n'y avait nullement lieu à opération et bientôt M. Carez put rejoindre ses compagnons d'infortune. ,,M. Ernst, lui, est en bonne santé. ,,On a donné à nos magistrats comme ordonnance un Français qui est chargé do leur cuisine ; mais, avec ce qu'on lui donne pour la faire, on, pense bien qu'elle n'est guère fameuse, et la vie ainsi faite à ces trois vieillards est vraiment lamentable". . On me connaît pas la raison dei la mesure de rigueur prise centre M. Adolphe" Max; tout ce que l'on sait, c'est qu'il a été conduit, à nouveau, à la prison cellulaire de Berlin. ils ont psiiF île l'isàpt après !a prre Nous trouvons dans la 3,Tageszeitung", n. 322, 26 juin 1918, que la fraction nationale-libérale au Reicbstag a proposé la motion suivante : ,,Demander au chancelier de s'occuper, de concert avec les autorités compétentes des différents Etats, à favoriser énergiqne-ment les intérêts culturels-politiques allemands et de poursuivre en particulier ce but : Dans les traités de paix, des conventions précises devront être stipulées, qui. seront de nature à favoriser la reprise des relations scientifiques avec l'étranger et à assurer et favoriser les travaux des savants et artistes allemands à l'étranger." // y a m 10 juillet 1917 : Les Français réalisent des progrès au sud cV Aïlly et le* Britanniques an nord-est de Messines. Les Russes délogent les Aytrichiens du vilia-fc dç Lotziany. En Belgique. Epidémies en Bsigsqyg ' * Il fallait s'y attendre. Ce qu'on appelle depuis quelque temps la ,,maladie espa-' gnole." ou encore la ,,maladie mystérieuse" et qui n'est peut-être bien, après tout, que 1 l'inflUenza — une influenza d'une allure un peu moins maligne que celle qui fit tant de victimes il y a quelques années — a tait son apparitiop en Belgique occupée. Cette 'épidémie vient évidemment d'Allemagne, ' où, comme on sait, elle étend depuis quelque temps ses ravages, aussi bien clans la population civile que dans l'armée. Des nouvelles do Belgique, quo nous avions reproduites récemment, nous apprenaient qu'on y signalait ces temps derniers un certain nombre de cas d'indisposition sur 1 lesquels les médecins se montraient assez réservés. . Il n'y a plus à s'y méprendre aujourd'hui: la trop fameute maladie a gagné je pays presque tout entier, et c'est bien con-[ tre elle que l'on a à lutter. A Bruxelles, à Anvers, à Gand, dit-on, il y aurait beaucoup de gens malades ; mais c'est surtout dans le sud, à Charleroi, Namur et Mons, que l'épidémie semble avoir pris de l'extension avec une rapidité surprenante. Le Bo-rinage serait particulièrement atteint ; et il semble d'ailleurs que c'est dans cette ré-gicn, qui est la plus voisine du front, que le mal aurait commencé à faire son appa-. rition. A Charleroi, le service des trams aurait - dû, sinon s'interrompre complètement, du moins subir de notables modifications, en raison du nombre des employés indisposés. Plusieurs usines de la région, dont certaines qui travaillent pour les Allemands, ont, pour le même motif, suspendu leur fabrication. h Dans les campagnes, "l'épidémie retient également à la chambre de nombreuses personnes, do sorte que l'on redoute de voir las travaux des champs sa Souffrir. Empressons-nous d'ajouter qu'on ne signale jusqu'à présent aucun cas mortel. Le manque presque absolu de quinine gêne pourtant considérablement les médecins ; les produits pharmaceutiques sont d'ailleurs, , extrêmement rares, ayant été réquisitionnés, il y a déjà pas mal de temps, par les autorités allemandes. La lutte contre l'épidémie n'en est naturellement rendue quo plus difficile. Les boches racontent que la ,,maladie» espagnole" règne également dans les départements français envahis et' fait de nombreuses victimes dans l'armée allemande, , On se demande, avec angoisse, queis no ! seront pas les ravages effrayants que fera, l'épidémie parmi nos malheureux déportés occupés par les Allemands à travailler dans la zone militaire et qui vivent dans les conditions les plus déplorables. # * « Tous les malheurs frappent en même temps les populations de la Belgique occu-pée.On signale un peu partout d'innombra bles cas de pelade. Cette affection peu ra goûtante, qui afflige le système capillaire ei la barbe de beaucoup de nos compatriotes est évidemment • un nouveau cadeau qu nous vient des boches. Les passages et les mouvements conti nuels de troupes devaient infailliblemen avoir des conséquences d'un genre aussi d'é3 agréable. Plût au ciel qu'ils n'en aien pas de plus terribles! A Ssraaxeises Le Conseil communal de Saint-Gilles s'^ réuni jeudi, à 2 h. 1/2, en séance privée, a cours de laquelle on discuta la proposition d constitution d'une société coopérative pour 1 création d'une buanderie intercommunale question qui fut remise à une prochain séance pour examen plus approfondi. Des no minations, démissions et mises à la pensio: de membres du personnel enseignant furen ensuite décidées. On examina ensuite l'éven tualité de la constitution d'une garde commu n aie. La séance publique s'ouvrit ensuite. 0] reparla de l'ordonnance de police but le ^poctaoles cinématographiques : il fut question sérieusement cette tois d'appliquer les mesure déjà décidées. Le Conseil adopta ensuito rapl dement les comptes, et rapports de l'cxercio 1914 de l'ancienne caisse cle pensions, le pro jet définitif d'acte d'union intercommunal pour la créai on. d'une clinique commune d> psychiatrie; diverses demandes de majoration do crédit eu budget de 1917 des Hospice civils; l'ouverture et le programme des cour d'un lycée de jeunes filles, ainsi que l'amâ nagemènt de celui-ci, les devis pour l'équipe ment du gymnase du bâtiment scolaire de 1; rue de Bordeaux. Le Conseil, sans se prononce définitivement^ prit en considération une de mande de la Fédération des syndicats soeialis tes et neutres pour la majoration de 25 à Cl p. c. des salaires et pour la limitation de heures cle travail (8 heures par jour) du per sonncl des adjudicataires des travaux de li commune. La séance fut levée ensuite. * * ■* On annonce la conclusion d'un nouveau mate! de troisième") Orner de Boirillon-Gertsmans Cette rencontre aurait lieu à Bruxelles au dé but d'août. Elle constituerait une ,,belle" chaque adversaire ayant une victoire à soi actif. Rappelons cependant qu'Orner contest vivement sa récente défaite. « « • Le 1er juillet, entre 3 et 4 heures, , ni campagnard de Wambeek, Jean-Pierre Di Bisschop, âgé -cle 22 ans, était assassiné \ coupS de couteau dans un chemin de tra verse allant de Lombeek-Sainte-Catherine ; Wa-nubeek. Une commission d'enquête a im médiateonent quitté Bruxelles, pour inda guer sur le crime. L'exaben et l'autopsie di . cadavre ont eu lieu sans délai. On a pi mettre la main sur les coupables, qui 6on Léonard-Joseph Van de Mynsbrugge, mé tayer à Lombeek-Sainte-Catherme, et soi fils Jean-Baptiste. Tous deux ont été incar cérés. Les opérations militaires. Succès locaux pourjos armes i Iles! Les Anglais réalisent des progrès à l'est de l'étang de Bicke hiisch ei tout 280 prisonniers. — Les Français passent la Savières et font des attaques réussies en Champagne, La reiraite des Autrichiens en Albanie. < Sur le front belge. Coups de main de l'ennemi ropoussés. (Communiqué hebdomadaire.) Pendant la semaine écoulée, plusieurs coups de main tentés par l'ennemi sur nos postes avancés ont été complètement repoussés. Nous avons exécuté des incursions dans les organisations allemandes et ramené des prisonnière. L'artillerie ennemie a été moyennement active. La nôtre a exécuté de nombreux tirs de destruction et de neutralisation de batteries. Un ballon ennemi a été abattu en flammes.Sur le front occidental. Les Français progressent au sud de Longpont. (Comim-u'jhiquê officiel.) PARIS. 14. juillet. Ce matin les ^ Français exécutèrent une opération locale au sud de Longpont et avancèrent leurs lignes en dépit de la résistance de l'ennemi. Nous passâmes la Savières et nous fîmes une trentaine de prisonniers. / Le nombre des prisonniers que nous fîmes hier aux environs de Montdidier dépasse 600. Nous capturâmes plus de 80 mi-' trailleuses. Attaques locales réussies des Français en Champagne. (Communiqué officiel.) PARIS, 14 juillet. (Havas.) Au nerd de Montdidier des actions d'artillerie locales se produisirent, principalement dans la contrée du Bois de Senccat, près de Cantign} et dans le secteur de Cornay-en-Avonde. En Champagne ncs troupes de reconnaissance firent plusieurs attaques au cours desquelles elles firent des prisonniers. Sur le reste du front la nuit fut calme. PQ3 d'actions d'infanterie. ( Comm ui qu é offi ciel. ) PARIS, 14 juillet. (Havas.) La journée fut marquée par des actions d'artillerie in termittentes, principalement dans la con trée de Corcy. # Aucune action d'infanterie ne se produi si t. Actions diverses. (Communiqué officiel.) LONDRES, 14 juillet. (Reuter). Si Douglas Haig annonce: Des attaques enne mies à l'e6t do Locre furent repoussées. Ai , nord-ouest d'Albert et à l'ouest du Kem mel, ainsi qu'au sud et au sud-est d'Ypres l'ennemi fit des reconnaissances. Sur plusieurs points notre artillerie dé ploya de l'activité. Les Anglais font 280 prisonniers en Flandre (Communiqué officiel.) LONDRES, 14 juillet. (Reuter). Le ma réchal Haig annonce: Ce matin, à la suite d'une opération loca le réussie, nous avançâmes notre ligne î l'est de l'étang de Diokeibusoh et nous fî mes 260 prisonniers.. L'activité dans les airs. Haig annonce que le 13 douze avions en nemis furent détruits tandis quo quatre fu rent obligés d'atterir. Trois avions anglai manquent. Les Anglais lancèrent 4£ tonne do bombes au cours de la journée et 110( bombes, pesant ensemble 119 tonnes, pen dant la nuit sur les camps, les chemins d< fer, les trains et les "transporta ennemis Tous les appareils qui prirent part au bom bardement de nuit rentrèrent. L'opération à l'ouest de l'Avre. PARIS, 14 juillet. (Havas). Les troupe; françaises ont attaqué vendredi matin, l l'ouest de l'Avre, sur -un front d'enviroi sept kilomètres, entre le nord du bois Sene cat et le bois de F Arrière-Cour. .11 s'agissai' d'enlever aux Allemands, qui les cocupaien: depuis la fin de mars, les abords du pla teau de Rouvrelles qui domine à cet endroi' la région comprise entre l'Avre, la rivièr< do Moreuil et la vallée de la Noyé, où pass< la grande lisrne ferrée Paris—Amiens Après une préparation courte mais d une extrême violence les troupes françaises se lancèrent à l'attaque à 7 heures 30. Dès huit heures Castel était enlevé. Malgré une très vive résistance, faite par de nombreuses mitrailleuses, la ferme Arcihin était enlevée à 8 heures 10. Le bois du Gros-Hêtre et le bois des Brouettes étaient enlevés à 8 heures 25. L'ouvrage de Hambourg était enlevé à S heures 20. Ncs soldats partaient à 9 heures 45 à l'attaque clu bois de Tillot, dc^nous gardions les lisières ouest; à 10 heures 30 notre avance a atteint et au delà tous les objectifs, dépassant en certains on-drois une profondeur de deux kilomètres. Sur le front italien. Pcs d'événements importants. (■Communiqué officiel ) [ ROME, 14 juillet. (Agence Stefani.) On 1 signala les action^d'artillerie habituelles, par - intervalles plus intenses, dans le secteur de la 1 partio est du plateau d'Asiago. , Des troupes ennemies qui avancèrent au > nord du défilé de Borcola furent dispersées pai notre feu. i Sur la Sorne une nouvelle attaqua de patrouil-fc les et de détachements ennemis fut repoussée. Au cours d'un combat aérien trois avions ennemis furent abattus. j_ Les généraux Catfoma, Porro et GapoMo en disgrâce. ? PARIS, 13 juillet. (Reuter). Suivant 5 l'j.Echo de Paris" les généraux Cadoraa, " Porro et Capello ont été destitués avec perte ' de-grade et de pension. i Les opérations dans les Balkans La retraite autrichienne en Albanie. PARIS, 14 juillet. Communiqué du 12 - juillet: Escarmouches de patrouilles sur la 1 Strouma, où les Grecs repoussèrent un détachement bulgare, et dans la boucle de la Tcherna. ) Action d'artillerie réciproque aux envi-i rons^do Doiràn, à l'est du Vardar ert dans - via région des lacs. l 'Au cours des combats aérieiis un aviateur bulgare fut contraint d'atterrir tout près d'e Doiran. . 1 En Albanie les Autrichiens se sont retirés sur une ligne près de Rastani. Le nombre des prisonniers faits par les Français i comporte 470. Il se confirme que les Autri-3 chiens subirent cie très fortes pertes au cours de leur retraite. Les Français chassent l'ennemi du village tfe Hill et occupent Gramsl. (Communiqué officiel.) PARIS, 14 juillet. (Reuter.) En Albanie nous avons étendu notre succès. Nous avons chassé l'ennemi du village de Hill, au oonfluent de la Tomorica et de la Devoli. Nou occupâmes également Gramsi, sur la rivé droite de la Devoli. Succès locaux Italiens sur to front Semem*3erat. (Communiqué officiel.) ROME, 13 juillet. En Albanie ncr. troupes demeurent en contact avec la nouvelle 5 ligné ennemie. Au nord do Seaneni et à l'est do la Basse Devoli £au nord cle Berat) nos troupes attaquèrent'et dispersèrent des détachements ennemis dans la nuit clu 12. Le nombre des. Autrichiens^ faits prisonniers depuis le 6 comporte* 1800, dont 31 officiers. Les succès franco-italiens en Albanie. PARIS, 13 juillet. (Havas.) Le corres-» pondant du ,,Petit Parisien" au front balkanique écrit au sujet des succès réalisés par les alliés en Albanie : Ce furent de difficiles mais triomphales journées. L'élan des troupes fut brillant. La grande quantité de butin capturé montre que l'ennemi nourrissait de vastes plalîS. Nos pertes furent insignifiantes, celles de l'ennemi, par contre, très fortes. Nouveaux détails sur les opérations italionnei en Albanie, PARIS, 14 juillet. (Havas.) L'opération par -laquelle les troupes italiennes d'Albanie occupèrent la orêta de Mala^astra et les villes de Fieri et de Berat, atteignant la ligne du Semeaii, était commencée dans la matinée du 6 juillet. A i'cs't des troupes» italiennes de3 détachements français, avançant entre Tornica et Devoli, prenaient d'assaut le Mari Ivergir, point dominant def la ligne séparant les eaux des deux rivières. Les colonnes d'infanterie italiennes et lés bersaglieri, par un larg© mouvement de cou-version à droite, se dirigeaient vers le nord le long de la; mer, après avoir traversé la Vojussa; les colonnes d'infanterie italienne, domptant la très forte résistahee do l'ennemi, prirent d'assaut les hauteurs entre La vani et la monastère Pojani (qui domine la route de Fieri), pendant qu'une manoeuvre brillante des escadrons do cavalerie, s'élançant en avant entre le>3 hauteurs et les marais, permettait aux Italiens de tomber hardiment sur Fieri et d'atteindre aussi les ponts Nedali qui furent détruits. En attendant, au centre l'infanterie et les bersaglieri se frayaient de vive force les chemins de Berat, "faisant tomber par une doublé action enveloppante combinée avec l'attaque frontale les barrages très fortifiés de Cafaglava et d'Asbear. La marche en avant des troupes italiennes continuait rapidement au cours des journées du 8 et du 9. L'ennemi, pressé sur 18 front par l'infanterie, menacé aux épaules par la cavaleriet qui remontait rapidement le Senieni,' fut forcé de céder et d'ordonner lo repli vers le' nord de la rivière. Les Italiens avançaient à travers une vaste région parsemée de traces de la retrait précipitée de l'ennemi qui opposait seulement la résistance de ses groupes d'arrière-garde et qui cherchait à détruire, sans toute fois y peç-venir, le matériel et les dépôts de munitions abandonnés. Les troupes italiennes furent accueillies en libératricos par la population de JBérat. L'importance stratégique du résultat atteint paraît beaucoup plus évidente en raison de la topographie des lieux qu'en raison des résultats tactiques, obtenus, qui sont tout de même importants, à savoir : pertes infligées à l'ennemi, prisonniers et matériel capturés. Et cela parce que, à la différence des autres théâtres de la guerre où les troupes saturent pooir ainsi dire le terrain, l'occupation du territoire est faite en Albanie p^r des détachements placés sur des points d'importance militaire et éloignés les uns des autres. L'oo-cupation de la chaîne de montagnes de Ma-lacastra, qui se dresse sur la plaine marécageuse de la Voiussa inférieure, est de grande importanoe. Maîtres de cette chaîne pendant 2 années entières, les Autrichiens entravaient toute l'étendue italienne. Les brillantes opérations déjà effectuées en Albanie au courts de cette année avaient poussé vers le nord la ligne entre la Vojussa et i'Osum supérieur, mais à l'aile gauene l'occupation italienne ^ avait été immobilisée sur la Vojussa infé-. rieure. Les tentatives faites en juin 1916 donnèrent aux Italiens quelques avantages tactiques sans changer la situation général de l'ennemi • qui dominait toujours la Mala-castra et occupait iFieri et Berat. L'heureuse opération de ces jours derniers donna aux Italiens la possession de l'entière région entre la Semeni et la Vojussa et celle des 2 florissantes cités. Tous les journaux italien posent longuement le détail des opérations qui se sont déroulées en Albanie et citent avec satisfaction: des commentaires sympathiques de la presse alliée qui leur donne leur juste valeur. On apprend maintenant que les troupes autrichiennes se concentrent sur les positions de El Bessan et' dominent toute, la villée do Soumbi pour défendre la plaine de Durazzo. L'opération italienne en Albanie a donné un gai,n territorial se chiffrant exactement par 1800 kilomètres carrés de terrain occupé. : fa! enthousiasme hs te pays alliés. Dans plusieurs villes américaines, anglaises et italiennes des • / : nn ^0 i.» f PUftP.R. inaistB&oiaiiussù iiiigJuotztiiiGo ao fji u France et Etats-Unis. PARIS, 14 juillet. (Havas). Le „Sta and S tripes", journal officiel du corps es péditionnaire américain, publie le messe ge suivant de M. Poincaré : ,,Le peupl américain a organisé en l'honneur de 1 1 fête nationale française do grandes mani festations d,e sympathie dans les principal* villes des Etats-Unis et fit parvenir e Franco des témoignages d'amitié nombreu et émouvants. Je ne veux pas manquer l'ex . casion d'adresser aux forces du corps exp< s ditionnaire américain un message d'espé ; ranoe et d'admiration. Je salue et applau ) dit les braves soldats que le général Pei shing commande avec une tell# autorité ; il , peuvent être sûrs de recevoir <io tous les he bitants et çle tous leurs camarades un fratei nel accuel. Nous avon^ tous les mêmes but et formons les mêmes résolutions: Poursu: vre la guerre de toutes nos forces jusqu'à 1 victoire commune pour délivrer lo moud i de la domination allemande et fonder 1 - paix sur la justice. Unis et déterminés nou l réaliserons notre but et bientôt célébreron ensemble 3a délivrance des nations et la ré paration des droits transgressés. Vive 1 grande République américaine! Vive 1 président Wilson!" ;,Le ,,Star and Stripes" publie égale ment ce message du général Joffre: ,,D ! même que les Américains fêtent leur 4 jui' let, la France célèbre le. 14 juillet la fêt «/" • de son indépendance nationale. En ces 2 r ' jours solennels le coeurs américains et fran-. ! çais battent à l'unisson. Tous comprennent ; que le moment approche où, grâce à leurs Q efforts communs, la défaite de 1 Allema-, | gne permettra à toutes les nations libres do ! célébrer enfin l'independance du monde, i Lo 14 juillet jour de fête offfloieS. T NEW-YORK, 14 juillet. (Reuter.) Les K gouvernements de plusieurs Etats de 1 Ame-!_ rique du Nord ont proclamé le 14 juillet comme jour de fête officiel. A Washington on prépare pour le 28 juillet une grande manifestation à ^'occasion de la cowîmémoration de la déclaration de guerre à la Serbie. Le président Wilson a envoyé un téle-~ gramme au peuple français dans lequel il déclare entre autres encore une fois que les Etats-Unis s'unissent à la France dans la lutte pour la paix et le droit. é q Le générai pershing à M. Clemenceau, a PARIS, 14 juillet. (Havas.) Le général s Pershing a adressé à M. Clémençeau le télé s gramme suivant : ,, A l'occasion clu 14 juil-* let, en ce jour qui symbolise la volonté et a, la détermination de la France, je tiensx à y renouveler l'expression de mon admiration pour le courage splendide de son peuple et la vaillance de ses soldats. I^ous, membres o des forces expéditionnaires américaines, - nous trouvons dans son héroïsme une souroe e inépuisable d'inspiration et "de courage'-',

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