L'écho d'Anvers

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s.n. 1914, 03 Decembre. L'écho d'Anvers. Accès à 25 avril 2019, à https://hetarchief.be/fr/pid/5h7br8n59h/
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No. 54. Jeudi 3 décembre 1914. L'ECHO D'ANVERS Organe officiel des réfugiés belges en Hollande. Paraît 2 fois A midi et 6 heures. , Direction-Rédaction : ARTHUR DE GERS. Bureaux: Bergen=op=Zoom, Boschstraat 68. Paraît 2 fois A midi et 6 heures. EDITION DE MIDI. Le Taciturne. Par Paul Bourget. (Suite.) Cette foi, nos soldats l'ont eue, ils l'ont, ils l'auront jusqu'au, bout, pourvu qu'ils discernent dans notre état-majoir, comme la France entière, et dans celui qui le dirige, la compétence technique. Par ce trait surtout le généralissime satisfait à un de nosi plus .urgents souhaits. IL n'esit pas seulement l'homme à son affaire. II. est l'homme qui sait son affaire. L'immense écœurement où nous sommes de® parlementaires vien/t de cela : ils sont si évidemment des touche-à-tout incompétents ! La présomption de ces gâcheurs de Lois, qui n'a d'égale que leur ignorance, nous, a enseigné le prix incomparable de l'intelligence professionnelle. Que cette: intelligence soit celle de notre état-major, tout de suite la mobilisation nous l'a prouvé. Nous avons constaté, de la manière la plus incontestable, que les bureaux delà rue Saint-Dominique, qui ne se recrutent point par l'élection, avaient bien travaillé. Les jgens qui ont passé par là en sont sortis des maître©" dans leur métier. Com'ma il est juste, nous les honorons tous dans leur chef, le premier d'entre eux. Cette affreuse gueirre nous apporte cette consolation : nous savons que l'admirable énergie de nos soldats n'est pas gaspillée. Elle est employée. Nous savons que celui auquel incombe la dure tâche de mener ce branle-bas de mort n'aventure rien ,au hasard. Cette entente étudiée de. "ta bataille' eist nue économie de sang français. Que nous voilà loin de ce» funestes sottises: ,,la levée en masse... ; les jeunes généraux... ; les paysans armés de faulx... ; la nation debout...", au terme desquelles il y a le massacre inutile et la déroute ! C'était la plus dangereuse des traditions , révolutionnaires. Elle est morte. Nous sommes' revenus à la vérité, à la confiance dans le technicien, dans l'esprit sérieux qui ne prononce jamais le ,,on verra bien" du joueur, qui ne se repaît pas d'illusions magnifiques, mais qui appuie son action sur l'humble détail connu exactement, sur la modeste application quotidienne. De celui qui procède ainsi et que ses lieutenants ont vu à l'œuvre, quelle autorité rayonna ! Quelle influence de certitude et de courage ! J'écrivais le nom de Moltke .tout à l'heure. Une anecdote ïne revient à son sujet, dont je peux garantir l'entière authenticité. Je la tiens d'une source très sûre. Pendant la campagne de 1870, le .vieux maréchal avait l'habitude de jouer le whist tous les soirs, à la même heure. Parmi ses partners se trouvait, ce jour-là, un desi derniers du mois d'août,, un prince régnant, qui venait de donner. Moltke était en train de regarder son jeu. On lui apporte une dépêche. Il se lève et posant ses cartes.: ,,Vous jn'excusez, monseigneur, et vous, messieurs ; ce télégramme m'oblige à m'absenter quelques instants pour un ordre à transmettre... Mais, ajouta-t-il en riant, j'ai si beau jeu que je vous demande de ne pas laisser la partie et de 'm'attendra". On accède naturellement à la prière du ,,vieux", comme on l'appelait dans son entourage. Il ne revient qu'après une demi-heure, s'excuse de nouveau, reprend ses cartes. La partie s'acchève. Il gagne. ,,Vous voyez bien, dit-il, que et qu'est aujourd'hui, chez nous, pour là". Puis, avec son flegme habituel : ,,Savlaz-vous, messieurs, ca que .m'apprenait cette dépêche? QUeMac Mahon ne se retire plus isur Paris. Mais les mesures sont déjà prises. Cela, aussi était prévu". Pour se permettre de® affirmations pareilles., sans faire somire, — et personne ne sourit, t=-" il faut être le professionnel incontesté qu'était Moltke, et qu'est aujourd'hui, chez nous, pour la bonheur de la France, le général Joffre. Puisse cette France qui admire en lui ses silences, ses ténacités et ses compétences, se rendre compte que cas qualités sont valables pour la paix comme pour le guerre ! Nous devrions à notre ,,Taciturne" une couronne civique après la couronne piilitaire, si la leçon des faits qu'il nous donne, lui et sas compagnons d'armes, prouvait nous dégoûter à jamais des orateurs, des gens sans caractère et d& charlatans ! PAUL BOURGET. De l'Académie française. —O— I < {En Belgique. A Anvers. ANVERS, 1 décembre (O.V.) Samedi dernier, au cours de la séance du conseil communal, l'indemnité de guerre de frs 40.000.000 fut votée (frs 10.000.000 doivent être fournis par les faubourgs) Outre M. Jan de Vos, 5 éclie-vins et 20 conseillers communaux étaient présents. Le bourgmestre prit la parole, et fit une fois de plus remarquer l'injustice et l'exagération du susdit impôt de guerre. Pour le couvrir, dit-il, il est nécessaire que tous les contribuables yaillent de leur part, qui sera exigée au plus tard le 15 décembre prochain. » Le sacrifice de la population sera évidemment grand. Afin que la'ville puisse obvier à la misère qui menace de sévir, et y donner sa quote-part, le budget des dépenses ordinaires sera proportionnellement diminué.Pour pouvoir réunir la somme requise,-la ville lait un appel aux banques, aux grandes firmes commerciales, aux bout geois fortunés, convaincue du désir du maintien de la vie sociale, et du patriotisme de tous les An-ver sois. Malgré la situation financière peu aisée, le bourgmestre fit lemarquer qu'outre l'impôt de guerre, la ville doit subvenir à d'importantes réquisitions. La proposition fut adoptée à l'unanimité, ainsi que le prêt, s'y rapportant, au crédit communal.Avant de lever cette mémorable séance, M. Royers prit la parole pour faire l'éloge du Bourgmestre, de M.M. Franck, Rykmans et autres membres de la commission intercommunale, ainsi que des échevins et autres autorités restés à Anvers. M. Royers tint à féliciter tous ceux qui se sont sacrifiés pour le bien être de la ville d'Anvers et de la population. M.Franck remercia M. Royers et prononça quelques paroles chaleureuses adressées à Notre cher Souverain, qui combat si vaillamment pour l'honnei^du drapeau National. ANVERS, 1 décembre. En ce moment les Allemands se préparent à enlever tous les chevaux utilisables d'Anvers. Suivant proclamation du 28 novembre, le gouverneur militaire Freiherr von Huene a ordonné le relevé général et l'exposition de tous les chevaux de trait sur les terrains de l'enceinte fortifiée d'Anvers.. Tous ceux qui possèdent chariots et chevaux de trait doivent en faire mention au bureau de police, avant le 4 décembre. Une exposition générale des chevaux et chariots aura lieu ultérieurement. Alors les Allemands réquisitionneront tout ce qui leur conviendra et payeront en bons allemands payables après^ la guerre. [L'exportation des chevaux est défendue : 500 francs d'amende ou 1 an de prison pour les délinquants. L'importation des chevaux est admise, mais tout acheteur doit aussitôt avertir les autorités militaires. Toutefois, les Allemands n'ont pas attendu cette exhibition générale, et ont déjà accaparé plusieurs de nos plus beaux spécimens. La « Noord natie » entre autres a déjà du céder 26 bêtes. Cette nouvelle réquisition a fortement étomé et inquiété tous ceux qui vivent du trafic maritime.Ces chevaux-géants sont rares et Anvers no saurait s'en passer. Quelques camionneurs avaient pressenti le coup et mirent en lieu sûr, chez des confrères Hollandais, les plus beaux chevaux de leur écurie. A la côte. SLUIS, 30 novembre (D. T.) Calme plat à la côte samedi et dimanche. Le temps est archi mauvais. On discute ici beaucoup à propos d'officiers allemands qui auraient été tués par leurs hommes, des marins, et qui furent enterrés à Ostende. Les marins sont mécontents: ubeaucoup n'admette^ pas qu'on les lassée servir sur terre. La plupart d'entre eux se plaignent de la brutalité des officiers, souvent des jeunes geus, du service fatiguant et surtout du terrible massacre à l'Yser. Au moment oit les autorités militaires affichaient leur Communiqué sur les murs d'Ostende, un habitant aurait dit : «Ce sont des mensonges!» 11 a été arrêté. Samedi un train-ambulance est arrivé à Bruges. Aux environs de Gand, les Allemands construisent des fondations en ciment, pour y placer leurs canons lourds. A Ostende, nous aVons rencontré 400 prisonniers civils, Anglais et Français, qui résidaient encore en Flandres. Nos Télégrammes Le bombardement de Bétbune. LONDRES, 1 décembre (D. T) (Reuter). Pendant le mois de novembre, les Allemands ont journellement bombardé Béthune : tous les jours 20 à 30 obus éclatèrent dans les rues, dans le même quartier; dont les 9/10 des habitants ont fui. Les dégâts ne sont pas importants; 10 bourgeois furent tués, 20 blessés. D'après, les déclarations d'une autorité compétente, un obus portait «Anno 1892», ce qui semble" confirmer les bruits que les munitions des Allemands commencent à faire défaut. Les Allemands firent évacuer la prison de Lille, remirent en liberté les vieux forçats ainsi que les malades : les autres furent expédiés en Allemagne. La guerre ne respecte pas même les cimetières. Un jeune journaliste français, actuellement sous les armes, raconte que dans un village, les Allemands se trouvaient, d'un côté du cimetière, les Français de l'autre. Les Français conçurent le projet de creuser un couloir soutei rain à travers le cimetière ; les Allemands firent de même, et un combat Sanglant se déroula sous les tombes. En d'autre lieux, les Allemands pénétrèrent dans les caveaux de famille, s'emparèrent des cercueils, dont le bois fut employé pour l'aménagement des tranchées.A l'Est. BERN, 1 décembre. (W.B. — Berner Bund.) Le iésultat de la bataille à l'est dépend du mouvement toujours offensif du Général von Hindenburg dont la marche forcée prit une direction Sud plus prononcée que les communiqués allemands l'ont fait connaître. Les Russes parlent même de Tuschau, 20 kilomètres au S.E. de Lodz. La retraite de ces troupes de tête motiva sans doute les dernières informations de victoires des Russes, alors qu'il ne s'agit que de succès partiels, qui auront une signification, lorsque les Russes réussiront à percer ou à envelopper. Les autorités militaires semblent avoir confiance dans leurs masses d'hommes, qu'elles poussent en avant, sans aucune crainte des pertes de vies humaines.Les Généraux Allemands BERLIN, 1 décembre (K.N.) L'empeieur d'Autriche à félicité le Feldmaréchal von Hindenburg pour ses récents succès et l'a nommé commandant en chef de son 69me régiment d'infanterie, c.à d, que ce régiment portera le nom de «von Hindenburg.»Le lieutenant-général Luden-dorff reçut également des félicitations télégraphiques de l'Empereur.La Grèce et l'Epire. BERLIN, 1 décembre (W. B.) Le gouvernement provisoire de l'Epire vient de lancer la proclamation suivante. « Notre lutte ' s'est terminée <( par la victoire. Tous nos vœux « ont été réalisés. Vous vous « unissez enfin pour de bon à « la nation grecque. » Le gouvernement provisoire remercie ensuite tous les officiers, sous-officiers et soldats qui ont combattu pour le drapeau épirote et dont la mission est actuellement terminée. La proclamation termine par ces mots. « Vivez toujours heureux, vous « et vos descendants, sous les « ailes protectrices de la Grèce. » Les effectifs Allemands. ROME, 30 novembre (Hs.) Le Popolo romano reproduit un communiqué de la direction suprême des arniées allemandes, où sont dénombrées, sans indication de lieu, les forces allemandes actuellement engagées. Ce communiqué a été publié en Allemagne, afin de faciliter à la population l'envoi d'objets divers aux combattants. Il y aurait jusqu'ici sur pied cent corps d'armée, ainsi répartis : Un corps d'armée de la garde prussienne et un corps de réserve de la garde : Quarante-trois corps d'armée piussiens, saxons et jwurtem-bergeois, numérotés de 1 à 43, et quarante-trois corps de réserve de ces corps ; Cinq corps d'armée bavarois, numérotés de 1 à 5, et cinq corps bavarois de réserve ; Un corps de milice mobile comprenant des soldats de seconde ligne non incorporés dans les corps de réserve mentionnés ; Enfin, un centième corps formé d infanterie navale et de milice territoriale, employé à l'occupation de la Belgique. Dans ces cent corps ne sont pas comptés les volontaires actuellement préparés en Allemagne. Dépêches de Nuit. A l'Ouest. PARIS, 1 décembre, -3 heures. En Belgique, les canonnades ont été violents. Le 30 novembre, l'infanterie allemande ne fit aucune attaque. Au N, d'Atrecht, l'ennemi ne déployé guère une grande activité.Dans la contrée de l'Aisne, l'artillerie fut mise en action sur tout le front, avec-intervalles. En Argonne, la bataille continue sans apporter le moindre changement. Du Woevre, dans les Vosges, il n'y a rien de spécial à mentionnerPARIS, 2 décembre : 11 heures hier soir. En Belgique, les Allemands ont tenté de quitter leurs tranchées au S. de Bixschoote, mais sans succès. Après une lutte très violente, nous avons réussi à prendre le château et le parc de Vermelles, entre Béthune et Lens. En Argonne, nous avons fortement avancé dans la forêt de Lagrurie. Sinon, il n'y a pas de nouvelles du front. Les effectifs Allemands. PARIS, 2 décembre. Les Allemands ont t25\ corps d'armée active, dont 21V2 contre la France et 4 contre la Russie ; en outre, 33 corps d'armée de réserve, dont 22 à l'ouest, et 11 à l'est. L'Allemagne a donc en tout 58 corps d'armée et non pas 100, comme le prétend le gouvernement allemand. En outre, il faut mentionner 8 corps d'armée de Landwehr contre la France et 7 contre la Russie. La note allemande ne les renseigne pas. En Serbie. VIENNE, 1 décembre. Quelques nouvelles opérations se terminèrent en victoires. L'ennemi qui finalement avec toutes ses forces réunies à l'E. de la Kolubara et de la Ljig résista pendant plusieurs jours et plus d'une fois tenta de prendre l'offensive, fut repoussé sur toute la ligne et subit des pertes sensibles au cours de sa retraite. Seul, sur le champ de Kona-ties nos troupes trouvèrent 800 morts abandonnés. Depuis le début de notre offensive', nous capturâmes 19,000 Serbes, 47 mitrailleuses, 46 canons et beaucoup de matériaux . de guerre.

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Cet article est une édition du titre L'écho d'Anvers appartenant à la catégorie Oorlogspers, parue à Bergen-op-Zoom du 1914 au 1915.

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