L'écho belge: journal quotidien du matin paraissant à Amsterdam

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s.n. 1918, 19 Fevrier. L'écho belge: journal quotidien du matin paraissant à Amsterdam. Accès à 24 août 2019, à https://hetarchief.be/fr/pid/3f4kk9586t/
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4éme rtiHICC RaZR^Z- *s ceravs jnarai i» lévrier BÇ S L'ECHO BELGE L'Usion fait la Force. Journa! os.soti«3Ieri ct&s malîai paraissant en HolSarjcSe Raine ast nnlrn nnm tin Fr.tn.lle. - ïettu-es doivent être adressées au Rédacteur en Chef: Gustave Jaspaeps. Abonnements: Hollande 11. 1.S0 par mois. Etranger il. 2.00 par mol*. Pour les uOiues ,*f ,, VOORRIIRfiWAL 234-240 , ^>»_ ^ ««•ri r>Vo « *m5ïi«v militaires au front et les militaires internes en Hollande fl. 0.75 par mois payable ^wfsfëRg* ^ Télé£h^ ' eouiité de Réaction : ) ' Chambry, par an(ieipation. flnn00ces; ls eenis Réc|ameS: 30 eents ,a ligne. Le Sabre et la Robe. La farce activiste a fini _ par_ lasser la patience du peuple belge. Malgré les baïonnettes boches qui protègent Ja très precieuse peau de ces Messieurs traîtres, _ ce^ peuple a'esfc soulevé d© colère et de dégoût;. Les activistes déconfit» portent aujoura nui sur la face les doubles marques d© ce dégoût et de cette colère. Mais ce n'est pas seulement oe sentiment d'honnêteté et de loyalisme si vivant dans le coeur de nos populations nu'ils outragent ; ils attentent également à la majesté des lois, à l'existence mémo de notre pacte fondamental. La justice devait intervenir. Elle est intervenue. Elle est intervenue avec une implacable vigueur sans se soucier que, vis-à-vis d'elle, se dressait l'arbitraire de la force. Elle est allée saisir aux poignets les traîtres parjures, lea^fonctionnaires Tack et Borms qui ont fait cependant le serment opécial de demeurer fidèles au roi et à la loi, jusque sous le bouclier <le 1a formidable Germania qui les abritait. Germania, tin instant interdite, est venue les reprendre sous les espèces d'un major pour numéro spécial du rire, sorte de boucher roux embarrassé de l'arsenal do Falstaff et portant eur sa carte-. ,,avocat à Paris". La robe a dû s'incliner devant le sabre. Mais dans ce duel à la fois grotesque et sublime, moralement, c'est la robe qui a vaincu. Ainsi dans ce magnifique témoignage à Ja patrie, au droit et à l'honneur, qui a illustré tant do nos corporations, la plus noble et la plus ancienne, la magistrature, 31'est pas demeurée en arrière. On raconte que les Gaulois, maîtres de Rome, pénétrèrent dans le Sénat et allèrent tirer par la barbe les vieillards assis là et qui leur semblaient de3 statues de pierre. Les soudards boches d'un côté, la Cour suprême d'è Bruxelles de l'autre, le contraste des brutes malodorantes couleur de peu et des juges de pourpre et d'hermine, offre le même spectacle mêlé d'ignominie et de grandeur. XJn Falkenhausen, quand il bannit et déporte M. le président Levy-Morelle, reste un descendant de burgrave. Il ne représente qu'un siècle et une caste barbare sur quoi pèse la réprobation-du monde et de l'histoire. Au contraire, le magistrat en prison rend en même temps plus sensible et la violation du droit et l'indomptable feroe de coaction du droit. Le prisonnier domine le geôlier de tcute l'envergure d'un esprit qui se déploie librement par dessus et en dehors de toutes le3 entraves humaines. Et ce n'e3t point parce que les rôles sont .intervertis, parce que c'est le crime et la forfaiture qui contraignent la justice, que celle-ci n'en reste pas moins ce qu'elle est. Cette vérité n'éclate pas seulement dans le plan moral. Pour l'avoir méconnue, les Allemands vont au . devant de difficultés pratiques insurmontables., Ils sont le pouvoir occupant et au point de vue militaire ils prennent toutes les mesures qui leur paraissent cofh'enables. Mais ils ont si bien senti la nécessité d'assurer dans le pays occupé une vie normale, de voir fonctionner régulièrement les rouages de l'administration et de la justice, que pendant la première année de leur occupation tous leurs efforts ont tendu au rétablissement de cet ordre indispensable. C'est au nom du Roi que les Cours et Tribunaux continuent de rendre leurs arrêts et leurs jugements et les procureurs près de ces Cours et Tribunaux ne sont pas devenus des procureurs impériaux ni des procureurs du gouverneur général; ils sont demeurés les procureurs du Roi qu'ils étaient devant. En cette qualité ils agissent contre tous ceux qui contreviennent aux lois et il eût été inexplicable qu'ils lussent demeurés inacELfs vis-à-vis des crimes de haute trahison prévus par le code pénal. Les Allemands, en poursuivant leur politique flamande, ont été conduits dans une impasse d'où il leur est difficile de sortir autrement que par l'arbitraire. Ils viennent d'en faire le pénible aveu en prenant contre les magistrats de la Cour d'appel de Bruxelles des mesures d'exception qui échappent à tout contrôle légal. Ils ont déporté • MM. les présidents Levy-Morelle, Erast et Carez comme ^indésirables" parce qu'ils savaient bien que même une Cour militaire allemande n'aurait pas pu faire autrement que do constater qu'ils avaient agi dans la logique de leurs fonctions. Leur-acquittement était certain. De deux choses 'l'une: ou les Allemands renversent par un acte direct de leur autorité l'ordre des choses existant en Belgique, introduisent une administration purement allemande et créent des tribunaux allemands qui rendent la justice ou une parodie de justice au nom de l'empereur allemand, eu d'autres mots ils annexent le pays. Ou bien, s'abritant derrière le masque du droit de libre disposition de3 peuples par eux-mêmes, ils poussent au renversement do nos institutions par l'intermédiaire de Belges. En ce cas nos cours et tribunaux interviennent au nom du Roi et ils tuent ce mouvement dans l'oeuf. Sans doute l'épée de Guillaume ne s'attarde pas à dénouer des noeuds gordiens, elle tranche à tort et à travers. L'Allemagne continuera sa politique de sabotage et de division à travers tout, et elle se soucie aussi peu de logique que de justice. Mais la logique comme la justice 6e venge. Au jour des négociations de paix, quand, battue militairement, c'est par l'action de sa diplo- ■ matie qu'elle cherchera à s'assurer quelques avantagés précaires, de quel front se posera-t-elle. en champion du droit des Flamands, soi-disant opprimés, et revendique-ra-t-elle pour ces Flamands une autonomie dont ils ii9 veulent pas? Il y aura autour du tapis vert un moment de douce hilarité &près quoi le président proposera de passer : outre à 4?s choses sérieuses. -, .Charles Bernard, En Belgique. Contre 8e Conseil des Traîtres. Un conseil des ministres au Havre. Os sont nos députés et sénateurs qui ont demandé l'arrestation des traîtres. — Admirable protestation du monde commercial, inciiistpïal f*t anusum/mie Une déclaration ministérielle. La légation de Belgique à La Haye nou communique: Le conseil «des ministres réuni à Sainte j Adresse le quinze février 1018 a voté una nimement la déclaration suivante: ■ Prenant connaissance des protestation: émouvantes 'des députés et sénateurs fia mands et wallons restés en Belgique occu pée, des administrations communales et de corps judiciaires contre les prétentions usur patrices du soi-disant Conseil des Flandre; qu'instigue et protège l'envahisseur, 1< Gouvernement du Roi félicite les élus régu liers du peuple belge d'avoir fièrement re vendiqué contre l'immixtion de l'étrangei les droits imprescriptibles de la Souveraine té nationale. Salue la courageuse attitude de la magistrature qui n'a pas hésité à re quérir l'application des lois contre les mau vais citoyens coupables d'avonr, de ooiiniven ce) avec l'ennemi, poursuivi le dessein cri minel de démembrer le pays. Rend un' solennel hommage à l'héroïsme civique di peuple belge qui s'atteste après trois ans et demi d'épreuves et de souffrances immuablement fidèle au Roi, à la Constitution et à la Patrie. Affirme l'inébranlable volonté de la Nation de maintenir son unité et d« continuer sans défaillance et jusqu'au bout la lutte pour l'affranchissement du territoire et la restauration intégrale de la Belgique indépendante. Communiqué le 17 février 1918, Intervention des parlementaires belges i Les arrestations des traîtres que noui avons annoncées avaient été demandées pai les députés et sénateurs belges restés en pays occupé. Voici le texte de la lettre qu'ils ont à cet effet adressée à la Cour: Bruxelles, 31 janvier 1918. Messieurs les Premier Président, Présidents et Membres de la Cour d'Appel à Bruxelles» Nous soussignés, sénateurs et membres d* la Chambre des représentants, parlant et agissant tant en notre nom qu'au nom de nos nombreux collègues absents ou empêchés et au nom du pays tout entier, a vont l'honneur de porter à votre connaissance les agissements d'un groupe de personnes qui, sous le nom de ,,Raad van Vlaanderen", ont décrété dans une réunion du 22 décembre 1917 l'autonomie complète de la Flandre.Cette décision a été affichée avec les noms eur les murs de Bruxelles et publiée dans les journaux tels que le ,,Bruxellois" et la ,,Belgique", dont nous joignons à la,présente quelques extraits qui en soulignent l'intérêt, sous la forme d'un document émanant d'une soi-disant commission de fondés de pouvoir du ,,Conseil des Flandres" et signé par: Président: prof. P. Tack; secrétariat général: Achille Brys; affaires étrangères: prof. A. T. Jonckx; intérieur: prof. Heyn-drickx; agriculture et travaux publics: prof. T. Vernieuv/e: sciences et arts; prof. J. de Decker; justice: Fl. ïîeuvelmans; finances: Léo Meert; industrie et travail: dr. Ver-hees;. défense nationale: dr. A; Borms; postes, télégraphes et marine: prof. F. Brillez.La pièce ajoute que le ,,Conseil des Flandres" dépose le mandat qui lui a été confié par le congrès national flamand du 4 février 1917 et se soumet à une nouvelle élection. Le 20 janvier 1918 un meeting fut convoqué par ce ,,Conseil des Flandres" au théâtre l'Alhambra à Bruxelles. Suivant le compte rendu, paru notamment dans le ,,Bruxellois" et la ,,Belgique" avec un rapport complémentaire, figuraient là au bureau MM. Brys, Borms, Vemieuvve, Tack, Lanibrechts, Van den Ey-nde, Peeren-boom, Borremans, Vrydag, Steghers, Bo-gaerts, etc. Le président annonça que le ,,Conseil des Flandres" avait proclame l'autonomie des Flandres. M. Borms, dans un long discours, fit connaître que les flamingants des provinces d'Anvers, . Limbourg, Brabant, Flandre orientale et Flandre occidentale formaient à nouveau un peuple autonome. Ce discours fut interrompu pour donner à M. Brys l'occasion de lire les noms de ceux qui feront désormais le conseil provincial et la^ députation permanente et d'annoncer l'élection de 22 députés pour l'arrondissement de Brw.elles, parmi lesquels MM. De Cneudt, Reinhart, Peeranboom, Josson, Lambrechts, Prenau et Tack. M. Lambrechts déclara à son tour qu'à partir du 20 janvier I918v les Flandres n'avaient plus rien à voir avec le gouvernement du Havre. Le ,,Conseil de6 Flandres", lit-il, en a pris la direction et va ouvrir des pourparlers do paix et entrer en négocia— rions avec l'Allemagne. Ces faits, ces discours, ces documents imprimés constituent sans aucun daute do la >art du ,,Conseil des Flandres" et de ses •©présentants: 1. Un attentat dans le but soit, de détruire, soit de changer la forme de l'Etat; tout lu moins un complot ,çpxir arriver à l'une Je ces fins;' 2. le délit d'immixtion dans des fonctions publiques; i ' 3. l'attaque méchante et publique contre l'autorité constitutionnelle du Roi. contre - les droits des Chambrer, contre la force ■ obligatoire des lois et la provocation à y ' désobéir. > Gar le ,,Conseil des Flandres", création - sans aucun droit égal d'existence, sans au- - cun pouvoir, déclare séparées cinq provin-î ess sur neuf dont le Royaume se compose; - elles, formeront un Etat séparé, régi par un > certain nombre de députés qui viennent > remplacer les ministres belges. Ces députés • désignent les membres du ,,Conseil des • Flandres", des Conseils provinciaux, des • députations permanentes et font leur choix suivant l'opinion d'assemblées composées au > hasard d'hommes, de femmes et de tous ceux qui veulent s'y rendre. Ces Belges s'arrogent donc le pouvoir fondamental, le pouvoir législatif, le pouvoir exécutif, le pouvoir du Roi. Ils forment donc un comité révolution, naire et tombent sous l'application des art. 104, 105 ou tout au moins des art. 109, 110, 131, 2/7 et 66 du Code pénal et des art. 2 et 3 du décret du 20 juillet 1831. Nous les dénonçons auprès de vous pour que la Cour exerce le droit qui lui est reconnu par la loi du 20 avril 1810. Nous vous prions, Messieurs, d'agréer nos sentiments de haute considération. (Suivent les signatures). Protestation du Commerce anversois A son Excellence le Comte von Hertling Cccmvcclier de V Empira. Berlin Anvers, le 5 février 1918. Excellence, Les manifestations auxquelles vient de se livrer le groupe bruyant qui s'intitule Raad van Vlaanderen ne pouvaient laisser de provoquer une vive émotion parmi les milieux commerciaux anversois. Après s'être constitué lui-même, sans aucune apparence de consultation nationale, sans même avoir jamais révélé publiquement le§. noms des personnalités dont il s'était composé, il vient, de sa seule auto-, rite anonyme, de proclamer l'autonomie de la Flandre. Cet acte doit mener, d'après des . déclaration expresses, à décuirer notre pays . en deux tronçons destinés à devenir deux Etats distincts. C'est le renversement de la Patrie belge que nos provinces ont librement organisée, en consécration des iien3 traditionnels qui les ont unies durant de longs siècles. C'est le reniement de la Constitution que notre peuple s'est donné, de la Dynastie nationale à laquelle, librement encore, la très grande ma j opté .des Belges ont voué et gardent une indissoluble fidélité. C'est la destruction du régime de la liberté, du progrès, de prospérité qui a valu à notre pays les sympathies, l'estime et l'admiration du monde. Un grand nombre de vos compatriotes, Excellence, ont joui largement de ce régime parmi nous, en usant ici d'une hospitalité dont ils ont toujours vanté sans réserves, non seulement la correction et la cordialité, mais aussi les agréments et le3 avantagés. Or, nous nous refusons à croire que, même parmi les membres de l'ancienne colonie allemande qui ont passé leur carrière à Anvers et ont vu sous leurs yeux le développement de notre vie politique et sociale, on puisse trouver un témoignage sérieux à justifier des déchirements de» notre Patrie. Us savent très bien, eux, que jamais n'a existé en Belgique cette population asservie, opprimée, obstinément méconnue dans ses droits les plus sacrés qu'invente et dépeint le soi-disant Raad van Vlaanderen en se prévalant de vouloir la libérer et la sauver.Us savent très bien que, dans ce pays doté des institutions les plus libres d'Europe, toutes le3 revendications souscrites par la majorité des citoyens sons assurées d'une réalisation légale. Us savent très bien, enfin, qu'un soi-disant Raad van Vlaanderen se réclame en vain des 4J millions de Flamands compris dans la population belge; que oeux-ci n'ont jamais revendiqué ni la séparation administrative, ni, encore moins, l'autonomie de la Flandre, niais subissent les longues épreuves des temps présents avec l'inébranlable ccnfianoe que la paix leur : rendra une Patrie intacte, libre, une et indivisible.Dès lors, votre Excellence ne se surprendra point qu'à la suite de nos corps administratifs légaux et régulièrement consitu-tés par le suffrage populaire nous opposions la protestation expresse du commerce d'Anvers âux déclarations et aux résolutions qui visent à doter la Flandre d'un sort nouveau. Car, s'il est avéré que la diplomatie, dans tous les grands Etats, tend' à s'accorder sur le principe que chaque nation a le droit de disposer do ses destinées, les nôtres ne peuvent être livrées aux caprices d'un groupe infime, que notre peuple n'a jamais reconnu, qu'il n'a jamais investi d'un mandat quelconque, qu'iLa désavoué dès la première heure et qu'il, reniera avec éclat, nous en répondons, le jour où la Liberté lui sera rendue. Aussi bien, au point de vue des intérêts ' économiques aue nous représentons plus spé- | . cialement, Votre Excellence nous permettra d'invoquer contre la séparation des provinces les oeuvres considérables accomplies par l'association de leurs efforts dans un domaine où leurs aptitudes et leurs ressources se complètent de façon presque providentielle.L'Histoire atteste' que, si, au cours du moyen âge, les grandes et opulentes cités commerciales de nos provinces et surtout de la Flandre encore bien plus nettement bilingue qu'aujourd'hui ont pu porter à un degre de prospérité sans égal leur trafic avec l'Europe entière, elles en furent précisément redevables pour une bonne part à la dualité d'origine et do langue de leurs populations. Celles-ci formaient un trait d'union naturel entre les régions germaniques et romanes qui nous entouraient, sans que des dissensions intestines du chef de différence de race ou d'idiomes les aient, elles-mêmes, jamais troublées. Depuis lors les conditions nouvelles des échanges internationaux ont pu faire que dès circonstances particulières à la Nation belge n'ont plus profité dans une même mesure à notre expansion économique contemporaine. Mais il reste le fait considérable, dont tous les Belges ont conscience ,que les deux 1 régions historiques de notre Pays, Flandre et Wallonie, s'y renforcent admirablèmeht l'une et l'autre pour une action commune par la diversité même de leurs'génies propres, de leurs ressources et de leurs activités. La Flandre, avec la riche variété de ses industries textiles; la Wallonie, avec ses puissantes entreprises minières et métallurgiques; le port d'Anvers, assurant à chacune d'elles, en dehors de sou énorme mouvement de transit, l'afflux des matières premières et l'expédition de leurs produits dans toutes les directions du globe; tout cet ensemble d'installations imposantes, vivantes «t fécondes, développées et perfectionnées sans cesse sous l'action des progrès scientifiques et occupant une population1 ouvrière qui mérite d'être rangée parmi les plus robustes, les plus intelligentes et les plus habiles, tout cet ensemble, sur un territoire relativement restreint, Constitue un appareil économique incomparable. Il a contribué à faire de la Belgique, jusqu'à l'année fatale de la guerre, le pays massique du bien-être pour tous. U l'a élevé au premier rang parmi les nations commerciales et lui a fourni le moyeu d'édifier de ses seules forces une oeuvre coloniale dont les plus grands Etats se seraient fait gloire. Aussi, quand un groupe isolé et infime, sans autorité, sans mandat, sans écho, s'ar-ioge tout à coup de vouloir rompre l'oeuvre séculaire de cette communauté d'intérêts, d'efforts, de vissicàtudes et de succès, notre Conscience et Honneur nous imposent le devoir de la désavouer hautement, et de lui opposer au nom de toute la population' de notre classe la ferme, formelle et vu anime protestation de notre loyalisme et de notre inaltérable fidélité à nos institutions Constitutionnelles et Patriotiques. , Nous vous présentons, Excellence, l'expression. de notre haute considération. Signatures: Les Chambres de ' commerce, les firmes commerciales et maritimes, les compagnies d'assurances, le Tribunal de commerce, les banques, les établissements industriels, etc., etc., etc. L'université libre de Bruxelles. Messieurs les Bourgmestre, Echevins et Membres du Conseil communal de Bruxelles, Bruxelles, le 7 février 1918. Messieurs, Dans sa séance du 4 février 1918, le Conseil communiai de Bruxelles a décidé à l'unanimité d'adresser à Son Excellence, Mon-sier le Chancelier de l'empare allemand, I une. lettre de protestation contre les actes d'hommes qui, au mépris de la Constitution, du Droit international, des enseignements de notre Histoire et des voeux de la Nation, travaillent activement à rompre l'unité du pays. Nous nous trouvons en présence d'une trahison envers la Patrie. Nous vous félicitons, Messieurs, de l'attitude patriotique que vous avez prise en cette circonstance comme en tant d'autres au cours de ces trois dernières années et nous considérons que c'est pour l'Université un bonheur et up. devoir de s'associer sans# réserves aux déclarations des représentants légaux de la capitale. Le peuple belge, privé de l'exercice de ses libertés constitutionnelles, ne pouvant manifester ses volontés, les groupes de citoyens, qui, à des titres divers, peuvent se considérér comme autorisés à traduire les sentiments de leurs compatriotes, ont le devoir de parler. Comme vous, Messieurs, nous avons la conviction qu'à part une infime minorité tous les Belges réprouvent avec indignation les menées séparatistes: elles sont l'oeuvre de quelques personnalités sans crédit qui ne tiennent leur mandat que d'elles-mêmes et travestissent les sentiments et les désirs des Flamands. Ceux-ci, s'ils pouvaient librement exprimer leurs opinions, répudieraient, d'une manière éclatante et décisive, l'entreprise de dislocation politique qui est tentée aujourd'hui.Pour nous comme pour vous, le Conseil des Flandres, n'a ni autorité légale, ni autorité morale. L'Université de Bruxelles sé rattache par 6es origines et par l'organisation de son enseignement aux libres institutions qui sont lo plus précieux patrimoine de la Belgique. Au nom de tous ses membres, administrateurs, professeurs et étudiants, nous vous apportons l'assurance qu'elle est, et restera inébranlabWfnent fidèle à la Cause de U Patrie indépendante, une et indivisible Veuille®, Messieurs, agréer l'assurance : de notre haute considération et de notre dé- I vouement. Les membres du Conseil d'administration et du Conseil Académique de l'Université libre: Paul Iléger, L. Steens, E. Spehl, J. Servais, E. Tassel, J. Jacobsen, O. Lepreux, Louis Wodon, L. Leclère, Max Hallet, Jules Lameere, Paul de Reul, Paul Errera, M. Mineur, E. Gallemaerts, A. Behaeghel, H. Vauthier, D. van Langenhoven, Jean Demoor, G. Desmarez, H. Piérard, C. de Keyser. ^ Nouvelles protestations. A Son Excellence, Monsieur de Hertling, Chancelier de l'Empire allemand. à Laeken, le 7 février 1918. Monsieur le Chancelier, Des affiches placardées sur les murs de notre commune et des avis publiés dans les . journaux nous ont appris qu'un' organisme dénommé ,,Conseil des Flandres" a décidé de constituer les provinces flamandes en un Etat autonome. Nous satisfaisons à un devoir de notre conscience en protestant de toutes nos forces contre une telle décision. Le peuple flamand n'a jamais réclamé la division du pays en deux régions administratives- distinctes : il ne la demande pas davantage aujourd'hui. U songe moins encore à se créer une nouvelle Patrie et il est justement ému de savoir que des personnages totalement inconnus, sans autorité et sans mandat, osent abuser de l'impossibilité dans laquelle il se trouve d'exprimer son . opinion pour déchirer en son nom le pacte j constitutionnel. Si demain le corps électoral régulier était appelé à se prononcer avec les garanties de liberté et d'indépendance nécessaire, nous avons la conviction '■-qu'il manifesterait sa vive réprobation" et son profond mépris par un vote quasi unanime a ceux qui lui font l'injure de se dire ses fondés de pouvoir pour la réalisation d'une oeuvre de des truction de la Nationalité belge. Aussi longtemps qu'une consultation populaire ainsi éomprise n'est pas possible nous restons — élus du suffrage universel — les seuls représentants autorisés de notre population. Nous sommes persuadés que nous exposons ses véritabes senti mente en vous déclarant qu'elle est fidèlement et indéfectible-ment attachée à la Patrie. Elle la veut une et indivisible telle .que nos pères l'ont créée grâce à une union sacrée et. lecônae demeurée malgré tout inébranlable. Nous prions votre Excellence de croire à nos sentiments de haute considération. Le bourgmestre, le secrétaire, les éche-vins, les conseillers. A Anvers Il y a peu de jours nous avons annoncé que Fédhevin des travaux publics à Anvers, M. Louis Strauss, avait été condamné à six mois dé prison. Vu le grand âge de M. Strauss, nos ennemis avaient réduit cette peine à 1 mois de prison. Nous apprenons aujourd'hui que, jusqu'à présent, l'éc^evin n'a pas encore dû subir cette peine mais que, néanmoins, la condamna» tion reste à son actif. * * * La session d'assises s'ouvrira le 25 courant. Il y a 5 affaires inscrites, dont 3 do meurtre. A Gsffsel Nous apprenons le décès du Révérend Père Paul Dutremez, supérieur de la résidence des R. R. P. P. Jésuites à Oostackcr (Lourde» Belge) ; il a été enlevé à l'affection et à l'estime do ceux qui l'entouraient, à l'âge de 60 ans, après une courte maladie; sa vie austère et pieino de dévouement faisait de lui un parfait religieux et un saint prêtre. Les habitués des retraites de Tronckiennes so rappelleront avec plaisir la joviale réception que le défunt leur y ménageait. // y a m m 19 février 1917: Les Britanvniques r&us* sissent un raid au sud de Souchez. , , In ||mi__ , ,, „ Les itaires. Vaines tentatives des Allemands à l'Ouest. Les Anglais repoussent plusieurs raids ennemis et infligent de grosses pertes à l'adversaire Vinîpnfpç nrfrnnQ rl'nrfiilprip Sur le front belge. Nombreux et vsïs coittîjats da rooîwicïaîssanoe. (Communiqué officiel hebdomadaire du S au 15 février 1918.) Au cours do la semaine écoulée de nombreux et vifs combats de reconnaissance ont eu lieu sur le front de l'armée. L'ennemi a déployé eu ce genre d'opérations une activité inaccoutumée. Des pertes sérieuses lui ont été infligées, nous permettant d'arrêter les troupes adverses, tandis quo nos patrouilleurs ramenaient une mitrailleuse dans nos lignes. D'autres entreprises analogues de l'.ennemi sont tombées sous nos feux de barrage sans pouvoir aborder nos avances. D'autre part, à plusieurs reprises, devant Dixmude, la lutte de "bombes soutenue par l'artillerie a connu un caractère violent. Nos batteries ont en outre effectué de nombreux tirs d interdiction et de ,repr saillis sur les organisations allemandes en riposte à des tirs dirigés 6ur les nôtres. Le mauvais temps qui a régné pendant toute la semaine a presque totalement empêché les opérations aériennes. Sur le front occidental. Les Anglais infligent cftï grosses partes aux Allemànsîs (Communique officiel) LONDRES, 16 février. (Reuter). Au coure des raids entrepris ce matin par l'ennemi au lever du jour près de Lavaquerie et- de Chérisy de violents combats se produisirent, pendant lesquels le6 Allemands subirent de grosses pertes. Quelques-uns de nos hommes manquent. Aujourd'hui l'artillerie ennemie se montra plus attive dans un certain nombre de secteurs, principalement au sud-ouest de Cambrai, au sud et au nord de Lens et aux environs de Passchendaele. L'activité dans les airs LONDRES, 16 février. (Reuter.) Des hydroaéroplanes firent un raid sur les dépôts do munitions de Zuidwege. De nombreuses bombes furent lancées et on constata plusieurs incendies.Les avions anglais opérèrent avec succès et lancèrent de nombreuses bombes sur des cantonnements ennemis, etc. Au cours des combats''acriens 14 avions allemands' furent abattus. Sept outres furent obligés d'atterrir. Notre artillerie anti-aérienne abattit également deux appareils allemands, tandis qu'un aviateur ennomi atterrit près j d'un de nos champs d'aviation. Cinq de nos appareils manquent. Au coûts de la nuit du 16 au 17 février des avions anglais lancèrent 400 proiecti'es sur les champs d'aviation près de Gand, Tournai et Laon. La station et l'emplacement furent éga- j lement bombardés. Les projectiles éclatèrent entro les rails. Tous nos appareils rentrèrent j indemnes. Reuter annonce que, d'apfès 1',,Intransi- , gean^\ hier un avion alîemancf qui s'était éga- j ré fut obligé d7atterrir. Les aviateurs furent faits prisonniers. Pas d'événements importants (Communiqué officiel.) LONDRES, 17 février. (Reuter.) Cette nuit nos patrouilles firent quelques prisonniers au nord-est d'Hargicourt. A part une certaine activité de l'artillerie ennemie aux environs de Passchendaele on ne signale aucun événement important. Raîtfs aiïc!r.anî*s ({10,T,v\r1'- 'ri , XfONDRES, 17; févrieï. ÇReuler). Ce matin, | très tôt, l'ennemi fit un raid sur un de nos postes à l'ouest de La Basse©. Trois do nos hommes manquent. Un autre raïd, essayé peu-l'ennemi près de Poelcapene, lui Vtoussé tandis que l'adversaire laissa des prisonniers entre nos mains. Dans nos barrages de fils de fer se trouvaient quelques cadavres allemands. L'artillerie ennemie déploya un p.ut plus d'activité que cTTïabitude pendant la journée dans les secteurs do >St. Quentin, Lens et Armentières, ainsi qu'au nord-est d'Ypres. Actions d'artillerio (Communiqué officiel) PARIS, 16 février. (Reuter). A part de violentes actions d'artillerie sur la rive droite de la Meuse, notamment dans la contrée de Beecmveaux et sur certains points de Rims et en Champagne. Un raid ennemi à l'est d'Aubérive ne donna pas de résultats. Partout ailleurs la nuit fut calme. Violents bombardements, ( Vom?:iuniqué officiel. ) PARIS, 17 février. (Havas.) La nuit fut marquée par des duels d'artillerie assez violents dans- la contrée de ChavignoQ, à l'est d'AuJberive ne donna pas de résultats. Partout ailleurs la nuit fut calme Les Français repoussent une tentative ennemi# au su<4 de Meîzcral. (Communiqué officiel) PARIS, 18 février. (Reuter). Entre l'Ailette et l'Aisne^ des actions d'artillerie assez violentes se produisirent sur le front du Bois de Chaume et dans la Haute Alsace. Au sud de Metzeral nous repoussâmes un raid allemand. Sur le front italien Opérations diverses (Communiqué officiel) ROME, 17 février. (Agence Stefani.) A l'ouest de Garda l'artillerie déploya une grande activité. A l'est de la Brenta et sur la Piave moyenne nos batteries bombardèrent avec succès d'en troupes en marche à l'est de la vallée de Frenze et sur la crête du Col délia Berretta. L'artillerie lourde anglaise riposta vigoureusement aux batteries ennemies sur Mon-tello.Dans la vallée de Lagarina et au sud! d'Asiago des détachements de reconnaissance ennemis furent repousses à coups de de fusil. Les opérations en Mésopotamie. La célèbre bibliothèque des Carmélites de Bagdad incendiée par les Turcs LONDRES, 16 février. (Reuter). I/e ,,Manchester Guardian" écrit: On annonce de Bagdad que les Turcs ont mis le feu à la célèbre bibliothèque orientale des pères Carmélites. -Cette bibliothèque comprenait 20.000 volumes traitant de la Mésopotamie, pour la plupart en français et en anglais. U y avait également quelques volumes italiens et allemands très rares. La partie la plus importante de la collection était formée par 2753 manuscrits arabes, écrits par a'es savants arabes aux 7e et lie siècles. De ces.volumes, achetés au cours du siècle précédent pour des milliers de livres sterling, la plupart ne sont pas imprimés et on) n'en; connaît) T?as d'autres exemplaires.

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