L'écho d'Anvers

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s.n. 1914, 06 Novembre. L'écho d'Anvers. Accès à 20 avril 2019, à https://hetarchief.be/fr/pid/9c6rx94376/
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No. 28. Vendredi 6 Novembre 1914. L'ECHO D'ANVERS Organe officiel des réfugiés belges en Hollande. Paraît 2 fois A midi et 6 heures. Direction=Rédaction : ARTHUR DE GERS. Bureaux: Bergen=op=Zoom, Boschstraat 68. Paraît 2 fois A midi et 6 heurçs. EDITION DE MIDI. Nouvelles des Flandres. Autour de Garni. BRUGES, 5 novembre — (vià Aârdenburg, de ia part de notre correspondant particulier). Aujourd'hui, à Brnges, on entend tonner le canon, mais plus faiblement, de la direction Sud-Est.On en conclut, qu'une bataille serait engagée à une grande distance, au Sud de Gand ou Saint Nicolas. Il est pourtant difficilement admissible que les troupes alliées aient déjà pu'avancer aussi loin Pourtant, dans cette direction là, il se passe quelque chose d'anormal. Les autos-estafettes, qui arrivent de la direction de Grand, longent le canal à une vitesse folle, vers le nord de Bruges. Les chauffeurs, demandant des renseignements aux divers postes allemands, se montrent très énervés. Vu le calme qui règne dans la direction Thourout-Roulers, on peut très bien supposer que les" armées alliées tâchent de faire une percée, au Sud-ouest de Gand, aux environs d'Audenaerde ou Courtrai. A Bruges, on prétend toujours que Thielt est aux mains des alliés. Relativement peu de blessés sont arrivés ici ; un tram d'éclopés arriva de la direction Igtighein. Le mouvement de troupes est également minime : 4800 hommes partirent prestement cet après-midi, dans la direction Sud-Ouest. Les Allemands ont ouvert plubieurs ponts autour de la ville, ainsi que le long du canal de Bruges à Sluis. Les employés du tram Bruges-Aârdenburg ont reçu avis que la circulation peut être interrompue à tout moment. Un aviateur Anglais nous rendit visite à 2 1/2 heures, venant d'Ostende, et survolant Bruges Port de Mer : il lança 2 ou 3 bombes, sans causer de grands dégâts, sauf aux rails du tramway.A 3 1/2 heures, un second a-viateur Anglais (direction Zee-brugge) arriva mais disparut assez vite vers- le Sud-Ouest. Les Allemands n'avaient sans doute pas le matériel nécessaire au tir contre les avions, car leurs coups de fusils lurent inoffensifs.Indice Sérieux. Une peronne revenue en Flandre Zélandaise dit qu'à Saint Nicolas (dont elle venait), on pouvait très bien apercevoir le ballon captif allemand, servant— comme on sait — â repérer le tir d'artillerie. Il est donc..à,supposer que ce ballon « Visible » doit se trouver « avant » Gand. Une nouvelle confirmation de Thieit. SAS VAN GENT, 5 novembre. La ligne allemande^ s'étend maintenant de la côte, par Bruges, jusqu'à Thielt. C'est plus septentrionnal que la semaine passée. Il est donc clair que les Allemands sont en fort recul. SAS VAN GENT, 5 novembre. Suivant des informations de la meilleure source, les alliés ont réoccupê le ville de Thielt. En Belgique. Mort du Major d'Oultremont. LA HAYE, 5 novembre. Le comte Philippe d'Oultremont, secrétaire de la légation Belge à La Haye, vient d'apprendre la mort de son frère, le comtc Henri d'Oultremont, Major aux 1ers grenadiers Belges, au cours d'un des récents combats dans les Flandres. En conduisant ses troupes à une attaque, une balle ennemie le toucha à la tête. A Anvers ROOSENDAAL, 5 nov. (D.T.) Cette nuit, à la gare de Merxem, près d'Anvers, tous les jeunes gens de 18 à 30 ans, qui voulaient partir pour la Hollande, ont été arrêtés par les Allemands. A 10 heures, ce matin, 80 furent déjà enfermés dans un refuge en bois, sévèrement surveillés par les soldats ennemis, baïonnette au canon. Hier et aujourd'hui, tous les hôpitaux d'Anvers ont été évacués.De la gars centrale partent des trains entiers emportant des bagages des Allemands. Quelqu'un, revenant à l'instant d'Anvers, m'assura que ce matin les Allemands ont commencé à enlever tous les documents du gouvernement militaire qui se trouvaient à l'hôtel de Ville. Les bruits courent aussi à Anvers — mais ils nous paraissent moins fondés — que M. Louis Franck et M, Jan De Vos ont été pris comme otages. Même à Roosendaal, on entend le bruit du canon. Louvain, EINDHOVEN, 5 nov. (V.D.) Les Allemands ont transformé en ambulance tous les locaux disponibles de Louvain. Le personnel fait défaut. Tous les jours, des trains de blessés arrivent de l'ouest : les officiers blessés sont fort nombreux. Le génie allemand est très occupé dans les environs. Au dessus de la Dyle, les ponts sont réparés, et de nouveaux y ont été ajoutés, notamment à Weert, Waveren, Court, St. Etienne, etc. La population de Louvain ne reçoit aucune nouvelle du théâtre de la guerre, mais l'arrivage continuel de blessés en dit suffisamment. Par contre, il y aussi un mouvement intense de troupes dirigées vers l'ouest : dimanche dernier, 12 trains combles passèrent, dont un chargé de canons et chevaux. La nuit de vendredi à samedi, des inconnus ont tenté de détruire la ligne Louvain—Liège. Des poutres énormes avaient été placées en travers des rails, entre Louvain et Tirlemont. Un train dérailla, mais il n'y eut pas de m< >rts. Les Allemands roulent avec prudence sur les voies Belges. Après ce fait, les autorités allemandes avertirent les populations de Verteyck, Bierbeck, Heeverlee, Tirlemont, Louvain et autres petits villages, que les auteurs pincés et pris en flagrant délit seraient fusillés sans autre forme de procès. Samedi, un Z'eppelin survola la ville de Louvain, lançant de petits billets disant que les Turcs s'étaient unis aux Allemands et qu'ils avaient déjà capturé une quantité de Russes. Les Réfugiés Belges. FLESSINGUE, 5 novembre. Des masses de réfugiés partent d'ici pour l'Angleterie, avec les malles de la compagnie cc Zee-land ». Ce sont d'interminables caravanes à travers 1a vilie. Même des réfugiés, venant du Nord, voire de Rotterdam, se rendent en Angleterre. Nos Telegrammes. Le i?aufra£e du Yorcl*. . - Hier. nous^Jfcfe annoncé le nàufrage du grand Croiseur allemand «Yorck». Environ 382 hommes de l'équipage ont été sauvés, c. a. d. plus de la moitié. Le sauvetage fut' fort difficile par suite du brouillard. L'ambassadeur Turc de Londres. LONDRES, 5 nov. (Reuter) L'embassadeur Turc, et le personnel de l'embassade sont partis ce matin à la gare Charmg Cross, à 8 h. 20. Le secrétaire du ministre Grey était présent et prit, congé, au nom du gouvernement. L'embassadeur, visiblement affecté, est en route pour Flessingue, par vapeur hollandais. Ui? monument à La Haye. LA HAYBj 5 novembre. M. Renard, membre de l'Union des Auteurs belges, propose à ses compatriotes dans la «Gaz. de Holl.» d'ériger un monument à la Haye, afin d'exprimer dans une forme matérielle et durable la reconnaissance des Belges envers la Hollande hospitalière. L'Egypte, colonie britannique. CONSTANTINOPLE, 5 nov. D'après le «Tanin» les Anglais ont destitué le Khédive de son pouvoir et annexé son pays. Un oncle et un neveu du Khédive sont nommés respectivement gouvei neur général et commandant-en-chef militaire de la nouvelle colonie britannique. (Sous réserves). Des bonjbes sur Ai?tivari. SCUTARI, 5 novembre. Le port monténégrin d'Anti-vari fut bombardé par trois aviateurs autrichiens qui ont démoli les édifices de la Société de Navigation et avarié la jetée. A Java. BERLIN, 5 novembre. Suivant la «Gazette de Voss» la population musulmane de Java (Indes Hollandaises) se livre à des manifestations en faveur de la Turquie. Les Menées Allemandes en Suède. STOCKHOLM, 3 nov. (H.) Le chimiste allemand Ostwald, prolesseur à l'Université de Leipzig et délégué de la nouvelle association de propagande allemande « Kulturbund », a visité Stockholm ces jours derniers. Au cours d'une interview, M. Ostwald a déclaré ouvertement que le but de sa mission en Suède était de sonder les dispositions des Suédois en ce qui concerne la création, après la guerre, d'une sorte d Union des Etats baltiques, où la Suède aurait une position comparable à celle de la Prusse dans l'empire allemand. Le Dagens Nyheter proteste vivement contre la pensée dont le savant te fait l'interprète. « Son amitié est un honneur pour nous — dit ce journal — mais sa manière de voir, dans la guerre actuelle, ne sera jamais celle • de la Suède ; quant au rôle qu'il nous offre de jouer dans ce drame, nous pouvons y réfléchir. « Notre maison royale n'a certainement aucune des vues sur le trône finlandais dont le délégué allemand lui ouvre la perspective et on n'a .non pins connaissance d'aucun désir de ce genre du côté^ finlandais. » Le journal dit qu'il aurait appris avec bien plus d'intérêt, par la bouche de M. Ostwald, comment le Kulturbund se propose de réorganiser l'Europe originelle (,u, tout au moins ses plans concernant le Schleswig, l'Alsace-Lorraine et la Belgique. « M. Ostwald, ajoute cet organe, ne doit pas se montrer surpris que la prétention des Allemands au droit de réorganiser la mappemonde à leur fantaisie rencontre une opposition très nette de la part de ceux qui sont menacés. » Décorations allemandes. BERLIN, 5 novembre. L'empereur a conféré la Croix de Fer lière et 2ième classe au commandant, celle de la 2e classe à tous les officiers, sous-officiers, soldats et matelots du croiseur Emden. Opiniot? italienne. ROME, 5 novembre. L'organe naval «Aero Maritti-mo» déclare que l'Italie ne commettra jamais la trahison de se tourner contre ses alliés. Le «Goebep» endommagé LONDRES, 5 novembre, Le «Times» apprend que le croiseur allemand Goeben a reçu des avaries lors du bombardement de Sebastopol. La Turquie et la guerre. VIENNE, 5 jnovenïbre. L'apparition de l'escadre turque sur les côtes 'de (La Mer Noire a causé une panique parmi 'la population |de| ces parages. A Yalta, [c'était u!n vrai exode; à Odessa, lies gares furent comme assaillies. Les Sociétés de navigation ont (cessé leurs affaires. CONSTANTINOPLE, 5 Novembre. Le croiseur anglais „ Miner va" a bombardé le port arabe de Djed-da. Deux jautres croiseurs anglais oint canonné le port de Yaffa, ien Syrie, mais1 ils durent se retirer djevant té1 feu de l'artillerie turque. LE CAIRE, 5 novembre. L'Anglgr terre a concentré 30.000 (hommes avec des trains cuirassés jet fdje) l'artillerie sur Ja côte de la Mer Rouge afin (de; veiller contre une invasion de troupes turques et arabes en Egypte. Dépêches de Nuit. A l'Est. LONDBES, 5 novembre (Daily chronicle). L ande armée allemande en Pologne est refoulée sur la ligne défensive allemande (centre : ville de Lask). L'armée Austro-Allemande, en retraite de Kielce, est violemment attaquée à Andrejow. Sur un front de 20 lieues, les tioupes Autrichiennes, à la Vistule, ont «subi des peites é-normes en morts, blessés et prisonniers. A l'Ouest PARIS, 5 novembre (officiel, 11 heures soir.) Nous n'avons pas de nouvelles informations àu su}e.t,dfis opérations au Nord de la Lys. Par des attaques violentes, les allemands ont — au Nord d'Atrecht — repris quelques tranchées qu'ils avaient d'abord perdues. En Argonne, près de St. Hubert, toutes les attaques ont été repoussées. Le Zouave. Opinion d'un officier Allemand. L'Aftanbladat, de Stockholm, publie les extraits suivante d'une lettre qu'un officier allemand blessé écrit à ^n de. ses amis eu Suède : ,,Aux environs da Châlons, j'ai pris pairt à la. fataille la, plus terrible que j'aie jamais vue, et pourtant j'avais été à Liège, à Napiur et à Lomgwy... Comme il était impossible à nos. cariions de réduire au silence le® batteries françaises qui nous bombardaient, nous1 décidâmes de faire une attaque à la. baïonnette. Nos troupes pensaient que les Français et les Anglais fuiraient devant les baïonnettes allemandes., mais l'expérience nous prouva que les idées que nous avions à ce sujet étaient complètement erronées. ,,...Deux da nos régiments reçurent' l'ordre de prendre d'assaut la position des alliés et nos soldats se lancèrent en avant. Les1 Français cependant étaient prêts à (nous recevoir et ce fut jtitoe boucherie comme je n'en ai. jamais, vue de pareillei ni dans cette gûerxei, ni dans aucune autre. Caché parmi les arbres, un détachement français s'apprêtait à sa jeter pur nous ,a la baïonnette. Il y avait là des Ituïcoe et des zouaves. Ce sont des forts diables avec lesquels- il est impossible de se battra. Uni zouave, fusil en main, baïonnette au canon est la chose la plus infernale qu'on puisse décrire. ,,...Des cris sauvages — crisi de douleur et de colère — retentissaient dans le bois. De nombreux JuMrimes frappés tombaient ensanglantés sur le terrain'. Bientôt l'artillerie française entre à son. tour en action et ses {projectiles complétèrent l'œuvro des baïonnettes ennemies1. Les nôtres battirent eau re* traite à toute viteabo à travers le bois maintenant en flammes. Gaux qui avaient échappé aux baïonnettes françaises tombaient à leur tour atteints par les balltes et brûlaient dans le bois. ,,De mon régiment 60 hommes seulement revinrent. De l'autre régiment, 11 hommes natournèrent ; et pas nin da ces 71 survivants qui ne fût blessé ! ,,J'ai suivi la campagne da Mand-chouria, îmais je crois bien qu'au, cours des cinq premiers jours de la bataille da la. Marne,« la guerre fit 'plus de victimes qu'on en compta dans les bar tailles de Moukden et de Liao-Yang."

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Cet article est une édition du titre L'écho d'Anvers appartenant à la catégorie Oorlogspers, parue à Bergen-op-Zoom du 1914 au 1915.

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