L'écho belge: journal quotidien du matin paraissant à Amsterdam

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s.n. 1915, 06 Octobre. L'écho belge: journal quotidien du matin paraissant à Amsterdam. Accès à 26 avril 2019, à https://hetarchief.be/fr/pid/cf9j38mj5w/
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.a.« Atiriêe 34S) S cents îlO Centimes) Mercredi €» octobre I©SS L'ECHO BELGE L'Union fait la Force, «Journal quotidien du matin paraissant à Amsterdam Beige est notre nom de Famille. £« - — — 1 Toutes les lettres doivent être adressées au'bureau de rédaction : IV. Z. VOORBURGWAL 234-240, AMSTERDAM. Téléphone: 2797. Rédacteur en Chef ; Gustave Jaspaers. _ , .. ( Charles Bernard, Charles Merbiei, Comité de Rédaction: : „ , , * ( René Chambry, Emile Painparé. Pou;* les annonces, aiionnements et vente au numéro, s'adresser à. î'Acîmiiraistratlon du journal: IV.Z. VoorJjurgwal 234-240, Amsterdam Téléphoné: 1775. Abonnements: Hollancaefl.i.SGpa.-mois. Etrangeipfi.2.00|3armois. Annonces: IS cents la ligne. Réclames: 30 cents !a ligne. Deux lettres. Deux thèse Conclusion. T'j& point de. vue des catholiques holl< dais" a valu à r,,Eoho belge" deux lett psnies dans 6es colonnes les 22 et septembre. Nous constatons d'abord, eb sans dépl sir, que -M. van Gorkum est de part d'autre jeté par dessus bond, sans fleurs couronnes. Que la mer lui soit légère. Il est toutefois intéressant d'examiner plus près-* I. Les deux thèses de M., le premier ci respondant, de voir comment il explique sympathies pro-a-llemandes des cat'holiqi hollandais et comment en second lieu oriente leurs souhaits. Ces sympathies proviendraient de l',,s miration" pour l'esprit organisateur ,,inl , rent" à l'Allemagne dans les questic politiques, religieuses et sociales et l'habitude des catholiques hollandais de voir chez l'Allemand que ce qu'il y a bon et de ,,sublime". ,,Inhérent" — ,,s blime" —• deux mots, deux exagérations. Les catholiques belges n'ont pas eu besc des leçons de l'Allemagne pour s'organis politiquement, religieusement, socialeme et avec plus de succès que les fameux liyp crites du centre allemand, complices des p? jures protestants- Ils ont élaboré des 1< sociales qui ne sont pas seulement ,,adn rées" d'un peuple, mais du monde entie Nous soutenons de plus que ,,sublime" allemand sont deux tenues qui jurent l*i près de l'autre. Le Teuton, dérivé de du: cum, dieu de la terre, rmrpe en effet s le sol et ne monte pas plus haut que brouillard qui n'a rien de sublime. Il e fort dans les questions matérielles, c'est serf de l'intelligence courbée sur la glèb En philosophie, en théologie, en moral dans, les sciences élevées, ce n'est qu'i sophiste, pour deux raisons. Primo, il n pas la clarté française, comme l'a très bi< dit un professeur d'Amsterdam, et secund il est adorateur de ses idées, de ses vue orgueilleux, têtu, étroit, bassèment égoist De là vient que, ou bieu il part de princip erronés, ou bien il fausse les conclusio à son profit. L«s sympathies hollandaises sont da: l'espèce, avouons-le, tout à fait hyperbo] ques et il y a lieu de leur cherdher d'autr explications. Et pourtant M. M. nous assure qi la majorité des catholiques intellectuels ho landais souhaitent le triomphe de la Justii et. de l'Honneur. Cette affirmation para étrange après ce qui précède. Bien qi sympathies et souhaits soient deux chos: distinctes, il est j-are qu'on fait ou ne désii pas le succès de personnes exceptionnel!-ment sympathiques. II. J'aime mieux la seconde lettre. ^ Hcogevene est allé ailleurs qu'en. Allemagr pour chercher et trouver'des choses ,,adm rables" et aimables. Il ne se contente pa; comme M. M., de souhaiter en une court phrase la victoire de la Justice et de l'Hoi neur, mais il entre au coeur de la .questio «t il développe cette vérité qui. brille au i yeux de tous les hommes perspicace l'Allemagne protestante et païenne! Ainsi l'enjeu de la lutte n'est pas seule ment le triomphe du Droit ; c'est la victoii de la civilisation chrétienne. M. M., lu écarte cette considération ,,parce que ] groupement des belligéri ts exige d'élim: Eer toute distinction."- Lux in tenebris lucet! La lutte est rèli g'euse; cela crève les yeux! L'Allemagn veut faire prédominer sa puissance brutale Ba mentalité — sa Culture — sur le moud entier, c'est-à-dire le règne d'un orguei incommensurable, d'une cupidité san frein, au profit de la volupté utilitaire matérielle, sensuelle. Elle veut faire triom pter les trois vices capitaux de la natur déchue qui étaient au fond du paganism ®t elle foule aux pieds tous les préceptes d |a loi naturelle et de la charité qui est 1 loi de l'Evangile. — Pie X ne se trompai Pas quand il disait aux deux tiers de 1. Population de l'Allemagne: leur Dieu c est leur ventre ,,Quorum Deus Vente est!". — C'est le kaiser d'ailleurs qui mèn danse. Ses prédécesseurs ont déjà .fai Passer la couronne de l'empire d'Aile ifragne de la tête des Habsbourg catholi ques 6ur la tête des Hohenzollern luthériens Guillaume a préparé, voulu, déchaîné, sign guerre actuelle à son profit unique. I veut être le César du monde subjugué, di fronde pillé, du monde perverti par l'im Moralité allemande. Il veut être le pape di imposture. L'Autriche et la Turquie ni sont plus que des vassales, des servantes catholiques allemands sont aveuglés pa: orgueil national. Et, pour servir ses des ?eills; l'empereur fait appel aux rancune ^hérieônes, au fanatisme mahométan, ai catholicisme sentimental de l'univers, mai: 2«out des naïfs méridionaux! Machiave ^t enfoncé! .Méphisto détrôné! HI. Hélas!, nous en avons l'aveu, non 0 os tant l'évidence de cette entreprise infer ,a-e> malgré les protestations des auteurs es deux lettres qui nous occupent, en dépil ® la lettre si gracieuse et si judicieuse de Louise Mareska, publiée dans l',,Echc S9" du 28 septembre^ une bonne parti* des catholiques hollandais, des intellectuels S sont sympathiques à l'Allemagne. Les grands journaux catholiques, 1 ,,Maasbode" et le ,,Tijd", sont germanc philes. La majorité de la presse néerlandais sert les voeux de l'Allemagne. Et le peuple qui est la masse, nous le voyons, nous 1 Ln_ sentons, tourne son coeuir de l'autre côt res du Rhin. og Ceux qui ne sont pas catholiques le fon davantage. Pourquoi? Je ne puis m'em a-_ pêcher de rappeler ici le vieil adage latii — encore du latin! La langue latine a di ^ tant et de si belles choses en un style lapi daire, — quisque judicat prout affectus es£ , — Cela veut dire qu'on juge avec les pré jugés et les passions. L'éducation, la fa mille, le milieu, la race, l'amour propr< national, les ressentiments politiques et sur s tout... l'intérêt tiennent trop souvent liei de raison et même de religion ! 1 Mgr Lecot, cardinal archevêque de Bor deaux, un esprit fin et surtout un granc y coeur, qui n'a pas voulu diffamer, a faii ie~ cette réflexion dans un livre répandu dan; n» ces parages et intitulé ,,Sous le Ciel de Hol. de lande" —- je me crois autorisé à citer ce n6 texte, puisque je n'écris rien de neuf el de rien qui ne puisse s'imprimer —,,L'hon n- neur, dans ce pays, dit-il, est un laquais' er livrée attaché au char brillant de la for-in tune; où celle-ci va, l'autre suit de près", er Cette mentalité n'a rien de bien chrétien! at Braves Hollandais ! Catholiques et autres. 0- le port d'Anvers ne resterait pas seul aux .r- mains des Allemands. Et dut-il rester seul. >is cette seule conquête serait un coup fatal ti- porté à Rotterdam et à Amsterdam qui ,r. font votre fortune. L'Allemagne pourra et vous affirmer le contraire par tous les serai mente faits devant Dieu —'le Dieu qui lui s_ appartient, à elle seule! — le monde a ir appris ce que vaut le serment de l'Alle-\e magne. Autant en emporte le veut ! gfc Vous êtes donc parfaitement édifiés. je Libre à vous maintenant d'orienter vos e_ ,,sympathies" et vos ^souhaits" vers... le e* pôle d'or! J. D. in — —a— : Les Allesafids en Belgique e. Terrorisme et flatterie. ^ 'Les Allemands font tous les efforts imaginables pour germaniser la Belgique, dit une gouvernante anglaise arrivée récemment en is Angleterre venant de Bruxelles. Cette per- 1- sonne a assisté à l'entrée des Allemands dans îs la capitale belge, où elle vécut jusqu'en ces derniers jours. „Le travail de germanisation se poursuit . jusque dans les moindres détails et avec une intensité toujours plus croisSante, a-t-elle -e déclaré-.à un représentant du ,,Daily Mail", ît et je crains que des gens simples n'en arrivent e finalement, à penser que les Allemands sont }S leurs amis. (Ces craintes sont vaines pour ■q quiconque connaît à fond le peuple belge). ,,Je me suis rendu à Louvain, il y a à peine un mois. L'aspect des ruines n'a guère changé. Dans la longue rue de la Station il ne reste que quatre maisons. Un timide essai de recon- 0 struction a commencé sur le boulevard princi-j_ pal où deux ou trois nouvelles maisons ont été construites. Aux alentours de la bibliothèque ' de l'Université de petites baraques en bois ont ^ été édifiées à la place des maisons brûlées. l- ,,Par tous les moyens les Allemands enga-n gent les Belges à rebâtir la ville de façon à x faire disparaître les traces de leur barbarie. i; Le prétexte donné est l'occupation à fournir aux chômeurs. L'envahisseur ne néglige rien pour arriver à ses fins; j'ai vu, par exemple, des livres, imprimés en flamand, contenant des 6 plans et des vues de Louvain reconstruit sui-i> vant les idées allemandes. (Ce que ce doit être e joli !) Un cimetière allemand. ,,Un des endroits les plus intéressants de Ma-q lines, en ce moment, est le nouveau cimetière allemand. Les envahisseurs ont pris un grand ^ terrain vis-à-vis du. séminaire, l'ont entouré , d'une'palissade en fer brut, et l'entretiennent ^ avec soin. Les chemins recouverts de cailloux 3 blancs sillonnent ce champ do repos où se trou-j vent 130 tombes bordées de buis. Quelques-- unes de ces sépultures portent le mot „in-3 connu" ; d'autres les noms et le numéro du 3 régiment du mort. Toutes ces tombes sont sur-3 montées d'une petite croix, et, dans le milieu du cimetière, se dresse une haute colonne ^ ayant au sommet une grande croix de fer. 1 Le terrorisme, , ,,A Bruxelles, et en général dans les villes, r tout est germanisé. Dans les campagnes, les 3 poteaux indicateurs des routes portent les k noms allemands des villes belges. ,,Quiconque se montre ennemi des Allemands, ou ose leur témoigner des sentiments hostiles, est passible d'une amende do dix mille marks ; ou de cinq ans de prison. 3 ,,A Roulers, Gand et autres endroits leshabi-I tants sont littéralement terrorisés par de continuelles proclamations menaçantes. Bruxelles est rempli des plus rusés espions, hommes et femmes. ,,Une peste de boy-scouts allemands infesto ; la caDÎtale. Ces gamins poussent intentionnellement les passants sur le pavé et les véhicules et se comportent avec la plus grande rudesse. Leur nombre s'élève à plusieurs centaines. Leur rôle consiste à servir de messagers aux fonctionnaires. ,.Ce qui met ces derniers dans une rage folle c'est la continuelle altération humoristique de leurs proclamations. J'ai lu un jour une affiche portant ces mots: ,,Nous avons coulo un grand navire de guerre anglais" sur laquelle on avait ajouté,, plein de crevettes". ,,En me dirigeant vers la frontière, lors de mon voyage de retour, le train traversa la station d'Anvers, et nous vîmes un très grand nombre de canons en dehors de la gare. Nous passâmes, pendant plus de cinq minutes, devant ces nièces d'artillerie." En Belgique. A Bruxelîes. s je' ,,L'Indépendance" a annoncé, sur la foi , nouvelles venues de Belgique, que M. Geor£ cote Marquet était rentré en Belgique et avait < j immédiatement arrêté par les Allemands font i Cette nouvelle était complètement erroni cm- j Un rédacteur du journal a tout récemme atin i rencontré M. Marquet à Londrés, alors qi; dik sortait de l'Hôtel Ritz où il était descenc aT)j_ j On se souvient que le ,,Petit Bleu", do Ai. ! il était propriétaire, eut un geste essentiel ment courageux lorsque, le samedi 1er ac pre- 1914^ comprenant la gravité des événemem fa" il fit paraître un article retentissant avec >pre manchette: „Vive la France* honte à la Bz sur- barie." lieu II en résulta une descente du Parquet q n'eut pas de suites étant donné que, le 4 aoi Soi* ëuei're éclatait. * , Les Allemands n'ont pas pardonné la cho a . à M. Marquet. Depuis lors M. Marquet a n fait S011 immense propriété, le Parc Chambrun -ans Nice et ses dépendances, ainsi que le Claridj loi- Hôtel de Paris, à la disposition des servie ce des hôpitaux français. ' Quant au ,,Petit Bleu", il a cesse f ou- paraître] sa manchette a été rachetée par î Renette, son directeur, et l'imprimerie a é ' vendue. C'est là que s'imprime actuellement: '°}r}~ journal des frères Hutt ,,La Belgique". ! !S j * * * f11 ' La Ligue des Amis de la forêt de Soigne ie?' que son secrétaire général, M. René Steven îux conduit tous les quinze jours au sein de Hil, grande forêt par des sentiers inconnus de ital plupart des promeneurs, avait ménag qui dimanche et mardi, une bonne surprise z rra »Bon Guide". Dans une clairière du vallon d< ;er_ Petites Floss un membre de la Ligue lut i: disqours rappelant les mérites de l'escellei guide qu'est René Stevens, et lui assurant ! ^ a gratitude de tous les excursionnistes. Ile- Comme quoi, malgré la guerre, „le régi du discours à jet continu" n'est pas aboli! iés. * * # vos Veu-on savoir le-résultat des saisies op le rées par les experts dans l'agglomératic bruxelloise durant le mois d'août dernier. Il a été saisi quinze pièces de volaille., faisandées, pesant ensemble 21 kilogrammc-vingt-trois vaches, trois chevaux, deux boeuf 13 Q deux veaux et un porc, ainsi que différent* y y parties de boeuf, de vache, de veau, de moi | ton^ de porc, des saucissons et de cervela, formant un poids total de 9,550 kilogramme En outre, il a été saisi 955 • kilogrammes c îgi- crevettes, 13,600 kilogrammes do moules, S une kilogrammes d'huîtres et 2,029 kilogrammes c en poissons divers. >er- Les saisies faites en ville ont porté sur 14,4S ans kilogrammes, à la minquo sur 1,766 kilogran ces mes et au marché 360 kilogrammes. * * * jne gouverneur général mérite un bon poini II a interdit la cauture des oiseaux avec de jp,' filets ou à la glu Ce sera une cruelle décej en^ tion pour les amateurs de tenderie. Tant pi; ont ka v*6 rï'un °^seau vaut bien, la mauvais 3Ur humeur d'un amateur de grives. ine Plusieurs hautes personnalités ont visit gé- les installations de la cantine du soldat pri >ste sonnier. Il y a quelques jours Son Emi ^ nence le cardinal .Mercier s'est rendu Plac été d0 Brouckère, au siège central de l'Oeuvre jue °ù il fut reçu par le président, M. Le vie mt entouré de MM. Jadot, Lepreux, baro": Lambert, Pelgrims, Nagelmackers, Deb 3a; baudt. membres du Comité. a Le cardinal se fit expliquer tous les roua nir £ef\de cet Oroanisme, montrant ainsi le vi lcn intérêt qu'il portait à nos chers prisonniers île, Récemment, Son Excellence M. Bran< les Whitlock, ministre des Etats-Unis d'Amé ui- rique, rendit visite à la même organisation tre M. Levie lui souhaita la bienvenue et lui fi part des résultats remarquables obtenu jusqu'à ce jour. Le ministre compliment; les membres du Comité et dit toute soi fa- admiration pour la façon dont a été organi sée cette Oeuvre. Au cours de sa visite, oi ^ lui remit la médaille commémorative dui ,ufc au sculpteur Godefroid Devreese. M. Levie ux président, ét-ait entouré de MM. Jadot, Le m- preux, Baron Lambert, Nagelmackers, Al es- bert Warnant, René Greiner, E. du Roy d( Blicquy, Rumpf, membres du Comité, ei au Neef, Directeur Général de la Compagnie eu des Wago-ns-Lits, qui a prêté généreusemen nc à l'Oeuvre le magnifique local de la Plac< de Brouckère où étaient installés précédem ment les bureaux des Wagons-Lits. Ajoutons, que le cardinal Mercier a adop es; té neuf prisonniers, soit un par province |os adopter un prisonnier signifie'remplacer ses los parents pour lui envoyer des cantines. Une note remise au ministre résume ains eSj la situation actuelle : depuis la création d( ks l'Oeuvre nous avons vendu pour 708,26( francs de bons. W- Au 31 août, nous avons remis à l'expédi-Jn_ tion 129,540 cantines, dout sûrement ur ^ tiers, soit environ 42,000 envois, ont été adressés à des prisonniers nécessiteux, ito Pendant le mois d'août, le nombre des oj_ envois s'est élevé à 29,468. :u- Le montant total des dons et des souscrip-de tions recueillis s'est élevé à la somme de n- fr. 139,008,42. ;a" Depuis le premier juillet, nous avons ije reçu 67,136 accusés de réception, ce qui 3e porte à 77,199 le nombre de ces accusés de ne réception reçus depuis le début. ilé Ces réceptions officielles au local de la !ïe Cantine rehaussent le caractère de l'Oeuvre qui a plus de portée comme soutien moral que ccmme aide matérielle. Risquer sa vie ^ dans les combats, c'est vivre, mais le prison-,s nier végète, humilié et déprimé. L'élan de s, pitié parti de la. Belgique, qui est cependant déprimée elle-même, rétablit en quelaue sorte une communication coupée; le \ n'est plus détruit entre les prisonniers "e leurs compatriotes. En recevant son si et ses tablettes de chocolat, le prisonnie 1 e dit: on pense à moi au pays, et c'est énor :e> Tous Ie3 Congelais vous diront que nt notion de l'abandon est la principale soi 'il des maladies. u. On peut se demander dans quel état : "t ral, après tant de mois.passés dans les can fi les prisonniers nous seraient revenus, si 1 n'avait pas réussi à créer un courant er ^ eux et leurs compatriotes restés au pays r, séjournant à l'étranger. * * * l" En essayant d'atteindre à coup1? dë shr lt> nells l'avion allié qui vint planer au-dej se de Bruxelles, les Allemands ont causé •g mort de M. F. Uytebroeck, dont l'entei le ment vient d'avoir lieu en présence de re Lemonnier, f. f. de bourgmestre.- 3S * * * Nous apprenons que Me Théodor, bât j- nier de l'ordre des avocats, ne se troi plus à Berlin. Il a été déporté à Bielefe Une protestation énergique contre la dép tation de ce vaillant patriote a été dépo par le conseil de l'ordre de la cour d'ap s et de la cour de cassation. On dit que S( Charles Woeste aurait refusé de sig'uer ce la protestation ! [a ■■ % A Liêie. îs Un aviateur allié a survolé Liège lundi deri n et y a laissé tomber des drapeaux belges, it journaux français et des proclamations dis a à la population de prendre courage et ann çant l'avance des Alliés, te ê- A l'occasion de la fête de St Michel, p n tecteur do Bruxelles, le cardinal Mercie: ' adressé l'appel suivant à tous les prêti •• ,,11 y a un an, vous trembliez et nous tre J» blions tous pour notre liberté. L'envahisse ^ avait pour lui la force, le nombre et » plans astucieux. En quelques mots, nc ;, avions tout à craindre et je me rappe >. encore que, le 8 septembre 1914, alors c e je me trouvais à Notre-Dame de la Gai 5 à Marseille où, en compagnie de trois c 0 dinaux français j'implorai pour nos de 3 pays la protection de la Sainte-Vierge, nc t_ ne pouvions nous empêcher-de tourner i regards anxieux vers les plaines du Nc et nous nous disions comme le psalmis . „Ils ont leur matériel de guerre et lei ,g cavaliers, mais nous, nous appuyant s notre droit, nous demeurons inébranlab ;. ment confiants dans notre seigneur". Si n e souvenirs sont exacts, mes très chers frèr ce jour-là, j8 septembre 1^14, jour anniv< saire de la naissance de la Vierge, est arri é le premier bulletin de victoire de la Mari - annonçant l'échec de l'envahisseur et - commencement de sa retraite pour la cc 3 tinuation et la précipation de laque , j'invoque ici le Sacré-Coeur de Jési , Notre-Dame du Saint-Rosaire, Noti 1 Dame Médiatrice et v ' rchange Michel Eira C rra Eî I si © : f Un arrangement spécial vient d'être con< pour la correspondance avec la colonie j Gheel. Les lettres adressées à la colonie pc vent être écrites en français, en flamand en allemand. Elles doivent être envoyées remises ouvertes à Mme Emma Harts, po, b lagernd, Antwerpen. Chaque jeudi,, les letti 5 de la colonie sont portées à Anvers, d'où t courrier emporte la correspondance venant t l'étranger. m [ A Ostend.e ; L'auto <k> la kommandantur s'était arrêt , dans l'une des rues populeuses de la ,,rei ^les plages". Au moment où l'oîficier qui la montait 5 descendit, il entendit une voix' fluette, comi une voix légèrement travestie, crier: — Vieil abruti! Vieil abruti!" > On a beau être boche, et avoir l'épideri ;• ooriace, il est des traits .qui portent. î L'officier se redresse, inspecte d'un mono* . courroucé autour de lui, regarde devant et côté; il no voit rien. Et, comble d'audace, voix mystérieuse résidive : — Vieil abruti! Vieil abruti! N'y tenant plus', le Teuton se précipite et. ■ tombe nez à nez avec un brave perroquet q accroché aux barreaux de sa prison, lanç; i sa tirade avec une inconscience digne de s ! plumage, une inconscience magnifique. \ Le propriétaire de ce délicieux spécimen l'ordre des grimpeurs, un poissonnier trèscc nu à Ostende, reçut la visite de deux hommes d'un caporal ; en vertu d'un ordre, ils vinre prendre la bête, qui fait aujourd'hui les dé ces de la kommanciantur, A&a LiÉtoral. Nous lisons dans le ,,Telegraa.f" : 1 bruit a circulé dans la presse que le bour mestre de Knocke avait été arrêté au m ment où il essayait de franchir la frontièr Dans beaucoup de milieux, cette nouvel a causé une grande émotion. Knocke étai un point de la côte très important pour 1 Allemands, on voulait voir une corrélatic entre ce fait et les travaux de défen qu'ont créés les Allemands.en vue d'u débarquement possible. Mais je puis vou6 assurer que M. I Clercq, bourgmestre de Knocke. n'a jama essayé de passer la frontière. M. Dhoor-ancien bourgmestre, habitant le hamea De Vrede, s'était un jour promené jusq la frontière pour paHer à son frère séjourne en Hollande. Parfois les sole permettent ces conversations, parfois les empêchent. ont Mais M. Dhoore tomba sur une sentin et de mauvaise composition qui l'arrêta icre l'amena à la Kommandantur. L'accusé ■ r se prouver qu'il n'avait jamais eu l'intent tne. de fuir. Il en fut quitte pour payer i la amende de 300 marks! iree — mo_ A ToMPîîai. ips, Nous apprenons le décès de M. Louis 'on ciuelz^ négociant, consul de Perse à Touri .tre c^evûlier des ordres de Léopold et de la Lég d'honneur, survenu à Paris, à l'âge de soixa ou ans, Aaa sus Soldats do Sart Eustache qui sont au fro ja Blondiaux Alexandre, 13e de lig. 3e bat. Te_ comp., Gilles H., au camp de Ruchard ; -. j- Tours ; Duchène Etienne, 5e lanciers. iVL- Prisonniers: Achille Masuy ; Pierre Thiry Chronique locale: Pas de fusillés. Rie-brûlé. Beaucoup de pillage. Ravitaillement t on. bon. Encore beaucoup d'habitants en Fran ive • • • ld. Voici pour la commune d'Aisemont, les nc or_ des soldats au front: Remy Joachim, 1er sée iig116 6/2 no. 51718 ; Migeot Louis, 1er de li^ , 2e bat. 3e oomp. no. 55088; Delvigne Désl P 1er de ligne 6/3 no. 52424; Philippot Joach: M-- 33o do ligne 3e bat. 2e conyi. no. 22514; Du tte Maximilien, 2e grenadiers'2e bat. Ire con no. 49253; Benoit François, 33e de ligne ! bat. 2e comp. no. 22957. Prisonniers : Borboux Firmin ; Bodart Ma mien, prisonnier civil à Siegburg, pour av lier l°gé soldat français. cUa Soldats enterrés: Soldats français enterr xnx, sans indications de noms. on- Maisons brûlées: Villers Victor; Leclei François ; Villers Léopold ; Daffe Jules ; 1 passe Edmond; Claux Louis; Benoit Franço Veuve Ferry; Victor Thiry; Veuve Borbo Léopold; Noël Josse; Feuillen Gilain; Fer r0_ nand Henin; deux maisons de Xavier Charh , a Octave Blanchart ; Bastin J.-B. ; Roland Victc Epouse Bodart Joseph; Dubois Emile ; F> ' Ion Florent; Dubois Emile; Dasuy Maxii m" lien; granges de François Leolercq; He 'ur Gharlier ; granges et écuries du château Par< les Chronique locale : Le ravitaillement est bc >us Beaucoup d'ouvriers travaillent aux charbc Ue nages; peu aux carrières. Les' filets d'eau uô toutes routes arrangés. Le grand étang a i , asséché. "de # * * ir Nouvelles des soldats de Vitrival. — a) To Llx bés au champ d'honneur : Joseph Dogot, ! ►us grenadiers 3e bat. 1er comp., tué à Hofsta los le 26-8-14 ; Joseph G-enard, tué à Rotselaer. rd h) Au front : Colin Ferdinand, 13e de 1 Ile bat. Ile comp. ; Masson Alfred, 13e de 1 irs kat- 'H° comp. ; Gcnot Joseph, 10e de 1 ur *re comP- 5 Débouté Jean, 3e de lig . 3e bat. 2e comp. ; Biot Alexandre, 1er guic e" 3e escadron n. 17781; Eugène Ferdinand, ■ les loni. 4e de ligne 1er bat. 2e. comp. îs, c) Prisonniers: Pierre Boccart, 13e do ligi îr- 2e bat., 2e comp. ; Genct Feuillen, 13e de lign vé Joseph JEEautenne, 12e de 'ligne ; Louis Ha ie tenne, 5» de ligne; Jules Genot, .sous-offici Prisonniers civils- F. Thirion, F. Parei Jules Parent, libérés et revenus d'Allemaa 1T" à Vitrival le 11 mai 1915. Maisons brûlées: Alphonse Polet, Ducu' is, soeurs, Hubert Drèze, Jule9 Lebon, Joséphi •e- Clocheret, Pauline Antoine, Emilien Monfo; Chronique locale : Ravitaillement bon. ( travaille aux carrières de grès, dans les b< communaux, au chemin du Trikot et du bi du Bolia et à l'achèvement du tram. ,ju Les familles Marchand' et- Georgerey so (^e revenues de France. u_ Aucune maison incendiée n'a été recoi ou truite: ou _ Un habitant de Vitrival a été fusillé (à S -t- rice). Il y a eu douze autres décès , depuis es mois d'août. ]0 On peut se procurer la liste de ces treize cl cès en s'adressant à M. de Dorlod'ot, 4, Prio Gardens, à Folkestone. Les militaires de Sart-Eustache, Aisemo: et Vitrival sont invités à donner de lours no vellcs à M. de Dorlodot. ée Ql~ Grand Duché de Luaxefrafoo^r cu Quaîques faits. (De Vun de nos correspondants.) Depuis l'arrivée des Allemands, la ratic ne de pain est de 300 grammes par habitan La qualité en^est mauvaic'e. C'est la Suis: qui nous ravitaille en avoine et eu farin la Environ tous les quinze jours, dix wagoi sont déchargés. Mais le gouvernemei luxembourgeois a, de son côté, réquisitionr • •• la récolte de blé. V> Le pétrole fait complètement défau Les pommes de terre sont à 6.30 fram les cent kilos. Voici quel est le prix de 1 île viande: bouilli: 2-20 fres. le Ko., rostbe< n- 2.50, veau 3.20, porc 2-80. et Le gouvernement a défendu l'exportatio du bétail en général. L'exportation d< chevaux est également interdite et les fror tière3 sont gardées par des soldats luxen bourgeois. Des prix maximum ont été fixés pour le ^ céréales^ On paie 36 fres. les 100 ki'logran r. mes de froment, 34 fres. pour le mélang > de froment et de seigle, 32 fres. pour 1 t, seigle. La vie politique et administrativ le continue comme auparavant. Tous les fon< it tionnaires du pays sont en service et le Allemands ne se mêlent de rien. ,n Le travail reprend un peu partout. L ?e situation est presque normale et il n'y a pa n de misère. Evidemment, la haine de l'Aile mand est vive. Toute notre sympathie v »e aux alliés. 13 Voilà comment les Boches traitent le 3, nôtres : le cure de Bascharage, M. Moes u avait logé des Allemands ohez lui. Il deyai u'à se rendre en France et sollicita un passe-qui poit qui lui fut accorde. Le brave homme [ats se mit en route. Arrivé à la première gare ils allemande, on l'arrête et on l'interne pour une période de quinze jours. Pour que; 3llc motif ? Parce qu'il était porteur d'une cer et taine somme d'argent qu'il devait remettre Dut à son frère qui habite Paris. On lui permit, ion enfin, après cette quasi détention, de me rentrer chez lui. Mais, à son retour, il congédia ses hôtes. Juste retour des choses d'ici bas Toutes les quinzaines, une conférence a Co- lieu. entre la grande duchesse et les iai ministres. ion , faut, a propos de la grande duchesse, ate Q110 je vous raconte un épisode de cette guerre vraiment caractéristique. C'était aux premiers jours d'août 1914. Un des fils du kaiser persuada Adelaïde de l'accompagner jusqu'à Longwy,• dont les forts a3e éfcai?nt tombés, prétendait-il. Elle ne Jar se fit pas prier. En cours de route, à Pétange, elle demanda au maître-maçon J. P. P.... s'il de était vrai que les forts de Longwy étaient [cs tombés et quand oet événement s'était pro-ce* duit. Vous êtes trop jeune, répondit textuelle, de mei*k mon compatriote, pour vous occuper ;ne de^ces affaires. On lui fit aussitôt observer ré, Q11 il parlait à Marie-Adelaïde-Thérèse-m, Kilda-Antoinette-Wilhelmine, grande dupai chesse de Luxembourg ! Ça m'est bien égal ^ répondit-il en s'en allant- ^ A-rrivée près de Longwy, la duchesse si- s'aperçut que le prince allemand l'avait oir leurrée. Les forts tenaient encore. Et c'est, tout juste si des obus français ne tombèrent és, pas sur leur limousine.... c Ce qui n'empêche pas la duchesse do )e_ continuer, un an après, à sympathiser avec [g. les Boches. ux On a enterré dans tout le grand-duché di- des soldats français et allemands. Les ÎS> tombeaux des premiers sont régulièrement ,r> entretenus par la population de Hollerioh. nj_ Personne ne s'occupe des autres. Et les iri Boches de s'en plaindre amèrement. ;nt La dénonciation sévit ici. C'est au reçu >n. d'une lettre anonyme que le vicaire Schmidt a été arrêté et conduit en Allemagne. ?td ^ais patience ! Nous avons tous l'espoir de voir les Allemands aplatis. Et ce jour-là, on pavoisera dans tout le Luxembourg, je ra. vous l'assure! .cr _. ^ ^ il: H y a m ml ne ^ octobre 191Le gouvernement belge [es et les lêgatio'ns quittent Anvers. Appari-rÇh tion de la cavalerie allemande autour de Lille; la bataille continue au nord de l'Oise, îe, en Argonne et en Wôëv're. Mort du comte e; Albert de Mun. En Pologne, avance dc.s u- Allemands vers la Vistule. Prise de Kiao Tchéou par les Japonais. En Afrique orientale, les Anglais repoussent les Allemands sur les lacs Tanganyika et Nyas*t ot e^ pénètrent dans l'Est africain allemand. ne _ ^ — ■ ' i U Ji ' Ji ' lji'> ■ ■ î Enie d'art Émestipi at Nous avons annoncé la formation à La Ha;r d'une école d'art domestique. L'oeuvre èz is- aujourd'hui constituée. Dirigée par un comi, de huit dames, membres de la section des dame u- de la commission centrale des intérêts intellcx le tuels, elle est placée sous la présidence d'hon neur de Madame la princesse Albert de Ligne, é- Nous rappelons que le but de l'oeuvre e6t de ry donner un enseignement pratique aux damet-et jeunes filles qui désirent développer leurs it dispositions artistiques pour les arts du foyer u- Elles pourront ainsi, tant par l'émulation que donne le travail en commun que par l'enseignement qu'elles recevront', porter à une véri-table perfection l'art de ces menus objets, qui S font le charme d'un intérieur bien compris Que do fantaisie n'y avt-il pas à faire valoir dans l'arabesque d'un .paravent, dans l'orne montation d'un abat-jour, dans le capricieux n guillochis d'un store en dentelle?'Et les rama ges et entrelacs, les grandes taches de couleur. ;6 tantôt éclatantes et riches, tantôt tièdes et ^ charmeuses, à semer sur les coussins, tentures. tapis de table, étoffes do tout genre, que do ls ressources n'y a-t-il pas dans tout cela pour Lt nourrir cet amour si belge pour la chose bell<-é de couleur? Voilà un but de l'école: cultiver nos traditions nationales dans les industries - d'art, les enrichir, si possible, de formes nou-^ vellcs et combattre ainsi la camelote qui ne tend que trop à se substituer aux gentilles ^ créations de la fantaisie naturelle ou du simple r bon goût. Mais-il y a un second but: dans les eircon-u stances malheureuses que nous traversons, il 5g arrive que des dames songent à trouver quelques ressources dans des talents qu'elles no développaient jusque là que pour leur agrément. Elles sont tôt découragées quand elles comparent le prix dérisoire qu'elles en reçoivent aux s longues heures de travail patient que leurs tra- - vaux ont coûté. H en sera toujours ainsi tant e qu'on offrira en vente une oeuvre d'art isolée. e quelle qu'elle soit. L'école espère remédier à cette situation en entreprenant elle-même la e mise en valeur des travaux que les élèves v auront produits, soit en organisant des expo-S sitions, soit en concluant des accords avec les principales maisons de l'industrie de luxe. a Ajoutons pour les intéressées que les cours s commenceront,^sauf imprévu, le 15 octobre et que Ton peut s'inscrire à partir du mercredi octobre, les lundis, mercredis et vendredis, de 1 onze heures à midi, au local du comité belge, Café Hollandais, *29 Groenmarkt, à La Haye, s Le minervaJ est fixé à deux florins par mois, plus un droit unique d'inscription de trois flo-l rins; on s'inscrit pour un trimestre^ T

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Cet article est une édition du titre L'écho belge: journal quotidien du matin paraissant à Amsterdam appartenant à la catégorie Oorlogspers, parue à Amsterdam du 1914 au 1918.

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