L'étoile belge

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s.n. 1914, 14 Juin. L'étoile belge. Accès à 25 mai 2019, à https://hetarchief.be/fr/pid/hm52f7m73f/
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L'ÉTOILE BELGE Dimanche 14 juin 1914 PRIX DE L'ABONNEMENT : POUR BRUXELLES : Un an : 19 fr.; 6 mois, fr. 0.50; 3 mois, fr. POUR LA PROVINCE : Un an : 116 fr.; 6 mois, fr. 8.50; 3 mois, 5 fr. BUREAUX : rue des Sables, 13, ouverts de 9 à 16 h. Bn&rvowce il suffit de remettre le priante Vabonnement au facteur Edition G , France. Angleterre, Allemagne et , „fp ) par trimestre ANNONCES : 45 cmc* la ligne; minimum 4 lignes, fr. 1.60. i tous pays de l'Union postale, | } payable d'avanea PQnfl mOC lO nilltlàm Les annonces remises avant 2 heures à l'Office da Publicité, Hollande, 7 fr. — Grand-Duché, 6-fr. ) mandat-poste uCIIIIlIlCO lu IllillICl U 36, rue Neuve, paraissent le soir môme. aaaa—g-"""**™* mi i jihii Baromètre du 14 juin 5 heures Tempér. moy" " -oy norml«,lel3 Lfr'O Maximum dé la R/veille. 2. > I Minimum de la en nuitl ™ Baromèt., le 13, JT à8h- 753,1 "2 Quantité d'eau ,A D de 8 à 8 h««, ^ ^ Observations ifLij fë \ ^ c3=m\ de midi Température, || iEsWp \ 1 _ 2I°B Baromètre, Si pri^ta \ Sl^ a 758^1 Humidité(100= |\~r Va * Jff § bum.absol.v }S Vent dominant, Web \Mv df/r^c' 1 ENE Déclin, magn. /S 12°5i'h Ephèmérides pour le 14juin Soleil: -> Lune: lever, 31i.23 ^ lever, 23 h. 47 coucher, 19 h. Il coucher, 10 h. 17 Prévisions de l'Institut mêtéorol. : Vent N. à N.-E. faible; orageux. Servie© des malles ®stende-Donvreg Etat de la mer, le 14, à 4 heures : agitée ÉTRANGER La oliute clu cabinet Ribot te second ministère Ribot aura été le plus éphémère de tous les cabinets républicains. Rose, du moins par ses opinions politiques, il a également vécu ce que vivent les roses, l'espace d'un matin. Il y en eut un autre dont le sort fut semblable au sien et dont le souvenir eût dû inciter M. Ribot — et aussi l'Elysée — à la prudence : c'est celui du général Grimandel de Rochebouët, constitué le 23 novembre 1877 et auquel la chambre, dès le lendemain, refusait sa confiance, déclarant qu'elle ne pouvait entrer en rapport avec un cabinet qui était la négation des droits de la nation et des droits parlementaires. Le maréchal de Mac-Mahon, président de la république, conserva néanmoins son cabinet jusqu'au 13 décembre suivant. Mais M. Mac-Mahon avait entrepris ouvertement la lutte contre la majorité républicaine de la chambre. M. Poin-caré, qui n'est pas animé d'aussi belliqueuses intentions, a accepté immédiatement la démission de M. Ribot. Il doit regretter à présent d'avoir prêté tine oreille trop complaisante aux objurgations de la presse modérée et conservatrice, qui l'a poussé à faire appel à un représentant des partis de la minorité. Les élections avaient renforcé les partis de gauche sur lesquels s'appuyait le cabinet Doumergue, le parti radical unifié, le parti socialiste et le parti républicain socialiste (nuance Augagneur). Ces trois partis réunis possédaient manifestement la majorité dans la nouvelle chambre. La presse modérée et conservatrice essayait en vain de le contester, prétendant que les radicaux unifiés avaient subi des pertes, alors que leur effectif s'était au contraire accru. La presse modérée le savait très bien, mais elle escomptait les défections des députés ambitieux. Et puis elle se disait que bon nombre de radicaux unifiés, qui avalent contribué à aissurer l'élection Je M. Poincaré comme président de la république, hésiteraient à lui infliger un désaveu en votant dès le premier jour contre le cabinet de son choix. Tous ces calculs se sont trouvés faux à la suite de la décision des radicaux unifiés d'imposer aux membres du groupe la discipline de parti. Dès tors le sort du cabinet Piibot était fixé. En vain il avait élaboré un programme qui, ■ a d sauf sur la question utilitaire, pouvait être contresigné par toute l'extrême- ■ gauche, grâce d'ailleurs à ses termes ! vagues. Car M. Ribot et ses collègues § savaient très bien qu'ils ne pouvaient d ■ réellement pas compter sur les modérés p ' et la droite, qui allaient voter pour eux, c: pour réaliser un programme de vérita-ble justice fiscale et de laïcisation. Et franchement, si les intentions du ministre étaient sincères, on pouvait se i demander pourquoi on n'avait pas fait d ■ appel, pour réaliser un programme ra- ^ ; dical, aux radicaux authentiques. c i Aujourd'hui on ne peut plus ergoter. fi s ni contester la victoire des partis de Ci ! gauche aux dernières élections. La ma- c i jorité qui a renversé le cabinet Ribot n . est composée exclusivement de ces o - partis. Elle comprend la majorité abso- i lue de la chambre. c H existe donc une majorité, pour réa- b - liser le programme de réformes démo- 0 - cratiques du parti radical. Car le 11 l groupe de la gauche radicale — groupe J.' i distinct du parti radical unifié et qui a v : voté presque unanimement pour le t cabinet, — a adopté vendredi avant la ! séance de la chambre, un ordre du jour t daas lequel il se déclare résolu à pour-siàvre « avec une majorité des groupes j - de gauche et sans compromissions avec f : les partis de droite, sous quelque ét.i- 1 - queUe qu'ils se désignent, une politique jj - exempte de tergiversations, très nette q . de justice fiscale, de défense laïque, de - progrès économiques et d'action sot- ® ; ciale ». Ajoutons que la majorité des - députés de ce groupe a voté finalement s , l'ordre du jour présenté par le parti r 3 radical unifié et qui a recueilli 374 voix r contre 187. " i 11 y a, il est vrai, la question des trois n 3 ans, sur laquelle les radicaux ne sont - pas d'accord. Mais M. Sembat a pris t soin de déclarer, au nom des socialistes , unifiés, que ceux-ci ne réclament pas !. - le retrait immédiat de la loi de trois ans, ^ t mais l'étude des moyens permettant de c ■ revenir le plus rapidement possible à 1 la loi de deux ans. Il sera donc facile de trouver une formule qui satisfasse à ' la fois tous les groupes de gauche. s ^ Dans ces conditions,-la solution de la ' - crise ne parait pas devoir présenter de 1 i difficultés. Les indications sont, main- c , tenant, très nettes. NOS DÉPÊCHES Services spéciaux d e l'ÉTOILE BELGE FRANCE LA GRISE MINISTERIELLE M. Viviani chargé de constituer le ministère Le président de la République a offert à M. Viviani la mossion de constituer le cabinet.M. Viviani a accepté. Le cabinet Viviani est formé Samedi, à 5 h. 1/2 de l'après-midi, M. Viviani a quitté son domicile pour aller à l'Elysée annoncer au président de la République que *on cabinet est définitivement constitué de la manière suivante : Présidence du conseil et affaires étrangères, MM. Viviani; justice, Bienvenu-Martin ; intérieur, Malvy ; instruction publique, Augagneur ; finales, Noulens ; guerre, Messimy ; marine, Gauthier ; co-Sonilea, Raynaud ; commence, Thomson ; travaux publies, René Renould ; agriculture, Fernand David ; travail, Couyba. Les sous-secrétaires d'Etat sont : guerre, M. Lauraine ; beaux-arts, M. Dalimier ; intérieur, M. Jacquier ; marine marchande, M. Ajam. M. Viviani espère avoir pour le sous-secrétariat d'Etat des affaires étrangères le concours de M. Abel Ferry. Dimanche matin, à 11 heures, M. Viviani présentera ses collaborateurs au président de la république. P. S. — M. Abel Ferry s'est rendu; auprès de M. Viviani et l'a Informé qu'il accepte le I sous-secrétariat des affaires étrangères. La crise et l'opinion russe. — Un article du ministre de la guerre russe De Saint-Pétersbourg : L'article que publiait samedi la Gazette de la Bourse et qui est attribué au général Soukhomlinof, déclare, au sujet de la démission de M. Ribot que la Russie ne se permettra jamais aucune immixtion dans les affaires cTun pays étranger, mais qu'elle ne peut pas rester spectatrice indifférente de la longue crise que traverse le gouvernement d*un pays ami et allié. « Si le parlement français s'est cru en devoir de réagir contre une affaire purement intérieure de Russie, comme l'étaient )es commandes militaires liées à certains avantages économiques pour le pays qui les avait reçues, à plus forte raison une question qui sert de point de discorde entra les partis du parlement français, ne peut pas rester indifférente pour la Russie. Cette question est celle du service de trois ans, qui vient d'être posée en France. Sur ce point, la Russie ne peut avoir deux opinions. Nous avons fait tout ce à quoi nous obligeait notre alliance avec la France, et, naturellement, nous avons le droit 'd'attendre que notre alliée remplisse ses obligations. On connaît déjà très bien à Tétranger les sacrifices énormes que nous avons faits pour donner à l'alliance une puissance imposante extraordinaire. » Le ministre fait fomftcqftai: gua ces ré- 1 formes dépassent tout ce qui a jamais été fait ailleurs dans ce sens : augmentation de 130,000 hommes dans le contingent annuel ; prolongation du service de façon à avoir quatre classes sous les aimes, ce qui porte le chiffre de l'armée sur le pied de paix à 1,300,000 hommes. Ce chiffre n'a pas besoin d'être commenté. C'est là un luxe que peut seule se permettre la grande et puissante Russie. L'article compare ensuite le contingent des armées allemande (880,000), autrichienne (500,000), italienne (400,000). Il déclare ensuite : « Aussi est-il naturel que nous nous considérions en droit cTattendre de la France le chiffre de 770,000, mais ce contingent ne peut être atteint qu'à la condition de conserver le service de trois ans.» La Gazette de la Bourse fait ressortir les améliorations apportées à la mobilisation j et la construction, dans ce but, d'un ré- 1 seau de voies stratégiques qui permettrait, { dès le commencement de la guerre, de lancer toute l'armée vers les points de con- , centration. « Nous voulons la réciproque ' de la part de la France et plus elle aura de troupes en temps de paix, plus facilement J elle y arrivera. Aussi espérons-nous que le gouvernement français réussira à conserver le service de trois ans, si nécessaire à la France. » L'article se termine par la phrase sui- ' vante en caractères gras : « La France et la Russie ne veulent pas la guerre, mais la Russie est prête et elle espère que la France le sera également. » Le congrès des cotonniers Vendredi s'est ouvert à Paris le congrès des négociants en cotons. Seize pays sont représentés notamment la Belgique et la Hollande. Sir C. Macora, président, a rappelé les progrès de l'organisation internationale du commerce du coton et a déclaré que les efforts faits dans ce sens continueraient ' jusqu'à ce que toutes les nations eussent reconnu l'utilité d'une collaboration internationale pour la culture du coton. Au comité international du coton Le comité international du coton, dans la réunion <pi s'est tenue samedi, à Paris, sous la présidence de M. Macora, s'est prononcé énergi-quement en faveur du vote par le gouvernement de l'Inde d'une loi prescrivant des pénalités pour l'humectage artificiel du coton et exprimant en outre l'avis que ce traitement artificiel a peut-être été la cause contributive des incendies désastreux qui se sont produits à Bombay dfl.ns les dépôts de coton. Encore un drame de l'aviation Samedi soir, à 5 h. 1/2, au centre d'aviation de Toul, un brigadier aviateur et un sapeur volaient au-dessus d'un bois quand dans un virage à 50 mètres de hauteur l'appareil trop penché ne put se redresser, piqua du nez et capota sur le sol. Le brigadier a été tué. Le sapeur a été retiré de dessous le moteur dans un état désespéré. 'Fausses obligations. — Condamnations Les débats du procès des douze individus accusés d'avoir mis en circulation des fausses obligations du Crédit Foncier et de la Société d'Electricité de Paris se sont terminés ce soir après cinq jours d'audience. Cinq ont été acquittés. Les autres ont été condamnés à des peines variant de 8 ans de réclusion à 5 ans de prison. La peste à Dakar s Le ministre de la marine annonce que grâce aux mesures de prophylaxie prises dès l'apparition des premiers cas de peste t dans la population indigène de Dakar, l'é-S pidémie paraît actuellement en voie de décroissance-rapide.; AtiEM&GWE Accident à un dirigeable militaire e Le dirigeable militaire Z /, au cours t, d'un voyage de Cologne à Metz, a dû procéder à un atterrissage forcé samedi vers midi, à Thionviile, et a subi un grave accident. Déjà très ad ourdi par la pluie, il r. fut plaqué à terre par une trombe verti- 0 cale et se plia en angle droit contre la nacelle arrière et le gouvernail. " Le journal Lothringer N-achrichten an-»' nonce qu'un démontage complet sera né-s cessaire. Un lieutenant a été blessé. De Thionville : Le Zeppelin 1, dans l'accident qu'il a subi, a eu ses trois hélices t- brisées. Plusieurs hommes de l'équipage y. ont reçu de fortes contusions par suite de e la violenee du choc contre la terre. Le Zeppelin I qui mesurait 142 mètres de long et cubait 19,000 mètres avait été mis en ser-a vice en 1943. e iTALIE a Les cheminots ont repris le travail Malgré les appels réitérés à la grève adressés par le syndicat des cheminots s d'Ancône, le personnel des chemins ck c 1er a continué le travail dans presque i- toute l'Italie. On enregistre seuiemenl quelques grèves partielles, notamment à Bologne, Mantoue, Florence, Naples el 10 quelques autres centres. [e Le service des trains est partout assuré x- sauf dans une partie des Romagnes et des Marches. L'ordre du jour du Comité central du syndicat des cheminots, qui proclame la ti reprise immédiate du travail pour Les che x mins de fer, reproche à la Confédératior du Travail d'avoir brusquement interrompu le mouvement quelques heures seule-ts ment après qu'il avait éclaté. 1 A Ancône. — Fin de l'agitation >3 ùne très nombreuse réunion qui a eu LS lieu a la chambre de travail d'Ancône a adopté un ordre du jour en faveur de la si cessation de toute agitation et à la reprise le du travail. La ville reprend son aspecl ^ normal. [e Nouveaux et graves incidents à On apprend que des incidents sérieux s< sont produits ces jours-ci près de Seni'gal-■ lia où les grévistes ont incendié des égliseî et ont coupé des conduites d'eau. Dans h le houngade de Fabriario les magasins de bh ont été envahis et le.s denrées vendues à des prix dérisoires. Une bagarre s'en est suivi* entre les carabiniers et les manifestants ^ au cours de laquelle plusieurs personnes — ont été blessées des deux côtés. Jeudi, vers 7 h. 1/2 du soir, une pa trouille, composée de cinq carabiniers e; •ide cinquante soldats, a été attaquée pai trois cents grévistes qui s'opposaient à l£ réparation de la voie ferrée et des lignes télégraphiques. Un brigadier des carabi niejjs a été désarmé. Un carabinier a ét< (11 blessé d'un coup de poignard et d'un couf tl_ de feu. Les grévistes ont tiré plusieurs à coups de revolver. La troupe a dû riposter U1 Au cours de la bagarre il y a eu un mor ie et quelques blessés. «a De Ravenne : La ville est en apparence in calma Dans quelques communes de l£ j province le mouvement anarchiste per siste.. On signale des incendies d'églises et d< .j monuments municipaux, ainsi que la rup ture de ponts et de lignes télégraphiques " et de chemins de fer, le pillage et l'incen die de propriétés privées, la séquestratior de personnes. j" Dans les petites communes de Cervia m Stragata et de Conselico on a constitué ur ; ' comité de gouvernement local qui a rem placé le drapeau aux couleurs nationales 'i1 par le drapeau aux emblèmes du travai et a planté des arbres de la liberté. l' Dans la province de Forli il s'est pro ^' duit un mouvement anarchiste qui s'es " attaqué aux églises, aux monuments muni r* cipaux, aux casernes et a endommagé des , propriétés privées et des lignes de chemins de fer. le n- Le comique dans le tragique rô Les récits des journaux sur les journées d'émeute dans les Marches et dans les Ro magnes contiennent parmi de nombreux faits tragiques des détails amusants. C'esi fa ainsi que dans la petite localité de Fabria no où le comité républicain fonctionnait les prix des denrées subirent aussitôt ur rabais considérable. Les poulets qui fou l'objet du commerce du pays se vendaien .. 5 sous au lieu de 30 à 40. Le blé se donnai Jï presque. Les nouvelles les plus sensation îv nelles circulaient. Quand le député de l'en droit arriva après une longue marche è pied, la population apprit de lui avec stu péfaction que rien n'était changé en Italie que partout l'ordre recommençait à régne] n+ et que l'armée, loin de pactiser avec le; n+ émeutiers, accomplissait vaillamment sor !r_ devoir. AUTRICHE-HONGRIE L'entrevue de Konopicht is S) L'empereur d'Allemagne et les autres in o- vités de l'archiduc ont pris samedi matir te le thé au château. oi A 10 heures, ils ont continué la visit< re des parcs en automobile, par un temps tr& re clair. Lt- Un déjeuner de 27 couverts a eu lieu £ es midi et demi dans la grande salle à man iy ger du château. PORTUGAL a Un passager fou furieux. — 25 blessé* in De Pontadelgada (Açores) : Samedi ma id tin, à 9 h. 30, un sujet italien, passager d p- 3* classe à bord du steamer Canopic, pri )i- soudainement de folie, a blessé avec ui a- couteau 25 passagers, dont" 5 grièvement îs- La scène s'est déroulée avant l'entrée d\ Canopic dans le port. GRECE L'emprunt provisoire Le ministre des finances a déposé à la chambre le projet d'emprunt provisoire de 40 millions destiné à faire face notamment aux dépenses occasionnées par les fournitures militaires. La chambre a adopté d'urgence cet emprunt, qui comportera une émission de bons du trésor remboursables dans un délai d'une année, au taux de 6 1/2 p."c. La chambre a voté également la constitution d'un conseil d'Etat Les sïéisisits lalluipes LA REVOLTE ALBANAISE Arrestation du maire de Durazzo Samedi après-mi ai, la police de Durazzo a invité M. Geourkeviteh à se présenter au poste de la gendarmerie. Il fut ensuite reconduit à son domicile, où habite également son frère qui est interprète des délégués russes de la commission de contrôle.Une perquisition fut opérée mais ne donna aucun résultat. Le maire a été retenu chez lui où la police lui a fait subir un interrogatoire. La police a demandé à plusieurs témoins musulmans s'il était vrai que le maire a dit que les insurgés avaient raison de demander la prise en considération de leurs desiderata. Les témoins auraient répondu qu'ils ne savaient rien ou qu'ils n'avaient, rien entendu ayant trait à ce sujet. Le délégué russe à la commission de contrôle, M. Petrief, s'est rendu auprès de Turkhan pacha. Il a protesté contre les procédés de la gendarmerie hollandaise à laquelle il reprocha d'avoir agi sans avoâir reçu d'ordres, de personne. L'incident est vivement commenté. LE CONFLIT TURCO-GREÇ Le ministre de Grèce à Constantinople fait une communication aux ambassadeurs.Le ministre de Grèce à Constantinople a notifié aux ambassadeurs les démarches qu'il a faites auprès du grand-vizir et a ajouté que les Gr»écs d'Aivali sont au nombre de 3,000 et sont armés. On n'a pas reçu d'informations précises concernant Aivali et Edremid. Trois bataillons de troupes turques sont arrivés dans cette, dernière localité. On dit qu'un torpilleur grec est dans les eaux d'Edremid. La Grèce puWîfi* .121 décret d'annexion de Chio et Mytilène L'Officiel va publier la loi autorisant la cession de nie Saseno à l'Albanie, ainsi qu'un décret royal annexant les îles de Chio et Mytilène à la Grèce. Un ultimatum ? Le bruit court dans les milieux autorisés 1 de Constantinople que la légation de Grèce ; a remis vendredi soir, à la Porte, une dé-1 claration d'après laquelle le gouvernement grec réclame le retour dans leurs villages ! des réfugiés grecs se trouvant sur la côte 1 d'Asie Mineure, la restitution de leurs 1 biens ainsi qu'un appui matériel pour eux, à défaut de quoi la Grèce déclinerait toute responsabilité quant aux conséquences du ; refus. Nouvel incident en Asie Mineure ' De Constantinople : On mande de Smyr-; ne au Tanine que les habitants grecs de la | localité de Karaboroun ont attaqué des , douaniers et des gendarmes qui voulaient, en vertu de l'interdiction de l'exportation, empêcher le transport d'un troupeau de moutons dans l'île de Chio. Un douanier 1 et deux gendarmes ont été tués. Deux ont ■ été blessés et 7 ont disparu. Un torpilleur grec croisant" dans le voisinage a mis à la mer des chaloupés qui i ont transporté les assaillants et les mou-. tons à Chio. Une canonnière turque va ^ partir pour Karaboroun. Autres incidents . D'Athènes : 1,250 familles de réfugiés sont concentrées sur l'îlot de Goudi, près 1 de Chio. On annonce que des conflits se sont pro-i duits entre les Turcs et les chrétiens habi- > tant le littoral. Des incidents sont survenus à Brousse, Karaboroun, Giumbaxe èt Vrioula. Un ba- ■ teau transportant des soldats turcs a cap-• turé un voilier ayant à bord des réfugiés ! de Goudi. ! On mande d'Aivali que la situation continue à être lamentable dans la région, mais que dans la ville le calme règne. Talaat bey est arrivé à Edremid. Une ville insurgée De Valona : La ville de Luscinia s'est insurgée. Le drapeau grec a été arboré cette nuit. Des volontaires de Valona sont partis pour Luscinia avec deux canons. ÉTATS-UNIS ET MEXIQUE A Niagara Falls Les médiateurs et les représentants américains et mexicains sont parvenus à s'entendre sur la rédaction de la première par tie du projet de traité de paix. De Portland : L'escadre française, com-1 prenant 18 bâtiments, est arrivée ce matin à Portland. Les saluts d'usage ont été échangés. Le protocole signé samedi dit en substance qu'un gouvernement à définir plus tard sera constitué au Mexique et devra être reconnu à Mexico à une date à. fixer i ultérieurement. Ce gouvernement fonctionnera jusqu'à l'élection d'un président > constitutionnel. Combat naval t De Mazatlan : Vendredi soir, le transport . mexicain Guerrero a détruit, après un combat près de Guayanas, le vapeur con-stitutionnaliste Culiacan. VVVVVVVV^VVVVVVVVVV'VVVVVVVVVVVVVVVVVA/VVVVVVVVVWWVI Voir plus loin nos Derrtiè-; res Nouvelles de la nuit. i Lire aujourd'hui en feuilleton . « LES THEATRES A PARIS », par M. Schneider. ANGLETERRE ir.Ciair+cruYuftivnrP. nnvi-is'iitri? l'p.tfin.r hp.r.r.kf X3.ll VJni i X JJllJLiJJ {Cwre&poucUmce particulière de VEtoile Belgw LotrwÏEes, 12 juin. Le gouvernement et les suffragettes La question du jour est celle des suffra gettes, dont les exploits, chaque jour plus déplorables, irritent au plus haut poiin: l'opinion. Par une ironie du sort assez amu santé, au moment où M. Mac Kenna, 1< ministre de l'intérieur, expliquait à h chambre des communes les intentions dx gouvernement relativement aux suffraget tes et disait ce qu'il se propose de faire, ou plutôt, de ne pas faine, une bombe, dépo sée par les suffragettes (cela paraît cer tain) dans la chapelle d'Edouard le Con fesseur, à l'abbaye de Westminster, faisai explosion et endommageait légèrement 1< trône du couronnement. Le trônie du couronnement est un< vieille chaire gothique faite pour le ro Edouard Ier et qui, depuis cette époqme, i servi au couronnement de tous les souve rains anglais. Cette vénérable chaiire es une véritable relique dont la destructioi eût été considérée comme une espèce de sa crilège. Sous le siège de cette chaire s* trouve la pierre de Scone sur laquelle an trefois étaient couronnés tous les roi: d'Ecosse ; et cette pierre aussi a été en dommagée. Ce nouvel exploit des suffragettes a aug inenté la colère populaire et il est à crain dre qu'un de ces jours nous n'assistions : quelque grave incident, commue je l'ai déji dit. Sans doute, dans les rues, les particulier, vaquent à leurs occupations comme à l'or dinaire, mais il n'en est pas de même dlei personnages augustes, des ministres, de grands dignitaires de l'Etat et de certain -•hommes politiques dont les opinions anti ■féministes sont connues. Pour ceux-là, i n'y a pas de sécurité. Les choses en sont venues à ce point qu le roi et la reine ne peuvent aller au théâ tre et que, partout où ils vont, on est oblig de prendre les précautions les plus extra ordinaires pooir empêcher les suffragette de s'approcher d'eux, de les insulter o' de faire preuve, à leur égard, <&e discoui toisie ou de vulgaire inconvenance. A un bal donné hier par le grarad-diu Michel, il y avait une armée de policemei et une nuée d^agents en costume civil dan ies salons, où ils étaient au moins ause nombreux que les invités. C'est simplemen intolérable et, comme le Times le dit, 1 campagne militante des suffragettes est u: véritable cauchemar. Il vta sans dire qu les suffragettes ne peuvent se faire illusio sur lteffet de leur campagne ; on ne peu les croire assez naïves pour s'imagine qu'elles vont intimider le parlement et 1 pays et qw'on va ïeur conférer des droit politiques parce qu'elles auront fait L'eai; coup de désordre et encore plus de dégât* Leurs actes ne sont, en réalité, que les ac tes de créatures hystériques, de maladef de fanatiques atteintes de la folie du mai tyre, de convulsionnaires dont le cas îw lève au moins autant de la pathologie qu de la politique et de la loi. M. Mac Kenna, à la chambre des cou munes, a dit qu'il a été proposé quatr moyens de traiter les suffragettes : le pre rrrier consiste à les laisser mourir die fak en prison si elles refusent de se nourrir le second, à les exiger ; le troisième, à le traiter comme des aliénées ; le quatrième à leur octroyer les droits politiques qu'e las réclament. Ce dernier moyen n'étant pas de sa con pétence, il ne s'est occupé que des troi autres. Ainsi que je l'ai dit, M. Mac Kenna r< pousse l'idée die laisser mourir de faim Le suffragettes ; d'ailleuns, il a la convdctio que cela inciterait certaines femmes à s laisser mourir par fanatisme ; de plus, le méldecins dJes prisons ne pourraient laisse mourir sous leurs yeux des femmes qu'il pourraient sauver, et, enfin, en oe qui 1 concerne, il ne prêterait jamais la main des procédés de ce genre. La déportation n'est pas un moyen pre tique. Ce serait transformer en prison l'îl où on déporterait ces femmes et celles qu leurs amies ne feraient pas échapper s laisseraient mourir de faim. Impossible aussi de les triaiter en ahi nées. Alors que faire ! M. Mac Kenna oroi que l'on peut, en poursuivant les persor nés qui souscrivent à la caisse -des suff.rs gettes et en les rendant responsables de dégâts commis, mettre fin à la campagn militante. Il le croit, mais il n'en est pa bien certain. La loi anglaise est bizarre et les diff cultés sont grandes. Le fait est que les suffragettes ont réuss à rendre absolument iMicules la loi et 1 gouvernement. Cela n'est pas contestable Le gouvernement actuel est victime de s faiblesse inhérente, qu'il s'agisse des su fragettes ou de l'Irlande. Si, dès le débi; de la campagne militante, il avait pri une attitude nettie et ferme, il aurait évit tous les ennuis qu'il a eus et ceux qu' aura encore. Mais il n'a su être ni pou ni contre le féminisme. Un certain non bre de collègues de M. Asquith étant fém nistes, M. Asquith a voulu les ménager', ( c'est alors qu'il a pris l'engagement d donner l'appui du gouvernement à un pre jet de loi féministe si ce projet, présent par des féministes indépendants, obtena une majorité. Ce projet de loi fut repouss et les suffragettes ont accusé M. Asquiï de les avoir trompées. M. Asquith n' trompé personne ; mais il a voulu conter ter tout le monde, ce qui prouve qu'il n' pas assez étudié La Fontaine. Le mouvi ment militant s'est alors développé et il es trop tard pour le combattre par les moyen ordin aines. La question irlandaise C'est absolument la même politique qu celle que le premier ministre a suivie e Irlande. Il pouvait, aussi facilement qu'o éteint un bec de gaz, arrêter le recruta ment des volontaires de l'Ulster, dians le premiers mois de cette organisation. Il laissé aller les choses jusqu'au moment o il s'est trouvé en faae d'une armée d 100,000 hommes, contre laquelle, on Fa vu, il s'est trouvé impuissant. Puis, comme il avait laissé les volontaires ulstériens s'organiser, âl a laissé la même liberté aux volontaires nationalistes, qui sont, dit-on, 120,000 au 150,000, et il se trouve en face die -demx armées ennemies donit la plus dangereuse, pour lui et pour le pays, npest ! pas celle de sir Edward Car son. Il est fort ' bien de dlire d'un air entendu, et comme L si l'on était certain df\avanoe cTavoir rai-[ son finalement : « Attendez, vous verrez ». L'Angleterre a attendu, et elle voit ; i l'Irlande a attendu, et elle voit. Or, le spectacle que ces deux pays contemplent n'est ' pas pour les rassurer. M. Redmond, après avoir refusé de s'oçîcuper des volontaires nationalistes, a été obligé de les adopter, . et l'on dit même que c'est lui qui est adopté J, par eux. En d'autres termes, il a été obligé de marcher avec eux pour les empêcher de , marcher contre lui ; et comme les volowtai-■ res nationalistes oL'éissient aux extrémistes. t cela veut dire que M. Redmond n'est plus maître de la situation) en Irlande et que t sa tâche devient plus difficile. Il n'est plus. [ aujourd'hui, en situation de négocier e1 de faire des concessions, comme il acurail , pu en faire il y a quelques semaintes. De [ son côèé', sir E. Casson, lui aussf, a donné , naissance à une organisation armée qu ' pourrait hien, le cas échéant, refuser dt lui obéir. M. Redmond et sir E. Caassor sont un peu dans la situation, de ces gfens excentriques, qui élèvent des fauves et &r L font des favoris. Le jour vient où les fau L ves grandissent, ont des griffes aiguës e-des crocs formidables et où ils dévoreni 3 leurs maîtres. M. Redmond et strr E. Car son en sont là. Le moment est proche oi , ils ne seront plus lies maîtres. Et si ces , deux chefs des partis hostiles irlandais n< 1 s'arrangent pas entre eux, oe sera le torn d/e M. Asquith d"être dévoré par les force* 2 irrégulièrtes qu'il a laissé organiser et dé chaîner. 3 Et ce qu'il y a de plus grave, c'est que s ^ un gouvernement conservateur succédai' ^ à un gouvernement libéral, il serait auss _ imjpuissant devant les Irlandais que tfes 3 le cabinet Asquith. ! En un mot, la situation actuelle, à tou: les points de vue, est de natjuae à inspire: des craintes à tous ceux qui ont à cœur le? c intérêts véritables du pays. 1 Conflit entre lord-maire et président du conseil J du comté de Londres i Un écho du voyage à Paris du lord-matov i die Londres retentit enoore dans les mi e lieux municipaux. En deux mots, il y a. eu i à Paris, un petit et fâcheux incident, L t lord-maire, d'un côté, îet le président di r comté de Londres, de l'autre, prêtendan e chacun avoir la préséance et représente: s la population londonienne. La questdoi n'est pas nouvelle ; elfie dart-e die la créatioi du conseil du comté1 de Londres, en 1889 Sans aucun doute, le président du comt est la tète de l'organisation de la métro polis, dont il représente tous les services e i- les organes administratifs. Mais, au poin e de vue décoratîif et représentatif, au poin de vue de l'existence commerciale, fin an - ciène, sociale même ide la Metropolis, i e est non moins incontestable que le chef d - la municipalité de la cité de Londres es i le vrai représentant des Londoniens. C'es ; la cité de Londnes qui <a donné son nom j s l'agglomération métropolitaine et le lond !, maire est le premier dies dignitaires muni 1- cipaux du royaume. Sa situaiion est offi ciellement reconnue. Il a un rôle et un - place assignés à la mort du souverain e s au couronruemesnft du roi et, ce qui le dis tingue de tous les maires des trois royau . mies, son élection est subordonnée à li s ratification du souverain, et cette ratiûca ri tion lui est signifiée officiellement, au pa e lais de justice, par le lord-chancelier. CeL s suffit à lui donner une consécration ofn r ci'elle que nul autre maire ne possède. En s fin, la tradition, la coutume, la légenid e même lui ont fait dans l'organisation mu à nicipale anglaise une place à part, de sort que, officiellement et die par les précédent - qui ont force de loi, le lord-maire a certai e nement la préséance sur le président di e conseil du comté, quelle que sait, d'ailleurs e au point de vue administratif, l'importanc de ce dernier. : RUSSIE s [Correspondance partictUière de l'Etoile Belge ® Saint-Pétersbourg, 24 mai/6 juin. Le conseil de l'empire repousse systé matiquement toutes les réformei votées par la douma. ;i e Nous savons enfin maintenant pourquo , le gouvernement se refuse à élabore: a aucun projet de réforme sérieuse et sub •_ merge la douma sous un flot de projets d< t loi insignifiants que les députés, qui le s expédient à la douzaine, ont dénomma é « vermicelle législatif ». M. Taube, l'ad j joint du ministre de l'instruction publique r l'a avoué à la douma : c'est la faute ai L_ conseil de l'empire qui est en conflit con [. tinuel avec la douma et ne laisse passe: t aucune loi à tendance plus ou moins libé e raie. Puisqu'il en est ainsi, ce serait per dre son temps que de présenter à la doumj é des projets de loi qui seront infaillible t ment rejetés par la chambre haute, é Le gouvernement reconnaît donc officiel t lement que le conseil de l'empire actue a est un obstacle au développement du pay L_ en rendant impossible toute amélioration a même partielle. Le fait d'ailleurs ne peut pas être nié. Ce: jours derniers le conseil a enterré défini s tivement toute une série de réformes qu avaient déjà été acceptées par la troisième douma et dont les octobristes et modéré: se montraient très fiers : la réforme di e zemstvo, la réforme de la législatioi u ouvrière, la loi améliorant quelque peu lî n condition des commis de magasin, la lo ^ sur la condamnation conditionnelle, la ré s forme des écoles primaires, la loi sur l'ins a truction générale, etc., etc. La liste es ù très longue. e Inutile de dire que toutes ces réforme; étaient très timides, très modérées ; quand l'opposition à la douma protestait contre cet opportunisme, toujours on lui répondait des rangs des octobristes et des mo-dérés que ces concessions étaient absolument nécessaires si Foru voulait obtenir l'approbation du conseil de l'empine ; celui-ci pourtant, à mesure que la chambre basse cédait et reculait, élevait ses prétentions et finalement il repoussa toutes ces réformes en première lecture. Mais les ministres, que faisaient-ils pendant ce temps ? Ils sont tous membres du conseil de l'empire, et, pourtant, chaque fois que le conseil avait à voter sur les projets de loi adoptés par la douma, ou bien le eabinet in corpore brillait par son absence, ou bien, si les ministres paraissaient et prenaient la parole pour défendre les réformes projetées, cette défense était si faible, 6i ambiguë, qu'il semblait que les membres du gouvernement ne parlaient qu'à contre-cœur et comme pour remplir un devoir pénible. Si l'on tient compte de ce que 1e conseil de l'empire est pour les dieux tiens nommé annuellement par l'empereur, et que depuis ces dernières années toutes les nouvelles nominations tendent à renforcer' l'extrême-droite (te conseil, il devient évident que derrière le gouvernement officiel agit un gouvernement occulte beaucoup plus puissant ; les ministres le savent si bien qu'ils n'osent pas l'attaquer ni le combattre mémo lorsqu'il s'agit pour eux de défendre des projets qui ont reçu au préalable l'approbation de l'empereur. La loi sur les zemstvos en Pologne, laquelle instituait l'autonomie locale dans les huit gouvernements de la Vistule, ne fut repoussée qu'à la majorité de six voix. Si les ministres avaient voté, le projet passait ; mais pour éviter de voter contre l'aile droite du conseil et avec le centre et l'aile gauche, les mmisiitës ne parurent même pas. Et, pourtant, les députés polonais avaient obtenu la promesse formelle de Kokovtzef et ensuite de Goremykine que la Pologne aurait ses conseils provinciaux et ^ jouirait d'une certaine autonomie dans l'administration locale. j Si M. Goremykine et ses collègues . étaient assez forts, ils pourraient obtenir j en hiver du tsar la déimission die quelques-uns des membres les plus marquants de l'extrême-droite, tous réactionnaires fanatiques, et le renforcement du centre par la nomination de quelques conservateurs mo-! dérés. Mais on peut être certain que les ministres seront impuissants. La baisse des valeurs » Aujourd'hui, parlant au sujet du budget * du ministère du commerce et de l'indus- 1 trie, le député octobriste Protopopof, dans ^ un discours très intéressant, démontra, ' chiffres à l'appui, que les dernières rnesu- 1 res prises par le gouvernement pour natio- 1 naliser le crédit et mettre obstacle au dé- >■ veloppement des entreprises financées par - les capitalistes juifs, avaient provoqué une - baisse générale de toutes Les valeurs rus-t ses aux Bourses de Saint-Pétersbourg et t de Moscoiu, baisse qui avait atteint en trois t jours la bagatelle de 1 1/2 milliard de rou- - bles. Depuis le commencement cbe l'année, 1 la perte dépasse 2 1/2 mâlliainds. Pour en-î rayer la baisse et parer à ses conséquences t désastreuses, la banque de l'Etat tâche de t soutenir les cours en se portant acheteur i pour de fortes sommes. Mais cette inter- - vention pour quelques dizaines de mjllioiis - ne peut donnier de grands résultats et reste - inefficace. ^ La « Marseillaise » séditieuse Peut-on faire exécuter publiquement par - un instrument de musique, un phonogra-i phe, par exemple, l'hymne français, la - Marseillaise ? Il paraît que non, à en juger - par ce qu'il vient d'arriver à deux Louti-i quiiers pétersbourgeois qui, dans le jardin - de leur villa, avaient voulu entendre le - chant national de nos amis et alliés. 5 Ils commencèrent par l'hymne russe. Et - tout alla bien naturellement; puis, chan-î géant de rouleau, ils firent entendre les s mâles accents de la Marseillaise. Quelques - minutes après, un officier de police, cuc-î compagne de plusieurs agents, venait les , arrêter pour chants sé'ditieux. Ils furent b conduits en prison et l'appareil fut confisqué, ainsi que les rouleaux. Leur emprisonnement dura deux semaines. Mais les boutiquiers ne sont pas contents ; ils ne peuvent comprendre que la Marseillaise, qu'on) exécute 'en présence } de l'empereur et qui est écoutée alors debout, soit un chant séditieux. Ils ont donc mnrté nln.int.p INTÉRIEUR l LES i SSmissiis nin!^ La Commission des XXXI a récem-1 ment discuté la question des commis-, sions communales. La Flandre libérale . publie à ce propos un intéressant ai!:-- cle de M. Maurice de Weert, échevin i de la ville de Gand. Voici comment il s'exprime : Ces commissions constituent des orga-[ nismes facultatifs et consultatifs. Person-3 ne n'ignore pourtant qu'elles ont une tendance à étendre leur compétence; que, dans certaines communes, elles tendent à impo-5 ser leurs décisions aux corps communaux légaux et paraissent les exécuter. Ce sont i là des illégalités qu'un conseil communal , et un collège,. soucieux de leurs droits et i de leurs responsabilités, doivent redresser, i Ces empiétements sont une conséquence ! de la multiplicité et de la complexité de la t vie municipale et de l'interventionnisme i croissant dans lequel les administrations . communales se laissent entraîner. En fait, ces empiétements n'ont pas eu ; jusqu'ici grande gravité. A Gand, le conseil et le collège sont d'ailleurs d'accord 3 pour rappeler à l'occasion que c'est le con- G5* année. — N" 165

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