L'écho d'Anvers

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s.n. 1914, 27 Novembre. L'écho d'Anvers. Accès à 17 juillet 2019, à https://hetarchief.be/fr/pid/6h4cn6zq1j/
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No. 48. Vendredi 27 Novembre 1914. L'ECHO D'ANVERS Organe officiel des réfugiés belges en Hollande. || Paraît 2 fois A midi et 6 heures. Direction=Rédaction : ARTHUR DE GERS. Bureaux: Bergen=op=Zoom, Boschstraat 68. Paraît 2 fois A midi et 6 heures. EDITION DE MIDI. En Belgique.! A Louvain. EINDHOYEN, 25 nov. (D. T.) Aujourd'hui, six trains ont passé par Louvain, direction Bruxelles. Parmi les soldats, beaucoup de matelots. Le dernier train était composé d'une file interminable de wagons plats pour la plupart, et chargés de planches et barquettes. Louvain semble être devenu le point de départ de tous les mouvements de troupes. 8000 hommes de la Land-sturm, (de 40 à 50 ans), ont été débarqués ici lundi et - mardi, ils sont hébergés dans les usines de la ville. Il paraît qu'ils seront encore expédiés cette semaine au front. L'état des soldats semble abattu. • Ce matin, tous les bouchers de Louvain et environs ont dù fournir de grandes quantités de viande. Tout le bétail des paysans a été. acheté. Les Allemands ont tout grassement payé. Les habitants se plaignent du manque de nouvelles. Aux environs de Roulers. AARDENBURG, 25 novembre (O.V.) Des personnes arrivées hier d'Iseghem, un village aux environs de Roulers, m'ont raconté que dans cette dernière ville, tout est calme. Les troupes formant la garnison d'Iseghem appartiennent à la Landsturm et observent une attitude bienveillante \is à vis du public. De ce fait, beaucoup de réfugiés rentrent chez eux : ils font le trajet Yzendyke, Watervliet, Eecloo, car par Maldeghem il n'y a pas moyen de passer. Au moment où je vous écris, tout vibre ici sous la violence de la canonnade, entendue d'ailleurs depuis hier midi. Aux environs de Zeebrugge, on dirait que la flotte anglaise continue à bombarder les positions des Allemands le long de la côte. Le nombre de réfugiés commence à fortement diminuer en notre petite localité. Seuls, les pauvres de Termon-de, Malines et environs, qui n'ont plus d'habitation là-bas, ne partent pas. A Landen. HASSELT,' 24 nov. (D. T.) De la direction de Huy, neuf trains militaires sont arrivés à Landen; ils furent immédiatement expédiés au front Ouest. Un train de munitions se trouve près de Neerwinden : il est sévèrement gardé. De Liège débouchèrent ici 6 trains-ambulances et un train chargé de pièces d'artillerie lourde; ils continuèrent sans arrêt vers le Nord de la France vià Gembloux. A la côte. LONDRES, 25 novembre(R.O.) L'amirauté annonce que deux navires anglais ont attaqué tous les points militaires importants des Allemands à Zeebrugge. La résistance opposée par l'ennemi fut faible. Les dégâts occasionnés sont inconnus. Le bombardement de Zeebrugge. OOSTBURG, 27 nov. (N.R.C.) Le bombardement de Zeebrugge a violemment impressionné les habitants ; tout a fui vers Knucke; beaucoup de gens s'y réfugièrent dans les caves. Un des premiers obus éclata au milieu des soldats qui travaillaient aux sous-marins. Il y eut 17 morts et de nombreux blessés. Le nouveau Palace Hôtel, le pilotage et la briquetterie sont complètement détruits. Furent endommagés également: 17 maisons, 2 hôtels, 1 mouiin et l'église. L'union Belge. Nous apprenons avec plaisir que M. le baron Fallon, ministre de Belgique à La Haye, a bien voulu accepter Ja présidence d'honneur du cercle «Union belge». Le comité provisoire est donc composé comme suit : Présidents d'honneur, M., le baron Fallon, ministre de Belgique à La Haye, M. van der Aa, Consul général de Belgique à Amsterdam; président, M. L. Delhez; vice-président, l'avocat Deswarte ; secrétaire M. Hendrykx; membres, M. M. Dekkers, Lecourt, Vom-berg, Haifssens et Jaspaers. La nouvelle armée belge. TERNEUZEN, 25 novembre (N. R. Ct.) Un soldat belge blessé à Rampskapelle le 22 octobre, soigné en Angleterre et exempté ensuite donne quelques particularités sur la bataille de l'Yser : Les alliés, dit-il, se contentent la plupart du temps de rester sur la défensive. Ils ne font des attaques qu'après que l'assaut allemand n'a pas réussi. Les Belges, comme les alliés, sont pleins de confiance dans la victoire finale. Le 24 oct. ils ont fait près de 1200 prisonniers dont la plupart étaient encore des enfants. Il y aVait aussi des hommes frisant la cinquantaine. On combat en Flandre avec acharnement et plus d'une fois, on en arrive aux corps à corps dans lesquels les troupes anglaises et hindoues se distinguent surtout. De la première armée belge, il ne reste plus que 30 000 à 40.000 hommes mais il s'en est formé une seconde (et notre enterlocuteur parle de 250.000 hommes) qui est complètement préparée mais n'a pas encore été au feu. Elle est tenue en réserve. De nouvelles troupes anglaises, arrivent encore continuellement dans la réserve dont dispose le général Joff're. Les Français, m'a-t-on raconté, n'emploient pas comme soldats des hommes ni aussi jeunes, ni aussi âgés que les Allemands. Les hommes des plus anciennes- classés sont employés dans le pays même au service de garnison et à la garde des chemins de fer. Il n'y a pas une seule ville de garnison en France où ne se trouvent au moins 10.000 hommes bien reposés et dans toute la force de l'âge. La confiance des hommes et des officiers des armées alliées dans le général J|ofïre, est grande. Ils sentent une direction ferne et intelligente c'X ne doutent pas un instant de l'issue de la bataille, Enfin, l'équipement des nouveaux soldats belges dépasse tout ce qu'on pourrait .-buhaiter. Ils doivent être tous pourvus de nouveaux fusils à répétition. Le roi Albert &:e trouve presque continuellement au front, près de ses troupes.® Nos Télégrammes On se bat ferme à l'Ouest. LONDRES 25 novembre (O.V.) - (D. C.) — Les alliés ont été énergiquement attaqués par les Allemands sur le front Ypres-La Bassée. Une grande bataille, comparable à celle de la Marne et de l'Yser, vient d'être entamée. Le but des x\llemands est de conquérir en Vont premier lieu la ville d'Ypres. Depuis samedi, les aviateurs allemands sont à la besogne. Ils ont jeté des bombes sur Hazebrouck, Cassel, Amiens et Armentières, et dans chaque ville de paisibles bourgeois furent tués. Une preuve de l'acharnement de la bataille engagée : il y a quelques jours 3000 Allemands entrèrent dans la ville de.... ; pas un n'en est sorti. Tous furent tués, blessés ou faits prisonniers. La conséquence fut qu'en ce point-là, le front allemand dut être reporté de 8 lieues, à l'est de la ville de .... Dans les tranchées. PARIS 24 novembre (Reuter) Un journaliste français, qui est allé au front de l'ouest avec une quinzaine de confrères, raconte entre autres, qu'en certains endroits, les tranchées des Allemands et des Français sont à tel point rapprochées, que les soldats s'échangent des journaux. Renforts Anglais. WELLINGTON, 25 nov. (R.O.) Dans un discours, le ministre-président de la Nouvelle Zélande a dit que l'empire des Dominion Isles sera en état d'envoyer en Europe un contingent de soldats tel, que la guerre pourra prendre fin, au printemps prochain. Le nombre de volontaires s'accroît de façon extraordinaire. Meeting interdit. LEIPZIG, 25 nov. (O.V.) Un meeting socialiste, qui devait être tenu aujourd'hui pour discuter les moyens de pourvoir la population de vivres, vient d'être interdit par les autorités. La bataille en Pologne. LONDRES, 24 novembre (D.C.) Lentement, les Russes ont obtenu l'avantage sur les forces Allemandes, et ont énergiquement attaqué l'ennemi en Pologne Après dix jours de combat, les Allemands ne furent plus à même de se frayer un passage entre la Wartha et la Vistule, ou près de Czenstoschowa Ils n'ont pas su atteindre Lodz. Près de la petite rivière Brzwa, sur le plateau de Skiernevice, les Allemands rencontrèrent les mêmes difficultés qu'à l'Yser et la San. Les Russes ont une ligne de défense admirable, et refoulent les divisions allemandes avec acharnement: celles-ci ont comme dernier front, entre la Wartha et la Vistule, Czenslo-schowa-Olhnsk.Ayant fait une tentative d'avancer, les Russes les repoussèrent aussitôt jusque Zgierz, 5 lieues au nord de Lodz. Dans ces combats, les Russes firent beaucoup de prisonniers et capturèrent de nombreux canons. A Cracovie. ROME, 25 novembre (Reuter). Le gouverneur militaire de Cracovie a affiché la proclamation suivante : «La population civile n'obéit «pas strictement aux ordres du «gouvernement quant à l'éva-«cuation de la ville, «Le gouverneur se voit forcé «d'avertir ceux,qui ne veulent pas «écouter, peuvent être condam-«nés à mort.» Cette proclamation fit son effet. 50.000 Polonais quittèrent la ville. Lt'Atfcitude de l'Egypte. PARIS, 24 novembre. (L.T.P.) Je suis informé que le khédive d'Egypte, prince Abbas Hilmi pacha, se dispose à gagner Damas par voie de terre pour se trouver dans le camp turc au moment où le corps d'armée concentré à Mahau commencera les hostilités et les opérations contre l'Egypte. Ce projet est du reste confirmé par les faits. Au lendemain de la rupture des relations anglo-franco-turques, deux remorqueurs affectés au service des propriétés du khédive à Dalaman (golfe de Macri) ont reçu des ordres télégraphiques de venir désarmer et se mettre à l'abri dans le port de Rhodes. D'autre part, le khédive a fait organiser dans ces mêmes propriétés de Dalaman une caravane d'escorte composée de plus de deux cents chevaux avec tentes et provisions que se tient prête à le rejoindre dès qu'il en donnera l'ordre. Ce n'est certes pas un voyage d'agrément que compte entreprendre le khédive à cette saison. Il est du reste de notoriété publique qu'à la suite du refus de l'Anglettere de lui permettre de rentrer en Egypte, le prince Abbas Hilmi a suivi la pression efficace des nationalistes jeunes-turcs et des milieux militaires allemands tout-puissants aujourd'hui às Constantinople, qui lui ont fait sans doute miroiter la gloire de rentrer en Egypte en conquérant et de se soustraire définitivement au contrôle anglais. On dit que l'armée turque concentrée entre Damas et Mahau serait de 200.000 hommes. En réalité, je pense qu'elle ne comporte pas plus de 60 000 à 70.000 hommes ayant une valaur combative quelconque. Aussi c'est pour cela que les jeunes-turcs et les Allemands, qui sont conscients de cette faiblesse, font marcher le khédive avec le corps expéditionnaire, dans le but évident d'engager la population arabe, parmi laquelle on fait une propagande très active, à se soulever et à favoriser -par une rébellion la conquête de l'Egypte par l'armée turque. Mais l'Angleterre veille et le khédive en sera pour ses frais... de voyage. Dans le Caucase. PETROGRADE, 55 nov. (Wk.) Dans la contrée de Tchorokh l'action fut continuée pendant la journée du 23 novembre. Dans la direction d'Erzeroum, l'ennemi fut défait sur tout le front; les armées furent dispersées et forcées de se retirer en hâte, Nous les poursuivons. Dans les autres districts, il n'y a pas de changements. Dénêches de Nuit A l'Ouest. PARIS, 25 novembre : 3 heures De la côte jusqu'à Ypres, aucune attaque à signaler. Nous avons gagné du terrain entre Langemark et Zonnebeke (N.O. d'Ypres). Aux environs de La Bassée, les troupes indiennes ont reconquis les tranchées qu'ils avaient perdues. Nous avons légèrement avancé près de Berry au Bac et dans l'Argonne. A Bethancourt, (N.O. de Verdun), une attaque allemande fut repoussée. Un armistice, demandé par l'ennemi, a été refusé. Notre artillerie a bombardé Arnaville, au Nord de Pont à Mousson, au Sud de Metz, sur la frontière franco-allemande. PARIS, 26 nov.: 11 heures hier soir. Il n'y a pas eu de changements sur tout le front. A l'Est. Victoire Russe. Dans les Carpathes. PETROGRADE, 25 novembre. Autour de Lodz, la bataille continue. De fortes armées allemandes, qui pénétrèrent — le 20 novembre — dans les contrées de Stry-kow et Tuszin, font actuellement un dernier effort pour pousser au Nord. Sur le front Czenstoschowa-Cracovie, nous maintenons l'avantage.De l'autre côté des Carpathes, (donc en Hongrie), nos armées ont enveloppé une importante troupe d'Autrichiens : nous capturâmes 3500 hommes, des officiers, parmi lesquels 1 général.Nous occupons Homonna, (petite ville, au Nord de Kaschau, dans le Nord de la Hongrie). Avance Russe avouée. BUDAPESTH, 25 nov.(W.B.) Avec succès nous avons repoussé les Russes, qui parles Carpathes ont pénétré dans nos provinces (donc les Russes avancent en Hongrie — Réd.) L'impasse Usac est reconquise, ce qui nous a permis de nettoyer une province. i

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Cet article est une édition du titre L'écho d'Anvers appartenant à la catégorie Oorlogspers, parue à Bergen-op-Zoom du 1914 au 1915.

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