L'écho belge: journal quotidien du matin paraissant à Amsterdam

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s.n. 1917, 21 Decembre. L'écho belge: journal quotidien du matin paraissant à Amsterdam. Accès à 18 juillet 2019, à https://hetarchief.be/fr/pid/gt5fb4xq37/
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4êni0 Atinee re°. ms& 5 cents VeracSrecai 31 dêcemtere 1917 L'ECHO BELGE L'Union fait la Force. Journal Quotidien du malin paraissant en Hollande Belge est noire nom de Famille. Toutes Ses lettres doivent être adressées au bureau de rédaction: rtf- Z. VOORBDRGWAL 234-240, AMSTERDAM. Téléphones: 2797 et 177.^. Rédacteur en Chef: Gustave Jaspaers. Charles Bernard, Louis Pïérard, Comité de Rédaction.^ René Ctiambry. Emile Pgjnparé^ Abonnements: Hollande II. 1.50 par mois. Etranger II. 2.00 par mois. Pour les militaires au front et les militaires internés en Hollande fl. 0.75 par mois payable par anticipation. Annonces: 15 cents la ligne. Réclames: 30 cents la ligne. Etrange SomproBission. Nous avons fait sur la Russie une croix. Cette expression signifie non seulement que. nous n'attendons j4tus rien de ce côté, mais aussi qu'un sentiment philosophique a fait place au dégoût profond que nous inspirent Içs folies criminelles des bolscheviks. C'est dans cet esprit que nous suivons les pourparlers de Brest-Litovsk avec plus de curiosité que d'indignation. Jusqu'ici c'étaient des généraux qui étaient en présence. Il y avait là, il différente que fût la mentalité des individus, cette égalité que crée l'uniforme. Maintenant ce sont des civils qui vont s'y rencontrer. Nous ,y verrons M. de Kuhl-mann et M. Czernin, représentants titrés et attitrés de majestés très augustes, en présence de M. Trotzky, .dont l'aspect de pou chevelu 4 lunettes, mélange déconcertant d'horrible et de comique, est assez représentatif du régime d'anarchie qu'il incarne. Le tête à tête de gen3 si dissemblables est déjà en soi un spectacle prodigieusement intéressant. Comment vont-ils se comporter l'un vis-à-vis de l'autre? Est-ce qu'à table, car dans ces sortes de parlottes on a coutume de remplacer à heure fixe le tapis vert par une nappe et les encriers par des plats, est-ce qu'à table Trotzky va ,,faire" les couverts tandis que Kuhlmann et Czernin feront une province? Ce ne sera pas trop pour l'Allemagne et l'Autriche d'acheter la Pologne, la Courlande et la Lithuanie en échauge d'un peu de ruolz. Le principe bilatéral de3 contrats se trouvera sauvegardé et avec lui la sainteté inviolable d'un chiffon de papier où les noms de Wilhelm I. R. et Cari R. I. se trouveront accolés à celui de Lenine-Oulianof sous de majestueux cachets de cire rouge. Voilà évidemment de la démocratie; nous trouvons même que les empereurs par la grâce de Dieu Guillaume et Charles en mettent un peu trop et qu'ils dépassent l'égalité jusqu'à descendre à la compromission. La politique, fc-t-on dit, c'est l'art du possible. Lenine et Trotzky étant au pouvoir en. "Russie, la paix avec la Russie devient possible. Donc, faisons la paix. Ainsi raisonne-t-on à la "Wilhelmstrasse et au Bal-platz. Le raisonnement-tient aussi longtemps que les maximalistes sont les maîtres. Sans doute ils appliquent des procédés de gouvernement qui sont assez dans le goût de ia masse et nous avouons que, pour la première fois, nous rencontrons en eux des élus qui remplissent leurs promesses de candi-' data. Ils ont promis le partage général: ils partagent. Et qui donc ne voudrait pas avoir sa part? Il y a cependant des provinces en Russie, ou, pour mieux- parler, des Russies parmi tant de Russies, que les R^-manoff surent unir sous leur sceptre, qui no sont pas d'acoord. Nous ne parlons pas do la Finlande, pays indépendant qu'un lien personnel unissait à l'empire des tsars. Jamais les bolscheviks ne pourraient se prévaloir des mesures de tyrannie prises par les gouvernements bureaucratiques de ^ Nicolas II pour contester aux Finlandais le droit de se considérer comme libres par le 8<\ul fait de la déposition du même Nicolas II. Mais il y a aussi l'Ukraine. Tant que dura* le régime teariste, les Allemands, pour faire pièce à la puissance-de la Russie, soutinrent volontiers les revendications fégio-nalistes des Ukrainiens. Il y a en Allemagne toute une littérature là-dessus. Et si les Allemands trouvaient bon que les Ukrainiens protestassent contre la tyrannie de Rétrograde quand elle émanait du Tscliin, on ne conçoit pas qu'elle trouve mauvais qu'ils se révoltent contre la même tyrannie aujourd'hui qu'elle émane du sovietr- Les Cosaques, les Circassiens, les Sibériens^ suivent l'exemple des Ukrainiens. Non seulement les Russies se désagrègent, échappent à l'autorité des Lenine et des Trotzky, mais encore dans les Russies fidèles, pour autant que l'on puisse ici prostituer ce beau mot de fidélité, jusqu'à quel point la signature de Lenine-Oulianof. au bas du traité aux sceaux majestueux que MM. de Kuhlmann, Czernin et Trotzky sont eu train d'élaborer à Brest-Litovsk, engage-t-elle les Russes? Le pouvoir des maximalistes peut encore durer des mois; les pourparlers de Brest-Litovsk ne dureront que quelques^ semaines. En effet, Ton "ne pourra jamais dire du congrès qui s'y tient ce que le prince de Ligne écrivait de celui de Vienne de 1814: Le congrès ne marche pas, il danse. Trotzky, quels que puissent être ses talents chorégraphiques, ce danse pas, il marche. Et il pourrait y avoir- quelque mauvaise humeur à la Cour de Berlin connue à la Cour de Vienne le jour où il apparaîtrait que les empereurs do droit divin Guillaume il et Charles lr ont conclu un traité non pas avec les représentants d'un pays mais aveo de simples chefs de bande. Ce jour-là, par respect du principe monarchique même, l'Allemagne et l'Autriche pourraient se sentir poussées à intervenir en Russie en faveur des anarchistes et de l'anarchie. La guerre recomnimce-rait sur le front de l'Est. Nous nous demandons avec une curiosité qui n'est pas dénuée d'ironie si telle est l'éventualité à laquelle on songe en Allemagne quand on parle de laisser d'importants contingents militaires en Pologne et en Volhynie pour parer à tout événement. L'anarchie a déjà tant fait pour le roi de Prusse. Celui-ci peut bien faire quelque chose pour l'anarchie. Charles Bernard. Â l'exemple des boches ï! paraît que le gouvernement turc a l'intention de déporter ponjr la seconde fois dans le» déserts de Mésopotamie les Arméniens installés à Konia., à Alep et aux environs. Cette mesure équivaudrait à la condamnation à mçrt cki eeutainça de iejuiiie? ci L'Union dans l'épreuve Nous avons, à plusieurs reprises, écrit le ,,XXe Siècle", dit l'héroïque charité avec laquelle nos compatriotes opprimés, malgré leur dénuement, accueillaient les évacués du Nord' de la France. Ceux-cd ne tarissent pas d'éloges; ils affirment la générosité belge, la gratitude française et, tout à la fois, l'indomptable résolution des provinces sous le joug, la haine du boche qui, chez eux, s'égale à l'amour du pays opprimé. Un so is-officier belgo nous écrit, à ce propos, du front: ,,Je rentre d'un congé passé dans le Var: j'y ai rencontré des évacués du Nord ; tous, à l'envie ont loué l'admirable organisation d'un comité formé spontanément parmi la population pour leur venir en aide. Cette commune belge fournissait gratuitement du lait pour les enfants, les malades et les dames en couche; or, il y avait dans cette localité près de 150 réfugiés. La majorité des habitants étaient des cultivateurs; quand les moyens le leur permettaient ils fournissaient toujours gratuitement du pain. La jour d'e leur rapatriement — environ 120 personnes — la population a fait aux évacués de chaleureuses ovations; pour ainsi diiie chaque voyageur a reçu qui un gâteau, qui une tarte, de sorte qu'ils n'ont pas souffert de la faim pendant leur retour dans leur patrie." Voici, d'autre part, des extraits d'une lettre écrite à un de nos collaborateurs par une évacuée elle-même: ...,, Jamais vous ne direz assea haut ce que nous devons de reconnaissance à nos héroïques frères de Belgique. Us nous ont donné leurs maisons et leurs vivres (leurs coeurs nous étaient acquis d'avance), avec une abnégation et un dévouement qui marquaient l'estime profonde et l'amour qu'ils ont pour notre chère patrie. ,,Près de nos très chers frères "belges, entourés d'attentions délicates et discrètes, on se croyait dans un nouveau ohez soi et 1 l'on oubliait un peu les tristes jours passés au milieu des hordes allemandes. ,,0h! dites bien, Monsieur, que nous aimons notre patrie; que, pour elle, nous sommes prêts à tout souffrir; que, pour voir notre France glorieuse et triomphante, à côté de la Belgique libre et indépendante, noir smnmes prêts à tous les sacrifices. Ma^ dites aussi que nous haïssons le boche, que nous le maudissons de toutes nos forces, et que nous n'aiu*ons de joie réelle que le jour* où ce vampire, enfin vaincu, maté, terrassé, brisera son épée et nous demandera grâce et merci !" C'est là, on le sait, oe que pensent no3 compatriotes au pays envahi. Quelle consolation que cette union d'ans le patriotisme et dans l'épreuve — et quelle leçon ! Moniteur Belge des 25, 26, 27, 28, 29, 30 novembre et 1 décembre 1917 Âppe! général au service da Sa Patrie Miliciens venant des territoires occupés RAPPORT AU ROI Sire, t<es arrêtés-lois des 21 juillet 1916 et lr mai 1917 appelant ata service de la Patrie les Belges nés après le 30 juin 1876 et avant le lr janvier 1899, contiennent une disposition ainsi conçue: ,,Ne sont pas compris dans le présent ,,appel oeux qui, à la date du 21 juillet ,,1916, se trouvaient dans la patrie de la „Belgique occupée par l'ennemi". Rien de tel n'avait été prévu en ce qui concerne les hommes qui, à la date du 21 juillet 1916, 6e trouvaient sur le. sol français envahi ou dans les prisons d'Allemagne. Il en résulte que le droit commun leur était applicable et qu'ils étaient compris dans l'appel. Or, il arrive que des civils belges d'âge militaire, atteints d'ailleurs de maladies graves, après avoir 6ubi plusieurs années de captivité en Allemagne, soient libérés et gagnent la Suisse puis la France. Comme à la date du 21 juillet 1916, ils étaient non pas en Belgique occupée mais , bien en Allemagne, ils tombent sous l'application des arrêtés-lois de milice. Eu conséquence, dè3 qu'ils mettent le j pied sur le sol français, ils sont invités à ( comparaître devant- une commission compétente. # » Comme dans presque tous les cas ils sont inaptes à tout service, miême auxiliaire, l'examen médical aboutit à une décision d'exemption définitive. Ce3 hommes ont été abreuvé de souffran- ! ces, souvent à cause de leur patriotisme. Le régime actuel leur impose des formalités inutiles et pénibles. L'arrêté-loi projeté remédie" à cet inconvénient et, en général, à toutes autres difficultés analogues qui pourraient être soulevées en ce qui concerne les civils qui, pour une raison quelconque, ont pu échapper à la domination de , l'ennemi. s Désormais, tous ceux qui, à la date du 21 juillet 1916, se trouvaient en territoire ennemi ou occupé par l'ennemi (régions envahies de Belgique ou de France, Allemagne, etc.) seront exemptés des obligations militaires établies par les arrêtés-lois des 21 juillet 1916 et^lr mai 1917. Nous avons arrête et arrêtons: Article unique. — L'article la* (lo) de l'arrêté-loi du 26 juillet 1916 et l'article lr (lo) de l'arrêté-loi du lr mai 1917 sont supprimés et remplacés par la disposition suivante: ,,Ne sont pas compris dans le présent appel: ,,lo Ceux qui, à la date du 21 juillet 1916, se trouvaient en fcrvitofàs ennemi pu toacuoé {DM. l En Belgique. A Ï^Sé^e I En huit jours il y a eu, à Liège, 22 naissances. et 65 décès ! * * .* La semaine dernière, la îteige e^t tombée par paquets. 11 y avait plusieurs années qu'elle n'était plus tombée aussi copieusement. La couche a atteint 30 centimètres en moyenne. Tout un amas de fils téléphoniques s'est effondré dans un jardin de 1a. rue Saint-Laurent. Le mât qui soutient la lampe électrique de la place.du Théâtre s'est rompu. Rue Grétry, au no. 74, un hangar recouvert en Zinc s'est effondré sous le poids de la neige. Il n'y a pas eu* d'accident do personne. Le service des tramways a été suspendu tout un temps. * * -* Pendant la quinzaine passée on a distribué 20 kilos de pommes de terre par personne, de sorte q*ue la moyenne des ménages en recevaient 80 ou .100 kilos. * ■» * La neige doit être tombée avec une singulière abondance la semaine passée sur l'Est do la Belgique. Le vicinal Liége-Rocour-Vottem he fait plus le service qu'avec quatre voitures. Toutes les autres sont ,en réparation. Il n'y avait déjà plus, avant les neiges, de départ que toutes les 40 minutes; actuellement, il n'y a p^us rien de fixe. Le service sur la ligne du pont de Wandro à Vivegnis a seulement repris jeudi dans la journée. La farine du ravitaillement étant amenée par ce tramway, les habitants de Vivegnis ont été privés de pain. Dans les campagnes -de Fexlie-Seins et de Hou tain, des escouades d'ouvriers ont dû déblayer les grandes routes. La neige atteignait 30 centimètres de hauteur; il faut remonter à plus de vingt-cinq ans pour retrouver une époque où il en est tombé une pareille quantité. * * * Du chef de faux en écriture et usage, la Sûreté a arrêt^un nommé Jean-Joseph D..., né à Saint-Nicolas en 1.879. directeur d'institut commercial, domicilié à Liège, qui, f.o faisant passer pour le régisseur d'u prince Victor Napoléon, avait) engagé comme comptables deux jeunes gens à qui il avait fait verser une caution de 3000 francs chacun. Il avait rédigé sur timbre des contrats au nom des intéressés et il se servait do papier à firme du prince. Au moment de son arrestation, D.... ne possédait plus, de l'argent escroqué, qu'une somme d'environ 55 marks. A Mgr. Heylen eat resté à la Légation de Belgique à Berne jusqu'au 7 de ce mois et a consacré ce temps à faire expédier à ses diocésains le cadeau de Noël auquel le Pape a voulu contribuer si largement. L'évêaue do Nàmui. «. t ia ..Croix . avait, avant son départ de Rome,, été gardé de nouveau longuement par le Saint-Père dans une troisième audience qui eut un caractère spécialement affectueux. Benoît XV lui remit en souvenir une superbe médaille de grand modèle en argent qui vient d'être frappée en l'honneur de la Vierge ,,Regina Pacis". Il chargea l'évéque de Na-mur d'en porter de sa part un autre exemplaire au cardinal M?r^er. L * * * "Le .petit village de Le-Roux-lez-Fosses "Vient d'être le théâtre d'un crime. Dans la nuit de samedi à dimanche un nommé Luc Mercier, âgé de 32 ans, a été tué de plu sieurs coups de couteau dans le ventre par un sieur Jules S.... La victime était mariée et avait deux enfante. * * * L'administration communale de Namur va émettre incessamment des pièces de monnaie de 5, 10, 25 et 50 centimes* frappées aux armes de ia Ville. Ces pièces auront cours dans tous les environs. A Cabans! . Voici une anecdote au sujet des activistes, dont notis pouvons garantir la rigoureuse exactitude : Une demoiselle de Gaud était fiancée depuis des ntais déjà à un .bruxellois.' Celui-ci n'ayant pas de situation, le mariage ne pouvait avoir lieu et les amoureux languissaient, dans l'attente. Un beau jour,, la,fiancée reçut un télégramme l'appelant d'urgpnco à BruxeLes: „Ai trouvé bonne situation, disait-il en substance, viens vite pour arrangement mariage." lia fiancée, tout en joie, se iiata autant que lo lui .permettaient les formalités des passeports nécessaires pour les sorties du territoire d'étape. Elle remarqua cependant que celles-ci duraient moins qu'elle ne l'aurait cru. Arrivée à Bruxelles, après les premiers embrassements, son fiance lui conta qu'il avait trouve un emploi très honorable à 8.000 francs par an... dans un ministère. — Comment dans un minii>*ore? fit la jeune fille. Et qui donc t'a nommé? — Les Allemands évidemment. Je suis chargé par eux de ia direction d'un département flamand aux Sciences et aux Arts. —- Et tu as accepté cela? — Evidemment, pour me marier! — Tu te marieras donc seul, mon cher. Je pîéfcre rester jeune fille nue d'être la feinte d'un traître à sa patrie, que je ne saurais plus regarde;- -sang rougir. — Et la brave patriote reprit le premier train pour Gand. A ia Pays Wallon A Seraing des malandrins se sont introduits dans la chapelle des Aumôniers du Travail et y ont volé des chandeliers, des vases, etc. Au cours des recherches faites par la police deux crucifix ont été retrouvés chez des fripiers. * ■: > * Un cultivateur, M. E. Frémaî, de Meux, oui çond"ai?iio c?3 Ci-'ié" v, a <f; oy -. au dépôt..du bureau provincial des récoltes, a vu son véhièule attaqué par trois hommes et une femme qui ont empli de froment les sac3 dont ils étaient porteurs, puis ont pris la fuite vers Sty. Pendant 'toute cette scène M. Frémal a été maintenu par un des hommes.* w * Un fermier, M. Henri V..., de Graux, avait vendu plusieurs bêtes à cornes à un autre fermier pour une somme d'e 10,863 francs. Il avait confié ses bêtes à un bouvier dont il ignore le nom, avec mission de les conduire à leur nouveau propriétaire, d'en toucher le prix convenu et de lui en apporter le montant. Le bouvier s'acquitta de sa mission, mais il disparut avec l'argent. ,l ir*, j , mm ■'"'SFW&EB // y a m an 21 décembre 1916. — Le président TV-il-son. offre sa médiation de paix aux pàys belligérants. Les opérations militaires- Résistance acharnée des Italiens. L'ennemi essaye en vain d'avancer sa ligne entre Se Gel de Gaprilo et le Ment Pertica. Violentes actions d'aitillerie à l Ouest. Sur le front occidental. Violents bombardements, (Communiqué officiel.) PARIS, 19 décembre. (Reuter.) Dans la contrée de Juvincourt, au nord du Bois de Caurières, ainsi que dans les secteurs du Hartmannswillerkopf et du Schonhobs, de part et d'autre l'artillerie montra de l'activité.Une attaque des Allemands sur les tranchées françaises près de Regnéville échoua à la suite de notre feu. k Sur le reste du front des actions d'artillerie intermittentes se produisirent. Actions locales. (Communiqué officiel.) LONDRES, 19 décembre. (Reuter.) Au cours de la nuit dernière un raid ennemi au sud-est de Guemappe fut repoussé par notre feu. Un autre raid fut entrepris par l'ennemi dans la contrée d'Avion contre deux de nos postes. Deux de nos hommes manquent. Au cours d'un raid de nuit ennemi près de Passchendaele, cjui échoua, nous fîmes 14 prisonniers et nous nous emparâmes de 4 mitrailleuses. Aux environs du Bois de Ploegsteert et du Bois du Polygone l'artillerie ennemie déploya une grande activité. L'activité clans les airs. LONDRES, 19 décembre. (Reuter.) Le maréchal Haig rapporte: Le 17 décembre les escadrilles australiennes exécutèrent des opérations importantes. Deux aviateurs, qui, pendant une reconnaissance pour l'artillerie, furent attaquée par plusieurs appareils ennemis, parvinrent à abattre im des avions allemands qui tomba dans nos lignes et à mettre les autïes en fuite. Le 18 décembre, à la suite cV.un épais brouillard, les actions aériennes furent de nouveau ientîMÊes fit limitées, jnson'à la partie nord du front ou. nos appareils tirent de la bonne besogne. Plus de 150 bombes furent lancées sur des stations ennemies et sur les tranchées. Les quartiers et les tranchées furent également attaqués à coups de mitrailleuse. ' Pendant toute la journée l'activité aérienne fut très intense sur cette, partie du front et nos avions obtinrent d'excellents résultats. Sept avions ennemis furent abattus; un autre fut abattu par notre artillerie anti-aérienne à l'arrière de nos lignes. Trois avions allemands furent obligés d'atterrir. Trois do nos appareils manquent. Hier, à la tombée de la nuit, nos aéroplanes lancèrent des bombes sur les champs d'aviation de St-Denis-Westrem, R-oulers et Liçhter-velde. ainsi que sur les Hâtions de-Thourout, i Ledeghem, Cambrai èt Menin. Tous nos appareils rentrèrent. Les mouvements de troupes allemandes--LONDRES, . 19 décembre. (Reuter.) .Dans un aperçu sur la situation un officier anglais supérieur déclare que le déplacement de forces Importantes de l'Est à l'Ouest se fait de deux façons, par divisions entières et par parties de divisions qui servent à remplir les vides au, front occidental. Par cette opération la force de' l'ennemi à l'Ouest a beaucoup augmenté mais sa force numérique reste encore beaucoup au-dessous de celle des Français et des Anglais, de sorte qu'il n'y a pas de raisons pour s'inquiéter.Sur Se front italien. Violents combats entre le CoJ de Caprilo et le i Mont Pertica. (Communiqué officiel) ROME, 19 décembre. (Stefani.) Hier, au cours, d'une lutte sanglante qui dura pendant, toute la journée, l'ennemi, par des attaques d'infanterie violentes accompagnées de violents bombardements, essaya d'avancer sa ligne vers le sud depuis le Col de Caprilo jusqu'au Mont Pertica. Seul à l'aile gauche, | où une. centaiwç de prisonniers restèrent entre nos mains, l'adversaire parvint a atteindre son but et à remporter quelques avantages dans la zone du Mont Asolone. A l'aile droite, cependant, les efforts de l'ennemi échouèrent à l'ouest de l'Osteria del Lepre, grâce à l'admirable résistance du 20me régiment d'infanterie (brigade du Piave). Une tentative ennemie pour passer le Piave entre Gradenigo èt Cavasuecmerina donna lieu à des combats locaux acharnés auxquels nos forces maritimes participèrent. Nous fîmes quelques prisonniers. La situation en Mésopotamie. Les Russes poursuivent ia lutte. LONDRES, 19 décembre. (Reuter.) On constate que les troupes russes en Mésopotamie coopèrent avec le .général Marshall. A la Chambre des Communes, Les débats sur les buts de guerre. _ Critique vioienîe de M. Ponsonby. — La réponse de NI. Bal-tour. — La politique de guerre du gouvernement anglais. — Les diverses questions diplomatiques. A la unamore Bes communes Les débats sur les buts de guerre. LONDRES, 19 décembre. (Ileu ter). A la •.Chambre des Communes M. William Col.ins (libéral) mit sur le tapis la question des buts j de guerre. J'ai appuyé, déclara-t-il, le gouvernement dans ses tentatives d atteindre*le but pour lequel ia Grande-Bretagne est entrée en lice. A mon avis une paix durable sera impossible aussi longtemps que l'autocratie militaire prussienne n'aura pas été battue par les aLiés ou renversée par le peuple allemand. On connaît les buts pour lesquels la Grande-Bretagne prit ies armes. Elle veut mettre fin pour toujours à la guerre, garantir le droit international à la fois pour les grandes et les petites nations et protéger les principe d'humanité, de liberté et de justice. Je crois que le militarisme prussien sera anéanti par des forces, peut-être une combinaison de forces, qui travailleront tant au dedans qu'au dehors. Laissez-moi vgus rappeler un entretien que j'eus à Berlin en janvier 1912 avec un représentant en vue de l'autocratie prussienne. On venait de publier les résultats des élections pour lo Reichstag. Cette personnalité exprima l'avis- que, si les socialistes continuaient à remporter des victoires, ils finiraient par menacer tout le système du m;, tarisme prussien, de l'autocratie, et du kaise-nsme.Je conclus (de l'entrevue que lo militarisme prussien n'était pas favorisé par les prolétaires mais par les milieux plus élevés et que les Universités avaient joué un grand rôle dans la propagande pour le culte du militarisme. 1 On peut se demander, comme M. Wilson, s'il faut attribuer à un manque de sympathie ou à une connaissance incomplète des buts de guerre des alliés le fait que la révpC/ution en Russie, qui aurait dû tourner à l'avantage des nations luttant pour la démocratie, a été exploitée à la longue au profit de i» seule autocratie demeurée en Europe. M. Ponsonby critiqua violemment la diplomatie de la Grande-Bretagne et des pays alliés et fit remarquer que les buts de guerre, publiés par les alliés, ne concordent pas avec j les propositions exposées dans les traités se-i crets. M. Balfour, dans sa réponse, releva la différence de ton existant entre les discours de MM. Ponsonby et Collins_ et dit que la déclaration concernant la politique de guerre du président Wilson concorde absolument avec les opinions de plusieurs dirigeants en Grande-Bretagne. A mon avis, les documents publiés de temps à antre par M. Wilson sont les plus importants de la guerre. M. Ponsonby e3t d'avis que nous nous sommes abritésd errière M. Wilson dans la question de la note pontificale et dans plusieurs autres questions. .Te suppose qu'il comprendra que, lorsqu'une déclaration a été faite d'une façon parfaite par ie chef d'une grande république alliée, il n'est très souvent pas nécessaire de répéter cette déclaration ici en Europe.^ Après avoir cité plusieurs déclarations des anciens ministres et des membres du gouvernement actuel, insistant toutes, avec une netteté parfaite, sur le but da la Grande-Bretagne, Vra^ti'risé par l'absence absolue d'étroïsme, M. Balfour continua : Pourquoi M. Ponsonby applique-t-il une méthode si grossière? Parce qu'il ,véut tout mettre en œuvre pour appuyer la politique de nos ennemis dont la propagande principale consiste a représenter dans leur pays et en Russie notre but comme un but intéresse et impérialiste et à déclarer que c'est avec cet objectif que nous continuons la guerre que pourtant es Centraux ont déclenchée. Il est impossible d'exposer avec plus d'inexactitude les faits réels. M. Ponsonby a exprimé l'avis qu'il faut attribuer aux tripotages dans le ministère des affaires étrangères et dans le cabinet de guerre lo fait que la Russie r\o. se trouve plus de tout cœur aux côtés des allies. L'allégation est dénuée de tout fondement. M. Ponsonby déclara encore que la révolution russo avait été saluée assez froidement par le peuple et le gouvernement britanniques et que les relations futures entre les deux pays se ressentiraient do ce fait. M. Ponsonby a eu sans doute un défaut de mémoire, car je puis certifier que la fin de l'autocratie en Russie fut saluée, tant par gouvernement que par la Chambre des Communes, aveo un enthousiasme particulier et des espérances qui, malheureusement, jusqu'ici ne se sont pas encore réalisées. En tous cas. si de bons souhaits et de grandes espérances, dans ce pays, pouvaient me-_ nér la révolution russe à un succès, co succès devrait être extraordinairement brillant. Tous ces sentiments ont été, exprimés "avec beaucoup de cordialité par les leaders de tovis les partis à la Chambre des Communes et le ' gouvernement partage absolument ces sentiments. (Ovations). Le gouvernement britannique n'a pas refuse une conférence sur les buts de guerre. Ma>s un telle conférence rencontrera ^ de grandes difficultés. A mon avis, il vaut mieux discuter des questions aussi compliquées et dé'icates dans des entretiens amicaux que dans des conférences formelles. p]n tous cas cette opinion est partagée par toutes les puissances bePigérant-s et tout particulièrement par le gouvernement misse. P faut ajouter que tout moment n'est pas pro-% pice à une discussion déterminée et qu'une , discussion sur les méthodes de guerre est plus désirable qu'une discussion sûr les buts do guerre. Le gouvernement russe posa des exigences concernant Constantinople. Nous menions collectivement une grande" guerre pour un grand but. Nous approuvâmes ces exigences. Y a-t-il la moindre contradiction entre cetta attitude et les principes exposés par M. Wilson et nous? M. Ponsonby discuta ensuite la,'question persane. Il dit que l'existence de sphères d'influence en Perse est en contradiction aveo l'indépendance de ce pays et que l'institution de telles sphères constitue un acte de violence exécuté par un fort contre un faible, fait incompatible aveo les traditions de la politique britannique. Ce n'est pas mon avis, dit M. Balfour. L'arrangément ^hglo-russe, qui, lors de 6o conclusion, fut accueilli avec une grande méfiance par l'opposition, a été appliqué comme un grand triomphe libérai d'amitié internationale par Campbell Bannerman et Grey. En ce qui concerne l'Italie, ce pays mérite un futur règlement territorial à son avantage. Comment serions-nous impérialistes en nous ralliant à ces grandes aspirations générales? N'en est-il pas do même pour la Pologne et l'Alsace-Lorraine ? Au sujet de la question alsacienne lorrain, M. Ponsonby croit que nous aurions dû être au courant des négociation de M. Doumergue à Pétrograde et i(l fonde sa supposition sur la déclaration qu'on envoya à ce sujet à Londres. N'est-ce pas le cas? M. Ponsonby répondit : Oui. Lo télégramme commence de la sorte: ,,Ccpie pour Londres. Confidentiel". M. Balfour poursuivit: Si Londres devait signifier le ministère britannique des affaires étrangères je dois déclarer que le télégramme n'était pas envoyé au. ministre. Il est possible qu'on l'ait envoyé confidentiellement à M. Cambon. Mais je ne sais rien à ce sujet. A cette époque nous ri'en avions pas entendu parler; nous ne l'eussions d'ailleurs pas approuvé et, je ne crois pas qu'il reflète la politique des gouvernements français qui * ont eu succea-sivement le pouvoir pendant la guerre. Nous n'avons jamais désiré ni encouragé le désir d'arracher une portion de territoire à l'Allemagne pour en faire une sorte de repu-' blique indépendante sur la rive gauche du Rhin et pour former ainsi un Etat-tampon entre la France et l'Allemagne. Le gouvernement britannique n'a jamais suivi uno telle politique et n'a jamais été informé q.ue quelque homme d'Etat français poursuivit un tel but.' Et c'est sur des bases aussi fragiles qu'on nous accuse de manque de sincérité, de bonne foi et de probité. Nous avons exposé nettement nos buts do guerre. Les Centraux n'ont pas exposé les leurs. Voyez la réponse de l'Allemagne à la note pontifie?'0 On posa à VAllemagne des questions concernant l'Alsace-Lorraine, la Belgique, la Pologne. Ces questions exigeaient une réponse catégorique de la part des puissances qui prirent l'Alsace-Lorraine, qui envahirent la Belgique et qui partagèrent la Pologne. Et aujourd'hui M. Ponsonbl* déclara, en tenant ces documents entre les mains: ^Pourquoi ne dites-vous pas quels sont vos buts de guerre? Votre silence ost mal interprété par les puissances centrale " La valeur d'une telle déclaration n'est surpassée que par le mal qu'elle peut causer. Je regrette vivement qu'un député ait tiré profit de sa situation dans cette Chambre pour prononcer un discours qui doit raffermir inévitablement la propagande mensongère, inlassable que les puissances centrales mènent dans tous les pays de l'Europe. (Ovations). La continuation de la guerre constitue l'action directe et essentielle. La discussion des détails des buts do guerre peut être remise, car ce ne sont que des détails. Le but général ne subira aucune modification. On l'a exposé ouvertement. Mais il est inévitable qu'une guerre aussi importante Suscite toutes sortes de problèmes comoliqués, et indirects. En ce qui concerne les déclarations de M. Ponsonby au sujet de la diplomatie secrète, il faut se rappeler au'un trn.+é oeut- ■re publié qu'avec l'assentiment des deux parties contractantes. M. Ponsonby'semble croire que nous gardâmes volontairement un secret' illégal et? même criminel au sujet de nos actes et que pendant que nous faisions des déclarations sur le caractère désintéressé de notre but nous induisions en erreur et notre peuple et les puissances centrales et nous entachions ainsi, d'après M. T>on<*oTibv, l'honneur il ■ nays. Les déclarations que nous fîmes au sujet du désintéressement avec lenuel nous sommes entrés on lice étaient des déclarations sur la politique de ce navs et il n- t .-s . .L> lait pas de discuter les buts de ceux avec qui nous avions affaire. Il ne nous eût pas convenu de critiquer leurs motifs. Nous no pouvions parler que de nos propres motifs, tout comme M. Wilson le fit pour le graiid pays dont il est le chef. M. Balfour énuméra ensuite les preuves que M. Ponsonby apporta pour montrer l'hypocrisie de. l'ancien cabinet et du gouvernement actuel quand ceux-ci partaient de leur désintéressement.En ce oui concerne la question de Constantinople. dit-il, elle a été soulevée au temps de l'ancien cabine*. A ^ '' 1 de ce cabinet est complètement justifiée. A c« sujet en ne po1" ' : ar ;r ■ "'"He ^ et toutes les critiques soulevées par la quea-j ton furent +.M-oioni«n+. J" •' . x , qui ne connaissent même que superficiellement l'histoire de la politiquo hritanniqle en Asie mW-'ire dévror r- Au point de vue impérialiste î« cession de Constantinople aux Russe* constitue r < affaire qi*e les hommes d'Etat eussent tolérée mai? ou'il* -'-Hissent iamm's oroposé,, ni irnpo-I /m 4 des alliés non consentant#.

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