L'écho belge: journal quotidien du matin paraissant à Amsterdam

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s.n. 1918, 15 Fevrier. L'écho belge: journal quotidien du matin paraissant à Amsterdam. Accès à 20 juin 2019, à https://hetarchief.be/fr/pid/r49g44jx9h/
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4£«ie Année î N°. I2J10 s cerna ^«awcâiréaîai 15 fèvriep ÏQÏR L'ECHO BELGE L'Union fait ta Force. «-noe*T>*5<rîi5^M r3n matin nciraissant en Hollande RoIiip est nnfpn nnm tin Fa mil In. Toutes les lettres doivent âtre adressées «a bUreaSderédactlon:N.Z. x9?JiB~, Pfë-Tw' 334-240, amSTEBDAM. Téléphones: 2797etl77S. I Rédacteur en Chei; Gustave Jaspaers. „ -, Charles Bernard.René Chambt Comité de Rédaction - ) ip.miie Paisinaré. Abonnements: Hollande II. 1.S0 par mois. Etranger II. 3.00 par mois. Pour I' militaires au Iront et Ie3 militaires internés en Hollande II. 0.75 par mois payab par anticipation. Annonces: 15 cents la ligne. Réclames: 30 cents la ligne. Os i'uBité de eaimaiideBisn Il v a eu un débat captivant à la Cham brea 'des Communes, quelque chose commt un duel Asquit-h-Lloyd George. Sous la <su-face correcte, le ton courtois et modère d C86 discours, on ne devine pas a vue le frémissement de la passion- Il y etai cependant. Les commentaires des journaux le font assez ressortir pour ceux qm ne 1 au raient pas discerné. La chose revient a ceci M. Asquith n'a pas pardonne a M. Lloyt George son discours de Versailles, au retour ;u la conférence de Rapallo. L interpella, tion qu'il fit alors à la Chambre, bien qu 1 ■parut être soutenu par la quasi unammit* de cette Chambre, tourna court et M Lloyc George sortit du débat plus fort qu avant Or °nous avons assisté avant-higr à uni réédition de cette séance, à une nxrnveM passe d'armes entre M. Asquith et M. I2oy< Seovse à propos du même differend: l_ete.ii due des pouvoirs du comité de guerre rater allié-de Versailles. M. Asquith, jaloux d< conserver à son pays une indépendance ab eolue dans la conduite des opérations mili taires, accuse M. Lloyd George de faire boi Marché des intérêts de la Grande-Bretagne Encore une fois l'accusation n'est pa (portée dans ces termes. Elle tient dans cettx fc.im.p-le question: ,,En quoi les attributions tfl-u. comité de guerre de Versailles ont-eMet 'été étendues?" Certes ce n'était pas la simple curiosité qui le poussait à faire cette de-frande. Il est même plus que probable qw 3d. Asquith est parfaitement au courant ae ce qui s'est passé à Versailles et qu il n o voulu le faire dire par M. Lloyd George que pour avoir le droit., la chose étant ainsi rendue publique, de la critiquer et de la com battre. Pour n'avoir pas eu cette meme rete-m* le „Morning Post", où le cote Repington avait coneacré un articûe a la recette conférence de Versailles, a ete confis, que Et le rapprochement du nom du colo Bel Repington avec le fait qui nous occupt n'est pas purement accidentel. C'est ce critique militaire, alors collaborateur di ,.Times", qui a le plus violemment com battu la'thèse du commandement unique qu'il s'agissait, cela va de soi, d attribuer < un général français. Et toute la campagne de M. Asquith procède uniquement de cett< peur de voir une parcelle de l'autorité an glaise et du contrôle anglais sur les soldat et les ressources de la Grande-Bretagne pas ser en des mains étrangères. Telle est la signification de l'hommage que M. Asquith a rendu au maréchal Haig et à ses collaborateurs. Nul, évidemment, n'en contestera la justesse. Mais M. Asquith sous-entendait: Et o'est à l'autorité de tels hem-mes que vous portez atteinte par la création d'un organisme qui pourra disposer de contingents et de matériel anglais en dehors d'eux et, qui sait, leur imposer ses décisions. M. Lloyd George a fait grâce à M. Asquith d'une démonstration sur la nécessité sinon du commandement unique tout au moins do l'unité dans le commandement, car le débat roule moins sur la question de savoir s'il faut un chef, ce qui est la logique même, que sur celle de savoir qui sera ce chef. Or, la présence dans le comité de guerre interallié du général Fooh, un des artisans de la victoire de la Marne, le vainqueur de l'ensemble des batailles de ,,la course à la mer" qui 6e sont livrées en octobre et novembre 1914, enfin l'auteur du plan de campagne qui a déterminé l'arrêt des Austro-Allemands sur la Piave, est, par elle-même, assez significative. Ainsi l'extension des pouvoirs du comité de guerre de Versailles, pourrait n'être que la façon détournée d'instituer ce commandement unique dont M. Asquith est l'adversaire. M. Lloyd George, à qui nul cependant ne pourra reprocher de faire bon marché de l'orgueil national, est pratique avant tout. Il veut la fin, c'est-à-dire la victoire: il en veut aussi les moyens. Et devant les résultats obtenus par l'unité absolue qui préside aux décisions comme à l'exécution des décisions des Qermaniques, l'expérience ■île nous a que trop appris qu'il ne suffit pas seulement de rassembler nos énergies comme nos ressources dans un faisceau unique, mais en outre qu'il 11e faut à ce grand corps qu'une seule tête. Logiquement il n'est pas possible que les Anglais se désintéressent de œ qui se passe sur le front français et vice versa; pratiquement, l'imminence du danger de meme que la chance brusquement offerte d'une victoire ne permettent pas les lenteurs de conciliabules et de controverses. La décision do la mesure à prendre ne souffre pas de délai, si court 8oit-il, sinon le danger se tourne en catastrophe ou la chance passe. Est-ce à défaut d'un commandement unique que la magnifique percée du front par les Britanniques, au sud de Cambrai, n'a pu être exploitée à fond et couronnée d'une grande victoire? Est-ce parce que les Allemands ont cette unité dans la direction des opérations militaires, parce qu'ils ont un homme qui décide et qui dispose de tout qu'ils ont été à mêmes de parer au péril, un moment très grand, qui menaçait de faire crouler tout leur système de défense dans l'Ouest et que, d'une victoire anglaise, ils ont su faire une victoire allemande? Qu'aurait dit le pays, s'écriait naguère le ,,Times", si un général étranger avait commandé les opérations à Cambrai? Aurions-nous supporté avec la même fermeté notre échec et aurions-nous envisagé ses conséquences avec le même sang-froid?.... Il y aurait beaucoup à répondre à cela. M. Lloyd Georgo ne l'a pas fait, et pour cause. Mais quand il a parlé de l'honneur q^ie faisaient les Français aux Anglais de leur abandonner la ligne essentiels du front et la défense de leur capitale, le premier anglais n'a-t-il pas laissé entendre que, si les Français élèvent des prétentions, ils sont au moins justifiés de le faire et que, si par la faute d'un général anglais une £ouveJl$ partie de la France était envahie et Paris menacé, ce sont les [Français qui auraient plutôt le droit de se plaindre. Si le comité de guerre interallié de Versailles ne réalise pas encore l'unité du commandement tel qu'on l'imagine avec un cihef unique, un généralissime seul responsable, il en approche cependant beaucoup. Ce que la réforme peut laisser à désirer au point de vue purement théorique, elle le rachète par cet énorme avantage qui consiste à ne blesser aucune susceptibilité, à n'effaroucher aucun amour-propre. Devant le péril qui menace, un péril que M. Lloyd George a mis en lumière sobrement mais d'une façon d'autant plus poignante, des querelles comme celles-ci sont doublement pénibles. Sans doute M. Asquith ne veut que le bien de son pays et la victoire de l'Entente. Il n'existe entre lui et M. Lloyd George qu'une noble émulation 6ur les moyens d'y parvenir. C'est en quoi réside précisément ce manque d'unité qui nous a toujours été funeste. C'est un grand bien pour nous que M. Lloyd George ait su imposer sa manière de voir qui est en accord parfait avec les cabinets do guerre de Paris, de Rome et de Washington. Nous aurons bientôt l'occasion de vérifier sa valeur. Et notre confiance est absolue. Charles Bernard. !■* 9 mm ' Lsjs-tu»crii? Rencontré hier, traversant la rue Royale en 1 coup de vent, Verhees. 1 Nous étions assez liés avant la guerre; depuis nous ne nous saluons plus. 1 Cette fois, dès qu'il m'aperçut, il fonça droit sur moi, gesticulant comme un fou. Impossible de l'éviter. Bon, me disais-je, ça ne sera pas long! — Tu sais, comimença-t-il, je m'en vais faire quelque chose qui te fera plaisir. — Ah, baih ! tu ras donc te pendre P — Je m'en vais de ce pas chez le Gouverneur lui claquer ma démission et il faudra bien qu'il en entende de grises I — ? ? ? — On se crève pour ces gens-là, on leur sacrifie tout, honneur, amisA famille; on ne craint pas de s'aboucher avec des rastaqouères, des ivrognes et des vendus; on se résigne au rôle de valet, de délateur et de traître, tout cela pour arriver enfin à expulser définitivement le Français de Flandre et à édifier la plus Grande Germanie, et voilà que, en hypocrites ignobles, ces sales bougres, parce que ça va mail dans leur satanée boutique, se mettent à parler armistice et paix avec les Russes, en français, en français, entends-tu ! ! Non, mais... Et, gesticulant plus fort encore, écumant do rage, les yeux hors do la tête, Verhees s'en fut (Extrait de ,,La> libre Belgique" no. du, 15 décembre 1917.) ■ g. La foiÉ-Bteiaane el la science Il est nécessaire au premier chef que, dans un temps ou se décide le sort du monde, les nations procèdent à l'inventaire de leur apport à la civilisation de leurs raisons de revendiquer une place honorable parmi celles qui ont contribué au progrès humain. Les Allemands ont clamé avec tant de vigueur efc tant de constance leur supériorité dans tous les domaines, à commencer par celui de la science, que si nous n'y faisions attention, ils parviendraient à persuader le monde entier que cela est oonforme à la réalité des choses. Peut-être ont-ils déjà trop bien réussi chez certains neutres. C'est pourquoi il couvient de saluer avec joie la publication chez „Constable et Co." du livre: ,,Britain's Heritag of Science" par MM. Arthur Schuster et Arthur Shipley, lequel condense en 300 pages l'histoire considérablement chargée et abondante en merveille de la science britannique. Roger Bacon, Gilbert, qui étudia le premier le magnétisme terrestre, Napier, l'inventeur des logarithmes, Newton, Dalton, qui créa les'bases de la chimie moderne, Faraday, Moung, théoricien des oudes lumineuses. Joulo, et Thompson qui étudièrent et établirent les lois de la conservation de l'énergie, Clerk Maxwell, créateur de la théorie électro-magnétique de la lumière, ces noms éblouissants se groupent dans le premier chapitre, intitulé les Dix Bornes de la Science physique. Le second chapitre étudie l'activité des universités anglaises au 17e et au 18 siècles. Deux chapitres sont consacrés à la science pure au 19e siècle, tandis qu'un chapitre séparé 'soccupé des applications industrielles, et notamment de la question de l'aniline, où deux Anglais, Pcrkin et Nicholson, ouvrirent à leur pays des possibilités infinies qui, par un singulier hasard, ne furent pas mises à profit, mais permettent d'espérer que le temps perdu'sera rattrapé après la guerre. Le chapitre VII passe en revue les institutions scientifi ques de la Grande Bretagne, dont les traditions de courtoisiex à l'égard des institutions étrangères devraient être l'objet de méditation pour les Allemands. A la biologie, à la botanique, à la zoologie, à la physiologie à la géologie, envisagée du point de vue de la part prise par les Anglais depuis 4 siècles, à leur enrichissement et à leur perfectionnement, il est consacré des chapitres séparés, qui sont des modèles de concision et do charte. Dans leur préface, les auteurs de ce livre substanciel écrivent „Notre but principal a été de donner un simple exposé du grand héritage de science de la Grande-Bretagne, héritage qui, transmis à travers plusieurs siècles de réalisation distinguées, sera si les signes disent vrai, transmis aux générations à venir, avec un éclat non terni. Au cours de la geurre, l'Angleterre, montre la vigeur de ses muscles et la mesure de sa ténacité. Il est bon que l'on n'oublie la splendeur de son cerveau et le livre de MM. Schuster et Schipley est un opportun rappel à la mémoire de ceux qui, sous l'emprise de la propagande de nos ennemis, auraient tendances à n'en pas tenir compte. — H y a m an 15 février 1917. —• Les Français réussissent des cÇwps de main vers Puisaleine, Sainte Mary à Py. et la. Butte â,y> Me^/vit. En Belgique. Contre 3e CoraseiJ des Traîtres. La Flandre se révolta contre les traîtres Attitude patriotique du parquet de Bruxelles. — Les chefs des akti-vistes arrêtes par ies Belges sont relâchés par les Boches qui emprisonnent nos magistrats. — La population bruxelloise, indignée, proteste en masse. — Violentes bagarré* à la Grand' Place. Une manifestation à Bruxelles Nous avons dit que le gouvernement belge du Havre usant de son droit de faire appliquer les lois du pays, avait ordonné aux magistrats belges du pays ooeupé d'entamer des poursuites contre les Belges qui se sont rendus coui>ables des crimes de lèse-majesté et de lèse-patrie, d'intelligences aveo l'ennemi, d'excitation aux pires désordres et d'attentats contre la sûreté et la tranquillité de l'Etat eh décrétant la déchéance du Roi et du gouvernement belge et l'autonomie de la Flandre. Les „Nouvelles" apprennent à ce propos qu'en exécution de ces instructions les magistrats bruxellois avaient fait arrêter par 1» police belge à leurs domiciles les deux principaux chefs du mouvement activiste: Pierre Taok et le (Jocteur Borims. Ce fut un coup de tonnerre dans le camp des activistes. Immédiatement ces infâmes firent appel à leurs protecteurs naturels, les Allemands. Des officiers iboches se rendirent au Palais de Justice et y firent arrêter les trois présidents de chambre qui avaient décrété l'arrestation des traîtres et qui furent jetés en prison tandis que Tack et Borms étaient remis en liberté. La nouvelle de ce monstrueux coup de force se répandit en ville comme une traînée de poudre avant-hier. D'un seul mouvement la foule surexcitée se porta vers la Grand' Place de Bruxelles, notro forum, où bientôt se trouvèrent réunis des délégations de plus de 600 sociétés de l'agglomération bruxelloise et des milliers de personnes. La police chercha vainement à disperser les manifestants. Des (bagarres éclatèrent, lorsque soudain une compagnie de soldats allemands, appelée à la rescousse, reçut l'ordre de oharger. La foule se révolta en partie, tandis que de toutes parts des fuyards filaient par les nies latérales. Des coups de feu éclatèrent. Plusieurs soldat» allemands furent tués ou blessés. Plusieurs manifestants payèrent également de leur vio leur courage et leur patriotisme. Do nombreuses arrestations furent opérées. Ai la suite de ces faits, les trois présidents de chambre arrêtés ont été déportés en Allemagne. La cour de cassation s'est réunie et a décidé, assure-t-on, de démissionner si les présidents ne sont pas remis en liberté. Dans ce cas, tous les magistrats belges suivraient son exemple et les tribunaux belges cesseraient de siéger pour protester contre les incessants abus do pouvoir de l'occupant. Voici les renseignements que le même correspondant donne au sujet de la manifestation des aktivistes le 3 février à Anvers. _ Ils étaient environ 600 et sont sortis en cortège. Ils se 6ont réunis au ,,Thalia", sont allés par le rues Carnot, Place de la Gare, avenue Oe Keiser, rue Le^s, Place de Meir. Une contre-manifestation a eu lieu alors, qui comprenait d'après les évaluations 12.000 à 1-5.000 personnes. On s'est fortement bai:tu; les aktivistes ont dû fuir par les rues latérales. Après leur départ on a ramassé Place de Meir et dans les rues latérales des morte et des blessés, dit-on, et un nombre considérable de chapeaux, cannes et trouvé des traces de sang. Le cortège des aiktivistes était compose en grande partie de femmes et de jeunes gens. La manifestation à Anvers. Il est difficile de se figurer combien "activisme est réprouvé et méprisé en Belgique. La plupart des membres du ,,Raad van Vlaande-ren" sont des gens disqualifiés. Dans le peuple, l'activisme n'a aucune sympathie. La manifestation activiste du dimanche 3 février, à Anvers, a été un fiasco complet et, pour les hommes d'ordre, un triomphe. Le lendemain, „Het Vlaamsche Nieuws" (Luc) chantait victoire, mais c'est de l'effronterie. La débâcle est un fait. Tout Anvers en a été témoin-. Huées, bourdonnements, coups, vol de leurs drapeaux, crachats même, rien ne leur a été épargné. La réprobation était générale. Les patrouilles allemandes ont été impuissantes à en réprimer l'esw-pression. Evidemment, la police allemande n'avait pas prévu une pareille résistance. Il y eut plusieurs activistes et Allemands blessés. La mêlée doit avoir été chaude, surtout à l'avenue De Keyser. La jeunesse, tant des instituts épiscopaux que de l'Athénée, s'est déclarée, tout de bon, pour l'unité patriotique. On estime qu'il y avait à la Bourse, où avait lieu le meeting, 400 à 500 activistes. Or, notez qu'ils étaient invités de partout, et que le voyage aller et retour des adhérents était payé. Propagande intense par grandes affiches rouges placardées partout, par les organes de la presse activiste, etc. etc. Et tout cela aboutit à 600 présents au maximum, qui se font battre comme plâtre. Quelle gloire pour le chancelier de l'empire. On répand toutes sortes de bruits et d'insinuations pour faire croire que le mouvement activiste est important. Ainsi, on avait répandu le bruit que ,,dans le nord de la Cam-pine" il y avait . plusieurs jeunes vicaires activistes. Cela est radicalement faux. L'opinion allemande. „L'aotivlsme flamand est légal 1" La ,,Gazette de Cologne" annonce que le procureur général près la cour d'appel de Bruxelles a fait arrêter deux membres du Conseil des Flandres, sous l'inculpation de complot contre la sûreté de l'Etat. Le journal ajoute que les Boches ont dû intervenir immédiatement pour faire libérer leurs amis, et explique d'une façon au moins imprévue que les membres du Conseil des Flandres ne tombent pas, en tant que membres de ce Conseil, 1 sous le coup des lois pénales belges. En effet, toujours d'après le journal allemand, en Belgique tons les pouvoirs émanent de la nation et par conséquent, — ce ,,pa.r conséquent" est une merveille — chaque Belge • a le droit de travailler à modifier l'état di choses existant s'il est convaincu que la modification est à l'avantage de l'Etat. La loi interdit 6eul le recours à la violence. Or, les membres du Conseil des Flandres sont convain cus( !) que la séparation administrative de lî Flandre de la Wallonie est un bienfait- poui la Belgique. Ils encouragent une agitation dan* ce 6ens, mais ils le font pacifiquement. Donc, ils ne sont pas punissables et c'est par un abus de pouvoir que le procureur général a far arrêter deux de ces agitateurs! Le journal ajoute, sinistrement, que les magistrats auront à supporter les conséquences d< leur décision. Ce qui en bon allemand veut dire que les autorités boches useront de représaille contre le parquet de la cour d'appel. Mais i n'est pas dit quelles seront ces représailles Nous connaissons assez les Allemands poui être certains qu'ils feront payer cher, et mêni< très cher, leur acte de courage et de justicc aux magistrats bruxellois. les aktivistes nomment des joies! Le „toupet" de nos bolscheviks aktivistes ma connaît plus de bornes. La poignée de sinistres ambitieux qui, sou: le nom de ,,Conseil des Flandres", préten <ient représenter les populations flamande! de Belgique et qui se sont organisés, de leui propre autorité, en gouvernement, on' choisi paimi eux deux ,,ministres", lesquetL se sont, purement et simplement, installés î la piUfce des ministres du Roi. Ils sont d'ail leurs les seuls — avec les Allemands — à s< prendre au sérieux ! Ce qui n'empêche pas que ces messieurs commencent d'ores et, déjà à prendre de< décisions et à signer des nominations. C'e©-ainsi que „leur" ministre de la Justice, 1( sieur Heuivelmans, vient, pour la premier* fois, de procéder au mouvement que voie dans le personne! judiciaire: ^ L'avocat Quakkelaar, d'Anvers, est nommi juge au tribunal de cette ville, en remplace ment du dit Heuvelmans; l'avocat-avom Léo Van Dorpe, juge-suppléant au tribuna de première instance de Courtrai, est nomim< juge de paix du le canton de Courtrai, er remplacement de M. Peel, décédé; l'avoca" Robert us, de Gand, est nommé juge de paiî du canton de Nazareth. Ces nominations n'ont évidemment au cune valeur; elles sont plutôt du domaine d< l'opérette. Elles n'en créeront pas moins de; difficultés pour les malheureux justiciable* appelés à comparaître devant ces magistrat éphémères, dont le3 dédisions devront êtn cassées et revisées après la guerre. En attendant, pour qui connaît les indivi dus dont nous venons de publier les noms certaines audiences ne manqueront pas d< gaîté ! La ville io Oand frappée d'une amende (De notre correspondant spécial) Un policier allemand, particulièremen redouté, a été assassiné, l'une de ces demie res nuits, à Gand, et son cadavre, ainsi qu celui du molosse qui l'accompagnait liabi tuellement, fut trouvé au matin, baignan dans son sang,' dans une rue écartée. Le drame n'ayant pas eu de témoin, l'as sassin n'a encore pu être découvert. Néan moins, l'autorité allemande, avant mêm qu'une enquête fût ouverte, a décidé d frapper la ville de Gand d'une amende d' deux cent mille marks. En outre, elle a fait savoir quë celui ou aiderait le meurtrier à se cacher serai purement et simplement fusillé. L'opinion générale à Gand est que, m,a.l gré la mauvaise réputation que la victim s'était créée par ses procédés dans la popu lation civile, ce n'est pas parmi nos compa t-riotes qu'A faut chercher l'auteur du meur tre. Ce dernier serait un Allemand, ave lequel le policier était en rivalité amoureus-et qui aurait ainsi trouvé un moyen radica de le remplacer dans le coeur d'une des nom breuses Gretchen d'Outre-Rhin qui encom brent depuis trois ans les trottoirs de la viLL de Gand. A&a Llmfoourg A Hasselt les industries sont à peu près ton tes arrêtées. Seules les distilleries et la brasse rie fonctionnent, quoique d'une façon beauoou plus réduite, car beaucoup d'appareils en eu] vre ont été démontés, chargés et ont pris 1 direction de l'Allemagne. Quant à la campagne des aktivistes elle n' guère de succès ; on les déteste cordialement, e la presse teutonisée ne produit pas les effet qu'on pourrait craindre. * * * A Beverloo le mouvement de va-et-vient es constant. On instruit au camp les élèves off; ciers qui viennent faire un stage de trois moi au champ de tir. Cependant, une chose qui a été fort remai quée est la différence notable qu'il y a au poin de vue discipline entre les soldats qui revien nent du front russe et ceux qui viennent de Flandres pour des formàtions nouvelles. C'es à peine si les premiers saluent négligemmen leurs supérieurs. — Certains vont même jue qu'à vendre une partie de leur équipemon militaire pour acheter des vivres qu'ils en voyent à leur famille en Allemagne, Dan beaucoup de localités avoisinrnt le camp nom bre de civils ont été arrêtés et punis pour recc d'effets militaires* Les opérations militaires. Un succès local français si Clampape. Les troupes du général Pétain passent à l'attaque sur un front do 1200 métras. — Elles atteignent la troisième ligne allemande et font plus de 100 prisonniers. Raids réussis des Australiens. I -r» eituntinn auir aufres ffrnnts. L'activité à l'Ouest. Au cours d'une attaque réussie en Champagne les Français font plus de 100 prisonniers. (Co\mmaiwiqué officiel.) \ PARIS, 13 février. (Reuter.) En Cham-Vpagne, après un court bombardement préparatoire, les Français firent une attaque dans la contrée au sud-ouest de la Butte de Mesnil sur un front d'environ 1200 mètres. Les détachements français s'introduisirent dans la position allemande jusqu'à la ; troisième ligne. Ils détruisirent les ouvrages de défense et un grand nombre d'abris souterrains ennemis. 5 Ils firent plus de 100 prisonniers. j Les troupes canadiennes en action. (Commitwwqué officiel.) * ' LONDRES, 13 février. (Reuter.) Le 1 raid réussi au sud-est d'Hargicourt, dent le ; communiqué de ce matin fait mention, fut exécuté par des troupes canadiennes. Outre 13 prisonniers, nos hommes capturèrent 2 mitrailleuses. Au' cours de ce combat de np-mibreux Allemands furent tués, tandis que 4 mortiers de tranchée furent détruits. , 17 abris souterains dans la première ligne ennemie et d'autres dans la ligne d'appui, ( dont les occupants refusèrent de se rendre, furent bombardés. Nos pertes furent minimes.1 Au cours de la nuit dernière les troupes . canadiennes firent également un raid aux [ environs de la cote 70, au nord de Lens. ' Elles rencontrèrent une vive résistance \ mais elles s'emparèrent de 6 prisonniers et j d'une mitrailleuse. loi nos pertes furent également minimes. } Au lever du jour un combat local fut livré 5 au nord-ouest de Passchendaele où un détachement ennemi attaqua deux de nos pos-J tes qu'il occupa temporairement. L'ennemi j en> fut rejeté par une contre-attaque, de sorte ■ que la situation fut rétablie. Ce matin l'artillerie ennemie redoubla ; d'activité au sud et à l'ouest de Lens. Détails sur le bombardement d'Offenburg. (Communiqué officiel.) ; LONDRES, 13 février. (Reuter.) Hier t le temps impropice rendit de nouveau j toute opération aérienne presque impossible.Nos avions essayèrent de coopérer avec notre artillerie et quelques batteries alle-, mandes furent bombardées. Nos avions lancèrent également des bom bes sur plusieurs points à l'arrière des lignes ennemiés, tandis que les tranchées allemandes furent attaquées à coups de mitrailleuse.Au cours du raid aérien entrepris hier par nous sur l'Allemagne nous lançâmes aveo succès 1J tonne de bombes sur les baraquements et la station du chemin de fer au sud d'Offenburg.. Plusieurs bombes^ atteignirent leur but. Aux environs des baraques on constata de nombreuses explosions. En ville deux incendies éclatèrent. Un de nos avions fit également une reconnaissance réussie vers les champs d'aviation allemands. Tous nos appareils rentrèrent indemnes. Sur le front'italien La ligne anglaise allongée. Le correspondant spécial de Reuter au front italien annonce en date du 13 février que la ligne anglaise a été beaucoup allion-' gée à l'est de la crête.de Montello, le long de la Piave, et qu'elle s'étend à présent jusqu'à quelques milles à l'est de la ville de Nervesa. Sur le front macédonien. Combats d'art>Herie et aotlons aériennes, (Communiqué officiel.) PARIS, 13 février. (V. D.) A l'embou* chure de la Strouma, à l'ouest de Doiran et au nord de Momastir des action^ d'artillerie se produisirent. Les avions alliés bombardèrent aveo succès Savjak, au nord-ouest de Sérès, Castovoi sur le chemin de fer qui va de la Strouima au lac de Doiran et les camips bulgares dans la vallée de la Tscherna. Les opérations en Mésopotamie. Actions aériennes. (Communiqué officiel) LONDRES, 13 février. (Reuter.) Lea opérations dans l'Hedjaa se limitèrent principalement à des actions aériennes. Le 12 février des aviateurs australiens firent un raid réussi 6ur la station d'El Ku-trani du chemin de fer de l'Hedjaz, sur laquelle ils lancèrent 1040 kilogrammes do bombes. Tous les appareils rentrèrent indemnes. Un des aviateurs australiens abattit un appareil ennemi. 1 i A ia CS^ambr© d©s Commisses. Les débats sur la réponse au discours du Trône Le point de vue de Kl. Balfotir. Une déclaration de lord Robert Ûecil. Les débats à la Chambre des Communes, j LdNDRES, 13 février. (Reuter.) Au cours des débats sur la réponse au discours [. du trône, M. Holt proposa un amendement exprimant le regret que, conformément à la décision du conseil de guerre suprême, la continuation de l'effort militaire ait été considérée comme la ,,6eule" tâche immédiate du gouvernement. M. Holt déclara 11e pas admettre le mot ,,seule". Il demanda si la continuation de la guerre constitue la tâché unique. N'y a-t-il pas non plus, dit-Ij il, l'action politique, et l'effort militaire est-il le seul moyen certain d'atteindre notre . but ? 5 M. Cavendish Bentinck exigea que des travaux diplomatiques appuient l'effort militaire.M. Balfour répondit: Les débats se fon-, dent complètement 6ur une interprétation 5 inexacte des résolutions prises à Versailles 1 et du discours du roi. ' On suppose que l'objectif de la conférence de Versailles consistait à obtenir un aperçu 3 général de la situation politique en Europe, des relations générales entre les pays belligérants et qu'elle ne s'est pas occupée des problèmes principaux que les alliés ont à résoudre. C'est une erreur. Le conseil s'était réuni pour s'occuper 3 avant tout de grands problèmes militaires et c'est ce qu'il a fait. 1 II est absolument exact qu'on y ait parlé % des conclusions qu'on peut tirer des dis-t cours de Czernin et Hërtling. Mais le con-s seil ne chercha pas à donner un aperçu des buts de guerre. Il ne comptait d'ailleurs pas traiter cette question d'un façon complète t et détaillée. A Versailles les Etats-Unis ne " sont représentés que par un conseiller mi-s litaire; ils ne pouvaient donc pas s'occuper de cette question. ^ Si les conditions de paix, qui sont des questions diplomatiques, avaient été discu-s tées à la conférence, les ministères des af-t faires étrangères des nations intéressées y t eussent dû participer. Or, je n'y étais pas, - ni personne de mon département. La rai-fc son s'explique: On n'a pas parlé dé problè-" mes, ni pris de décisions concernant des f questions diplomatiques. 1 Mais il est tout aussi vrai que naturel que le conseil discuta, les discours de Czer nin et Hërtling et qu'il arriva à la conclusion que ces discours ne reflétaient aucune aspiration à la paix et c'est pourquoi les mesures militaires qu'il prit n'en furent que plus importantes. Pour ma part je considère comme très juste la conclusion tirée par le conseil des discours do Czernin eb Hërtling. En effet, trouve-t-on dans le plus pacifiste de ces deux discours le moindre rapprochement vers, les buts de guerre des alliés ? Pas plus que M. Wilson n'a manifesté le moindre rapprochement vers Czernin, bien qu'il constata aveo raison que le discours de Czernin est conçu en des termes plus souples que celui de Hërtling. Il est absolument vrai que Czernin fit des déclarations assez contradictoires et d'autres -qui concordaient avec celles de Hërtling et Wilson avait le droit d'insister sur la différence existant entre les discours de Czernin et Hërtling. Mais, en faisant abstraction du ton de celui de Czernin, on n'y trouve aucune proposition nettement formulée et je ne crois pas que le président Wilson ait déclaré en avoir trouvée. Or, est-ce bien raisonnable de s'émparer de ce fait pour formuler une sorte d'accusation contre le conseil de Versailles ou contre le gouvernement britannique? Le comte Czernin, dans son discours, fit-un appel au président Wilson, mais il ne se montra pas disposé à accepter un des im -portants buts de guerre de Wilson. Il en accepta la plupart! (s'écrie un membre). Nous 11e trouvons de déclaration pareille, reprit M. Balfour, dans le discours de Czernin. Aucun joumail, même parmi les organes qui représentent les opinions de nos adversaires à la Chambre, nous a montré à quel point de vue les conditions de l'Autriche ressemblent à celles-des Etats-Unis et, ceci admis, il me semble peu sage de critiquer le discours du trône ou le conseil de Versailles parce qu'ils déclarèrent que notre tâche immédiate est d'organiser la lutte. Un des membres de la Chambre fit des observations au sujet du terme ,,seule tâche". H va sans dire que la guerre ne constitue pas notre tache unique il y a encore la diplomatie, la reconstruction d'après i guerre et tous les autres problèmes impar-

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Cet article est une édition du titre L'écho belge: journal quotidien du matin paraissant à Amsterdam appartenant à la catégorie Oorlogspers, parue à Amsterdam du 1914 au 1918.

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