L'écho belge: journal quotidien du matin paraissant à Amsterdam

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s.n. 1915, 30 Novembre. L'écho belge: journal quotidien du matin paraissant à Amsterdam. Accès à 24 mars 2019, à https://hetarchief.be/fr/pid/kh0dv1ds8h/
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AHttG© N». 40ar S cents CIO centimes) twaroH ao novembre i@is L'ECHO BELGE Journal quotidien du matin paraissant en Holiande L'Union tait la Forcer Beige est notre nom de Famille. Toutes les lettres doivent être adressées au bureau de rédaction: N. Z. VOORBUROWAL 234-240, AMSTERDAM Télêohone : 2797. Rédacteur en Crieïi Gustave Jaspaers. .. , . „, , , „ ( Charles Bernard, Charles Herbiet, Comité de Rédaction : ; „ , __ . ' . ( René Chambra, Emile Palnparé. Pour Ses amiraoïîces, abocinemetits et vente au numéro, s'adresser à l'Administration du journal:N.Z. Voorbargival 234-240, Amsterdam Téléphone : 1775. Abonnements: Hollandefl.l.SO par mois. Etranger fl.2.00 par moi* Annonces! IS cents la ligne. Réclamesi 30 cents la ligne. I En attendant le discours. Nous attendons avec quelque curiosité l'ouverture de la' session du Reichstag 01 }[, von Bethmann-IIollweg prononcera sor quatrième grand discours depuis la fameuse ^eanoe du 4 août 1914. Les événements vont vite. Le fracas deï piailles a quelque peu affaibli l'écho def Ornières paroles ^historiques" du chance-j,r dont il nous souvient cependant qu'el-Jfs revendiquaient pour l'Allemagne l'hégé-jionie en Europe. Les armées de Hindenburg et de Mackensen venaient dé conquérir la Pologne, et, pendant trois mois, Berlin n'avait pas cessé d'arborer des drapeaux, d'allumer des lampions et de faire sonnei les cloches. Aussi M. von Betlimann-Holl-weg parla surtout des acquisitions territoriales que Fernpire réclamait aux dépens de la Russie. Il fut moins explicite en ce qui concerne la Belgique, mais le ton général de sa harangue était tel que nous pouvions redouter le pire. Depuis, c'était à la fin de l'été dernier, «s que nous pourrions appeler l'actif de l'Allemagne ne s'est pas accru de beaucoup, au contraire. Oui, les Allemands en tenant les mains aux Serbes ont permis aux Bulgares de conquérir la Macédoine. En même temps ils se sont ouvert le chemin de Con-stantinople. Opérations préliminaires à une future conquête de l'Orient, cette conquête elle-même n'a pas encore commencé. M. von Bethmann-Hollweg devra donc être fort prudent, dans son prochain discours, lorsqu'il envisagera les profits qu'assurent a Bon pays les coûteuses victoires que Màckensen a pu remporter sur les indomptables 'bataillons du roi Pierre de Serbie. Dans ses grandes lignes, et en surface, la situation est restée ce .qu'elle était à la fin du mois d'août dernier. Nous disons en surface. En allant plus *u fond des choses on s'aperçoit vite com-bien elle a changé au détriment de nos ennemis. Sur mer, la guerre de sous-marins entreprise par l'Allemagne a fait définiti-vemsïii faillite. Les U grands et petits, avec quoi l'amiral von Tirpitz prétendait réduire la. flotte anglaise et /détruire le commerce britannique, dorment au fond de l'océan ou bien mouillent, inoffensifs et captifs, dans quelque dock de Douvres ou de S^uthampton. L'offensive française en Champagne, si elle n'a pas abouti à la libération d'une portion importante de territoire, a démontré la supériorité du soldat français et du matériel français sur le soldat et le matériel allemands. Enfin, et ceci est l'important, l'armée russe s'est ressaisie. Elle a définitivement endigué le flot de l'invasion et voici qu'elle reprend l'offense à son tour. L'ours moscovite que l'Allemagne croyait déjà avoir terrassé pour tout de bon n'était qu'étourdi. Il s'est relevé plus fort et plus menaçant que jamais, et voici qu'il revient le croc menaçant et la griffe haute. Or, c'était un peu la peau de cet ours que if. v. Bethmann-Hollweg avait vendue dans son fameux discours. Son imagination avait vu Hindenburg à Pétrograde et Mackensen à. Moscou. Car c*est là seulement que pouvait avoir lieu la consécration indispensable d'une conquête qui demeure malgré tout précaire aussi longtemps que trois millions de Russes bien armés et bien commandés tiennent campagne, cependant que trois millions d'autres Russes s'apprêtent à venir les rejoindre. En août dernier, le chancelier pouvait légitiment partir de cette hypothèse que la Russie était battue; en décembre prochain (et il suffirait pour cela que Ici Russes prononcent un peu leurs succès sur la Dwina) il devra raisonnablement envisager à part lui l'éventualité d'une Russie victorieuse. Et nous ne serions point étonné que M. von Bethmann-Hollweg ne chante sur un ton plus bas. Donc, s'il luj. est difficile de remettre en avant, l'annexion de la Courlande dès l'instant où les Russes rejettent les armées de Hindenburg hors du secteur de Riga, peut-être cherchera-t-il à se dédommager, à dédommager les pangermanistes surtout, avec j quelques avantages du coté de la Bel- I gique. Evidemment, pa/s plus que de son ! silence menaçant, nous n'avons cure de ce ! que pourrait bien dire du futur statut de notre pays l'homme au chiffon de papier. Au moins ceci nous servirait à déterminer exactement les illusions que se fait l'Allemagne sur l'issue du conflit et, par le degré de confiance qu'elle conserve dans la force de se3 armes, de connaître la mesure de cette force. Reste le bluff Evidemment. Mais depuis ls temps que nous jouons la partie ftous avons appris à connaître les joueurs. ïsTous serions des écoliers si nous ne savions pas encore tout ce que cache un mensonge allemand. Quoi qu'il en soit, de3 hommes d'Etat allemands, lorsqu'ils ne parlent pas, comme H. von Bethmann-Hollweg, pour enflammer ta courage de leurs compatriotes, pour effrayer leurs adversaires et pour épater les Autres, no cachent pas leur aversion pour | Une politique de conquête qui viserait à ^absorption de la Belgique par l'empire, ■ktt dehors des considérations d'ordre militera, une expérience de quatorze mois leur 'l appris que les Belges étaient ingouverna- Ce qu'il est impossible d'en obtenir j *°us le régime de la terreur, comment l'cb-J^uir sous un régime forcément .atténué de lemps de jpaix, si sévère fut-il ? Il faudrait 4* prison* et trop cîe geôliers. Même si M. von Bethmann-Hollweg parle do nous annexer, nous avons mille et une raisons de ne pas le croire. Nous nous en tiendrons seulement à la première : c'est que l'Allemagne sera battue. Charles Bernard. —i wn Pour nos soiMs m front Si Nicolas, Noël et EfFenaies L'Homme entra... Il avait une grande barbe blanche, un uniforme kakhi, un doux sourire ■paternel. Il nous dit, souriant davantage : — Je ne voudrais pas ctrr. un ..PolUcc tron-cus". Je préfère être un Poilu des tranchées. Pensez-vous que je puisse m'engager ? Le respectable vieillard ne sourcillait point. Etait-ce une mauvaise plaisanterie? Déjà nous préparions une riposte aigre-douce. Mais son lumineux sourire n'avait rien d'ironique et ses yeux reflétaient In bonté, la simplicitéi l'ourtant VHomme, si, vieux, pouva.it-il être sincère. Prenait-il donc l'armée belge pour une armée de mac-robes ?... Il nous tendit sa carte: ,,St. Nicolas— Un instant nous eûmes Vimpression d'avoir devant nous quelque doux dément, échappé à ftfs gardiens. Puis, ayant attentivement examiné le visiteur, nous fûmes rassurés — Oui, nous dit-il en riant. J'ai cette année abandonné mon traditionnel costume; j'ai troqué la mitre contre le casque d'acier et pris un fusil à répétition en guise de crosse. Car, voyez-vous, ce n' est plus aux tout-petits que j'apporte cette fois la douceur réconfortante de mon annuelle visite. C'est vos gas, si vaillants et prêts à tous les sacrifices, que je vais surprendre agréablement, bientôt. Et tandis que, sous le ciel scintillant d'hiver, parmi le givre et dans la, bouc, glacée, ils rêvent aux douceurs du foyer qu'ils veulent à. tout prix reconquérir, je vais dans leurs lourdes bottes crottées déposer le salut reconnaissant de la Patrie absente Montant des listes précédentes 902.J/4\ fl. -f- 1741.10 frs. Pour que les étudiants du N. V. d'Amsterdam s'occupent de leurs affaires et nen pas de celles de la Belgique - 2.50 fl. M. Luycx à Hoofdplaat 0.35 ,, Quelques internés d'AnfersfOort félicitent l'Echo Belge 0.10 ,, Pour son bel article cl'actualité 0.10 ,, ,..4. la rescousse, Met-demoiselles/" ... 0.10 ,, Et expriment l'espoir 0.10 ,, Conformément à l'idée de son auteur 0.10 ,, Qu'une. Ligue de jeunes filles belges 0.10 ,, Se fondera, contre les embusqués 0.10 ,, Devenus des réfractaires 0.10 ,, Honte sur eux! 0.10 ,, Vive la Belgique libre! 0.10 ,, lieine Losange pour les braves petits soldats 1.25 ,, Comité des réfugiés belges, résidant à Nimègue 10.00 ,, y.B. Èn mentionnant hier le don de 2.50 fl. En souvenir de sa cousine Pauline Vanhée, tombée pour la, Patrie, nous avons oublié d'ajouter que ce don est fait par M. le major belge Vanhée, interné à Âmersfoort. Pour nos prisonniers de guerre M. Luycx à Hoofdplaat 0.35 fl. — Rectification Paraphrasant une vague insinuation dans nue question posée par la ,,Guerre Sociale", la ,,Gazette de Cologne" du 13 novembre affirme que les soldats belges doivent pouvoir justifier de la possession de cinquante fi;ancs pour payer leur voyage s'ils désirent aller en congé, alors que les soldats français seraient admis à voyager gratuitement. Tel qu'il est donné', le renseignement est absolument inexact. Les soldats belges ayant droit à une congé doivent uniquement démontrer qu'ils ont des moyens d'existance, ne fût-ce que le simple ,,bon de vacance" qui est délivré le cas échéant par ,,l'Oeuvre d'assistance" à tous ceux qui en font la- demande. Ce n'est là, on le comprendra, qu^une mesure de sagesse pour empêcher qu'ils soient victimes de leur imprévoyance. Ils jouissent sur les trains des mêmes faveurs que leurs collègues français. Les Allemands eu seront à nouveau pour leur petite méchanceté. -tfv -<-■ ijbiuj* ' - ■- I II y a un an! . 30 novembre 1914: Nombreux, déplacements de troupes allemandes en Belgique; à Gand, des avions alliés jettent des bombes sur les magasins d'ajwrovisionnements militaires; canonnade stn* le front de l'Ysçr ; entre Bêthune et Lens, les Français enlèvent le parc et, le château de Vermellct,; Arras et se* faubourgs toujours bombardés ; duel d'artillerie et escarmouches sur le reste du front, l'as de changement sur le front, oriental. Echec, des Autrichiens co/tre les Serbes à Goukoehe et Dou.clovatz. A Bruges, mutinerie de marins allemands: 200 sont passés par les armes. Publication du "Livre jaune français relatif aux incidents ayant précédé la guerre. ———■' ■' ■ i —-j—— 1 jl» AVIS. ,f.'ous serions reconnaissants à nos abonnés qui reçoivent leur jourria! par la poste et don* l'abonnement expire le 1 décembre da b!sn vouloir nous envoyer un mandat poste de fl. 1.50 en mentionnant sur le mandat poste; Renouvellement d'ahonnomontr En Belgique. A BruxeUeSi Charmant régime! Les Allemands ont perquisitionné : le i novembre, rue Ducale, chez M. le comt< t'Kiiit de Rcodenbeko et dans l'hôtel vei £<in, chez; M. le baron 't Kint de Rcoden beok, en ce moment sous-lieutenant au> auto-canons de l'armée anglaise- Le 3 novembre, boulevard du Régent che: Mme l'a. comtesse de Marnix. Le 4 novembre, rue de la Loi (Rond Point), chez M. le baron Georges Snoy, an cien vice-président de la Chambre. Le 5 novembre, rue Belliarcl, chez Mmt ia comtesse Stanislas de Robiano. Cela continue. * * * Les arrestations continuent. Lo père Mer tens, jésuite, préfet des études au Collège St Michel, a été jeté en prison. Les Allemand: * l'accusent d'avoir donné le patriotique consei à des jeunes gens en âge de servir de passe! la frontière et de rejoindre l'armée. A quanc une proclamation von bissingienne sur lo pa triotisme, avec défense, sous peine de prison, de ressentir encore un sentiment quelconque pour le pays où l'on est né et dont l'armée combat actuellement, avec un élan magnifique contre les ,,feldgrauen" embusqués dans de; tranchées profondes ! ITne seulo arrestation? Mais c'est trop peu En effet. Aussi, les Boches ont-ils pourvu è ce que les geôles soient toujours pleines. I y a quinze jours, ils ont même envahi 1« couvent des Rédemptoristes, perquisitionnant partout. Durant deux jours, ils placèrent des sentinelles dans la sacristie! Ils prétendaient que les pères rédemptoristes collaboraient à ,,La Libre Belgique". Admirable journal qui pours.iit, inlassablement, sa courageuse campagne et dont les Boches, furieux, no connaîtront jamais ni les éditeurs ni les rédacteurs. * * * Les bruits les plus fantaisistes, les plus alarmants, les plus abracadabrants ont circulé en ville au sujet de la Caisse d'Epargne. A croire ces prophètes de malheu'", notre grande institution de prévoyance serait sur le point de restreindre ses remboursements mensuels, voire de les réduire au grand minimum, le gouvernement anglais ayant mis la main sur le fonds de garantie déposé à la Banque d'Angleterre. Faut-il dire qu'il n'y a pas un mot de vrai dans tout cela?Nous avons évité jusqu'ici de démentir une nouvelle aussi isensée. Cependant, il est bon peut-être qu'on sache ce q ui a pu donner créance à ce bruit : Après la prise de Liège, la Caisse d'Epargne fit transporter ses valeurs à Anvers et de là à Londres,où elles furent déposées dans les caves de la Banque d'Angleterre au nom de la Banque Nationale de Belgique. Aiin de satisfaire aux demandes d'un grand nom bre de déposants, qui désiraient un remboursement supérieur aux minima fixés, la direction de la Caisse, d'accord avec l'administration allemande à Bruxelles, décida, au mois de mars dernier, de retirer un certain nombre de valeurs ou, tout au moins, les coupons échus du fond de garantie. Une c'élégation, à la tête de laquelle se trouvait M. Hankar, se rendit à Londres dans ce but. La Banque d'Angleterre exigea le consentement du gouvernement belge du Havre et, après quelques tergiversations, M. de Broqueville accorda l'autorisation. Rien ne semblait donc s'oppeser à cette opération, quand la Banque d'Angleterre fit savoir aux délégués belges que le gouvernement anglais refusait son consentement. Une seconde tentative aurait eij, ces derniers temps, le même résultat. Voilà tout. Il ne s'agit donc aucunement d'une main-mise sur les fonds belges. On négocie l'accord, voilà tout. Les boches se sont — évidemment — emparés de cette nouvelle pour nous annoncer que la Caisse d'épargne ne paierait jamais plus! * * * L'arrêté pris par le gouvernement allemand a fait disparaître de la circulation toutes les cartes des régions où l'on se bat, ces cartes étant dressées sur une échelle trop grande disait-il. Depuis quelques jours de nouvelles cartes ont été publiées, qui sont conformes aux prescriptions des autorités: une carte de la région de l'Yser et de Lille et une carte de la région de la Champagne viennent d'être mises dans le commerce, après avoir passé par la censure (numéros 3504 et 3767). Elles sont dressées à l'échelle de 1,120,000 La mise en vente de ces cartes et leur affichage dans les établissements sont autorisés.Mais les carte3 que les particuliers se sont procurées et dont ils se servent per-scnnellement ne sc*nt pas saisies par 1er» boches. Toutefois, il est défendu à tous les particuliers de se défaire de leurs cartes soib en les vendant, soit en les donnant en cadeau, soit on les prêtant. Cette interdiction ne s'applique toutefois qu'aux cartes imprimées à l'échelle de 1 à 100,000 ou au-dessous (c'est-à-dire de 1 :1 à 1 :100,000 y compris) et aux cartes à relief (cartes plastiques ën plâtre ou fabriquées à l'aide d'une autre masse quelconque), quelle que soit leur échelle. C'est beau la liberté. Les Belges ,,du dedans"' vont devoir demarder à von Bis-sing de publier la liste des cadeaux qu'il leur sera, permis de faire! A Anveirs. Les Allemands ne cessent d'établir sur : l'Escaut, en vue de la retraite, des ponts ; de bateaux militaires. Ils louent à cet effet dos allèges, au prix de dix francs par jour. Provisoirement, les bateliers peuvent con-tinuer à habiter leur bateau, et, comme la navigation fluviale est quasi-arrêt-ée, c'est s là une aubaine pour ces malheureux. En plusieurs endroits, les pionniers se sont contentés d'établir des appentements et des contrats ont été signés avec des bateliers dont les allèges se trouvent sans emploi , dans les bassins d'Anvers. Ils s'engagent à amener leur bateau à des endroits designés, sur avis de l'autorité militaire allemande, et ont touché une provision. * * * Le château du comte van der Stegen, sis j en Campine entre Anvers et Esschen, a été . occupé par les ouvriers allemands, militarisés, du chemin de fer. Envoyés en Russie, ils ont dû abandonner cette délectable résidence, non sans toutefois se munir abondamment de ,,souvenirs". Ils ont emporté notamment — ces bons Allemands ne sont-I ils pas les premiers musiciens du monde ? — ' | un piano à queue, un gramophone, des poêles, des articles de cuisine, de nombreux petits meubles et jusqu'aux lunettes en acajou des lavatory ! * * ♦ Le succès que rencontre auprès de notre population flamande la propagande germanophile, anti-belge et violemment anglophobe des feuille© flamandes à la solde de la ,,Komniandantur", ,,"Vlaamsche Nieuws" ,,Vlaamsche Post", ,,Gazet van Lrussel", est illustré par la statistique des inscriptions aux cours gratuits de langues étrangères, qui ont lieu le soir, et viennent d'être repris: les classes d'allemand "sont vides, les cours de français et d'anglais sont combles. Ces derniers surtout jouissent d'un , succès colossal : on dirait que tous les i Anversois veulent se préparer à recevoir dignement Mr. Tommy Atkins. Le même phénomène se remarque dans les écoles communales du degré supérieur, où les élèves ont le choix entre l'allemand et l'anglais. On sait qu'au front, comme parmi n<w internés en Hollande et nos prisonnier!, de guerre, l'étude de l'anglais est en grande faveur. Cette anglophilie est un signe de l'heure et une preuve du sens politique de la masse. * * * Les commissaires de police de Berchem viennent d'être inquiétés sous la suspicion d'espionnage. L'inspecteur Radino, qui est, comme on sait, un ds nos meilleurs et plui énergiques limiers, fut même arrêté. Une perquisition eut lieu dans son bureau, où les sbires boches démolirent le mobilier et soulevèrent le plancher dans l'espoir, vain d'ailleurs, d'y découvrir des cachettes secrètes. Jusqu'ici l'instruction n'a abouti à rien. • A MaSIiraes. A l'occasion de la Toussaint et du jour cles morts, S. E. le cardinal Mercier a, adressé au clergé et aux fidèles de son diocèse une lettre pastorale les invitant à prier pour les âmes des soldats défunts. ,,Les horreurs de la guerre, écrit le primat de Belgique, ont enlevé beaucoup do personnes à leur indifférence, et nous bénissons la sagesse et la miséricorde de Celui qui a su tirer let^en du mal. Mais elles ont, dans les desseins de Dieu, un autre but, et devraient produire en nous un autre résultat — nous faire accepter et aimer la loi de la souffrance. ,,Et si c'est une lamentable vérité que les nations sont en guerre l'une contre l'autre, leura âmes, néanmoins, sont soeurs. Vous n'en exclurez aucune de vos prières, pas même les âmes de ces soldats qui sont topibés en levant le bras contre nous. Mais vous prierez spécialement pour les âmes de vos compatriotes et de vos alliés." • Dans un autre passage de sa lettre, Te cardinal Mercier dit encore : ,,La vie. de la nation est suspendue. Nos usines, nos ateliers, nos universités sont fermés ; notre Roi est absent ; des milliers de jeunes gens et de chefs de familles languissent dans les prisons de l'étranger ou exposent continuellement leur vie sur le champ» de bataille où les guette la mort ; des mères et des enfants pleurent; selon l'expression du Saint-Père, l'heure est. chargée de haine et de massacre. Les nations chrétiennes souffrent, mais la tragédie sanglante de 1914-1915 nous montre une fois de plu.-que la Providence ne 6e départit pas de sa loi générale qui veut que, parmi ceux qui souffrent, son éhi occupe une place d'honneur." Le cardinal Mercier prescrivait au clergé de faire célébrer dams toutes les paroisses rurales et dans l'église principale de chaque ville un service solennel pour le repos des âmes des soldats défunts et suggérait pour cette cérémonie la date du 17 novembre, ordonnant qu'il y fut fait une collecte en faveur des Polonais. A Gand. Un odieux avis a été collé sur le6 murs d< la ville : ,, Quiconque tente, en dressant des liste: noires et par des menaces ou d'autres a°is sements, de nuire aux propriétés ou ai gagne-pain de certaines personnes parc< que celles-ci sont allemandes ou entretien nent des relations avec des Allemands oi qui ont adopté une attitude germanophile sera puni de deux ans ou de 10.000 mark: d'amende maximum. L amende peut être appliquée en même temps que la prison. Ceux qui insultent, maltraitent ou qui menacent de nuire o\; qui, par des moyens analogues, tentent d'empêcher que certains adoptent une attitude germanophile, encourront la même peine. Au cas où les personnes se grouperaient pour commettre les délits susmentionnés ou qu'elles appartiennent à une société dont c'est l'un des buts, chaque personne ou membre de cette société sera puni comme auteur principal. Dans ce dernier cas, la peine de prison peut être portée à cinq années." C'est le Wurtembergeois qui nous vaut cette affiche. Elle ne servira à rien. Les listes noires sont dressées, avec ordre, méthode et impartialité. Bien malin si les Boches mettent la main dessus ! Mais ce sont les flamingants de l'école ,,Vlaamsche Post" qui vont jubiler. L'Allemagne — il faut le dire à sa louange — n'abandonne pas ses alliés! * * * La semaine dernière, de grands mouvements de troupes ont été remarqués. * * * La question du nouvel emprunt que l'on va émettre prochainement en Allemagne provoque — en Belgique — une nouvelle chasse à l'or... allemande. Les- Boclies ont affiché un avis donnant à connaître que ceux qui désirent un passeport peuvent l'obtenir. Une condition à cette magnanimité ; il est obligatoire d'arriver avec un peu d'or, que l'on échangera contre des billets de banque belges ou allemands ! C'est à poi$ près la seule façon d'obtenir des passeports. A vos poches, messieurs! & Bnaées. L'Allemand responsable de la mise à mort no six „payans belges ' (suivant n expression !) en septembre dernier est l'amiral commandant von Scbroeder — un nom à no pas oublier. Dans les JFiaisicSreso Ï1 vient de se passer à Wachtebeke un incident qui prouve la tolérance des Allemands vis-à-vis du clergé belge. Chaque année, à ce moment, un ,.pore" vient prêcher. Cette coutume commençait cette année jeudi dernier et lo soir, au salut, le missionnaire prononça un très beau sormon, qui, de l'avis unanime, n'atteignait en rien les Allemands. Cela n'empêche que. le lendemain, deux soldats, baïonnette au canon, se présentaient au presbytère pour y arrêter le missionnaire et l'emmener on ne sait, où. Le curé, le lendemain, annonça à ses ouailles que le prédicateur était, parti pour une cause imprévue. Des soldats étaient présents en costume civil, pour savoir ce qu'il allait dire et ils crurent bon de reproduire faussement, le sermon. Ans Ra.vs Wallon. La plupart des ouvriers verriers <]e notre pays ont émigré en Hollande, eu Angleterre U en Amérique où ils ont trouvé moyen de s employer. Or, depuis quelque temps, certains agents d embauchage essaient, en Hollande no-t-Mnmeut, de déterminer ces ouvriers à rentrer ai pa.is, sous prétexte que certains fours de wrrerie ont été rallumés et des usines remises en activité Mais parfois il s'agit bel et bien d industrie!; qui sont en partie ou presque entièrement aux mains des boches aujourd'hui est ,le cas, notamment, paraît-il, pour une verrerie du pays de Mons dont on essaio dé taire rentrer les souffleurs. On spécule sur le '•'.m du. travaille ces ouvriers pour tacher de les faire rentrer, mais ces ouvriers sont des patriotes et, à aucun prix, ils 11e consentiront, s'ils sont bien informés à aller travailler pour les boches. * * * Les Marchiennois ont eu leur*capitaine do Kopemck. In commissionnaire, muni de sa caquette, a joué pendant plusieurs jours au policier, lançant des ,,halte" sonores aux paisibles passants qui croyant avoir affaire à un fou. s'enfuyaient apeurés... et a toutes jambes. Mais, comme il n'est si bonne plaisanterie qui ne prenne fin, cell^c.i se termina par un séjour à l'amigo pour le Kopenick marehien-nois.A Muf ^ Le tribunal vient de condamner le sieur E. Libioulle, lié à Couthuin, le 9 déoemhre 1881, domicilié à Euy, à onze fois 8 jours de prison pour avoir escroqué de l'argent aux parents de soldats actuellement au front et leur avoir remis, moyennant paiement, des lettres fausses de leurs enfants; en outre, pour autres escroqueries, à 3 mois de prison! deux fois 8 jours de prison et trois fois 26 francs d'amende. A ta ULuxeBYitsotsrgl. Un aviateur avait survolé Marche et tué plusieurs Allemands. Il est maintenant interdit, sous peine d'amende, de regarder en l'air quand un aéroplane arrive. Dans certains villages, les personnes qui assistent à un enterrement doivent payer une amende, sous prétexte que les rassem-blçraeftte çfont interdits. Le boche est tou jours à court d'argent, mais il est assez ingénieux pour, toujours, s'en procurer. ? . Aux Erositières. . De nombreux fugitifs arrivent dans les vil-. . ges - routières. On perçoit de plus en plus dis-, tmetement la canonnade, notamment à la frontière de la Flandre-Zéclandaise. Les vitres tremblent dans toutes les maisons à chaque — — Nie pas confondre. Un des correspondants de guerre du „Nieuwe Courant" écrit du front français à son journal : "Le séjour pour les Hollandais n'est pas du tout agréable ici. Il paraît qu'on a fondé quelque part à Amsterdam un service de presse spécial qui envoie aux journaux français toutes sortes de communication où l'on dit de vilaines choses de notre pays et do notre peuple. Il parait que ce sont des Hollandais qui se rendent c°uPfkles de cela. Cela me fait penser au mois d août à Anvers. „Le même phénomène a pu être obsarvé alors." Ce lie sont pas des Hollandais qui font de leur propre initiative, ce travail de division niais des citoyens d'une nation qui a tout- intérêt à brouiller les alliés et la Hollande, et cette nation est l'Allemagne. En août, à Anvers c étaient des individus louches, venus on né sait d'où, agents au service de l'espionnage allemand, qui excitaient les Belges contre leurs voisins hollandais. A présent, en Hollande même, on ne sait que trop bien qui tare les ficelles de cette machina-i/ion. il suffit de ne pas s'y laisser prendre. " " " ■ 1?l ■ OU— L'Huile surnage Nous reproduisons volontiers l'article ci-des* sous publié par un de nos confrères et qui ne fil,e confirmer ce qu'à plusieurs reprises nous avons affirmé nous-même dans 1' Echo Belge". • Le discours cicero-pro-dromo de Winston Churchill a la Cha-mbre des Communes et la reponse" du ,,XX.e Siècle" ont soulagé la conscience de tous les Belges. A la Chambre des Lords également, les paroles prononcées par Lord Portsmouth, ex-sous-secretaire du département de la guerre, ont mis lin à une légende funeste dont ont énormément souffert les officiers belges, sous-offi-ciers et soldats qui, après la prise d'Anvers, sont entrés en Hollande. ,,0! Richard, O, mon roi, ,.L'Univers t'abandonne Ce discours est également une justification pour notre gouvernement, qui fut injustement Diamé par quelques-uns. Naturellement les déclarations de Lord Portsmouth ne sont pas les nôtres, car nous n'avons absolument rien à voir dans la politique de no. tre allié anglais. Cependant, nous voulons objectivement rendre la partie de ce discours qui a trait au drame d'Anvers. ,,Au lieu d'accepter la décision du gouvernement belge d'évacuer Anvers, le cabinet anglais permettait à M. Churchill, accompagné d'un adviseur non compétent, d'après ce que je puis conclure, à moins que vous ne considériez le colonel Selly comme un adviseur compétent, do se rendre à Anvers dans le but do convaincre le gouvernement belge de résistor. Une division de troupes de marine était mise a la disposition de M. Churchill. Beaucoup de soldats da cette division ne comptaient qu'une semaine de service. ,,Un témoin oculaire m'a dit que ces hom-mes no disposaient pas de fusils en bon état. D'autre part les officiers devaient montrer aux soldats armés de bons, fusils comment ils devaient les charger. Cette force armée, qui ne possédait pas d'artillerie, était envoyée aux tranchées par le gouvernement anglais contre les meilleures troupes de siège du monde. ,,Le résultat fut que l'armée belge perdit 30.000 hommes, les internés y compris. ,,La division 8e sir Harry Rawlinson, qui devait couvrir la retraite des Belges, tro^> longtemps remise, subit des pertes énormes." La réponse do Lord Crewe est courte et précisé : „Jo préfère, dit-il, le silence do Lord Fisher au speech du noble Lord. Toute l'histoire d'Anvers est incomplète et le restera encore long-tempe. ' ' Lord Crewe a„ ,uta ceci, qui est significatif : ,,Elle est cependant complète en se sens quo les troupes belges internées en Hollande sont exemptes do toute tache et qu'il ne peut leur être adressé aucun blâme. Nous entendons par troupes, les officiers supérieurs aussi bien que les simples soldats." Il est nécessaire de proclamer bien haut que ce n'est pas de leur faute s'ils n'ont pu rejoindre l'arméo de campagne. Tous ceux qui con-. naissent les détails de la défense d'Anvers le savent pertinemment bien. T7n soldat, qu'il 6oit général ou recrue, doit obéir. C'est un devoir primordial. Eh bien, nos ' internés belges ont obéi aux ordres supérieurs, quoique la plupart d'entre eux défendissent les forts d'Anvers qu'ils savaient incapables de résister à l'artillerie autrichienne. Cependant ils ont tenu jusqu'à ce que l'ordre de battre en retraite leur eût été donné, mais alors il était trop tard. Nos courageuses troupes de forteresse avaient a choisir entre deux alternatives: Etre prisonnières des Allemands ou être internées en Hollande. C'est cette dernière solution qu'elles adoptèrent, à contre-coeur. Elles eurent raison do prendre cette décision. Eux qui connaissaient la vérité, devaient néanmoins se taire. Ils en ont beaucoup souffert. Nous, oepen-

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Cet article est une édition du titre L'écho belge: journal quotidien du matin paraissant à Amsterdam appartenant à la catégorie Oorlogspers, parue à Amsterdam du 1914 au 1918.

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