L'écho belge: journal quotidien du matin paraissant à Amsterdam

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s.n. 1918, 14 Fevrier. L'écho belge: journal quotidien du matin paraissant à Amsterdam. Accès à 23 juillet 2019, à https://hetarchief.be/fr/pid/vx05x26q2b/
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gêtam L'ECHO BELGE L'Union fait la Force. Journal Quotidien du matin paraissant en Hollande Belge est notre nom de Famille. HM! — Toutes les lettres doivent être adressées au bureau de rédaction: N. Z. VOOBBURGWAL 334-240, AMSTERDAM. Téléphones: 2797 et 1775. Rédacteur en Chef: Gustave Jaspaers. Comité de Rédaction Re"é Chambry' Abonnements: Hollande fl. 1.50 par mois. Etranger fl. 2.00 par mois.^ Pour les militaires au front et les militaires internés en Hollande fl. 0.75 par mois payable par anticipation. Annonces: 15 cents la ligne. Réclames: 30 cents la ligne. Et la Roumanie? Et la. Roumanie? Une dépêche de Bâle a parlé d'un ultimatum de Mackensen, ie général commandant les armées austro-allemandes en Moldavie, au commandant en chef de l'armée roumaine. La Roumanie aurait eu quatre jours, délai qui expire aujourd'hui, pour te décider à conclure la paix. Cette nouvelle a poux elle d'être vraisemblable. Forcée par sa situation et les circonstances, l'armée roumaine a dû participer à l'armistice conclu par les Russes. Et si, aujourd'hui où les Russes ont démobilisé et où l'Ukraine a fait la paix, la Roumanie «n'a pas encore suivi l'exemple de l'Ukraine, c'est parce que le3 Roumains, qui sont un peuple latin, ont le sens de l'honneur. Mais à l'impossible nul n'est tenu. Que 3« Roumanie refuse de faire la paix et la ' /voici réduite à merci, prise entre l'enclume austro-allemande et le marteau bulgare. '.Une courte lutte héroïque, suivie^ d'un écrasement total, voilà les seules conséquen-c66 du refus roumain de faire la paix. Et pourtant tout indique que la Roumanie ne s'y résoudra qu'à la toute dernière extrémité. Ce que nos ennemis cherchent dans •la paix en Orient, c'est un accroissement de forces, un accroissement de forces d'ordre 'économique plutôt que militaire. Et, ce que 'los Centraux veulent des Roumains, c'est du •blé et des huiles, c'est un traité commer-'cial qui leur permette de mettre ce pays en coupe réglée comme ils ont fait de l'Ukraine. Or, les Roumains, qui sont les alliés fidèles des puissances de l'Occident, ne prétendent pas trahir nos intérêts. La félonie russe ne fait pas nécessairement boule de neige. Mais, encore une fois, la situation de la Roumanie est telle que les s.lliés, qui ee trouvent dans l'impossibilité absolue de lui venir en aide, ne pourraient pas lui imputer à mal de signer un traité arraché par la jviolence. Nous pouvons croire que la diplomatie des.alliés, qui est toujours en rapport avec le gouvernement de Jassy, ne sera pas demeurée inact-ive. Elle a un rote difficile et délicat à jouer. La politique, c est 1 art du possible ; elle est essentiellement opportuniste. Et s'il est vrai que la Roumanie ee trouve contrainte par la force, le parti qu'elle peut néanmoins tirer des circonstances ne doit pas engager l'avemir à notre dolrimeiit. Un ballon d'essai, lancé à Sofia, éveille notre méfiance. La quadruplice n'a qu'un intérêt de rancune à humilier la Roumanie. L'Autriche ne possède déjà que trop de territoire roumain pour en désirer encore davantage. Par contre la Bulgarie a occupé la Dobroudja et prétend la garder. A Sofia on est pratique. Si l'on résoud ce problème de garder la Dobroudja sans se créer de la Roumanie voisine un ennemi mortel qui m'attendra que la première occasion pour prendre sa revanche, ce aéra tant- mieux. Et, précisément, l'occasion 6e présente d'offrir à la Roumanie une compensation magnifique et à peu de frais puisqu'elle se fera au détriment des Russes. Donnons la Bessarabie à nos frcres roumains, disent les Bulgares. Et l'offre a vraiment de quoi séduire. Déjà les Roumains, en hostilité ouverte avec les maximalisées, ont occupé la majeure partie de cette Bessarabie qu'ils cnt dû céder à la Russie tsariste en 1878, pour prix du secours que les Russes leur avaient prêté contre les Turcs. Us ont vu là une compensation légitime, et à juste titre. La Russie se décomposant, tombant en pièces et morceaux, quoi de plus naturel que la Bessarabie roumaine fasse retour aux Roumains? Or, c'est un droit naturel que les Bulgares ont trop d'intérêt à faire reconnaître par leurs alliés allemands pour qu'ils V aient pas déjà tâté le terrain auprès du Gouvernement allemand. Il y a des chances bour que ce derniér entre dans les vues du gouvernement de Sofia, mais il y mettra des conditions qui équivaudront à un pacte 'i'alliance avec la Roumanie. Il lui imposera son amitié. Le tout, pour nous, c'est que cette amitié ne soit pas partagée-. Encore une fois nous avons confiance dans les Roumains mais, à dire les choses telles qu'elles sont, nous n'avons provisoirement rien à leur offrir (tandis que l'Allemagne est absolument maîtresse de la situation-. Charles Bernard. • 2e Qtis nos ennemis pensent ie la prochaine offensive. De la ,,Neue Freie Press" de Vienne: Le front occidental se caractérise par sa , forme généralement rectiligne, par le groupement extraordinairement dense et profond des troupes, par l'abondance des engins de guerre, par la puissance des fortifications, par le nombre et la perfection des engins de 1 transport. ] Il compte au moins trois fois plus de forces combattantes que le front italien, d'étendue à peu près égale, n'en comptait au début de notre dernière offensive; les troupes qui le garnissent sont de premier ordre. La colonne vertébraJe de ce front est con- ! sbituéejpar de3 masses ,,colossales" d'artillerie qui oint à leur disposition des quantités 1 presque illimitées de projectiles, sans parler 1 des mortiers de tranchées et des tanks. Et °n a reconnu de tout temps la précision du F tir de l'artillerie ennemie. * De plus, la ceinture des fortifications Permanentes françaises — bien que la guerre ait proclame la faillite de ces ouvrages de défense — doit être considérée cornue un facteur de combat de toute premier^ ; WftBoartapfie gui, joint a,UKc autres _ fagteurs, < augmente considérablement la puissance de résistance -des, armées ennemies. Cet avant tage annule l'inconvénient que présente, du côté de Verdun, la disposition des lignes françaises oui s'enfoncent en coin dans les positions allemandes. Car, si les Allemands veulent effectuer la percée dans cette région, leur tâche sera formidablement gênée par les grandes fortereâses françaises. Et d'ailleurs, les autres fortifications de campagne se présentent aussi comme redoutablement puissantes. En outre, le réseau des voies de communication à l'arrière du front est d'une richesse extrême; voies ferrées et trains automobiles peuvent effectuer (des transports de troupes avec la plus grande rapidité et permettre ainsi de boucher presque immédiatement les trous qu'une offensive aurait produits dans les lignes Ainsi., quand on envisage la réalité avec toutes les ressources du calcul, il semble que l'on doit se dire: une percée est impossible sur un pareil front. Et cependant, rien m'est impossible au génie. (1) Il faudrait effectuer une percée 6ur un front de vingt à vingt-cinq kilomètres et sur une profondeur de 15 kilomètres au moins; ainsi seulement des troupes de manoeuvres, avec une artillerie et des engins à elles, pourraient avoir assez d'espaces pour exploiter un succès. Ce gain de terrain aussi considérable, jamais dans les attaques qui se sont.produites, au front occidental, 1 adversaire ni les Allemands m'ont pu le réalise-r d'un seul coup; et c'est là déjà une indication des difficultés énormes que présente, sur ce front, une tentative de percée. Encore faut-il au début une supériorité relative en hommes et en matériel — et le facteur surprise, qui doit jouer dans un tel cas un rôle presque prépondérant, voit ses ohances diminuer de jour en >jour. (1) Quel génie? Ilindonburg ou Liidendorff? Boroevic ou Potiorek? Laissez-nous rire! (Red.) »gJ.>—{D-—Mtr. Lliieiiiagne peut-elle tirer taiicoiip de blé lie la tais? Raymond Racouly écrit dans le ,,Figaro" : J'ai, l'année dernière, traversé, par deux fois, du nord au sud, la Russie toute entière, pour aller en Roumanie, d'abord, puis au Caucase. Dans certains buffets de gare, oommo à Pétro-grade d'ailleurs, lo pain manquait ou bien vous ne trouviez qu'un pain noir immangeable. Cent kilomètres plus loin, des paysannes au fichu rouge, au corsage bariolé, veraient nous offrir, par grandes corbeilles et pour quelques kopecks, des petits pains tout blancs, croustillants, dorés, délicieux commo un croissant. Disette absolue en un point ; pléthore de vivres non loin de là : c'est toute la Russie, et vous avez là une des causes, peut-être la principale cause de la Révolution. Voyons maintenant, dans quelle position va se trouver l'acheteur austro-boche vis-à-vis des vendeurs petits-russiens. La désorganisation des chemins de fer s'est effroyablement accrue ces derniers temps. Les Boches, qui, à cet égard, ont déjà les plus grosses difficultés chez eux et qui, en définitive, ne font pas de miracles, ne sont guère en état d'y remédier sérieusement, car ce qui manque le plus c'est le matériel, ce sont les locomotives devenant de plus en plus poussives. Et le matériel fait également défaut en Allemagne! La question du transport constituera donc pour l'acheteur allemand le même obstacle qu'il a jusqu'ici constitué pour le Russe. Ce sera un très gros obstacle. Le paysan, d'autre par, qui hésitait à échanger son blé contre du papier, ne montrera pas plus d'empressement quand on lui présentera des billets de banque avec l'effigie du kaiser au lieu de cello du tsar. Tsar ou kaiser, c'est toujours pour lui du papier, c'est-à-dire quelque chose dont il n'a que faire. Il veut des marchandises. Les vêtements, les chaussures, les Allemands, qui n'en ont pas pour eux, ne sauraient les lui donner. Peuvent-ils lui vendre des machines agricoles? Dans une certaine mesure peut-être, et aussi de menus objets, aiguilles, couteaux, ciseaux, rasoirs (ceux-ci de moindre demande, puisque le moujik laisse croître une barbe fluviale). Mais les possibilités de ce troc demeurent assez limitées. On ne peut donc pas raisonnablement s'attendre à voir l'Allemagne tirer de la Russie, du moins pour l'instant, des quantités considérables de grain. La vie chère en Belgique occupée Voici un aperçu de quelques pris de tissus à Liège (prix des courtiers au 20 novembre 1917) : 1 Tissus genre Eeeloo (valant avant la guerre 3 fr. 50 le mètre), valent actuellement de 40 à 1 45 fr. le mètre. Le peigné fantaisie (qui valait 7 fr.), 80 fr. le mètre. Le drap d'Elbeuf (largeur 1 m^ 50), vaut 135 fr. le mètre. Le drap le Verviers (largeur 1 m. 40), 100 fr. le mètre. La serge bleue (largeur 1 m. 40), de 80 à 120 fr. ] e mètre. La gabardine (largeur 1 m. 40), de 40 J a. 45 fr. le motre. Le molleton d'enroulage et 4 'qui valait 0 fr. 25'nt île couverture, 19 fr. 50 le mètre. Le molleton 1 le doublure do 12 à 15 fr. le mètre. La coton- * nette (qui valait 0 fr. 25), de 5 fr. 50 à 7 fr. 1 ie inètre. Le satain français de 19 à 20 fr. le mètre. Les adrianoples de 0.70 de largeur, 3 fr. 50 le mètre et le calicot imprimé, de 6 à 1 .2 fr. le mètre. Le tennis (largeur 0.75), de 10 1 i 15 fr. le mètre. La bobine de fil pesant brut 200 grammes — .2 in/yards de surage — coûte 40 fr. la pièce, iandis que la petite bobine de 500 yards ordi-îaire vaut 4 fr. —«3— Plus rien à prendre ? Nous trouvons l'aveu suivant dans un ar- i icle de la ,,Reinisch-Westf. Ztg." du 21-1- c 918. L'article est intitulé : ,,Le district aile- c dand de Siegerland" (la crise des trans- c :orts). r ,,Les arrivages de mitraille sont encore r uffisante, bien que les arrivages des pays ] coupés aient encore aussi diminué". t c il y a un an ljf. février 1917: Lez Britanniques s'em-jarenl d'une vosition ennemie au sud de. rf.amlecpyrt. En Belgique. Contre le Conseil des Traîtres Toute iîa Flandre protesteI Dignes protestations des Conseil$ communaux de Bruxelles et d'Anvers ainsi que des conseillers provinciaux du Brabant.— Que les Boches ne se fassent pas d'illusions sur le Conseil des Traîtres. Les baïonnettes boches au secours des Traîtres, xjiuus avons pu.uiie ie oexte ae ia belle protestation envoyée au nom du Conseil communal de G and au chancelier de l'empire, protestation qui dit assez clairement ce que pense la population de la Ville d'Artevelde du fameux conseil des traîtres. A leur tour,. les administrations communales de Bruxelles et d'Anvers ainsi que les Conseils communaux réunis du Grand Bruxelles auxquels se sont joints tous les conseillers provinciaux du Brabant viennent d'envoyer au comte von Hertling une protestation aussi digne qu'énergique. Voici d'ailleurs le texte de ces documents qui constituent des pages admirables dans l'histoire de l'occupation de la Belgique:Protestation du Conseil communal de Bruxelles Bruxelles, le 4 février 1918. Excellence, Nous ne saurions vous cacher la profonde émotion qui s'est emparée de notre popidation lorsqu'elle a lu, sur les murs de Bruxelles, le texte d'une afficihe d'un prétendu „Conseil des Flandres" proclamant l'indépendance de la Flandre. Une i>areille déclaration, s'il fallait la prendre au sérieux, aurait pour signification que la Belgique serait désormais démembrée, en d'autres termes qu'elle doit disparaître en tant qu'Etat. Comme l'occupation étrangère n'a pas mis fin à l'existence politique du pays et que les lois nationales n'ont pas cessé d'être en vigueur, nous ne saurions attacher la moindre valeur aux actes du dit ,,Conseil des Flandres", soit au point de vue du droit public interne, soit au point de vue du droit des gens. Nous n'avons d'ailleurs pas l'intention d'insister sur des considérations d'ordre juridique. Mais en qualité de membres du Conseil communal de Bruxelles, nous devons protester avec d'autant plus d'énergie contre l'idée que le ,,Conseil des Flandres" puisse, si peu que ce soit, se dire l'interprète des sentiments de la population flamande du pays. ÎSous ne voudrions pas qu'en Allemagne et ailleurs on 6e fit illusion à cet égard, et c'est afin de dissiper une erreur possible que nous avons cru pouvoir nous adresser à votre Excellence.Nous n'ignorons pas qu'il existe en Belgique une question flamande et qu'elle doit être examinée et traitée dans un esprit de conciliation et d'équité. De nombreuses lois ont été édictées en vue de donner satisfaction aux voeux de la population flamande, et il est possible que cette oeuvre doit être poursuivie. Ce sont Là des problèmes à régler exclusivement entre Belges. Mais il est hors de doute que l'on rendrait à la population flamande du pays les plus détestables services en voulant l'isoler du reste de la Belgique. Son développement intellectuel, économique, politique s'en trouverait irrévocablement compromis. On ne saurait faire abstraction d'une longue tradition historique. Voilà des siècles que Flamands et "Wallons concurrent en Belgique à une oeuvre commune et cetto oeuvre, quoi qu'en puissent penser quelques ,,aktdvistes", a été grande et féconde.- Nous sommes fermement persuadés que l'ave-nir de la civilisation flamande exige qu:une étroite union subsiste entre la région flamande et les autres régions du pays. Nous avons plus d'une fois élevé la oix au nom de l'intégrité nécessaire de la Belgique. Nous le faisons une fois de plus, avec la conviction profond'e que nous sommes les défenseurs de la cause flamande elle-même. La population flamande aurait pu à la rigueur se méprendre au sujet de ses véritables intérêts; mais, en réalité, elle ne s'est jamais laissée tromper. Elle sait parfaitement à quoi s'en tenir. Elle ne veut pas la dissolution du pays. Elle n'aspire qu'à se développer librement dans les limites d'une patrie une et indivisible. Le Conseil des Flandres et" ses quelques sôc-tateurs ne trahissent pas seulement les intérêts le la population flamande; ils méconnaissent profondément ses intentions et réclament en ion nom une séparation dont elle ne veut en îucune manière. On ignore peut-être en Allemagne que les nombres du Conseil des Flandres sont des liom-nes dépourvus de toute espèce de crédit ou de îotoriété. Que l'on consulte soit individuelle-nent, soit collectivement, ceux qui pnt quelque lroit de se dire les interprètes de nos popula-ions flamandes ; on verra ce que sera leur épouse. Que l'on s'adresse notamment aux rorps politiques dans lesquels siègent les hom-nes désignés par le suffrage de leurs conci-;oyens.Le ,,Conseil des Flandres" ne représente que ui-même. Nous ne savons quelles pourraient >ien être les personnes dont il tient le mandat [ii'il s'attribue. A supposer que l'on voulut con-ulter la population flamande sur la disjonction lu pays, encore devrait-on permettre aux adver-aires d'une telle mesure de s'exprimer en toute ndépendance par l'organe des réunions publiées et par la voie de la presse. Rien de pareil l'a lieu. La liberté de la presse et la liberté le réunion ont été suspendues. Les activistes ont seuls autorisés à parler et à écrire. Aucune ontradiction n'est permise. Dans ces condi-ions, les déclarations des ,,activistes" et le îécret du ,,Conseil des Flandres" doivent être nvisagés comme n'étant que des manifestations e particuliers obscurs, lesquels, à aucun titre, e sauraient prétendre à influer sur les destinées de la Belgique. L'opinion que nous venons d'énoncer est expression absolue de la vérité. Nous 6ouhai- c ons que cette vérité soit connue à l'étranger et 'est là le motif qui nous a déterminé à nous s dresser au chancelier de l'Empire. â Veuillez agréer, Excellence, l'assurance do n otre haute considération, n Par le Collège, a Le Secrétaire, Le Collège, n (s.) M. .Vauthier. (g,) J";. Steens. I . « 'Jitrjidisun ue:> uuiis-.it!suri» communaux uu Crand Bruxelles et des conseillers protfn* ciaux de la province du Brabant. Bruxelles, le Excellence, 1 Sur les murs de Bruxelles a été récemment appliquée une affiche en langue flamande. On y 'lit le texte d'une proclamation émanant d'un Corps qui s'attribue le titre de ,,Conseil des Flandres". Cette proclamation, signée par des personnages assez peu connus, nous apprend que le ,,Conseil des Flandres" a décrété solen-' nellement, le 22 décembre 1917, l'indépendance complète de la Flandre. Nous nous abstiendrons *pour le moment de qualifier la conduite de particuliers qui, au moment où notre armée lutte héroïquement pour la liberté, pour l'honneur, pour le salut du pays, déolarent que la Belgique a cessé d'exister. La conscience publiquo a déjà prononcé le mot qui sert à caractériser les actes de ce genre. Nous abandonnons les acteurs de la proclamation au jugement de l'histoire. Nous ne nous occuperions pas davantage de cet incident, si nous n'avions lieu d'appréhender que le prétendu Conseil des Flandres" est avant tout un instrument docile qu'utilise le pouvoir occupant pour la réalisation d'une politique qui lui est propre. Autant qu'on en peut juger, i cette politique tend à la dissolution du pays, à sa division en deux fragments, à savoir une partie flamande et une partie wallonne. Si lo peuple belge était seul appelé à faire connaître sa manière de voir au sujet d'un semblable essai de désintégration, il en ferait très promptement justice. Mais il est nécessaire, pensons-nous, cjue toutes les Puissances, tant belligérantes que neutres, soient averties des inquiétudes qu'éprouvent en Belgique des patriotees éclairés. Ils craignent qu'au cours des négociations diplomatiques qu'entraînera la conclusion d'une pais, l'Allemagne ne cherche à faire valoir certaines combinaisons qui seraient incompatibles avec l'intégrité de la Belgique et qu'elle n'in-roque dans ce but le prétendu voeu de la popu- i Iàtion flamande. Dans cet ordre d'idées elle se ; réclamera vraisemblablement de la proclama- 1 tion du ,,Conseil des Flandres" ainsi que des ! autres actes accomplis par celui-ci. C'est pour- I quoi nous tenons à affirmer, avec toute l'éner- ] gie dont nous sommes capables, que le ,,Conseil j des Flandres" n'est rien, qu'il ne représente rien et que, spécialement, il n'est ^nullement | l'interprète des sentiments de la population flamande. Il est tout simplement l'organe d'un groupement assez peu nombreux, qui est . connu sous le nom de ,,parti activiste". Les adeptes de ce parti substituent à la Flandre que nous connaissons, que nous aimons, que nous honorons, une Flandre fictive, laquelle n'a jamais existé que dans l'imagination aigrie d'un petit nombre d'ambitieux et d'exaltés. Ceux-ci voudraient nous faire croire que, depuis que la Belgique constitue un Etat indépendant, c'est-à-dire depuis très d'un siècle, la région flamande du pays s'est trouvée dans la situation d'un territoire conquis et opprimé. C'est une conception insensée. Les provinces flamandes n'ont pas cessé de jouir des mêmes institutions que le reste du pays. Ces institutions sont franchement démocratiques. La population flamande a nommé librement des députés et des sénateurs. Elle 2st représentée par des Conseils provinciaux 3t par de nombreux Conseils communaux. D'innombrables associations politiques, scientifiques et littéraires sont les organes de sa rie intellectuelle et morale. A-t-on constaté qu'aucun de ces corps constitués, ou qu'aucune de ces associations ait jamais réclamé, soit, avant la guerre actuelle, soit depuis que la guerre a éclaté, le démembrement de la Belgique? A supposer que l'on songe à faire plus tard état de la volonté de a population, serait-il convenable que l'on fit totalement abstraction de corps politiques an-ïiens et respectés, au sein desquels siègent les hommes honorables et connus, redevables le leurs fonctions au libre suffrage de leurs concitoyens ? Le Conseil des Flandres no tire son autorité lue de lui-même. Il prétend que ses pouvoirs lérivent du vote d'un landtag flamand réuni e 4 février 1917. Mais il est impossible d'obte-îir des renseignements quelque peu précis xmehant la composition de ce landtag. Do iiêmo quand le Conseil des Flandres annonce ju'il dépose son mandat, qu'il cherchera un ►aptême nouveau dans une consultation popu-aire, qu'il veillera à la réunion d'une Consti-ution? on se demande vainement de quels éléments se composeront' ces comices d'un nou-eau genre. Ou plutôt, on ne le sait que trop, t le ,,Conseil des Flandres" est, sur ce point, bsolument en aveu. On ne s'adressera qu'aux ;roupements qui vont procéder à la désignation e nouveaux Conseils provinciaux. Bien plus, es activistes n'ont pas hésité à faire nommer tour le Brabant un Conseil provincial par des adividus qui sont entièrement étrangers à otre province. Quant au peuple flamand proprement dit, il L'en est pas question. Nulle part n'apparaît le ésir de l'interroger. Si l'on se place au poinu lo vue du droit des gens, il s'est produit ici un buB et sur lequel nous devons insister, lrfi pro-lagande à laquelle se livre le ,,Conseil des Sandres" et ses sectateurs se poursuit avec 3s encouragements et sous les auspices du pou-oir occupant. Il n'est pas permis d'opposer à etto action une action ep. sens contraire. La iberté de réunion et la liberté de la presse sont uspendues. Les flamands activistes sont seuls dmis à en bénéficier. Il est donc " possible au ouvoir occupant et à sès partisans d'émettre outes les affirmations qu'il leur plaît, sans u'il soit loisible aux citoyens belges de les oon-redire, de protester, de donner une expres-ion à la douleur ou à l'indignation dont leur me est remplie. On travestit systématique-lent, sous leurs yeux, les sentiments de l'im-îense majorité du pays et ils sont condamnés u /silence! Il est un dernier point sur lequel i ous voudrions attirer l'attention de votre Ixcellence. Il touche çlus spécialement les Com munes de 1 Agglomération bruxelloise. Dans une réunion publique, qui s'est tenue le 20 janvier 1918 au théâtre de l'Alhambre, certains orateurs activistes ont manifesté ^intention de faire la conquête de la capitale. La population bruxelloise attend cet assaut avec le dédain qu'il mérite. Mais elle excusera malaisément les insultes qui ont été proférées à son adresse On lui a déclaré que, si elle ne se laisse pas flamandiser, elle restera un objet de dérision pour le monde. De tels outrages l'honorent. La ville de Bruxelles a une claire conscience de son rôle historique et politique. Capitale d'un royaume dans lequel les deux langues sont usitées, séjour d'une population qui parle le français et le flamand, son ambition persistante a été de concilier des tendances distinctes, mais nullement contradictoires, et, par là, de fortifier l'unité du pays. Jusqu'à présent elle y a réussi. Aucune hostilité n'existe à Bruxelles entre Flamands et Wallons. Tous nos enfants sont Belges au même titre. C'est pour une Patrie indivisible qu'ils vivent. C'est pour elle qu'ils savent mourir. Cet amour fait aujourd'hui leur force. Ii sera pour eux un éternel titre d'honneur, alors quef dans un avenir prochain, les déclamations et les manoeuvres des ,,activistes" seront considérées comme -un phénomène transitoire et morbide, sur lequel, dans l'intérêt de la Patrie, on cherchera pieusement à étendre le voile de l'oubli. 3^es idées et les sentiments que nous venons d'énoncer sont ceux de notre Conseil communal tout entier. Ils sont partagés par tous les Conseils communaux de l'Agglomération bruxelloise qui ont déclaré s'associer à notre protestation. Nous sommes autorisés à dire que celle-ci a obtenu également l'adhésion de tous les conseillers provinciaux de la province du Brabant. Nous vous prions d'agréer, Excellence, l'assurance de notre haute considération. Protestation du Conseil communal d'Anvers. A son. Excellence le Comte von Hertling, Chancelier de l'Empire d!Allemagne, à Berlin. Anvers, le 29 janvier 1918. Excellence, Par un message paru le 19 janvier 1918, le soi-disant Ra\vd van Y laanderen déclare proclamer l'indépendance des contrées flamandes, ce qui correspond à déchirer notre Patrie en deux Etats et^ à fouler aux pieds notre Constitution. En môme temps, une délégation de ce" Raad van Vlaanderen a prétendu auprès de M. le dr. YValraff, secrétaire d'Etat de l'Intérieur, se baser sur la volonté du peuple flamand. Fidèles à notre Constitution, à notre Roi et à 1 unité de notre Patrie belge, nous protestons expressément contre ces affirmations et contre cette attitude. En confirmation de nos sentiments, nous renvoyons à notre lettre du 6 juillet 1917, adressée à M. le Président de la Z,ivil-venvaltung d'Anvers. Le soi-disant llaad van \ laanderen est un corps qui s'est nommé lui-même, en dehors de nos lois et de nos institutions.Notre population ne marche pas du tout d accord a/vec lui et nous contestons à ce con-sei'l tout droit de se porter comme représentant do notre pays et de nos populations flamandes Ce que nos populations désirent, c'est Je rétablissement, au plus tôt, de la Belgique ■une et indivisible, de notre pays libre, qui saura régler 6es affaires intérieures, y compris la question des langues, sans immixtion etrangere. (Signé) J. De Vos, Bourgmestre d'Anvers . V. Desgum, Echevin. G. Albreoht, Ecîievin. L. Strauss, Echevin. L. Van Peborgh, Sénateur et Cons. comm. I'. \ errept. Conseiller communal. Dr. De Gueldre, Conseiller communal. Ch. "Wauters. Conseiller communal. J. Langcihr, Conseiller communal. J. Soeten, Conseiller communal. F. Steger, Représentant, Cons. comm. G. Royers, Représentant, Cons. comm. A. Cools, Echevin. L. Franck, Représent an t-Echevin. B. Arents, Conseiller communal. K. AVeyler, Conseiller communal. C. Goetschalck, Conseil, commun. Delannoy,^Conseiller communal., M. Hendriokx, Conseiller communal. J. Colbert, Conseiller communal. J. Hasendonck, Conseiller communal. Jos. Bongers, Conseil, comm. P. Baelde, Conseiller communal. Au secours les Boches! Et voici enfin un document.qui montre, mieux que tout, combien ces messieurs du Conseil des traîtres sont sympathiques aux populations flamandes. Nous avons déjà dit qu'ils avaient organisé le dimanche 5 février une grrrrande manifestation à la Bourse d'Anvers, suivie de cortège avec drapeaux, musique etc. Nous avons dit également que le public avait reçu ce cortège à la place de Meir par des crachats, des coups de canne et même des coups de couteau. Ce qui est particulièrement caractéristique, c'est que les boches n'avaient cependant rien négligé pour protéger leurs valets contre la juste fureur des Flamands, comme on le verra par la pièce ci-dessous : Kaiserliche Kommandantur Militàr-Polizeimeister, B. No lia 31 Janvier 1918 A Monsieur le Bourgmestre de la Ville d'Anvers. la Commune de Bercliem, la Commune de Borgerhout. L'autorisation a été donnée, de la part du Gouvernement impérial, aux membres du parti flamingant activiste, d'organiser dimanche 3 février des cortèges avec drapaux et musique sur la voie publique et des assemblées. Pour fous les autres groupements et sociétés qui n'ont demandé ni reçu l'autorisation, la défense expresse d'organiser des assemblées publiques est maintenue. La police doit être convoquée en for^e. Elle doiprendre les mesures nécessaires pour empêcher tout trouble des cortèges ou des assemblées autorisées^ ainsi que de la tranquillité et le l'ordre publics. Elle devra sévir contre les ictes de violence et elle sera aidée par des patrouilles militaires. A partir do 11 heures du matin, les rues principales du centre de la ville devront être occu-péej par des patrouilles particulièrement nombreuses.Au sujet de toute arrestation qui sera faite par la police à l'occasion des cortèges et des assemblées, un rapport écrit sera fait, avant le i. février, nu chef de la police militaire, en y ioignant les procès-verbaux qui auront été iressés. Le Commandant IV. S. Louran,. Konter-Admiraï. Protestations des Belges en Holiande. De leur coté, les Belges exilés en Hollande ont, après les protestations de nos députés belges et des Unions Belge d'Amsterdam et de Hulst, voté à l'unanimité l'ordre du jour ci-dessous: Le congrès des Comités Belges réunis à Delft le 9 février .a voté- à l'unanimité la protestation; suivante: Vu les protestations formulées pa<r les députés belges résidant en Hollande au 6ujet des menées activistes en Belgique occupée ; Considérant que les mesures administratif ves ou politiques suscitées par quelques personnalités 6ans autorité et sans mandat con* stituent à toute évidence une manoeuvre imaginée et favorisée par l'ennemi pour servir ses intérêts en divisant la nation et en affaiblissant sa résistance morale et matérielle;Que ces mesures ne peuvent avoir qu'une existence temporaire strictement limitée à la durée de l'occupation; mais qu'elles revêtent un caractère . particulièrement odieux du fait qu'elles sont décrétées, contrairement à toutes les règles du droit international, par l'Allemand qui a violé la neutralité belge, a fait massacrer six mille compatriotes sans défense, a systématiquement ruiné notre puissance économique et manifeste encore l'intention de vinculer la liberté de notre pays dans l'avenir; Considérant que la population belgo bâillonnée et sous le joug ennemi n'est pas en: mesure de protester contre des mesures qui froissent ses sentiments patriotiques les plus f-acrés; que les Belges soustraits à la tyrannie sont seuls à même d'exprimer librement les véritables sentiments de la Nation qui a trouvé dans l'union de ses deux races l'origine de sa grandeur; Le congrès des Comités, réunis en assemblée générale à Delft le 9 février 1918, ma-rifeste sa réprobation contre l'attitude de quelques personnalités qui, en s'efforçant de semer la division dans 1e pays, se sont rendues indignes du nom de Belge ; Déclare que tous ceux qui directement ou indirectement favorisent les menées de l'ennemi sont coupables du crime de haute trahison envers la Patrie; Emet le voeu de voir le Gouvernement prendre en temps opportun les' mesures éner-giques do répression qui s'imposent; _ Réitère ses sentiments de fervent loyalisme envers S. M. le Roi, symbole de l'unité du peuple belge. lais feperiile dégagé On fait bon ménage avsc Tommy On resipiro enfin dans la bonne ville d<a Poperinghe. L'etreintè allemande s'eât desserrée. Les batteries ennemies les plus rapprochées sont maintenant à vingt kilomètres. Encore quelques bonds comme celui du 31 juillet et la ville sera hors d'atteinte. Peu d'habitants sont restés au centre de la cité. Beaucoup se sont contentés cependant de chercher un refuge aux environs, de même que de nombreux évacués des environs d'Ypres. Quelques-uns de ces derniers qui n'ont pu sô résoudre à quitter le sol de la Belgique ,se sont mis à l'ouvrage et ont édifié des abris provisoires. Au moyen de matériaux •de provenances les plus diverses ils ont construit de petites maisons de deux ou trois piccss, sans caves et sans étages, noyées dans les houblonnières. On en voit de toutes espèces. Quelques-unes sont en briques — oh ! une demi-brique seulement — et recouvertes de tuiles rouges. D'autres sont en planches peintes de couleurs vives. Il y en a qui ont été édifiées au moyen de caisses d'emballage. Sous la couche do couleur qui les recouvre on déchiffre encore les inscriptions marquées au feu par l'expéditeur. Beaucoup de ces habitations sont en pisé recouvert de chaume. Parmi celles-ci, quelques-unes aux fenêtres étroites ressemblent étrangement aux maisons d'arabisés d'ans la province orientale du Congo belge. ^ D'autres maisons, que recouvrent comme les écailles d'un poisson des feuilles en fer-blanc provenant de boîtes de conserves, font songer aux cités du Klondyke. On voit que les Tom-niies dans leurs .moments de repos ont donné, sous l'oeil bienveillant des autorités militaires, un coifp de main à nos compatriotes pour les aider à se refaire un home. Toutes ceB habitations porteut un nom qui décèle l'origine du propriétaire... ,,A la Ville de Messines", ,,A Zonneibeke", ou bien font connaître le nom de Madame ou de la ,,petite": ,, Villa .Louise", ,, Villa Andrée", ,,Villa Marie-José". Malgré l'ambiance britannique, ces caractéristiques, jointes à la propreté méticuleuse des habitations, leur impriment un indiscutable cachet belge. Et cependant on ne voit à peu près que des Anglais et on ne lit guère que de l'anglais. De tous côtés des inscriptions, de toutes dimensions, indiquant routes, bureaux et camps. Des arrêtés, des ordonnances, des prescriptions do toutes natures en langue anglaise sont placardés sur les murs. Les plus petites boutiques elles-mêmes n'annoncent plus leurs marchandises que dans la langue d'Outre-Manche. Ls3 quelques rares placards en flamand et en français qu'on voit affichés aux murs détonnent presque autant que nos sombres gendarmes parmi la foule des soldats en kaki. Beaucoup d'habitants prennent l'allure anglaise. Les vieux et les gens mûrs conservent bien leur cachet national, mais ils ont4un air de ne plus s'étonner de rien qui est bien britannique et circulent dans les embarras de voitures comme les plus flegmatiques des Londoniens. Les jeaines .copient} .yolontie-rfi nos grandi

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Cet article est une édition du titre L'écho belge: journal quotidien du matin paraissant à Amsterdam appartenant à la catégorie Oorlogspers, parue à Amsterdam du 1914 au 1918.

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