L'écho belge: journal quotidien du matin paraissant à Amsterdam

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s.n. 1915, 11 Juillet. L'écho belge: journal quotidien du matin paraissant à Amsterdam. Accès à 20 juillet 2019, à https://hetarchief.be/fr/pid/z892806b2x/
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jcre Attliee PW. 201 S cents CIO CenUmes) TrsïM-ii«i»Tc»!rttf» *1 f*sïl%ip»* «-affs L'ECHO BELGE .lournatl quotidien du matin paraissant â Amsterdam L'Union fait h Force. Bsl&e est noire nom de Famiife. Toutes les lettres doivent être adressées ou bureau de rédaction : N.Z. VOOBBUROWAL 234-240 Téléphone: 3797. Rédacteur en Chef : Gustave Jaspaers. . , ( Charles Bernard, Charles Hcrbiet, Comité do Rédaction : j Ren& CHamfoJ.y Emlle Painparé. Pour les annonces, abonnements et vente au numéro, s'adresser à l'Administration du Journal: N.Z. VOOBBUROWAL 234-240. Téléphone: 1773. Abonnement I En Hollande fi. I.SO par mois, payable par anticipation \ Etranger II. 2.00 >■ >> De qu'on dit Nous lisons dans la ,, Métro pôle , qui pa raît à Londres, un article qui reflète tre exactement la pensée des milieux dirigeant en Belgique sur la volonté bien arrêtee qu nous avons de faire nos affaires nous-me mes. Cet article vaut d etre médité par tou les Belges. Il aura également l'appui d tous nos amis hollandais qui estiment com [ me nous qu'il n'est aucune considération ai f monde qui puisse prévaloir contre le senti | ment que nous avons de notre dignité na t tionale. La ,,Métropole", très justement, com mence par nous mettre en garde contre le discussions sur le bilinguisme qui sont plu ; que jamais inopportunes. „Belges d'abord ! tel doit être notre mot d'ordre, et nou avons ici même developpé cette idee ave ! une vivacité dont certains de nos compa triotes, qui semblent avoir pris pour devise ,,Flamands avant tout", prétendent mêm | avoir le droit de se plaindre. Voyons ce qu [' dit là-dessus notre confrère belge momen j tanément installé à ,,Fleet Street : ,,Les tentatives si inopportunes effectuée en ce moment dans certains milieux fia mingants sans responsabilité et sans prestig ► réfugiés en Hollande pour remettre en dis \ cussion les problèmes du bilinguisme belge \ ne sont pas seulement regrettables en c r qu'elles ont pour résultat d'affaiblir l'in 5 dispensable union nationale, elles présenten I, aussi un danger qui devient déjà apparen t par certains symptômes sur lesquels nou f voulons attirer l'attention. ,,Ce n'est pas d'hier que des esprits saga f ces et vraiment belges ont poussé un ci \ d'alarme au sujet des immixtions dans notr | politique intérieure que pouvait provoque: 1 de la part de puissances étrangères, l'exî cerbation de nos discussions régionaliste Tout naturellement des Hollandais et d< r Français se sont intéressés au sort de ? ,,marches" qui prolongent, dans notre payj ï deux domaines linguistiques différents, e 1 il n'y a vraiment rien à objecter à cela, s; [ bien entendu, leurs efforts se bornent trè | strictement au terrain philologique." Très juste. Nous ne sachons point, au de [ meurant, que de la part de la France com [; me de la part de la Hollande, il y ait ja t mais eu autre chose que ce que nous pour | rions appeler une bienfaisante intrusio: | dans notre double formation intellectuelle % française et néerlandaise. En sera-t-il de même à l'avenir? Poin en ce qui concerne la France, devenue ne ® tre alliéo et qui le restera, puisque l'alliano c avec la France est notre plus sûre garanti i contre une future agression allemande g' Ceci, bien entendu, ne s'entend que de K relations extérieures et la Belgique, Eta I( souverain, n'entend point qu'on s'insinu » dan.-, son ménage. Ecoutons notre confrère ,,La guerre, cependant, il serait puéril d | vouloir le nier, a amené une modificatio: | considérable dans les valeurs relatives d R ces deux catégories d'efforts, toujours plu I ou moins antagonistes. La France est de ■ venue notre Alliée; des flots de sang fran » çais coulent et couleront encore pour la libe f ration de notre patrie et le fait que, d'autr | part, nous avons rendu à notre voisine d sud un service inappréciable en arrêtai] $. pendant trois semaines l'offensive allemai: È. de nous donne des droits à sa reconnaissar E ce qui excluent à jamais tout soupçon d K vassalité, dans n'importe quel ordre. Toi S jours, nous pourrons lui parler ferme e ' net, comme on se parle entre amis liés pa le souvenir de services réciproques." p Cela est un fait. Bon gré, mal gré, faudra bien que certaine catégorie de îh I mingants, pour qui la haine de la Franc 1 est un article de foi, en tiennent compte I Or, déjà maintenant, ils semblent prendr K ce qu'on pourrait appeler une contre-assi ■ rance, dans certains milieux hollandais | C'est ce que la ,,Métropole" explique e E ces termes: ,,Il n'y a pas à se dissimuler que cett S situation de fait, créée par des événement I- dont l'Allemagne est entièrement respon | sable, provoque un sentiment de malaise E voire d'envie ou de dépit, dans certains mi I lieux pan-néerlandais plus ou moins gei B manophiles, et que ce sentiment trouve de 1 expressions de plus en plus nettes dans un B fraction de la presse hollandaise." Ne généralisons point, pour notre pari et ne disons pas: la presse .hollandaise. Ree t' tifions cette affirmation en la réduisant -I pour ne pas parler d'un article, signé d'ai r leurs par un Belge, et paru dans le ,,Tijd I du 26 février dernier — à certains passage l de la campagne de M. Kuyper dans 1 S ,,Standaard". Il pose deux questions ,,rela I tives à l'avenir de 3a Belgique" et sur le? I quelles, écrit-il, aussi' bien au Havre qu' ! Bruxelles l'attention pourrait se concentre f, un peu davantage. La première est relatif j. aux moyens destinés à empêcher que la Be t §^(ue devienne le champ de bataille c i l'Europe, la seconde est relative à la liber; r tion de la Flandre de l'hégémonie wa I lonne. [ ,,Nous ne savons si nous voyons tout à fa k da-ir dans le jeu de M. Kuyper, dit la ,,M' i tropole", mais si l'on veut bien se rappel* ■ que Léopcîd II ne réussit pas à- gagner IV 1 Kuyper à l'union hollande-belge, si l'c K rapproche des ,questions" de l'ancien m i mstre un autre article où M. Kuyper cr f les fautes de Guillaume 1er d'Oraux il nous semble apercevoir dans tout cet en semble encore hétérogène et confus un cou] de sonde en faveur de combinaisons qui, i la paix, grâce à la Belgique, donneraient ; la Hollande des avantages qu'il n'est pa très difficile de deviner." Halte-là! s'écriê notre confrère, car ,,s'i s en est réellement ainsi, dit-il, nous préféront s déclarer tout de suite à M. Kuyper et à se: e amis qu'ils s'engagent dans une voie sani issue. La Belgique a fait jusqu'ici ses affai s res elle-même; la Hollande n'a pas vouli 3 de son alliance; la Belgique continuera l . se tirer d'affaire toute seule et, avec l'aide L de ses Alliés, elle s'arrangera pour crée] une situation à laquelle ses sacrifices, se _ position économique et son empire colonia' lui donnent droit dans le monde. Lorsque l'Allemagne sera vaincue, ce ne sera pas le 3 Belgique qui aura besoin des Pays-Bas poui g préserver son avenir. La fin de sa neutralité. des ,,garanties" sur sa frontière orientale. s une organisation militaire puissante ap-c puyée par sa puissance économique et pai . l'a volonté unanime de son peuple, assureront son sort d'une façon parfaitement ras-5 surante. Quant au problème linguistique. 0 il sera résolu en tenant compte du puissant renouveau de la conscience nationale que tous les Belges constatent en ce moment g avec joie et orgueil; ceux-ci ne souffriront pas, en tout cas, dans l'examen de ce pro-0 blême, l'immixtion d'ingérences étrangère' dont le but, qui est de diviser la nation, apparaît comme trop conforme aux menée* 0 allemandes pour ne pas leur paraître très suspectes. Nous n'aimons pas beaucoup, er ce moment, les Hollandais qui manifestent ^ pour la Flandre, à l'exclusion de la Belgi 5 que, un amour tumultueux et bruyant." Pour nous, nous ne voulons savoir que ceci: il y a aussi beaucoup, il y a infiniment 1 plus de Hollandais qui ont des sympathie e pour la Belgique sans plus. Nous leur er sommes reconnaissants mais eux, comme L' nous, seront d'accord pour dire que cette 5 reconnaissance n'implique aucune abdica s tion- Charles Bernard. s m iii C>-«-Q »-<BPag3-' ■' la Otierra et les Helips Le ,,Journal de Genève" publie la lettre " suivante: Monsieur le Directeur, Permettez-moi de protester très cordiale ment mais très fermement contre une in-' terprétation tout à fait excessive de ms j. pensée que je trouve dans le ,,Journal dr Genève" du vendredi 4 juin. " Ni dans la ,,Revue hebdomadaire", n: nulle part ailleurs,je n'ai émis l'opinion que ,,la présente guerre est une sorte de com i plot protestant contre le catholicisme". J< ne l'ai pas dit parce que je ne le pense pas, A la fin de ma conférence sur Louvain. publiée par la ,,Revue Hebdomadaire" nu méro du. 27 mars, j'ai dit— en m'appuyani sur le témoignage d'un protestant hollan-3 dais, M. Grondijs — que, dans le sac d< ^ l'Université de Louvain comme dans le fait du bombardement de la cathédrale de Reims, était entré un élément de haine contre le catholicisme; c'est tout. 0 Je n'ai pas ,,affirmé sans le prouve] a que les Allemands ont divisé leurs troupe: t de façon à mettre les protestants sur le front français et les catholiques sur le fronl russe." 0 J'ai reproduit l'affirmation d'un Aile mand, cité par le même protestant M k Grondijs, au sujet des troupes allemande* r en Belgique. Et c'est encore M. Grondijs qui, dans sa brochure sur les Allemands ei H Belgique, a consacré tout un chapitre auî propes de ces Allemands sur les prêtres et e aux traitements qu'ils leur infligent. , J'ignore si peu l'attitude de la plupart e de3 catholiques des pays neutres que j'a fondé toute une oeuvre de propagande poui leur démontrer que l'Eglise catholique 1 n'est pas intéressée, comme ils semblent i< croire, à la victoire de l'Allemagne. e II est superflu de me rappeler que le: s Anglais protestants sont nos alliés. Enfin je serais fort ingrat si j'oubliai: tous les témoignages de sympathie que le* ! protestants do la Suisse française ont don _ nés à notre juste cause. 3 Veras voudrez bien me permettre d'ajou 0 ter, Monsieur le directeur, que depuis h début de la guerre, je lis chaque jour le ,,Journal de Genève" et que tout Françai; :- ne peut que lui être reconnaissant d'un< - bienveillancë qu'il sait concillier avec une - haute impartialité. Je serais très peiné que, par le fait d'une s interprétation tout à fait excessive, je le e répète, il me fit attribuer par ses nombreux - lecteurs une pensée qui n'est pas la mienne Veuillez agréer, etc. à. Alfred Baudrillart, r Vicaire général, recteur e — mg-.-g.Mr-" • L'âme des grands Allemands [_ „0n m'annonce que cinq cents soldat; sont tombés ce soir entre nos mains. Ouf •j. Il est regrettable qu'il faille encore fair ; des prisonniers et que l'on ne puisse pa; T les fusiller tout de suite." Bismarck, p (,,Mémoires," page 11. Notes sur le com n bat de l'Hay.) i- „Je suia las de gouverner des esclaves/ i- Frédéric II i, (A son Ht de mort. En Belgique. l ■ ■ 3 A Bruxelles. Nous lisons dans le ,,Telegraaf": L'ùr des plus grands délits qu'on puisse com i mettre, aux yeux des Allemands, c'es l'aide apportée aux jeunes gens pour qu'il gagnent la fière armée que conduit le Ro Albert. On punit à présent les délinquant des travaux forcés! Sous peu, la punitioi sera le peloton d'exécution ou la pendaison 11 y a quelques jours, le conseil de guerre allemand a condamné aux travaux forcés ; perpétuité M. Delestry, commissaire d< police à Watermael-Boitsfort. Le vicaire di la même commune a écopé de dix an: de prison. D'après les juges allemands, ce! braves patriotes auraient favorisé le dépar de jeunes gens. Pour une toute autre raison, on vient d'arrêter aussi M. de Brabandere, ^ avocat Celui-ci est soupçonné d'avoir rédigé et favorisé la diffusion de la feuille pamphlétaire ,,La Libre Belgique", objet de toutes le« perquisitions faites ces temps derniers pai les policiers allemands et qui était le cauchemar de M. von Bissing. Une perquisition au domicile de Mt-re de Brabandere • avait fait découvrir de nombreux exemplai des de cet organe et une liste d'adresses d< ; personnes auxquelles le journal était adres > se régulièrement. M. de Brabandere dé clara qu'il ignorait absolument le nom de ' rédacteurs de ,,La Libre Belgique" et l'endroit où cette feuille clandestine était imprimée. ' Le général Cuveîier a été soupçonné d'avoir expédié des jeunes gens vers la HoT 5 lande, pour rejoindre l'armée belge. Uni perquisition domiciliaire a été faite. Elit ' n'a donné aucun résultat, évidemment 1 Les Allemands soupçonnent tout le monde * * * Les insignes, depuis la dernière ordon nance, ne sont plus portés. Mais nos bon; Bruxellois, pas plus que M. van Bissing n'avaient ténu compte de l'esprit d'inven [ tion de certains camelots qui, quelques jour: seulement après là publication de l'arrêté parcoururent les rues aux cris de: „Deman dez la feuille de lierre: je meurs où ji m'attache!" Et ils mettaient en vente, ei effet, une simple feuille de lierre. Le succès fut si grand que, peu de jours après, h feuille de lierre avait acquis droit de cite comme étant le nouvel insigne national La forme de nos insignes et la couleui ont donc changé, mais la signification est restée la même. N'est-ce pas le général Sixt von Arnin — un honnête homme celui-là — qui assurj à M. Max (encore en fonction en ce mo ment) que les Bruxellois ne devraient riei renier de leurs sentiments patriotiques e qu'ils pourraient continuer à arborer l'in • signe national? Nous ajouterons que, de puis, Bruxelles a eu le bonheur de possède: ! M. von Bissing— ' La parole donnée par M. Sixt von Ar ! nim c'est sans doute une bulle d'air au3 1 yeux du sieur Bissing? * * » ; L'abbé Auguste Van Hondt, de We6ter , loo, vicaire à Tervueren, vient d'être con i damné à une année de prison pour avoi dirigé une oeuvre patriotique. ■s * * Les lecteurs des journaux bruxellois n'on ; pas été peu surpris à la lecture de phrases d ce genre: ,;N'est-il pas connu de tous que d L nombreux prêtres ont été pris en otages e: Belgique et en Franco et fusillés?" ,,De« Allemands ont aussi commis d'autre ' viols." ,,Et l'incendie de Louvain? Et le bombarde » ment des églises?" Ces phrases figurent en caractères italique dans certains journaux. Ne croit-on pas rêve , lorsqu'elles sautent aux yeux, si inattendues dans ces journaux que l'oeil sévère des scribe de la Kommandantur parcourt attentivement Un peu plus d'attention, — lisez le titre, 1 1 commencement de l'article — et vous verre qu'il s'agit de l'interview du pape.Benoit XV ; Il paraît que les Allemands ont souffert d i laisser passer ces quelques phrases, si duref — mais les sentiments du pape sont si favora bles à leur cause qu'on a passé, à la Komman dantur, sur ce que certaines phrases avaien ^ de choquant pour eux. Le bruit court que M. Georges 't Kint, ' puté de Bruxelles et bourgmestre do Wolvei ! them aurait été arrêté pour avoir donné e : août dernier eles renseignements à l'armé belge, au sujet de la chuto d'un avion aile i mand sur le territoire de la commune do Wo , verthem. Le comble de cette accusation, c'ea qu'en tombant l'avion mit le feu au châtea de M. 't Kint. Cet immeuble fut complètemen détruit! • • • Veut-on savoir les noms des rédacteur ,,responsables" du ,,Quotidien" ? Les voici Alfred W. Gaspart, directeur de la rédac | tion, Gaston Bonnet, directeur, et A Boghaert-Vadhé, rédacteur en chef. 3 Les journaux de la capitale n'en sont pa • à une gaffe pre3. ' Dernièrement, en annonçant Farreetafcio: } d'une bande d'émetteurs de faux billets d banque, ils citèrent parmi les inculpés le " deux dames qui découvrirent la fraude c provoquèrent l'arrestation des coupables! ' fis cherchent à présent à se disculper e présentent des excuses, très plates, à ce ) nersonues justement courroucées. A Anvers. La greve de la presse continue. Il fau noter impartialement, pour l'histoire, qu le seul journal qui <*>ntànue à paraître constate ,,La .Métropole", est le ,,Vlaam eche Nieuws", qui ee fit déjà violemmen rabrouer par M. Julius Hoste pour lu avoir volé, un titre qui lui appartenait qui insère tous les venimeux articles di Bureau allemand de la presse contre notr Roi, notre armée et notre gouvernement et se montre violemment flamingant. Cett feuille- est honorée de la collaboration fré quentè du Dr. Aug. Borms et d'un certai] Albert van den Branden, un des membre les plus influents de la ,,Groeninger wacht." * * * La conférencite, dont les méfaits avai été arrêtés par la guerre, sévit maintenan avec vigueur. On sait que toute réunioi publique doit être autorisée par les Aile ' mand6. Ceux-ci ont bien voulu ,,approuver' les conférences suivantes de la gilde catho lique flamande ,,Eigen taal, eigen zeden" 28 avril, René Vermandere, Lecture auto biographique; 5 mai, Oscar Vau Schoor pharmacien: ,,Les poètes d'une ville incen diée" ; 12 mai, Dr. Aug. Borms : ,,L; Flandre flamande"; 19 mai, Jef Grote f ,,De Strijd" de C. Eeckcls; 26 mai, Piete de Mey: ,,Ninive et Babylone" ; 9 juin L. Vissenaeken : ,,Shakespeare" ; 16 juin K. Gommers: ,,Navigation" ; 23 juin, E Van der Voort: ,,Justus van Maurik.3 . Le Dr Borms a en outre donné au ,,Klim op" une conférence sur ,,Le mouvemen | flamand eft la guerre." * * * i Deux jeunes gens de Borgerhout on été tués par deux soldats allemands qu étaient de garde à la porte de Deurne ils n'avaient pas entendu les sommation des sentinelles, qui ont fait feu. L'um d'eux est mort sur le coup ; l'a-utr est mort d'une hémorragie provoquée pa une blessure à la jambe. Ce dernier es mort sur place,, sans secours, parce qu les Allemands ont empêché la populatio: d'appre)cher du malheureux. * * * L'Académie des Beaux-Aj*ts d'An ver était fréquentée, avant la guerre, par envi ron 4000 élèves. Aujourd'hui, il y en environ 250, et les cours du soir sont seul suivis. * * * Il y a peu d'Allemands en ville pour 1 i moment. Et ceux qui y séjournent sont ^ pour la plupart, des spécimens à mettr sous verra ou dans un bocal. On voit de 1 soldats difformes, contrefaits, même de : bossus. Le calcul de nos ennemis1 est intelligent " Pour garder une ville paisible, ils y laissen oe-ux que leur (ïondition physique ne pei met pas d'envoyer en campagno. Cela pei met aux hommes valides d'être au front Grâce à ce système, les Allemands on augmenté dans une proportion très appré ciable leurs effectifs. Libre aux aPiés de les imiter pour ce qu concerne les service-.? de l'arrière. - La population sait que la guerre durer longtemps. Aussi' frit-elle des conserves d primeurs et de confitures en quantité fc Notons avec satisfaction cette preuve d , prévoyance. " * * * c i Nos 'agents de police se plaignent d'êti surmenés. Ils n'ont droit qu'à un jour d s congé par mois ! Après la foire de la place De Conincl dont nous avons parlé eians notre numér s de vendredi, une autre foire va s'installe r au Sud, près du bassin de natation. Dar quelles conditions? Avec quelle autorise s tion ? P • • • 3 Les laitiers n'oublient pas de baptiser ! y- lait pendant l'occupation! A l'analyse • on a trouvé certains de ces malfaiteurs qi e avaient additionné leur lait de 40 % d'eau 5 Des amendes de 200 francs leur ont été ii ^ fligées. C'est peu ! t En Camplne; Le 6 juillet, une trentaine de Belges or été arrêtés entre Durendock et Po6tel pa 1 les hussards du régiment Louisa, qi Q croisaient dans les environs. Deux courrie] i- se trouvaient parmi les personnes arrêtée - qui ont été conduites à Turnhout, où elle t seront jugées par les amis du Bohémie £ Splichal. A G an ci. s En remplacement de M. van Wesemae : commissaire de police, démissionné par l'ei - nemi, M. Van Dousselaere a été noinir • par le Conseil communal. * * * s La police fait la chasse aux faux bi leto de banque qui pulullent aux enviror i de GancL On a saisi plusieurs billets de 2 e marks à Lokeren. 6 * * * t Le *,von" qui commande en maître Gand a décidé que les soldats en servie t prendraient place gratuitement sur les vo s tures des tramways. Les autres doiver payer cinq centimes seulement et ont orch de se tenir, autant que possible, sur la plate-forme de devant. Les dimanches et jours de fête, des remorques seront spécialement accrochées pour les militaires. Dans les Flandres. b Un de nos lecteurs revient de Flandre. Il 3 a même eu l'oocïasion de passer par Ingoy-} ghem, la patrie du boulanger François Lat-teur, plus ex>nnu sous le pseudonyme de t Stijn Sbreuvel6. i Je puis vous dire, nous écrit notre cor-, respondant, que ce monsieur et ses compli-i ces sont honnis, haïs, bannis et, qu'on ne 3 \eut plus en entendre parler, surtout en , Flandre. 3 A Gand, un• flamingant important m'a eïonfié : ,,11 nous a enfoncé, cet individu!" i Et j'avoue que partout, j'ai recueilli la 3 morne impression sur le mépris voué à cet écrivain de petit esprit et de talent modeste, dont le choeur des grenouilles a fait un roi. b On se félicite que, par un sentiment de b stupidité qui n'étonne que les personnes qui i ne le connaissent pas, Streuvels ait mis à nu son âme de mitron et non d'artiste. Il ' cherche à se justifier actuellement en publiant, ,,avec l'autorisation de la censure allemande", un morceau intitulé ,,Francs-tireurs". C'est de la moutarde après le , dîner. Il se justifie parce qu'il voit l'assiette au beurre s'éloigner de lui. Sa renommée i est entachée de boue. Et œ paysan s'ima-gino qu'une pirouette plus ou moins ha-r bile va lui assurer l'impunité? Quelle pré-, somption ! , Qu'il aille donc n'importe où en Belgique (à part chez les individus de sa trempe, ' bien entendu) : il se fera l'opinion très nette que s'en est fini de Stijn Streuvels. Et le b mouvement de oes admirateurs de l'Allemagne a ainsi, par la bêtise du boulanger d'Ingoyghem, lamentablement avorté. Heu-k reusament pour les Belges. i > Aux frontières. S T Les Allemands réquisitionnent les vélos 3 contre le paiement d'une somme de 37.50 r francs! Ils emt surtout besoin de pneus. t 3 Les frontières limbourgeoiees sont fer- i mées à cause du transport de troupes ver? le sud du pays et vers la Franœ. On ne peut ni entrer au pays ni en sortir. s • • • Les Allemands ont enlevé les meubles de \ nombreuses maisons inoccupées et les ont s envoyés en Allemagne. La contrebande en marchandises dont la Hollande interdit l'exportation est favorisée par les Alle-gi mands. * * * 0- Jeudi après-midi ont passé par Esschen s 67 femmes et enfants anglais et 5 fran-3 çais. Ces personnes venaient de Belgique et se rendaient dans leurs pays respect-ifs"", via la, Hollande. Parmi les Anglaises se t trouvaient douze religieuses du couvent de Notre-Dame à Na.mur. - A ta Borinage On annonce le décès de M. Deladrière Gédécm, ingénieur, président de l'Associa-• tion houillère du Couchant do Mons. x L'industrie charbonnière dans le Bori-e nage, le Centre et le paya de Charleroi su-bit actuellement un fort ralentissement 0 dans sa production, les charbons domestique» et industriels étant fort peu demandés. Les traits deserendent tout au plus trois e jours par semaine avec un personnel très e restreint et avec mission de n'extraire tout justo ce qui est commandé, ceci afin d'éviter les stocks le Ion" des rivages, o En verrerie, c'est le chômage complet, à ,r part quelques petites gobeleteries et taille-s ries. En poterie, en céramique et en faïencerie, on travaille, mais très peu et juste pour occuper les ouvriers deux ou trois jours par e semaine, de 16 à 24 heures. >, Les enmenteries du Tournaisis et du Cen- ii tre sont les seules industries qui marchent ! à peu près, par suite de la forte demande 1- étrangère. La construction est, elle aussi, assez privilégiée; on ne cesse de construire des charpentes et des ponts métalliques, des voitures, des wagons et des locomotivs pour les ^ chemins de fer vicinaux de Belgique et les Y pays neutres. 11 Les carrières continuent toujours d'ex-'s traire de la pierre, mais ne la façonnent '5 pas. Après sciage, elle est transportée dans n -■» . m—«m- le Christianisme et la Euerre Monsieur le Rédacteur en chef, £ Les catholiques belges ne reconnaissent qu'à une seule personne le droit do parler en leur nom, c'est à S. E. le Cardinal Mercier, archevêque do Malines. Ce vénéré prélat n donné suffisamment de preuves du patrio-s tisme le plus élevé, do l'avis de tous les Bel-0 ges crédules ou incrédules, pour qu'il ne puisse venir à l'esprit de personne de suspecter, er quoi que ce> soit, sa parole. ^ On trouvera dans les lignes ci-dessous, extraites de la dernière lettre pastorale de S. ° E. le Cardinal, la réponse à une question in-L" directe que pose un do vos collaborateurs dans t son article ,,Le Christianisme et la Guerre", e quand tt écrit-: Cardinal Mercier, qui faillit être désapprouvé par le Vatican, pourrait seul nous renseigner à ce sujet..." Veuillez agréer,. Monsieur le Rédacteur en chef, l'assurance de ma considération très distinguée. I. N. Extraits do la Lettre pastorale du Cardinal Mercier. ,,La Dévotion au Christ et à sa divine Mère", pages 23 et suivantes. Monseigneur Mercier, après avoir rappelé tout ce que nos compatriotevs restés au pays doivent aux personnalités belges et étrangères qui ont bien voulu s'occuper de la question si grave de l'alimentation, continuo en ces termes : ,,Laissez-vous aller à vos sentiments généreux, mes Frères, et „soyez reconnaissants"; „et grati estote". Saint Thomas d'Aquin dit que le penchant à voir lo bien chez autrui <-st l'indice d'un bon coeur. Ne soupçonnez pas un égoïsme subtil là où le désintéressement vous dépasse. Aimez à croire que les autres valent mieux que voue. Défiez-vous surtout des calomnies. Depuis le commencement de la guerre, des esprits sournois, méchants, perfides se sont acharnés à accréditer la rumeur que le Pape défunt Pie X, et notre Saint-Père Benoit XV, lo Pape actuel, auraient favorisé, financièrement ou moralement, nos ennemis et auraient, par faiblesse, méconnu lo droit du peuple belge. Calomnies, mes Frères, ee sont d'infâmes calomnies. Lo coour simple, aimant, magnanime de Pio X était incapable, jo ne dis pas d'une vilénie, mais d'nn semblant de complaisance pour l'injustice, celle-ci fut-elle triomphante. La vérité est que le noble vieillard a succombé aux douleurs qui l'étreigni-refat, lorsqu'il vit les nations européennes déchirées par des guerres meurtrières, et la Providence ne lui laissa pas le temps d'exprimer en public la sainte horreur que ces débauches sanguinaires lui inspiraient. ,,Quant à Notro Saint-Père lo Pape Benoit XV, que pouvait-il faire pour nous, Belges, qu'il n'ait point fait? ,,Sa toute première bénédiction pontificale fut pour nous ; il a daigné me charger do vous la rapporter en son nom. A deux reprises, uno première fois, en union avec plusieurs membres du Sacré-Collège, uno seconde fois, ces derniers jours, il a voulu, malgré la pénurie de ses ressources et la stagnation de l'oeuvre du denier de Saint-Pierre, faire à la Belgique un don généreux. Il a ou la paternelle bonté de nous adresser deux lettres de réconfort à votre intention, sans parler d'une lettre privée, empreinte de la plus affectueuse tendresse, par laquelle il a tenu à soutenir notre courage, en un moment difficile, dans les premiers jours do janvier. Ajoutez à cela sa ferme et noble allocution Consistoriale, le vingt-deux janvier; ses réponses aux télégrammes du Roi des Belges et do notre Gouvernement; celle au Ministre Van den Heuvel accrédité auprès du Saint-Siège; l'appui qu'il nous prête, par l'intermédiaire de celui qui le représente, avec tant de digmité et do dévouement, parmi nous, son Nonce Apostolique à Bruxelles; et si, après tant- et de si significatifs témoignage», ,,do sa toute spéciale prédilection", la Belgique n'est point satisfaite encore, jo crains qu'un excès de piété filiale ne l'entraîne à pécher par gourmandise spirituelle. ,,Nous joignons ici la dernière lettre que Sa Sainteté a daigné faire écrire en son nom, par lo Cardinal secrétaire d'Etat, à ,,-notre peuple bien aimé". Lorsque, le mardi, vous consacrerez votre journée à la reconnaissance, vous inscirez le Père de vos âmes en tête do la liste de vos bienfaiteurs, et vous répondrez désormais par la fierté de votre dédain à ceux qui tenteraient de détacher do lui vos coeurs et vos volontés." Voici, mes bien chers Frères, cre précieux document pontifical : Du Vatican, le 9 avril 1915. A S. E. le Cardinal Désiré Joseph Mercier, Archevêque de Malines. Eminentissime Soigneur, ,,Dès lo début de son Pontificat, Sa Sainteté lo Pape Benoit XV, portant ses regards à travers lo monde entier, les arrêta surtout sur l'Europe bouleversée par cette affreuse guerre, et il les fixa de préférence sur la Belgique, en suivant les douloureux événements qui s'y accomplissaient. ,,Profondément ému des malheurs de cette noble et généreuse Nation, d'autant plus ohère à son coeur qu'elle a été et qu'elle demeure plus attachée à l'Eglise et au Saint-Siège, et désirant contribuer à soulager les souffrances de votre peuple bien aimé, le Saint-Père eut vivement à coeur de lui envoyer l'obole de sa charité et do son auguste pauvreté. ,,Ne cessant d'élever au ciel des supplications ardentes afin d'obtenir du Dieu des miséricordes la cessation de l'horrible fléau de la guerre, le Saint-Père le conjure d'une manière spéciale d'alléger les douleurs do votre peuple chéri. Et voulant lui donner uno nouvelle preuve do Sa sollicitude et de Son amour, Sa Sainteté a tenu à joindro aux prières l'offrande do Sa charité paternelle mo chargeant de vous adresser, malgré les pénibles conditions actuelles du Saint-Siège, la somme de vingt-cinq mille francs, qu'il m'est très agréable do vous faire parvenir sous ce pli. ,,Elle aimo à croiro que l'exemple du Père commun des fidèles sera généreusement suivi par Ses nombreux enfants, les catholiques du monde entier, et que l'obole de leur charité unie à leurs prières contribuera ainsi à adoucir les souffrances do leurs frères do Belgique. ,,A ce propos, le Souverain Pontifo a été heureux d'apprendre que do nombreux Comités de Secours pour la Belgique ont été constitués, et que leur dévouement a déjà obtenu des résultats consolants. Il espère qu'ils continueront à déployer une action salutaire, et que l'on répondra à leurs pressants appels. ,,Comme gage des faveurs célestes et do Sa toute spéciale prédilection, Sa Sainteté vous accorde avec effusion do coeur pour Votre Eminence, pour l'Episcopat, lo clergé et le peuple do Belgique uno Bénédiction particulière, bénissant à la fois tous ceux qui voudront bien lui venir en aide. ,,Je saisis avec empressement cette occasion pour vous renouveler, Eminentissime Soigneur, l'assurance de ma profonde sympathie ainsi oue l'hommage de ma profonde vénération et de mon entier dévouement en Notre Seigneur. (Signé) P. Card. Gaspard

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Cet article est une édition du titre L'écho belge: journal quotidien du matin paraissant à Amsterdam appartenant à la catégorie Oorlogspers, parue à Amsterdam du 1914 au 1918.

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