L'étoile belge

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s.n. 1914, 11 Mars. L'étoile belge. Accès à 21 août 2019, à https://hetarchief.be/fr/pid/x921c1w44m/
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Mercredi II mars 1814 PRIX DE L'ABONNEMENT; POUR BRUXELLES : Un an : fr.; 6 mois, fr. ft-.'iO; 3 mois, fr. 3.34$ POUR LA PROVINCE : Un an : ï« fr>; 6 mois, fr. 8.50; 3 mois, S fr. BUREAUX : rue des Sables, 13, ouYeits de 9 à 16 h. En province il suffit derzirwttre le pria désabonnement on facteur Edition G 6oc arartée. — IV" T<Z L'ÉTOILE BELGE France. Angleterre. Allemagne et i q f ) par trimestre tous pays de l'i uioii postale. f } payable «j'avance Hollande, 7 fr. — Grand-Duché, 6 fr. j mandat-puste S centimes le numéro ANNONCES : 45 cTn''8 la ligne; minimum 4 liâmes, fr. 1.60. Les annowf»* rem'ses avam 2 heures à l'Oilice de Publicité, 36, rue Neuve, paraissent le soir même. Baromètre du i! mars 5 Sseurea Temjtfr. moy«* aomi*. le 10 -"3 dlaximumdo 'a veille. l^> (> Minimum «le la ^ nu'k 4 •' Baronv't. !? 10, %' à <S h., 74» n Quumité d'eau A v\ deKàtfh«, Z'y/f ^ pries24h., Ar-^2 Observations fitij r§ i ^ ôg» \\ de midi Tempéranure, j 3c/b & ur»1 Baromètre, 51 slSifi \ iïlzPiS "&ir-<L Huniidii;é(lOu= \\ • .f) f=£ fl hum. absoi. <>.■) Yenr dominai! v.cb vk £/ • !$ WN A'' Déclin, magn. V >£,^ 1-^v.J Ephéméride» x'Cy// pour lelï mars Soleil: Xs%. . _-a Lune : lever, P h. 7 ^lever, 16 h. 59 coucher. 17 li. 3.) coucher. 5 h. ôl Prévisions : N enr W. à NW. modéré; quelques onde'es ou giboulées Servlw des mal!»» Ostenclo-Ilonvres Etat de la mer, le 11, à 4 heures : peu agitée ÉTRANGER ï-^s élections espagnoles ^ Le cabinet Dato, conservateur, ne pou- élections qui leur rendraient la majorité, vanl gouverner avec une chambre libé- Gela suflit à juger la sincérité des élec-ctle, le peuple espagnol était appelé tions espagnoles. dimanche à renouveler la chambre des j Le scrutin de dimanche a cependant repiesenlants. J causé quelques surprises. Il s'agit bien Les élections espagnoles constituent ■ entendu du vote des villes. une simple formalité, en ce sens que le ! A Madrid le parti conservateur minis-gouvernement qui y préside est toujours ! tériel et le parti libéral du comte Borna-assuré d obtenir la majorité. Dans les nones s'étaient entendus pour se parta-circonscriplions rurales et un bon ' ger les six sièges réservés à la majorité : nombre de circonscriptions urbaines, |4 devaient revenir aux conservateurs, o esl le représentant du gouvernement i 2 aux libéraux; on abandonnait aux qui désigne les élus. C'est ensuite l'af- républicains les S sièges réservés S la (aire des autorités administratives, minorilé. Mais il a surgi d'autres listes aillées par les caciques, c'est-à-dire les concurrentes : une liste de conserva-personnages influents Se la région qui teurs mauristes et une liste de libéraux vendent leurs services au parti gouver- dissidents, priétistes. La lutte a donc été nemental, de faire ratifier par le corps très vive et ce sont les républicains qui cl'èctoral les choix du gouvernement, en ont profité : ils ont obtenu 5 sièges Dans ces conditions, le suffrage univer- et les monarchistes 3 seulement.bien que sel, même combiné avec le vole obliga- le jiombre total des votes monarchistes loire instauré par M. Maùra, n'exprime soit supérieur au nombre des votes répu-nullement la volonté de la nation. Celle- blicains. j-i, en réalité, se désinléresse des élec- Les républicains ont, par contre, subi ■ions, sauf dans les grandes villes et ailleurs des revers auxquels ils ne s'at-quelques centres industriels où la vie tendaient pas, mais dont il n'y a cepen-pc- i îque est plus active. dant pas lieu d'être surpris,car euxaussi ^ Ces mœurs électorales expliquent étaient divisés et, de plus, affaiblis pnr îomment il est possible qu'à une la création du parti réformiste. A B-ir-îhambre composée de 220 libéraux et , celone, par exemple, le nombre des suf-108 conservateurs succède une chambre f rages républicains a diminué de 30.000 dans laquelle la proportion des repré- et ie chef des républicains radicaux, sentants des deux partis est à peu près M. Lerroux, qui exerçait une véritable exactement renversée. Elles expliquent dictature dans la capitale de la Cnla-aiissi comment un journal libéral pou- logne, est parmi les derniers de sa liste vait déjà prédire il y a trois semaines la et n'est pas élu. L'événement a montré composition de la future chambre. Le que les libéraux avaient agi avec habi-eomle Honisnones, chef du dernier cabi- ieté en faisant voter la loi sur les « manne! libéral, exposait en effet dans son communautés », loi de décentralisation journal que la npuvelle chambre eom- q»' a donné satisfaction aux aspirations prendrait vraisemblablement 244 con- régionalistes. servateurs, 70 libéraux du groupe II y a donc tout de même quelque i .lomanones, 24 libéraux démocrates chose de changé en Espagne. Il se pro-.groupe Garcia Prieto), i2 réformistes duit une évolution dans les partis et , :.partisans de M. Melquiades Alvarez, le dans la politique qui n'en est encore qu'à Républicain rallié à la monarchie}, 8 car- ses débuts, mais qui pourrait bien s'ac-Sislps, 20 républicains, 10 régionalistes, centuer rapidement et amener une , mtegnisin^ g inau-:ste3 e! 10 indépr-rr- transformation- des mœurs politiques. connaissons pas encore Même les désordres assez nombreux que .es chitires oefinitifs, mais ils ne seront les dépêches nous ont signalés attestent pas très différents des précédents. Est-il la révolte des électeurs contre les pra-croyable qu il se soit produit, dans l'opi- tiques et les abus électoraux tradition-( mon des Espagnols un revirement tel ne!s. dè'LTn ^tl'ïïf p!iP CM ChUTres ? El si En ^ndant. le ministère Dato pos-t™PS 1.lbé(raux fanaient au pou- sède la majorité don; il a besoin pour voir, ils feraient procéder à de nouvelles gouverner. IMOS3 DâPâGZZBS Services spéciaux de l'ETOll.E BRI .Cils FRANCE A LA CHAMBRE La politique extérieure de la France -, J^hambre a discuté mardi le budge aes affaiifcs étrangères. M. Doumergue "lit tout d'abord une di! ara.iion a.ff)rniant qu© da,ns toutes le questions qu'il va passer en* re\ ue le gou vernement n'a pas cessé de marcher d'ac roord avec.aes amis et s«s alliés. Cet ac cord, dit-il, est a-pparu précieux pour i Tiaintien de l'équilibre européen et la pré servation de la paix. (Applaudissements. La France a travaillé à efïacer les trace; du conflit balkanique, à apaiser les rancu xies entre des nations amies do la France Pariant de l'Albanie, M. Doumerguedi que les visites du prince de Wied aux sù capitale® prouvent sa volonté de maintenir f Albanie indépendante. Il ajoute qu< le concours de la France est assuré à ton; ^ ceux qui pacifieront sans violence ces populations. Le ministre précise quie la France a faii «avoir à la Turquie qu'elle ne pourrail compter sur son concoure financier si les ressources devaient être employées à troubler la paix. (Vifs applaudissements.) lJ'autre part, d'accord avec l'Arjgletem et la Russie, J.a France a obtenu de la Turquie le rétablissement d,e l'ordre en Arménie. La France a également travaillé ave< les puissances européennes, les Etats-Unis et le Japon, à éviter le démembre ment de la Chine et à ramener dans c< pays un état de choses normal. M. Doumergue signale les confiantes relations de la France avec le Japon, le: cordiales relations avec les nations américaines et notamment avec les Etats-Unis. « Quant au Mexique, nous faisons crédit aux Etats-Unis, mais nous ne manquerons pas, le moment venu, de demander satisfaction pour les intérêts français lésés. » (Applaudissements.) Les derniers accords avec l'Espagne ont amené pour le Maroc le plus heureux ra;p-îjroçhement et une complète harmonie entre les deux pays. Le ministre constata que partout le besoin et le désir de paix s'accroissent. « Nous pouvons, dit-il, émettre l'espoir que ç.ette paix prévaudra sur les menées des lauteurs de troubles. C'est en entier accord avec sas alliés et ses amis que la France poursuit sa politique au grand jour, loyalement.. Elle est résolue à garder dans ie momde la plaoe due à son pas-glorieux et au labeur de ses enfants. Elle s'appuie donc sur une armée et une marine fortes, non pas qu'elle menace quiconque, mais parce qu'elle entend veiller ô sa sauvegarde et défendre les idées de Justice et de liberté. » (Vils appl. à gauche et sur divers bancs.) M. François Deloncle, radical, parle alors de la nécessité de reprendre des négociations ou des conversations avec le Salnt-SiègeL II ne demande pas un nouveau concordat, mai3 il demande que l'on cause. Il croit, d'ailleurs, que malgré les démentis de M. Ba rthou, il y a eu des tentatives de rapprnehement. et il regrette le retrait de la circulaire de M. Bau-din relativement au Vendredi-Saint M. Deloncle insiste .sur la nécessité pour ia France de maintenir son influence en Orient. Il signale les efforts faits par l'Italie. Il parle ensuite du prochain "conclave , et cite les efforts de l'Autriche, de l'Italie et de l'Allemagne à ce sujet. M. Denis Cnchin s'associe au discours 3 de M. Deloncle. Puis il présente une sé-_ rie d'observations au sujet du Maroc. Répondant à une question de M. Jau-, rès au sujet de la Chine, M. Doumerg-.*» , déclare qu-e la France marche d'accord _ avec les autres puissances. ! La suite de la discussion est renvoyée , à mercredi matin. AU SENAT La réforme électorale Le sénat discute la réforme électorale. M. Jeannemey, rapporteur, propose le ! maintien pur et simple du texte voté par i le sénat en juin 1913. Il déclare que le ré-piime électoral ne peut être changé avant les élections législatives prochaines. Puis . il combat vivement le texte transactionnel vote par la chambre et conclut en invitant 1 I-© Sénat à rejeter la représentation des minorités. Après une intervention de M. Renoult, le sénat adopte par 173 voix contre 83 l'ensemble du projet dans le texte de sa commission., c'est-à-dire en maintenant les votes précédents. Mort de M. Alfred Edwards On annonce la mort cLe M. Alfred Edwards, homme de lettres, décédé à Paris des suites d'une longue maladie. ALLEMAGNE Au parlement d'AJsace-Lorraine La deuxième chambre du parlement a Alsace-Lorraine, à l'occasion de la troisième lecture du budget, a ouvert mardi aipres-midi la discussion sur la p-oJiitkme générale. „ ^ députe centriste Hauss est revenu s>nr 1 afiaire de Saverne. Il s'est attaché à mon«trer combien -dans cette affaire le peu-iple diAlsafe-Lorraine était resté iworn-p-ris nnu et combien iJ a été offensé et in II faudra, dit-il, que le nou- , veau . mement sache sauvegarder , I honi peuple alsacien-lorrain. S'il ne ve-i participer au travail de la Li- , gue de ' ,se qui vient d'être fondée, il faudra m moins que son action soit , parailè îIIô de la ligue, il est facile "d'e vi-vi: -e les Alsacienis-Lorrains. li suffit d' teer à la politique des coups d éping L'ora siste sur la nécessité pour Le pou\ y de ne pas se laisser in fluence] e pouvoir militaire. Il est urgent gouvernement ne se laisse plus coi er non seulement par le général D mais par le moindre sous-offï-càer.M* ^ 'J groupe progressiste, demande a -ernement de préciser sa position vi- de la Ligue de défense de l'Alsace- ie et de donner au pays l'assurai l'élément militaire ne sor tira plu.' attributions. M, Zii iu parti lorrain, voudrait que le gouvernement renonçât aux mesures vexatoir.es et demande qu'il se montre plus large en accordant deis permis de séjour aux étrangers et en donnant une plus grande importance à l'enseignement du français dans les écoles bilingues. M. de Roedern, le nouveau secrétaire d'Etat, prend alors la parole. Il affirme, sans pouvoir faire une déclaration gouvernementale, qu'ij sauvegardera les intérêts des associations lorraines en dissipant leurs inquiétudes. Enfin, il sera avec le peuple dans sa défense contre l'acrimonie d'outre Rhin. Le secrétaire d'Etat recueille les bravos des députés en affirmant qu'il s'est toujours efforcé de redresser certaines erreurs de Berlin. M. de Roedem affirme ensuite qu'au cours de la deuxième lecture du budget, il a pu reconnaître le bien fondé de beaucoup de vœux exprimés par les députés. Il fera son possible pour les réaliser. Il est d'avis que le gouvernement pourra agir d'accord avec la chambre et travailler avec elle. La discussion sera reprise mercredi matin.Un défenseur du reichstag On se rappelle qu'à la première assemblée de la Ligue prussienne, il y eut des discours de généraux qui firent quelque bruit. Le général von Wrochem. revenant sur la séance où, à l'occasion des incidents de Saverne, le reichstag infligea un blâme au gouvernement impérial pour n'avoir pas su sauvegarder les prérogatives du pouvoir civil, blâma à son tour le parlement pour son attitude antinntiônale. Le général von Kracht, de son côté, rappela qu'à Orléans « les Bavarois reculèrent sou« les attaques des troupes françaises jusqu'au moment où les Prussiens arrivèrent ». Le général ajouta enfin : « Quand les Prussiens arrivent, les autres reprennent courage ». Ce dernier « orateur » fut mis en demeure de rétracter ses paroles maladroites. Le général von Wrochem n'ayant pas été rappelé à l'ordre et le reichstag ayant cru devoir ignorer ses insanités oratoires, un citoyen berlinois dp-mande au premier procureur royal de Berlin d'intenter des poursuites contre le général pour diffamation envers urv corps constitué. T1 a maintenant reçu la réponse suivante : <( Je ne puis donner suite à votre demande concernant des poursuites contre 1* général en disponibilité von Wrochem pour diffamation envers ie reichstag. car cet o'Acier général relève de la juridiction militaire et n-on du parquet. D'ailleurs, il faudrait, pour engager des poursuites, un* autorisation du reichstag. (Par. 197 du Code pénal). Or. cette assemblée siège actuellement et elle penit donc, si elle désirs» poursuivre, présenter elle-même un/e re quête. Car les faits dont il s'agit ont eu la plus large oublicité. » Cette initiative décidera peut-être le reichstag à adresser une question au ministre de la guerre, qui s'était hâté d'intervenir dès la première plainte formulée par. le gouvernement bavarois contre le général von Kracht. Allemagne et Russie On mande de Berlin au Temps : La campagne de presse allemande contre la Russie s'apaise. Le correspondant de la Gazette de Francfort à Berlin, dont on connaît la sûreté d'information, publie un article conciliant : « Les relations russo-allemandes ne se sont pas altérées dans les derniers temps, dit-il. Elles ne sont pas devenues moins bonnes. Il est inexact qu'un fonctionnaire de l'office des affaires étrangères de Berlin se soit exprimé à cet j égard dans un sens pessimiste. 11 y a dû y ' avoir là un malentendu. Quant aux armements croissants de la Russie, l'Allemagne a pris toutes les mesure qu'elle juge utiles en faisant en 1913 une loi militaire et en décidant la contribution exceptionnelle d'un milliard. » Les obsèques du cardinal Kopp Les obsèques du cardinal Kopp, prince évêque de Breslau, ont eu lieu dans la matinée de mardi à Breslau. Des représentants de l'empereur, des rois de Bavière et de Saxe et de plusieurs villes, les hauts fonctionnaires et les membres d»u clergé assistaient à la cérémonie. Une fabrique incendiée — Cinq victimes Un grand incendie s'est déclaré mardi matin, à 3 heures, à Bautzen, dans une vaste fabrique faisant partie d'un établissement lithographique. La fabrique a été complètement réduite en cendres. On a retrouvé sous les décombres les cadavres calcinés de cinq personnes. Une sixième a disparu. Rixes entre militaires et &vils en Alsace Plusieurs rixes, au cours desquelles les soldats tirèrent leurs baïonnettes, se sont produites entre civils et militaires, à Schlestadt. Un civil a été blessé à la tête. AMGLETEPWï-A LA CHAMBRE DES COMMUNES L'importation des plumes d'oiseau prohibée M. Hobhouse développe le bill dont il montre l'utilité et l'humanité. Il rappelle que les Etats-Unis ouvrirent la voie. La France, la Grèce et le Danemark sont les seuls pays d'Europe qui refusèrent Je se rendre à la conférence convoquée par l'Angleterre pour obtenir cette prohibition. La chambre des communes a adopté pn deuxième lecture, par 297 voix contre 15, le bilJ tendant à prohiber l'importation de plumes d'oiseaux. Le budget de ta guerre En déposant le budget de la guerre, le colonel Seely a déclaré mardi que. quoique l'armée active soit en déiïcit' 8 000 îommes, il y a un excédent de 13.000 réservistes. En conséquence, il n'y a aucune :aiéon de s'inquiéter. D'autre part, on pré iare activement les dispositions en vue de a mobilisation. On a maintenant un conps expéditionnaire de 16?.000 hommes armés ït équipés. 50.000 hommes de ce corps peuvent, dans un délai de quelques heures. :tre prêts à se porter sur n'importe quel joint du monde. On prend des mesures >our donner aux hommes sortis des rangs 'éducation nécessaire afin d'arriver au frade d'officier. Le système de publicité écemment 'tfnbli a attiré sous les dra->eaux un millier d'engagés volontaires de >lus que pendant l'année 1913. Quoiqu'il nnnque encore 56 000 hommes dans l'ar-née territoriale, le recrutement a été, cette innée, le plus important qu'on ait eu jusqu'ici. L'armée de réserve comprend ma.in-enant 217,000 hommes. Enfin l'entraîne-aent des troupes a augmenté de valeur. Vers l'accord L'opinion générale, dans les couloirs de la chambre des communes, est qu'à la suite de la discussion de lundi, un grand progrès a été fait pour la solution de la question irlandaise, qu'un accord est intervenu et qu'il n'y a plus aucun danger de guerre civile. Le « Times » à deux sous Le Times annonce qu'en raison de la situation politique actuelle, son numéro quotidien complet se vendra, à partir de lundi, 10 centimes dans le Royaume-Uni et 30 centimes sur le continent. Après la îille, la mère Mme Pankhurst, escortée par deux agents de la Sûreté, est partie mardi matin de Glasgow par le train express pour Londres. Des manifestations ont eu lieu pendant la nuit devant la prison centrale. Mme Pankhurst ayant refusé de quitter la prison, on a dû la placer sur une litière et la porter en automobile. Depuis son arrestation elle a refusé de prendre la moindre nourriture. Exploit de suffragettes Un acte de vandalisme a été commis mardi matin, à la National Gallery, par une suffragette, sur la Venus de Velas-quez. Le tableau a été coupé a l'aide d'un couteau. La National Galery a été fermée aussitôt après l'attentat commis par la suffragette. Le public ne sera plus admis jusqu'à nouvel ordre. La Venus de Velas-quez est connue sous le nom de « Rokeby Vèlasquez » en raison de ««on long séjour à Rokeby, dans le comté d'York. wElle est connue en Espagne sous le nom de Venus au miroir. L'attentat a été commis mardi matin, vers 10 h. 1/2. Un grand nombre de visiteurs se trouvaient à ce moment dans la Galery, l'entrée du musée étant libre le mardi. L'attention du public fut attirée soudain. dans la salle où se trouve ia Venus par un bris de glace. On vit alors une femme armée d'une petite hachette qui frappait à coups redoublée sur le tableau. On se précipita aussitôt sur elle, mais elle avait eu le temps d'endommager gravement la toile. Il y a eu un moment fie panique parce que le public cratena.it que l'attentat ne fût que le commencement d'un coup de main concerté, contre les trésors artistiques du musée. La suffragette miss Mary Richardson, a comparu peu a^rès devant le tribunal o'.e Bowstreet sous l'inculpation d'avoir causé à la Venus de Velasquez un dommage de 10,000 livres. Elle a déclaré qu'elle avait tenté de détruire l'une des plus belles figures mythologiques pour protester contre Le gouvernement qui, selon elle, en arrêtant Mme Pankbù^U essaie de détruire l'œuvre du plus beau caractère contemporain.Aviateur tué Un officier s'est tué mardi matin au cours d'un vol qu'il effectuait à l'école centrale d'aviation d'Upadon. ITALIE Le cabinet démissionnaire Le conseil des ministres s'est réuni mardi. Les ministres ont décidé de démissionner en raison de la situation parlementaire. M. Giolltti s'est rendu au Quirinal où il a présenté au roi la démission du cabinet.M. Giolitti a annoncé aux chambres que le cabinet a démissionné en présence de la situation parlementaire. En attendant la décision'du souverain, Les ministres restent à leuir poste pour l'expédition des affaires courantes. A la demande de M. Giolitti, la chambre s'est ajournée « sine die ». Qui succédera ? Les couloirs de la chambiï^e sont très animés, mais il est impossible de déterminer le courant qui l'emportera. On ne peut que noter les diverses tendances. De nombreux députés s'accordent à dire que J la crise sera assez longue, sauf dans le i cas où M. Giolitti accepterait, sur les instances que ne manquera pas de faire le roi, de former Le nouveau calf.net. Cette hypothèse -paraît d'ailleurs assez peu probable, M. Giolitti ayant un très vif désir de repos. Quoi qu'il en soit, on convient généralement que l'homme politique qui sera appelé à former le cabinet devra, au préalable, obtenir l'appui de M. G'Olitti, sans lequel une combinaison ministérielle paraît difficilement viable. Les combinaisons dont on parle le plus seraient une combinaison Carcano-Saian-dra ou une combinaison Sonnino. Le député Maury, considéré comme un des lieutenants de M. Sonnino, déclarait dans les couloirs que ce dernier ne pourrait accepter de former le cainnet que si M. Giolitti s'engageait à s'abstenir de lui faire opposition pendant un laps de temps suffisant pour permettre 1 élaboration et l'application d'un programme de mesures financières et économiques. On pense que, quelle que soit la combinaison qui se forme, on ne pourra pas éviter de faire un appel plus ou moins large aux partis de gauche afin de ne pas les laisser se constituer en une minorité d'opposition remuante et dangereuse. La principaile question qui ~se posera devant le nouveau ministère sera celle des mesurés 'financières. Le cabinet Giolitti avait proposé à. la chambre tout un ensemble de mesures destinées à procurer au Trésor cent millions j-ugés nécessaires et parmi lesquelles notamment l'augmen tation des taxes sur les successions. M. Sonnino serait, dit-on, absolument opposé à cette dernière mesure. Parmi les ministres actuels susceptibles de conserver leur portefeuille, on cite le contre-a.miral Millo, ministre de la marine, et le marquis di San GiuJiano, ministre des affaire® étrangères. Certains députés favorables à l'idée d'un emprunt continuent à mettre en avant le nom de M. Luzza.tti pour former le cabinet. La Tribuna dit que M. Giolitti aurait désigné au roi M. Sonnino comme étant le mieux placé pour recueillir sa succession.La grève à Rome La grève semLle devoir continuer. Les magasins restent fermés. Les voitures et les tramways sont touHure arrêtés. On ne sait pas encore si la réponse du gouvernement, qui admet l'installation l'un poste de prompts secours à la place ie l'hônifal qui a été fermé, et qui reconnaît d'ailleurs que des facilité" doivent être accordées pour l'admission immédiate des malades jugés nécessiteux et qui promet l'examen impartial de la situation des infirmiers, sera de nature à mettre fin au mouvement. Il semble qu'un petit nombre de personnes ont tendance à exploiter ce mouvement et à le prolonger. Ce sont des gens qui tirent profit de la situation anormale à laquelle le commissaire royal nommé par M. Giolitti a pour mission de mettre fin', et certains adversaires politiques qui voudraient créer quelque événement fl\cheux avant le départ de M. Giolitti, événement qui rendrait impossible son retour aux affaires.Malgré cela, la journée de lundi s'est passée sans incidents vraiment notables. Seuls se sont produits les incidents que provoquent habituellement les manifestations sur la voce publique. Le comité d'administration de la chambre du travail, après avoir pris connaissance des déclarations du sous-pecrétaire à l'intérieur sur la question des hôpitaux, a décidé la reprise du travail mardi à midi. Le travail a reipris dans l'après-midi. Les voitures et Les trams ont circulé. Les magasins se sont ouverts. Le calme est complet et la ville a repris son aspect normal.Bagarres Après un meeting qui a été tenu place Pilotta et au cours duquel a été ratifiée la décision de la reprise du travail, une partie des manifestants s'est dirigée sur le Corso Vittorio-Emmanuele, où se trouve le ministère de l'intérieur. La force publique a voulu arrêter la manifestation à la hauteur de l'église St-And.ré. Une bagarre s'est produite. Les manifestants ont iancé des pierres sur les agents qui ont répondu par des coups de sabre. Des coups de revolver ont été tirés en l'air. II y a eu quelques blessés de nMt et d'autre. Finalement les manifest®rts se sont dispersés. AUTRICHE-HONGRIE Tumultueuse manifestation d'étudiants vétérinaires Les élèves de l'école supérieure vétérinaire de Vienne ont fait dans la matinée une démonstration devant cet établissement. Ils demandent'à ne plus dépendre de l'autorité militaire, mais du ministère de l'instruction publique. Ils ont enfoncé les portes qui étaient barrées et ont pénétré dans la grande salle où ils ont tenu une réunion. On ne réussit à faire évacuer la salle qu'avec l'intervention de la troupe qui se tenait prête. La police a procédé à douze arrestations. RUSS5E Autour d'un contrat On mande de S a in t- Péte rsb ourg au « Temps )> : La commission qui s'occupe des questions militaires et maritimes à la chambre. l'ancienne commission de défense na tionale à la troisième douma, a eu à son tour, après la commission du budget, à s'occuper du contrat passé par le ministère de la guerre avec la. maison Wickers pour l'usine de Tsarytsine. Deux membres de cette commission ont fait remarquer que ledit contrat ne répondait nullement aux intérêts du trésor. Il ressort des explications qui ont été fournies à la commission que la maison Wickers a exigé et obtenu du ministère de la guerre la ga nantie d'un montant de commandes de 100 milliions. Les membres de la commission militaire et maritime ont demandé comment le ministère de la guerre avait pu signer un contrat pour 10 années nuand les assignations de crédit doivent être votées par la douma, qui peut les refuser. Les représentants du ministère n'ont pu fournir d'explications à ce sujet. Sept personnes périssent dans un incendie La nuit dernière, à Vilma, une maison en bois a été réduite en cendres. Une vieill-femme, ses deux jeunes filles, trois éco lières, un jeune homme ont péri dans les flammes. PORTUGAL AU SÉNAT Les relations avec l'Angleterre et l'Allemagne M. Bernardino Machado, interpellé au sujet de la nouvelle concernant un accord avec l'Angleterre et l'Allemagne, dit que les relations du Portugal avec ces deux nations sont meilleures encore que durant les derniers temps de la monarchie. Le président du conseil ajoute que I#1 gouvernement a la plus grande confiance dans l'amitié de l'Allemagne et dans l'alliance avec l'Angleterre, mais il ne peut pas répondre en ce qui concerne les négociations engagées avec ces deux pays. TURQUIE En vue d'un rapprochement turco-russe Une commission formée en Russie et comprenant des personnalités éminentes du haut commerce russes et musulmanes, a envoyé à Constantinople M. Aktchou^a. riche négociant musulman, comme délégué spécial afin de discuter avec les personnages compétents le^ conditions d'un rapprochement turco-russe.Les pourparlers sont commencés en vue de solutionner tous les points litigieux qui existent entre les deux pavs. M. Aldchoura a remis au comité de la flotte ottomane une somme de mille francs. Dans le ministere On annonce de source officielle que Dja-vid bey prend le portefeuille des finances en remplacement de Rifaat bey, qui devient président de la cour des comntes. Djemal bey échange avec Mahmour pacha le portefeuille des travaux publics contre celui de la marine. Jusqu'à l'arrivée de Djavid bey, le ministre de l'intérieur Talaad bey fera l'intérim des finances. L'iraidé de nomination a été signé mardi après-midi. BULGARES Le résultat des élections D'après des renseignements de sourie officielle le gouvernement serait sûr »us-qu'ici de 130 sièges au sobranié. Il pourrait en outre compter sur quelques autres. La lieue rurale aurait plus de 50 sièares. Les démocrates en auraient 30 environ. Les socialistes ont subi des pertes importantes. Voici les résultats presque définitifs des ■ élections. Sont élus : 126 gouvernementaux ; 51 représentant1! ie l'Union agricole ; 26 démocrates ; 9 so cialistes réformistes ; 9 socialistes doctrinaires : 7 partisans de M. Guechoff ; 3 paîti-sans de M. Danef ; 5 radicaux. Quelques changements seront encore apportés par les résultats encore inconnus du département de Sofia, mais ils seront vraisemblablement favorables à l'opposition qui comptera 119 sièges sur un total de 215. Un détail important à noter, est le grand affaiblissement du parti socialiste qui, après avoir eu 38 sièges au dernier sobranié, n'en aura maintenant que 22 au maximum.La parti démocrate aura une représentation double de celle qu'il avait piécé-demment.Selon des renseignements complémentaires le gouvernement obtient 128 sièges contre 117 à l'opposition. SERCIE 450,000 francs disparus D'après un journal de Belgrade, sur les 680,000 francs saisis dans la succursale de la Banque ottomane à Monastir, lors de la prise de cette ville par les Serbes, 223 888 francs seulement furent remis au commandant de l'armée serbe. Les légations de France et d'Angleterre ont adressé an gouvernement serbe une note lui demandant de restituer à la Banque ottomane le total des sommes saisies. Incident au théâtre La» Politika de Belgrade blâme vivement l'attitude de l'envoyé de Bulgarie à Belgrade à la représentation de bienfaisance donnée lundi au Théâtre national par le CercJe serbo-russe, cet envoyé ayant affecté de demeurer assis pendant que la musique jouait les hymnes serbe et slave, alors que toute l'assistance éta^i debout pour les écouter. GRECE L'emprunt On mande d'Athènes au Temps : La commission financière internationale d'\-thènes a consenti à assoirai* le service du nouvel emprunt de 500 millions dont le gouvernement grec va émettre prochainement la première tranche. MONTENEGRO L'incident de frontière austro-monténégrin Le gouvernement monténégrin, en se plaignant auprès de TAutriche-Hongrie de î incident de frontière provoqué sur son territoire par les troupes autrichiennes, a demandé le déplacement du préfet de Me-talka.AFFUQUE Un cyclone à Madagascar Le gouverneur général de Madagascar télégraphie qu'un cyclone s'est abattu, dans la nuit du 2 au 3 mars, sur la région nord-est de la grande île, comprenant les districts de l'île Sainte-Marie, de Maroan-t'-etra, d'Antalaha et de Vohemar. Un ra.z do marée sévit concurremment sur toute la côte au nord de Tarn a ta ve. Les dégâts sont importants. A Maroantsetra, la plupart des édifices sont endommagés ou détruits.A Antalaha les édifices publics ont beaucoup souffert. Plusieurs embarcations ont sombré. L'inondation a fait quelques victimes parmi les indigènes, dont seize furent noyés. On ne signale pas d ac cident de personnes parmi la population blamoha. L'administration a pris toutes les mesures que comporte la situation. AFRÎOUS DU SUD La chambre approuve le ministère L'assemblée législative a voté en troisième lecture le bilJ ratifiant les actes du gouvernement pendant les troubles du ; Sud. CANADA En vue d'activer la colonisation française On mande de Montréal au Daily Tele-graph que M. Lestourneau, de Montréal, un des leaders du parti libéral de la province de Québec, a été nommé ministre de la colonisation et des mines dans le gouvernement de la province. Cette nomination est considérée comme assez importante parce que, depuis plusieurs années, le gouvernement, qui avait fait des efforts pour attirer des colons français et belges dans le but de développer ies vastes régions du Nord, n'avait obtenu que de maigres résultats. On espère que M. Lestourneau suivra une politique vigoureuse afin d'obtenir pour ia province de Québec des colons parlant français. BRESIL L'état de siège dans l'Etat de Ceara L'état de siège a été décrété à Ceara. Le colonel Setembrino, commandant les troupes fédérales à Fortaleza, capitale de l'Etat de Ceara, a informé le ministre de la guerre que la grève générale a éclaté. La dépêche ajoute que le commerce est arrêté. Les services du port et les tramways sont paralysés. L'usine à gaz est menacée.Des groupes d'hommes armés parcourent la ville, menaçant les passants et assaillant les habitations particulières sous prétexte de perquisitions. Le gouvernement de l'Etat est impuissant à assurer l'ordre. Les rebelles campent à 25 kilomètres de la capitale. Les troupes fédérales garder.-t maintenant les maisons commerciales et particulières.C'est sur le vu de cette dépêche que l'état de siège a été décrété. A Ceara Selon une note officielle, étant donné j l'impossibilité de pacifier Ceara par d'ss moyens normaux, le gouvernement prendra des mesure^ extraordinaires prévues par la Constitution. L'ordre sera rétabli. ' ie respect des lois assuré, conformément aux promesses faites aux habitants de Ceara et aux devoirs incombant aii gouvernement fédéral. EGYPTE Un magistrat belge décoré Les Nouvelles d'Alexandrie annoncent i jue le khédive vient de signer le décret inférant le grade de grand officier de 'Osmanieh à M. Emile Vercamer, l'émi-lent conseiller à la cour d'appel mixte. tes éîfflMis îfflf i»ss | Les relations turco-grecques Le boycottage à Smyrne On assure de source grecque qu'aux démarches du ministre de Grèce au sujet du boycottage à Smyrne, 1e grand-vizir a répondu que tant que la question des ix. resterait sans solution, les relations turco-grecques en souffriraient. L'évacuation de l'Epire suspendue Les troupes grecques ont suspendu provisoirement l'évacuation des territoires de l'Epire occupés par les partisans de l'autonomie, afin de ne pas laisser ceux-ci seuls maîtres de ces régions. A la chambre grecque Déclarations de M. Yemzelos M. Venizelos, répondant aux attaques, de l'opposition, a défendu la politique du gouvernement dans la question de l'Epire. il a déclaré que les intérêts de deux grandes puissances s'étant heurtés avec ceux de la Grèce, celle-ci fut obligéJe de se soumettre aux décisions des puissances. Je suis encore obligé, dit-il, de conseiller aux Epirotes de ne pas insister dans leur résistance, car ils n'auront rien à y gagner. •)'ai cru devoir décréter le blocus de Sanii Quaranta afin d'éviter des complications internationales. Répondant à une allusion.-de l'opposition, M. Venizelos a déclaré que la Grèce a eu et espère conserver la suprématie sur la mer E :ée. (Applaudissement-. prolongés.) M. Venizelos avoue qu'il n'a pas empêché la formation des bataillons sacrés erï'îïpire, mais il déclare qu'il m'y a pas aide. Le peuple grec, qui a compris 1: - ' sité1, pour les intérêts de La Grèoe, de o li r en Epire, n'en rend pas moins respot; >Jtb.e son gouvernement. M. Venizelos espère que le peuple acceptera bravement les Terribles sacrifices. M. Theotokis ayant déclaré que le gouvernement devrait solliciter un concoure plus nositif de la part de certaines puissances, M. Venizelos dit hautement que la Russie a largement soutenu les intérêts grecs en* tous temps et notamment pendant les deux dernièies guerres. Au sujet de la création de l'Etat d'Albanie, M. Venizelos a déclaré que malgré 'les différends existant entre l'Albanie et. ia. Grèce en ce qui concerne la frontière albanaise, l'Albanie peut être certaine de trouver une amitié sincère de la part de îa Grèce et de la Serbie. Mardi, à 4 heures du matin, la séance continuait encore. Excès albanais en Epire On mande ûe Belgrade au Temps . Le ministre de l'intefieur a été informé télé-gra.phiquement par les autorités serbes des districts limitrophes de l'Epire que des excès et des cruautés de toutes sortes sonr. commis par les Albanais .dans la .région de l'Epire évacuée parles armées grecques. Les bandes albanaises massacrent sans pitié les populations hellènes de tous les villages de l'Epire septentrionale. Des centaines de familles chrétiennes n'ayant pu suivre les troupes grecques en retraite, passent depuis quelques jours en territoire serbe ou se réfugient dans les montagnes. D'autre part, les autorités serbes annoncent au gouvernement que des coniingen.s albanais considérables dont les intentions sont inconnues sont massés dans ie voisinage de la frontière. Le gouvernement vient de donner télé-graphiquement l'oidne aux autorités mili-i taires de prendre les mesures les plus rigoureuses en vue d'empêcher de nouvelles agressions albanaises. La déchéance de Salonique De notre correspondant de Salonique : A la suite de l'application des nouveaux tarifs douaniers en Macédoine, le commerce d'importation de Salonique es; presque entièrement paralysé. Les transactions avec l'intérieur, ainsi qu'ave;-l'Albanie du Nord, ont subi un arrêt complet et rares sont les négociants qui parviennent à encaisser quelque-peu de leurs vieilles créances. Il en résulte vne forte crise financière dont les conséquences sont désastreuses pour notre placé. Le projet Diomidès est en effet extrêmement défavorable aux nouveaux territoires grecs ; deux mois d'application ont suffi pour paralyser le commerce de notre ville, qui était l'un des plus importants de la Méditerranée orientale. Des plaintes s'élèvent de toutes parts contre ce projet hâtif et incomplet qui menace de ruiner complètement notre avenir commercial. Trop de causes sérieuses s'Opposent d'autre part à l'essor de Salonique et même à ce que ce port regagne sa prospérité perdue pour que le ministère des finances vienne par des lois fiscales imprévoyantes accélérer notre déchéance économique. Au début de l'occupation, de nombreuses personnalités politiques nous avaient peint l'avenir de-Salonique sous des couleurs brillantes. On avait parlé dé grand» travaux dans le port de Salonique, do l'utilisation industrielle des chutes de Vodena et de Veria, de grands travaux sur le Vardar, etc., etc. Finalement, il avait été question d'ériger Salonique en port libre pour la défendre contre la déchéance résultant de la perte de son im mense hinterland à la suite de la guerre balkanique. Mais, après de longs mois d'attente, le gouvernement, loin d'aider nos commerçants à sortir de l'impasse dans? laquelle les ont acculés trois guerres successives, a fait pleuvoir sur eux, coup sur coup, des impôts divers, des taxes multiples et il a mis en vigueur le projet Diomidès, qui est considéré comme désastreux pour le commerce salonicien. Si le cabinet hellénique désire sincèrement la prospérité de la Macédoine, si îe gouvernement d'Athènes tient à défendre notre ville contre une déchéance certaine, il est indispensable d'ériger Salonique en port libre ou, dans 1e cas contraire, de rétablir ie statu quo o,nte économique .et douanier pour une dizaine d'années. C'est ïe remède préconisé par les cercles commerciaux et financiers de notre ville. Une UMénation de notables est partie aujourd'hui pour Athènes dans le but d'exposer iu gouvernement grec la situation de noire marché à îa suite de l'application des "îouve^ux tarifs douaniers et lui demander F abolition du projet en question. ,vvivwvv\'w^vva'v\avvwwwvwv'wiavwviavwvw%'\\'v» Voir p Sus loirs rsos Dernières Nouveiies de la nuit.

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