L'écho belge: journal quotidien du matin paraissant à Amsterdam

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s.n. 1917, 11 Avril. L'écho belge: journal quotidien du matin paraissant à Amsterdam. Accès à 16 juillet 2019, à https://hetarchief.be/fr/pid/3x83j3b12w/
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gème Année 9QO - g Mea*erec8i 11 avril L'ECHO BELGE L'Union fait kt Forcer •Journal quotidien cS&i matin 8>ar^i©sasnî en Mollande Belge est notre mm de famiik. ggggggg—-— ..... . -Toutes les lettres doivent être adressées etu bureau de rédaction: N. z. VOORBURGVVAl, 234-240, AMSTERDAM. Téléphone: 2797. Rédacteur en Chef: Gustave Jaspaers. ... . ( Charles Bernard, Charles Herbiet, Comité de Rédaction: < _ , _« . ' ., , ( René Chambrï, Emile l'ainparc. Pour les annonces, abonnements et vente au numéro, s'adresser & l'Admiâiniistratîon ou journal : N.Z. Voorburgiïal 234-24©, Amsterdam Téléphone: 1773. Abonnements: Hollantiefl. 1.30 par mois. Etranger fl.2.00 par mois Annonces: 15 cents la ligne. Réclames: 30 cents la ligne. —"^ESBBgSSBBBS^gggMw—M Le nerf de la guerre C'est à l'antiquité que remonte l'axiom* „L'argent est le nerf de la guerre!", < je drame qui, depuis 1914, continue de s dérouler n'en est que la plus effroyable d< confirmations. Abstraction faite des ,,acrobaties final <£ères" auxquelles se livrent les ,, Centraux et leurs complices, destinées à masquer leu désastreuse situation réelle, et étant dor nées les réserves importantes que les ,,A Jiés"' ont consacrées à se défendre, avan que d'émettre des emprunts de guerre, o constate que, jusqu'à présent, la conflagré tion générale a coûté à ,,chacun" des deu camps bien au delji. de deux cent milliard de francs. . 4 Ce ne sont là que les seules ,,dépenses d guerre", ne comprenant peint la- valeur de destructions, des pertes, des préjudices, de ruines qu'il s'agira, coûte que coûte, de ré parer, dans une certains mesure. En tenant compte des dédommagement qui s'imposent, en constate que V)}addi tion" à payer par les belligérants, pou trente-deux mois de guerre, se monte ap preximativement, dès aujourd'hui, à cin< cent milliards de francs. Somme qui, pou être amortie en un temps normal, exige an nuellement, comme intérêt et réserve trente-cinq milliards de francs. Malgré toute l'accoutumance, que l'or pourrait avoir à supputer et à analyser le ,,gros chiffres", on éprouve quelque diffi oulté à apprécier avec suffisamment d'exac titude ce que représentent, en réalité d'aussi formidables sommes. En fait, cette charge fantastique acca blcra, pendant un demi siècle, chaque habi tant des Empires centraux, ou chacun d< leurs co-délinquants, d'une contribution annuelle, extraordinaire, de deux cent vingt franc3. En admettant, par impossible, qu'elle eût dû incomber aux Peuples Alliés, non compris les Etats-Unis, cette contribution eût été, annuellement et par personne, de oent dix francs. Et l'on n'est pas au bout! Depuis quarante ans, la productivité germanique a été organisée et canalisée en vue de buts de guerre. Ce sont les résultats de cette préoccupation constante, réalisée de façon tangible et méthodique, qui, accumulés dans le .,volant de l'agression", prolongent artificiellement l'élan initial de combattivité. Mais il ne faut pas que l'on s'y trompe: il y a longtemps déjà qu'a cessé d'agir la , .génératrice" puissante qui fut capable,, en un3 heure d'illusion fatale, de mettre en mo'.ivem.ent le gigantesque , .volant, accumulateur d'énergie" et les louages compliqués de la guerre, desquels la vitesse et la force vive vont s'atténuant, vers un arrêt définitif prochain I)e longue date, l'Allemagne s'appliqua à détourner les innovations scientifiques; de leur portée progressive et humanitaire, vers la production des ,,succécLa.nés" ; elle est la patrie, par excellence, de tous les ,,simili". Et, parmi cet amoncellement de sophistications- et de trompe-l'oeil, la simili-prospérité ne fut pas îe moins caractéristique des travestissements de commande. En effet, si'l'on dissèque, comme j'ai eu l'occasion de le faire, il y a quelques années. les bilans de la plupart des Sociétés industrielles et des Etablissements financiers de l'Allemagne, on reconnaît que l'ensemble de leurs opérations est basé sur un véritable abus du crédit. Les banques essentiellement industrielles, qui ent- tant fait défaut dans les pays ■actuellement alliés, ent pris, depuis longtemps, en Allemagne surtout, une extension tellement excessive, qu'elles ont créé à l'industrie et au commerce une situation tout à fait artificielle, un véritable mirage de prospérité. Alors que. chez noue, les Etablissements industriels disposaient de capitaux suffisants pour être assurés d'un ample fonds de roulement, outre des réserves effectives, en Allemagne, .au contraire, la majeure partie du fonds de roulement était constituée par dee avances de banques. Ce système, étendu à l'excès permettait ■de réaliser un ' chiffre d'affaires relativement considérable, avec des mises de fonds industrielles comparativement restreintes: mais il créait, par contre, un état permanent d'instabilité, accusant constamment une situation fictive. Il en résultait que les organismes chevauchaient les uns sur les autres, formant un vaste château de cartes dont l'équilibre, maigre l'appoint de continuels étançons, ne laissait pas de présenter tous les dangers d'une précarité constamment critique. k Nous assistons, depuis bientôt trois ans, a 1 application du même système de sophistication et de travestissement d'où naquirent les simili-succès des emprunts de guerre, lesquels ne trompèrent personne, sauf le peuple allemand. Ces ,,succédanés du succès" cuirassent plus fortement encore notre optimisme conscient et justifié. En effet, l'ensemble de la situation "éné-l'ale se résume comme suit: Le ,,votant", où demeura accumulé un dernier restant de l'énergie guerrière do nos ennemis, a cessé d'être alimenté et va ralentissant son agfrfoa déclinante, tandis que la façade financière en torchis déplâtré se lézarde lamentablement. Au paupérisme germanique, quelles finances opposons-nous? Voici: La France, inépuisablement riche par essence, toujours et quand même; l'Angleterre, dont les ressources sont incommensurables; l'immense coffre-fort russe que chaque moisson emplit presque pareillement et dont un caissier averti suffit à assurer l'automatique perpétuité. Qùe dire de ce triumvirat des éclusiers du Pactole, dès l'instant surtout où le Crésus nord-américain, qui, à lui seul, détient, aujourd'hui, plus de la moitié de tout l'or brut et monnayé du monde, intervient dans la ,,Raison sociale"? Plus que jamais ,,l'argent est le nerf do la guerre!" De notre part, le moindre pessimisme serait de l'aberration! J. G. Atour deI'Internationale Un démsnti. Le correspondant au Havre du ,,Nieuwe Rot-terdamsche Courant" télégraphie à« ce journal ,,que le ministre Vandervelde a reçu de socialistes belges (il s'agit évidemment de ceux qui sont restés en Belgique occupée) une déclaration démentant que les syndicats belges aient adhéré au congrès international des syndicats que les Allemands voulaient organiser à Berne. En outre ils disent dans cette déclaration que le socialiste allemand Bauer, qui venait, devant un syndicat bruxellois, 6e livrer à une enquête sur la question des déportations, a défendu la manière d'agir des Allemands". Les choses en étant là, les socialistes 6o demandent: ,,Comment une réunion internationale, qui exige une mutuelle confiance, pourrait-elle être possible avec la soziâl-demoeratio allemande, qui fait le silence sur ces méfaits, tolère des extravagances impérialistes^ brise la force syndicale et le travail libre pour le plus <<rand bien du militarisme, excuse les sous-marins et accepte sans réserves les déclarations militaires et impériales les plus fausses?" Ce démenti important ne nous surprend pas, ! Le seul journal qui avait parlé d'une adhésion des syndicats socialistes beiges à la reprise immédiate des relations avec les Allemands c'est le ..Socialiste Belge": toujours lui! Il se prévalait de la rencontre, à la maison du Peuple de Bruxelles, du député Bauer, lieutenant de Legien, avec Solau et Mfcrtens, d-eux militants syndicalistes belges bien connus. Et Huysmans triomphait: ,.La voilà, la prise de contact!" Pour nous, qui nous souvenions de la visite de Noske et du directeur du ,,Hamburger Echo", nous no devinions que trop ce qui s'était passé: Bauer, étant à Bruxelles, s'estx présenté à la Maison du Peuple, au bureau de Solau et Mer-tens, pour leur parler de l'affaire des déportations. Il est évident qu'on ne pouvait songer à le mettre à la porte. Les Allemands, môme socialistes, sont en maîtres chez nous et ils nous le font bien voir, mais en quoi cette visite engage-t-ello les socialistes belges. En quoi efface-t-elle la terrible responsabilité des socialistes allemands, dans les origines de cetto guerre, leur lâcheté devant "les multiples abominations par quoi leur,pays s'est déshonoré pour toujours? L'argument dont bp servait le Socialiste Belge" ne valait donc plus que celui de 1 agence "W'olff constatant, comme une prise de contact, que les Flamands loyalistes ont envoyé au gouvernement de Berlin une protestation contre la séparation administrative. A ce compte-là. quand nous flanquerons des ta loch eè à un Boche on dira aussi que c'est uno prise de contact..., Louis Piérard. A La Violation de la Mité beige. La ,,Neue Zùrcher Zeitung" protesté contre l'article de la ,,Woche" de Johannès Harnisch intitulé ,;Nolre droit contre la Belgique", dans lequel il est déclaré que la neutralité d'un paye n'est pas violée pa'r la traversée de son territoire par une armée étrangère : ,,Ces déclarations doivent provoquer les protestatio is les plus véhémentes des neutres. A ces protestations doit s'ajouter l'éhoniiement que provoquent les paroles de M. Harnisch qui tendent à détruire les sympathies des neutres que l'on sollicite pourtant avec une telle insistance. ,,Les ,,Bàs?er Nachriohten" ajoutent qu'une voix semblable a cependant quelque chose de bon. Elle montre à nouveau dams quelle situation précaire nous nous trouverions si nous no'is reposions uniquement sur la neutralité inscrite dans" les actes. Notre volonté bien arrêtée de défendre notre neutralité ne saurait nous empêcher do protester én'ergiquement contre les conceptions que M. Harnisch a juge ; bonnes d'exprimer. De même que la presse ' suisse a pris bonne note de ces élucubra- ' tionsv elle n'a pas manqué de protester j énergiquement. ' ' // y a m an 10 avril. — Les Français progressent dans les boyaux ennemis au sud du village de 1 Dovaumorit, ' 11 avril. — Les Belges délogent les "Aile• mands d'un poste d'écoute.au sud de Saint S-tgWii pv'js avaient réussi à *ccuixr. ]j En Belgique. Pour las Aktîvistes. , La Conseil des ministres a décidé de promulguer une loi aux termes de laquelle tous les individus qui auront participé à la rupture administrative seront punis de 5 à 20 années de travaux forcés. Bravo, les fonctionnaires On .sait que les Allemands ont proclamé la séparation administrative en notre pays. En guise de protestation contre cette mesure qui viole le droit international, les employé.*; supérieurs des ministères et toutes les députations permanentes du pays ont démissionné. Bravo ! i propos du retour des déportés. L'agence Beuter revient sur la question du retour des déportés. Elle adresse un télé-| gramme aux journaux que nous traduisons I ci-dessous : ,,A plusieurs reprises la presse allemande a publié la nouvelle que l'empereur aurait donné ordre de fairè provisoirement surseoir aux déportations des Belges. Selon les propagandistes allemands, cetto décision aurait été prise grâce à l'intervention des représentants des activistes désignés par le ,,Conseil des Flandres" et qui furent, comme on sait, reçus à Berlin. Le gouvernement belge a trouvé nécessaire do ccr.tredire cette façon de présenter les choses. Ï1 a fait remarquer que le ,,Conseil des Flandres" — qui est aux yeux des propagandistes allemands un corps constitué — ne fut fondé qu'il y a un mois. Or, avant que ce conseil existât, le gouvernement allemand avait reçu les protestations du Vatican, de l'Espagne, des Pays-Bas, de l'Amérique et de la Suisse tandis que, de partout, montait un cri de révolte. Nous apprenons à présent la cause qui présida à la cessation des déportations, dit l'agence Beuter. Nos seulement les Belges refusaient le travail forcé à quoi ils étaient obligés, mais les récita qu'ils firent des souffrances endurées et de la situation misérable de ledr pays influencèrent la mentalité des ouvriers allemands qui travaillaient avec eux. Le gouvernement s'inquiéta de cet.état de choses qui pouvait faire courir certain danger air militarisme prussien. Pour retrouver la confiance des neutres, il fut décidé de laisser les pauvres Belges ientrer chez eux. C'est pourquoi les déportations furent arrêtées et des Belges renvoyés au pays. Mais ces derniers il faut le dire bien haut —, affamés et minables, ressemblaient plus à des squelettes qu'à des hommes. Le renvoi des Belgess n'est pas un acte de générosité de la part de l'empereur ou du gouvernement allemand. Il a été uniquement nécessité parce que les moyens barbares employés contre les Belges constituaient uno faute militaire, économique et politique comme seuls les Prussiens peuvent en commettre."Cette nouvelle fera ceriainemènt plaisir à nos amis et fidèles lecteurs, l',,Eeho Belge" l'ayant publiée — le premier dans la presse — le 25 février 1917. Voici, pour la documentation, la note du gouvernement belge sur le même sujet : En Tançant la nouvelle du décret impérial suspendant provisoirement les déportations de Belges, et ordonnant la libération des déportés non chômeurs la propagande allemande a reçu pour consigne de représenter ce prétendu acte de mansuétude impériale comme attribuable à l'intervention de la petite bande d',, activistes flamingaîits qui ■e sont faits les complices de la politique allemande en Belgique"occupée et dont une Réputation fut reçue par le chancelier le 3 mars à Berlin. La manoeuvre est grossière et ne saurait convaincre que ceux qui ignorent les faits. Dos Je 3 février 1917, c'est-à-dire avant la constitution même du prétendu ,,Conseil des Flandres", —- 4 février 1917 — le cardinal secrétaire d'Etat annonçait au ministre de Belgique au Vatican que, d'après une infor-nation reçue du nonce à Munich, le pré-:ident du conseil des ministres de Bavière aisait savoir que, pour répondre aux instances du Saint Siège, le gouvernement impé-:ia-l se proposait de faire cesser les déportations.Beaucoup d'Etats neutres, répondant gé-îérêusement à l'appel que leur avait adres-é le gouvernement du Roi par sa note du > novembre 1916, leur dénonçant les pr;océ lés dont les populations belges étaient vi'cti-nes, étaient aussi d'aîlleuns intervenus, dès o mois de novembre 1916, pour obtenir la in de ce régime évidemment contraire au [roit des gens, notamment l'Espagne — 10 t 20 novembre — les Pays-Bas — à deux e prises en novembre — les Etats-Unis — :9 novembre — la Suisse — fin novembre. D'autre part de très nombreuses protesta-ions avaient été immédiatement adressées à 'autorité allemande de la Belgique occupée )ar les Belges appartenant à-toutes les clas-es de la société. Une lettre fut adressée à l'empereur lui-Qçme C5r }es pergonn^lit^ les .plus en ;vue de la Belgique, appartenant au monde politique, judiciaire et financier. Enfin, dans les pays neutres aussi bien que dans les pays alliés, les corps intellectuels, la classe ouvrière et la presse ont marqué leur réprobation à. "égard du système inauguré à l'égard des travailleurs belges; des meetings organisas à cette fin en Amérique aussi bien qu'en Europe se terminèrent par le vote d'énergiques-protestations et de résolutions de sympathie pour la population beflge, martyrisée une seconde fois. Si donc le gouvernement allemand a pris réellement la décision qu'annonce l'agence Wolff il eet moralement certain qu'il aura cédé aux instances du Saint Siège et aux: gouvernements neutres et au soulèvement général 'de l'opinion publique, et non aux démarches faites tardivement par quelques membres du soi-disant ,,Conseil des Flandres" qui ne paraissent plus mériter la qualité de Belges et auxquels les Allemands seraient bien aisés de pouvoir procurer un crédit d'emprunt. A SPia^éHes On annonce, à l'âge de 22 ans, la mort de M. Alfred Mafdoux, fils du directeur de r,,Etoilo Belge", aux suites d'une congestion pulmonaire. Le d#éfunt avait quitté le pays. A Anvers Depuis lo 3 avril toute la population maie d'An/ers, néo çntro 1377 et 1U(Xj, est soumise à un contrôle militaire c'o rrésence. C?tte formalité &'cîïectuc à la Bourse. Il est défendu au cours do (l'opération de parler, de fumer, de porter canne ou parapluie. On ne peut plus voyager, même dans la .province, sans autorisation. l'ne zone réservée le long de la frontière hollandaise m'est accessible que moyennant des passeports aussi difficiles à obtenir que ceux destinés à l'étranger. Toute infraction aux ; stipulations de contrôle; est punissa.blo d'un an do prison et de 4000 marks. Le service de ravitaillement de Borgerhout et de Berchem met à la disposition du public do la choucroute et des choux rouges à raison de 200 grammes par personne et -par semaine. Les "boches liquident les biens anglais. Les biens de Mrs. David Pc-trie, de .la firme Kennedy, Hunter & Co., de Mrs. Charles et Miehçl Hunier, do la firme H'àrry Wilson Burnyèat, les biens se trouvant en Belgique de la General Accident Fire et Life Assurance Corporation vont être liquidés. A Le 9 avril les fidèles du diocèse de Liège fêteront le jubilé sacerdotal de Mgr. Rut-en. Martin Hubert Rutten est né en 1841 Geyshingen, près de Maeseyck. On se rappellera que, comme évêque de Liège, Mgr. Elutten fut pris en otage par nos ennemis Deu après leur entrée à Liège. On se souvient qu'il reçut von der Goltz pacha. Comme il en appelait au jugement (e l'histoire sur la conduite des armées a!-emandes, le vaniteux général lui répondit: .L'histoire, c'est l'Allemagne qui la fera!" iTon der Coltz s'est un peu trompé... A ]L(®S£V£&l£l L'administration communale a décidé de nodifier les escaliers qui donnent accès au •élèbre hôtel* do ville, qui, -heureusement, a chappé à l'incendie lors do la destruction, ja'r les Allemands, d'une grande partie de la ille universitaire. L'architecte communal, M. Fisch, a dressé in plan d'ensemble et le projet, qui fui sou-nis au collège, est vraiment bien conçu. De-ant l'entrée se profilera un escalier monumental de grande allure, tandis que, à gauche f, à droite, deux rampes donneront, accès au mlais communal. Ces rampes seront décorées le lions dans le style de ceux qui décorent 'escalier de l'hôtel de ville de Bruxelles. * -M * Le représentant des Etats-Unis à Bruxelles fait savoir à l'administration communale de i, ville de Louvain qu'une somme de cinq mil-ons de dollars avait été receuillié dans son ays pour la reconstruction de la ville brûlée iar les Allemands. Le "17 janvier dernier on a distribué aux abitants de La Louv'ière leurs rations de ivres pour trois mois, soit jusqu'au 17 avril rochain. Pour donner ur.e idée de ces distri-utions, il suffira de dire qu'une famille com-3séo de" 8 personnes, dont. 6 enfants, a reçu o kilos de pommes do terre et 80 kilo6 de utabagas. Pour vivre trois mois!.., * * * M. Paul ïerlinden, bourgmestre de Rixen-irt, a été condamné à un an de prison. On a envoyé en Allemagne.' M. Léon Greinër, irecteur des usines Cockerill à Seraing, a ;é mis en état d'arrestation. Il est gardé il secret en attendant de passer devant une arodie de tribunal. * * * Le ravitaillement d'Amonines se fait ans d'excellentes conditions. M. Wiflmart ère s'en occupe activement. Les magasins u Comité américain sont installés en partie la Maison communale et en partie à Hospice, On a amélioré les chemins de la route de l1 rouhez. Les enfants des écoles reçoivent journelle-teat, à.mMi. une,bonne..soupe et. du pain, L'offensive des alliés Uni iiiaite Aire anglaise dans la région d'Arras Depuis Henin-sur-Cojeu/ jusqu'à la lisière sut/ de Givenchv-en' Gohelie les troupes du maréchal Ha'vj s'emparent de toutes les positions ennemies sur une profondeur de deux à trois milles Plus de 9000 prisonniers et 40 canons! Nouveaux progrès des alliés dans la contrée de St. Quentin La situation sur les autres fronts ■ J.lf » ■ il* r . ^ u M . .l! . ir -i , L'offensive des alliés à i' Ouest Duefs d'artillerie sur le front belge. Au cours de la semaine écoulée l'artillerie ennemie a exécuté sur les organisations des tirs nombreux dont les plus importants ont eu pour objectif Pervvse, Noordschoote, Reninglie, Nieucapolle, St. Jacques-Capelle et les abords de la Maison du passeur. Les ouvrages avancés à l'est du - chemin de fer Nieuport-Dixmude ont été bombardés à diverses reprises. Nos batteries ont également été très actives en de nombreux points. Elles ont exécuté des tirs réussis sur les ouvrages allemands au nord-est do Dix-mude. Des luttes d'artillerie de tranchée co de grenades se sont déroulées 7 tant de nuit que de jour, dans la région de JDixmude et celle de Het Sas. Nos avions ont bombardé avec succès Te champ d'aviation de Ihïstelle3, les baraquements de Praetbosch et la gare de Zarren. Nouveaux détails sur la bataille d'Arras. Plus 'ie 5816 prisonniers, dont 119 officiers. (Communique officiel.) LONDRES, 9 avril. (Reuter.) Le général Haig rapporte: Nous continuons les opérations avec succès, conformément à notre plan. Nos troupes se sont emparées d'assaut de tous les ouvrages de défense ennemis sur une profondeur de 2 à 3 milles depuis Henin-sur-Cojeul jusqu'aux faubourgs sud de Givenchy-en-Gohelle. Notre marche en avant continue. La première ligne de défense ennemie sur ce front, qui protège la cote de Vimy enlevée par les troupes canadiennes, .fut occupée le matin de bonne heure. Ces ouvrages de défense comprennent un réseau de tranchées et les maisons fortifiées de Neuville Vitasse, la ,,Cote du Télégraphe", Tilloy-les-Mofflaines, la ,,Cote de I ' O bservatoii e'' ', S t-/Laurent—Blajgny, Les Tilleuls et Ja Ferme de La Folie. Ensuite nos troupes firent de nouveaux progrès et s'emparèrent des positions de l'arrière-garde ennemie, comprenant un autre système de tranchées très puissant et les endroits fortifiés do Feuchy-Chapelle, ; la redoute de Feuchy-Hyderabad, Athies et Thelus. Cet après-midi,, à 2 heures, il y avait déjà 5816 prisonniers, dont 119 officiers. De nombreux autres doivent encore être, comptés. Un grand nombre de ces prisonniers appartiennent à des divisions bavaroises qui subi-, rent de grosses pertes. Parmi le butin pris aujourd'hui il y a des canons, un certain nombre de mortiers de •tranchée et des mitrailleuses, qui n'ont pas encore été comptés. Dans 1a directiou de Cambrai d'autres progrès ont été réalisés aux environs du Bois d'HàvrincoUrt. Nous nous sommes emparés du village de Demicourt. Dans Ta- directiolï de St. Quentin nous nous emparâmes des villages de Pontru et de Levergnies. Hier les avions ont repris leur grande activité des derniers jours. De nombreux raids, appuyés par notre artillerie, donnèrent de brillants résultats. Deux avions ennemis furent détruits tandis qué 15 furent abattus. Deux ballons allemands captifs prirent' feu. Dix de nos avions manquent. Les débuts de la dernière action anglaise, LONDRES, 9 avril. (Reuter.) Le correspondant de Reuter au front anglais écrit: Ce matin, à heures, l'armée britannique passa à l'offensive sur un front étendu, entre Lens et Saint-Quentin. Le bombardemeiit continu des lignes ennemies exécuté ces jours derniers devint plus intense cette nuit et acquit un peu avant l'attaque une violence sans précédent dans cette guerre. Le feu des pièces concentrées était si vif que l'ail* était éclairé cette nuit à plusieurs lieues à la ronde par la lueur des obus. H pleuvait assez fort quand nos fantas-dns quittèrent les tranchées ; un vent l'ouest fouettait les Allemands au visage. Il faisait encore noir, mais, grâce aux lueurs des obus et des signaux, lumineux, l'infanterie trouva son chemin sans trop de peine. Nos troupes, ont pénétré dans la ligne ?unemie sur une grande étendue. Beaucoup :1e soldats allemands se rendirent prisonniers d'assez bonne grâce. Ceux-ci appartiennent à des divisions bavaroises, wurtemborgeoiees et hiambourgeoises. A l'aurore le temps s'améliora beaucoup, bien qu'un vent fort gênât quelque peu l'action de l'aviation. Vers huit heures commença la seconde ohaee de l'attaque -, le combat devint plus ipre. Mais la bataillé tourna tout à ïiotve avantage. Bien que les Allemands, probablement, ^'attendissent à une attaque britannique et •.'y préparèrent, ils ont cru qu'elle ne se produirait pas de sitôt, ni si puissamment. Rappelons que c'est aujourd'hui l'anni-peisai^e de la^ fin-, la ^première. bataille • devant Verdun doiur, les Allemands atten. dment do si grands résultats et que la partie septentrionale du théâtre de l'action actuelle fut le. terrain sur lecpel les IVançais entreprirent en mai 1915 une violente bataille.Plus da 9000 prisonniers et 40 canons! (Communiqué officiel. 1 LONDRES, 10 avril. (Reuter.) 'Au eours^ de la nuit de violents combats eurent lieu a l'extrémité nord de la cote de Vimy ou l'ennemi continua à offrir de la résistance. ^ Les Allemands furent chassés de :eurs positions. Us firent une attaque mais 'as furent repoussé3. Les versants est de la cote de Vimy ont été purgés d'ennemis. Nos troupis 6'emparè-rent de l1 ainpoux et des ouvrages de défense au nord et au sud de la Scarpe. Le nombre de prisonniers faits hier dépasse 9000. Plus de 40 canons furent capturés. Aux envirtons do St. Quentin l'ennemi ut chasse du plateau entre Levergnies et Hargicourt. La nuit dernière, après un violent bombardement, il fit uno attaque vigoureuse sur un front étroit au sud-est d Ypres. U parvint à atteindre nos lignes d appui mais il en fut immédiatement rejete, tandis qu i! abandonna des morts. Lo récjt du „DaiIy Chroniolo". LONDRES, 10 avril; M. Phillipp Gibbs le correspondant de guen-e du ,.Daily Ohronicfc" donne une relation virante de l'avance briian-nique. Aujourd'hui, écrit-il, commença uno nouvelle bataille gigantesque que le monde suivra avec angoisse, parce que bien des chcsca en dépendront. Je vis Ja violence de ce début. Le ciel était tout enflamme. Spectacle tragique et terrible mais d une splendeur infernale, dndescriptibie. Le bombardement qui précéda l'/ittaque d'in-tantene dura plusieurs heures. Il faisait très iroad. In fort vent nord-est soufflait. Il pleuvait à verse. Tout était calme sur les routes jusqu à ce que j'approchai Arras. Je vis ensuite des troupes se précipitant vers la ligne du feu, des colonnes de transport et beaucoup d'ambulances. Le feu des cigarettes mettait mille lueurs cans les ténèbres. Le vent éparpillait les étincelles comme une ronde de lucioles. Un des bataillons s'avança, joueurs de cornemuse et tambours en tête. Tout le long de la route il v aa-a.it des groupes compacts, d'hommes, sifflant, chantant, badinant: tous de rudes gas. Jls allaient à la mort, le sourire a.ux lèvres", tandis que la pluie battait la générale sur leurs casques d'acier. D un point à 1 ouest d'Arras, j'avais vue sur la silhouette massive de la cathédrale de la ville qui forme le point central de cotte action et plus à gauche sur les hautes tours mutilées de Moint Saint Eloi, vision blanche et spectrale. Le bombardement battait son plein. Spectacle merveilleux autant que diabolique. Toutes i nos innombrables batteries tiraient. Et, dans des fosses et des abris, scintillait la flamme des milliers de canons dont les obus fendaient les airs comme des bandes d'oiseaux pour éclater ensuite, avec une grande lueur, dans les lignes allemandes. Les obus-fusées faissaient tomber comme de brillantes pluies d'or. A l'est et à l'ouest d'Arras, depuis les collines de Vimy jusqu'à Bïagny, des mines explosaient. D'énormes nuages rorms par ce .feu infernal montaient vers les eieux. Le vent, très fort, emportait le grondement des canons mais pourtant l'air était tout secoué par le bruit assourdi des batailles et par le tonnerre des canons de campagne. Les canons se turent quelques minutes «vaut heures. Seconde angoissante et solennelle! Nous attendions, la respiration coupée. ,,Ils sont partis", me chuchota un voisin,* mais tout à coup la canonnade recommença. L'ennemi bombardait violemment Arras, mais notre feu d'artillerie était vingt fois plus énergique. Sur toute la ligne ennemie 011 vit poindre des lueurs vertes. C'éta ient les signaux d'.alarme d'hommes qui demandaient des secours. Sur ces entrefaites le jour s'était levé, mais le ciel demeurait bruiiieux et la tempête continuait à sévir. Le faubourg oriental de Blagnv semblait se trouver déjà entre nos mains. Je vis deux vagues d'infanterie se précipiter sur les tranchées ennemies, couvertes par le tir de barrage de nos batteries de campagne. D'autres détachements progressèrent en combattant sous un feu violent de shrapnells. Un quart d'heure après arrivèrent nos premiers blessés et les premiers prisonniers allemands. Nos blessés étaient épuisés et couverts de sang, mais pleins d'enthousiasme. ..Nous nous sommes bien comportés", me dit l'un d'eux, ..nous avons pris tout ce que nous devions prendre". D'après les derniers renseignements tout le réseau de tranchées de l'ennemi a été détruit totalement par notre bombardement, de sorte que nos hommes ont pu l'occuper et le traverser sans trop de portes. La tactique du maréchal Haig. LONDRES, 10 avril., (Reuter). Le "Daily News" fait ressortir que, pendant les combats près d'Arras, les Anglais attaquèrent précisément au moment opportun, justement avant que les Allemands pussent exécuter leur plan do retraite, comme ils firent près de la. Somme et à B<oye, sans livrer combat. Bans le cas où le maréchal Haig n'eût pas attaqué on auçait assisté à.une,nouvelle, ■retà-aiie.tsans^cpasbat^ail

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Cet article est une édition du titre L'écho belge: journal quotidien du matin paraissant à Amsterdam appartenant à la catégorie Oorlogspers, parue à Amsterdam du 1914 au 1918.

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