L'écho d'Anvers

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s.n. 1914, 02 Novembre. L'écho d'Anvers. Accès à 25 juin 2019, à https://hetarchief.be/fr/pid/kw57d2r501/
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No. M. Lundi 2 Novembre 1914. 10 centimes. L'ECHO D'ANVERS Organe officiel des réfugiés belges en Hollande. Paraît 2 fois A midi et 6 heures. Direction=Rédaction : ARTHUR DE GERS. Bureaux: Bergen=op=Zoom, Boschstraat 68. Paraît 2 fois A midi et 6 heures. EDITION DE MIDI. L'épouvantable sort de la Belgique. Sous ce titre, le « Courrier de Genève» écrit : La Belgique est recouverte de ruines et de décombres, l'ennemi à mis tout à feu et à sang et et les paroles du vénérable cardinal Mercier sont terribles sur les lèvres d'un vieillard : <( On a tout détruit, je ne retrouverai personne. » La presse suisse s'est apitoyée sur le sort de ce petit pays qui est le frère du nôtre. Il faut être sans cœur pour déclarer dans certains journaux que les vainqueurs ont remis l'ordre dans ce pays. Nous n'admirons pas la force de ce colosse qui veut s'attaquer à un faible, mais nous le plaignons et nous avons le cœur serré de douleur à la pensée qu'ils ont fait fi de la neutralité. N'est-ce pas une monstruosité après 20 siècles de christianisme d'avoir une telle notion de la justice : on àttaque en tout premier lieu le peuple le plus tranquille du monde, qui ne demande rien à personne et dont la seule ambition est de vivre en paix avec tous. Encore si cette attaque avait été raisonnable, nous comprendrions, mais c'était uniquement pour prendre Paris à l'improviste et s'en glorifier ensuite. Cette idée n'a pas été réalisée, bien au contraire, elle nous montre sous un triste jour le pays de l'éternelle paix et les générations futures porteront sans doute cette tache ineffaçable de violation de la foi donnée dans des traités solennels ! Et, si le plan de la campagne n'avait pas été mûri, préparé de longue date, nous aurions encore compris que, par hasard, l'ennemi empiétât sur le territoire neutre ; mais rien de tout cela ; on pensait s'attaquer à une faible armée qui plierait bien vite sous le poids de l'or que la préméditation du forfait avait fait apporter en quantité suffisante pour acheter la neutralité des Belges. Mais c'est en vain, on n'achète pas l'honneur d'un pays, mieux vaudrait pour lui disparaître de la surface du globe. Les Belges se sont conduits en vrais héros, ils ont tenu tête et tiennent encore tête maintenant à une armée épouvantable qui les a traités en ennemis irréconciliables.Par des promesses honteuses, les diplomates demandent le passage des troupes, mais le roi Albert n'a pas daigné répondre à de pareilles propositions : l'intelligence se tait, la courtoisie disparaît, la haine féroce apparaît quand on veut attenter à l'honneur d'un pays ; et ce pays, quelle que soit son étendue, n'a que les armes pour laver de pareils affronts. Plaignons, nous Suisses, ce peuple et compatissons à la douleur de tous les Belges, nos frères. La situation. Les destinées de l'Europe, et peut-être du monde entier, sont toujours en suspens dans les plaines flamandes et jusque su! les rives de la mer. L'Allemagne joue désespérément sa partie pour rompre les lignes des Alliés et se frayei ainsi un passage vers les ports qu'elle convoite avec une ardeui tournant à l'exaspération. Certes l'orgueil allemand, après tant de déceptions cruelles, se satisferai pleinement de la possession de Dunkerque, et surtout de Calais Calais d'où Guillaume II espère sans doute, pouvoir dominer h falaise de Douvres. Mais jusqu'ici, il n'apparaîl pas que les furieux efforts dec armées impériales aient été couronnés du moindre succès. On nous avait cependant annoncé officiellement que les troupes germaniques avaient reçu, ces jours derniers, des renforts considérables : 500.000 hommes, assurait-on. Ces renforts, à la vérité, ont permis aux Allemands la reprise d'une vigoureuse offensive mais cette offensive s'est partout heurtée à une résistance aussi tenace, aussi infrangible que l'attaque elle-même était ardente et acharnée. Et le résultat de toutes ces journées de combats violents, d'engagements répétés, est que les combattants, sur cette partie au moins du théâtre de la lutte s e trouvent, à cette heure, passablement épuisés. Nous en avons la preuve dans les communiqués officiels qui annoncent également une sorte d'accalmie sur le Iront Nieuport-Dixmude. En revanche, une nouvelle activité se manifeste entre l'Aisne et l'Argonne, où les Alliés annoncent des progrès marqués. Il est vrai que le grand quartier général allemand s'attribue, de son côté, plus prolixement que ne le fait l'Etat-major français, divers succès dans la même région.Le communiqué officiel allemand renferme, en outre, une phrase qui nous a laissé quelque peu rêveur, et qui concerne la «nécessité» où se serait trouvée l'artillerie allemande d'ouvrir le feu dans la direction de la cathédrale de Reims. Les Français n'avaient-ils pas, en effet, installé un poste d'observation, à l'usage d'une de leurs batteries, dans les tours de la cathédrale? Soit. Il nous souvient pourtant que le gouvernement français a déjà élevé une énergique protestation contre une allégation semblable, formulée dans un précédent communiqué allemand ? De quel côté chercherons-nous la vérité? Peut-être sortira-t-elle, plus tard, sinon d'un puits, du moins des crevasses béantes dont les obus allemands, pour des raisons stratégiques, ont décoré les murs de l'admirable et malheureuse cathédrale. (G. de H.) Nos Télégrammes. A l'Ouest. PARIS, 31 octobre. L'armée belge a inondé la vallée de l'Isère. Les Allemands durent se retirer sous le leu meurtrier des canons français et belges ; ils subirent de lourdes pertes. Aux environs d'Ypres les Allemands ont dû reculer devant les attaques franco-anglaises. Près de la Bassée les • Anglais ont reconquis le terrain perdu en infligeant de grosses pertes à l'ennemi. Les alliés font des progrès presque partout, notamment près de Verdun et de Soissons. Croiseur Aillais coulé. ! LONDRES, 31 octobre (Reuter) - Un sous-marin allemand a réussi à faire couler le vieux croiseur anglais « Hermès », dans : le canal à son retour de Dun-> kerque. Presque fous les officiers et matelots sont sauvés ; il y a ; 40 manquants. Crise ministérielle en Italie. ROME, 31 octobre. (Havas). Par suite du départ du ministre des finances Rubini, le ministère a décidé de donner sa démission ; cette uccision a été communiquée cet après-midi par le président Salandra, au Roi qui donnera son avis aujourd'hui. Cadeau de Noël. LONDRES, 30 octobre. Le ((Daily Telegraph» se propose d'offrir au roi Albert pour son peuple éprouvé un cadeau de Noël, qui, dès maintenant, représente un capital de 887,306 shillings. . A l'Est. PETROGRADE, 31 octobre. (Reuter). En Prusse orientale, le plan des Allemands était de foncer sur le centre, près de Bakalar-zewo (à l'ouest de Soewalki), où nos positions étaient très fortifiées. Ce plan échoua. Pendant leurs attaques vaines qui durèrent cinq jours, les Allemands ont eu des pertes énormes. En plusieurs endroits du front en Prusse on fait des progrès. Au delà de la Vistule nous occupons laligne Lemezica-Lodz-Ostrovice.EnGalicie,la bataille continue; il n'y a rien de spécial à annoncer.Communiqué Viem?ois. VIENNE, 31 octobre. Un obus autrichien a fait sauter à Sambor (Galicie) un dépôt russe de munitions. Le nombre total des prisonniers en Autriche était jusqu'au 28 de ce mois de 73.000, parmi lesquels 650 officiers. Une démission. LONDRES, 30 octobre. Le Prince Louis de Battenberg a été reçu par le Roi. A l'issue de cette réception, il a offert à Sa Majesté sa démission de premier lord de l'Amirauté. Incident Greco-Bul£are. SOFIA, 31 octobre, — Sur la frontière un engagement a eu lieu entre gardes bulgares et grecs. La cause en était que les Grecs voulurent creuser des tranchées dans la zone neutre. L'action Turque. LONDRES, 31 octobre. — Le ministre russe à Constantinople est rappelé. La Triple Entente fait encore des efforts à faire revenir la Porte de son attitude, mais ils offrent peu d'espoir. Une flotte fusse qui a tâché de barrer le chemin à la flotte turque lorsque celle-ci quitta le Bosphore, fut bombardée et perdit quatre torpilleurs et une canonnière. Puis la flotte turque a canonné le port d'Odessa, où elle fit couler un torpilleur russe ; quelques navires russes et un navire français furent avariés ; plusieurs habitants furent blessés Nos pêcheurs et les mipes flottantes. On sait qu'un bateau de pêche a donné ces jours derniers sur unç mine dans la mer du Nord, et qu'il s'est perdu corps et biens. Ce sinistre a produit une profonde impression parmi nos pêcheurs, Bien peu d'entre eux sont disposés depuis à prendre la mer. On craint beaucoup que dorénavant la pêche du hareng ne soit entièrement paralysée. Superdreadnoughls français. Le cuirassé cc Normandie » vient d être lancé avec succès aux chantiers de la Loire. Ce superdreadnought, destiné à la marine française, fait partie de la série «Normandie », « Flandre », « Gascogne », « Languedoc », « Béarn », dont les unités, actuellement sur cale ou à flot, représentent les types les plus puissants de la flotte nationale française. • Il a un déplacement de 25,200 tonnes. Sa longueur est de 175 mètres, sa largeur de 27 mètres et son tirant d'eau de 8 m. 80. La vitesse maxima prévue est de 21 nœuds L'artillerie, très importante, consiste en 12 canons de 340 m/m répartis entre trois tourelles quadruples axiales, plus24canons de 140 m/m et six tubes lance-torpilles sous-marins. Le personnel totalprévu à bord, officiers et équipages, est de 1,200 hommes. Lê cuirassé « Flandre » de 25,000 tonnes, dont les premiers rivets furent posés le 9 octobre 1913, a été lancé en même temps que le (( Normandie ». Dépêches de Nuit. A l'Ouest. PARIS, 1 novembre. Du front Nieuport-Dixmude, il n'y a rien de nouveau à signaler. Les attaques des Allemands sont continuelles dans la partie Nord : nous avons avancé au Nord et à l'Ouest d'Ypres. A l'autre paitie du front, l'artillerie a énergiquement intervenu ; quelques contre-attaques de l'ennemi ont échoué. Du 14 au 20 octobre, nous avons pris 7683 Allemands. A l'Est. PETROGRADE, 1 novembre, (officiel). En Prusse orientale, nos troupes ont avancé aux environs de Lan Lawoz et la forêt de Ro-mentigen. L'ennemi subit de fortes pertes et cessa ses attaques près de Bakalazjewo. Au delà de la Vistule, nous marchons en avant et occupons Petrokof, Opogna. et Piarof. Près d'Ezachowo, sur la San, un régiment Russe prit un fort d'assaut, avec 5 officiers et 500 hommes. Une colonne ennemie fut dispersée à Nangoma. Arrestation de réservistes. LONDRES, 1 novembre. Le gouvernement Anglais a donné ordre que tous les réservistes ennemis à bord de navii es neutres doivent être fait prisonniers. Cette mesure a paru nécessaire par suite de l'attitude de l'Allemagne. Le gouvernement Anglais visant surtout les intérêts des pays neutres, il est indispensable que cet ordre soit éxécuté avec tout le tact voulu. Dans les Balkans. BERLIN, 1 novembre. Une édition spéciale du Ber-liner Tagebl.dit que l'ambassadeur Russe a quitté hier Constantinople, et que dimanche ceux de France et d'Angleterre sont également partis. Les tentatives d'arrangement des Français échouèrent ; la Russie voulait éviter les faits qui se sont produits dans la mer Noire. La Turquie réclamait néanmoins la démobilisation de la flotte Russe dans la merdu Nord. De plus le Berliner Tageblatt apprend de Rome que dans certains milieux bulgaro-roumains il y aurait des entrevues d'entente, qui ne serait pas dirigée contre l'Autriche. Le bombardement de Tsii?£ Tao. LONDRES, 1 novembre. Le ((Central News» apprend de Shangaï, qu'au le bombardement violent de Tsing Tao par les troupes alliées, seul le fort Huichuan répondit. Cn sous-marin Allemand fut coulé. Les tanks du port ont sauté : la reddition de Tsing Tao est attendue à tout moment. Afrique Septentrionale. PRETORIA, 1 novembre. — Le major Albert rapporte que jeudi dernier, à la gare de Treur-fontein, il a rencontré plusieurs troupes de rebelles, Le commandant de Villiers envoya une troupe en reconnaissance ; elle rencontra un fort détachement de rebelles qui avaient hissé le drapeau blanc sur leur fusil. Le commandant de Villiers approcha, mais il dut retourner car on lui captura 110 hommes. De deux côtés différents, les révoltés marchèrent contre le major Albert, mais furent défaits et poursuivis à 20 lieues, abandonnant snr la route de nombreux chariots et des bicyclettes. , Les pertes des rebelles s'élèveraient à 13 morts, 36 blessés et 40 prisonniers, parmi ces derniers le jjcommandant Claessen. Le.colonel Gilliers informe de Kenhard que les chefs des rebelles Ben Goetzee et un capitaine ont été pris. Ben Goetzee était officier de l'Etat-major de Maritz, et certes un des plus dangereux rebelles reconnus. RHHOHOKS. Arthur De Neef à Folkestone Tri-nity Crescent 2 désire avoir des nouvelles de ses frères Laurent et Albert et de sa sœur Marie. 4

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Cet article est une édition du titre L'écho d'Anvers appartenant à la catégorie Oorlogspers, parue à Bergen-op-Zoom du 1914 au 1915.

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