L'écho belge: journal quotidien du matin paraissant à Amsterdam

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s.n. 1916, 25 Janvrier. L'écho belge: journal quotidien du matin paraissant à Amsterdam. Accès à 26 avril 2019, à https://hetarchief.be/fr/pid/pr7mp4wt0k/
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2en,e Année N°. 459 S cents (ÎO centimes: marai 2rs mmnrer raro L'ECHO BELGE L'Union fait la Force .Journal Quotidien du malin paraissant en Hollande Reine est notre nom de Famille. Toutes les lettres doivent être adressées au bureau de rédaction: N. JE. VOORBURGWAL 234-240, AMSTERDAM. Téléphone: 279V. Rédacteur en Chef: Gustave Jaspaers. ( Charles Bernard, Charles HerbieC, Comité de Rédaction : ^ jîen«i Cliarnbry, Emile Painparé. Pour les annonces, abonnements et vente au numéro, s'adresser à l'Administration du journal : N.Z. Voorburgwal 234—240, Amsterdam Téléphone: 1775. Abonnements: Hollandofl. 1.50 par mois. Etranger H.2.00 par mois Annonces: IS cents la ligne. Réclames: 30 cents la ligne. Jusqu'au boui La joie —• fausse joie ! — manifestée p* les Boches au reçu de la nouvelle — faus nouvelie ! — de la capitulation du Mont ïiégro montre bien le prix qu ils attachei à la paix. Evidemment, là capitulation d'ur armée de 30.000 liommes, m cinq centièn partie des effectifs de l'Entente, et d'u pays de 300.000 âmes (et qu est-ce don< cela, vis-à-vis de l'immense Russie!), n; vait auoune impoitauce. Certes nous poi viens en être affectés au point de vu moral parce que notre victoire certaine 1 peut être obtenue qu'a force de ténacité i d'endurance et qu'il était d'un mauva effet que l'un de nous, fut-oe le plus pet et le pais faible, jetât enfin le manche apr la poignée. Mutatis mutandis, nos ennem en éprouvaient iln contentement .hors < toute proportion, parce qu'il leur donna 3'iUucion, si puérilement exprimée par président du Reichstag, que le Monténég était .,le premier" et que les autres allaie suivre. Il ee fait maintenant que le Mo ténégvo n'ayant pas capitulé, ,,lee autres' dont nous sommes,' n'ont qu'à suivre, < effet, l'exemple de os petit pays qui pou s vit la lutte malgré tout. Et c'est bien ce que les Allemands redo ton t. Aussi ne pouvons-nous nous.empêch de transcrire ici un extrait, de la ,,Gazet de Francfort'' où, véritablement, coran nous le faisait remarquer l'ami qui appel dessus notre attention, l'Allemagne ,,me: die" la paix auprès de la Belgique. Ce à propos du traité de Londres et auquel, pa tant du peint de vue de notre neutralit nons n'avons pa? adhéré. La ,,Gazette v Francfort' ' écrit : ,,Nou3 ne sommes pas eu mesure de coi naitre quelque cho?o de certain sur les ra] porte acôuc! s du gouvernement belge exi. et de l'Entente. spécialement de la Franc eUd^J'Angleterre. Il n'y a aucune raiso < que le lien s'est relâché. D'ai leurs, il faut tout autant mettre en garo côtitre des conjectures anticipées et à bo compto sur un ébranlement intérieur d l'ai; lancé conjurée contre nous. Il est pr< table que les Belges du Havre continuent ctre do dévoués adeptes des Anglais et & Français, pour la bonne raison qu'il i leur reste lien autre chooe à faire. Cepci dont, récemment, on vient de lancer ui nouvelle qui éclaire qu.Iqus peu ce_ rapport Lo gouvernement belge n'a pas adhéré < traité de Londres', dont les signataires : font engagés, à ne pas signer de paix sép réc. 'Çôja s'est fait probablement pour raison, qu'il ne fa.it la guerre que pour d fendre sa neutralité et ne désire faire qu que oc soi: qui pèche contre ce principe. ( peint de vue a été motive en détail par député clérical flamand, et qui approcl de fort près le gouvernement belge d Havre, Van Cauwelaert. Il est fort renia quable, dit-il, que les chefs et le peuple < Belgique 9e rendent finalement compte qi notre pays a été entraîné dans la guer; d'une toute autre façon que les aiitres pa-et que sa situation est tout à fait partie' lierè: Nous nous bornons à défendre not: intérêt national et nous faisons ,une diff rence tranchée entre notre propre cause oelle de nos alliés actuels. ,,11 ne faut pas considérer cette vo comme une voix isolée, ni non plus conir celle de tous les Flamands en opposition l'idéal d'Etat beige, parce que d'autres c sent la même chose, tels le chef wallon De trée, qui 6*est exprimé dans le même sens cela dans un journal parisien. La ,,Vlaaf sch© Stem",paraissant à LaHaye et oppos au Havre, s'exprime de façon encore pl' vive: ,.Si la Belgiq-ue adhère à La conve: tion dè .Londres, elle, reconnaît sortir de s< droit, renier sa neutralité. En d'autres te mes, elle donne le droit à l'Allemagi <f'agir en ennemie à son égard, même p. Congrès de paix— Notre gouvernement 1 construira pas ce pont aux ânes. S'il € avait l'intention, il ne pourrait pas suiv: cette nouvelle direction politique sai demander son opinion au peuple belge." C sont'là paroles fort sensées et il n'y a qu: regretter que le gouvernement belge n'a pas constamment été d'aussi bonne façc orienté \sur les pleins devoirs de la neutrs lité et n'ait pas interrogé son peuple avat de se laisser entraîner par l'ébat-major ai glais à des intrigues douteuses et contrair à la neutralité.' Mais si finalement on s'e mieux rendu compte, cela peut être attr bué en partie à la dernière déclaration d chancelier d'empire allemand, car les Be ges doivent naturellement se dire que < serait de leur part agir de façon fort fr vole s'ils donnaient, des raisons pour faii qualifier de ,,bonne prise" leur pays qi est considéré actuellement comme u -gage". >,11 est manifeste qu'on a hésité au Havi avant de prendre la décision de renoncer participer à la convention. Dans la' pr< mière moitié da décembre, les journaux frai Çais■ publièrent la nouvelle, officieuse, qu là déclaration d'adhésion du gouvernemer belge était prochaine. Vers la fin de l'ai née dernière, l'Entente, pour des raisoi dont il est difficile de se rendre clairemer compte, a sorti le traité de Londres, sigu 5 septembre 1914 entre la G-raaide-Bn tagne, la France et 'a Russie> et 1 a presen- tlé à ceux des Alliés qui sont entrés plus tard dans l'Alliance. Le Japon et l'Italie l'ont signé au début de décembre et on a du s'attendre de la part de la Belgique à oe qu'elle se déclare solidaire des grandes puissances alliées et refuse de signer toute Ll- paix séparée avec l'Allemagne. Le fait que ;ù certains milieux gouvernementaux belges î. favorisaient une pareille action ressort de Lk la lecture de la presse belge. Mais ensuite, e sous l'impression du discours en question e au Reichstag et de la forte opposition con-^ tre la signature de la convention qui a été manifestement provoquée parmi les Belges par la lecture de ce discours, en a pris une L_ autre décision au Havre. On doit se dire e d'ailleurs aussi c^ue le gouvernement belge, s entièrement livre à l'Entente, eût pu difficilement prendre cette résolution si à ~ Londres et à Paris on eût absolument dé-siré le contraire. ,,Tout en se méfiant de suppositions qui is nous sont favorables, on ne peut se défende dre de l'impression que nos ennemis, qui it jadis ne voulaient entendre parler que d'une paix qu'ils dicteraieut à Berlin, ont verse ■q quelque peu d'eau dans leur vin. Si donc il se faisait que le gouvernement belge, sous u'importe quelles conditions, était prêt à faire une paix séparée avec l'Allemagne, il m u'y aurait tout au moins aucun obstacle r_ formel à la chose— et l'Angleterre n'aura pas à être plus belge que les Belges." Nous ferons tout d'abord remarquer que 3,. le soi-disant ,,langage sensé ' de la ,,Vlaam-, sche Stem" n'est pas un langage belge, les a rédacteurs de cette^J^uille se plaçant sinon ! à un point de vue anemand tout au moins 6 à un point de vue anti-belge, leur campagne 1 ne tendant à rien moins qu'à la destruction ,r de l'Etat belge et, partant, de la nationa-[' lité belge. Il s'ensuit que toutes les opinions ..sensées",entendons par là des opinions con-;e formes à leur doctrines, de ces «adversaires de la Belgique deviennent ,,insensées" dès l- qu'on se place à notre point de vue natio-1- nal. Et le fait seul de se rencontrer avec é eux est déjà de nature à. faire réfléchir e tous ceux de nos compatriotes"qui continuent !i à défendre obstinément le dogme de notre 1- neutralité contractuelle et perpétuelle, e C'est vrai, comme le fait observenM. Van n. Cauwelaert, que nous avons été entraînés e dans la guerre d'une manière différente )- que les autres belligérants. Mais, une fois a, entraînés dans la guerre, nous devons la îs poursuivre ,,jusqu'au bout" comme a dit Le M. Clemenceau au Sénat français. Depuis v le 4 août 1914, toutes les considérations ie d'ordre politique résultant pour nous du S- traité de 1839, violé par l'Allemagne qui /U déclara ne pas s'en soucier plus que d'un ^ chiffon de papier, sont devenues caduques x, comme le traité lui-même et nous n'avons a plus à nouB en tenir qu'à des considérations purement militaires. M. Van Cauwelaert ^ admettra-t>il qu'au cas où une offensive •e heureuse rejetait les Allemands hors de je notre territoire nous n'aurions plus qu'à l(J conclure la paix, prier les Français et les u Anglais d'évacuer à leur tour la Belgique sous peine de nous tourner contre eux, quit-. te enfin à les rappeler au cas d'un retour IC| offensif des Boches! Ces conséquences absurdes, où conduit le raisonnement de ceux c qui s'en tiennent toujours au traité aboli |T° de 1839, constituent uue condamnation l~ sans appel. Au demeurant pas de ,e milieu: nous sommes neutres ou nous sommes en guerre, que diable ! et c" tant de nos villes incendiées, tant de nos compatriotes assassinés, notre pays courbé ix depuis quinze mois sous le plus abominable "te régime de terreur et de délation que l'his-à toire ait jamais enregistré nous disent assez i- clairement que nous ne sommes pas neutres ! s- Le sommes-nous davantage pour l'Aident magne? Hé, pas même en théorie, puisque l'Allemagne, et la ,,Francfùrter" le répète -e une fois de plus, prétend toujours que nous ^ avons ,,prémédité" avec la France et 3- l'Angleterre une agression contre l'Alle-»u magne et que, par nos soi-disant arrange-i> ments militaires avec le cabinet ,de Londres, Le nous portons notre part de responsabilité u dans la guerre qui a été ,,imposée" à l'Alle-te magne. 111 U y a, dit M. Van Cauwe>laert, une diffé-*e rence tranchée entre notre cause et celle 13 de nos alliés actuels. Quelle différence? Et 'e tout d'abord que signifie le correctif ,,ac-à tuel" ? Est-ce à dire que telle autre grande it j puissance, l'Allemagne par exemple, pour- | u rait être notre alliée de demain? M. Van L_ Cauwelaert n'a pas même pu le penser.Mais, & s'il est vrai que les pays de l'Entente ne 1- sont entrés en guerre avec l'Allemagne que îs pour opposer une barrière à l'esprit de con--t quête du germanisme et pour libérer l'Euro-i- pe d'une hégémonie de jour en jour plus pe-u santé et plus oppressive, nous autres, qui 1- avons été les premiers à en souffrir, pour--e quoi donc sommes-nous en querre si oe n'est i- pour, la cause du droit, de la justice et de e la liberté? < Ainsi, que nous signions le traité de Lon-n dres ou non — et il est possible qu'en 11e le signant pas notre gouvernement veut mar-■e quer quelle était notre situation spéciale à avant la guerre — notre sort est lié au sort î- de nos alliés jusqu'à la conclusion d'une 1- paix qui brise en même temps que le mili-c tarisme allemand la puissance allemande et t nous rétablisse dans une Belgique autonome, intangible, non point par la vertu des trai-s tés inutiles, mais par sa propre force. Chartes Bernard. é En Belgique. A 8f uxelle s» M. Adolphe Max se trouve, ainsi que nous l'avons annoncé, transporté au château de Celle (Celle-Sohloss) — est-ce un château ou une forteresse? — depuis le 26 novembre dernier. Le '26 janvier prochain, il y aura exactement seize mois que dure la captivité du vaillant bourgmestre de Bruxelles. Tandis qu'il arrivait à Cellej les autres Belges qui s'y trouvaient depuis quelques mois en avaient été préalablement évacués. Parmi eux il y avait M. de Lalieux, bourgmestre et député de Nivelles, que l'on dit souffrant. Parmi les otages rentrés d'Allemagne^ il en était qui avaient passé par le Celle-Schloss ; ils disent y atfoir vu M. Max dont le moral était fort bon. Une carte reçue hier par un ami du maieur l'atteste. La belle humeur n'a pas quitté l'héroïque bourgmestre qui déclare que son déplacement ,,constituo une amélioration sensible". * * * Une réunion de commissaires de la Bourse a eu lieu et> s'est prononcéo contre la liquidation financière et la réouverture de la Bourse. Il ne pouvait en être autrement. D'autre part, nous apprenons que la Caisse de Reports et de Dépôts, qui a mis cinq millions de francs à la disposition des liquidateurs éventuels, menace de retirer ses fonds au on s où la liquidation des fonds publics arrêtée en date du 31 juillet 1914 n'avait pas lieu le 31 janviçr 1916! L'issue du conflit est donc incertaine, mais les patriotes sont libres dès à présent de se faire un jugement. Ils demanderont des compte» plus tard. * * * L'administration communale de Laeiken vient d'installer un magasin communal place St. Lambert, à l'usajge des habitants du quartier du Heysel. * * * L'administration communale de Bruxelles a fait construire des maisons ouvrières dans le quartier , de . la rue Haute. EUes vont pouvoir être habitées prochainement-Ce sont sept blocs d'habitations, dont les rez-de-chaussée sont occupés par les magasins à front de rue et des ateliers à front de cour. Ces habitations comportent 27|2 logements comprenant 712 chambres. Tout le confort moderne a été prévu. * * * Qui ne connaît lo commandant Clarinval? Il savait exercer durant les dernières réunions automobiles et sportives cette sévère mais sage surveillance qui fut la plus précieuse collaboratrice d'une organisation impeccable. Nos clubs automobiles lui en sauront toujours gré. Chez lui, avenue de la Couronne, comme en d'autres demeures appartenant à des officiers, la soldatesque teutonne a perquisitionné. Mais, au domicile du commandant Clarinval particulièrement, la manière boche s'est manifestée. On a vu des chasseurs, ivres sans doute, sortir, affublés de chapeaux et de vêtements do femme. L'une do ces brutes 6ly révéla en des gestes particulièrement obscènes. Ah, cette exquise Kultui ! * * * La Société des ateliers de constructions électriques de Charleroi procède au montage de trois nouvelles grues électriques, doux au quai des Steamers èt une au quai des Armateurs. Ces grues devaient être mises en place le 1er septembre 1914, mais leur montage fut retardé par la guerre. Elles avaient été commandées aux Ateliers de constructions électriques de Charleroi à la suite d'une adjudication publique. Elles compléteront très utilement l'outillage du port de Bruxelles dont le trafic est important en ce moment. Le mois de novembre 1915 a donné 192.000 tonnes contre 180.000 en novembre 1913. L'augmentation provient d'environ cent mille tonnes de charbon qui ont été expédiées en Hollande par le port de Bruxelles. * * * * Depuis que 1 autorité allemande a annoncé son intention de faire occuper par ses officiers et ses soldats les maisons des Belges résidant à l'étranger, les industriels qui se sont fait une spécialité d'opérer les déménagements sont littéralement débordés. Toutes les maisons visées pan l'arrêté du gouverneur se vident comme par enchantement. Les objets précieux sont mis en lieu sûr, pour éviter que les soldats ou les officiers allemands ne cèdent à la tentation de s'approprier ce qui ne leur appartient pas. Ils ont envoyé déjà en Allemagne tant de mobiliers, tant de pianos, tant de pendules, tant d'objets d'art, que les Bruxellois ont tenu à prendre cette fois leurs précautions. Les maisons menacées sont systématiquement dégarnies -et ceux qui ont eu mission de les surveiller n'y ont laissé que les meubles hors d'usage et quelques chaises boiteuses C'est leur droit strict, et cela ne regarde qu'eux. Mais voici que l'autorité allemande se fâche ; elle se rend très bien compte des rai sons qui ont poussé les habitants à prendre ces précautions. Elle n'ignore évidemment pas que les troupes allemandes se sont livrées au pillage des propriétés qu'elles ont occupées, mais il lui est désagréable sans doute de voir la population se prémunir d'une manière aussi ostensible contre le vandalisme et la rapine des soldats teutons. M. Lemonnier a été chargé de faire connaître à la population que le gouvernement général désapprouve de tels procédés. Et voici dans quels termes notre ff. de bourgmestre transmet au public les doléances de M, von Bissing : ,,L'autorité allemande me signale que. depuis quelques jours, on procède afu déménagement des meubles garnissant les maisons dont, les occupants 6e trouvent actuellement en pays étranger. Elle me fait connaître que de* actes de ce genre sont inadmissibles et que leurs auteurs s'exposent à des pénalités." * * * L'opérette a un succès inaccouitumé. Or» en ioue -oartout. Au Pathé-Palace, on an nonce ,,Véronique" avec Angèle Van Loo, de Veldi, Druart, etc... Au Vieux-Bruxelles ,,Les Hirondelles", d'Henri Hirschmann (actuellement au front), en attendant ,,La Périchole". Au Palais de Glace, après ,,Boscace", on interprète ,,Monsieur Chou-fleuri"... Et l'on crée de nouvelles opérettes, à la Scala notamment, où se joue ,.La Plus jolie fille de Bruxelles." * * * A Schaerbeek, 70 agents réguliers ont remplacé les 400 membres de la polioe civile. Les nouveaux agents sont payés à raison de deux francs par service de 1 à 5 heures du matin. A. Anvers, On annonce la mort de M. Schoenc, propriétaire de l'hôtel Métropole, rue Leys. A Liège. Nos lecteurs se souviendront peut-être que nous avons parlé longuement de l'affaire Log-nay, — un procès de capta tion d'héritage. Jugement en vient d'être rendu. Les héritiers légaux obtiennent gain de cause. Lo sieur Tixhoa, choisi par Mlle Lognay comme légataire universel, est débouté, la preuve étant faite que la vieille demoiselle ne jouissait pas de la plénitude de 6es facultés mentales. * * * Le ,,Cri de Liège" estvdignernent représenté à l'armée belge. Toute la rédaction est en effet au service de la Patrie. Deux de ses membres sont morts au champ d'honneur et deux autres sont réformés à la suite de leurs blessures. Le rédacteur en chef, Julien Flament, est infirmier à Cala.is; Paul de Blauwe, s.-off. A. 44. 8 m. ; Marcel Paquot, brancardier, A. 44. 3/4; Herman Frenay, A 00, 2e batt. ; J. Clas-kin, A. 144, 3/4; Ch. Courardy et Oh. Felot, réformés pour blessures en Angleterre; Willy Renier, sergent-, C. I. 8; Ad. Dojàrdin, sous-lieutenant, A. 44 3/2. Georges Fisse, du 7me, fut tué à Pervyso en décembre 1914; Paul Dumont, du" 14e, fut tué à Rhées (Herstal) en août 1914. A Wamaar. Le général retraité Van Meldert, échevin des beaux-arts et de l'instruction publique, vient de donner sa'démission. On croit que M. Alphonse Delannoy sera son remplaçant./ * * * • Le Conseil corum.uuat a décerné pour 1915 le prix ,,Blondeau" à Mme Wesmael Charlier, la dévouéfe présidente de l'Ouvroir Mme Wesmael s'est, tout particulière ment distinguée par sa charité et sa géné rosité et les services rendus aux déshérité: de ce monde. Sur l'initiative de M. Reisch, il a été institué une police bourgeoise placée sous le ordres de M- Mùller, commissaire en chef et de M. Reisch; elle se compose d'unf trentaine d'agents qui font jouruellemen des services de rues ainsi que des ronde de nuit dans les divers quatiers de la ville A Olr&e&ïit. Un brave cocher, nommé Hoùbion, au nie ment où passait, un vice-feldwebel, écrivi' à la craie sur un mur de la ville en lettre majuscules ces trois mots : ,,Vive 1î France 1" Il a été condamné à trois semaines di prison 1 A Arlon. L'autorité militaire allemande a prononcé le condamnations suivantes contre des négociant j eu poinmes de terre qui transgressaient le i ordonnances relatives à la fixation de pri: maximum : i' Paul Klons, de Gouvy, deux semaines d prison et 1000 marks d'amende; I Louis Dury, de Florenville, un mois et un j semaine de prison et 3000 marks d'amende; | François de Jong, de Bruxelles, six mois d ! prison et 6000 marks d'amende; | Henri Evoraerts, do Bruxelles, neuf mois d prison et 8000 marks d'amende. Au IsUx&mtooaargg. La vie est calme à Bouillon ; la ville étan comprise dans la région des étapes, il faut u passeport pour s'y rendre ou en sortir. ' Impossible, par exemple, d'aller jusqu' Sedan. Jusqu'en ces derniers temps, cette viD n'était pas ravitaillée, et il y régnait une époi: | vantable misère; on a payé un oeuf 1 fr. 50 ( 1 lo riz 1 fr. 20 la livre. Beaucoup do personne de Bouillon faisaient à grands risques la cor trebande pour y porter les objets de premier nécessité. A Bouillon, la vie est assez facile, et les sei vices de ravitaillement fonctionnent bien. L presbytère est le grand entrepôt des vivre américains. La commune donne de l'ouvrage au femmes qui désirent gagner quelque argent. M. l'éehevin Lambert fait les fonctions d 1 hourgmestre. La Kommandantur est installé j à l'Hôtel de la Poste. Le moral est excellent, et l'on a bon espoi J pour tout. On prend bravement son parti d I voir la guerre traîner en longueur, mais pe I sonne ne doute de la victoire des Alliés, et toi: i le monde attend avec confiance le retour d 1 Roi Albert et de sa vaillante armée. A Châtelet. A la dernière séance du Conseil communal qui a eu lieu le 23 décembre, les décisions suivantes ont été prises : 1° Sur la proposition de M. le bourgmes-' tre, il a été décidé qu'un monument sera élevé à la mémoire des Châtelettains to mbés, pour la défense du drapeau ; le comité est en voie de formation; 2° L'administration communale adhère à la société L'Auxiliaire des habitations ouvrières, dans le but de venir en aide aux familles sinistrées; 3° Le ruisseau malodorant, connu sous le nom de Bief, sera couvert depuis l'hôpital jusqu'à la tannerie de M. J. Dejean et la rue de la Fonderie sera percée; 4° Les écoles seront visitées périodiquement ; 5° La démission de M. Paul Clerck de ses fonctions d'instituteur est adoptée avec avis favorable à la liquidation de sa pension ; 6° M. Noël Hastier, fils de M. Hastier, instituteur, est nommé en remplacement de M. Clerck. / A ToursiaL L'autorité allemande vient de faire connaître les dates des séances pour l'année1 nouvelle. Elles auront lieu à la Halle aux draps, tous les mois, sans égard aux dimanches et fêtes. Tous les 1ers du mois : les Belges; tous les 2: les étrangers; tous les 3: les habitants de Beclers, Chercq, Froyen-nes, Havinnes, Kain, Lamain, Marquain, Orcq, Rumillies, Vaulx et Warchin. Tous les 2, 8, 15 et 23, les étrangers dont les nations sont en guerre avec l'Allemagne.Sont soumis au contrôle : 1) Tous les Belges du sexe masculin nés de 1885 à 1898 inclus. • 2) Tous les Anglais, Français, Japonais, Russes, Serbes, Monténégrins et Italiens des deux sexes âgés de plus de 15 ans. 3) Les membres de l'ancienne garde civique : a) ceux de l'active jusque l'âge de 40 ans ; b) tous ceux de l'inactive nés depuis le 1er janvier 1885; c) tous les officiers quel que soit leur âge: 4) Tous ceux qui ont participé à la guerre, ainsi que tous les prisonniers revenus d'Allemagne, quel que soit leur âge. 5) Tous les Allemands du sexe masculin nés entre le 2 août 1869 et le 31 décembre 1898 inclus. Au Pays Wallon Les acoidents se succèdent 6ur la voie ferrée Aachen-Louvain. Lundi, une locomotive dévala une pente entre Visé et Mouland, mais, lea freins ne fonctionnant pas, elle alla s'écraser contre une rame de wagons. Le machiniste a été coupé en deux. « * * Nous apprenons de Soignies la mort de M. ' Eugène de Savoye, sénateur catholique do l'arrondissement Mons-Soignies: Doué d'uno intelligence saine et droite, travailleur infatigable, , il s'était créé un nom dans lo monde industriel. Estimant que son devoir était de rester à son [ poste, à l'arrivée des Allemands il demeura à Soignies.. A O SI !TB fffl» On a 'beaucoup ergoté sur la condamnation du comte Joseph do Hemptinne. Le comte de Hemptinne, qui appartient à une nombreuse et ancienne famille gantoise, avait le culte de là patrie poussé à l'extrême et ne manquait jamais une occasion de le ' prouver 1 En même tomps que lui, deux habitants de Saint-Denis "Westrem furent condamnés à la peine capitalo. Grâce à l'intervention du Pape, 3 lo comte de Hemptinne et ses oo-victimes de la tyrannie allemande virent leur peine commuée en celle de travaux forcés à perpétuité. Un détail qui met une fois de plus en lumière la barbarie teutonne. La comtesse de Hemptinne, mortellement angoissée par l'ar-^ restation ,do son mari, finit par apprendre 3 l'heure approximative du départ pour l'Ailcï-s magno. Elle s'était donc rendue à la gare de c Gand Saint-Pierre, mais elle s'y vit brutalement éconduire. 3 Le comto de Hemptinne a été emmené en Allemagne. Depuis Aix-la-Chapelle oti a perdu 5 toute trace de sa résidence définitive. Ce que l'on sait c'est qu'appelé à se prononcer pour un 3 métier éventuel à remplir, le vaillant président de l'Automobile Club des Flandres a opté pour celui de tailleur. * * * Le nombre des chômeurs s'accroît dans de' grandes proportions. En juin dernier, on en comptait 26.111. En septembre, il y en avait 32.033. Aujourd'hui, on t peut tabler sur uii dhiffre d'environ cin-1 quante mille. I A Alost ~ Sur la foi d'une dépêche venue du Havre, nous avons publié la nouvelle de la mort du s député Pierre Daens. Oh ! nous étions en bonne compagnie, tous les journaux français, c anglais et hollandais consacrèrent des lignes émues au chef du parti démocratique alostois. Mais les journaux publiés en Belgique dé- 0 mentent unanimement cette information et s affirment que M. Pierre Danes est en * exoellente santé. Nous en serions enchanté et nous espérons pouvoir officiellement démentir e la nouvelle de sa mort, e . r Aux îroîstières. e r- Plusieurs habitants de Selzaete ont reçu t samedi l'ordre d'évacuer leur domicile, à cause u do l'inondation possible. L'eau no se trouve plus qu'à 50 mètres des écluses et do la clôture de la frontière. H y a un an 26 janvier 1915. Avance des Belges à Pervyse. A Yprps, les Allemands repousses ■par les Français laissent 300 morts, dont leur commandant. D*autres offensives allemandes subissent le même grave échec à Gïvenchy, près de la Bassce, contre les Anglais, qui s*emparent de leurs positions; entre Bêthune, la Ba-ssée et Aix-Noulèttex, où ils laissent plus de 300 morts et où Guillaume II a été le spectateur de leur défaite; dans l'Aisne, à Vouest de Craonne, entre Heurtebise et le bois Foulon, où les Français leur reprennent■ leurs positions. A Béthune) des Taubes jetant des bombe* tuent dix-sept habitants; nombreux blessés. Arras toujours bombardée. En Champagne , les canons français arrosent copieusement les positions all&niandes. En Argonne, à Saint-Ililaire et à Fontaine-Madame, vigo>ureuse contre-attaque française et reprise die trarjwhéex. En A lsac&, Ven/nemx l cctntinaie à bornibaj'der Tlumvru, Lembach, Cen%nay (Senthfrim.) et FilaxrtjnanvnsivUlcr-kapf. Front oriental sans changement. Sur la' Baltique, un Zeppelin jette des bombes sur Libau., port russe;, il est abattu par Vartillerie de la place et tmnbe à la mer, près de la côte, son équipage est prisonnier; près de l'île liug&n (nord-o>uest de la Poméra-' nie), un s&ius-mairin russe torpille et endommage la canonnière allemande ,,Gazelle". Au n/yrdr-aue&t de l'Irlande, le paquebot anglais ,,Vikvng" caulé et pord<u corps et biens, ayant heurté une mine allemande. A Vienne, troubles sanglants entre la police et la population cKuvrière. ■ 9 ■ n— Un dernier mot M. le chanoine Heynssens veut bien, dans l',,Echo Belge" du 20 de ce mois, me recon naître le droit de ne pas être de son avis au sujet de D. G. Morin, aussi lui en sais-je un gré infini... Par contre, je mç> permets de lui dire que je ne prise pas beaucoup le ton doctoral dans une discussion. Contrairement à la maniéré de voir de mon honorable contradicteur, j'estime ne pas avoir répondu à côté de la question, et c'est si vrai que M. Heyenssens s'est rallié — peut-être sans s'en apercevoir — à mon opinion. M. le chanoine affirme qu'il n'a pas critiqué la brochure des catholiques français, et qu'il est plein d.'admiration pour ses auteurs, dont les travaux sont remarquables. J'en suis lieureux, mais j'avoue que cette déclaration m'a fait sourire car je me demande ce qui peut bien rester d'un livre quand M. Heynssens avoue franchement, l'avoir passé au crible de sa critique.^ Le defenseur de D. Morin reconnaît ensuite que son ami a commis une lourde faute. Le chemin de Damas est proche, car nous sommes loin, n'est-il pas vrai, du „I1 a manqué de doigté et c'est tout" ou encore ,,11 eut tort évidemment". N Enfin M. Heynssens ajoute qu'à la place des supérieurs de D. Morin il aurait protesté également. C'est parfait, mais que deviennent alors les circonstances atténuantes? Envolées? Evanouies en fumée? Passez muscade, et n'en parlons "plus. M. Heynssens a eu bien raison du reste de ne pas s'être cramponné à ces circonstances atténuantes qui n'excusaient rien du tout; bien mieux, une d'entre elles aggravait même singulièrement le cas de D. Morin. La voici: ,,Si D. G. Morin a défendu les.savants catholiques allemands contre l'accusation de modernisme, c'est qu'il était mû par la reconnaissance pour ses hôtes et le ressentiment personnel d'attaques similaires!" Vraiment, c'est à ce se demander parfois si on rêve, car enfin, à mon humble avis, tout bon patriote ne peut avoir pour l'ennemi qu'un seul sentiment: la haine, qui est bien éloignée de la reconnaissance. Quant à se ranger aux côtés des Allemands, parce que l'on éprouve du ressentiment contre ses compatriotes, ce n'est pas d'un caractère bien noble. Il est vrai que D. Morin est de petite taille, de si petite taille ^qu'il n'y a rien d'étonnant que ses pensées rampent parfois. M. Heynssens me demande si, d'après moi, D. G. Morin a passé à l'ennemi? Je répondrai par les lignes suivantes extraites de l\,Echo de Paris" : ,,On sait quel concert de récriminations, de fureur et d'in jour es s'éleva chez nos ennemis lorsque le Comité catholique de Propagande française à l'étranger lança dans la mêlée, en avril dernier, son premier ouvrage, La Guerre allemande et le catholicisme.,,Les Allemands, qui, depuis huit mois, ne cessaient dans les pays neutres de -déverser. sur notre compte d'abominables calomnies, s'offusquèrent pudiquement lorsqu'un comité d'académiciens, de théologiens, de savants et de publicistes, catholiques et français, osa faire connaître au monde la vérité sur notre mentalité comparée à la

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Cet article est une édition du titre L'écho belge: journal quotidien du matin paraissant à Amsterdam appartenant à la catégorie Oorlogspers, parue à Amsterdam du 1914 au 1918.

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