L'écho belge: journal quotidien du matin paraissant à Amsterdam

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s.n. 1915, 06 Juin. L'écho belge: journal quotidien du matin paraissant à Amsterdam. Accès à 18 juillet 2019, à https://hetarchief.be/fr/pid/jw86h4dw23/
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I ter* S cents (ÎO Centimes) Dimanche 6 juin 191S L'ECHO BELGE L'Union fait la Force. «Journal quotidien du matin paraissant à Amsterdam Belge est notre nom de Famille. Toutes left lettres doivent être adressées au bureau de rédaction : I\.z, VOORBURGWAL 334-240 Téléphone: 2797. Rédacteur en Chef : Gustave Jaspaers. ( Charles Bernard, Charles Herbief, Comité de Rédaction: , Gustave Peellaert, René Chambry, | Emile painparé. Pour les annonces, abonnements et vente au numéro, s'adresser à l'Administration du Journal: N.Z. VOOBBURGWAL 234-240. Téléphone: 1775. Abonnement I En Hollande fl. 1.50 par mois, payable par anticipation l Etranger fl. 2.00 ,, „ La situation diplomatique On.se souvient qu'à propos de l'intervention de l'Italie la note comique a été donnée par Talaat boy qui déclara gravement à un journaliste de Cologne que l'Italie venait- de signer son arrêt de mort. Ce Talaat bey était-il sérieux, sérieux comme ne saurait l'être qu'un Allemand â qui le ridicule échappe ? Nous ne le.croyons pas, car Talaat est turc et comme tel il ne 'doit pas manques de finesse. Aussi peut-on croire que c'est par manière d'ironie qu'il a dit de l'Italie exactement la même chose que ce qu'ont dit des diplomates qui c'étaient pas turcs, cette fois, mais anglais et français, de l'empire ottoman. Lorsque les deux grandes puissances de l'Europe centrale entraînèrent la Turquie à leur suite elles ne remportèrent qu'un succès diplomatique de façade. Pas moins de trois quarts, de million d'excellents soldats allaient cependant se battre à leurs côtés. Oui, mais de même que la Turquie liait son sort au leur, ils liaient aussi leur sort à celui de la Turquie. Le moins à quoi ils s'engageaient c'était de faire respecter son intégrité, barrant ainsi la route aux ! visées expansionnistes des Etats balkaniques, notamment de la Bulgarie et de la Grèce, et aussi de l'Italie. Et comme, en dépit de son alliance avec la Duplice, l'Homme malade paraît toujours sur le point de trépasser, il n'y eut rien d'étonnant à ce que ses héritiers aient tout de suite envisagé l'éventualité de sa succession. Ils se sont* donc adressés à ceux de leurs co-'héritiers dont, en langage juridique, on dirait qu'ils ont la saisine, c'est-à-dire aux puissances de 1 Entente. Saisine encore un peu lointaine mais pas du tout problématique et dont chaque coup de canon tiré aux détroits nous rapproche un peu plus. Et que demandent ces grands héritiers r>our faire aux autres une part plus ou ; ncins grande dans la succession? C'est de ; es aider à précipiter la fin du moribond 1 récalcitrant. La Grèce, tout bien considéré, refusa. Son armée n'était pas prête et elle avait peur de la Bulgarie. Mauvaises raisons, m peut le dire a priori, puisque le plus sage des Grecs, le subtil Venizelos, les jugea' ainsi. Venizelos démissionna et l'on sut }ue le roi Constantin avait cédé, moitié aux menaces de Guillaume II, moitié au penchant qui l'entraîne vers l'Allemagne et ju'urîe fois déjà il avait manifesté dans son malencontreux discours de Berlin. Une mrfie de l'opinion publique suivit le roi jui trouva des ministres pour remplacer le cabinet démissionnaire. En Fra.noe on fut un peu surpris. La France comme l'Angleterre avait toujours îté ardemment philhellène. L'éducation classique y est pour beaucoup et il est naturel que nous reportions sur les Grecs modernes un peu de cet amour qui nous emporte vers les Grecs anciens. Si sur la route de Delphes, dans un de ces paysages comme en peint Ménard, quelque berger appuyé i\iT- sa. houlette évoque au voyageur enthousiasmé la figure d'un héros d'Homère, nous devons cependant convenir qu'en ce qui xmcerne la Grèce d'aujourd'hui nous sommes les viotimes d'une illusion d'optique. Et. c'est ainsi que ces incorrigibles Français, bien décidés cependant à ne plus suivre désormais qu'une politique réaliste, •e sont encore une fois laissé duper par le iémon de la littérature, lorsqu'à la signature du traité de Bucarest ils exigèrent) Cavalla pour la Grèce. Du coup, la France s'aliéna les sympathies bulgares, brouilla la Russie et la. Bulgarie, sans pour cela se faire de ia , Grèce une amie sur laquelle on pût compter — on l'a bien vu. Depuis ce premier refus de la Grèce de :e ranger du côté de l'Entente, d'importants Événements ont eu .lieu, notamment l'intervention de l'Italie. Les Grecs se sont aperçus qu'en tournant le dos à Venizelos, le grand homme d'Etat qui avait doublé le territoire de ila Grèce après la guerre balkanique, ils avaient commis une faute, oe 901 est infiniment plus grave que de se Montrer ingrat. Il devint évident que l'Italie allait s'adjuger une partie des territoires qui . avaient été promis à eux-mêmes en cas d'intervention. Aussi, dès que l'état de santé du roi Constantin le permit, le ministère se réunit autour du chevet de l'auguste ftalade pour délibérer 6ur la situation. Rien n'a transpiré au dehors de ce conseil de la -ouronne mais on peut croire que Gunaris îfc ses amis avaient plutôt l'oreille basse. II.n'y a d'ailleurs pas que l'Italie. Voici lue la Bulgarie, peu à peu, sent passer sa mauvaise humeur. Prendre Andrinople, que es Turcs lui. avaient repris dans les circon-tances qu'on sait, lui paraît bien tentant. Est-ce' à dire que la Bulgarie ne regarde 'lus du côté de la Macédoine? Nous n'ose-ions pas l'affirmer. Il est même probable lue si Athènes s'inquiète, c'est à cause î'elle plu6 encore qu'à cause de l'Italie, ^ar la. Bulgarie qui menaçait de lui reprenne une partie du territoire que le traité I le Bucarest lui avait fait perdre, aux côtés fô la. Duplice, pourrait bien maintenant le ui disputer aux côtés de l'Entente. Simple apposition évidemment car si la France et Entente ne permettraient jamais semblable agression, nous savons trop quelle est 'a prudence de la Grèce pour craindre un Moment qu'elle lie ges d^tinçeg ans exnpi-. 1 res du centre... et à la Turquie. Aussi la Grèce, qui avait refusé de marcher il y a deux mois quand on lui offrait les plus riches compensations, pourrait bien se déci. der à abandonner sa neutralité en faveur de l'Entente simplement pour se faire donner des assurances du côté de la Bulgarie. C'est ce. que décideront les élections prochaines dont on attend que M. Venizelos, candidat à Athènes, sorte vainqueur. Son , rappel au pouvoir signifierait la participation de la Grèce aux opérations contre les Dardanelles — à moins qu'il 11e fût trop tard. C'est là que gît en -ce moment le noeud 1 de la situation diplon^tique. Charles Bernard. .. — — ■ - ( Le ,,Tclcgraaf" et. ,,Het V olk" répon- \ 1 dent au ,,Nieuwe Rotterdamsche Courant". $ Cette -polémique entre journaux hollandais \ sur des questions qui concernent la Hollande doit nous demeurer étrangère. C"est 1 pourquoi nous ne reproduirons ni l'un ni Vautre de ces articles. Mais nous nous fat- | sons un devoir d'exprimer au ,,Telegraaf" j et à ,,Hct Volk" toute notre gratitude pour avoir bien voulu prendre 1<l défense des intérêts moraux des réfugies belges en , Hollande. ■ L'Echo Belge, ( c Catholique et Patriote. t Maintenant que nous sommes éclairés plus positivement encore sur le'sort réservé à la Belgique par les Voeux du Reicbstag, je ne puis m'empêcher d'exprimer un cton-nement légitime au. sujet de l'attitude dû Centre et notamment au sujet d'une campagne de presse sous le couvert du drapeau ( catholique. 1 Espère-t-on peut-être influencer des ca- < tholiques belges par des visions d'avenir 1 catholique? Crodt-on le Belge c-atholique si 1 peu patriote au point d'espérer le leurrer J ou l'intimider par le spectre de la franc- < maçonnerie ? Que les catholiques allemands mettent leurs actes et leurs voeux publics en rap- , port avec leur conscience. Ils n'ont en < effet aucun titre, ni pour faire la. leçon aux Français, ni pour assumer la protection du catholicisme belge par un cynique voeu < d'annexion. ^ Qu'on sache que le catholicisme n'est pas un parti politique et que le Belge catholique veut vivre sous n'importe quel régi- ^ me, plutôt que de vouloir abdiquer ses voeux d'indépendance nationale. La nation est une institution naturelle et juridique. L'humanité vit en nations. = C'est là le voeu de l'auteur de la nature * comme le voeu de la justice chrétienne. Défendre ce droit des petites nations contre la cupidité, voilà une noble tâche pour laquelle toutes les nations du monde peu- ^ vent mener avec raison une nouvelle croisade.Mais quelle erreur lamentable, quel } manque de clairvoyance que de présenter 1 l'Allemagne, l'Autriche et... la Turquie?... J. comme les défenseurs de la religion chré- *■ tienne ou l'espoir du catholicisme futur. a Sans doute le conflit européen peut être v présenté comme le résultat d'une crise mo- <1 raie et religieuse. Qui oserait affirmer que } l'enjeu direct de cette lutte est la religion .1 chrétienne? La Belgique a souffert d'une méthode de a guerre antijuridique, d'autant plus in.hu- ï maine qu'elle était dirigée contre une po- 1 pulation réputée catholique par des hom-mes d'une mentalité spéciale et d'une croyance différente de celle de l'adversaire. 1 C'est là un phénomène spécial pour la Bel- * gique mais qui ne constitue qu'une scène P de sauvagerie compliquéè dans la tragédie 1 sanglante dont l'Europe est le théâtre. e Mais à part, cela, ne.voyons-nous pas les £ catholiques en France, en Belgique, en I Italie, être des premiers à défendre leurs droits et leur nation? N'est-ce pas les ren- \ dre complices inconscients ou suspecter leur e sincérité patriotique que de les présenter 1' comme combattant dans les camps de ceux s qui luttent contre les .institutions de leur 9 foi et l'avenir de la société religieuse dont ^ ils sont les membres? N'est-ce pas faire in- r jure à leur enthousiasme et à leur sanglant 7 sacrifice? ^ Le catholicisme n'attend rien des gou- r vernements, il ne. demande que la liberté ^ et pour cela il compte avant tout sur soi-même et sur l'apologie contenue dans son action. C'est pourquoi le catholique belge, d à l'exemple de son Roi, fera son devoir pour t la cause de la justice et la défense de son foyer. L'amour de la patrie est une vertu chrétienne qu'il saura pratiquer jusqu'à la £ mort et jusqu'au triomphe du droit. ^ Nous autres catholiques, nous u'atteil- s dons rien, ni du roi de Prusse, ni de l'em- r pereur d'Autriche, ni du Grand Turc, nous V attendons tout de Dieu! r "Qji patriote, catholique.. v En Belgique. A Bruxelles. La procession des cochers à l'occasion de la St. Guidon, n'a pas eu lieu à Anderieçlit, à ;ause des circonstances pénibles que nous traversons.A la demande des employés eux-mêmes,• le conseil communal de Bruxelles a décidé de retenir sur les salaires — 2 % sur.les appointe--uents n'atteignant pas 21.00 frs., 3 % de 2100 i 3000 frs. ; 4 % dé 3000 à 4500 et 5 % 6ur les ommes supérieures à 4500 francs. Cette retenue se montera à 18,000 francs tnviron par mois, qui seront distribués aux ïauvres. Dans certaines communes, ce règle-nent est- déjà en vigueùr. Mais il y a des prestations de la part de pères de famille qui ne ;agnent pas 2000 francs par an et qui ont tou-es les peines du monde à entretenir un mé->age.* * ♦ La commune de St. Josse-ten-Xoode est sur le joint.de conclure un emprunt de 500.000 frs. * * * Pour faire enrager l'ennemi, sur les tram-rays, on ne demande jamais un billet pour e 'Bois. On dit: ,,un Bosch". De même, feux qui empruntent la ligne de Boitsfort de-nandent souvent l'arrêt Avenue du Salbosch. Que voulez-vous que disent les Boches, les •rais ? * * ♦ La circulation à bicyclette est autorisée de touveau, — jusques à quand? Lorsque von Jissing interdit, pour quelques- temps les vélos, l signa, une affiche, annonçant que ,,les bicyclettes ne seraient plus autorisées pour cause L'abus". Comment peut-on abuser d'une bi-yclette, remarqua un ketje ? Les agents de police 11e peuvent plus porter le revolver. Aussi, nous dit-on, lorsque éclate me bagarre, ils crient ,,Kiekevleesch" en evant la main et vont chercher leurs armes lu commissariat. Après quoi la bataille con- inue. ' * * » Au carrefour des rues >>e trouvent des sol-lats allemands en guise de policiers: casqués, êtus d'un long.,manteau gris. Mais, parti cu-àrité émouvante, ils ont sur le ventre une ilaque portant le mot ..Polizei", plaque sus-tendue à leur cou par une longue chaîne de uivre. Et ma foi! A les bien regarder 011 di-ait autant de flacons de spiritueux pareils à eux qui se coudoient sur les comptoirs de 10s estaminets, — sans vouloir médire aucunement, b.'en entendu, de ces guerriers. La comparaison ? Tout le inonde la fait. Aussi, les :etjes irrévérencieux ont-ils baptisé ces poli- iers-soldàts du nom de ,,genevelflessch". * * * Tous les Italiens résidant en notre ville ont eçu l'ordre de se faire inscrire à la Iiomman-lantur.On travaille jour et nuit à la fabrique Du-hé de_ Vilvftrde pour la fabrication des gas sphyxiants. L'n nouveau personnel de chirais- es et de techniciens allemands vient d'arriver. * * * On a lu ici avec beaucoup d'attention ',,Oorlogsboek" de Stijn Streuvels — ou du noins ce qui en a paru jusqu'ici. L'opinion générale est. que cet ex-boulan-er croit posséder les qualités d'un diplo-nate incomparable. Et l'on s'en moque, il aut voir comment ! Son livre est un ramas-is d'insanités. Stijn Streuvels s'est déconsi-léré à tout jamais auprès des honnêtes ecn's, i— telle est l'Opinion ici. * • « Nul ne prononcera un mot de blâme à 'adresse de certaines institutions cha rit a-i ►les ayant pour but de venir au secours de ; 1.0s populations, si d.urement éprouvées, i Cependant, il faut reconnaître que ces i ippels rnoessants à la charité mettent dans ! ne situation souvent délicate les personnes. ui ont peine à subvenir à leurs propres esoins, et elles sont certainement en ma->rité.Toute la journée, les collecteurs sonnent ux portes des maisons. C'est ,,pour les etits berceaux", . ..pour les petits pieds .us", ,,pour les abeilles", ,,pour les petites îains bleues", etc... Des jeunes filles évouées — comment les éconduire? — vous résentent des cai'tes pour des concerts, des 2tes de charité ou encore de simples cartes ostales, des portraits des souverains, etc.... /a dernière des institutions de bienfaisance >t placée sous le patronage effectif du Car-inal Mercier et dep évêques de Belgique. I s'agit de ,,l'avenir des orphelins des sol- i ats tombés pour la patrie", qui se comp-ent par milliers. On fait une propagande norme pour cette oeuvre. Heureusement ) Belge est charitable, au point de prélever ur son strict nécessaire une cotisation uotidienne! C'est ainsi que des personnes e la meilleure société qui prennent leurs apas dans les restaurants économiques à 5 centimes laissent généreusement dans ;s boîtes de l'établissement la diffé-e-lice entre le prix de leur repas et le prix 'un dîner en temps normal. Jusqu'ici la charité a été inépuisable, îais ce n'est pas sans inquiétude qu'on se emande combien de temps durera la sitùa-ion présente! La misère frappe surtout les artistes ? Des mlpteurs qui ne manquent pas de taleut ous offrent de faire votre buste pour cent dus ('ressemblance garantie) et il n'est pas ■n*e de voir des peintres connus sonner d? orte en porte et demander de pouvoir speindre le numéro de la maison... pour ingt-cinq centimes ! j A Anvers. La nouvelle de la mort de Frans va lvuyck a profondément impressionné 1 population anversoise. On savait Je symp< thique échevin malade depuis longtemp: mais on espérait quand même dans les re: sources- d'énergie d'une santé robustx Frans van Kuyck était le type du bon flf m and jordaenesque, aimant la vie et toi tes les joies qu'elle nous réserve. Il occupa: les fonctions d'échevin des Beaux-Arts ave d'autant' plus de bon sens et de claii voyance qu'il avait des connaissanc artistiques étendues. Et ceci est rare: u échevin des Beaux-Arts qui connaît 1* Beaux-Arts! Cela fit la force de Va Kuyck. le succès de ses entreprises et sa pc pularité. Nous avons dit dans notre numéro d vendredi tout ce que là ville d'Anvers h devait. Rappelons encore que le' projet d Vieil-Anvers qui fut le clou de l'expositio de 1894, émanait de Van Kuyck. Certaine ment nul échevin belge n'avait a ce degi le talent d'ordonner un cortège. Et ceu que Van Kuyck ,,créa" resteront à jaina fameux. Ses obsèques" ont été célébrées au milie d'une affluence considérable. Toutes h notabilités du monde politique, judiciaire commercial, artistique avaient tenu à coi duire Frans Van Kuyck à sa dernièi demeure. Avec lui disparaît une des pei sonnalités les plus en vue de notre métre pôle. * * * Nous relevons parmi les actes déposés a Greffe du Tribunal de Commerce: ,,Compagnie des Produits Kemmerich' Société Anonyme/ à Anvers, MM. H. Albei de Bar y, et Carlos Alfredo Tornquist, soi: •réélus administrateurs. A Liéée. ' Un nouveau journal vient de paraître! * * * Tout vestige du pont des Arches va bier tôt disparaître. Les travaux de démolitio sont achevés sur la rive gauche; le trajet d la Batte à la place Cockerill est désorma: libre. Les travaux commencent sur la riv opposée. A Mallues. A la suite de l'information, que nous avor publiée hier sur les mesures que l'autoril allemande comptait prendre vis-à-vis de ouvriers de l'Arsenal de l'Etat, nous recevor les détails complémentaires suivants: Les Allemands firent, savoir au bourgmesti qu'il aurait à faire afficher dans le plus bn délai un appel à tous les ouvriers, les ii vitant à se présenter au dépôt et à reprendi immédiatement leur service au départemer de la traction. Le bourgmestre protest contre cet ordre et refusa d'afficher un t< arrêté qui est contraire au droit des ger et aux lois sur l'organisation du travai Aussitôt, nos ennemis de menacer d prison le bourgmestre, et la ville d'une amei de d'un demi-million de marks. Le coi seil communal fut réuni d'urgence et déc da, pour éviter tout ennui, d'afficher quan même la proclamation allemande, en faisar connaître cependant que 1' administratio communale avait été contraiute. Ce qui fut fait et, bien entendu, ne dignes ouvriers de rester tranquillement che eux ! Aussitôt von Bissing de faire affiche la proclamation suivante: „Le Kreischef de Malines m'a racont que ce n'est, pas grâce à ce qu'il a commun que le 25 mai qu'un nombre d'ouvriers a r< pris le travail dans 1' arsenal. Etant donn que l'arrêté du 5 mai signifie pour tout boui geois intelligent . qu'il est clair que l'or vrage exigé par les autorités allemande n'est pas destiné à être livré à l'armée aile mande niais doit être plutôt fait dan l'intérêt de la population belge, j me vois forcé de défendre tout trafi aussi longtemps que les ouvriers de l'arsem n'auront pas reprisjle travail en nombre su: fisant. Au cas où mercredi 2 juin, à 10 heure du matin (heure allemande), les 500 ouvrier ayant travaillé précédemment à l'Arsenal n se trouveraient, pas à leur beçogne, je prendn les 'mesures suivantes à partir du 3 juin, 6 heures du matin: a) L'administration des chemins de fe recevra l'ordre d'empêcher le voyage d personnes et de marchandises sur les ligne suivantes: Malines-Weerde, Malines-Boori meerbeek, Malines-W avre-Sainte-Catherim Malines-Capelle-au Bois. Il est défendu au: civils d'entrer dans ces stations. b) Le trafic des véhicules, vélos, autos trains, bateaux, sera provisoirement interdi sur les territoires partant de la chaussée e du pont de Duffel, le long delaNètheetd Rupel jusqu' à l'embouchure du canal ver Bruxelles, le long du côté est et vers le su jusqu' à Pont-Brûlé et plus loin, sur le chemins vers Eppeghem, Elewijk, Wippen dries, Bergsheide, Canynelaar, Boortmeei beeck, Rijmenam, Wuynes, Peulis, Hoog straat, Wavre-Notre-Dame, Beukheuvel Berkhoef. La passige par eau sera seul autorisé. c) Les lignes de tramways seront arrêtée aux limites de ces régions, exception fait dans le chapitre b, des transports destiné au comité national d'alimentation, a) jue oureau. ae passeports a mannes sera fermé." Ce do3ument, daté du 30 mai, porte la griffe de von Bissing. Ces mesures sont destinées à isoler complètement et à affamer la ville de Malines. Les Allemands nous montrent là un échantillon de ce que sont la justice et le respect du droit pour un Allemand. a „Si la vie économique de Malines et ses environs, que je me suis efforcé spécialement '' de favoriser, souffrait gravement des mesures susmentionnées, a dit von Bissing, la faute et la responsabilité en seraient au manque de prévoyance des ouvriers de l'arsenal, se ^ laissant influencer par des meneurs." 0 Charmant régime ! A Iw ouvain s O11 s'occupe à Londres de réunir une colieo n tion de livres pour reconstituer, en partie, la m;■ 1 veilleuse bibliothèque de l'Université. Déjà plus de mille volumes ont été envoyés à Manchester où ia ,,Rvnla.nd?s libràry" s'oç-® cupe de réunir les ouvrages intéressante. Ce ne u sont, faut-il le dire? qu'éditions des 15e e% 16e u sièles, manuscrits, incunables, etc. n ' L'université d'Aberdeen a fait aussi un très ■- important envoi de livres de valeur. * A Aerschot s La voie ferrée Aerschot-Diest est toujours sévèrement gardée. , A. Montaign, les Allemands exercent un _ contrôle sévère sur les nombreux pèlerins e qui se rendent encore à la grotte. On n'y . voit plus cependant les longues processions de jadis, les Boches ayant exigé la somme de 2 francs de chaque personne qui se trouve dans une procession ! u ^ Les paysans de la contrée ont dû amener à Herselt les chevaux et les gros chariots pour que les Allemands puissent faire leur ^ choix. Depuis quelques jours, on entend le canon, mais le grondement semble provenir d'un endroit situé plus au sud que précédemment.* * * Les Allemands deviennent particulièrement sévères à l'égard des jeunes gens. On n se rappellera qu'ils ont mis tous les ver-roux quelques miliciens des classes Î2, 13, 14, 15 et 16 et qui avaient refusé de signer la fameux déclaration de ne plus prendre les armes contre l'Allemagne. Lorsqu'il y a huit jours, ils durent venir signer à la Kommandantur une liste de présence — c'était la deuxième fois que les Allemands les y contraignaient, — ils entonnèreut ® devant le local où siégeaient les officiers ennemis un ,,Vlaamsche Leeuw" retentis-s sant. s Après avoir signé, chaque jeune homme reçoit une carte d'identité, portant que le n milicien s'est présenté au jour fixé devant ! les autorités allemandes. Souvent, dans les l" villages des environs, des patrouilles deman-® dent leurs cartes aux jeunes gens qu'ils rencontrent. Ceuz qui n'ont pas de ,,Koiitrool . Karte" sont amenés à Diest où leurs par- * ents doivent venir les chercher... en payer ® une amende, bien entendu. ! Au Limbourg, 1- ^ Le 28 mai, les. Allemands ont réquisi-i- tionné des chevaux, des ânes, etc.... d $ n4 A Bruges. Nus avons annoncé l'arrestation du ba-s ron Albert de Ruzette, ancien gouverneur z de la. Flandre Occidientale et sénateur, r Motif: il avait fourni du pain à des pauvres gens, particulièrement aux femmes des mi-é litaires belges se trouvant au front. Son - coffre-fort fut saisi par les Allemands. )- —; >— ® Dans Ses Flandres. De Grammont et des environs sont arrivés s à Bruxelles de nombreux habitants venant _ chercher de l'ouvrage, munis de certificats s de recommandation de leurs échevins ou e conseillers: or, il n'y a pa3 plus d'ouvrage G à Bruxelles que partout ailleurs, et les d malheureux durent s'en retourne^, bre-■_ douille. s Dans nos villes du sud de la Flandre une s immigration constante des communes limi-e trophes se produit: soit dans l'espoir de Li trouver de la besogne, soit dans la certitu-â de de pouvoir prendre leur part de plus d'oeuvres de secours, des campagnards vieil-r lient habiter la ville avec toute leur famille, e Or, les villes ont actuellement plus de char-s ges que les villages. Pour la nourriture, r* par exemple, il y a bien plus de ressources à la campagne. La commune de Bachte-Maria-Leerne est ,5 frappée d'une amende de 2.000 marks. Motif: , un fil de fer barbelé a été tendu au travers ^ de la, route de Grand à Deinze, ce qui occasionna un dommage à un automobile militaire (ver- 1 sion allemande.) Les communes (le Deinze et de 3 Peteghem paieront chacune 4000 marks I d'amende parce qu'un train de transport aurait s été accueilli aux cris de ,,Vive la France" et à coups de pierres. La commune de Moen: 1000 marks d'amende pour dégâts commis à des fils télégraphiques. Vingt mille francs d'amende à la ville de 5 Courtrai parce qu'une grue à vapeur a été endommagée et rendue inutilisable pour de longs jours et parce que les portes des wagons g d'un convoi chargé de sable avaient été ouver-3 tes. ce qui fit- que les wagons arrivèrent vides ^ à destination. 3 La commune de Melle paiera 20.000 marks. La ^raison, d'après les Allemands, est qu'on a ueuruib volontairement ia ligne teiepnomque Garid-Alost, employée par l'armée allemande. On ne nous nime guère, a dû penser vou Keudell! Et quelle réponse ces Flamands de Deinze ont donnée à certaines personnes, en criant spontanément „Vive la France!" Aux frontières. Trois déserteurs allemands ont été arrêtés au moment où ils voulaient passer la frontière. Ils ont été remis au Komman-dant de Hasselt. * « • Des fugitifs venant .du Hainaut •arrivent journellement à Turnhout et dans les localités campinoises des environs de la frontière. Ces malheureux viennent surcharger une province où la situation n'est pas plus brillante que dans le Hainaut. Aussi les invite-t-on à gagner l'Angleterre ou la France via la Hollande, mais les autorités allemandes refusent de leur remettre des passe-ports. mm» m mm. Croix Rouge de Belgique. Breda. Le sous-comité des Ambulances Belges de Breda a décidé d'organiser un cours d,'infirmier s à la demande de nombreux réfugiés belges. Ce cours sera dirigé par le Docteur Thirifay, médeçin de la Croix Rouge de Belgique, et s'ouvrira incessamment.La propagande en faveur des oeuvres de la Croix Rouge belge a obtenue à Breda du succès. Chacun a voulu contribuer suivant ses moyens à la belle oeuvre humanitaire du transport rapide des blessés par auto-ambulances.Les sommes recueillies à ce jour y atteignent1J/.50 francs 4- 3-91, 60 florins. Les souscriptions reçues en, dernier lieuL au secrétariat, 86 Baronielaan, sont les sui vantes : Monsieur et Madame Verellen 1000.00 frs4 P. Langerock 10.00 ,, Docteur Thirifay 10.00 ,, Aug. Rosseels 10.00 fl« F. Diérckx 2.00 ,, Après une partit de bridge ... 2.60 ,, Pour nos prisonniers de guerre en Allemagne Nous publions ci-dessous la listc'des souscription qui sont po^rvemies av. Comité de Voeuvre, 73a Parlcstraat à, La. Haye. Les personnes qui nous ont fait des envois de fonds par lettres ou ■par mandats-postes voudront bien considérer la, publication faite dans notre journal comme ctant un accuse ae rceeptwn. Montant de la, liste précédente ... fl. 855.00 M. Thomas Ramais, d.Rardewych 3r 2.50 M. Jardin „ 2.50 Mme Fossoul de Wecrt ,, 1.50 M. FranqvÀgnoul. de Maastricht1.50 M. Blondeel, Rotterdam ,, 2.50 Mme Smeis „ 1.50 Mme van Schoor à Rosendal ,, 1.50 M. Posenier de Hidst ,, 1.50 M. Moenaert • „ 4.50 M. Ch. Velannoy ,, 1.50 M. Ronrosse ,, 8.00 M. E. Delliaye ,, 1.50 M. Marichal m.j»., 3, 1,50 Th. Oger de Hogebroek „ 25.00 Une compatriote -, „ 1.00 M. Albert Born ,, 10.00 Comte de Bytandt ;... ,, 50.00 Divers Anonymes frs. 75 00 M. Albert Dineur : „ 100.00 Baronne de Royer de Frôla ,, 40.00 Mme. v. d. Bergh van Hemstede „ 50.00 M. Op den Berg „ 10.00 Consul Gcn. de Belg. à Flessingue ,, 62.67.50 M. Ho,g ers ,, 2.50 M. Fribourg ,, 10.00 Gr. Bazar de la Paix à La Haye ',, 10.00 S „ 50.00 M. Joseph Storck ,, 10.00 Madame Ch. Smet ,, 20.00 ncs qui nous envoient des colis à expédier d'écrire lisiblement les noms et l'adresse très complète du ou des destinaires. Nous rappelons à tous que les dons en espèces et en nature sont accueillis avec reconnaissance au siège de l'oeuvre, 83a. Parhstraat à La Haye. BUREAUX de 10 à midi et de S à 5 heures. Comité national de secours et d'alimentation. Section pour la Collecte en Hollande. Comité d'Amsterdam. Le lieutenant Henriette, des grenadiers, interné à Amersfoort, nous adresse ce jour la collecte faite au camp I par l'adjudant Vade-veïde et au camp II par l'Adjudant Becker; ces sommes ont été versées, d'une part par les officiers, et d'autre part par les nombreux soldats internés à Zeist, qui ont à coeur de soulager, dans la mesure du possible, la misère de leurs compatriotes restés en Belgique. Officiers: Vers, avril. Fr. 30.00 Fl. 40,00 ,, un groupe. 100.00 de la part de 1 un cie ceux-ci 20.00 du 1er versement omis Baraque 13 camp II... „ 9.85 . „ 3.99 Soldats : 2e vers. : Camp 1: 84,52; Camp II: 178,87 „ 263,39 2e vers.: Camp I:-24,75; Camp XI: 53,65 m ,2 78,39 3e vers : Camp 1: 84, 79 $ Camp II; 82,96 „ 167,75 3e vers : Camp 1: 25,89 ; Camp II : 22,67 ,, 48,-56 40 vers. :Camp T :106,11 ; Camp II: 53,37 •• 159,48 4e vers. Camp T ;58,67; C'amp II: 9,34 „ 68.02 Frs. 740,47 Fl, 239,17 Un remerciement à oes brav^eg

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Cet article est une édition du titre L'écho belge: journal quotidien du matin paraissant à Amsterdam appartenant à la catégorie Oorlogspers, parue à Amsterdam du 1914 au 1918.

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