L'étoile belge

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s.n. 1914, 03 Juin. L'étoile belge. Accès à 20 juin 2019, à https://hetarchief.be/fr/pid/xs5j961w7m/
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L'ÉTOILE BELGE Mercredi 3 juin 1814 €515* ^ax33.ê^. — X^J" JLE»-â Baromètre du 3 iuin . PRIX DE L'ABONNEMENT : POUR BRUXELLES : l'n an : 1£ fr.; 6 mois, fr. 3 mois, fr. i&& POUR LA PROVINCE : Un an : I« fr.; 6 mois, fr. &.50; 3 mois, 5 fr. BUREAUX : rue des Sables, 13, ouverts de 9 à 16 En protùice il suffit de remettre le pria de r abonnement au fuel Edition G France. Angleterre, Allemagne et lof») par trimestre tons pays de l'Union posiale, I } payable d'avant Hollande, 7 fr. — Graud-Duclié, 6fr. I mandat-poste S centimes la siumôri ANV0V0IÎ8 i 15 c1** iali?tio: ainiaiQ. I fr. 1.6). mil >a *e P3 ai3 >s \v mt t lie ir3 ; à l'*> &j* 1* P J.bU jIU, 3<5, rua Sleave p ira sua la soi.* ai a.j. & SieareM TempAr. moy** narra*», l«2.15 J. Maximum de 1* roi lie, - U l Minimum de la Baromèt.. le 2, J/e ^ a*b" ^40'"2 Quantité d'eau ^•>«, de 8 à 8 h «, f/0W^ V ' Observations îh+j rq II ^18 ***** Température, flSo/f SI |Uj§ | ...S? Baromètre, vi ? Rï^zPib »64mn,l Humidité/10>=3 V-^T Và * ffi ^ S bum. absolA W Vent dominant, \\ vk ,9/ ~ ' ' Jf WN W Déclin, main. 1*2" Ephémérides Vvv<#> ^^325^ pour le 3 juin Soleil: , Luue: lever. 3 h. 33 lever, 13 h.& coucher, 19 11. 4S coucher. Oh. 4: Révisionsde l'Institutraétéor.: Vent faible; beau; réchauffemenï Service des malles ®8t ide-ïîojivres Etat de la mer, le 3, à 4 heures : peu agitée ZËCT^JOSTŒEIR, La démission du cabinet Doumergu< La démission du cabinet Doumergu n'a causé nulle surprise. Non pas qu'ell s'imposât. Nous avons montré que 1; décision du ministère de se présente: devant la nouvelle chambre eût été, ai contraire, conforme aux précédents M. Doumergue n'avait pas, comm M. Waldeck-Rousseau, des raisons d< santé pour abandonner la politique qu'i représentait et qui était celle du bloc d gauche. M. Doumergue s'en va néan moins, sans attendre que la chambre ai eu l'occasion de se prononcer sur cett politique. Ce départ de M. Doumergue crée un situation difficile à son parti. Ou plutfi il le met en présence d'une situatioi délicate qui existait déjà, mais qui n permettra plus de louvoyer et l'obliger à prendre nettement attitude. Car n'est pas niable que le ministère Doi mergue a plus ou moins vécu d'équ voque et que le parti qu'il représenta plus spécialement, le parti radical un fié, a entretenu cette équivoque. C'e: pour ce motif sans doute que M. Doi mergue n'a pas voulu se présenter devar la chambre. Il avait encore une auti raison. Dans le ministère qu'il ava constitué, M. Doumergue jouait plus o moins le rôle de prèle-nom ; il ava assumé la présidence, mais c'éta M. Caillaux qui était réellement l'ârr du ministère. M. Caillaux eût dû en êli le président, mais M. Poincaré n'ava pas voulu, en l'appelant, consacrer tro ouvertement la victoire du parti radia unifié, dont M. Caillaux était le chi officiel, et il s'était adressé à M. Dot mergue, un homme de second plan. L démission de M. Caillaux avait dor privé le cabinet de son véritable che M. Doumergue est resté à son posl pour ne pas livrer, à la veille des élei tions, le pouvoir à des adversaires pol tiques qui en eussent tiré un profit élei toral et il est resté en faisant des décl; râlions plus ou moms amuigues »ui question militaire. Cette ambiguïté parut être une liât leté sur le moment. Mais les habileti de ce genre, qui sont un manque ( franchise, se paient plus lard, pan qu'elles créent des situations fausse comme c'est le cas actuellement. Le pai radical unifié avait pourtant pris ati tude sur la question militaire, au co grès de Pau. Mais ni le cabinet Do mergue ni les candidats du parti t parurent se soucier beaucoup des déc sions de ce congrès. Le gouvernement prononça pour le maintien de la loi i trois ans ainsi qu'un bon nombre i candidats officiels de ce parti. D'autr firent des déclarations équivoques. Il est probable que si les radicai avaient pris une altitude résolue franche, exposant nettement la situatii aux électeurs, montrant le bluff de la 1 . de Irois ans — qui n'augmente pas d'i ■ homme les forces militaires de la Pran . — et dont les quelques résultats réell ■ ment bienfaisants au point de vue de , défense pouvaient être obtenus par d'à i très mesures, ils auraient un plus grai , nombre d'élus et surtout ces élus cons i tueraient un parti homogène. Tanc . que le parti se compose aujourd'hui ; partisans et d'adversaires de la loi i trois ans. ! On se trouve en présence d'une sitv t (ion un peu paradoxale. La majorité q i soutenait le cabinet Doumergue a ( I renforcée par les élections, mais si e f est capable de faire triompher une p; . tie du programme de ce cabinet, notai ( ment l'impôt sur le revenu, elle coi , grand risque de se disloquer dès que sf posée la question militaire. Or, le ca net qui en sera issu devra désavouer ! programme de son parti, ou bien le pa ' devra renier son programme pour se • tenir le cabinet. Voilà ce qui rend la situation si di ■. cile et la tâche de M. Poincaré si délica NOS X> 132 3P 333 G j£dL IdG £2» Services spéciaux de l'ÉTOILE BELGE FRANCE Les municipalités étrangères à Paris Les municipalités étrangères ont été re-çues marai après-midi à l'hôtel de ville de Paris. Des toasts ont été échangés dans la Salle des Prévôts, où un buffet avait été dressé. Le président du conseil municipal a souhaité la bienvenue, préconisant l'entente de plus en plus étroite entre les municipalités comme prélude à une entente plus cordiale entre les nations. Une musique d'artillerie prêtait son concours.La municipalité de Paris a offert mardi soir.un grand dîner en l'honneur des municipalités étrangères actuellement à Paris. Le président de la république et Mme Poincaré ont iteçu mardi après-midi les municipalités étrangères qui sont actuellement les hôtes de la ville d» Paris. Parmi les délégations se trouvaient les bourgmestres de Liège, Gand, La Haye et Amsterdam. Le président de la république et Mme Poincaré ont reçu les invités, qui se sont ensuite répandus sur la terrasse du jardin, où une musique militaire s'est fait entendre pendant toute la durée de la réception. Le Congrès de musique Mardi matin s'est ouvert à la Sorbonne, sous la présidence de M. Louis Bailhou, le cinquième congrès de la société internationale de musique. Après les allocutions d'ouverture, M. Valentino, so-n représentant, a lu le discours de M, Jacquier, sou<s-secrétaire d'Etat aux beaux-arts, puis M. Barthou a félicité les organisateurs du congrès et les représentants étrangers. Hommage à un savant belge L'Académie de médecine a élu assiocié étranger M. Léon Fredericq, de Liège. Grave accident d'auto D'Auxerre : Hier soir, M. Maurice Doll-fus, de Paris, revenait en automobile de Genève accompagné de deux amis, MM. ."Wilïy IvOttenstein, compositeur de rmasi-que, et Georges Ysen, ainsi que du chauffeur, quand le volant de direction se brisa. La voiture fut précipitée contre un arbre. L'état de M. Ysen est désespéré. Celui du chauffeur est grave. Quant à MM. Dolli'us et R'ottenstein, quoique grièvement atteints, ils ne sont pas en danger de mort. ALLEMAGNE L'incident américano-allemand des munitions pour le Mexique On mande de Berlin au Temps : L'amende infligée par le gouvernement américain aux deux navires de la Hamburg Amerika qui transportaient des munitions au Mexique, provoque des protestations dans la presse allemande. La direction de la Hamburg Amerika fait savoir que le gouvernement allemand fera à ce sujet des représentations à Washington et ex'prime l'espoir que l'affaire sera réglée à l'amiable. Un organe croit savoir que les représentations ont déjà eu lieu. L'ambassadeur d'Allemagne aurait déclaré que cette commande cle munitions était faite par le gouvernement mexicain qui est reconnu depuis longtemps par le cabinet de Berlin. Toutefois cette nouvelle semble prématurée. Il est beaucoup plus probable que le gouvernement allemand attendra d'ave connaissance du rapport exact et détai de l'affaire pour intervenir, s'il y a lie auprès du cabinet de Washington. ANGLETERRE M. Lloyd George, le Parliament Act et les suffragettes M. Lloyd George, parlant à une réuni publique dans sa ville natale, a dit que Parliament Act voté il y a trois ans ne c vait pas conduire à la dissolution des co: munes avant qu'il ait produit tous s fruits. On sait que par cet acte toute pi position votée par les communes et rejet trois fois consécutivement par la chami des lords a néanmoins force de loi api le troisième refus de la chambre hau i Le discours de M. Lloyd George a été f: quemment interrompu par les suffragetl qui, en outre, ont parcouru la ville et bri les vitres de nombreux magasins et du 1: reau de poste. Un espion Un nommé Samuel Maddick, ©mploy< l'arsenal naval, a été arrêté à Portsmou sous l'inculpation d'espionriage. Il a avo qu'il devait se rendre d'ici peu à Os>ten pour y rencontrer l'agent d'une puissai] étrangère. ITALIE La concurrence commerciale ent deux villes siciliennes aboutit à d désordres graves. Depuis quelque temps, un diffère existe entre Catane et Porto Ampedoc au sujet de la voie à suivre pour le trai 1 port du soufre. Catane, insistant pour s< point de vue, la Bourse du Travail a f; effectuer lundi une grève de vingt-quat heures afin d'obtenir une réduction du i rif par chemin de fer pour le transport ( soufre de Porto Ampedocle en faveur Catane. Lundi matin, la population o vrière de Porto Ampedocle s'est réunie la Bourse du Travail et a proclamé ég lement la grève pour protester contre consortium des soufres, qu'elle accuse se désintéresser de la question du trar port doi soufre via Catane, ce qui por rait préjudice à Porto Anipodocle. ] grève de Porto Ampedocle a éclaté imm diatement. La population surexcitée endommagé quelques wagons de chem de fer, a causé quelques dégâts dans 1 bureaux de la gare centrale, a coupé ] lignes télégraphiques et a interrompu trafic sur les lignes de chemin de f< De plus, elle a détruit l'outillage et ince dié les bureaux du consortium. Elle également mis le feu à plusieurs moncea de soufre se trouvant près des maisons pays. L'incendie des locaux du consortii a été maîtrisé, mais celui des moncea de soufre continue. Les autorités de G genti ont envoyé immédiatement des tre pes à Porto Ampeducle. Le procès de la comtesse de Tiépclo Mardi a pris fin, devant les assis d'Oneglia, le procès intenté à la comtes d'e Tiepolo, descendante de la famille ci Doges de Venise, mariée au capitaine C • g ion y. La comtesse est accusée d'avoir tué 1'» ■ donnance de son mari, nommé Poliman Selon la thèse- de la défense, le meurl » fut un cas de légitime défense, la co: tasse ayant voulu sauvegarder son hc - neur. i Suivant l'acte d'accusation, ce uoeurl fut prémédité par la comtesse qui aure eu précédemment des rapports intim avec l'ordonnance et aurait voulu lui e lever la preuve de ses relations coupable D'Oneglia : La cour d'assises à acquit la comtesse Tiepolo. SUISSE Ouverture des chambres fédérales L Mardi soir, la session des chambres 1 dérales a été ouverte à Berne par les d - cours des présidents du conseil national 5 du conseil d'Etat qui tous deux ont c > claré que la Suisse est résolue à garder place sur le marché universel. AUTRICHE-HONGRλ Accident de chemin de fer De Carlsbad : Lundi soir un accident . chemin de fer s'est produit sur la lig 3 Prague-Pilsen. Quarante-six personnes o été blessées. ; RUSSIE? ^ A LA DOUMA s Le bureau 3 La douma a élu deuxième vioe-présidei par 203 voix contre 11, em remplaceme t de M. Konowoloff, progressiste, qui a de £ né sa démission, M. Protopopof, octobris L'opposition s'est abstenue de voter 1 1 signe de protestation contre la violati i du principe de la complète liberté de i i rôle au parlement. ? L'opposition a déterminé le président, premier vice-présiden.t et le premier soi secrétaire à se démettre de leurs fonctioi i De nouvelles élections pour ces sièges i - cants auront lieu mercredi, i - Un charbonnage en feu s Mineurs en dang e De Bachmut, mardi 3 heures après-mi e Un puits des mines de charbon Lydia < en feu. Cette mine appartient à la Soci< L_ métallurgique du Dnieper, de la Rus • méridionale. Les constructions situées £ , dessus du puits sont également en feu, v sorte qu'il est impossible de ramener e jour les mineurs qui se trouvent dans mine. Leur vie est en danger. "t ESPAGNE a Un duel i- On annonce que MM. Soriano et An e nio Maura, fils de l'ancien président conseil, se seraient battus en duel au : bre mardi matin. Tous deux auraient < I_ blessés au front, mais leurs blessures seraient pas graves. i- Le duel aurait été motivé par l'incid* , survenu ces jours-ci dans les couloirs la chambre. H PORTUGAL ~ Rixes entre étudiants et ouvriers A la suite de provocations dans un c à Coimbre à l'égaird des consomrç.atei par un étudiant, ce dernier ayant été bl sé, des rixes se sont produites entre é diants et ouvriers. Il y a plusieurs bless ■ La police a rétabli l'ordre. SUEDE Une femme à l'académie Mme Selma Lagerhoef, qui a obtenu prix Nobel en 1909, a été élue membre l'Académie suédoise. C'est la première fe me qui fait partie de l'Académie. n TURQUIE f Un maire tué i- Le inaire de Seidikeui, près de Smyr. 'S a été tué par un Grec qui a été arrêté. )- Selon Le Tanine, il s'agirait d'un cri je politique. ^ SERBIE f Le cabinet démissionnaire On dit dans les cercles parlementai J® de Belgrade que le cabinet Pachitch a ie mis, dans la matinée de mardi, sa déir J- sion au roi. Suivant un communiqoié publié ma après-midi Le roi a pris connaissance a' regret de la démission du cabinet Pachit ,a II a réservé sa décision. h [I ABYSS1NSE 'e Un nouveau roi du Tigré La Tribuna de Rom© reçoit la dépê< suivante d'Addis Abeba, 31 mai : Le g' e vernement éthiopien annonce officie s ment que le prince héritier Lidj Jea virtuellement negus d'Ethiopie, a nom son père, le ras Michael, roi de Vollo d du Tigré. Le couronnement du ras 1 chael a eu lieu à Vollo, en présence 5. tous les chefs et des troupes de la régi/ it EXTREME-ORIENT x. Le gouvernement de Mongolie u veut conclure des traités de commei Une dépêche de Pékin au Times ^ qu'un message identique a été remis a ministres anglais, français et allemai ie dans lequel le gouvernement mongol e demande qu'on envoie à Urga des cons» 3_ ou d'autres représentants autorisés p< 3. conclure des traités de commerce a d'amitié pareils à celui qui a été sig s. avec la Russie. Ce message relève que "a demande a déjà été faite deux fois n qu'aucune réponse n'a encore été reçue !s " *,m"^* t Les mnnts Dallaiioiss X LA REVOLTE ALBANAIS! ^ Essad pacha retournerait en Alban ix Plusieurs journaux, parmi lesqu r- VItalie, qui présente souvent un car J- tère officieux, annoncent qu'Essad pac retournerait prochainement en Alba avec la mission de reconcilier le prij avec les insurgés mahométans. îs Les catholiques veulent marcher îe contre les musulma *s y. Huit cents Malissores mirdite^ et cat liiques de Kossovo, accompagnés de qi r- ques musulmansj sont arrivés à Dura ,i. venant d'Alessio. Le prince a reçu -e premiers et a chargé M. Nogga, mini® i- de l'intérieur, de leur recommander la i- fense de Djrazzo, mais ils ont décl qu'ils voulaient marcher contre les ins ?e prés. La ville est ainimée, mais canne. •it n'a pas de nouvelles concernant Lea insnu a. gés. n- Navires autrichiens à Durazzo s. té Les navires de guerre autrichiens T< getthof, Viribus Unitis et Zrinyi sonit a rivés lundi à Durazzo. Ils se proposer d'y séjourner quinze jours. La question de l'envoi d'un détachemer international à Scutari è- .s- De Londres : On apprend qu'un commi et niqué, émanant de Turkhan pacha, pr é mier ministre albanais, est parvenu a sa Foreign Office. Ce communiqué est, paraît-il, identiqv au télégramme adresse au comte Bercl told dans lequel Turkhan pacha demanda au ministre autrichien l'envoi d'un détj chement de 500 hommes à Durazzo pour 1 garnison internationale de Scutari C croit cependant que l'attitude du gouve ne nement britannique reste la même en < ût qui concerne toute coopération militaij on A IKnr. ,n Les relations gréco-turques D'après des informations puisées à ui source diplomatique autorisée, le mini it, tre Talaat bey a/urait déclaré au minist nt de Grèce qu'à la suite de son voyage n- Bucarest il avait compris la néceosl te. d'une amélioration des rapports de la Tu m qui© et de la Grèce et d'un rapprocheme; on de ces deux pays. in.- fTftTÇ-IINK CT NIFYimiF )S. * 'a- Un communiqué des chefs constitutionnels insurgés Un communiqué presque officiel e parvenu du quartier généraJ du génér er Carranza à la presse américaine. Les médiateurs, remarque le comimur ii: qué, considèrent le général Carran: ïst comme une quantité négligeable et pe îté sent que celui-ci est tenu d'adhérer à n'ii >ie porie quelles mesures que la conféren lu- décidera de prendre. Léo médiateurs sei de blent ignorer que les rebelles ont presqi au accompli une révolution conduisant la rétablissement d'un gouvernement di^i d'être reconnu par le monde entier. L reinolles sont capables de régler le pr blême mexicain seuls et en quelques mo: Ils sont déjà maîtres des deux tiens c pays. to. Le communiqué termine en demanda du I'élimrnation du général Huerta. jf-" WWVWtAWVWVVWWVWWUVVWWMIAVWWWW ïté ne Voir plus loin nos Derniè ,„(■ res Nouvelles de la nuit. d-e vvwvw\M*\*wvvvwvwv\wwwwwwvtwvwvww FT* A T\rr/R rfé LA SITUATION MINISTERIELLE irB Le dernier conseil ^ du cabinet Doumergv és. a la suite du conseil c?e cabinet tenu malin, à 9 h. 1/2, au ministère des affair étrangères, une note Havas expose qi M. Doumergue a rappelé à ses collègu les conditions particulières où il accep de prendre le pouvoir par devoir de rép je blicain afin de faire cesser toute confusi< et pour mettre fin aux équivoques d'ui m_ politique qui trouvait ses plus chauds d tenseurs à droite et réaliser l'union à ga che pour permettre au suffrage univers de se prononcer clairement. Son programme étant accompli, une m jorité des gauches fortement accrue ar vant à a chambre, toute équivoque éta aô> dissipée, le pays ayant manifesté sa v lonté de pratiquer exclusivement une po 010 tique de gauche, la situation, claire à l'i térieur, étant bonne également au deho où la politique de la France inspire tou confiance par la droiture de ses intentior M. Doumergue considère sa tâche et ceJ r^s du cabinet comme terminées. re- Ses collègues firent valoir des raiso: Lis. contraires. Le président du conseil persista dans rdi résolution, indiquant qu'il pourrait inv quer des raisons de santé, mais qu'il ne voulait pas. Les ministres s'inclinèrent alors et i mercièrent M. Doumergue de la cordia confiance qu'il leur témoigna toujours. Les ministres se rendirent ensuite à 1' lysée pour présenter la démission du c binet à M. Poincaré. :he >u- Le cabinet démissionnaire le- *u, M. Doumergue et les memibres du cal mé "et se sont rendus mardi, à 10 h. 1/4, et l'Elysée pour remettre leur démission •, ,li- président de la République, qui les a pri de d'aasurer l'expédition djes affaires co >n. rantes. M. Poincaré a insisté de nojveau aupr de M. Doumergue, mais oelui-ci a dit q-sa résolution était formelle et définitiv Le président de la République a alors r ce mercié les ministres de leur collaboratif loyale et cordiale. dit M. Poincaré recevant à 5 heures les m u* nici-palités étrangères et devant accord *d, différentes audiences, peji-être attendr t-il mercredi matin pour les pourparle Jls en vue de dénouer la crise. et Les consultations de M. Poincaré :i}q Le président de la République a consul * mardi après-midi les présidents du sénat 01 de la chambre sur la situation politiqi M. Poincaré aura mercredi des entretie avec quelques hommes politiques ava de faire appeler le personnage auquel offrira la mission de constituer le cabini Pronostics 2 En l'absence de toute indication <rési tant d'un vote du parlement, le préside ie de la République a décidé de s'entreter , avec quelques hommes politiques et c'c ® seulement mercredi après-midi au plust S"0" qu'il offrira la mission d.e constituer .a cabinet. Les milieux parlementaires inc J"® nent à croire à la constitution éventue lcô d'un cabinet Viviani D'après les bruits recueillis dans lesco loirs de la chambre, M. Viviani demanc ns rait à plusieurs de ses collègues de co server Leurs portefeuilles. M. Malvy res ho- rait à l'intérieur, M. Metin au travail, ] tel- Raynaud à l'agriculture. M. Noulens qu zzo terait la guerre et prendrait les finana les II serait vraisemblablement remplacé p tre M. Messimy. M. Clementel serait sol lie: dé- pour un portefeuille non encore détermir iré M. Viviani songerait à offrir les affair iir- étrangères à M. Jean Dupuy, la marine On M. Peytral «t la justice à M. Savary. J •- Viviani garderait l'instruction publique, moins que la marche de ses pourparle ne l'oblige à prendre les affaires étra: gères. Du programme du nouveau cabinet *" question la plus intéressante resterait ce; lt de la loi de trois ans. On chercherait, sei ble-t-il, une formule indiquant à la fc t l'impossibilité de toucher dans les dreo stances actuelles à la loi de trois ans et volonté de rechercher, par un ensemble i_ mesures et notamment par une meiileu j. préparation militairet de la jeunesse, u moyen, lorsque la situation extérieure permettra, d'alléger le fardeau des charg it NOTES PARISIENNES i- a L© premier a Macbeth » j? M. Jean Richepin vient de donner ,e Macbeth une version vraiment shakesp« >e rienne, où se retrouvent, comprises et re dues par un poète, toutes les beautés rud de l'œuvre originale. Qui songe encore au premier Macbet ^ à celui du bon Ducis, se croyant si aud cieux, et l'étant, en effet, pour son époqi ^ en faisant passer dans la morne tragée à d'alors le souffle, si atténué fût-il, d'i lé fougueux génie. r- A cent vingt-quatre ans de distance, no ^ sommes enclins à sourire de cette toilei décente qu'il avait faite à Shakespeare, « sauvage ivre »>, pour lui permettre de présenter, sans trop de scandale, sur scène. 11 arrangeait le sublime monstre sa façon, il lui imposait une correcti de tenue dont à son sens, il manqu; beaucoup, et, pour l'introduire dans u gt société polie, il le défigurait. Que resta aj il de Shakespeare, dans les adaptations Ducis, observant, en dépit des libertés ii- son modèle, la règle des trois unités ? C sa cis, cependant, ouvrait la voie. Etran a~ chose qu'il faille toujours tant d'étap n" pour arriver à la vérité, quelle qu'elle so Il avait déjà présenté, à sa manié ie Uamlet, le Roi Lear, Roméo et Juliet à Mais on sent que Macbeth l'avait vr ie ment épouvanté. « Je me suis appliqi as disait-il dans sa préface, à faire dispar tre l'impression toujours révoltante l'horreur, qui eût certainement fait to u ber mon ouvrage. » Le mot semble aujoi d'hui savoureux, quand il s'agit d'un di me dont 1e grandiose est dans son h< reur même. M U y avait d'ailleurs, en ce temps-là, procédé merveilleusement commode po dire ce qu'on n'osait montrer : c'était songe, une des obligations de la tragéd m Grâce au songe, Ducis se débarrassait c inquiétantes sorcières, remplacées par prophétesse Yphyctone, qui était appar à Macbeth pendant son sommeil. Ce M; beth était, au demeurant, un assez bra homme, ayant seulement son petit mom( d'égarement. Pour excuser son crime, I cis avait imaginé que le vieux roi Dt CG can, si noblement confiant dans Shak es peare, menaçait Macbeth. Le tuer, c'ét; ie presque de bonne guerre ! Quant à la es Macbeth, que le poète français avait î ta pelée Frédégonde (un nom bien écossai u_ c'était surtout une excellente mère, am )n tieuse pour son fils. ^ On voit bien qu'on était en 1790. Qua u[ on apportait la couronne à Macbeth, ei lui adressait un petit discours sur les < voirs d'un monarque constitutionnel : Jure donc devajit nous, sur co livre terrible. Qu'au seul bien de l'Etat, ton coeur sera sensil ^ Que tu n'es rien ici qu'un premier citoyen Qui peut tout par la loi. qui sans la loi n'est rie n'_ Macbeth roi-citoyen ! A travers Shak rs peare, Louis XVI recevait sa leçon, et te lui rappelait discrètement qu'on avait p s, la Bastille ! ie Accablé de remords, Macbeth, maud sant ses forfaits, et, en même temps, ce 18 des rois qui n'avaient pas le bonheur d ^ voir auprès d'eux une assemblée nationa o- faisait l'aveu du meurtre dont il s'ét le souillé, et rendait le sceptre à l'héritier Duncan. ■s- On n'en était pas moins persuadé qu' *e avait vu du Shakespeare, avec toutes £ p fureurs, et le critique Geoffroy, à une a] prise du Macbeth de Ducis, concluait q « cette espèce de tragique, bon autref< pour effrayer la canaille de Londres, convenait point, décidément, aux spec teurs parisiens. >» & L'ombre de Geoffroy serait bien ét< lu née, aujourd'hui. Celle de Ducis ne le : és rait pas moins si, invisible, dans un cc d- de la salle, elle pouvait assister à la présentation, applaudie, d'un Macbeth k® tégral, dans sa vraie couleur, et sans 1 je précautions qu'il avaii cru devoir prendr Paul Ginisty, ITALIE ar rs 'Correspondance particulière de r Etoile Beli Rome, 29 mai L'Autriche et l'Italie dans l'Adriatique ^ plus elles se disputent et moins ell e. sont près de se battre. ^ S'il m'était permis de donner un cons •j à ceux de nos confrères qui sont appelé: ^t formuler périodiquement un jugement £ les rapports de l'Autriche et de l'Italie, leur dirais volontiers : jj_ « Croyez d'autant moins à l'imminei nt d'un conflit dangereux entre ces deux ir vales alliées, que leurs deux presses échî ist gent davantage d'accusations violentes ôt Nous venons d'avoir une preuve éc *.e tante de plus de cette vérité, à propos ( incidents de Durazzo. A peine ces incidei e avaient-ils surgi, avant même qu'on u_ connût la physionomie véritable et la p e. tée exacte, les journaux de Rome et ce n- de Vienne commençaient à s'attribuer e- ciproquement toutes sortes d'intentic cachées. Ils se renvoyaient avec vél it- mence l'accusation de vouloir pêcher eau trouble, voire d'avoir troublé ce ÎJ eau pour y mieux pêcher. ^ Pour quel résultat tant de tumulte ? ^ Pour permettre au comte Berchtold ^ au marquis di San Giuliano de proclan solennellement l'un devant les délégatio: à l'autre devant la chambre, que l'entent rs entre les deux gouvernement n'a jamai été plus complète, leur loyauté réciproqu plus entière, leur volonté commune de no\ ^ intervention en Albanie plus irréductible n Je souligne à dessein cette dernière affii is mation. Car, ou je me trompe fort, ou bie: n- c'est elle qui nous apporte l'explication ra la tionnelle de tout le tapage artificieux qu ie l'a précédée — et provoquée. r€ Qu'on y réfléchisse. L'alliance entre l'Ai: triche et l'Italie se distingue de tant d'aï; ^ très — de l'alliance italo-allemande, pa exemple, ou bien de l'alliance austro-all< mande — par un* caractère essentiel, qi est d'être négatif. L'Italie et l'Allemagne, l'Allemagne < l'Autriche, la Russie et la France, ont p s'allier et s'entendre sur des intérêts con *e muns, pour régler éventuellement ensen a" ble des problèmes à solution positive. n" L'Italie et l'Autriche, elles, n'ont pu s'a 68 lier et elle ne se sont alliées, en effet, qu sur des intérêts contraires. Leur entent k» n'a pas pour but d'agir éventuellement e a' commun : elle les engage à rester solida rement inertes ; ou du moins, si les ci ie constances les acculent à une aetion con in mune, cette action doit se développer d façon à être également stérile pour k JS deux pays. •te L'équilibre dans l'Adriatique est la cauf Ie profonde de ce curieux phénomène. T' 9e qu'il est actuellement, cet équilibre est e sentiellement instable. Chacune des deu à grandes puissances qui bordent cette m< 311 doit empêcher l'autre de s'y assurer l'h lit gémonie. Empêcher : verbe négatif s'il e ne fût ! it- Or, c'est à seule fin de s'empêcher réc de proquement de s'agrandir dans l'Adriat de que que l'Italie et l'Autriche ont concl u- l'accord qui les a amenées à créer l'Alban ge d'abord, et, ensuite, cette Albanie créé es à en surveiller jalousement Tindépendanc t ! Que cet accord ait été conclu en toul *e, loyauté, des deux parts, l'intérêt même d te. l'Italie et de l'Autriche le garantit pox ai- longtemps encore : car ni la première, a 'é. lendemain de la conquête de la Libye, i iî- la seconde, au lendemain de la crise d< de Balkans, qui lui a coûté autant qu'ur m- longue guerre, n© pourraient songer sar >r- folie à tenter un coup de main en Albani 'a- Aussi leurs deux gouvernements s'est >r- ment-ils réciproquement sincères, quan ils proclament leur volonté commune c in non-intervention. ur Les deux gouvernements, oui. Mais 1« le deux opinions publiques ? ie. En Autriche et en Italie, comme pa es tout, les opinions publiques sont simpli la tes. Les situations trop complexes les d ue concertent. Et quoi de plus complexe qi ic- cette situation de l'Autriche et de l'Ital ve dans l'Adriatique ? 'nt Elle a beau se prolonger depuis des ai ,l1" nées et des années, cette situation : l'op 1T1- nion publique italienne et l'opinion publ îs- que autrichienne n'ont pu acquérir, a lit sujet de sa solidité d'apparence parad dy xale, la même conviction rassurante qi ^P- les hommes d'Etat qui l'entretiennent. ' 0 De là, au moindre incident un peu gr, bi- ve, ces soupçons, ces méfiances, ces acci sations qui naissent spontanément d< nd deux parts. De là les polémiques de press on auxquelles les deux gouvernements d ie- meurent certainement étrangers, mais qi leur fournissent périodiquement de si be les occasions de formuler très haut d< île. déclarations qui, en rassurant leurs op nions publiques respectives, augmentes a-- encore la force des accords qui les lient îs- de la confiance qu'ils doivent se faire m: on tuellement ris Certes, ce serait offenser gratuitemei l'Autriche et l'Italie que de supposer qu'u is- jour puisse venir où l'une ou l'autre c ux ces puissances cherche à rompre l'accoi 'a- négatif qui les lie dans l'Adriatique. Mai le, dans cette hypothèse, nous pouvons ten lit pour certain que le premier souci de c de lui des deux gouvernements qui prép'ar rait à l'autre cette... surprise, serait d'ir on poser silence *\ sa presse. les Un conflit italo-autrichien, s'il éclata re- un jour, éclaterait brusquement, en pleii "e lune de miel de cette alliance unique < ûs son genre, dont les lunes rousses affirme] ne au contraire la solidité. ta- C'est pourquoi, ne croyons jamais qi l'Autriche et l'Italie vont se heurter lor •n- que leurs presses échangent des accus: se- tions — qui prouvent seulement que, d< in deux côtés, on se surveille, on se méfie, c 'e- se guette. n- Et quiconque se sait surveillé se> gare es bien de tenter un coup décisif. e ! Impressions de voyage (Suite.) — Voir YEtoile belge du 19 ms A bord du Vaterland, samedi, en pleine mer. — Nous avons quitté Cherbourg tout ei es soleillé, hier, après-midi II faisait dé] cieux sur la côte de France : qui sembla endormie, assoupie plutôt sous une b eil mière fine, joyeuse, bien française el s à aussi. Le Vaterland, pour jouer la dif iur culté, était entré dans le goulet et ce fi je un spectacle extraordinaire de voir ce n vire tourner sur lui-même dans cette rac ice étroite, conçue et construite dans un terni ri- où même les fous n'entrevoyaient pas : m- probabilité de navires de 60,000 tonne » Lorsque le navire eut achevé cette- évoli la- tion, il sortit de la rade, amena le dr; les peau tricolore qui flottait à son mât e îts guise de salut à la terre de France e en après trois larges coups de sirène, parti ar- allègre et magnifique, vers la haute me ux Du coup, nous commençâmes de sent ré- que la partie décisive venait de commei ns cer. Distinctement, on entendait les cou} îé- de la machine, qui semblait battre comir en le cœur de cette bête magnifique et hal tte tante. Au loin l'horizon s'étendait pla luisant sous le soleil qui avait l'air, pr cette belle fin de journée de printemps, c et ne se coucher qu'à regret. Mais la lumîèi 1er doit obéir, tout comme les petits enfan' as, bien sages : et le soleil, tout grand seignei s qu'il est, finit, lui aussi, par s'aller cou-3 cher... a La première soirée de vraie mer est tou-i jours un peu triste, un peu pénible. On . n'a plus la perspective d'escales et d'arri- - vées nouvelles, de figures connues et at-i tendues, pour rompre la monotonie de la - traversée. Et, d'autre part, on ne se con-i naît pas. Tout à l'heure, au fumoir et dans la salle de jeux, on fera connaissance - entre un verre de whisky et une partie de - bridge... Mais en attendant, il y a un peu r de gêne. A table, on parle peu, la musique se fit toute discrète pour ne pas gêner les i dîneurs, et le dîner de tant de couverts fui expédié en quarante minutes. Au dehors, t sur le pont, une nuit merveilleuse nous at-u tendait. Un ciel haut, pur, splendidement - noir, avec toutes ses étoiles. Sur l'eau, au-l- cune lumière, aucun bruit, sauf le bruit et la lumière du Vaterland jeté tête baissée [- dans sa course rapide et sûre, vere New e York, là-bas, invisible, tout droit au fond e de l'océan. n Mais les habitués des grands trazisatlan-i- tiques ne paraissent pas sentir très for-tement la poésie puissante que dégage cette i- nuit. Ils se sont empilés comme de juste, e dans la salle de lecture ou au fumoir, et s là ils jouent, fument et racontent des histoires d'hommes, qui sont naturellement e des histoires do femmes... Sur le pont fer-îl mé, quelques « sportifs » se promènent, s- « pour faire descendre leur dîner ►» et pour x se préparer une nuit de sommeil réparar r teur. Tout le monde, à part eux, dort ou î- bien joue aux jeux innocents, aux dames, n aux échecs, au bridg'.e, en grignotant de* sandwiches au caviar ou en fumant de i- lourds cigares américains, lourdement ba-i- gués d'or... Allons nous coucher... u Mais avant de retourner dans m acham-e bre, je passe à la bibliothèque. J'espère 3, y trouver quelque Montépin bienfaisant ou 5- quelque Paul André, pour dormir là-des-e sus... On me tend le catalogue des livres e français, et, surprise charmante, j'y trou-r ve non pas les œuvres des raseurs que je u redoutais, mais des livres nouveaux, des li->i vres d'artistes. Un goût fin et informé a « évidemment présidé à la confection de cette e bibliothèque. Voici les derniers livres de s Charles-Henri Hirsch, de Francis de Mio-î- mandre, de Binet-Vaimer, de René Boys-i- levé, d'autres encore. Il y a naturellement ^ un ou deux Ohnet, inévitables et d'ailleurs e bien à leur place sur le palace construit pour des étrangers. Mais je relève encora « les noms de Loti, de France, et de Jules Lemaître. Le steward me confie que les li-r- vres les plus demandés jusqu'à présent sont le Tunnel, un livre allemand, célèbre S- et d'ailleurs fort agréable, de M. Bernhard e Kellermann, un jeune écrivain berlinois qui précisément voyage à notre bord, et le3 Anges Gardiens de M. Marcel Prévost. Je i- n'ai pas insisté. Mais je lui ai demandé i- la Statue voilée, le livre de Mme Camille i- Marbo, récemment primé au concours, je u crois, de la Vie Heureuse ou de quelque au-> tre groupement littéraire pour personnes [e pâles... Lisons cela. ,Avant de m'endormir, je fais comme i- tous les passagers je pense, une sorte de i- mea culpa transatlantique. Voilà une jour-îs née de gâchée. Demain, il s'agira de'« tra-s» vailler ». A quoi? D'abord, à voir ce ba-3- teau, à essayer le gymnase, la salle de ii bains romains, visiter l'entrepont, et tout i- ce qu'il y a à voir à bord. Oui, demain, -s Peut-être... i- Dimanche, ît Cest M. Emile Verhaeren qui a écrit (je -t crois que c'est dans le Roseau Vert) cette i- phrase admirable, si vraie, si pénétrante, si simplement descriptive : it n L1 fait dimanebe sur la mer... le Et ce matin en montant sur le pont su-•d périeur — le pont A — ce vers m'est re-Si venu à la mémoire, précis comme une pho-ir tographie. Le ciel est gris, le soleil se ca-e- che ; il a l'air d'observer le repos domini.-ë- cal et c'est bien son droit ; tout est silence j. et paix. La mer même est silencieuse, comme recueillie. La mer est à la messe ! it Sur le bateau, il fait dimanche aussi, ie Les gens déjeunent plus tard. A la flemme n de tous les jours, ils ajoutent encore quel-ques traits supplémentaires. Ils se prélassent sur leurs chaises-longues, ils ferment ie les yeux et font semblant de dormir. Le 5_ bain de natation est vide, car le Seigneur i- ne permet le dimanche que des ablutions (s timides et secrètes ; le gymnase est vide: n car il y a peut-être un commandément qui dit : - Le dimanche m ficheras rien. Pas même le moindre mouvement... Le grand navire a l'air d'être endormi. Il ne se réveillera que ce soir, car on an-nonoe un bal. Il y a en première classe quelques jeunes femmes un peu évaporées et quelques jeunes filles qui ne peuvent pas demeurer huit jours sans danser. Le i. tango est pour elles la santé du corps, comme "le cresson pour les bonnes gens de mon pays. Assis sur le pont supérieur, je ne vois rien de mes compagnons de voyage, en-i- dormis ou affalés au gré de leur paresse, it Et c'est délicieux, l'illusion que j'ai d'être i- seul à bord du Vaterland. Illusion qui eut e inspiré à un Chateaubriand des pages ma-î giques, vibrantes d'orgueil, illusion pré-it cieuse, faite pour la plus ambitieuse rêve-î- rie, et que détruira tout de suite un ste-e ward obséquieux qui a déniché ma ca-is chette et qui veut absolument me nourrir, a II m'apporte servi dans une tasse de por-5. celaine fine, du bouillon. J'objectç que je i- sors de table, que je viens de déjeuner, i- N'importe. Il faut manger, il faut boire, n Si on ne buvait pas et si l'on ne mangeait t, pas en mer, les journées seraient mortel-t, les. Telles qu'elles elles sont seulement in-r. digestes, un peu. ir Dimanche soir, i- Sur les grandes portes en fer forgé du is salon des premières on a collé de larges ie étiquettes bilingues annonçant dans la 3- langue de Gœthe et celle du président Wil-t, son qu'il y a bal ce soir ; et les messieurs r (et les dames) sont priés de ne pas fumer e dans le grand salon de danse, 'e Au fond de la salle, sur l'estrade fleu-;s rie d'admirables dahlias, des musiciens ont ir pris place, et en avajit... Le spectacl» «t .

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