L'écho belge: journal quotidien du matin paraissant à Amsterdam

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s.n. 1914, 07 Novembre. L'écho belge: journal quotidien du matin paraissant à Amsterdam. Accès à 23 avril 2019, à https://hetarchief.be/fr/pid/6d5p844s5c/
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I&rs Année N°. 15. ÎO Centimes Samedi Novembre 1914 L'ECHO BELGE L'Union fait la Force. Journal Quotidien du matin paraissant èi Amsterdam. Belge est notre nom de Famille. Toutes les lettres doivent être adressée! au bureau de rédaction : N.Z. VOORBURGWAli 234-240. Téléphone: 2797. Rédacteur en Chei: Gustive Jaspaers. ( Charles Bernard, Charles Herbiei, Comité de Rédaction : ! Gustive Peellaert, René Chambry, ( Emile Painparé. Pour les annonces, abonnements et vent au numéro, s'adresser à l'Administration d journal: N.Z. VOORBURGWAL 234-240. Téléphone: 1773. Le Devoir des Journalistes. Il nous est tombé sous les yeux quelque! numéros des „Antwerpsche Tijdingen". Nous n'avions pas attaché à ce papier beaucoup d'importance. Il était seulement incongrt d'associer le souveDir d'Abraham Verhoe-ren, ancêtre lointain des journalistes et père 4es „Antwerpsche Tijdingen" qui parurent au XVIe siècle, à une entreprise au moins regrettable. Sans doute ceux qui le rédigent ne sont pas des journalistes, des gens donti entre nous, on dit beaucoup de mal, dont il y a beaucoup de mal à dire mais qui rachètent tout par une petite coquetterie qu'ils ont: leur indépendance. Sans doute, comme le loup d.e la fable, il leur arrive d'ouvrir de grands yeux gourmands quand on leur parle d'une niche confortable et- d'une chaude et abondante pitance. Mais le collier les gêne terriblement: Vous ne courez donc pas où vous-voulez? Dit le loup.... Voilà. Il y a un tas d'avantages à être chien, mais on ne court pas où l'on veut.... Et c'est pour cela qu'on a été un peu étonné de nous voir, nous les loups, pardon, les journalistes, nous accommoder avec une bonne grâce parfaite de la censure parfois excessive que nous imposait l'autorité militaire. Seulement c'était pour le pays; prêts à tout lui sacrifier, il nous a coûté fort peu de lui sacrifier cette indépendance dont nous tir on s vanité. De loups étant devenus sôldats, nous n'avions plus qu'une chose à faire: servir. Cette servitude avait sa grandeur. Aujourd'hui... L'on npus dit que la censure allemande est moins rigoureuse que n'était la censure belge. Sans faire observer combien la comparaison manque de tact, nous voudrions savoir en quoi consiste ce moins de rigueur. Ces messieurs de l'armée d'occupation nous permettront-ils de les combattre par la plume comme nos soldats continuent de combattre les leurs sur les bords ensanglantés de l'Yser ? Hé, les Allemands ne sont pas fous l — D'accord, mais nous, nous ne sommes pas des traîtres. Le mot n'est pas trop gros. Le journal est une arme et la teuille de papier que le vent emporte peut causer plus de mal que le fameux mortier de 42. Et les Allemands qui encouragent les journaux à reparaître comme ils obligent les boutiquiers à rouvrir leurs magasins le savent bien. Mais un boutiquier qui vend du pain, même par ordre, nourrit les corps, tandis que le journaliste qui accepte le contrôle de l'ennemi, empoisonne les esprits. Et il importe que, chez un peuple à qui tant de commotions passées et le contact journalier de l'envahisseur ont pu obnubiler la conscience, l'esprit ne soit pas davantage faussé. Aussi, en voyant sur la manchette $es ,,Antwerpsche Tijdingen"vle nom d'un employé d'administration qui s'était fait une spécialité dans la fabrication des cantates patriotiques, nous avions haussé les épaules; même l'ironie de cela est trop grossière pour qu'on puisse s'en amuser. Nous, journalistes, qui n'avons pas vécu de la patrie, nous voulons bien souffrir pour elle. Et c'est pour cela, la fière indépendance de notre corporation n'étant pas en jeu, que nous avions rejeté loin de nous les „Antwerpsche Tijdingen" et autres papiers similaires, avec l'intention bien arrêtée de n'en jamais parler. Mais voici qui est plus grave. Bien que nous croyions la chose impossible, il s'est trouvé d^s journalistes pour tendre le cou au collier. Ce sont des confrères à qui tous les jours nous serrions la main, parce que malgré l'âpre bataille des idées nous avions quelque chose de commun: l'honneur. Nous nous étions trompés, car il paraît maintenant que sur la notion de l'honneur aussi nous n'étions pas d'accord, Comment ceux-là envisagent l'honneur? Voici: „Pas un de nous qui ne doive courber la tête pour ce qui s'est passé, et nous, journalistes, nous d.ïona donner Vexetaola dans 1a reconnais j « sance de ce fait qu'il y a des libeités ç furent vinculées dont la liberté illimitée ^a presse". Voilà ce que nous lisons dans ' article intitulé: „Le Rôle de la Presse paru dans le n° du 4 novembre dernier < ,.Handelsblad" d'Anvers. Nous autres nous ne courbons pas tête devant ce qui s'est passé, pas pl 1 que ne courbent la tête notre Roi, not 1 gouvernement, notre armée. Nous autr nous ne voulons point reconnaître que d libertés puissent être vinculées et, en not qualité de journalistes, la liberté de la près moins que toute autre. Nous ne voulons pas d'une liber réduite qui n'est plus une liberté, car, 1 dessus également nous différons d'avis avi notre confrère qui écrit : „Parce que, dorén vant, nous publierons des dépêches c l'agence Wolff, il ne nous est pas défend de publier les nouvelles Havas-Reuter, c même que les communiqués officiels des goi vernements étrangers quels qu'ils soient, et est par conséquent absurde de prétendre qi nous sommes tombés de Charybde en Scyll; c'est-à-dire que le lecteur n'aura plus déso; mais que des nouvelles de source allemand" „Le lecteur aura toutes les nouvelles sauf celles qui seraient injurieuses pou l'autorité allemande et que nul conquérar ne pourrait tolérer dans un pays conquis .... „La censure allemande se borne exiger que l'épreuve de tous les article relatifs à la guerre, de source non officielle lui soient soumis. Elle ne les améliore pas elle ne les modifie pas; elle les biffe ou le laisse passer. C'est tout." C'est tout A quoi bon essayer 1 commentaire d'un tel texte où chaque mo provoqué une sensation de malaise ? J pense seulement que la Belgique ne ser pas diminuée, que ce patrimoine d'honneu qu'elle a conquis en moins de trois moi au prix de son sang et de toutes ses pre vinces ravagées, ne sera pas rapetiss parce que d'aucuns .d'entre nous ont eu u moment de défaillance morale. Les grande âmes répandent autour d'elles assez de lu mière pour qu'on ne ressente point le troubl que peuvent semer les petits caractères. CHARLES BERNARD. • om Propos de Guerre. Je vous avoue qu'en ce moment, -pou diverses raisons, je ri*aimerais pas être cm pereur d'Allemagne. L'une d'elles, c'es que je déteste les déplacements hâtifs, le voyages cahotés. Or, si j'en crois les dé pêches, Guillaume II se livre, en ce mo ment, à une navette entre les fronts orien taux et occidentaux de ses armées qui n'es pas dans une musette. A part Brindejonc les-Moulinais, je ne crois pas que personnt ait jamais sillonné l'Europe avec cette vélo cité et cette endurance. Et encore, Brinde jonc disposait d'un aéroplane pour sa fameux raids, alors que l'empereur, à et que je sache, n'use point de ses ,,Taube' et fournit toutes ses randonnées en automobile. Et par quelles routes, encore, ravagéei par les combats, creusées de tranchées, barricadées à tous les détours. Mais je crois que cette fois l'impérial voyageur vient de battre ses propres records. On le disait en Pologne, il y a quelques jours, assistant au désastre de set armes. Aujourd'hui, l'agence Reuter noui annonce qu'il était à Thielt, hier, entouré d'un brillant état-major de Jfi officiers en grande tenue. Il déjeuna au Casino et paraissait grave. On le serait à moins. La dépêche n'ajoutent pas qu'il avait l'air fatigué, mais soyons persuadés qu'il devait l'être.. On ne vit pas impunément, cette vie agitée, trépid<mte, dangereuse. Car à peine Vempereur venait-il de quitter la petite ville, qu'un aviateur anglais vint y semer huit bombes. Non, décidément, je préfirc ne go* être l'empereur Guillaume.., _4. a, B. En Belgique. lu A Bruxelles. ja D'après un télégramme envoyé de Bruxel "les à la ,,Kolnische Volkszeitung", un gran< 1S nombre de Belges doivent de nouveau êtr re en possesion d'armes à feu, quoique l'auto BS rité allemande ait pris toutes les mesure possibles pour empêcher cet état de choses 98 Et le correspondant du journal allemanc ce ajoute que, vu les dispositions de la popu 39 lation. belge, cela n'est pas sans offrii quelque danger pour l'armée des envahis seurs. té Et cela est encore plus dangereux pour 1» i- Belges I * • * Du samedi 31 octobre au lundi 2 novembre tard dans la nuit, des trains de blessés aile, le mands ont passé en gare d'Etterbeek, se u suivant quasiment sans interruption. Il; venaient du champ de bataille de la Flan-dre occidentale. Tous ces blessés étaient i- évacués sur l'Allemagne, mais nombreux il furent les décès en oours de route. * * * Les caves à vin des environs de Bruxel-l> les ont déjà payé une forte rançon à la •- soif teutonne. * * * * H y aurait un livre à écrire sur l'attitude '> et les blagues pleines d'esprit des habitants r du quartier des Marolles. Le6 Allemande f. en ont une peur bleue. De là, les canons braqués du haut du Palais de Justice, dane • leur direction. à * * * g Depuis la visite du chancelier de l'empire à Bruxelles et dans toute la Belgique, '> (il était accompagné du député socialiste !, Liebkneclit) des ordres formels ont été donnés aux troupes d'occupation concernant le pillage et les rapporte avec la population, A 9 * * * j. Pour aller de Bruxelles à Anvers ov d'Anvers à Bruxelles le voyageur trouve 3 toujours de l'imprévu. Ainsi, nous écrit un 3, touriste, d'Anvers on m'a donné un. passe-port gratuit pour Bruxelles (valable trois jours). Lorsque je le fis viser à Bruxelles 3 pour retourner à Anvers je dus acquitter - un droit de 15 frs. Comme quoi, ,,il n'y a . pas de petits bénéfices." * * * Lundi, on refusait à la Komrnandantur s d'accorder aucun ,,passierschein" pour . Gand. » * » 0 Les fausses nouvelles trouvent toujours des colporteurs ,,'bien au courant" et des oreilles complaisantes. C'est ainsi qu'on disait que la bataille battait son plein à Melle et que des éclats d'obus français étaient tombés jusqu'à Willebroeck! .• • A La présence officielle du Kaiser était officiellement annoncée dans notre capitale, dimanche 6oir. • » • Les Allemands, qui avaient fait de savantes découvertes dans les ministères et à l'Hôtel de Ville, et dont les investigations fructueuses ont été couronnées de succès à Anvers même — car les alliés laissent toujours derrière eux des tas de documents secrets ! — les Allemands ont découvert à l'ambassade anglaise de Bruxelles des ordres de réquisitions libellés comme suit: ,.Je soussigné, Dale Long, attaché à l'état-major, réquisitionne à ... le... 1914." Ces formulaires dit la ,,Norddeutsche Âllgemeine Zeitung" se trouvaient dans un tiroir du bureau central de l'espionnage anglais à Bruxelles. Or, ce Dale Long était depuis longtemps, aux yeux des Allemands — qui eux ne font pas d'espionnage ! — un agent secret agissant pour le compte de l'Angleterre contre l'Allemagne <t attaché, la preuve est aujourd'hui faite, à l'état-major anglais. Le6 trouvailles des Allemands sont fort intéressantes. Nous attendons avec impatience la suite de leurs révélations, car il serait fâcheux qu'ils s'arrêtassent en si joyeux chemin ! Que trouveront-ils demain ? * * * C'est le 26 octobre que les Allemands ont quitté la ville en masse, ne laissant derrière eux qu'une faible garnison, évaluée, ainsi que nous l'avons dit, à environ 3000 hommes. A Anvers. Voici les trois dernières proclamations, (il en paraît au moins chaque jour!) que l'autorité militaire allemande a fait afficher: Première proclamation: Les journaux et, en général toutes les feuilles imprimées, ne peuvent être vendues par des personnes âgées de moins de 16 ans. Celles-ci doivent être au service d'entrepreneurs reconnus par la Komrnandantur. Les infractions seront punies d'amende et d'une peine de prison dont le maximum peut atteindre deux ans. Deuxième proclamation: Comme il a été établi qu'à différentes reprises les proclamations de l'autorité militaire allemande étaient lacérées ou salies, le public est averti que les coupables s'espQggat à £&§ser .devant 1a, cour martiale Troisième proclamation: Une prime de 20 marks est promise à quiconque rappor- • tera à l'autorité militaire une des culasses l des canons abandonnés par les Belges qu; î ont ainsi rendu ceux-ci inutilisables. Nous espérons vivement qu'il n'y aurs - personne, alléché par ces quelques marks . qui aura la lâcheté de rendre oe précieus l service aux ennemis de leur pays. C'est con- • traire à toutes les lois de la guerre et de : l'honnêteté. Nous croyons savoir, du reste . que le génie a emporté ces pièces lors de la retraite. . * * * ,,L'Antwerpsche Tijdingen" se plaint de ce que, malgré son prix modique de cinq ,1 centimes, les Anversois préfèrent d'autreî feuilles d'un prix plus élevé. Cela prouve , tout simplement que les lecteurs d'Anvers , savent apprécier la valeur d'un journal et que le prix n'y est pour rien. La feuille en question annonce d'ailleurs qu'elle va améliorer sa publication. Allons, tant mieux ! Mais nous, à Anvers, nous préférons donner cinq francs pour un journal publié loin de la censure allemande] franc de parler et libre d'allures, qu'un sou pour une feuille qui s'imprime sous la botte prussienne. * * * Les receveurs communaux font un chaleureux appel pour que le public paie ses contributions pour l'année .1914, sans aucun retard. D'aucuns écrivent que c'est un devoii patriotique. Très juste, si cet argent reste acquis à la Belgique et reçoit une destination utile. Mais qui peut prétendre que telle sera sa destination? • * * Il n'y a plus de benzine à Anvers, à aucun prix. O.n.se demande comment l'automobile des pompiers pourra circuler,. si elle . était appelée à concourir à l'extinction d'un foyer d'incendie. • * * L'animation est de plus en plus grande. Comme il n'y a plus ae travail pour les Anversois, ceux-ci en sont réduits à se promener du matin au soir. Les cafés auss: regorgent de clients. • * • Avant-hier, pour l'obtention des passeports, trois cents personnes attendaient s la porte de l'Hôtel de Ville, dès 5J heures du matin. Par contre, à Merxem, il était très facile d'obtenir un ,,passierschein". Lundi, de 9 heures du matin à midi, i' n'avait été distribué à l'Hôtel de Ville que douze passe-ports. Et des centaines de personnes attendaient. * * * L''horaire du service des tramways vicinaux Anvers— Hoogstraeten—Turnhout et Anvers—Santhoven—Oostmalle, dit une des feuilles imprimées à Anvers avec l'assentiment (ne lisez pas: l'encouragement!) des autorités allemands, doit être conservé parce que ,,nos lecteurs pourraient être dans le cas d'y avoir recours fréquemment." Sans doute, les rédacteurs du journal er question pensent-ils à eux-mêmes... Ces lignes de tramways mènent vers la Hollande. Mais elles mènent aussi vers Hoog- stïraeten, nous faisait observer quelqu'un, • *• L'administration communale fait savoii que le 9 novembre s'ouvriront 22 écoles pour garçons et 21 écoles pour filles. En ce qui concerne les bâtiments qui ont été détruits, des mesures efficaces seront ultérieurement prises. D'autres institutions privées sont également prêtes à rouvrir leurs portes, telle l'école de musique de Borgerhout. * * » Du ,,Algemeen Ha-ndelsblad" d'Amsterdam: Des fugitifs, arrivés d'Angleterre à Anvers, disent que le gouvernement anglais, en vue d'événements qui ne tarderont pas à se produire, déconseille de toutes ses forces le retour en Belgique. Le voyage de retour n'est plus gratuit. Ceux qui veulent quand même retourner à Anvers ne peuvent le faire qu'à leurs risques et périls et à leurs propres frais. * * * Les familles de sujets allemands, qui s'étaient ruées sur la ville, dès la reddition de celle-ci, ont été priées de faire leurs préparatifs de départ, — par l'autorité supérieure allemande, elle-même. Il en fut ainsi à Bruxelles il y a huit jours. De nombreux Allemande ont obtempéré à cet ordre. Quant aux Autrichiens, ils sont venus tranquillement mettre en ordre leurs affaires et reprendre tout ce qui leur était susceptible d'emporter. Ils ont, pour la plupart, séjourné fort peu de temps à Anvers. * * * La Banque Nationale devait rouvrir ses portes le 2 novembre. Sans elle, tout le commerce était paralysé, tous ses rouagss arrêtés. C'était là, si l'on voulait donnei aux Anversois l'occasion de continuer à gagner leur vie, le seul moyen vraiment utile. Mais l'autorité militaire en a décide autrement. Elle a voulu obliger le directeur de la Banque à ne verser de l'argent qu'aux sujets allemands ou autrichiens, à n'ouvrir de competee courants qu'à ceux-ci. M. Carlier ne pouvait accepter de telles prétentions. Il refusa donc et la û'a pas. encore ftuyert ses JJQïfe&i v ^ Est-ce que les autorités civiles ne pourraient pas aplanir ces difficultés? Elles seraient ainsi dans leur rôle médiateur. ♦ • » Les autres Banques sont ouvertes, pour permettre aux personnes ayant Un coffre-1 fort de l'utiliser à leur gré. Car la fermeture de la Banque Nationale les empêche de faire tout espèce de transactions. Jusqu'ici, les employés ont été payés régulièrement. Les uns touchent trois quarts de leur salaire, d'autres —• ceci dépend de la Banque qui le3 emploie — la moitié. * * # Mardi, un incident s'est produit qui aurait pu avoir de graves conséquences. Les Allemands s'étaient mis en devoir de faire sortir les blessés belges soignés dans nos ambulances. H eu fut ainsi à l'ambulance établie dans l'école du Boulevard Léopold. Un des Allemands, trouvant qu'un blessé, qui se traînait péniblement sur des béquilles, ne marchait pas assez vite, le poussa un pou vivement. Le public indigné voulut faire un mauvais parti au soldat et c'est tout juste si la police put arrêter un conflit qui menaçait de prendre une tournure violente. Mercredi un aviateur anglais a encore survolé la ville. Il échappa aux shrapnels que les Allemands tiraient sans relâche^ * * • Toutes les gares d'Esschen à Anvers sont occupées par des soldats. A Essclien, il faut montrer de nouveau ses papiers avant de pouvoir rentrer en Hollande, ceci pour empêcher les jeunes gens de 18 à 30 ans d'aller prendre place dans l'armée belge. * » • Des ingénieurs sont arrivés pour essayer de remettre les forts en état. Des tranchées sont creusées tout autour de la ville, avec le concours d'ouvriers belges. Ajoutons que ceux-ci ne sont nullement forcés de se livrer à ce travail. De même, les Allemands qui " essaient — en vain jusqu'ici — de remettre en état le pont de bateaux entre le ponton et la Tête de Flandre, sont aidés par des ouvriers de notre ville. La population 'bougeoise en est écœurée. A Louvain. Tous les locaux disponibles ont été transformés en hôpitaux. Le nombre des blessés est tel que les infirmières et les docteurs ■ commencent à ne plus pouvoir satisfaire à une besogne aussi absorbante. * * * Presque chaque jour des trains arrivent , de la Flandre, remplis de blessés. Le nombre des officiers y est, proportionnellement, fort élevé. On sent la grande préoccupation de l'état-major de les éloigner du front. * * * i Dans les environs de Louvain, les soldats du génie travaillent sans relâche. Près de Weert, Wavre, Court-St. -Etienne, de nouveaux ponts ont été fermés et placés à côté des anciens ponts que les Belges avaient détruits et que les Allemands ont réussi à réparer en partie. * * * La population de notre ville n'a aucune nouvelle directe des champs de bataille, mais elle tire de la situation des conclusions logiques en voyant arriver tant de blessés, en en voyant passer tant d'autres. * * * Un grand transport de troupes s'effectue vers l'Ouest. Dimanche dernier douze trains ont passé, dont un convoi réservé spécialement à l'artillerie et à la cavalerie. Le drapeau allemand flottait sur les locomotives et les soldats chantaient à tue-tête. On crut, un moment, que c'était un convoi venu de G-heel... • * * Dans la nuit de vendredi à samedi, il y a eu une tentative de sabotage sur la ligne Louvain-Liége. De grosses traverses ont été placées en travers des rails. Le train a déraillé sans causer cependant d'accident de personnes. Il esb à remarquer, du reste, que les mécaniciens usent de beaucoup de prudence sur les lignes belges. L'autorité militaire a fait savoir que les auteurs de cet attentat seraient fusillés sans autre forme de procès. Mais on n'a pu les retrouver... Avis de cet ordre a été communiqué à Wertrijck, Bierbeeck, Heverlé, Tirlemont, Louvain et aux moindres villages et hameaux des environs. * * * A 15 kilomètres environ au sud d'Aer-schot, une charrette se trouvait arrêtée sur la route. Un chien, en dessous, était mort. Une des roues de la voiture était brisée. A la suite de quoi ? On ne sait. Toujours est-il que nul d'entre les paysans n'a ! osé s'approcher du lieu de l'accident dans la crainte des Allemands. Encore un mystère.* * * Il y a des patrouilles dans le plus petit village. Les soldats traitent la population aussi amicalement que possible, mais 1 idee de suspicion préside à tous les rapports. A Willebroeck. H/L-cr-idi, d'importantes forces ennemies ont passé par nôtre village. Elles se compo-saient d'artillerie , de ctvalerie et d'une J. sombreusû infmtsig» Manoeuvres. Hier, une auto belge à parcouru les villes frontières de la Hollande et ses occupants ont distribué par milliers, gratuitement, à des crieurs de journaux qu'ils rencontraient, des exemplaires d'un journal qui porte le titre de ,,Dernières Nouvelles" et avoue paraître sous le contrôle de la censure allemande à Bruxelles. L'artiele devfond intitulé: ,,Anvers n'est plus, Vive Anvers" répète l'antienne qu'on nous sert depuis presqu'un mois: qu'il faut que les Belges rentrent en Belgique, que les Anversois réintègrent Anvers, dans l'intérêt du pays, dans l'intérêt de la ville. Aussi longtemps que des Belges nous ont dit cela, nous pouvions nous imaginer que, de bonne foi, ils nous donnaient un conseil amical. Mais maintenant la feinte se découvre, la ficelle apparaît, maintenant que oe ne sont plus des personnalités belges mais des émissaires de l'Allemagne (car que signifient ces frais d'auto, ces distributions gratuites, en grandes masses, de journaux et qui les paierait?) qui s'obstinent dans cette manoeuvre, nous avons le devoir de dire à nos compatriotes: méfiez-vous. L'article ,,Aux Belges" paru dans notre numéro d'avant-hier a indiqué leur devoir à tous nos compatriotes exilés, et ce ne soj^t pas des malices cousues au fil blanc qtii les feront dévier de la bonne route. g ■ Cr Mes Civiques à Paris. Les sardes civiques présents à Paris ont tenu, hier, dans la salle du ,,Journal", une seconde réunion. Après avoir écouté un chaleureux appel du colonel Anspach, qui s'adressait surtout aux jeunes gens valides, les. assistants ont voté par acclamation l'ordre du jour suivant v ,,Réunis le 26 octobre 1914, à 15 heures, en la salle des Fêtes du ,,Journal", obligeamment mise à leur disposition ; Les membres de la garde civique beiîge, licenciés après avoir depuis le début des hostilités concouru de toute leur âme à la défense de leur malheureuse et chère patrie, remercient lp, France hospitalière de l'accueil qui leur a été fait; S'inclinent respectueusement devant leur Roi, noble exemple de loyauté, de bravoure, d'ardent patriotisme; Tiennent à l'assurer de leur inébranlable dévouement à sa personne et à la dynastie; Demandent au gouvernement belge de s'intéresser à eux d'une façon qui, tenant compte des services rendus par la garde, des origines de celle-ci, de la façon dont elle est composée, puisse les mettre dans une situation moins pénible que celle qui semble être réservée à beaucoup d'entre eux et (leur permette de traverser avec dignité ies iours douloureux qui les tiendront éloignés cle leur chère Belgique.'' Cet ordre du jour, qui reflète si fidèlement le "patriotisme sain des Belges présents à Paris et le légitime souci qu'ils ont d'assurer le sort de leurs familles, a été voté aux cris de: ,,Vive la BelgiqueI .Vive le roi Albert !" Ajoutons que le colonel Anspach a dû partir dans la soirée pour le Havre, où.* j(l va demander des instructions précises relatives aux gardes civiques. —g n». Appel aux industriels belges. Il nous a semblé que les nombreux industriels qui se trouvent momentanément en Hollande auraient intérêt à se réunir pour se concerter et discuter entre eux diverses questions qui les intéressent en ce moment. A cet effet, nous prions tous ceux qui se trouvent dans ce cas de bien vouloir nous écrire à l'adresse de notre bureau provisoire: Damrak 80—81 à Amsterdam, pour nous faire connaître leur adresse actuelle et nous faire savoir, en même temps, si, en principe, ils sont prêts à assister à;uée première réunion, que nous tâcnerons de tenir au plus tôt. S. DE JONÇr, administrateur-directeur de_.la Soc. Anonyme Minerva Motors. d'Anvers. —aa ■ Q ■ i ■ - Vaincus et tusittés. Un officier allemand prisonnier déclare que trois généraux allemands considérés comme responsables du désastre d'Augustowo ont été jupes par une cour martiale et fusillés. T,e lieutenant Glubis a trouvé sur l'un des blessés allemands une copie d'un ordre du Kaiser oîi celui-ci exprimait son indignation au sujet de la reddition d'Augustowo, que les troupes avaient l'ordre de réoccuper sous pcvne de mort. rnmm ' t

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Cet article est une édition du titre L'écho belge: journal quotidien du matin paraissant à Amsterdam appartenant à la catégorie Oorlogspers, parue à Amsterdam du 1914 au 1918.

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