L'écho d'Anvers

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s.n. 1914, 12 Decembre. L'écho d'Anvers. Accès à 23 avril 2019, à https://hetarchief.be/fr/pid/8911n7zf2t/
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No. 63. Samedi 12 décembre 1914. L'ECHO D'ANVERS Organe officiel des réfugiés belges en Hollande. Paraît 2 fois A midi et 6 heures. Direction=Rédaction : ARTHUR DE GERS. Bureaux: Bergen=op=Zoom, Boschstraat 68. Paraît 2 fois A midi et 6 heures. EDITION DE MIDI. En Belgique. A Anvers. ANVERS, 10 décembre (D. T.) Les réquisitions vont leur train. La semaine dernière tous les sacs vides furent réquisitionnés. Chez Saint Frères, avenue de commerce, on enleva pour frs. 1.500.000 de sacs neufs de première qualité. Ils furent expédiés par chemin de fer. Tout le stock a été pillé: on craint le renvoi de nombreux ouvriers et employés.Le même îait est arrivé chéz M. Smets, ancien canal aux lions. Les réquisitions étaient dirigées par un certain Eug. Milch, qui s'était établi négociant en sacs à Anvers, il y a huit ans environ. La déclaration des chevaux de nation à la Kommandatur a fortement inquiété la ville. Beaucoup de nations avaient pourtant déjà envoyé leurs plus riches exemplaires au-delà de la frontière hollandaise; beaucoup de paysans firent de même. Chez Tietz, on a réquisitionné la semaine dernière 200 lampes à pétrole, La Cie Liebig a du livrer pour 400.000 francs de graisse ; les employés touchent la moitié de leurs appointements. Le nombre de réfugiés vers la Hollande accroît de nouveau : le même jour,- 500 jeunes gens passèrent au même endroit. A Malines, les Allemands ont enlevé à l'arsenal toutes les machines de valeur. Rue de Jésus, au bureau des téléphones, les Allemands volent nuitamment les appareils et les ustensiles de valeur. Le pont sur l'Escaut à Burght est miné, sans doute, une précaution en cas de retraite des Allemands. Ces derniers jours, beaucoup de troupes traversèrent la ville, il y a des soldats de tout âge La censure allemande est devenue très sévère : seules les dépêches Reuter et les victoires du Wolff bureau sont admises. Afin de pouvoir expédier le produit de tous leurs pillages, les Allemands désiraient pouvoir employer le canal de la Cam-pine; nos envahisseurs allèrent trouver nos conseillers communaux, et exigèrent l'exécution des réparations à effectuer au Canal. La ville répondit que ceci concernait seulement l'Etat Belge et affirma son incompétence en la matière. Pour ce refus, les Allemands infligèrent une amende de 100.000 francs. Pour un rien, on vous envoie rue des béguines ; un employé de l'hôtel de ville, recevant des marcs, lâcha ces mots : «Weg met die vuiligheid». Le boulanger allemand Weber du canal au sucre en eut vent et l'employé reçut un mois de prison.^ M. Aerts, de la firme J. P, Best, qui voulut accepter l'argent allemand uniquement au cours du jour, fut menacé de prison. Une victoire Bel£e. LONDRES, 10 décembre. (R.O,) - (Daily News). Par une ruse très adroite les Belges réussirent à conquérir plusieurs tranchées ennemies. Us préparèrent un simulacre d'attaque contre les radeaux allemands. Pendant la riposte de ces derniers, les Belges passaient, dans une direction Sud, une petite rivière peu profonde, attaquèrent les tranchées allemandes, les détruisirent dans un assaut à la baïonnette. Les Belges avaient gagné un kilomètre. Nos Télégrammes. Le 4roe croiseur Nurpber^ également coulé. LONDRES, 10 déc. (Reuter) Le croiseur allemand «Nûrn-berg» (3470 tonnes) a été coulé le 8 décembre dernier ; la poursuite du «Dresden» continue. La victoire navale. LONDRES, 10 déc. (Reuter) La bataille navale du 8 décembre a duré 5 heures^ avec intervalles* d'arrêts." " Trois heures après le «Scharn-horst» coula ; deux heures plus tard le «Gneisenau» subit le même sort. • Les petits croiseurs allemands «Leipzig», «Nùrnberg» et «Dres-den» s'échappèrent, mais ils furent poursuivis par les grands et petits croiseurs anglais. Au cours de cette bataille, la flotte anglaise ne perdit aucune unité. Le Tsar à Tiflis. PETROGRAD, 10 déc. (R.O.) D'après un télégramme reçu de Tiflis, le Tsar visitera demain la ville de Tiflis, lait inconnu depuis des siècles. Le bombardement de Lowicz. PETROGRAD, 10 déc. (R.O.) La ville de Lowicz, dit un télégramme, est devenu un enfer : le bombardement de toutes les directions dure depuis 15 jours. Les bâtiments publics et les mais' >ns particulières sont détruits. Les habitants sont réfugiés dans leurs caves, mais en rue beaucoup de personnes sont tuées et blessées. Des femmes, avec leur gosse sur le bras, voulant échapper, tombent sous les obus meurtriers dès qu'elles approchent des zones dangereuses. La Bulgarie et la Roumanie. BERLIN, 10 décembre (K.N.) Dans les milieux politiques à Sofia on confirme que les démarches entre la Roumanie et la Bulgarie ont amené une entente complète et l'on peut s'attendre à un prompt résultat définitif. La base des négociations concerne une indemnité territoriale à la Bulgarie, territoire qu'elle perdit précédemment. Les conditions de Paix « Allemandes ? LONDRES, 9 décembre (L. M. Ps.)-(Times, de New York): «M. Dernburg, l'agent finan cier du kaiser en Amérique, a formulé les conditions de paix. Les voici telles qu'elles sont publiées dans un article spécial de l'Independent : «lo L'Allemagne ne considérerait pas comme sage de prendre des territoires en Europe, mais pour des raisons militaires elle fera de légères corrections de frontière et occupera ceux des territoiies limitrophes qui ont été reconnus constituer un point faible dans l'armure allemande; «2o Géographiquement la Belgique appartient à l'empire d'Allemagne. Elle commande l'embouchure du plus grand fleuve allemand; Anvers est un port essentiellement allemand. Qu'Anvers n'appartienne pas à l'Allemagne n'est pas une anomalie moindre que si la Nouvelle-Orléans et les bouches du Mis-sissipi étaient exclues de la Louisiane, ou si New York était demeuré anglais après la guerre de l'Indépendance; de plus, la situation actuelle de la Belgique est due à sa propre faute. Elle était devenue la vassale de l'Angleterre et de la France. Ainsi, si, d'une part, il est «probable» qu'on n'essayera pas en raison de sa population non allemande, d'incorporer la Belgique à l'empire d'Allemagne au même titre que la Bavière, le Wurtemberg et la Saxe, du moins sera-t-elle enfermée dans l'union douanière allemande de la même façon que le Luxembourg ; «3o La neutralité belge ayant été démontrée être une impossibilité, doit être abolie. Il faut donc que les ports de la Belgique soient mis en tout temps à l'abri d'une invasion anglaise ou française;«4o La Grande-Bretagne ayant fermé la mer du Nord, une «mer libre» doit être établie. La thèse de l'Angleterre que la mer est son domaine et que toutes les mers lui appartiennent jusqu'à la limite des eaux territoriales des autres puissances ne peut être tolérée. En conséquence, les côtes de la Manche, en Angleterre, en Belgique et en France, doivent être neutralisées même en temps de guerre, et la doctrine de l'Allemagne et des Etats-Unis, d'après laquelle le droit' de prise de la proptiété privée en haute mer devrait être reconnu comme il l'est sur terre, doit être garantie par toutes les nations; «5o Tous les câbles doivent être neutralisés; « 6o Toutes les colonies de l'Allemagne doivent lui être rendues. L'Allemagne, en raison de sa population croissante, doit obtenir de nouveaux territoires susceptibles d'être peuplés par des blancs. La doctrine de Monroe lui ferme l'Amérique ; il lui faut donc prendre le Maroc « si réellement ce pays est de nature à répondre au but qu'on se propose » ; « 7o L'Allemagne doit avoir toute liberté de développer « sans intervention étrangère » ses relations commerciales et industrielles avec la Turquie. Cela impliquerait la reconnaissance d'une sphere d'influence allemande du golfe Persique aux Dardanelles ; « 8o II ne doit pas y avoir de développement de l'influence japonaise en Mandchourie ; « 9o Toutes les petites nationalités comme : les Finlandais, les Polonais et les Boers de l'Afrique du sud, si elles soutiennent l'Allemagne, doivent avoir le droit de décider de leur propre destinée et l'Egypte doit être rendue, si elle le désire, à la Turquie. « — Ces conditions, dit M. Dernburg en concluant, répondraient aux vues pacifiques que l'Allemagne a eues depuis 44 ans. « Elles montrent, à son avis, que l'Allemagne n'a aucun désir de domination mondiale et qu'elle n'ambitionne pas en Europe une prédominance hors de proportion avec les droits des 122,000.000 d'Allemands et d'Autrichiens ». La Belgique, le Maroc, des colonies et puis quoi encore ? Les cent milliards, peut être, qu'une dépêche allemande annonçait l'autre jour que la France allait devoir payer comme indemnité de guerre. Et dire qu'il y a quarante-quatre ans que l'Allemagne a « ces vues pacifiques » ! Sur la mer Noire. ODESSA, 10 décembre (P.T.A.) Une division turque débarqua à Boenar (S.O. d'Odessa). 23 hommes avec leur monture furent capturés à 6 verstes de Tarutino (district Akkerman). Les Turcs lurent désarmés et conduits à Tarutmo. En Afrique. JOHANNESBURG, 10 décem-' bre (R.O.) Le député, commandant de rebelles, Piet Grobler, a été fait prisonnier à Rustenburg. LE CAP, 10 décembre (R.O.) Le général Botha dans son dernier rapport déclare que la révolte est pour ainsi dire terminée. Les principaux leaders sont morts ou faits prisonniers. Il ne reste que quelques unités éparpillées. Les usines d'Edison brûlées NEW YORK, 11 déc. (Reuter) Tous les bâtiments des usines Edison, à West Orange, état de New Jersey, sont détruits par un incendie. Les dégâts sont estimés à D. 5.000.000. Le laboratoire avec tous ses précieux instruments, est sauvé. Pendant la catastrophe, on demanda à Edison quand il comptait commencer la reconstruction ? «Demain», fut sa réponse. Dépêches de Nuit. A l'Ouest. PARIS, 10 décembre 3 heures. La journée d'hier fut calme sur le front en Belgique et au nord d'Atrecht. Aux environs de Quesnoy, les Français avancèrent de quelques centaines de mètres. A l'Aisne et en Champagne, l'artillerie lrançaise maintient sa supériorité et l'ennemi fut obligé d'abandonner plusieurs tranchées près de Reims. En Argonne, les progrès français continuent: nous y prîmes quelques tranchées. Les Français repoussèrent 6 nouvelles attaques allemandes et maintinrent les avances acquises.PARIS, 10 déc. : 11 heures. La situation est inchangée. Hier nos aviateurs ont lancé 16 bombes avec succès sur la gare et le hall d'avions à Frei-burg.Les aviateurs revinrent indemnes.Le communiqué allemand BERLIN, 10 décembre (W.B.) Aux environs de Souain, l'attaque française s'est limitée à un feu d'artillerie. Une nouvelle attaque française contre Yauquois, Boureuilles, au côté Est de l'Argonne, échoua grâce à notre artillerie. L'ennemi y dut subir de sérieuses pertes. Les Anglais seraient à Staden. YZENDYKE, 11 décembre. Tout comme Paschendaele STADEN a été également conquis par les Anglais. (Staden se trouve à 13 km. de Thourout, 23 km. d'Ypres et 13 km. de Dixmude. Ce serait un progrès quasi inespéré.) Sous-marins Allemands près de Londres? LONDRES, 10 décembre. Aujourd'hui on s'est inquiété du tir de canons dans le port. Des sousmarins allemands auraient tenté d'entrer dans le port. Ils furent refoulés. Une confirmation officielle doit être attendue. A l'Est. Le communiqué allemand. BERLIN, 10 décembre (W.B.) A l'est des lacs Masuriens, le duel d'artillerie continue. En Pologne Nord, une de nos colonnes, opérant à la rive droite de la Vistule, prit d'assaut Przasnycz (au S.E. de Mlawa) : nous prîmes 600 Russes et quelques mitrailleuses. Notre attaque continue à la rive gauche de la Vistule. En Pologne Sud, les attaques Russes sont repoussées. Le communiqué Viennois VIENNE, 10 décembre (W.B.) En Pologne, la journée fut calme. Une attaque isolée des Russes au S. O. de Nowo Ra-domsk fut repoussée. En Galicie occidentale, il y eut .du renfort des deux côtés: jusqu'à présent nous y fîmes 10 000 prisonniers. La bataille continua aujourd'hui également. Nos opérations dans les Car-pathes permirent de regagner des points importants sur notre propre territoire. En Serbie. Les Autrichiens avouent.. VIENNE, 10 décembre (W.B.) Une partie de nos troupes en Serbie rencontra à l'O. de Mi-lanowats, (sur la Lepenitza, affluent de gauche du Morawa, au N. de Kragujewats), - de fortes armées Serbes et n'a pu avancer plus loin. Sous la pression de la contre-attaque commencée par les Serbes, quelques divisions se retirèrent vers un terrain plus avantageux.Au Sud de Belgrade, notre offensive fait des progrès. Le 8 décembre, nous capturâmes 20 canons, 1 projecteur et de nombreux prisonniers.

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Cet article est une édition du titre L'écho d'Anvers appartenant à la catégorie Oorlogspers, parue à Bergen-op-Zoom du 1914 au 1915.

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