La Belgique: journal publié pendant l'occupation sous la censure ennemie

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s.n. 1917, 05 Août. La Belgique: journal publié pendant l'occupation sous la censure ennemie. Accès à 24 août 2019, à https://hetarchief.be/fr/pid/kp7tm73f9n/
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Dimanchs 5 Août 1917 JOURNAL quotidien — ÎLe Numér& : jé Centimes^ 4" Année, — !M" 979 fus, •ex^^-fjj.fMumerrm :. , i.jh PKIA UtSD AtJUiN IN fc.iVlfc.IN 11> 2 ino;j (août, septembre^ ir. ô.îOj 1 mois (août), fr. 2.55. Les demande* d'abonnement sont reçues excimi-vtmeni par Les bureaux cl ies facteurs des postes. — Les réclamations concernant les abonnements doivent tire adressées exclusivement aux bureaux de poste» ADK1MISTRATI0H El RÉDACTION: 61. IBontapno-aux-Herbes-Potagèw»» fSrcHUHea. LA BELGIQUE r n i « u i_ o l'rnauiiwtg mitii.iaiiiiflnwn* Petites annonces, la ligne, fr* 0.60, - Réclama* avant les aiviancau ir. 3.25.— Cor pi du j<TUxtmL la n&no*ii 5*50.— Faite divers. la ligne, fr. &-75. — Nécrologie, la ligne, (h 2.59. — Coin des Eleveurs. la ligtïe, fr. 1.00. Bureaux de 9 à 17 heures. direction et Adntotetration : #|| ;t Bï-" J03 MORESSÉE, DIRECTEUR Aujourd'hui : HUIT pages. LA GUERRE 1,098° jour de guerre Les effectifs de l'armée anglaise qt mènent 1 u-fijuisiy© en Flanure atteignant eu viron uu million d' hommes, quje eôu;iennén à l'aile gauche do nombreuses division françaises et qu'appuient les masses d'ariil lerie* les plus puissantes mtises en œuvre ut puis le liétmt de lit guerre, lis ont livr celte semaine un assaut formidable aux pc sitions des Allemands, mais après troi jours de bataille, un se rend compte trè nettement qjue cet assaut n'a'pas réussi ébranler le front ce 1 adversaire. Le temps abominai/le qui a sévi n' peut-Cire pas été Sans influence su» ce échec : toutefois, les contre-attaques de Allemands devant avoir été aussi bien qu les attaques franco-angiaisèâ contrariées pa l'état du terrain, il tombe sous le sens qu la pluAe ne suffit pas à elle seule à 1 e, pliquer* En ivu..i. , il en faut trouver la caus d'abord dans la puissance inattendue c'a 1 contre-action de l'artillerie . des Allemand* Pendant la préparation extraordânairemer longue de l'offensive des Anglais, on constaté que. leur artillerie n'avait plu l'incontestable supériorité qu'elle s'était- me mentunémeiit assurée lors de la prôparatio d'autres opérations du même genre, sur 1 Somme et en Artois notamment. En dip: de la difficulté qu'il y a pour les Alh inands, dont les forces sont réparties su une ligne de 3,50Q kilomètres, a équilibre sur tous les fronts les moyens d'actio que concentrent sur quelques centaines «J kilomètres leurs - adversaires, ils sont pai venus à mettre en ligne, à l'arrière de le. front en Flandre, des masses de canons c tout calibre dont le bombardement inintei rompu ce l'artillerie anglo-française n'a ]>s réussi à étouffer la voix. La préparation méthodique de l'offensi-des Alliés en a été entravée, et l'action < leur artillerie a du être prolongée au db des limites habituelles, de telle sorte qi les Allemands, dé;à prêts en Flandre toute éventualité, ainsi que l'avait naguè. prouvé l'affaire de Lombarti) de, ont tout le temps de s'organiser pour résist efficacement au choc attendu. Au sutrpiu leur tactique de défense va s'adaptint c mieux en- mieux aux circonstances. Dis 1. premiers mois de l'année, on les a vus r noucer, q i Artois, sur l'Aisne et en Char pagne, à dôfendîre à outrance leuirs pos tiens de première ligne comme ils l'avait! fait en Champagne en 1915 et sur la Somn en 1916. Ils s'empressent maintenant vis blement de dégarnir, dans la mesure d possible, leurs lignes avancées dont le bot leversement par raillerie ennemie annonc l'attaque imminente, ec par ce moyen r du pant au minimum le b;.t'n en hommes "eu maM-.ol que le premier «choc as su inévitablement à 1 assaillant. "Une fois l'a tion engagée, ils font inte«.ve.iir leurs tro: pes d'attaque et leurs réserves, dont 1< coiitre-attaqi.es prononcées avec une eixtrên décision enrayent- du couip l'avance des A liés pour finalement la réduire au point c la rendre négligeable ou, en tout cas, lioj de proportion avec l'importance de l'eff. qu'elle a coûté. Assurément, les opérations entreprisese .Flandre par les A'liés ne sont pas t :rm nCœs. Même, si l'on s'c.i rapporte aux. ii diications de la" presse française — qui £ croit, dirail-on, obligée de renseigner l'a* versaire sur les intentions du haut cou mandement — elles ne font que comme ice et- elles seront poursuivies, à l'aide 0 moyens d'une puissance irrésistible, ju; qu'à ce qu'en soit atteint l'objectif : la pei êée du front allemand. Tl n'y a que 1 ,,Matin" qui pense d'autre mani.re : s:lo lui, if offensive actuelle, qui ne vise. nu lit ment la percée du front, est uniquemen destinée — la brutalité du mot en dit Ion sur l'état d'esprit de certains journaliste français- — à ,,tuer dlu Boche" (sic). Mai le ,, Matin'" oublie que les pertes d:s as saillants sont malheureusement de beaucou supérieures ^ à celles de la défense... Quoi qu'il en soit, l'article du ,,Mar chester Guardian", que nos lecteurs verrai: ci-apros, signale des divergences d'opituo: enite le haut commandement anglais c français quant à la tactique qu'il convier, d'employer pour venir à- bout des. A \\( mandes. D'ici au jour où ils se meltrori d'accord-, it est. probable que l'offensive en gagée en Flandre provoquera encore de modifications locales de la ligne de ba taille., mais il ne semble d-'j'i pli s qu'il lu reste des chances sérieuses d'exercer sur 1 situation miiiiaire dans l'Ouest une influenc décisive. * * * Les Busses ont déployé des efforts for louables, mais vains, pour enrayer la mar che en avant des Centraux. lis ne son parvenus qu'à la retarder au prix de com bats continuels et n'ont pu empêcher leur adversaires d'atteindre, ou à peu près, leu premier objectif : la libération de la Gali cie et de la Bucovine. Dans la vallée d). Zbrucz, les Austro-Allema.ids dominent 1; situation en territoire russe; entre le Dnies ter et le Pruth, ils ont repoussé leurs ad vcrsaires jusque contre la frontière de 1: Bessarabie; Czernovitz vient d'être rejri-, aux Russes pour la troisième fois; enfin le long des vailles du Sereth, de la tue zaïwa et de la Moldava, les Centraux dé bordent ce toute.? parts à travers la Buc-o vine, déjà évacuée plus qu'à moitié par le Musses.' Alors qu il y a un mois à peine l'armé* du général BroussiloF ajoutait enviror 2,000 kilomètres carrés au; 26,000 que Ici Eusses détenaient depuis septembre 1016 en Galieie et en Bucovine, il faut maintenais considérer ce gage précieux comme perdu pour eux à la suite de la contro-offensivc que le maréchal von Hindenburg a déclan-chée en réponse à leur attaque imprudente et provocatrice. Par Quito, à l'heure actuelle, 1 lintente no peut plus opposer, aux 550,000 kilomètres carrés de territoire due les Allemands et leurs alliés occupent dans l ouest, l'est et le sud-est de l'Europe, que les 1,000 kilomètres carrés à peine que les Français occupant en Alsaco. 11 est vrai que les Alliés ont, eu revanche, pris possession de la plupart des colonies allemandes, mais en dépit de l'étendue considérable de ces col mies, il ne faut pas s'illûsdonner sur la valeur comparative de cette prise de possession : la différence entre les territoires européens et_ coloniaux dont il s a it est, en et et, aussi radicale qiue celle qui existe entre un hectare de bruyère en C^m piiie et un hectare d'inimeiubles de rapport au boulevard Anspach... Bref,^ au point de vue d'une éventuelle discussion des uoaditiens de la p0»te St&ep «tmjHS eni ^hiuï-sho Eutssea anet le» AlHéa en beaucoup moisâ' Donne posture qu'en décembre 1916, au moment de l'offre pacifiste allemande dont nous avons tant regretté qu ou lui eût opposé- un dédaigneux -refus. Il faut encore ranger cette perte parmi les surprises toujours à craindre, comme nous T avons dit, de la part des Centraux. lis sont, il est' vrai, obligés de se battre un contra six, mais il faut tenir compte des avantages résultés pour eux de la défaite d'e la Itouiruv-me, de l'affaiblissement de la valeur des armées russes et des ravages continuels exerc'sv pur leurs sous-marins. Malheureusement, il y a gros à parier aue cette surprise ne sera pas la dernière, si les dirigeants de l'Entente s'obstinent à ne pas vouloir adapter leur poliJiue à la situation militaire qui résulta des faits, non à celle que forgent l^urs discours. Liés eux-mùmcs par les promesses qu'ils ont faites à leurs peuples pour les décider à affronter de niouveautx massacres, ils nient l'évidence et découvrent une preuve de faiblesse dans chacun des gestes pacifistes du camp adverse. C'est cette obstination maladive qui fait qu'au moment m< me où il faut, saut que l'on ferme volontairement les yeuix à la lumijre, reconnaître que l'Allemagne et ses alliés donnent des preuves de force militaire impressionnantes, un ministre anglais. sir Carson, ose se permettre de déchirer publiquement, alors que l'Entente affirme ne pas poursuivre des buts de conquête, que les Anglais n'accepteront de discuter avec l'Allemagne que lorsqu'elle aura retiré ses soldats sur la rive droifc du rdiin !,.. Du momont qu'une telle déraison triomphe dans les sphères dirigeantes et peut s'extérioriser sans soulever les véhémentes protestalions qu'elle mérite, quel espoir voulez-vous qui'il reste do voir se terminer bientôt et dans de$ conditions capables d'assurer uine paix durable l'abominable conflit qui menace d'une ruine complète l'Europe tout entière A la Chambre française jaTERFELLATiOfta ET RÉPONSES Paris, 2 août : La séance d'aujourd'hui de la Chambre a été prise par les mterpo]Unions de MM- K0-uaudel et Pugliesi Oonti sur la po.iàque générale du gou\ ornement. — Il ne si.fdt pas, dit M. lienaudel, d11 opposer aux déclarations -du Chancelier alle-mantt et du comte Czernin un simple d -menti, il y faut opposer une poLlijue de défense active. Nos gouvernen'.ents auraient d'il né pas se laisser surprendre par les offres do paix des Puissances centrales et faire connaître nos conditions de paix, d une paix moud, aie, non pas l'oiudée sur des questions de territoires, mais sur des relations de peuple à peuple sanctionnées pai. le Droit- C'est parce que nous ne 1 ayons pas fait que le comte Czernin a pu di e : ,,Profitons-en et forçons nos ennemis à 0eter bas le masque." M. BAiaiuM a rappelé ensu te 1 ordre du ;our voté à l'issue de la demijre séance secrète, qui réclamait 1a- mise à 1 étudie du projet d'une Ligue des Nations. Pui^, parlant de la question de 11 nve gauche du Rhin, il a exposé pourquoi la responsabilité de la guerre retombe sur l'ennemi et a termine enfin son discours par une critiqua de la politique générale et - intérieure du gouvernement. Dans sa réponse, M. Pinot, président d i Conseil a abordé de front la question de la paix. — Nous d 'sirons la paix, a-t-il dit, mais une paix loyale ei honorable. ï'aiie la paix aujourd'hui, ce serait renoncer à l'Alsace-Lorraine et accepter de reconstituer nous-mêmes nos provinces détruites ou consentir à laisser en -ruines la France, dont c est l'honneur de marcher à la tête de la civilisation. Nous aurions pour voisin le bloc formidable des Puissances centrales, qui serait en réalité notre mafître : on jetterait une aumône à la Belgique et l'on forait de nous des esclaves. Donc, il nous faut vaincre. Mais la victoire, personne ne pense que ce soient des séances secrètes ou des conférences qui [jourraient nous la donner. Il y a deux mois, M. Kenaudel ne songeait pas à aller à Stockholm; il protestait le sa volonté de ne pas entrer en négociations avec les socialistes aliemiands aussi longtemps que la France serait occupée. Plus tard, ayant changé d'avis, il annonçait son intention d'aller à Stockholm pour y lancer à la face des soc'alistes al'emands un acte d'accusation con:re l'Allemagne. Plus tard encore, il a réclamé la garantie çiuo le3 socialistes allemands n'étaient pas simplement des fondés de pouvoir de leur Empereur» Le gouvernement estime que nous n'arriverons à une paix acceptable pour nous lue si, au lieu de l'offrir, l'Allemagne est orcée cle la demander. En accueillant! hû.i-vement les propositions hypocrites qu'elle aous a faites en les appuyant des manceu-vios que vous connaissez, nous trahirions lotie pays, nous violerions notre devoir de Français et de gouvernants. Comment songer à faire la paix avec l'Allemagne tan l s pie nos territoires sont encore occupés, com-nent pr'ter l'oreille à des propositions de îégociations dont le seul effet serait d' éner-/er la guerre 1 Nous aspirons à la paix l'atant que M. Renaudel et ses amis, mais ious voulons une paix loyale, durable et ligne de notre pays. Qy.c serait la paix que nous accepteri n» tujourd'hui 1 EUe nous imposerait de re-loncer à nos, anciens droits, a déclarer spontanément — car c'est là ce que Ion itiend de nous — que nous n'avons 1 ia-ention d'exiger quoi que ce soit, pas mime -vlsace-Lorr due. Et que deviendraient al us ou* ces i>euples de la défense desquels nous ious sommes chargés et que nous abandon-îerions honteusement 1 line telle paix n'est >as possible, et il n'est pas même possible .'y songer. Non, ce ne sont" pas des conditions de paix qu'il faut mettre en dise us-ion, ce sont les meilleurs moyens d<o vain. re qu'il faut rechercher sans rellche. Je coTijnre la Chambre de ne pas donner e spectacle d'une assemblée désunie et d'op-ios3i- mi refus catégorique à l'offre do lOurparlers- qui ne peuvent être ut'les u'aux ennemis d'e la France." Répondant a une allusion faite ]>ar M. achin au traité secret franco-russe dont a arle M. Micha lis, M. Ribot s'est exprimé insi : — Vous savez ce que j'ai dit au mois de iin. J'ai dit. et je répète que nous no vou-:ms" pas d'annexions par la violence. Je o'fts rappei'e l'ordre du jour voté à l'issuo e votre dernière séance. Secrète, disant que î n|est pas l'annexion mais la rétrocession i e l'Alsace-Lorraine que nous demandons, i qu'on outre nous exigeons des garanties , Jntre Je militarisme prussien." M. Ribot a dit en terminant : — Je ferai ce que la Chambre décidera : ] l^fôO./^X^ra.i ou je re^rai au £ua.ini*\r, 1 -France/" , L'Allemagne et tes Etats-Unis j Londres, 3 août : Du correspondant à Washington du ,,Daily Telegraph" : — On est généralement d'avis que la Commission néerlandaise, pas plus que les commissions des autres pays neutres, dont on attend l'arrivée à Washington, ne réussira à faire revenir le gouvernement américain Sur sa décision de restreindre désormais les livraisons aux neutres, afin d'éviter que les Puissances Centrales reçoivent par leur canal do la graisse, de la Viande et d autres produits importants. * ♦ * Berlin, 4 août : On mande de La Haye au „Berliaer Lo kal Anzeiger" : — Le Bureau Néerlandais, oonnu pour ses opinions e.itentophiles, publie une dépêche de Washington qui annonce qu'en présence des nombreuses grèves et dies mou-velment ce révolte qui se sont produits dans les fabriques de munitions et qui otnt ! nour but de nuire à l'iudustrie do guerre, le War Office a l'intention de punir les îneaeuirs comme traîtres à la patrie. * * « Milan, 4 août : Des journaux italiens annoncent que le Japon arme fiévreusement. Les officiers de plusieurs classes ont été rappelas. D'au'tres informations diisetat que la tension entre le Japon et les Etais-Unis s'accroît. Les événement ds Russie Berlin, 3 août : On mande do li frontière russe ; — Le 17 jaîLet, le général Korniiof a été attaqué, au quartier général de L aim.'e du sud-ouest, par un sous-ofricier et blesse au bras par un coup de revolver. Le coupable a été tué sur place. + * * Petrograu, 4 août : La ,,Gazette de la Bourse" annonce que le général iErdeiy, commandant de la, Xle aimia a été assassiné. Le générail Gourkof a c'té arrêtS. A la uemaude du Conseil des ouvriers et soldats, une imstruCiion judicaire est ou verte à charge du général Bru^silof et des généraux de son état-major, Outre le général Brussiiof, plusieurs autres oftic.ors ce 1 état-major général ont éti mis en dispo-nibi.'té. ^ * * * Petrograd, 3 août : Le général des. cosaq.ucs Nassilkov s i a ^té nommé chef des Irnupes du district militaire de Petrogriid. Son prédtCes-^ur, le génial Poi>wtzof, passe à 1 tum.e ^e campagne.* * * Londres, 4 août : On mande de Pé.rograd au ,,Morning Po t ' : — Le Conseil des ouvriers et des soldais a voté ie 31 juillet- une résolution dem^in-dant la publication officielle des pertes subies par les a un . os russes au cours de leur dernière offensive. D'autre part, le Conseil a demandé que le gou\:moment cee' ro que les arm es russes ne se battro ib (pj pour la défense du terri.oire national. DEPECHES DIVERSES Cologine, 3 août : '•0rl (Jo Jierliu à la ..Gaize^e de Cologne ' : — La question des changemems à apporter dans le haut personnel administr t-f" de l Jimpire se prtcise. Le remplacement cio M. Ziinmerinann, secr> i taire d'il rat des affaires étrangères, par M. von Kûhlmanu, ambassadeur d'Allemagne à, Canstantinople, et la oau<J|ltlature surprenante de M. Wali-raf, bourgmestre de Cologne, au poste de secrétaire d'Etat de l'intérieur, ont d'jrét indiquées. U y a lieu d ajouter que l.i ( i-roctiofn du nouveau département de i économie politique et sociale, , qui sera séparé eu département de l'intérieur, a été oi«erto à M. ï-.chvvander, bourgmestre de titr-s iourg, : qui l'a refusée pour motifs de santé. Si. ; comme il est probable, M. ^ Wall ni assume la direction du secrétariat d'Etat de 1 intérieur, le depaitemient- de l'économie pu,!i.i que et sociale sera dirigé par unn.' autre personnalité qui ne semble pas encore dé-finiâvement choisie. M. llelfferieli restera ministre sans portefeuille, et vice-chuuc-iier. Un peut es/compter, en outre, la retraite de M. Ivr.'ifeke, secrétaire d'Etat des poSi;es, d'oint Jn, succession sera repriso par ;ine personnalité dm sud de l'Allemagnge. M. von Loebeil, n.i ist.'e de l'irt'riee.r. se retirera probablement aussi et la presse est généralement d'avis que son sueecs-ear sera M. Dews, sous secr^ taire dl Etat à l'intérieur; cette nouvelle se confirme di reue. La retraite de M. von Trptt zu Solz est un fait accompli; otn dit que son successeur sera M. Schmiat,: dirc>tv«ir au mini-tère. re-r-'.ite de M. von Scjïorlemer, un.i.s're de i ;igri6ulti::e, est çonsidêr-e comme certaine; -son successeur serait M- lloescn, dp;t'au Reichstag et à la Li^Ve de Prusse. Toutes ces modifications, que l'on considère ân-jourdi hui comme .ceitaiii'es,: sont toiUef is suboidOnnées à l'approbtnii6n de ..'Ëm^e-rûur et ne seront résolues avant 'quaia -te-liuit heures;- clies seront suivies de mudi-fications dans les sou s-secrétariats d'Etat, dont certains seront- confiés à des p: ' ;.einen-taires."* ^ , * ♦ Cologne, 3 août : La „Gazette populaire de Cologno" annonce que M. opalin, président du ;ribunal supérieur ci)e Fr mcfoit-sur-le-Moin et pr si-dent du parti du Centre, a accepté ,e porto-feuille dé la justice. Il- partira probable-mont la semaine prochaine dejt pour Berân. Genève, 3 août : * Les journaux apprennent qu'à, raison de la mii.ime major.té que le gouvainement français a ralli e lors de la discussion des questions de navigation, MM. Ribot et Pain-levé ont décidé de remettre leur voyage à Londres, où Us devaient conferer avec M. Sonnino. * * * Paris, 4 bout : Le Sénat a voté la loi Mourier relative à la réparti ion des forces- armées. M. Painlevo a provisoirement asS.uné la direction du ministère de la marine. Le Sénat et la Chambre ont été ajournés au 18 août. » * « Paris, 3 août : M. Goorge DiCnaimé écrit dans ,;lj» Vie-ioiré" : — On continue à. dilibéi» sur ln. fa^an lont on se partagera la peau de l'oins : -fcla. ne m'est vraiment agréable ;u constater lue parco que cela ino prouve qui'on a (toujours l'intention d'abattre la bfte. Mus 0 10 puis me d1 f rulco de penser que U 0011-érence dont les séances se succtd|eiii en ce Pytat. ijjl d'0-tsay scKiit autrcaisnt si£ùavî 'tiafi' oar teioa, au lau dû ^"^®M&ucï sea fa^tibles c.upsdb ' «j .Qâjiciû* ©i en ..Cïiaii1 COMMUNIQUÉS OFFICIELS Communiqués de» Puissances Centrales Berlin, 4 août. — Officiel de ce midi-: Théâtre de la guerre à l'Ouest-. Armées dui fcld-maréchal prince héritier Ruipprecht de Bavière : Sur le front d'e bataille en Flandre, sous I l'influence de la forte pluie, le combat a ! aussi éto intenompu hier. La nuit, la ca- ! nonnade e^'t devenue très violente à certains moments. 11 n'y a pas eu d'attaque importante. En Artoisi, en dehors d'une plus grande activité de 1 artillerie près d'Hulluch et cle Lens et d'engagements entre avant-po&ies à l'est de Monchy, lo calme a prévalu. Armées du prince héritier allemand : Riaa d'es.ent-ol ù, signaleT. Armées du feld-maréchal duo Albrecht de Wurtemberg : Des troupes; d'assaut du sud de l'Allemagne et des pays rhénans omt pénétré dans les positions ennemies établies au sud-ouest de Leintrey et on ont ramené un assez grand nombre de prisonnieis de couleur.Théâtre de la guerre à l'Est. Front du feld-maréchal prince Léopold de Bavière : Armées du général-colonel von Boehm. Ermolli : Au nord-est do Czernowitz, nous avons franchi la frontière russe. Au cours d'uno campagne de quinze jours, qui n'a été qu'une suite ininterrompue de victoires pour les troupes allemandes, austro-hongroises et ottomanes, nous avons jusqu'à présent arraché à 1 ennemi la partie de la Gaiicie qu'il occupait, à l'OMCeptaon d une étroiio bande de terrain, qui s'étend de lirody jusqu'à Zbaraz. Front- du général-colonel archiduc Joseph : La libération de la Bucovine fait de ra pides progrès. Dans les vailles qui siuvent les fleuves et qui s'éilarg.ssent- vers 1 Est, les colonnes dets troupes coalisées, marchant sur les talons de. I ennemi qui cède, ont passé la ligne Czeraowitz-Petroutz-Billva-Kimpolung.Sur le ' front de la Moldavie, les Bou-mains ont encore une fois tenté vainement le s'empnrer du Mgr Casinului, par do for-les attaques. Armées du feld-maréchal von Macivensen : Sur le Serctii infér.eur, les op rations ont ôté plus aunnCes que les jours précédents Front macédonien. Pas d opération importante à signaler. * * * Berlin, 4 août. — «..n£ ciel d'hier soir : A l Ouejt, la periode U înterruprion. sur-vencie dans le comoat jn Fianure dure encore. A l'Est, la marche triomphante des trou>-; pes auiées a û livré de Vennemi la «ja.-cie ,ncsque entière et la plus gra,ivi.e pa-'tie db ta lïuiko^. iae. * i * Berlin, 2 août. — Otïiciel : Dans l'oejan Atlantique et dans la mer du Noid, nos sous-marins ont encore ojale quatro vapeurs et si.x. voiliers'; Dans le nombre, il y avait le vapeur armé an0la s ,,Kamiilios'' tonnes), chargé de tonnes de charlx>n; le capitaine a été emmené prisonnier. Trois dies autres navires coulés étaient charges de colis diveirs. * * * Berlin, 3 août. — Officiel : ■ Les 2 et 3 août, des hydroplanes allemands ont jeté avec succès des bombes sur la .•«■ation anglaise daviation, de 1 i'e de Tbasos dans 'la mer Egée. Oln a pu o. server do grands incendies et de nombreuses explosions. * * * Berlin, 3 août. — Officiel : Nouveau suceis de nos sous marins sur le théâtre d'e la guerre septentrional : 20,(AX> tonnes, parmi ies navires coulés, il y avait : le vapeur armé anglais ,,Valen<"a' (3,212 t.), chargé de charbon; deutc grands, vapeurs arm.'s dont l'un a été torpillé au mi.1-eu d'un nombreux convoi-, le troisunâts anglais „IIarald" (1,37<) t.). Sur un vapeur neutre qui avait à bord un détachement de prise anglais, l'officier du détachement a 't fa t prison. 1 r- * * * Vienne, 4 août. — Ofaciel d'hier: Front de PEst. Depuis ce matin, pour la troisième fois, Czernovitz est délivré de La calamité russe. 1/ennemi n'a abandonne la viLe qu'après d'acharnés combats;. Près do Komanesti, des troupes allemandes du colonel-gémirai von Rovess ont refoulé hier les lignes russes à la suiîic d'éner-iques attaques, au cours desquelles le 10ie régiment, d'infanterie (Bekescab) a eu tout particulièrement l'occasion dje montrer sa vaillance. Au même instant, eiitre le Zbrucz et le Dniester, les Eusses étaient contraints de céder sous la pression des baïonnette^ allemandes et austro-hongroises et de se retirer vers la frontière. Ce matin, à la première heure, pendant que des détachements croates pénétraient à Czernovitz par le pont du Pruth, le commandant en chef des armées du front, le colonel-général archiduc Joseph, à la tête de nos régiments, f.lisait par le sud son entrée dans la ville délivrée, sous les acclamations de la population. Au nord du Dniester, en plusieurs endroits, l'ennemi a tenté des diversions par plusieurs contre-attaques. Partout il a été repoussé. Le long du Zrucz, l'ennemi est "partout balayé. Dans la Bukovine méridionale, nous avons occupé Kimpoluug, alors due dans le Carrefour des Trois-Pays nous avons atteint ia rive occidentale de la Bistritzia roumaine. Entre les vallées do l'Oiioz et du Casinu. de violentes ataaquis ennemies, exécutées aveo dos forces considérables, ont do nouveau échoué. Fronts italien et des Baikans. Kien de nouveau. * * * Sofia, 3 août. — Officiel de ce jour : Sur lo front macédonien canonnade peu violente entre los deux lacs, dans la boucle de la Czerna, dans la Dopropol-e et au sud de Doiran. Dans la région de la Moglena, des détachements ennemis ont été chassés à coups de grenade. Sur la" rive gauche du Vardar, une de nos patrouilles a pénétré dans las tranchées ennemies et iniligé à l'adversaire des pertes importantes. Lelnng de la Strouma inférieur^.- près de Q'aristian Gamil't, une troupe d'éclaireurs ennemis a été refoulée par notre feu. Sur le front roumain, près d'Isaccea, fusillades. * 3 açAt. — Officiel : f-o aSuï, les a\ ia,veura ennemis ont buaik'rido Smyjc^; les débats sonfct pûu im-&orteai^. .Un' dàsj avij07i^ en^iemi^ a èOé « descendu par le feu de notre artillerie. Les aviateurs, dqnx ofirciers de la marine britannique, ont péri. Quant à l'appareil, il est complément détruit. Sur le fïiont du Sina-, la nuit du 2 août, des patrouilles de nos troupes do Gaza se sont emparées de quelque^ grenades à main, de pistolets de petit calibre, de cisailles et d'un fusU. Une autre patrouille, qui s'était avancée plus à l'est, a rencontre une patrouille ennemie; elle a tuô six soldats anglais et fait t^'ois prisonniers. La nu't du 2 août, une tentative faite par deux compagnies anglaises pour attaquer nos positions établies à l'est de nos troupes de Gaza a été repoussée par noue feu. Berlin, 3 ao(U. — Officieux : L\ croutlemcut de la grando offensive anglo-îianvaue s'û:t confirait lo troi i'ou' jour cTe ba-U.ilte en Flandre. Yialgr;' l' lablio^onient d^ ligne-? i'artiillerio profondément éoholonnéc-s e: craciuuit dc9 gerbes de feu, la mi93 en i.ction d escadrilles, de tanks et î'ap,pel d un grand noanbre i'o divisiions fraîches, les Anglais ne soiA pas parvenus à liUjndrû le gaiin Je '.err-Ln. que leur iv valu la première attaque et qui est vraiment le minimum de ce que pouvait donner pax il'e oûfensive- Lo feu des plis violent dccliainû pondant quinze jours par l'emiomi n'e»t pas parvenu à ôbranlei' lo moral de net-e iufajiiei'ie qu'e lien u'a empCchô de toaix daais les entonnoirs, tandis qi'e nos réserves se laiiçni'nt conlre l'en-r.emi avec unie impétuosité irr\~LJt3ble- Ceux de nos hommes qui ont (t'1- engages dar,s la bataille dr-'cl.uent ajue les pertes des Auiglaj? diè-fient toute description : 10 soldat r angiaiii au moins ont p£ri puur 1 allemand tu:.'*. A maintes reprises, les coloimce tfat^aui ang|laiTcs ont Atô pri es sous le feu de barrage de leur propre, artillerie et clï'eimées. .Nos av< ateiîrs ont bom-ÎKirde et -mitraill'é le^ divisions d'aU.'aque britanniques et leur ont aus i infligé de forto3 perles. La nuit du 2 août, le teiu de l'artilïeri'e en nemie a continué à fiire violent jusqu'à l'aube il a ensuive passagèrement diminué d'intonsito pour redevenir violent sur la ofao. Depuis la cOile jusqu aui Sud du canal i.'e Isieuport, l'on-neani a déchaîné un feu ro-ulant initense à tO heures du uiatin et a ensuite prononc-,') une attaque Iocnlo immédiatement à 1 ouest de la rou'e î\i'-'i?porc-Westende• Il a été repoussii partiellement déjà par no-ire feu, partiellement par ; o Corps à corpe. A ut noriT de ta route Freezenberg-Znnnebeke. une forte puti'or.ill^ ennemiie a ét'i misie en' fuite à 7 _ lierr?s du matin. Dianft l'après-midi, l'action i'e l'àrliiilerie ennemie a é»é particr.iîèromenl viole te, a partir de 2 heures, enfre Yfcrckan^ et WestlwK'ck. notajinmient d|epuis D ra.iban le jusquo Lan_,cmaric, ainsi que des deux côtés <\e la route Yp;.e>-lîuulerSv L . o at!aennemie, pronono^e à cet ondroi!, sur un front d environ 2 Uilomctïres., a «'choir' sous not-e feu et a co^t: d0^ i^rtes annulantes à uns adversaires. Le soir» jusque minuit,, violent due? d!'artillc*'ij. A l'e-t de Biv-sciiooie et au nord de Lang,tmark, des attaques ennemie^ ont «'té repou.-'e'o^. A l'otie^t. do Saii'.v Julien, nous avons prie sons un feu destructeur (l'es conoentrations de troupe^ ennemics et itouffé l'atraque à laquelle elles préparaient. îscs troupes envisagent avec la plus grande confiance ks nouveaux combatv qi?i se diirouJ*ruait. ■ ipr's quinze jours d'uno marcLo on avant ininterrompue- et «xtraordinairement rapid^ et une série de combats aèharn.'s, le coup d'e ma.ire trat'gique <iuo nous avons exécuté dans la Ga-licie orientale, a eu pour r'sultat la cociqu'to ^ Ci'Crnowitz et ]a l'ib'ration, de la G<alic-i)e, à l'o\option dune étroite bande de terrain de la partie nord-est, ainsi qjue la îcpri.e de la moi-'i c1© la Bucovine. Le 2 août, les Ru,=so=- ont cuco. o opposé une résistance acbarn e dans 1 angle formé par le Zbrucz e^ le Dniester, mais cetis ré&istance a çi'dé Sous l'attaqué imp-'Unous.» de ncs troupes. Les débris des formations russes ont été expul- s de ce angle et ont été re.jet s au delà iTu Zbrucz et du Dniester. Au nord du Pruth. piOSque toujours au milieu, de cc«mbats acharnés, nos alliés ont de nouveau fait un important pas en avant vers l'es:, dans les val-1 os du Petit Sereth, de la Sucawa, ■ o la Moldav.a, de la Bi-tritza et île la Ksagra. .nous nous sommes emparés Ce-i lkautc.irs qui te dues-scnt au nord de Kimpolujig. Les combaiâ continuent pour la possession de Kimpoluug. A 40 ki-lomètrc? au sud de cette localit', le Vrf Palti-nulnu, situé dans les Carpathes de la M-oMa\ ie. a été arraclvô aux Ru&sss. Malgré deux jours de combats ininterromipus et malgré las efforts qu o:les ont faits, l'élan et l'attitudo. des troupes allemandes et au*stro>-houg1roiSes sont admirables * * * Vienne, 3 août. — Officieux : L'.-s opérations bystématiques de ces detrniera jours qui ont obligé nos troupes à ex'-cuter 'e longues marches et à livrer de nouveaux coin-bots aux colonnes ennemies qui reculent, ont abouti à la conquête de Czernowitz. La pu.ts-s:;ïite poussée au sud du Enicster avait perii.is d<'6 a.van,t-bier, aux troupes côalis'ss. d'occuper Kuczurmik, situé à 12 kiloinôtr s au noitï de Czoï-nowitz, e! de pénétrer dans la région mon-tagneui o et boii-^ée dui sud do ^'ancienne froiv tic'. e de 1 Empire. Tou'lelois les trou{p(y5 russes ont opncsi une résistance acharnée dans la val c du PiHirth et sur la ohaine d.e collines située ci,tre cette vall e ctl le Sereth. A cet endroit, la puissante offensive que notre infanterfe a pro nonicée après une préparation d'artillerie a ra-pi e1 lient percé les lignes ennemies et amené Us troupes Victorieuses près do la capitale delà Bu ovine, dans laquelle te chef d l'arm e, couvert de .glofire, est entré à la t te do la 5e division d Olmutz. Celte rapide marche en avant a et ' appu.y e par des troupes croates qui, venant (V.i nord, avançaiei.t en même temps vers la ville. Au sud du Sereth, nos troupes endurantes, appuyées par d'habilôs manœuvres d'ci.ce:'.-'o e*it. ont^ refoi l.i l'oniiienii 0ri aval du fleuve, dan» la région o.ntagneuse bois'e d if fi ilement praUcahle du sud do ia Suczawa, tandis qu-o des détache' nients do cavalerie combattant à pied, pénétraient dans la vaU'<o de la Poldatw a-Kir. «pol-ung et s einparaient hauteurs qui s'élèveni des ceurx cot s lie cette localité. L'écroulement du froi t de l,a>rm'e russe dans Carjyatl'es co'iitii.iue ; intervention énergique de notre infanterie oblige Unremi, sans ce^se harccî', t\ c'der ei à sitfvre la (hi-eofion, que notre nKicrche îour indique Routes les tentatives des troupes rusio roumaines d îmiiciicer, par de nouvelles attacjues dans la vall e ,,e ia Putna et pilus au nord la marche ,.fl °P ratjons ©n Bivçovine ont éohou*,3 devant luîçpïsin© do no3 r'gime ts qui >_q trouvent à cet endroit. Dans l'entre-tomps, l'angle que for ment loavjouchure du Pruth et ce'-Ie du Eni s'.er. a eto I;A Payé de l'cnnemii. Ainsi ru« troupes victorieuses repoussent les formations russe®, -ini so retirent, malgré une d fenso souvent éner'-ime, jusqu'à proximité de. la frontière du territoire uu Buschland, occupé depuis bientôt un an. Communiqués de3 armées alliées Paris 3 août* — Officiel de 3 heures : Le mauvais temps persiste sur tout 1,; front de Belgique. A 1 yst de Cerny, après des bombarde monts d'une extrême violence, l'ennemi a lancé, .sur un front de 1,500 mè^es environ, de violentes abtaquos qui ont toutes «'•té repousses par nos feux. Au oiurs de ces combats, nous c*vons iuligû à l;ennemi rie lourdes pertes. Lutte d'ariiiierie sur les deux rives de la Meuse, particulièrement vive dans la région bois d'Avocourt-côte 304» Hien à signaler sur lo reste du front. * . * * Pans, 3 août. Offic'el de 11 heures : iEn Belgique, situation sans okang'em'mt. Le mauvais temps continue. Journée relativement calme sur la phî* grande partie du front au nord de l'Aisne. \ l'est cîç Cerny, l'ennemi a tenté d'aborder nos lignes. Arrêtée par nos feux, l'at- 1 taque ennemie a complt ti^meLt échoué. Sur l«s deux rives de la Meuae, activité intermittente des deux ai tôleries. llien à si^n^ler sur le resfes du front. ♦ * * Pains, 2 août. — Officiel de l'armée « (^-Cticnc : t Faible Activité, de l'artillerie sur l'eii^ * ? omble; d'. 'rAu.l'j 'v.-uf dâiiv-S la boucla dû U. i CzOrna, où nous avons procédé avec succès à des tirs de destruction sur les batteries ennemies. Les avions alliés ont Ixun-bardét les campements enuenus dans la région de Demir Hissar et dans qello du lao MJflick. * * * Londres, 3 août. — Officiel : Le temps reste humide et orageux. Hier, aui début de la nuit, l'ennemi a cherché à nous rejeter hors ce nos positions établies sutr la Colline de l'Infanter.<, à l'est de Monchy-le-Pi-eux. Après un \i-;l«ati bombardement, il a pris l'otiansive sur un front d'un demi-mille et a réussi à prendre pied passagèrement à deux endroits, dans une partie de noti-e première ligne de tranchées. iN os contre-attaques nous ont déjà remis en possession d'une partie du u r ia perdli ; nous avons fait des prisonniers. l^a nuit, l'ennemi a tenté une attaque au sud-oues/fc do Quéaut ; en outre, il a ; tta-qmé nos poste ; établis au nord-ou^st de Waasten. Ces deuix attaques ont ét ro-pousséee.Nos troupes se sont de nouveau i i i es à Saint-Julien. * -r^ * * Lomé, 3 août. — Ofiieiel : N'os déiachemeuitâ • de reconnaissance et l'intervention rapide et elfioaco de notre artillerie ont répondu auix mouvements iue l'ennemi a tentés d'exécuter hier tout le Jong* du front. Il y a eu de petits engagements d urfiin-terie dans la. région du Monte Palont est de Chiese), près do Camporovero (haut plateau d^Asiago), sur le col Bricon, au --ud, ouest du col Dei Ildio (Tot'ana), sur le Rio Bordaglia supérieur ( Carinthie), sur le Rom Ion, à Slatanik (lsonzo moyen), au nord-est de Plava et de Salkano, ainsi qu'à l'est de Gcrz. Court duel d'artillerie dans quelcpies see-leurs du plateau d'Asiago et sur l'Isonza mojyen, ainsi que sur le Karst, entre Cos-tanjevica et Bosco Malo. Près de Tolmino, un de nos aviatetita a dlescentilu un appareil ennemi, qui est tombé en flammes; en outre, il a forcé un second aviateur autrichien à atterrir dans ses lignes, où nos canons ont détru-t l'avion.La nuit dernière, de fortes escadrilles aériennes itadiennes ont et l'iMac emeno bm. bardé l'arsenal et d'autres insfeilikafeions 'militaires à Pola. Tous nos appareils sont rentrés. Les aviateurs enneimis ont attaqué, sur l'Isonzo inférieui", quelques endroits habités; ils ont lancé des bombés, qui ont fait pou d'e victimes et causé de légers dégâts. * Pétrogiad, 3 août. — Officiel: Sur le front à l'ouest, après un vi lent coir t at, nous nous sommes retirés sur plic-eurs points au delà du .7brir/z. [•.ritrc le Dnies'.er et le Prulh, nos ti : upes se sonjt aussi repliées. L ennemi a occupé Fallcéu- Nous avons évacué Kimpoluug, située sux la Moldava. Une de nos escadrilles composé de vin ^tiquât re appareils et, commandée par le colonel Kolovvalof, a ;etc plus de soixante bombes sur* la gare de Woitiany, sur 1» voie ferrée Lid'arMolodetesje. Los aviateurs ennemis ont lancé des b .m-bes sur le village de Michne-wilsjo, situé au sud-est de Smorgon, et sur S'igmiawka. Falkéu. Nous avons évacué Kimpoluug, située sux la Moldava. Une de nos esead'rilies composé de vingt-viuatre appareils et, commandée par le colonel Kolovvalof, a ;eté plus de soixante bombes sur* la gare de Woitiany, sur 1» voie ferrée Lida-Molodetesje. Le* aviateurs ennemis ont lancé des b .m-bes sur le village de Michnewilsjo, situé au sud-est de Smorgon, et sur S'igmiawka. Falkéu. Nous avons évacué Kimpoluug, située s-ur la Moldava. Une de nos escadrilies composé de vingt-quatre appareils et, commandée par le colonel Kolovvalof, a ;eté plus de soixante bombes sur* la gare de Woitiany, sur 1» voie ferrée Lida-Molodetesje. Le* aviateurs ennemis ont lancé des b .m-bes sur le village de Michne-wilsjo, situé au sud-est de Smorgon, et sur S'igmiawka. Dépecfies Diverses Zurich, 2 août : Mauii, les journaux de Milan ont publié en vedette un appel du gouvernement r<i-aux Alliés leur demandant de secourir ia .Russie en prenant 1 olferisivo sur t'eus les t'ronts. * * * Milan, 4 août : L',,Avanti" annonce que le parti soc;a-, iiste italien a docide ia îepri&u des xx>ar-parlers avec les compagnons deis pays e ne-n i > par l'in^rmédiaire d hoinin o de con« iiance do pays neutres. ,r „ * " * I U. I j Manchester, 3 août : i I i \'[ Du ,,Manchester Guaruian"' : — Après être rest-s partout sur la défensive depuis le début de la guerre, lésa Alïettifeuids maintenaut attaquent sur toua les fronts, et leurs communiqués r fl-ton1* unp reuaissance de leur eivtliousiasine prin mitif, qui fait qu'ils considèrent leur vicu loire comme certaine. N'ous avous |ntré!pria noti'e offensive du printemps- avec 1 e^]x>ir de percer leur front, ruai* nous avons subi une déception. Pourquoi ! A cause ôff l'échec ce l'offensive française. l'nne.idons-nous cependant. Cet échec n'a été que ie>-latif, car les Franyais ont gagné autant dq terrain que uous. Seulement, ils ont perdrai, tellement d'hommes qui il leur a été impossible de continuer- Si leurs pertes ont -té aussi etxtraord'inairement lourd'es, il fau^ peut être en chercher la cause dans la confiance exag-érée qu'ils ont mise en l efloa» cité de leurs canons de 75 mm., qui tes ^ entraînés à ne pas faire tout l'usage ^qui'il eût fallu de leur artillerie de gros carv-re :| c'est pour changer cette méthode que le néral Pétain a pm's la place du général Nivell«e. Une autre cause à laquelle est (ta l'échec dé l'offensive française, c'est quaj les Allemand® ont innové dans la déf -nsivei une tactique que nous n'avons pas rHissi à parer immédiatement. Le chiffre élevé deta perteis subies par les Français ayant fortifié dans l'esprit du général Pétain l'opinioi* nue l'offensive stratégique conçue (>ar 1$ général Nivello n'était pas la bonne, il a< changé dé tactique : celle qu'il a adoptéq consiste à main tenir les gains acquis et à limiter les attaques sur les points où i| est possible de surprendre l'ennemi. Soual le général Nivelle, l'idéal français était dÊet livrer de furieux assauts ; sous le glénérai Péiain, l'idéal est de ^ mesiu*er son éiao. Or, il se trouve que nous avons, en m«H •tière de tactique, adoi>té utne manière dg voir absolument oppesée. Au début, n;^tani[ pas prête, nous nous retenions tandis que les Français préconisaient la marche en| avant ; aujourd'hui, c'est nous, qui somm«i partisans de l'attaque taïudis que les Français préfèi'ent attendre tranquillement l'atu rivée dés renioris qui nous sont promit par nos nouveaux alliés. * * .Rotterdam, 3 août : Dans uni examen de la situation miiiiaire, le „Maasb«de" écrit ; — Les communiqués français et nous disent, que lo mauvais temps a o»» iKavé l'offensive eu Flandre. Le temp» semble décidément être un bien mauvais allié pour l'Entente. Les plaintes du général Ct# loma sur le mauvais temps sont ci'lèbrea, ' vu cours de l'offensive sur Li Somme [>lus taixl, pendant la retraite des AtW. nands dans l'Ouest, les communiquésaffijw liaient (jue c'étaient les mauvaises condi-ions clrmat^iiq^Çs qui empêchaient l«s A&r iéa d:ffii:tôindKe <Vin>portant5 rés;iltats. U ce* d© coa^feUer qyo pour lies Allemacda 1 Cn va toll& autremerrf- que oe n'es# Î4 miruvaîâ temps qui se met à la t?*. v'erso de Iaitrs fiUtn'ft

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Cet article est une édition du titre La Belgique: journal publié pendant l'occupation sous la censure ennemie appartenant à la catégorie Gecensureerde pers, parue à Bruxelles du 1914 au 1918.

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