L'écho d'Anvers

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s.n. 1914, 10 Novembre. L'écho d'Anvers. Accès à 20 avril 2019, à https://hetarchief.be/fr/pid/hx15m6338j/
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No. 32. Mardi 10 Novembre 1914. L'ECHO D'ANVERS Organe officiel des réfugiés belges en Hollande. Paraît 2 fois Direction-Rédaction:1; ARTHUR DE GERS. Paraît 2 fois A midi et 6 heures. Bureaux: Bergen=0p=Z00m, Boschstraat 68. A midi et 6 heures. Jmt EDITION DE MIDI. En Belgique. ! A Anvers ROOSENDAAL, 9 nov. (D.T.) La gare de Roosendaal était totalement délaissée ce matin et ce spectacle contrastait fortement avec les jours précédents si mouvementés. Le trafic Roosendaal-Anvers est en réalité interrompu : le chef de gare me dit notamment : « Les trains partant hier matin « à 7 et 8 heures, ne furent pas « repris par le personnel et les « locomotives Belges. La raison ? « Nous l'ignorons. Les voyageurs «très désappointés ont ou bien « gagné la Belgique par d'autres « moyens, ou bien réintégré « Roosendaal. « Beaucoup d'entre eux gagnè-« rent Anvers par le tram vici-« nal de Bergen op Zoom. Nous (( avons télégraphié en tous sens « pour arrêter le renvoi de réfu-« giés. Ce matin nous nous « sommes entretenus avec les « autorités allemandes à Esschen : « il paraît qu'aujourd'hui encore « un personnel allemand con-cc tinuera le service Esschen-« Merxem. » Il est inexact que les Allemands ne donnent plus que des passeports d'un jour; rien n'a été changé. Il faut toujours un « Schein » en règle pour quitter Anvers et la Belgique, et ce document est naturellement « refusé » aux jeunes gens Belges de 18 à 30 ans. Les employés du train Roosen-daal-Merxem n'ont pas abandonné leur travail faute de payement de salaire, mais sur les instructions du gouvernement Belge. Si le train ne circule pas encore en ce moment, c'est que les Allemands ont besoin de tout le matériel disponible pour le transport de leurs troupes. ANVERS, 8 novembre (D. T. particulier). Il y a en ce moment un grand mouvement de transports de troupes de l'Ouest à l;Est. Il paraît qu'on enlève un grand nombre de soldats du front de l'Yser pour les envoyer contre les Russes en Prusse. A cet effet, on explique l'arrêt dans la circulation des trains sur Roosendaal. Vià Bruxelles et Louvain, les trains militaires vont dans la direction de l'Allemagne, emportant aussi du matériel de guerre. Les convois de blessés ne s'arrêtent guère non plus. A Bruxelles, un millier de campagnards français seraient arrivés du Nord de la France, ils ont souffert les horreurs de la guerre, la misère, la faim et le froid et furent recueillis en Belgique par les soldats allemands.Des gens venant du Sud, disent que la ville de Roulers a fortement souffert et que les Allemands y ont sévi brutalement : il parait que des civils avaient tiré ! Rumbeke, non loin de là, a été pillé et dévasté. Le bourgmestre d'Handzaeme doit avoir été fusillé pour avoir défendu ses filles contre la sol-datesqne allemande. La statue d'Albert Rodenbach a été touchée par un obus : le frère et le vieux père de l'écrivain sont encore en vie. Quant à Anvers même, il y a peu de nouvelles. Lundi les écoles communales et paroissiales ouvrent leurs anciens locaux, excepté l'école St-Vincent de la rue des Peignes qui est partiellement brûlée. Les élèves en ont été répartis Marché au Lin et rue St Jean. Le pillage dans les maisons inoccupées continue toujours. Les autorités supérieures interviennent énergiquement et le juge inflige pourtant des peines sévères. Une nouvelle proclamation allemande dit : « Il est arrivé plus d'une fois, 3> que des gens trafiquent les » passeports délivrés par les au-» torités allemandes. Des jeunes » gens valides se sont rendu cou-» pables de pareils faits : des • j> recherches sévères auront lieu. » Le public doit se mettre en 3> garde contre pareils abus ainsi » l'ébruitement de nouvelles faus-» et non fondées, parmi "lesquelles celle notamment de l'incoi-» poration de jeunes Belges dans » l'armée Allemande. » De temps en temps, on perçoit de sourdes détonations : les allemands font sauter les allèges qui ont servi à la construction du pont sur l'Escaut, détruit par l'armée Belge, lors de sa retraite vers les Flandres. Ces vaisseaux coulés offraient un grand danger pour la navigation. Des ouvriers hollandais travaillent au déblayement. J'ai jeté un coup d'œil à Hoboken, où les Allemands avaient lancé (comme auparavant les Belges à Louvain) un train chargé de dynamite. Le train dérailla à Hoboken et les explosions successives firent des dégâts énormes. Dans les amas de débris, j'ai pu distinguer trois locomotives. Les Allemands de Bruxelles affirment que les ouvriers Belges ne veulent pas reprendre le travail, quoique les Allemands aient -mis tout en œuvre pour faire renaître la vie économique. Us menacent ceux qui refusent tout travail de leur enlever la faculté qu'ils ont toujours eue de s'adresser aux comités de bienfaissance qui leur fournissent des vivres. En Campine. TURN HOUT 9 novembre (D.M.) La surveillance des Allemands a redoublé à la frontière brabançonne, et sans un « Schein » parfaitement en règle il n'y a pas moyen de traverser la Campine. Quelques arrestations ont déjà été opérées. De façon inattendue, de fortes troupes sont éparpillées dans tous les villages et villes. Sur les portes, les Allemands inscrivent le nombre de soldats hébérgés. Les paysans ont leur belle part : tout le blé rentré est réquisitionné. Les pores et les vaches sont payés comptant, mais à des prix ridiculement bas. A centains endroits, les habitants doivent loger et nourrir 20 soldats; les Allemands soignent pourtant eux-mêmes pour la nourriture chaude. ! | On estime l'effectif actuel en Campine à 7.p00 hommes : ils prétendent devoir hiverner dans le pays. InutiW de dire que cela inquiète bien des gens. Beaucoup de personnes tentent de s'échapper,i mais les patrouilles ont arrêté pJ usieurs bourgeois et les ont ramenés chez eux. Les autorités garantissent qu'ils n'ont rien à craindre. La traversé^ du canal de la Campine se fait en barquettes et à certains emplacements les Allemands exigent 25 centimes pour le passage. Hier, les automobilistes allemands semblaient excessivement affairés. A uné vitesse folle, ils volaient d'un > village à l'autre. Il -y avait un mouvement extraordinaire^ La populations devient inquiète : les bourgmestres et le clergé font l'impossibrê pour maintenir le calme. Nos ïipints. l'Espionnage Allemand. LONDRES, 9 novembre (Fr.). On a décou^rt dans les Pegs-don Hills, ~ dans le comté de Berdfordshire, un passage souterrain, reliant deux grandes pièces destinées,croit on, à cacher une certaine quantité de pétrole pour le ravitaillement des zeppelins.Les autorités militaires se sont rendues' sur les lieux. Aux inventeurs du mortier de 420. AMSTERDAM, 9 nov. (H.). «L'université de Bonn, le grand centre de la culture germanique, a conféré le titre honorifique de docteur à M. Krupp et à M. Rausenberger, son collaborateur, pour la construction du mortier de 420. j> Les enrôlements au Canada. LONDRES, 9 novembre (H.) L'ambassade d'Angleterre a reçu le télégramme officiel suivant : «L'enrôlement du dernier contingent canadien a lieu d'une façon très satisfaisante et des troupes des provinces de l'ouest s'assemblent déjà à Winnipeg pour compléter leur instruction.» Manifestations loyalistes des musulmans des Indes. DELHI, 9 novembre (H.) Dans un meeting tenu à Quet-tah par des mahométans ayant une grande influence, des résolutions ont été prises, déclarant que la Turquie a été trompée par l'Allemagne quand elle a brisé la neutralité et que le gouvernement anglais peut compter sur la fidélité des mahométans du Béloutchistan. La bataille à la côte chilienne. BERLIN 9 novembre, — Il apparait que la victoire navale devant la côte chilienne a été plus grande encore qu'on ne l'avait cru d'abord. Non seulement le « Monmouth » mais aussi le vaisseau-amiral anglais, le « Good Hope », est sombré. Le « Glasgow » est probablement désarmé. En Serbie. VIENNE, 9 novembre. — Les camps retranchés de Kropagne et de Kostanik, en Serbie, ont été pris à la baïonnette par les Autrichiens qui firent nombre de prisonniers et s'emparèrent de plusieurs canons. Les Russes ei? Arménie. PETROGRADE, 9 novembre. — Les Russes ont occupé l'importante position turque de Keupriken en Arménie. Les Soinoussi. MILAN, 9 novembre. — La tribu des Soinoussi qui, jusqu'ici, se battit contre les Italiens en Tripoli, s'est tournée contre les Anglais en Egypte, à la suite de la proclamation de la «guerre sainte ». El? Afrique. PRETORIA, 9 novembre. — Les troupes gouvernementales ont surpris un commando de rebelles et se sont emparées du train et de 350 prisonniers, Un autre commando a été chassé de Bonkhorst-spruit. Un troisième a pillé la ville de Harrismith. Les pertes de KiaoTcbao. TOKÎO, 9 novembre. — La charge finale contre la principale forteresse de Kiao-tchao nous a coûté 14 officiers et 426 soldats. Le nombre des Allemands, faits prisonniers, est de 2300. Les Ghurka's en Flandres. La Presse de Paris, décrit un épisode de l'action des Ghurka's des Indes Anglaises, dans les combats de l'Yser. „Aux Nord de la ligne Belge, non loin de la côte, les Allemands avaient dernièrement installé plusieurs batteries de canons de gros calibre. Toutes les tentatives de l'artillerie des alliés avaient été vaines contre ces canons. On ne pouvait trouver leur distance et ils infligeaient de grandes pertes aux alliés. Des reconnaissances aériennes découvrirent enfin l'endroit où se trouvaient les munitions do ces canons. Il était à plus de 15 Km. derrière les tranchées allemandes. De nuit une division de Ghurka's s'embarqua dans deux canonnières ; avec des lumières sourdes, ils se dirigèrent vers l'embouchure de l'Yser. Après une longue traversée silencieuse les Ghurka's arrivèrent à 900 mètres du camp où se trouvait le convoi de munitions. Là, six allemands étaient de garde. L'officier qui conduisait la troupe, ordonna aux Hindous de s'abriter dans un bois. Tout le bataillon se coucha en silence. Essayant de percer l'obscurité de la nuit, lentement, doucement, six hommes qui se distinguaient à peine du sol rampèrent du bois vers la route. Entre les dents, ils avaient le long couteau qui est l'arme favorite des Ghurkas. Une demie heure s'écoula. Une profonde voix de basse, imitant le croassement d'une grenouille se fait entendre et en une seconde les silhouettes des sentinelles avaient disparu de la route. Aucun bruit, aucun cri. Il semblait que le vent d'automne faisait bruisser les feuilles sur la route. Les autres Ghurkas se dressèrent et continuèrent leur marche vers les munitions. A une heure du matin, l'état major général qui regardait avec angoisse dans la direction des lignes Allemandes, aperçut une vive lumière à l'horizon. Quelques secondes plus tard, on entendit une violente explosion, suivie d'un grand nombre d'autres : C'étaient les caissons de munitions qui sautaient. La petite troupe retourna vers les canonnières. Le lendemain les batteries allemandes étaient reportées en arrière. Dépêches ib Huit A l'Ouest. PARIS, 9 novembre : 3 heures. Les allemands ont de nouveau attaqué Dixmude et les environs d'Ypres, surtout au sud de cette dernière ville. Leurs attaques ont été toutes repoussées. Entre Dixmude et la Lys, nous avons avancé lentement sur tout le front ; le brouillard rend les opérations difficiles. Nous avons conservé les positions conquises hier à l'Aisne. En Alsace, de nouvelles attaques contre Ste Marie échouèrent. Sinon, il n'y a rien de saillant à annoncer. PARIS, 9 novembre : 11 heures du soir. Comme les opérations ont été entravées en maints endroits par le brouillard, la situation n'a guère beaucoup changé. Au Nord, la journée a été favorable : nous avons fortifié nos positions entre Langemarck tlO kilomètres d'Ypres) et la Lys, et avons iortement progressé entre Langemarck et Dixmude. Le communiqué Belge. LE HAVRE, 9 novembre. A Nieuport, la situation est inchangée. Sur l'autre partie du front, l'ennemi tient quelques points sur la rive gauche de l'Yser, que notre artillerie vise. Les Allemands ont bombardé Dixmude. En Epire. ATHÈNES, 9 novembre. Zographos, l'ancien gouverneur de l'Epire a lancé une proclamation annonçant au peuple l'union de l'Epire à la Grèce. Des postes militaires sont placés le long de la frontière Albanaise. A l'Est. BERLIN, 9 novembre (W.B.) A l'est, nous avons repoussé une violente attaqne de fortes troupes Russes dirigées contre le Nord de Wysztyten (S. O. de Stallupônen) : l'ennemi y perdit 4000 hommes et 10 mitrailleuses.RHHOfiOKS. Mademoiselle JOSEPHINE VAN DIN-QENEN vraagt inlichtingen over Flori-mont Heynderickx, serg.-maj. bij het 6e Regiment Unie 2/1. Zij verblijft te Halsteren, Holland, bij Jan de Weerdt. 3 Tijdelijk bestaat extra gelegen-heid om in een degelijk burger-huisgezin huisvesting te bekomen. Logies en ontbijt fl. 1,25 Volledig pension „ 2,— per persoon en per dag. Adres: F. HUYS, Halstersche Weg 138 F, tegenover Hôtel Alph. v. Hoek. Halte van den tram bij Bergen-op-Zoom.

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Cet article est une édition du titre L'écho d'Anvers appartenant à la catégorie Oorlogspers, parue à Bergen-op-Zoom du 1914 au 1915.

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