L'écho belge: journal quotidien du matin paraissant à Amsterdam

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s.n. 1916, 22 Fevrier. L'écho belge: journal quotidien du matin paraissant à Amsterdam. Accès à 19 fevrier 2019, à https://hetarchief.be/fr/pid/b27pn8zd74/
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2®«e Année ïNf°. 487 S cents no Centimes) Mardi 33 février 1916 L'ECHO BELGE Journal quotidien du matin paraissant en Hollande. L'Union fait la Forcer Beige est notre nom de Familie. Toutes les lettres doivent être adressas au bureau de rédaction: N. X. VOOBBURGWAL 234-240, AMSTERDAM. Téléphone: 2797. Rédacteur en Chef: Gustave Jaspaers. „ „, , ( Charles Bernard, Charles Hcrbiet, Comité de Rédaction: „ , . ' „ _ , , f René Chatnbry, Emile Painparé. Pour les annonces, abonnements et vente au numéro, s'adresser à l'Administration du journal: M.Z. Voorburgwal 234-240, Amsterdam Téléphone: 1773. Abonnementsi Hoïlandefl. 1.50 par mois. Etranger B.2.00 par mois Annonces: 15 cents la ligne. Réclames: 30 cents la ligne. La Belgique indépendante. C'est le nom d'un nouveau journal belge paraissant à l'étranger, en terre d'exil. XJn de plus: quand nous serons à mille... Celui-ci est un ,,politique bi-mensuel" qui je publie en Suisse, pays de montagnes, où l'on se met ,,au-dessus de la mêlée". Le directeur — et, semble-t-il, _ jusqu'ici l'unique rédacteur de cette publication — est notre confrère Jean Bary, président de l'Association des journalistes libéraux de Belgique, dont fait partie, si je ne m'abuse, le biwe Nie. Barthélémy de ,,l'Indépendance", volontaire de guerre, maréchal des Jogis aux obusièrs lourds, décoré pour action d'éclat, blessé dan3 une affaire récente. Si je rapproche ces deux noms, ce n'est point que j'entende le moins du monde reprocher au directeur de la ,,Belgique Indépendante' ', qui doit friser la quarantaine, marié, père de deux enfants, de n'être point dans la. tranchée. Comme beaucoup d'autres qui sont dans son cas, il regrette que le gouvernement belge n'ait point fait l'appel en masse dès le début de cette guerre, 11 ait point mobilisé tous les hommes valides', toutes les forces vives de la nation. Au reste il a servi excellemment la cause de la patrie à sa manière, déployant dans le reportage (à la ,,Gazette" de Bruxelles, à la ,,Flandre libérale"), puis pLus tard dans tant d'articles écrits pour le ,,Figaro", 1',,Opinion", le ,,Courrier de l'Armée belge", 1-es ressources ; de son talent de journaliste qui est de premier ordre. Mais voilà: après 19 mois il succombe au mal des réfugiés. ^ Dans l'amertume d'un exil prolongé, loin des siens, loin du pays aimé, de la bataille politique qu'il adore, il s'énerve, il s impatiente. Le vieil' homme qu'il avait pour quelque temps dépouillé reparaît et, pour v-e soulager un peu, part en guerre contre l'Union sacrée, crie ,,A bas la calotte'' et tapa sur les Jésuites, ces „amis" du prince de Bismarck. Encore un civil qui ne tient pas 1 Pendant ce temps Barthélémy, valeureux ,,Vervitois", anticlérical ardent,'^ anti-flamingant farouche, francophile à t-ous crins qui, avant cette guerre, se gaussait de l'âme belge, écrit de son dépôt de convalescence ou de la zone purifiante du iront des lettres où il dit la fraternité touchante entre soldats wallons et soldats flamands, multmlio les appels en faveur du maintien de la trêve des partis. Qui 6ait .■ .Quand il gisait, inanimé dans son poste d écoute, il fut peut-être relevé par ,,on Flâmin", un solide gars aux yeux bleus, aux cheveux et* un blond de lin, ou par quelque aumônier qui croyait avoir mieux à^ faire là que dans les camps d'instruction, à distribuer des brochures édifiantes/ Voyez-vous. un petit fait comme celui-là, dans la vie, dans la pensée d'un homme, cela vous a autrement d'importance que toutes les discussions sur la flamandisation de l'Université de Gand ou la dernière loi scolaire. Bary est anticlérical avec une sincérité, une intransigeance ombrageuse et bourrue et vciilà 18 mois qu'en vertu de l'Union sacrée il ne peut plus décemment ,,en manger", il ne peut plus taper à son aise sur nos excellents cléricaux. La démangeaison était trop forte: il n'a pu résister plus longtemps et c'est pourquoi il a fondé ce journal, dont le premier numéro, que j'attendais avec curiosité, me navre sincèrement. Il y a là-dedans des histoires extraordinaires sur l'influence occulte des Jésuites et le rôle de „l'Internationale noire". On demande de3 précisions. Malgré moi, je trouve un goût prononcé de Michel Zevaco ou d'Eugène Sue si l'on préfère à un article qui porte ce3 titres et sous-titres aguichants : ,,Derrière le Rideau — La victoire que veut l'Internationale catholique — Des catholiques belges, italiens, autrichiens et français sont étroitement unis sous la direction du général autrichien des Jésuites -— Une tentative bizarre — Le pape noir et le pape blanc — Le danger pour l'Europe et pour la Belgique". Excusez du peu ! Je ne connais pas le général des Jésuites dont il est beaucoup question là-dedans et qui, à Lugano, comploterait, avec des émissaires de M. de Broqueville, la reconstitution du Saint-Empire sous l'égide de l'Autriche et l'installation du pape a Cou-stantinople (rien que ça!); mais je ne rougis,point, tout mécréant que je suis, d'avoir fait la connaissance de deux jésuites belges qui se sont rudement bien conduits à la guerre. Et puis et puis — voyons, mon cher Bary. Sérions les dangers et les maux. Les cléricaux, ce sont encore des hommes: ah ! qu'on nous les rende, nos bons ealotins, et le plus tôt possible ! Cela voudra dire que nous serons chez nous, que la bête immonde aura été chassée, que notre pays sera libéré des bandits couleur de pou qui ont commis les horreurs de Visé, de Lou-veigné, de Dînant, de Tamines, d'Andenne, de Louvain — faut-il que j'égrène le funèbre chapelet des noms de villes et de villages suppliciés —, qui ont emprisonné ou fusillé de nos amis, aussi bons socialistes ou libéraux que quiconque, ou bien qui se sont fait un bouclier vivant, en marchant à l'assaut, de pauvres femmes du peuplé. Savez-vous qu'ils sont encore là-, qu'aucun de leurs innombrables crimes n'a été vengé? Cette solution que vous défendez, donnant naïve- | ment dans le jeu des tortueuses intrigues à la Bùlow : la paix par l'évacuation immédiate des territoires envahis, nous ramène I — en mettant les choses au mieux — au statu quo ante bellu-m-, laisse toutes ses griffes au fauve pour que dans 20 ans il refasse son grand bond, mais de façon plus sûre, en calculant mieux son élan. Cette attitude de Bary, anticlérical que ne peut attendre que nous soyons rentrés chez nous pour recommencer nos disputes de famille, I c'est le pendant de celle de ce prêtre de Louvain qui, récemment dans le ,,Tijd", expliquait le crime de Louvain par l'anticléricalisme des Allemands. Nous avions cru que c'étaient des Allemands tout court, pénétrés do l'excellence des doctrines terroristes de Berahardi. Ce qui 11'empêche que, dans tous les pays neutres, l'Allemagne, l'austère et vertueuse Germania, le pays de M. Erzberger et du théologien Harnack, a les sympathies des réactionnaires les plus fieffés, de cléricaux sectaires, d'horribles protestants qui rêvent d'un retour à je ne ! : sais quelle théocratie moyenâgeuse et lancent l'anathème à la France impie et révolutionnaire... Je sais ce que Bary va nous dire à propos de l'Union sacrée: ,,Elle est unilatérale, elle s'exerce au seul profit des gens de droite, des amis du gouvernement; certains patriotes de la treizième heure vont essayer de se refaire une virginité à la faveur de cette guerre, les aumôniers font du prosélytisme sous une forme inadmissible au front, dans les camps d'instruction, parmi les réfugiés et les internés; le favoritisme et la gabegie sévissent au Havre comme à Bruxelles", etc., etc. A supposer que tous- ces reproches soiçjit fondés et que, dans certains cas, on ne réclame pas notre indignation pour des billevesées, je me demande si nous, civils, pendant quelques mois, jusqu'à la défaite de la Bochie, la seule chose qui importe pour le quart d'heure, nous ne pouvons montrer la même patience, le même stoïcisme, la même force d'âme • que ces pauvres et admirables bougres qui sont là-bas, les pieds dans l'eau, dans, la tranchée, exposés au danger des obus, des bombes, du froid, de la pluie, des gaz asphyxiants, qui est tout de même autrement grave que celui d'une campagne du ,,XXe Siècle". ,,Nous sommes fiers de souffrir en silence", m'écrivait récemment l'un d'eux. Nous aussi, sachons souffrir, même et d'un peu d'injustice s'il le faut, pour ne point donner à nos ennemis le spectacle de divisions funestes qui les réjouiraient. Puisque Bary est eu Suisse, qu'il suive attentivement la presse allemande: il verra quel sort important les chiennes d'enfer de Berliu et de Cologne font à nos moindres polémiques. Vraiment le directeur de la ,,Belgique Indépendante" manque tout à fàit de mesure et de sagacité, lui qui connaît pourtant si bien le journalisme, quand il accorde une importance considérable, une autorité d'oracles aux rédacteurs de la ,,Nouvelle Belgique", des jeunes gens inoffensifs qui enterrent la Démocratie toutes les semaines sous le patronage de Mme la duchesse de Vendôme, qui sans doute faisaient du sport, de la théologie ou des affaires en temps de paix et qui, réfugiés à Paris, publient, pour occuper leur exil, une mauvaise contrefaçon belge de 1',,Action Française." De même, j'observe chez Bary le même { phénomène que chez d'autres: ils ne jugent plus la guerre et tous les problèmes qui s'y rattachent que scrus l'angle des campagnes menées par le ,,XXe. Siècle". Ce journal vivant et batailleur, qui s'entend à merveille à faire monter à l'arbre les impulsifs, exerce sur eux — si l'on me permet de passer si brusquement à un autre ordre d'images — le même effet que le voile rouge qu'on agite dans l'arène devant les 'yeux du taureau. Il suffit que le ,,XXe Siècle" se soit prononcé pour une idée, pour qu'immédiatement, d'instinct, ils se tournent contre elle et. même contre toute idée analogue. C'est le cas pour le problème du statut futur de la Belgique et des agrandissements territoriaux auquel on propose tout de même plus d'une solution. Bary annonce qu'il va combattre la ,,politique réactionnaire ■ des annexions territoriales", ce qui n'empêche que, dans un entrefilet où perce le patriote raisonnable dégagé des passions politiques, il demande la réunion à la Belgique du Grand-Duché et des cantons wallons de la Prusse. Mais, mon cher Bary, vous êtes un annexionniste et il y en a plus d'un qui l'est-à votre manière. La ,,Belgique Indépendante" reproduit cette phrase de Gabriel Séailles qui, en France, a su sacrifier, comme il convenait, son ardeur militante à l'Union 6acrée, au moment , où la nation était prise à la gorge, où, comme à la veille de Valmy, la Patrie était en danger: ,,Nous aurons surtout, après la guerre, à continuer la défense de la patrie contre des ennemis plus redoutables que l'étranger lui-même". Et Bary développe cette pensée en ce qui concerne la Belgique. Mais, quoi qu'il en ait, notre confrère sent bien qu'il doit mettre une sourdine à sa passion politique. Son erreur, à mon sens, et c'est l'erreur de beaucoup, est de croire qu'il n'y a en Belgique que des ministres et des députés. II y a aussi des citoyens et j'ai comme une idée qu'en revenant de la guerre nos poilus contribueront à faire régner entre eux un peu plus do fraternité. Certes, toute vie politique ne va pas s'éteindre en Belgique. L'émulation entre les partis est dans un pays un signe de vitalité ; mais je souhaite sincèrement que noç soldats fa-ssent pénétrer Une lettre du Roi < /fr, f t S J f T'AS / '/* ^ îêur? z^u^u. eZ cîf-A/ . &iuzdt. f -S-tdî ctd: Monsieur le Directeur, L\,Echo belge" a bien voulu témoigner une fois de plus sa sympathie à nos vaillants soldats en organisant une souscription dans ses colonnes. Cette touchante initiative a été très agréable au Roi, qui rend hommage à la générosité toujours si délicate et si empressée de vos lecteurs. Me conformant aux instructions de Sa Majesté J'ai l'honneur d'être P interprète de Sa gratitude auprès de vous, Monsieur le Directeur, et de tous les aimables souscripteurs. Recevez, je vous prie, Monsieur le Directeur, Vassurance de ma considération très distinguée Le Secrétaire, f. INGENBLEEK. dans notre vie " politique un peu de cet esprit des tranchées fait de fraternité, de tolérance mutuelle et de sacrifice. Nous jugerons et condamnerons demain, unanimement, certaine politique égoïste incarnée par M. Woeste et qui nous a livré désarmés à l'invasion. Mais, pour le reste, nous nous abstiendrons tous, ge?ns de droite et de gauche, je l'espère, de donner à nos campagnes un caractère d'âprete néfaste. Sous prétexte d'atteindre le parti de M. Tartempion, nous pourrions blesser cruellement tel jeune paysan catholique, tel jeune bourgeois libéral, tel brave ouvrier socialiste qui aura souffert 15 mois durant, dans la tranchée, pour notre salut à tous. C'est assez pour nous imposer un peu de mesure, un certain contrôle sur nous-mêmes. J'aimais mieux: le directeur de la ,,Belgique Indépendante" quand, avec moi, en septembre 1914, dans Tournai où nous étions venus, espérant voir dans un décor roman les magnifiques goumiers arabes, il vit, les dents ser-rées> passer pendant line heure près cle l'église de Saint Brice des fantassins et des cavaliers boches à l'air triomphant. Pays neutre pour pays neutre, que n'est-il venu en Hollande plutôt qu'eu Suisse? On lui aurait montré les boches derrière le fil électrique à Kœwacht, à Mouland ou à Canne: il n'y a rien de tel pour vous entretenir le moral. Louis Plérard. ■— 1 i»- <bu Notre colonie •i? ■ Le mardi 29 février, M. Victor Denyn, le distingué chef de cabinet du ministre des colonies et professeur de droit colonial à l'Université de Louvain, donnera à La Haye (salle Pulchri Studio) une conférence sur ,,l'oeuvre de la Belgique". Le moment pour une telle conférence est particulièrement bien choisi et personne, mieux que le collaborateur Je plus direct de M. Benkin, ne pourrait expliquer et commenter l'oeuvre véritablement colossale accomplie par les Belges da-ns le centre africain, avant et depuis l'annexion. Les dures mais sublimes réalités de la guerre européenne font souvent oublier — notamment aux neutres — que le fléau voulu par l'Allemagne s'est depuis les premiers moments étendu aux régions les plus mystérieuses de ce que Stanley appelait ,,darkest Africa" et que les nôtres, là-bas comme sut' 1 Yser, font assaut de bravoure pour la défense de^ la belle colonie qui fait, elle aussi, partie intégrante du patrimoine national.L'histoire de la campagne d'Afr.ique sera écrite un jour et elle ne sera pas indigne, nous en sommes certains, de l'histoire à jamais glorieuse de la campagne de Belgique. En attendant qu'on nous dise ce qu a pu faire une poignée de patriotes pour défendre le Congo belge, réjouissons-Tious de ce qu'un fonctionnaire éminent vienne en Hollande nous rappeler, — et révéler à ceux qui l'ignorent, — ce qu'est le Congo, ce qu il était avant que le génie prophétique de Léopold II y apporta la civilisation, ce qu'en ont fait les Belges — et ce qu'il sera demain, — malgré qu'en aient nos ennemis ! *m 9 il y a un an 22 février 1915. XJn Zeppelin lance des bombes sur Calais: cinq morts, dont trois femmes et un, enfant. Un Taube chassé, de Pont-à-Mousson et de Nancy. Un autre chassé de Suisse. Des aviateurs français bombard-enl à nouveau Fribau/rg-en-Brisga,it, Mulhouse, Muïlhcini et y détruisant des casernes, des hangars et des dépôts de mwi/i-twm. Deux Ta-ube* sur Golchester, comté d'Esse#; à Vembouchure de ï<r. Tamise (nord-est de Londres), puis sur Bainiree, Cogger-h-aU, etc.; dégâts matériels. Sur la mer du Nord, au large de Douvres, le steamer norvégien. jjBegin" coulé ]Xir un sous-marin.; équipage sauvé. Sur /<?. Manche, au large de Dunkerquet te chalutier français ,,Marie''' de Boulogne heurte une mine et coule; équipage sauvé. Fron t o-rirritai: combats acharnés en Pologne, avance des Russes sur la- Naref, où ils occupent Edvabnoo, vers Lomja; succès des Pusses dans les Çarpathes et surtout en GaUcie, autour de S tri/ et de Perchinsho, où ils font 1,500 Autrichiens prisonmers, dont @0 officiers. Au nord de la Serbie, envahissement de la-frontière austro-hongroise par les Serbes au confluent de la Save et de la Drina. En- Bohême, à Prague et ailleurs, conflits sanglants entre Ut. police et l<fi population affamée. En Italie, manifestations en faveur des alliés. En Allemagne, sévère réglementât ion de la vente d-u, pain* K. Impôts néerlandais à charge des Réfugiés L'Union Belge d'Amsterdam a discuté récemment ce sujet, d'une importance si considérable pour nos compatriotes. Il fut décidé qu'une délégation demanderait à être reçue par Monsieur le bourgmestre d'Amsterdam, pour exposer la situation spéciale de nos compatriotes réfugiés vis-à-vis du service des contributions. A cet effet l'on désigna M.M. Alberic Deswarte, le générai Warnant et Emile Vanpraag. ^Reçus en l'hôtel de ville, hier lundi, ces délégués furent priés" par Monsieur le bc«rrg-mestre de débattre la question à fond avec Monsieur le Directeur du Service des Impositions communales, ce qui eut lieu aussitôt.Ce haut fonctionnaire fit à nos compatriotes un accueil chaleureux, écoutant avec bienveillance les arguments'puisés non seulement dans l'équité mais aussi dans l'esprit, si pas dans la lettre, de la loi néerlandaise sur les impositioais communales. De part et d'autre l'on fut d'accord, peur reconnaître que la question ne pouvait recevoir une solution principielle s'appliquant uniformément à la généralité des cas. En d'autres termes, 1 'administration rappelle avec insistance que les réclamations doivent être individuelles et écrites. L'entretien avait essentiellement pour but de donner à l'examen des requêtes personnelles une direction générale et bienveillante.L'échange de vues permet d'espérer que les inspecteurs du Service des Finances-préposés à l'examen, des requêtes émanant de réfugiés belges recevront des instructions spéciales pour vérifier avec un soin tout particulier si les intéressés jouissent actuellement d'un revenu quelconque ou si au contraire ils vivent d'avances dont le remboursement devra être ultérieurement prélevé sur leur capital. L'existence d'un' revenu imposable ne sera admise qu'avec grande circonspection et il sera en tout cas fait usage .de la faculté accordée par la loi de réduire l'assiette de l'impôt au tiers du montant imposable, 1 acuité qui n'existe qu'en faveur de ceux dont la résidence dans la commune, quoique dépassant une durée de 90 jours, revêt un caractère purement temporaire. Nous terminons cette courte relation par le voeu que le Conseil communal, car tel est l'organisme auquel la loi accorde attribution pour juger les dites requêtes, n'oppose point de fins, de non-recevoir aux réclamations qui lui seraient adressées après l'expiration du déLai légal de trois mois à partir du jour de la réception de la feuille de contributions. En Belgique. A Anvers. L'administration communale a distribué des diplômes d'honneur aux membres du corps enseignant suivants, 'qui ont ■ trente-cinq années do service: Mlle Simons, directrice; M. Van Tiche-len, directeur honoraire; Mme Mortelmans-Koppes, institutrice ; Mme Soetens-Flament, professeur de chant. Diplômes de 25 années de service: Mme Suls-Frerichs, directrice; MM. Van Laer, Bruymans, Hallemans, ïersago, directeurs; Peeters, Swerts, ff. de directeurs; Mme De Meulemeester-Siemons, Mlle Peeters, Mlle De Swert, Mme Kempe-Debous, Mme I>e Waey-Smalders, institutrices; MM. Van Steenkiste, Praym, De Mcl, DeLuttre, Van Beylen, Beirens, Lecat, instituteurs; Lagye, professeur de dessin; Lemoine, professeur de chant. Dans les jardins d'enfants, ont obtenu des diplômes de 35 années de service : Mlle Bos-mans, M mes Hendrickx-Claessens, Nau-laerts-Vérlooy, De Vos-Vivet, Sels-V an Nuffelen,directrices; Mme Scetewey, Mlles Smekens, Kramer, Mme Dusoso-Sielens, institutrices ; diplômes de 25 années de service : Mmes Mattysses-Hendrickx, Poma-Ver-mond, Boekourt-Van de Ka-r, Verheyden-Taevmans, De Bemiens-Verschueren, institutrices.* # » A l'école normale d'instituteurs, on compte actuellement 68 élèves; à l'école normale d'institutrices, 98 élèves. Les écoles primaires pour garçons sont suivies par 11,300 écoliers, les écoles pour fillettes par 10,179 écolières. On compte encore 111 élèves à l'école professionnelle pour jeunes filles, 4,513 aux écoles Froebel et 519 aux écoles techniques fondées depuis la guerre. A Lié île. Les Liégeois peuvent se procurer du beurre de Hollande. Le ,,gouverneur" a, en effet, autorisé deux commerçants de la place à vendre du beurre hollandais. H n'est, pas pour rien, ce beurre de Hollande ! Non seulement il faut en prendre cinq kilos à la fois, mais il coûte 7-60 francs le kilo! Les autres commerçants ne veulent pas vendre de beurre aux prix fixés par les arrêtés boches. Il faudra donc qu'on se serve cle confitures et de compotes. Les odieux individus qui falsifient notre beurre ont réussi à fabriquer ce produit au moyen d'eau. Ils ne se font pas faute d'en 1 mettre... D'ailleurs, ils avaient l'habitude de baptiser leur lait. Il ne leur est donc pas difficile de baptiser leur beurre. Le pius agaçant, c'est qu'il? font, eux, leur beurre en nous procurant une graisse à l'eau qui n'est pas du tout de notre goût. Les médecins se sont élevés contre cette singulière pratique. Il y a là un danger sérieux pour la santé publique. L'eau dont se servent les payans n'est pas antiseptisée ; Elle est suspecte au même titre que la majo-j rite de ceux qui nous livrent les produits | de la campagne, — et ce n'est pas peu ! ! „ Cet Crible système d'exploitation dbit être donc combattu d'urgence, non j seulement parce que nous payons trop cher un produit de première nécessité, mais aussi parce que nous risquons des maladies. Et tout ceLa pour mettre — façon de parler — du beurre dans les épinards des madrés paysans. C'est un peu fort! * * •* ' / On a retiré de la Meuse, au barrage de la Fonderie de canons, le cadavre d'un soldat boche- Le corps a été enlevé rapidement et aucune suite n'a été donnée à l'affaire. Encore un suicide, sans doute. & Kamur. Il arrive fréquemment qu« le beurra soit introuvable au marché, là cause? Encore une fois les paysans qui se vengent dé la fixation de prix maxima en restant chez eux! Et rien n'est plus navrant que ces écritea/ux pendus aux vitrines des mai-chamds : „On one vend plue de beurre". On se croirait en Allemagne, postivement. Au Pays Walîon Nous enregistrons le décès de M. Biarent, musicien de valeur, professeur à l'Ecole de musique et chef de l'orchestre symphonique •de Charleroi.

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Cet article est une édition du titre L'écho belge: journal quotidien du matin paraissant à Amsterdam appartenant à la catégorie Oorlogspers, parue à Amsterdam du 1914 au 1918.

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