L'étoile belge

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s.n. 1914, 05 Août. L'étoile belge. Accès à 27 mai 2019, à https://hetarchief.be/fr/pid/4b2x34n76g/
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Mercredi 5 août 1814 PRIX DE L ABONNEMENT : POUR BRUXELLES : tn an : a » fr.; 6 mois, fr. 4ï-r>0; 3 mois, fr. 3-5© POUR LA PROVINCE : In an : ï« fr.; 6 mois, fr. Sl-r.O; 3 mois, 5 fr. BUREAUX : rue des Sables, 13, ouverts de 9 à 16lu £« I.rcvmce HsvffltdcremeUreltprùcfc e abonnement au fadeur Edition G » L'ÉTOILI BELGE tous pays (le fx'nion postale 9 fr. „. Par, palestre U ANNONCES : 45 c»» la ligne; minimum 4 lignes, fr.,1.60. Hollande, 7 fr. — Grand-Duché «f,. payabJetd avï!lca «anlimAo mimohn Les annonces remises avant 2 heures a l'Office de Publicité, iw. ». urana Duché, 6fr. ) mandat-poste jgg C3ï!îîïl6S nLiliiCrO 36, rue Neuve, paraissent le soir même. LA GUERRE f ^ , >1 L'invasion allensande. —■ Localités en fgp-- Les troupes françaises en Belgique L'^UNTgleterre intervient Les (raajies allemandes oal fraiefii fa froeire «S2rïcLîirS:SSSSS"**• — irhf'd'ViégfaZonçanf1 que' les tôuf de Liége °nt aussi tessi89^avancées retournés dans leui -Une dépêche dit que les Allemands ont occupé Dolhaisi j iLes Allemands ouf franchi la Meuse en territoire I hollandais. - Visé et Argentean sont en feu.. -On s'attend à une bataille pour ce matin. S0»-'»•"«» P- ■» «»P..n1r, : veers"eSNord nt nnwV*? f 'nonfer Visé et Argenteau sont en feu Des ssgSZXïasz spwss&st: Le 10' corps d'armée se '* p0pUlation et mis Eysccil ; 48 i' ™rj- A'aiiu^- allemand» 1 ir^,&Xlse- » . fort de 40,000 hommes, se trouverait, à Liège, ou c:î "S'SâUiiïi marcheyfcmi^rs Verviers, et le S' corps à un endroit pour mercredi matin. L'iiistn iota la Btlppit ILe 9toi d'in^leteiTe, en réponse à un télégramme ~tlu B5oï «Ses ESelges, a assuré le gouvernement helge qu'il respecterait et ferait respeeter l'iiuSépensIanee, l'intégrité et la neutralité de 8a Belgique. lin Éinin se riigftiïe i illiipe ntitont à la Beulraiile de la Mit ' M. Asquilh a fait mardi, à la cliam-; bre des communes, la déclaration suivante : I « En conformité de la 'déclaration faite lundi par sir Edward Gfey, celui-ci envoya de bonne heure, ce matin, un télé-! gramme à Vambassadeur anglais à Berlin, disant que Jp Boi des Belges a fait appel au Boi George pour demander l'interven-tion diplomatique anglaise. Nous sommes également informés que le Boi des Belges ' a reçu une proposition de VAllemagne assurant la neutralité et l'intégrité du territoire et des possessions belges après la signature de la paix si la Belgique permettait le passage libre aux troupes alle-.mandes à travers le pays et menaçant, en cas de refus, de traiter la Belgique en ennemie. L'Allemagne donnait un délai de douze heures à la Belgique pour sa .réponse. Nous croyons savoir que la Belgique a refusé catégoriquement d'accepter cette violation flagrante des traités. Le gouvernement anglais est obligé de protester auprès de VAllemagne et de lui demander de renoneex formellement à la 'demande qu'il a adressée au gouvernement belge et de donner l'assurance qu'il [respectera la neutralité du territoire belge. Nous avons demandé une réponse im-*médiate. Nous avons reçu ce matin de notre ministre à Bruxelles la réponse allemande au refus de la Belgique d'accepter [ la proposition de sa première note. L'Allemagne est décidée à recourir à la force pour traverser le territoire belge. Nous ' avons aussi reçu un télégramme du ministre belge des affaires étrangères annonçant que le territoire belge a été violé. Des informations ultérieures montrent que les forces allemandes à Gèmenicli avajicent toujours à travers la Belgique. Nous avons reçu aussi ce matin de l'ambassadeur d'Allemagne une communication officielle assurant que l'Allemagne, même en cas de conflit armé avec la Belgique n'a pas l'intention d'annexer ce pays. (Rires ironiques.) La déclaration allemande dit qu'elle est sincère, parce que l'Allemagne a promis solennellement à la Hollande» de ne pas j acquérir de territoire aux dépens de ce j dernier pays. La communication allemande nous as- '• sure que l'armée allemande était exposée ! à l'attaque de l'armée française à travers \ la Belgique et que, par conséquent, c'était ■ pour l'Allemagne une question de vie ou de mort. Je suis maintenant obligé d'ajouter, au nom du gouvernement britannique, que nous ne pouvons pas considérer cette communication comme satisfaisante. (Applaudissements). Nous avons réitéré notre demande de la semaine dernière auprès du gouvernement allemand de 7ious donner la même assurance que la France concernant la neutralité du territoire belge. (Applaudissements). M. Asquith a annoncé ensuite que l'Angleterre a donné à l'Allemagne jusqu'à minuit pour donner les mêmes assurances que la France relativement à la neutralité de la Belgique. L'ambassade d'Allemagne a reçu copie de Ja note britannique, que M. Gorclian a reçue pour remettre à Berlin. Sir Edward Grey a demandé à M. Lich-nowsky, ambassadeur d'Allemagne, de passer mercredi matin le voir au Foreign-Offic-e. | Si cela devenait nécessaire, les Etats-Unis se chargeraient, des affaires de l'ambassade d'Allemagne. INTERVENTION FRANÇAISE La coopération des troupes françaises vient d'entrer dans la phase de réalisation effective. Le Journal de Bruxelles dit avoir appris, mardi, à 6 heures du soir, que les troupes françaises étaient aux portes de Tournai. LA RENTREE DES fîHIBUES Une saance historique. — Un disccs du Roi Les Chat>,lires se sont réunies mardi malin, sur convocation du Roi, en raison du caractère critique de' l'heure présente. Jamais le Palais de la Nation n'a présente un spectacle de plus grave re-cueillement. Les dateurs et députés passent silencieusement dans la salle de; Pas-Perdus. _ C'est à peine si des groupes se forment. Les habitués du Parlement sont en proie à une indicible émotion. Dans la salle des séances de la Chambre tous les bancs sont occupés. Il ne manque ni un député, ni un sénateur. Le duc d'Ursel est en uniforme militaire.A dix hetires%moins un quart, on nomme la délégation chargée dTaller-recevoir, à leur entrée au Palais de la dation, les souverains. Dans les tribunes, il y a foule, mais comme les mandataires de la Nation elle est recueillie et muette. ^(^;eUrf moins ^elques minu-iVras. réuir ie nTo~iYcle Je iev^'î* Voici ïa Reine, en toilette blanche, accompagnée de ses enfants. Et aussitôt, dans la salle, une ovation éclate, longue, enthousiaste, qui empoigne tout le monde. 'Mais le Roi, en tenue de campagne, fait son entrée. Jamais l'on ne vit une semblable ovation ! On agite les mou-! choirs ; on crie : « Vive le Roi ! » La scène est admirable et tous ceux qui as--sistent à cette séance historique.ont les larmes aux yeux. Pendant plusieurs minutes les acclamations retentissent. M. Frédéric Del vaux, doyen d'âge, qui préside, frappe du maillet sur la table et le silence s'établit. Le Roi, du haut de la tribune, d'une voix ferme, prononce le discours suivant : Jamais, depuis 1830, heure plus grave n'a sonné pour la Belgique : l'intégrité de notre territoire est menacée! La force même de notre droit, la sympathie dont la Belgique, fière de ces libres institutions et de ses conquêtes morales, n'a cessé de jouir auprès des autres nations ; la nécessité pour l'équilibre de l'Europe, de notre existence autonome, nous font espérer encore que les événements redoutés ne se produiront pas. Mais si nos espoirs sont déçus, s'il nous faut résister à l'invasion de notre sol et défendre nos foyers menacés, ce devoir si dur, soit-il, nous trouvera armés et décidés aux plus grands sacrifices. (Acclamations prolongées.) Dès maintenant, et en prévision de toute éventualité, notre vaillante jeunesse est debout, fermement résolue, avec la ténacité et le sang-froid traditionnels des Belges, à défendre la patrie en danger. Je lui adresse, au nom de la Nation, un fraternel salut. Partout, en Flandre et en Wallonie, dans les villes et les campagnes, un seul sentiment étreint les cœurs : le patriotisme ; une seule vision emplit les esprits : notre indépendance compromise ; un seul devoir s'impose à nos volontés : la résistance opiniâtre. (Acclamations enthousiastes. Cris de « Vive la Belgique ! ».) Dans ces graves circonstances, deux vertus sont indispensables : le courage calme et l'union intime de tous les Belges. L'une et l'autre viennent déjà de s'affirmer avec éclat sous les yeux de la nation remplie d'enthousiasme. L'irréprochable mobilisation de notre armée, la multitude des engagements volontaires, le dévouement de la population civile, l'abnégation des familles ont montré, de façon indéniable, la bravoure réconfortante qui transporte le peuple belge. Le moment est aux actes. (Applaudissements.) Je vous ai réunis, Messieurs, afin de permettre aux Chambres législatives de s'associer à l'élan du peuple, dans un même sentiment de sacrifice. Vous saurez prendre d'urgence, Messieurs, et pour la guerre et pour l'ordre public, toutes les mesures que la situation comporte. Quand je vois cette assemblée frémissante dans laquelle il n'y a plus qu'un seul parti, celui de la patrie, où tous les cœurs battent en ce moment à l'unisson, mes souvenirs se rapportent au congrès çlc 1S30 et je vous demande, Messieurs : « Etes vous décidés, inébranlablcment à maintenir intact le patrimoine sacré de nos ancêtres ? Personne, dans ce pays, ne faillira à son devoir. » (Cris de : « Non ! Non ! » Longues acclamations. On agite les mouchoirs.) L'armée forte et disciplinée est à hauteur de sa tâche : mon gouvernement et moi-même nous avons pleine confiance dans ses chefs et dans ses soldats. Attaché étroitement à i J * la population, souti par elle, le gouver- l nement a conscicri' !e ses responsabilités et les assumera juslïiu bout, avec la conviction réfléchie rA les eljorls de taus, unis dans le patrisme le plus fervent, le plus générPvz,~.uvegarderont le bien suprême du pagy Si l'étranger, àujépris de la neutralité dont nous avons Ujoiirs scrupuleusement observé les exigei s, viole le territoire, il trouvera tous les Ibcs groupés autour du Souverain, qui n attira pas, qui ne trahira jamais son .-ment constitutionnel, et du gouvernemcninvesli de la confiance absolue de la natid tout entière. (Ovation prolongée.) J'ai foi dans noskestinées. TJn pays qui se dçfend s'imposl au respect de tous : ce pays ne périt pas. (Acclamations.) Dieu sera avec ions dans cette cause juste ! lire la Belgiqjt indépendante! La fin du discours du Roi est saluée par une ovation indescriptible. On crie : « Vive le Roi ! Vivei la Belgique 1 Vive no!:e indépeno'ince | » Dans toutes les tribunes on est debdut et l'on agite des , W'jffllQirs.. Le »e/ ce.s érnouvantes les acclamations rtjjoublènt encore et les dépolis ade tous les partis agitent leurs mouchoirs. Lorsque la Reine se relire,, elle est également l'objet d'une très chaleureuse ovation. Les membres du corps diplomatique se retirent. Leur tribune était comble. Et l'on remarquait aux premiers rangs M. Klobukowski, ministre de France ; sir Francis HydeVillier, ministre d'Angleterre, et l,e ministre de Russie : le nonce du pape ; le ministre du Luxembourg ; les membres de toutes les nations accréditées Bruxelles (également le ministre d'Italie), sauf naturellement les ministres d'Allemagne et d'Autriche-Hongrie. Le discours de M. de Broqueville M. de Broqueville, ministre de la guerre, chef de aibinet, monte Ù. la tri-isune et prend jUssitôt la parole. Lui aussi paraît trjèlcalme et il prononce son discours tfi'fe voix énergique, au mi'.ieu d'un Lr nrçssionant silence : — Il est ]mieut-k contraire aux règles parletnentciîM-es i le CïieJ du Cabinet prenne la 2'^^roleh.nt la Iconstitution du bureau. n&sommtjs dans des cir constances ^Ê<xceAnell£-J et j'ai des documents vO'Us communiquer. Voici, tex te des documents qui nous ouclé 'essés par le gouvernement allemand .d î aotil : Le gouvernement allemand a reçu des nouvelles sûres, d'après lesquelles les forces françaises auraient l'intention de marcher sur la Meuse par Givet et Namur. Ces nouvelles ne laissent aucun doute sur l'intention de la France de marcher sur l'Allemagne par le territoire belge. Le gouvernement impérial .allemand ne peut s'empêcher de craindre que la Belgique, malgré sa meilleure volonté, ne sera pas en mesure de repousser sans secours une marche en avant française d'un si grand développement. Dans celait, on trouve la certitude suffisante d'une menace dirigée contre l'Allemagne. C'est un devoir impérieux de conservation pour l'Allemagne de prévenir cette attaque de l'ennemi. Le gouvernement allemand regretterait très vivement que la Belgique regardât comme un acte d'hostilité contre elle le fait que les mesures des ennemis de l'Allemagne l'obligent de violer de son côté le territoire belge. , Afin de dissiper tout, malentendu, le gouvernement allemand déclare ce qui suit : 1° L'Allemagne ira en vue aucun acte d'hostilité contre la Belgique. Si la Belgique consent dans la guerre qui va commencer à prendre une attitude de neutralité bienveillante vis-à-vis de l'Allemagne, le gouvernement allemand de son côté s'engage au moment de la paix à garantir le royaume et ses possessions- dans toute leur étendue ; 2° L'Allemagne s'engage sous la condition énoncée à évacuer le territoire belge aussitôt la paix conclue ; 3° Si la Belgique observe une altitude amicale, l'Allemagne est prête, d'accord avec les autorités du gouvernement belge, à acheter contre argent comptant tout ce qui sera nécessaire à se» troupes et à indemniser pour, les dommages causés en Belgique ; i" Si la Belgique se comporte d'une façon hostile contre les troupes allemandes et fait particulièrement des difficultés à leur marche en avant par une opposition des fortifications de la Meuse ou par des destructions de routes, chemins de fer, tunnels, ou autres otivrages d'art, l'Allemagne sera obligée de considérer la Belgique en ennemie : Dans ce cas, VAllemagne ne prendra aucun engagement vis-à-vis. du royaume, i ?nais "elle laissera la règlement ultérieur E des rapports des 'deux Etats l'un vis-à-vis g de l'autre à la décision des armes. Le gouvernement allemand a l'espoir justi-fié que cette éventualité ne se produira pas 1' et que le gouvernement belge saura pren- cl dre les mesures appropriées pour l'empê- r cher de se produire. Dans ce cas, les rela-tions d'amitié qui unissent les deux Etats voisins deviendront plus étroites et dura- 1 blés. i Voici la réponse beJge à la note allemande i € Par sa note du 2 août 1914 1e gouverne- ^ ment allemand a fait connaître que d'après des nouvelles sûres les forces françaises auraient l'intention de marcher sur la Meuse par Givet et Namur et que la Bel-l gique, malgré sa meilleure volonté, ne se-; rait pas en état de repousser sans secours ' une marche en avant des troupes françai-' ses. Le gouvernement allemand s'estime-■ rait dans l'obligation de prévenir cette at-, taque et de violer le territoire belge. Dans » ces conditions l'Allemagne propose au ; i gouvernement du Boi de prendre vis-à-vis de lui une attitude amicale et s'engage au . moment de la paix à garantir l intégrité i du royaume et de ses possession$ dans ? toute leur étendue. La note ajoute que si la Belgique fait des difficultés à la marche 0 en avant des trouves allemandes l'Allema-" gne sera obligée de la considérer comme ennemie et de laisser le règlement ultérieur des deux Etats l'un vis-à-vis de l'au-. tre à la décision des aymes. Cette note a provoqué chez le gouverne-: ment du Boi un profond étonnement. 3 Les intentions qu'elle attribue à la Fran-s ce sont en contradiction avec les déclarations formelles qui nous ont été faites le 1er août au nom du gouvernement de la S nr-v,J'Livp lY.nntevrs. sJ coMw'^ÇJPP-Vi 1 France, la Belgique remplirait tous ses ? devoirs internationaux et son armée oppo-t serait à l'envahisseur la plus vigoureuse e résistance. Les traités de 1839, confirmés 9 par les traités de 1810, consacrent l'indépendance et la neutralité de la Belgique sous la garantie des puissaiices et notam- e ment du gouvernement de S. M. le roi de i. Prusse. La Belgique a toujours été fidèle s à ses obligations internationales. Elle a ac-. compli ses devoirs dans un esprit de loyale i impartialité. i- EUe n'a négligé aucun effort pour main-e tenir et faire respecter sa neutralité. L'at-teinte à son indépendance, dont la menace le gouvernement allemand, constituerait L" une flagrante violation du droit des gens. Aucun intérêt stratégique ne jusifle la vio-- lation du droit. Le gouvernement belge en acceptant les propositions qui lui soiit notifiées sacrifierait l'honneur (le la nation en même temps qu'il trahirait ses devoirs vis-à-vis de l'Europe. Conscient du rôle que la Belgique joue a depuis plus de 80 ans dans la civilisation du monde, il se refuse à croire que l'indé-pcndance de la Belgique ne puisse être i conservée qu'au prix de la violation de sa e neutralité. Si cet espoir était déçu, le gouvernement belge est fermement décidé à repousser par tous moyens en son pouvoir toute atteinte à son droit. (Acclamations.) ,ç Messieurs, dit en terminant le ministre, >'t la Nation fera son devoir; la Belgique u peut être vaincue, jamais elle ne pourra r. être soumise. Toute la salle acclame avec enthou-\'s siasme le ministre et on crie : « Vive la j. Belgique ! Vive l'Union fait la Force ! » M. Frédéric Delvaux, doyen d'âge, ■s qui préside, entouré de MM. Devèze et r' Pécher, secrétaires, propose une sus-pension de séance d'un quart d'heure i. avant de procéder à la nomination du l- bureau. La séance est suspendue. '6: (Lire plus loin le compte-rendu 'de la deuxième séance de la Chambre et celui r[ de la séance du Sénat.) I C'EN EST FAIT Voici le texte de la lettre du ministre d'Al-lemagne à M. Davignon : „ « Bruxelles, le 4 août 1914. ;.s » Monsieur le ministre, i- » J'ai été chargé et j'ai l'honneur d'in--e former Votre Excellence que par suite du refus opposé par le gouvernement de S. M. j. le Roi aux propositions bien intentionnées ; que lui avait soumises le gouvernement ;è impérial, celui-ci se verra à son plus vif i- regret forcé d'exécuter, au besoin par la i- force des armes, les mesures de sécurité i- exposées comme indispensables. » s, : L'HOMEl USIIOHSL 'e Une heure sombre a sonné pour nous. ( Au moment où nous écrivons ces ,d lignes, le sang coule à la frontière. e, Gardons haut les cœurs. S'il est une •e consolation à notre malheur, nous la irouvons dans l'admirable spectacle que notre pays donne au monde. i- La Belgique, pays pacifique, jeté par le hasard entre des colosses qui mar-à chent l'un sur l'autre, reste fidèle, quoi qu'il puisse lui en coûter, aux engage-r, ments qu'elle a contractés vis-à-vis de e- l'Europe. Nous sommes un petit pays l~ d'honnêtes gens qui fait bravement son ,a devoir. c, La conscience nationale l'a compris. Elle- a vibfé en entendant le mile lan- Le gage que le Souverain et le gouvernement belge ont, tenu hier devant le Par- r lement. L'attitude de notre armée, l'élan le de la jeunesse qui s'enrôb volontaire- SP: ment, ies ovalions émouvantes qui ont R accueilli le Roi, la Reine et les enfants royaux prouvent que nous sommes j restés dignes de vivre libres. des Quoi qu'il arrive, l'honneur national roi est sauf. Et aussi longtemps que l'hon- Pl£ neur est sauf, rien n'est perdu. L'état de siège * L'Etat de siège est proclamé dans les provinces de Limbourg, Liège, Luxembourg et Namur qui, à dater de ce jour, constituent des postes militaires. _ cû Les gouverneurs de ces positions forti- m fiées sont revêtus du commandement en si, ! chef sur toutes les autorités civiles de leur d . ressort. V{ ; Les tribunaux militaires ne se substitueront pas aux tribunaux civils. i Les bourgmestres du ressort des postes militaires prendront toutes les mesures su et ordonnances de police requises par le x< commandant militaire de la province ou son délégué. u En cas de refus de leur part le commandant militaire agira conformément au dé-* cret de 1811, ainsi libellé : ju e « Dans les places en état de siège, l'au- a] a torité dant les magistrats étaient revêtus n i gûi'ïteJEitfctfeftJjg!lêjg s qu'il juge convenable. e — m ' . I. n, :: L'INVASION : e ! e Les Allemands L " en face du Plateau de Herve d e st Un aviateur militaire qui a survolé la frontière allemande, lundi après-midi, a ei " vu un gros de troupes qu'il estime à plus n; e de 100,000 hommes, massé en face du pla- d, £ teau de Herve. '- Le génie belge fait sauter les ponts \ n i. Le génie a fait sauter les ponts d'Argen-n teau, de Visé, de Embourg et de Nesproue, a ■s près Dolhain. On à réussi à rassembler, 3 en vue de l'alimentation, plus de 4,000 tê-e tes de bétail de toutes espèces1. l On fait sauter des ponts et des maisons a « Reconnaissances d'aviateurs i 1 De Liège, mardi : Le génie a fait sauter à lundi soir le tunnel de Trois-Ponts, à r Grand-Halleux, sur la ligne de l'Amblève. ) Le fort de Boncelles a fait sauter, la nuit (j dernière, l'église et plusieurs maisons qui e e gênaient la ligne de tir. n a Le 12° régiment de ligne, qui était parti hier après-midi à Tongres, est rentré cette ,, . nuit à Liège. a . Autour de tous les forts de la position a fortifiée de Liège les baraquements ont ■ » été détruits. . , Un poste de télégraphie sans fil va être j l installé à la Citadelle. Il fonctionnera dans deux jours. Le lieutenant aviateur Massaux, qui est e parti lundi de Brasschaet, après avoir sur-U volé la frontière de l'est à 1,500 mètres de- l puis Maeseyclc jusqu'à Visé, est venu atterrir à Landen. s Vers 5 h. 1/2, l'aviateur Crombez a fait v a une reconnaissance vers Pepinster et est n « venu atterrir à l'aérodrome d'Ans. j, La marche des Allemands t d Mardi après-midi, à 4 heures, on appre- fi nait, au ministère, que les troupes aile- a mandes continuent leur marche en avant. , . Elles.se, trouvent dans la négion de Fléron, * hors d'atteinte des forts. Les forts font cependant entendre leur voix pour empêcher les troupes alleman- I des de s'approcher. II paraît évident que i- les Allemands veulent atteindre la Meuse u et longer le fleuve. Ils devront forcément f. entrer dans le rayon de tir des forts. ît LES PREMIÈRES ESCARMOUCHES t a Les Allemands à Visé 1 é t Environ cent cinquante autos alleman- c des chargées chacune de dix hommes sont a arrivées mardi à l'improviste à Visé. Elles ( ont été reçues d'une façon vigoureuse. i Un parlementaire allemand aurait demandé la reddition de la place 3. de Liège )C De Liège, mardi après-midi : L'esprit est , excellent ici, l'enthousiasme est grand et E ie on augure bien de la résistance. [a Le bruit court qu'un petit détachement j allemand se serait présenté en parlemen- f taire demandant à ce que Liège fût livrée . (sous réserves). t ir r Un officier allemand prisonnier dit être jj stupéfait de la résistance belge De Liège, mardi soir : Un officier aile- < te mand hlessé et fait prisonnier, s'est montré I •s stupéfait de la résistance que les Allemands i ,n éprouvaient en Belgique. On leur avait af- ' firmé à Berlin qu'aucune résistance ne se- ! rait opposée en Belgique. 1 s. Un aviateur allemand a été tué. Le château de M .le ministre Davignon occupé par les Allemands De Liège, mardi soir : On nous dit que, le château de M. Davignon, situé près de; Spa, serait au pouvoir des Allemands. Reconnaissances allemandes dans le Luxembourg belge D'Arlon, mardi soir : Les Allemands font, des reconnaissances en automobiles sur les routes du Luxembourg belge et des aéro-, planes survolent le pays. LES HOSTILITÉS s A LA FRONTIÈRE FRANCO-ALLEMANDE Un Alsacien fusillé | Le ministre de la guerre à Paris annonce que le premier acte d'hostilité des Aile- j - mands a été de fusiller M. Samain, ex-prè-f i sident du Souvenir français, à Metz, eti r d'emprisonner tous les membres du Souvenir; français. * Les Allemands en France s Une compagnie allemande est signalée 5 sur le territoire français, près de Mars-la« e Tour. 1 Un aéroplane allemand lance des bombes sur Lunéville Une dépêche de Lunéville annonce que lundi, vers 6 heures du soir, un aéroplane I_ allemand a jeté trois bombes sur la. villa ■s n'occasionnant que des dégâts matériels. ■£ Les Allemands faits prisoninaers dans .l'escarmouche près de Belfort ont été menés de Belfort à Joncherey. Lors de l'inhumation du lieutenant allemand, un escadron du 11° dragons français a rendu les honneurs. A Vellescot, un officier allemand s'étant présenté pour réquisitionner dès chevaux a été obligé de tourner bride rapidement. Les chevaux disponibles ont été aussitôt dirigés sur Belfdrt par les soins de l'instituteur.a Plusieurs centaines d'Alsaciens se sont a enrôlés avec un enthousiasme extraordi-is naire. On signale beaucoup d'engagements i- de sujets suisses et italiens Dans plusieurs villages d'Alsace, les habitants reçoivent des coups de fourche des Allemands chargés de réquisitionner. n. Un grand nombre d'annexés se tiennent? e à la frontière pour venir en France s'il y r' a lieu, pour combattre avec les Français. ê" C'est l'Allemagne qui a rompu ! Une dépêche de Paris dit que la rupture, ls des relations diplomatiques entre la France et l'Allemagne est due à l'initiative de l'Allemagne. £ Le départ des ambassadeurs • M. de Schoen a quitté Paris lundi à 10 h. ' du soir avec le personnel de l'ambassade, U1 et du consulat d'Allemagne ainsi que les membres de la légation de Bavière, .g Le gouvernement français a ordonné à l'ambassadeur de France de quitter Berlin après avoir remis les archives de l'ambas-'. sade et la protection des intérêts français à l'ambassadeur des Etats-Unis. M. de Schoen a prié l'amba'ssadeur des'i Etats-Uilis de vouloir bien se charger du soin des intérêts allemands en France. ■st EN ALGÉRIE ^ Un croiseur allemand bombarde Bône 1 Le gouvernement général de l'Algérie , ., signale officiellement que mardi matin,] vers 4 heures, un croiseur à quatre che- • :st minées, qu'on croit être le Breslau, a tiré huit salves d'une soixantaine d'obus con- ' tre la ville do Bône, tuant un homme, en-} dommageant quelques immeubles, et il a" ■e- filé ensuite vers l'ouest où il serait engagé [e- avec la flotte britannique. A LA FRONTIÈRE RUSSO-ALLEMANDE ur n- Les Allemands pénètrent ue dans la Pologne Russe nt De Berlin : Les troupes allemandes de la frontière, près de Lublinitz, se sont emparées de Czenstechau. Les Allemands ont 5 pris également Bendzin et Kalisch. Ces trois villes se trouvent dans la Pologne russe, à peu de distance de la frontière allemande, Bendzin un peu au nord •n" de la frontière autrichienne, Czenstochau ;nt au. nord de Bendzin et Kalisch au nord de ies Czentochau. A LA FRONTIÈRE AUSTRO-SERBE ce Toutes les attaques autrichiennes repoussées On mande de Salonique au Daily Tele-graph à la date du 2 : Les Autrichiens ont attaqué la frontière serbe au nord et à , l'ouest, surtout à Peserewatz, Senyîndria, 'nt Belgrade, Sosnitza, Mokragoras. Les atta-ques ont été repoussées chaque fois et, jus-ee qu'à une heure du matin, pas un pouce du territoire serbe n'a été envahi. re Echecs autrichiens On mande de Nisch au Matin, 2 août : le- Ce matin trois régiments autrichiens ap-tré puyés par de l'artillerie lourde attaquè-ids rent les Serbes près d'Imederevo, à 40 kilo-af- mètres de Belgrade. Ils furent repoussés se- avec de grosses psrtes. D'autre part, appuyés par une flottille de 32 unités, les Autrichiens essayent sans succès depuis J 65' £^22.33.êe; Ptf" SUT

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Cet article est une édition du titre L'étoile belge appartenant à la catégorie Liberale pers, parue à Bruxelles du 1850 au 1940.

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