L'écho d'Anvers

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s.n. 1914, 09 Novembre. L'écho d'Anvers. Accès à 20 juin 2019, à https://hetarchief.be/fr/pid/np1wd3qw0n/
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No. 31 bis. Lundi 9 Novembre 1914. L'ECHO D'ANVERS Organe officiel des réfugiés belges en Hollande. Paraît 2 fois A midi et 6 heures. Dlrection=Rédaction : ARTHUR DE GERS. Bureaux: Bergen=op=Zoom, Boschstraat 68. Paraît 2 fois A midi et 6 heures. Edition de 6 heures. Le «muent de la lin L'Empereur d'Allemagne com mence à la trouver mauvaise Le Kaiser, qui a su si biei combiner ses plans, qui a su s bien donner des ordres, ne voi pas ses espérances se réaliser. Il court d'un front de se troupes à l'autre, et constat' qu'il n'est pas encore l'émul de Napoléon. Il a fait attaquer par sa for te armée, la petite Belgique pou la dépouiller et assurer à se troupes un ravitaillement grati par le pillage. Il n'a pas défendu à ses soldats de commettre les atrocité que l'on sait, afin de répandr la terreur parmi les paisible populations, afin de pouvoir as surer l'ordre ne fût-ce que pa la présence de quelques casque à pointe. Il se sert aujourd'hui de 1; Belgique pour incinérer ses victimes. N'est il pas vrai que dans le but de cacher le nombre de morts à son pays, il : fait installer à Herstal et à Ver-viers deux fours crématoires, oi arrivent journellement de nom breux trains de soldats tués, lié en bottes de cinq individus tassés dans des wagons à bestiaux. Durant un de ces derniers jours, il est passé à Liège pour ces lugubres destination: 32 trains dont certains composés de 53 wagons. Le dernier espoir du Kaiseï était le passage de ses troupe par le littoral et il avait donm ordre qu'il fallait coûte que coûti atteindre Calais le 15 octobre (il est vrai que l'ordre d'être i Paris le 10 août avait été également donné.) Les victoires successives de: alliés sur ce dernier point on rendu l'empereur furieux. Ses armées sont coupées su: le nord de la France, le littora belge se dégage, des préparatifs de départ se font fébrilement i Bruges ; malgré toutes les précautions, de nombreux déserteurs allemands passent la frontière Hollandaise ; Guillaume I sait tout, il se sent battu, mai; pas content : il a fait annonce] son arrivée sur le front des Flandres, et est venu essaye] un grand geste, mais il s'apercevra encore une fois, qu'il ; le bras trop court. Le Comte de ... Dans les Flandres. SLUIS, 8 novembre (D. T.) Samedi matin, fort tôt, 1î ville de Bruges fut réveillée pai une forte détonation. Un aviateur anglais ou français venait de lancer une bombe visant ostensiblement la gare mais elle fit explosion derrière l'abattoir, près de la Smedepoort un trou énorme dans la rue mais il n'y eut pas de dégâts. Jusqu'ici la gare n'a pas encore été touchée : des employés de chemins de fer allemands organisent des trains composés d< wagons belges et allemands. Cette nuit, de nouvelles troupes sont arivées à Bruges, venant de Gand. Ce fait concorde avec la nouvelle qui nous est ■ arrivée de Hasselt, annonçant le passage de 15.000 à 20.00C _ hommes, et que l'Echo d'Anvers . a publiée dans un de ses der-i nier s numéros. i Le calme règne entre Nieu-t port et Ostende. Dans les environs d'Ostende, les travaux de g défense sont tenus secrets. 3 Les mesures pour passer \z 3 frontière sont toujours auss: sévères. De Knocke à Sluis, il y a i r kilomètres, et nous n'avons au-3 cune nouvelle de cette petite 3 ville balnéaire. Les hommes qu sont ici ne parviennent pas è - rejoindre leurs familles à Knocke s Dans les Flandres il fait tris 3 te,niaisles habitants maintienneni 3 leur foi dans la future délivrance - Tout commerce est arrêté. r Seule la contrebande marche 3 les Allemands viennent d'inter-diie l'exportation des porcs. Er i Belgique la viande de porc se - paye 35 et., en Hollande 60 et , le kg. Inutile de dire qu'on es- - saye d'importer en Hollande, ce i qui amène plus d'une bagarre . avec les douaniers. i De la direction d'Ypres, or - nous signale d'importants mou-3 vements de troupes et on entend 5 fortement le bruit du canon. - Les blessés nous arrivent . quotidiennement : les blessés ; graves sont expédiés à l'hôpital 3 militaire de Gand. Un docteur . militaire allemand nous déclara que 2 0/0 seulement de leurs » blessés mouraient. 3 A Knesselaere (Bruges-Garni ^ le Allemands ont construit un 3 hangar pour aéroplanes. i Leur retraite? SAS VAN GENT, 7 novembre (D. T.) Des bruits persistants circu-t lent que les armées allemandes battent partiellement en retraite ■ dans la direction d'Anvers. Aujourd'hui on a constaté. 5 que les armées à Selzaete ont 1 transporté tous leurs bagages de la rive droite à la rive gauche du canal. ' Le pont est plus rigoureuse-L ment surveillé que jamais. «Oui», dit le commandant allemand, «nous devons nous re-* tirer, mais nous gagnerons quand même.» Des personnes venues aujour-1 d'hui de Gand nous racontent que les canons qui se trouvaient à la plaine St. Pierre, braqués . sur la ville, ont j subitement disparu. Personne ne sait où ils sont allés. Dans la gare du Sud, on constate également de nombreux t longs trains sans doute prêts a , emporter d'importantes troupes. Le bruit du canon semble . approcher de nous, ce qui paraît indiquer, que la bataille prend ' une directiou plutôt vers l'est. , Des patrouilles anglaises ont pé-. nétré jusqu'à LOPEKE, à'5kilo-' mètres de Bruges. Le communiqué Belge. LE HAVRE, 8 novembre. Plusieurs points importants et certains ponts à l'Yser sont occupés par les alliés. L'ennemi occupe encore St. Georges et quelques domaines environnants. Ces refuges sont actuellement le point de mire de notre artillerie lourde. Dixmude a été aujourd'hu violemment bombardée : une attaque violente en cet endroit £ ' été énergiquement repoussée. , D'autres attaques aux environs , d'Ypres, à Bixschoote, Kleir ' Zillebeke, et à l'ouest de Wyt-schaete ont été toutes repoussées En Belgique. Le train Roosendaal-Merxem Le trafic par chemin de fei . entre Rosendael et Anvers a été ! suspendu hier par suite de h i grève des employés du réseai t belge. Les mécaniciens ayant refusé de conduire des trains trans-. portant des troupes allemandes ; les autres employés se solidarisèrent avec eux et la grève devint générale. Cependant on avait cru que le; soldats allemands auraient assuré le service. Il n'en a rier ! été. Bref, cinquante voyageurs arrêtés à Rosendael par suite de la suspension du trafic ont été : forcés de rebrousser chemin. L'entrée et la sortie en Belgique. AMSTERDAM, 8 nov. (A.H. Deux hommes, qui sont arrivés à Breda, samedi après-midi venant el'Anvers à pied, oni ; déclaré que personne ne peul plus quitter la Belgiqne. Des soldats allemands gardent sévèrement les routes qui couduisent en Hollande. Les Belges qui même munis de passe-ports er règle, veulent quitter le pays par ces chemins-là, sont obligés de retourner et, en cas de rebellion, sont arrêtés. Ces deux hommes avaient gagné la frontière par des petits chemins de traverse et en se faufilant à travers bois. Le conducteur des tramways vicinaux du Brabant septentrional, qui passa la frontière à Wernhoutsberg, à cinq heures, a raconté que beaucoup de personnes se trouvaient devant la frontière et que les soldats allemands leur défendaient de quitter la Belgique. Un «garde civique» de Bruxelles a raconté, samedi après-midi, au consul de Belgique à Breda, qu'à Bruxelles on lui a fait signer la déclaration suivante: «Je soussigné m'engage, sous serment, à ne plus prendre les armes contre l'Allemagne et ses alliés. Je me présenterai tous les mercredis de 8 à 4 heures pour faire acte de présence et me mettre à la disposition de l'autorité allemande.» Ce garde avait signé cette déclaration mais, sachant que des collègues de Louvain qui avaient signé une pareille déclaration et qui s'y étaient conformés à la lettre n'en avaient pas moins éprouvé de grandes difficultés, il était retourné pour la Hollande. Une ^personne digne de foi, revenue à Esschen samedi midi, nous a raconté qu'on ajdéfendu le passage de la frontière au courrier du consulat des Pays-Bas, accompagilé de trois messieurs, ceci à la suite d'instructions spéciales données aux gardes frontières de ne laisser passer personne. Le commandant des gardes frontières est allé avec ■ le courrier, dans l'auto de ce dernier, à l'état-major allemand d'Anvers afin d'y obtenir une permission spéciale pour le courrier en question. Jusqu'à nouvel ordre, la sortie de Belgique reste donc défendue, pour tout le monde. Les alliés a Pecq, près de Tournai Ce matin j'ai eu le plaisir de i rencontrer deux wallons, venus à pied de Dour, près de Mons, Leur raid à pied est tout un roman. Jeudi dernier, au moment de • partir, ces braves gens savaient ; que les alliés étaient à Pecq, une i petite ville près de Tournai. l Décidément, il faut croire que • la situation est meilleure que ■ tous les communiqués veulent , bien nous le dire. Allons, tant mieux ! A. de G. Dernière Heure. Victoire Turque en Caucase, CONSTAN TINOPLE, 8 novembre (officiel). Au cours d'une bataille de 2 jours à la frontière du Caucase, ) l'armée russe a été totalement > défaite. Notre armée occupe les , nouvelles positions. De plus amples détails de cet ; engagement nous parviendront s et seront communiqués plus tard. Victoire Russe. TIFLIS, 9 novembre (officiel). En Caucase, les Turcs ont fait 1 une attaque violente sur les hauteurs de Koprikaw, occupées par les armées Russes. Les assauts ennemis furent plusieurs fois repoussés et finalement les combattants furent tous dispersés. A Constantinople. Des croiseurs turcs ont posé leurs mines flottantes à l'entrée du port de Sébastopol, ce qui empêche la sortie de la flotte russe. Le frère du Grand Vizir vient d'être nommé ministre du Travail.L'empereur d'Autriche et le Sultan ont échangé des télégrammes affectueux. A 1 Est. PETROGRADE, 9 novembre. Dans le territoire de Kalicz (frontière allemano-polonaise) on a constaté la présence de troupes fraîches de cavalerie, qui avaient auparavant combattu en Belgique.Tous les détachements de troupes du front près de Chor-zele (à la frontière de la Prusse orientale) ont été refoulés hors de la Russie. Les alliés devant Lissa. LONDRES 9 novembre. De Rome, le «Times» a reçu avis qu'une flotte franco-anglaise a apparu devant l'île de Lissa et réclamé une indemnité de guerre de 45.000 couronnes.^ La station télégraphique fut de nouveau détruite. Croiseur allemand interne. WASHINGTON 9 novembre. Le croiseur allemand « Geier » a été interné à Honoloeloe, s'il : ne quitte pas le port dans li délai fixé par les Américains. ! Le vapeur «Locsen» du Nord-• deutseber Lloyd a subi le même sort, les autorités croyant qu'i ! s'agissait d'un navire militaire de secours. L'action Japonaise. TOKIO, 7 novembre. Soezoeki, le ministre de 1; marine, a déclaré que Tsing-Tae i se trouverait sous la dominatioi du Japon pendant toute la durée de la guerre, mais que, sitôt la guerre terminée, le Japoi entamerait des négociation avec laChin. , . _ opos de Tsing-: Tao. Dépêches parue: ce matin. PARIS 8 novembre : 11 heure; du soir. Il paraît que l'ennemi a concentré toutes ses forces, au Nord aux environs d'Ypres, maissan: obtenir de résultats. Partout, nous maintenons noi positions. Au N.E. de Soissons, à l'Aisne nous avons atteint le plateau de Fraigny : nous n'y tenons pa: encore de pied ferme. Sinon, il n'y a rien de saillan à annoncer. Le plan allemand. LONDRES, 9 novembre. Le correspondant du Daib Chronicle au nord de la France télégraphie que les Allemand: ont décidé de tenter un nouve effort, et de percer jusque lî côte française, à Boulogne su Mer. Ils apportent de nouveaux renforts à cet effet ; l'attaque allemande sur Nieuport a échoue et la situation à la côte Belge est telle que notre armée dan) quelques jours pourra se concentrer à nouveau à Ostende. A l'Est PETROGRADE, 8 novembre (officiel). Nos troupes, en Prusse orientale, ont refoulé les Allemands des environs de Wirballen, ei continuèrent jusque Stalupônen A la rive gauche de la Vistule la cavalerie Russe a continue jusqu' au delà de la frontière aile-mande et endommagea la voie ferrée près de la gare de Plor-chen, au N.O. de Kalicz. Dans les derniers combats sui la San nous avons capturé 12c officiers et 12.000 hommes. Au sud de Przemysl, nous fîmes vendredi dernier plus de 1000 prisonniers. Le partage de l'Albanie 1 ROME, 9 novembre. Dans toute l'Albanie, l'anarchie règne: des troupes armées traversent le pays en pillant el en tuant. La situation du pays est lamentable.Essed Pacha craint qu'une guerre de religion n'éclate sous peu, L'état actuel, d'après les avis unanimes, amènera la cession : du Sud extrême à la Grèce,Valono et ses dépendances à l'Italie, Scutan et la partie nord au Monténégro el la Serbie. Le centre formera un état indépendant sous la direction d'Essed Pacha.

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Cet article est une édition du titre L'écho d'Anvers appartenant à la catégorie Oorlogspers, parue à Bergen-op-Zoom du 1914 au 1915.

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