L'écho belge: journal quotidien du matin paraissant à Amsterdam

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s.n. 1918, 17 Mars. L'écho belge: journal quotidien du matin paraissant à Amsterdam. Accès à 24 août 2019, à https://hetarchief.be/fr/pid/8w3804zm3z/
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4èmc Année N<» i2<£Q et Î341 S cent© ïîilmfsnelse 1^7 et IwradlS 1® mars J/91S L'ECHO BELGE L'Union fait la Force. Journal quotidien du matin paraissant en HoMande Belge est notre nom de Famille. Toutes fies lettres doivent être adressées au I Rédacteur en Chef : Gustave Jaspaers. Abonnements: Hollande fl. 1.50 par mois. Etranger fi. 2.00 par mois. Pour tes bureau de rédaction: ISI. Z. VOORBIJRGWAL 234-240, I < Char! es Bernard, René Chamibry, I niilitaires au front et les militaires internés en Hollande II. 0.75 par mois payable Atéléphonies: 2797 et i77Jri. j Comité de Rédactions^ iSymSie Pairtparé. _________ ^ar" an**c'Pa*'ot1, Annonces: 15 cents Ea ligne. Réclames: 30 cents la ligne. i Lettre de Paris. [ la popularité de M. Clemenceau. — Un l grande séance à la Sorbonttie. — La Bel-gique et VAhace-Lormme — Le. Front. — La, situation parle* memtaire et la prétendue campagne anti-républicaine.De plus en plus chaque jour M. Clemenceau apparaît comme un homme national. ! De plus en plus il incarne la résistance, ls f volonté de vaincre. Comme 6i, en avançani en acre, il avait appris à voir plus loin et plus haut° ce ,,partisan", cet homme d'opposi-& tion, ce vieux jacobin s'élève au-dessus^ de I toutes les considérations de parti; ce n'est pas seulement l'esprit de la Révolution qui §fe possède, c'est l'esprit de la France éternelle.Et le peuple l'a bien compris. Kien de f plus caractéristique à ce point de^vue que [ 1a manifestation spontanée qui s'est ^pro-I duite à la Sorbonne lors de la grande séance i organisée par ,,L'Effort de la France et de ! «69 Alliés" pour commémorer la protesta- ■ tien de Bordeaux contre la cession de I Alsace-Lorraine à l'Allemagne. Jusqu'au moment où Clemenceau prit la ■parole, cette grande manifestation oratoire i' fort belle à la vérité avait été d'une solen-I ni té un peu académique. Certes, c'étaient de I ,beaux discours, nets, amples, précis que ceux | de MM. Antonin Dubost, Paul Deschanel, Ë Maurice Barres, Jules Siegfried; tous expri-Ë nièrent avec autant de force que de noblesse I l'éternelle revendication de la France sur B' ces provinces qui font pactie intégrante de ■ la nation telle que l'ont formée l'histoire | et la volonté des peuples qui la composent, I mais quand Clemenceau, appelé par le désir I de l'assemblée qui le réclama à grands cris, I ce leva pour parler à son tour, un frisson ■ parcourut toute la salle. Le président du ■ conseil n'avait pas préparé de discours et I c'est en quelques phrases simples, directes, I tra peu hachées, qu'il s'exprima.1 Mais I comme elles étaient émouvantes ! C'était le g seul survivant des protestataires de l'assem-| blée de Bordeaux qui se levait pour rappeler a la France d'aujourd'hui les devoirs qu'elle a hérité de la Franfce d'hier, et aussi, impli-f citement, pour rappeler à l'Europe la faute ■' immense qu'elle a commise, il y a quarante P sept ans, en tolérant par imprévoyance et i par lâcheté le plus grave attentat au droit F des peuples qui ait été commis depuis le partage de la Pologne. Parmi tant de discours embrouillés, où des politiciens sans 1 courage, qui se figurent qu'ils sont hommes d'Etat parce qu'ils prennent des finasseries pour des finesses, s'obstinent à croire qu'il suffira de se rencontrer autour d'un tapis vert avec des plénipotentiaires allemands, pour les faire renonoer, grâce à la magie des mots, à leurs appétits annexionnistes, quel plaisir d'entendre de telles parties de clarté ! Le retentissement a été immense. "Une fois de plus, M. Clemenceau a exprimé ce i que pense l'immense majorité des Fran-| çais. Il ne faut pas se lasser de le répéter, ! la question d'Alsace-Lorraine, comme la question belge, est pour la paix de l'Occident U!*e question primordiale. Tant que la Belgique ne sera pas efficacement protégée, non seulement contre les appétits de l'Allemagne, mais même contre l'influence allemande, tant que les Français de Metz et de Strasbourg ne seront pas rendus à la mère-patrie, l'atmosphère de l'Europe demeurera empoisonnée. Comme on le voit bien par de récentes déclarations, l'Alle-; magne entière, l'Allemagne socialiste aussi ^ bien que l'Allemagne pangermaniste, ne veut rien entendre ni sur l'une ni sur l'autre i des questions. ,,11 £aut que la Belgique ne 1 puisse plus servir d'instrument à nos enne-Imis", disent-ils, persistant dans l'odieuse I calomnie au moyen de laquelle ils ont voulu faire croire que c'était la victime de l'agression qui en était# responsable. Quant à l'Alsace-Lorraine, tous répètent le ,,Jamais!" de Scheidemann et de Michaëlis. II faut donc voir les choses en face: il n'y a en ce moment aucune base de négociation possible et ce n'est que de l'action militaire qu'il faut attendre la solution. Jamais, d'ailleurs, la situation militaire sur le front occidental n'a été meilleure, et 1 les Allemands peuvent bien ramener du front russe toutes les divisions qu'ils voudront,^ ils ne passeront pas. D'autre part, J'armée américaine arrive et se forme. Je reviens d'une visite au front américain, car il y a maintenant un front américain! Les troupes d'Outre-Atlantique tiennent tout un secteur. Je les ai \us à l'oeuvre: ils ont voulu se mettre modestement à l'école de l'année française. Aussitôt débarquées, les unités qui ont déjà subi une instruction préparatoire en Amérique passent un certain temps dans les nombreux camps d'instruction qui ont été établis dans le centre et l'ouest de la France. Puis on les mêle dans certains secteurs aux unités françaises, aux côtés desquelles elles 'font leur apprentissage de la vie des tranchées, et ce n'est que quand elles sont vraiment aguerries qu'elles viennent prendre position dans le secteur purement américain. Cette méthode a donné d'excellents résultats: les Américains ont reçu brillamment^ le baptême du feu, et leurs positions que j'ai visitées en détail sont des positions admirablement tenues. Leur armée peut des à présent jouer un rôle dans la guerre ; dans quelques mois, ce sera une armée formidable, capable de jouer un rôle décisif. Quant au moral du front français, jamais il n'a été plus élevé, et cela aussi est dû grand© partie à M. Clemenceau. C'est Un homme qui sait parler au soldat. Sa lanière simple et directe, qui ne doit rien au style du Barreau, et qui ne doit pas grand'chose au jargon parlementaire, plaît au mpJs m armes, sm, sait d'^jltaug .qu'il peut compter sur sa sollicitude. M. Clemc; ceau, ministre civil de la guerre, est l'hoi me des soldats. C'est sa grande force, mên au Parlement. Ses ennemis, et il en a ta jours q-ui ne désarment pas, n'o6ent p; ; l'attaquer trop ouvertement, si bien que ! Cabinet semble définitivement à l'abri c ces manoeuvres de couloir qui ont fait tar de mal à la politique française. Les politiciens, ceux qui n'ont rie appris ni rien oublié, ceux qui voient 1 guerre du point de vue de leur circonscris tion électorale, en sont réduits à reproche au vieux républicain qui dirige la Franc de tolérer ce qu'ils appellent ,,des menée réactionnaires"; ils agitent l'épouvanta: 1 de l'Action française, et parlent de sauve la République. Est-il besoin de dire que la Republiqu ne court aucun danger ? Dès le commence ment de la guerre, M. Charles Maurras fait profession de loyalisme ,,provisoire" et il ne s'est jamais départi de cette atti tude. On sait quelles sont ses idées, oc sait qu'il est royaliste, et sans doute, dan ses articles, il n'a pu s'empêcher de tire quelquefois argument des événements ei faveur de ses doctrines. Mais il est tou jours resté sur le terrain, de la doctrine, e son royalisme a pris je ne sais quoi d'ab s trait et de théorique, qui fait qu'on n< peut, sans mauvaise foi, voir un dange; pour le régime existant. Celui-ci a du reste trop de racine dans 1< pays pour que l'on puisse songer sérieuse ment à le renverser. La guerre a fait réflé chir beaucoup de geais sur beaucoup d< choses et notamment sur les vices du régime parlementaire, sur l'insuffisance de l'administration, sur ce que les démocraties occi dentales ont encore de relativement inorganique, mais ce qui 6e passe en Russie nous a montré le danger des révolutions brusques. Avec tous ses défauts, si cruellement accusés dans tous les pays par la terrible crise que nous traversons, l'institution parlementaire a l'avantage d'être essentiellement perfectible. Tout le monde s'en rend compte et la République parlementaire ne court d'autres' dangers que ceux qui pourraient venir d'elle-même et de ses factions. Parce qu'il a su se mettre en dehors des factions, M. Clemenceau est son meilleur serviteur. L. Dûment—Wilden. i 11. Lucien Férir C'est avec une profonde douleur que nous apprenons la mort soudaine de notre ami, M. Lucien Férir, survenue inopinément dans la nuit du 15 au 16 mars. M. Lucien Férir était une des personnalités les plus marquantes de la colonie belge à Amsterdam où il était établi depuis plusieurs années >vant la guerre en qualité de directeur administrateur des Grands Magasins de la Bourse. Il n'avait pas attendu qu'éclatât la guerre pour mettre au service de ses compatriotes son dévouement inlassable et son esprit d'organisation pratique. C'est ainsi qu'il occupa les fonctions de président de la Société de Bienfaisance Belge pour le plus grand bien de nos compatriotes besogneifx. Lors des tragiques événements du mois d'août 1914, M. Lucien Férir fut un des premiers sur la brèche pour venir en aide aux réfugiés. Il se multiplia avec un zèle infatigable. Vice-président de 1',,Union Belge", il montra un patriotisme agissant et éclairé, contribuant à maintenir, par son énergie et son optimisme raisonné, le moral de ses compatriotes.M. Lucien Férir était dans l'intimité le meilleur des hommes. Ce Liégeois avait toute la jovialité, la franchise et la beauté de caractère de sa race. Ses amis perdent en lui le compagnon le plus dévoué, le conseiller^ le plus sûr; ses compatriotes un guide éclairé et un soutien. Ainsi la mort aveugle frappe partout les meilleurs. Nous présentons à Mme Férir—Bernard, la veuve eplorée, l'expression de nos plus profondes condoléances. — —m » la Usine des Belges interviewés par «ne collaboratrice du. journal des Débats." Dans le ,,Journal des Débats" (18 février. 1918), Mme Colette Yver consacre un très intéressant article a la Reine des Belges, par qui elle a été reçue, en Flandre libre. \ L'éminente femime de lettres française décrit ainsi les premiers moments de l'entrevue : »Les prem.ers instants sont tout d'émotion; Je défie qui que ce soit de subir sans trouble l'apparition, dans ce cadre de médiocrité, d'une souveraine dont tout le prestige devient moral et, partant, absolu. Les traits de cette femme sont déjà fixés pour l'Histoire. Elle est, dans sa fèrme des Moers, la plus prande reine mo- j derno. ,,Puia, sous l'influence de son excessive mo- I destie, le nuage de Majesté qui l'enveloppait s'évapore, disparaît. Reste l'Intellectuelle qUi est en môme temps la plus tendre des femmes. Et c'est cette dernière qui veut bien s'entretenir avec moi de toutes les idées qui peuplent actuellement les esprits." —0.^0,., S! y a m m 17 mars 1917 ' Les Franais emparent de toutes les positions ennemies entre, AncLechy et l'Oise. Ils enlèvent. également Rope et Lassigny. Les BritawnÂques oicpwpanii Bapcmne et 12 villages environnants. 18 mars 1917: Entre VAncre et l'Oise les Français enlèvent tout le terrain compris entre Damery, Bagne et Lagny. Les Britanx-nques occupent Pérmne, ' Nesles, Chaulnes et 60 villages. Au Caucase les pren%e&t >Va<ni, Koroôi fié S&yf&iki En Belgique. l- ________ ls I .Honneur aux Braves! ^ *"kous avons le très vif regret de faire part du décès de MM. Delcourt, de Visé, et Sior, de Herstal, dont les dépouilles mortelles vien- II nent d'être retirées des eaux de la Meuse, les a 9 et 10 courant. Ces héroïques victimes, âgées seulement de r 17 ans, ont péri en tentant de gagner à la nafc e la rive hollandaise de la Meuse, pendant les s crues de fin janvier. Nous associerons leur l inémoire à celle de ceux qui, faoe à l'ennemi, _ sont morts pour la patrie dont ils brûlaient de suivre le noble exemple. 9 ^ '1 Le travail forcé > Des nouvelles de source sure permettent - .d'affirmer que le régime du travail force i — (remplaçant hypocritement les déporta-s tions) — est appliqué, e<n Belgique c occupée, avec une rigueur impitoyable. 1 Dans le Luxembourg, l'arrondissement de' " Neufchâteau n'y a pas échappé, bien qu'il k ne soit pas compris dans la zone des étapes. Voici ce qui s'est passé là en octobre 1917: 5 Les cantons de Neufchâteau et de Pali-" seul ont reçu l'ordre de livrer la liste des ouvriers aptes à travailler pour les auto-5 ri tés allemandes. Les bourgmestres ont refusé de les former. Le bourgmestre de Neufchâteau y a mis une telle énergie que 1 les Allemands ont réduit leurs exigences ' aux hommes à partir de 17 ans. On a donc dû fournir la liste dans ces conditions. Le 2 octobre 191-7 a été placardée à Neufchâteau, sur l'ordre de l'autorité allemande, une affiche ainsi conçue: ,,Tous les sujets mâles âgés de 17 ans et plus, en tant qu'ils ne sont pas occu-1 pés à des administrations ou exploitations allemandes, doivent se présenter, Eiercredi 3 octobre, à 9 heures du matin (heure allemande) devant la maison oommunale (place de l'Hôtel de Ville). Un officier du batail- i Ion désignera, en présence du bourgmestre, les hommes qui devront travailler à la Schiwel lengs winnugstelle- S tr aimont. ,,Au cas où cet 6rdre ne serait pas exécuté complètement, la commune sera, outre une amende personnelle au bourgmestre de 1000 marks ou 5 mois d'emprisonnement, imposée d'une amende de 5,000 marks." Un tiers seulement <îes hommes se rendit à cet ordre. Ils se réunirent sur la place. Lea *»£ficiers allemands y ent choisi, au hasard, trente individus et, furieux de constater l'abstention du plus grand nombre, ils ont fait appeler le lendemain, à 4 heures du matin, le bourgrûestre qui était au lit et ils l'ont forcé de les accompagner dans les rues de Neufchâteau. Des soldats allemands empêchèrent toute circulation, tandis que d'autres, entrant dans les maisons, perquisitionnaient partout et obligeaient les hommes à les suivre. Tous les hommes qui ne s'étaient pas présentés la veille, furent amenés dans la cour d'une maison; on en prit au hasard vingt-quatre qui, réunis à ceux de la veille, durent partir immédiatement pour le chantier du bois de Straimont, à 10 kilomètres de Neufchâteau. On leur remit un ordre de se trouver au travail 1e lendemain 5 octobre, sous peine de 3 mois de prison ou de 600 marks d'amende. Le bourgmestre de Neufchâteau a été puni pour n'avoir pas obéi assez rapidement aux ordres de l'autorité militaire; Il avait déjà été antérieurement emprisonné deux fois et fut cette fois condamné à 300 'markg d'amende. Dans tous les villages des alentours de Neufchâteau les autorités communales ont reçu des ordres analogues. Au 20 octobre> cinq localités avaient été l'objet de mesures semblables: Orgeo, Herbeumont, Suxy, Ros-sart ejj Saint-Médard. Toutes ces communes, qui avaient été fortement ravagées lors des combats de 1914 et ont leur population fortement réduite, ont été traitées sans égard; on leur a enlevé une bonne centaine d'hommes. r- Le nouvel impôt. Une des questions les plus discutées en ces temps est celle de la déclaration de la fortune mobilière. Faut-il, oui ou non, faire la déclaration exigée par l'autorité occupante? Tout étant mûrement réfléchi, nous jugeons qu'il convient de s'abstenir. Les Allemands veulent nous forcer à déclarer, voilà déjà une raison suffisante pour que nous refusions de nous exécuter .En effet, si les différentes déclarations qu'il a fallu faire — caoutchouc, cuivre, laine, étoffes, eto. — n'ont évidemment jamais été inspirées par le souci de nos intérêts, soyons bien sûrs qu'il en est absolument de même pour celle-ci. A ceux qui se font encore illusion sur le degré que peut atteindre la capaoité de ces maîtres-voleurs et qui désireraient de plus amples explications avant de se rendre à l'évidence, nous ferons remarquer que la mesure proposée est illégale et qu'elle n'est pas justifiée par la situation du pays. Aux termes des articles 48 et 49 de la Convention concernant les lois et coutumes de la < guerre sur terre signée à La Haye par les plénipotentiaires de l'Allemagne, le 18 octobre 1907, il est stipulé : Art. 48. — Si l'occupant prélève dans le ter- ] •ritoire occupé les impôts, droits et péages établis au profit de l'Etat, il le fera, autant que possible, d'après les règles de l'assiette et de la répartition en vigueur et il en résultera pour lui l'obligation de pourvoir aux frais de l'administration du territoire occupé dans la me- < sure où le gouvernement légal y était tenu. < Art. 49. -— Si en dehors des impôts visés à : l'article précodent, l'occupant prélève, d'autres 1 contributions en argent, dans le territoire oc- i cupé, ce'n© pourra être que pour les besoins de ] l'armée ou de l'administration de cè territoire i L'arrêté établissant un impôt siïr la fortune < mobilière viole donc expressément la Gonven- i tion de La Hayé puisqu'il crée un impôt faisant table rase des règles de l'assiette et de la. ré- < partition en, vigueur <Jsmg _nptia paya, Ces règles sont connues de tous : nous pouvons être imposés en Belgique: lo. D'une contribution foncière sur le revenu cadastral ; &>. D'une contribution personnelle sur la valeur iocative, portes et fenêtres, mobilier, domestiques, chevaux, etc. ; 3o. D'un droit de patente. Voilà l'assiette ou base de nos contributions et cette base est suffisante pour faire face à tous les besoins d'une administration, quelque onéreuse 6oit-elle pour le pays,, par le fait de l'application du principe des centimes additionnels.L'autorité occupante n'a pas voulu avoir recours aux règles de l'assiette en vigueur parce que son nouvel impôt ne tend- pas à créer des ressources pour l'administration. En effet, la cotisation est tellement minime qu'elle donnerait à peine de 8 à 10 millions par an. Ce que le gouvernement allemand recherche, c'est la connaissance de notre fortune mobilière pour des fins que nous ignorons actuellement, mais dont nous devons nous défier. Nous payons à présent une contribution de {guerre annuelle de 720 millions. Cette somme fabuleuse est certainement supérieure aux besoins des quelques landsturms qui composent l'armée d'occupation ; elle permet dJentretenir largement les innombrables bureaucrates qui nous pressurent et la nuée d'espions qui nous surveillent. tSi ces 720 millions étaient employés selon les engagements de la Convention do La Haye, il resterait un montant appréciable pour l'administration du pays. Incidemment, nous ferons observer que le budget ordinaire belge de 1912 s'élevait à 752 millions et ne dépassait donc qup de 32 millions l'imposition actuelle. L'autorité occupante s'excusera en disant qu'il n'y a pas moyen en ce moment de faire balancer le budget, qu'il y a un déficit à combler, qu'elle est responsable de la bonne administration du pays, que par conséquent elle çst forcée de lever de nouveaux impôts. Mais de notre côté, ne pouvons-nous pas demander: A qui la faute? Pourquoi arrêtez-vou.u les affaires, pourquoi fermez-vous les usines, pourquoi empêchez-vous tout transport, pourquoi avez-vous dévalisé notre pays autrefois si prospère? Si, comme l'avait promis notre premier gouverneur, vous aviez respecté la liberté du commerce et de l'industrie, y aurait-il eu un déficit à couvrir? Nous pourrions ajouter: à quoi servent les produits des nouveaux impôts établis il y a deux ans, les droits de patente des commerçants et des agriculteurs ? Les difficultés de la situation actuelle sont l'oeuvre des Allemands; c'est donc à eux de fournir les ressources pour y remédier. D'ail-leurs, qu'on veuille bien examiner un instant l'un de nos derniers budgets. On remarquera immédiatement que les dépenses qui nous intéressent ont diminué dans de fortes proportions. Voici le tableau des dépenses ordinaires peur 1912: ^ Dette publique : Serv. des emprunts 167,093.234 Pensions, etc. 33.380.041 Dotations 5.552.390 Ministère de la Justice 31.753.430 „ des Affaires Etrangères 5.216.607 ,, de l'Intér. et de l'Agric. 7.957.464 „ des Travaux Publics 33.498.826 • „ des Sciences et des Arts 41.545.738 „ de l'Industr. et du Trav. 26.780.786 ,, des Chem. de fer, Postés et Télégraphes 277.223.844 „ de la Guerre 82.110.990 „ des Finances - 25.800.150 ., dès Colonies 1.322.700 Budget de la Gendarmerie 10.677.840 des non-valeurs et remboursements 2.826.000 752.749.040 De ces 752 millions de dépenses, nous pouvons en retrancher plus de 600. En effet, les 167 millions nécessaires au service de la dette publique ne comptent plus. L'Etat belge ne paie plus les intérêts dans le territoire occupé ; au contraire,_ il devra rembourser plus tard à la Banque Nationale les avances que celle-ci consent 6ur les coupons qu'on lui présente. Les dotations de la Famille royale, *îes dépenses des ministères des affaires étrangères, de la guerre, des colonies, le budget de la gendarmerie ont disparu. Les chemins de fer et les télégraphes sont monopolisés pour les services de l'armée: nous n'en profitons guère. Les travaux publics sont réduits aux entreprises utiles à l'ennemi. Quant au iiinistère de l'industrie et du travail, il ne . d^it pas être accablé de besogne, à moins toiïtéi/ois qu'on y prépare une ' liste • des déprédations et des dommages à réclamer. Bien que les Allemands aient tari nos principales sources de revenus, ainsi entre autres les chemins de fer qui rapportaient 374 millions, il n'en est pas moins vrai que les 150 millions nécessaires annuellement se trouveraient aisément sans un nouvel impôt. Le produit total des contributions directes et de l'enregistrement et des domaines fournit déjà 170 millions. En réalité, on cherche à nous apauvrir d'une nouvelle façon eh s'attaquant directement à notre capital. Cette manoeuvre est sous une autre forme la répétition du coup de l'annéo dernière. Il y a un an, le gouvernement allemand' tentait de mobiliser à 6on avantage nos forces ouvrières, cette fois il s'en prend à la classe bourgeoise et cherche à l'amener, d'une iaçon détournée, à contribuer à la victoire financière de l'empire. L'immense majorité des ouvriers^ déportés a refusé de travailler pour .'ennemi; quelques-uns, impressionnés par les menaces, ont cédé, mais se sont bien vite repentis de leur faiblesse. En somme, ce fut an fiasco et' tout fait prévoir qu'il en sera de nême pour la nouvelle mesure. Parmi l'es capitalistes, le grand nombre est décidé à ne faire lucune déclaration, à ne pas donner la moin-IVe indication sur son avoir. Peu nombreux >ont ceux qui ont déclaré, qui se sont soumis à jette nouvelle inquisition fiscale. Ce serait bailleurs un manque complet de logique de la >art de ceux qui ont caché leur cuivre, leur aine et tant d'autres choses, d'aller, sur une simple menace, porter leur or à l'ennemi; Nous ;ommes persuadés que le bon sens et surtout e patriotisme prévaudront une fois de plus. Si l'on nous imposait d'office, la seule procé-lure légale et régulière serait' l'opposition à la :ontrainte, avec assignation en justice. Nous i Lvons la ferme oonviction qu'aucun receveur ! >elge ne passera outre à cette opposition ; s'il ( ;e trouvait un de nos fonctionnaires assez peu 1 >atriotique pour faire procédér à une saisie, il tous resterait toujours la procédure en référé ! levant le président du tribunal de première nstance (Extrait de ,,La libre Belgique"5 i^o. du 25 i léceribre 19§7.) A. Bî-uxeJies On annonce la mort de M. le professeur A. Huberti, décédé lundi dernier. Professeur de topographie et d'exploitation des chemins de fer pendant près de quarante ans, il était le dernier représentant de ce i groupe d'ingénieurs et de savants qui prirent, ' en 1873, l'initiative de'la fondation de l'Ecole polytechnique de Bruxelles. Les hautes fonctions qu'il occupait à l'administration des chemins de fer lui permirent de suivre de très près les progrès de la technique et de conserver " i à ses cours un précieux caractère d'actualité.:a renommée s'était largemçnt étendue au delà de nos frontières par ses nombreuses participations aux congrès de techniciens, par. sa collaboration aux revues spéciales, notamment au ,,Bulletin du Congrès des Chemins de fer", et par ses diverses publications, parmi lesquelles figure en première ligne son beau ,,Traité d'exploitation des chemins de fer". «■ * ■» il y quelques jours trois individus sont arrivés rue de France, à Saint-Gilles, avec un camion attelé d'un die val ; ils se sont arrêtés devant le magasin de semences de M. F...., établi au n. 22, et ils ont fracturé la porte d'entrée. Us ont enlevé 30 kilos de semences d'oignons valant 10,500 francs; 40 kilos de semences de carottes, 8000 francs; 20 sacs de haricots, 10.200 francs ; 4 sacs de pois, 1750 fr. ; 2 caisses d'amidon, 250 fr. ; 2 sacs de graines de lupin, 1500 francs, et pour 125 francs de ficelle. A Aovers Cent à deux cents réfugiés de Valenciennes viennent d'arriver à Anvers. Ce sont presque tous des vieillards. Des soeurs de charité les accompagnent. Ils racontent qu'à Valenciennes la vie est véritablement intenable. Les attaques aériennes' sont fréquentes. Aa Pssyss Wallon Les Cimenteries de Visé ont cessé le travail depuis longtemps déjà. Le ciment réquisitionné en sept. 1917 a. été transporté près d'Aubel pour servir aux travaux de la nouvelle ligne Aix-Tongres, pour compte de la firme allemande Dykerhoff et Dittmann. On croit dans le pays, d'après les dires de soldats allemands, que l'ennemi va remettre prochainement en activité la cimenterie de l'Espérance. Le terrain marneux dans lequel a été installé en remb'iai la nouvelle voie ferrée cause les plus grands ennuis aux entrepreneurs. Les éboulements sont fréquents. La gelée, les neiges, les pluies produisent dfes glissements dans le terrain et la voie ferrée en souffre beaucoup.Le trafic des voyageurs est supprimé depuis le 20 oct. 1917 sur la ligne Aix-Tongres. 11 n'y a plus depuis six semaines aucun train express en Belgique. L'ennemi a enlevé depuis deux mois les rails du vicinal de Liège à Fouron-le-Comte. A la campagne l'état des cultures est peu près le même qu'avant la guerre, sauf qu'on cultive plus de froment et moins de betteraves. Les engrais manquent presque totalement, mais fes fermiers les remplacent par le fumier et le purin qu'ils traitent enfin avec intelligence et qu'ils produisent en quantité plus considérable en faisant fréquemment rentrer le bétail. Les prairies sont bien entretenues aussi et le bétail assez nombreux encore. Les chevaux manquent partout; où n'en voit presque plus. La basse-cour a diminué aussi, au moins de moitié, par suite de l'insuffisance de nourriture.Le long du canal, à commencer par Lanaye, les Allemands abattent un arbre sur deux. Ils sont élagués déjà jusqu'au delà de Eermalle- i sous-Argenteau. Us ont rasé le beau bois de Mortroux en quelques semaines. On peut écrirer des cartes postales avec maximum de 10 lignes par carte et des lettrés ouvertes dans toute la Belgique, sauf pour le territoire d'étape où rien ne pénètre et d'où rien ne sort. On ne peut écrire non plus en France occupée. Les cartes de 10 lignes 6ont acceptées pour la Hollande, mais n'arrivent : pas souvent à destination, du moins recevons-nous irrégulièrement les réponses. Les cartes , et les lettres ouvèrtes pour la Suisse marchent mieux. On peut écrire cartes et lettres à volonté aux prisonniers de guerre. j On reçoit actuellement du ravitaillement 1750 gr. de farine par semaine et par personne, < et par mois : 600 gr. sucre, 200 gr. lard, 250 gr. < miel, 250 gr. graisse, 200 gr. riz, mais plus de ] beurre, ni fèves, ni pois. 1 La vie est très monotone. D'habitude, on 1 va se coucher à 8 heures, la circulaUon étant interdite à partir de cette heure dictais le 15 < novembre 1017. Le dimanche on se promène < quand on le peut, sinon on joue aux cartes, au c foot-bail. 11 n'y a plus ni concerts, ni bals, ni - " fêtes. 1 » * •* ^ Les évacués français continuent à arriver en \ foule dans le pays wallon et notamment dans toute la vallée de la Meuse. Il en est arrivé 200 ^ à Andénne lundi passé, qui ont été reçus comme 1 toujours avec beaucoup de coeur. s Les prisonniers russes qui travaillaient aux c carrières ont été renvoyés la semaine, passée. Ils i sont remplacés déjà par des Italiens, qui sont ^ plus maltraités encore que leurs prédécesseurs. c 1 A&î Llmbourg i Messieurs les Aktivistes font, pour complaire C à leurs maîtres de Berlin, une guerre sans G merci à la langue française. Pour eux, l'enne- 1 mi, ce ne sont pas les boches mais bien la lan- s gue de Molière et de Bossuet, f C?est ainsi que l'Excellence en baudruche que le ,,Conseil des Traîtres" a nommé ministre des sciences et des arts, l'obscur professeur De Decker, vient de signifier au Supérieur du Petit Séminaire de Saint Tronid que, si l'enseigne- 1. ment n'y était pas- désormais donné en flamand et si les professeurs continuaient à user de la langue française, l'établissement serait fermé ! et les élèves licenciés, et cela ,,d'acccrd avec J les autorités allemandes" (sic). On n'avoue pas plus cyniquement qu'on rnar- F che la main dans la main des boches. n ©aras fies FiÎÊarasSr'es fc Un crime mystérieux est venu jeter l'émotion n parmi la population de Drongen-Baarle. Il y a n quelque temps une jeune fille, Louise p Blanckaert, disparaissait du domicile de ses c] paronts. Ces jours derniers on retirait son cadavre de la Lys ; les mains et les pieds étaient étroitement liés au moyen d'une corde solide. On se perd en conjectures sur les cir- ^ constances qui entourent ce drame aussi bien & que suç l'auteur du crime* La fausse monnaie Les fausses opinions ressemblent à la fausse monnaie qui est frappée d'abord par de grands coupables et dépensée ensuite par d'honnêtes gens qui perpétuent le crime sans savoir* ce qu'ils font.... (Jos. de Maistre. Soirées de St. Pebersibourg). L'événement que beaucoup d'entre nous attendaient s'est enfin produit: le député Van Cauwelasrt a déterminé dans un. retentissant branle-bas de paroles son attitude. Entre blanc et noir, il ne dit plus'gris, il choisit noir. Son leitmotiv n'est plus une dissonance mais unj thème parfait, si même il n'est pas harmonieux. Il a abandonné la flûte des pastorales, pour sonner cette fois la diane des assoupis et la charge des révoltés. — Le chef appelle ses fidèles à lutter, à visière levée, contre qui? Contre l'ennemi sans ocmscieince qui vient d'emprisonner . Louis Franck, de fusiller l'oculiste Demets et de condamner aux travaux forcés à perpétuité le docteur Van denj Wildenberg1 et le chirurgien Bremkem: qui connut l'héroïsme de sauver la vie à des blessés allemands? Non, mais contre un gouvernement qui, selon lui, opprime des Belges, porte atteinte à l'honneur des Flamands, retient la juste salaire du soldat, refuse de violer la Constitution par l'affirmation de promesses solennelles qui dépasseraient #son pouvoir eî; ne prétend pas miner, par la division de l'armée belge, l'admirable unité des Flamands et des "Wajlcns. — En uni mot,' M. Vani Cauweiaert prépare son coup d'état contre un ministère qui n'a plus sa confiance, quand bien même il n'aurait paa perdu celle du Roi et de la Nation. Et cette attitude-là, le député d'Anvers la qualifie faussement, en soin' discours devant le lancldag de La Haye, d'un mot qui ne devrait être que l'expression auguste du renoncement et du sacrifice: Patriotisme. ,,Les Flamands, a-t-il dit, ne donneront paa ,,à leurs adversaires la joie de faire quoi que ,,ce soit qui soit contraire à l'amour pour ,,la Patrie, ni à celle-ci la douleur de lui ,,devenir irafidèdies". Et quoi? La journée du 4 mars 1918 no fut-elle pas une journée de douleur pour la Patrie? N'a-t-elle pas donné à nos ennemis et. à ceux qui sont les traîtres de notre cause la mauvaise joie de voir certains de ses enfants s'insurger contre elle ? J'en appelle ici au témoignage de ceux que M. Van Cauweiaert a groupés autour de lui, gens de bonne foi, mais imprudents, qu'il a entraînés dans un mouvement aux tendances trompeuses et au nom desquels il prétend parler aujourd'hui. On ne nous a.pas révélé jusqu'ici le nom ni le nombre des délégués qui furent présents à la diète de La Haye. Ce silence paraît accusateur, et permet de croire que l'indigne motion qui fut votée à cette occasion fut un coup de surprise, cher aux habitudes de M. Van Cauweiaert. Le ,,Conseil des Flandres" fut élu Bans élections, la motion de la diète aura été. votée quasi sans votants: l'activisme n'a pas deux méthodes, st il n'y .a pas de raison pour que ses modalités d'application soient plus sincères eu Hollande qu'en Belgique. «J'affirme là une chose qui n'est pas bgsée sur une certitude mathématique, mais sur une certitude morale qui ne peut me tromper. Car j'ai une trop haute opinion de cer--■ains membres du „Vlaamsch Belgisch Ver-3cnd" pour croire un seul instant qu'ils lient adopté ein pleine connaissance de cause me ^motion qui doit heurter à tel point leur sentiment d'honnêteté et de patriotisme. T! ne faut pas être grand clerc pour savoir ïomment M. Van Cauweiaert a réussi à f orner cette ligue de 6000 Flamands qui 6e soutient aujourd'hui pour venger l'honaeur ' le leurs frères ,,opprimés". L'explication lu mécontentement de getas forcément désœuvrés, la promesse de faveurs ou d'appui îiatériel aux nécessiteux, la distribution à itre gratuit des .,,Lossé Bladen over Staàt-cunde" et les chansons d'un troubadour fla-nand qui lui permirent de soulever la masse les internés et des réfugiés des camps, ^uant^aux intellectuels qui font partie de ;a ligue, il les a groupés, dans le but appa-emment unique de lutter contre l'acti- ' risme en Belgique: en lisant se3 manifestes te propagande, nombreux sont les honnêtes flamands qui n'y ont pas vu autre chose. 1s ont accepté la fausse monnaie et perpé-ué le ,,crime" sans savoir ce qu'ils fai-aiant. Mais l'égarement explicable d'alors Leviendrait de la naïveté inexcusable au-ourd'hui. Tout honnête homme doit être anrvaincu maintenant qu'au lieu de faire euvre de défense et d'union, la ligue, dans 'orientation nouvelle que M. Van Cauwe-iert lui a donnée, n'est plus qu'une oeuvre e combat et de dissension nationale. Et 'est pourquoi il faut espérer que ces hen-îêtes gens comprendront que la reconnais-a.nce spontanée d'une erreur n'est pas une aiblesse, mais une vertu. SY!as*ce5 Wynen. (,, Belgisch D agbiad' ' ). P. S. — A ce propus nous recevons la îttre suivante: Nunspeet, 12-3-18. A la, rédaction de l\,Echo Belge", M essieurs. Comme suite aux résections et motions rises par le ,,Landda<g" du 4 mars par le Vlaamsch Belgische Verbond" je demande La radiation comme 'membre da ce ,,Ver-cnd". Voici copie de ma carte: ,,Als protest tegen zekere besluiten ge-omeu den 4en Maart, vra-ag ik U beleofd lijn naam van de lijst van het Vlaamsch elgisch Verbond' te schrappen. Tegenwoor.-ig moeten wij eerst en vocral Bel g wozen i dan Vlaming." J'avais été asssa naïf pour me kisr-sr con-lincre; il n'est que juste que j'en mende honorable. Je ysm autorise, à faire tej u^sage, qu'il

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Cet article est une édition du titre L'écho belge: journal quotidien du matin paraissant à Amsterdam appartenant à la catégorie Oorlogspers, parue à Amsterdam du 1914 au 1918.

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