La Belgique: journal publié pendant l'occupation sous la censure ennemie

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s.n. 1914, 26 Novembre. La Belgique: journal publié pendant l'occupation sous la censure ennemie. Accès à 18 août 2019, à https://hetarchief.be/fr/pid/9882j69k42/
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Jeudi 26 Novembre 1914 N- 22 .lenrfi 26 Novembre i9i4 LA BELGIQUE ADMINISTRATION ET RÉDACTION B, lEtne Hontagne*de-Sion> ît, BKUXKIXB1 Bureaux : de tO à 12 <U d# 15 à 17 kessret JOURNAL QUOTIDIEN TIBi uim iimii*- et atiiHcrwir-^n: « 1© ©jSKtfcSîwaets ï® iiwtmfcr** / L* petite ïignî tu. 0.40 &MH0NCES R6o1mo« avant le» *nrioncas. 1.00 ] Corp* du journal 2.00 ( nécrologie a.00 LA GUERRE 113m* jour de guerre Certains passages des communiqués français allemands qui nous sont parvenus hier — trop tar hé'.as! pour les commenter aussitôt — intéressé cette fois le théâtre de la guerre en Belgique, l'intéressent malheureusement de façon regiettab Non point, certes, qu'ils aient trait à des événemer capables de compromettre, la cause des Alliés. M; l'un de ces communiqués, celui qui est daté de B< lin, nous apporte la nouvelle du bombardement p la marine anglaise du pittoresque village de Lo bartzyde, niché dans les dunes à un quart de lie de Nieuport en deçà du chenal, ainsi que du bo bardement de Zeebrugge et de ses vastes instal itions maritimes. Un certain nombre d habitants, d on, y auraient trouvé la mort. Outre cette aitreuse nouvelle, les dépêches of ciel les de i^aris nous annoncent la destruction c principaux monuments historiques, aussi célèb qu admirables, qui taisaient la gloire de la viei cité ilamande d'âpres, bien que l'acharnement la latte engagée depuis des semaines autuur de ce petite vilie paisib.e ne permit plus guère d'espé qu'elle échapperait au désastre, l'annonce de sa d truclion nen causera pas moins une nouvelle réelie doaleur, non seulement à tous les Belges, m encore à tous ies amis des arts qui prolessent de f le monde ie respect de nos vieilles villes moyeni geuses. Au point de vue militaire, le bombardement d' près avait pu, à certain moment, être interprété d: le sens a une piepaiation a un prochain assaut l'armée allemande. Mais maintenant que le déj est survenu, il est probable que cet assaut sera l fois de plus rétamé, le terrain redevenu plus bi eux et glissant que jamais y mettant un sérieux c tacle. bi l'on ajoute aux obstacles naturels qui hénssi de la sorte cette partie du iront de bataille, les î pedimenta de tous genres que iont naître les inte pênes, on est saisi d un légitime ellroi. La tâche t troupes qui se iont lace apparaît tellement rude, (. il ne iaut pas s'attendre a voir les opérations repr< dre de ce cote une reelie activité. Les Allemands s'y bornent d'ailleurs, moyenn: l'incessante mise en action de leur artillerie loui et 1 organisation d'otiensiyes paitielies, à tenter rendre îmenabies certaines positions de 1 adversai 11 en va de même du côté d'Arras et de boissi points particulièrement importants — coin aussi dans la région nord de Reims et en Argonn les Allemands rencontrent partout une résista: énergique et eiu-ace, qui aeinontre à sut usai que la vigilance des états-majors alliés est toujo en éveil. » * « IEn ce qui concerne les hostilités dans la Pru Orientale, Berlin a annoncé hier soir que la sif tion y restait inchangée, et que dans le Nord de Pologne l'issue des combats était toujours ind< se. ÇJuant au Sud de la Pologne, la dépêche al mande affirme catégoriquement, comme aussi c« reçue ce matin de Vienne, que les troupes austro-lemandes ont gagné du terrain. Elles auraient tamment avancé et conquis plusieurs points d apj aux environs de Pilica et de VVolbroin. Disons tout de suite que leur avance vers c€ dernière localité n'implique pas une sérieuse mo fication du front de bataille : Wolbrom se troi !en eftet à une dizaine de kilomètres au sud-est Pilica, sur la ligne supposée que nous avons délii tée hier, allant de Czestochowa à Koszyce. Maih< reusement, l'absence persistante de nouvelles de J trograd nous empêche une fois de plus de dist guer si l'optimisme relatif de Vienne peut logiq ment résister à l'interprétation russe des évé ment s survenus. Nos lecteurs nous en excusero en songeant à la difficulté croissante que nous r controns pour nous procurer — fût-ce irreguiiè ment — les communiqués des états-majors alli et nous approuveront de ne pas vouloir trom] leur impatience en leur servant certaines dépêcl soit-disant officielles, mises ailleurs en circulât] et du texte desquelles déborde la plus outranci fantaisie. * * « Rien de nouveau concernant les hostilités en S bie et en Asie mineure. Rien non plus du côté l'Egypte, où la nouvelle du succès qui aurait p mis aux Turcs d'atteindre le canal de Suez n'a { été jusqu'ici — à notre connaissance du moins confirmée ou démentie. En envisageant, dans un de nos récents articl les possibilités d'action de l'armée ottomane con l'Egypte, nous avions fait ressortir combien ser ardue pour elle la tâche d'approcher d'abord, et traverser ensuite, le canal de Suez. Nous série donc vraiment stupéfaits d'apprendre que d'au graves difficultés aient déjà pu par elle être s montées. Au point de vue de l'effet moral, pour ne j laisser gravement compromettre son prestige sur peuples d'Orient, et au point de vue pratique p< ne pas se voir couper la route maritime des Ind l'Angleterre a un intérêt tellement considérable rester sans discussion maîtresse du Canal de Su qu'elle a dû prendre certainement un maximum précautions pour soustraire cette œuvre admirai à toute menace de conquête ou de destruction. P- S. — On mande officiellement de Lond que le Portugal, conformément à son traité d' Le coût de la guerre et ses conséquences économiques Le coût de la guerre! La question a déjà fait cou 1er beaucoup d'encre et en fera encore couler à Ilots bien que ie souci des conséquences matérielles de le et guerre soit généralement primé par des préoccupa d, lions morales d'ordre supéneur, il est sans doute in nt téressant de démêier dès maintenant dans leurs gran :js des lignes les conditions économiques qui nous se | ront laites après la lin des hostilités. A cet effet, 1< e' calcul du cout probable de la guerre s'impose en pre '*s mière ligne. 1 oulefois les chaires qu'il est possible lis d'étab.ir à ce sujet doivent être considérés à prior ;r- comme essentiellement approximatifs : il ne sau ar îau eue question de les accepter autrement que coin me les simples éléments d'une discussion relativt aux conséquences économiques de l'état de chose; ue actuel. tout d'abord, examinons les données officielle la- ment fournies jusqu'ici par les principaux Etats in it- téressés, en commençant par l'Angleterre. Le premier ministre, M. Asquitn, dans le récen fi exposé qu il a lait au Parlement, a évalué les frai: de guerre à 25 millions de trancs par jour. De soi les côté, le chancelier du Trésor a estimé qu'y compri :es toutes les dépenses secondaires et accessoires, ie lie sommes qui seront absoiuees par la participation d( l'empire britannique à la guerre, s'éleveront pour urn tc annee à au delà de 11 mil.îards de lrancs, soit à uni bonne trentaine de millions par jour. ■er En ce qui concerne l'Allemagne, on s'accorde gé -s- néralement à axer les dépenses a 1/2 millions pa et jour. La disproportion qui existe entre ces deux éva ji5 mations, et qui étonne au premier abord si 1 on tien compte de ce que l'Allemagne a sous les armes ui nomDre d hommes trois ou nuatre fois plus considé ia~ table que l'Angleterre, s'explique, à la réllexion toit logiquement. L'Allemagne, en effet, n'a eu qu'; Y- uéclan_uer le ressort d'un instrument tout préparé ,ns tandis que le Royaume-Uni se voit dans l'obligation tout au contraire, d'en ciéer un presque de toute . pièces. » Jusqu'à présent, aucune évaluation acceptable n'; ne été mise en avant pour les frais de guerre en France iu- en Autriche ou en Russie. Toutefois il est possible ,b- en procédant par comparaison, d estimer que le chif tre de 30 1111.lions par jour pour la Frant^ est dé lendaole. Four l'Autriche, qui doit avoir mis su ® pied un nombre d'hommes approximativement égal I1!" nous serions tenté d'admettre un cliiftre identique m- et de le doubler pour la Russie, dont ia formida les oie armée coûte relativement très cher d'entretien. uc • Le total de ces diverses évaluations s'élève, pa ^ jour de guerre, à une somme de 187 1/2 millions, qu în nous pouvons largement arrondir à 2UU millions -pour ne pas dire porter bien au delà — si nous te int .ions compte des oe^enses incombant à la Belgique de à la Seibie, à la 1 urquie, ainsi que des frais consi uérables occasionnés à toutes les nations neutres d l'Europe par l'état de paix armée que le conflit dé chaîné leur impose. >n& Cet etlroyable chiffre de 200 millions par jour n'; me du reste, à la réflexion, rien d'invraisemblable. Le e ; grandes puissances belligérantes ont en effet certai ^ce nement mis en ligne de 20 à 22 millions d'hommes dont l'entretien peut être en moyenne estimé à 1Cl francs par jour et par tête. Or, à ces frais d'entre ars tien il faut ajouter les dépenses supplémentaire exigées par le ravitaillement en munitiuns de l in tanterie et de l'artillerie, la remonte de la cavalerie sse le service des autos, celui des aéroplanes, etc., etc ja_ Llans ces conditions, les 200 millions de dépens , quotidienne que nous venons de dire constituent u chiffre qu'il est raisonnable d'admettre, encore qu'i :cl" soit, répétons-le, des plus approximatif. * * # "e Supposons maintenant — hypothèse peu réjoui; al- santé, certes, mais malheureusement piutot opli 10. miste — que les hostilités dureront encore six mois fixant ainsi la durée ^probable de la guerre européer ne à 10 mois au total.En ce cas.le cataclysme pourr coûter linaleineiii Ou milliards à l'F-urope, Oo mil tte 'lards à classer, liéiasl parmi les fameuses « dépen di- ses improductives » dont les nécessités d'amortisse ,ve ment alimentent si largement les discussions badge de Liures- fmproductives, elles le sont totalement, ces dé m" penses de guerre qui ne visent qu'à un seul résultat :u" a la destruction des vies humaines et des propriétés Jé- et à ce titre elles peseront immanquablement d'ui ;n_ poids très lourd dans la balance économique des na uons. Leur consolidation a déjà nécessité lémissioi Je d'emprunts de guerre — l'Allemagne, l'Autriche e le" l'Angleterre viennent d'y procéder et la France v: ni, suivre — qui ne constituent que le début modeste d ;n- la série de ceux dont les repiésentants autorisés de re_ nations seront successivement appelés à reconnaitr-.'inéluctable nécessité. Ils l'ont déjà fait et persiste es' ront à le faire avec une unanimité certaine, les dé xt penses qu'il s'agit de couvrir étant destinées à ce bu les suprême : la sauvegarde du droit à l'existence e on des piérogatives d'avenir de leur pays. Pour cett ire sauvegarue il n'est pas de sacrifices qui ne soien acceptés d'avance. C'est pourquoi nous voyons le divers Parlements, alors qu'en temps normal le moindres questions d'argent y soulèvent les plu er- acerbes discussions, se contenter d'enregistrer près de que automatiquement des emprunts formidables. er- * * * ,as Ces emprunts — c'est inévitable — vont mettre une rude épreuve l'esprit de sacrifice et d'abnéga tion, et forcément leur répercussion sur la situatio; économique des nations belligérantes sera longue es> quelles que soient les méthodes choisies en vu tre d'en assurer la couverture et l'amortissement. Sui an vant que,dans cet ordre d'idées,l'impôt immédiat e direct interviendra plus ou moins largement, cet; répercussion sera naturellement de plus ou moin ins longue durée. En effet, le système qui vise à amor SS1 tir exclusivement les dépenses de guerre couverte Jr- par l'emprunt au moyen de l'amortissement norma de celui-ci, doit avoir fatalement pour conséquenc >as c'e répartir sur une période beaucoup plus longu , ^ les charges exceptionnellement assumées dans l'in es térêt supérieur de la défense nationale. >UI Le chancelier du Trésor anglais, M. Lloyd Geor es, ges, a pris résolument le taureau par les cornes à En même temps qu'il demandait au Parlemen sz l'autorisation d'émettre un emprunt de près d' ^ 9 milliards, il a proposé carrément, pour trouve les 2 milliards environ représentant le solde pro bable des frais de guerre pour une année, de dou bler d'une façon générale l'income-tax, en frap pant les gros revenus d'un impôt supplémentaires d'un shelling par livre sterling. Allant plus loi) a|. encore, et pour assurer la coopération des classe bourgeoises et nonulaires à l'œuvre dp défense na excellence. Il a défendu son projet — et l'a d'ailleurs fait accepter sans trop de récriminations par l'opinion publique — en rappelant la laçon dont ses prédécesseurs avaient fait face aux dépenses des guerres napoléoniennes et de la campagne de Crimée. Disons en passant qu'à notre avis la valeur de cet argument comparatif est discutable, et tort loin en tout cas d'être convaincante ; les circonstances ont tellement changé depuis l'épopée napoléonienne ! ' M. Lloyd Georges ne s'en est pas contenté d'ailleurs, puisqu'il a ajouté que si l'on s'arrêtait exclusivement à l'idée d'un emprunt de gueire sans ' décider une intervention simultanée de l'impôt, les 1 charges d'intérêt et d'amortissement de cet emprunt pèseraient beaucoup trop longtemps sur la postérité. Or, de celte opinion aussi le bien-fondé est : loin d'être incontestable, et pour notre part ' nous trouvons beaucoup plus équitable celle qu'a développée, dans le « Daily Chronicle », le député Moncy, qui préconise l'emprunt sans augmentation d'impôts. Ceux-ci, dit-il fort justement, qui ne sont susceptibles de procurer qu'une part de ressources trop laible pour diminuer dans ' des proportions réellement importantes les néces-[ silés d'emprunt, pèsent par contre très lourdement 3 et immédiatement sur la population déjà épuisée. > * # i Cette dernière considération devrait, à notre avis, i primer toutes les auties et fane rejeter le principe d'une notab.e intervention de l'impôt. Car, en même temps que s amoncellent par milUarus ae lianes les dépenses de guerre — dépenses non seulement iin-. pioductives, mais encore constituant une perte sèche t pour la nation piise uans son ensemble — les con-i tribuables pris individuellement s'appauvrissent de jour en jour davantage. Si l'on excepte en effet ceux qui vivent des commerces d'alimentation et t d'habillement, il n'est pas niable que la gé-, réia.ile des utoyens vit en ce moment soit sur son , capital, soit sur ses économies : il n'est même pas ; excessif de prétendre qu'à part les grosses fortunes bien assises, tout le monde est actuellement hanié i par le spectre de la ruine. En tout cas, la majorité sortira de l'épreuve presque épuisée.Dans ces conditions,ne serait-il pas injuste — et très imprévoyant — de songer à l'accabler d'impôts, d ai.leurs difliciles à percevoir, alors que la méthode d'un amortissement de l'emprunt de guerre en 50 ou OU ans fournit un sur moyen île répartir équitablement, entre tous les citoyens, des charges imposées à la nation par une guerie que I m téiêt essentiel des générations iulures a rendue mé-r vitable? î * * * Encore qu'elle soit intervenue à propos des projets financiers du gouvernement anglais et qu'on puisse , ia cunsiueier comme un peu picinaluree, la sion a laquei.e nous venons ue nous livrer n'en est ; pas inoins intéressante au plus haut point pout les conliibuabies beiges, yuoi qu il arrne, en eiiel, î est certain que la Belgique va se uouver dans une a situatiuii économique lies critique aptes la un uc s hostilités. La guerre nous a précisément surpris au moment , où la lension générale du crédit venait d'obliger le i gouvernement a laire lace, par de successives émissions de bons ou i résor, a des dépenses unproduc-s tives qui auiaient pius justement du êtie couveites par l'impôt. De ce seul chef notre trésorerie finis-, sait par se trouver en assez lâcheuse posture. Si i'im. songe que par là-dessus sont venus se grelter les dépenses luiuiaires consenties depuis le mois o <. dernier, l'arièt de la piupau ues giands services pu-1 blics et la perception quasi-impossible des impôts, on se lait aisément une idée des ditliculles rniinciè-res que la Belgique aura à résoudre, et qu'il lui faudra résoudre à 1 heure même où la iortune publique aura subi une atteinte mortelle. , f * « Le seul moyen pratique qui s'offrira de consoli-î der celte situation dilficile, sera l'émission d'un - emprunt amortissable à longue échéance qui n'im- - posera aux contribuables qu une cliarge relativement acceptable. Songer un seul instant à accabler - d'impôts nouveaux une population aussi éprouvée que la nôtre serait une pure utopie dont l'application n'aurait pour elfet que de compromettre da- , vantage les possibilités ultérieures de relèvement , de l'industrie et du commerce. i D'ailleurs, si l'on songe à l'importance considérable des sommes nécessaires à la consolidation de 1 la dette flottante et à l'apurement des centaines de 1 millions de dépenses de guerre, comme aussi au 1 gouftre que creuseront les formidables travaux de leparation des dégâts matériels accumulés au cours du conflit; si l'on tient compte en outre de la difti-culté qu'il y aura à réunir ces sommes fantastiques à un moment dont la caractéristique sera un aussi universel que pressant besoin d'argent, on est ame- 1 1 né à dire qu'il serait périlleux d'aller compliquer ' ' la situation en décrétant l'application de taxes rui- - neuses et décourageantes. 11 faudra que le labeur 1 belge se démontre, dès sa renaissance, extraordi-' nairement productif, pour que le Trésor national 3 y puise, jusqu'au rétablissement de la vie nor-5 maie, le minimum de ressources strictement indispensable à l'approximatif équilibre du budget. , Faut-il donc désespérer? Certes, non! Si grand en effet est l'esprit d'entreprise dans notre pays, si vaillante notre main-d'œuvre et si abondantes nos ressources, qu'il serait puéril d'estimer insurmontables les difficultés financières que nous aurons à vaincre, de penser un seul inst.yit que la Belgique puisse jamais être rangée parmi les Etats ; - aux finances avariées. t Pour assurer l'avenir, n'avons-nous pas, outre î nos exploitations agricoles, nos charbonnages el s leur extraction régulière de 22 'millions de tonnes, - nos puissantes installations métallurgiques et leurs ' s produits renommés, nos verreries et leur incompa- 1 rable main-d'œuvre, nos tissages, nos filatures, î nos cimenteries, nos glaceries? Faut-il d'autre part - insister sur la valeur des installations coinmercia- - de notre grand port d'Anvers, d'où convergent vers les cinq parties du monde les produits d'un - labeur toujours fécond, et dont la paralysie actuel- ; le ne sera jamais qu'essentiellement temporaire? Ce t sont là des éléments qu'il est indispensable de rap-: peler à l'attention, en ces heures de désespérance r où trop de nos compatriotes se laissent aller à croi- t - re à la fin de tout : ils proclament bien haut qu'en dépit de tous les malheurs immérités qui l'ont as- - saillie, notre belle et chère patrie finira quelque ; jour prochain par se reprendre et se ressaisir. , i Prévoyons dès maintenant le jour béni où elle i 3 aura reconquis la situation économique prépondé- \ ranfp nil'pllf» a tnninnrç r£nç<;i' à d'aççnrpr narmi lpt COMMUNIQUÉS OFFICIELS Communiqués des armées alliées Nisch, 21 novembre ( Officiel) : D'après une dépêche de Kragoejewats datée d'hier, les Autrichiens ont fait le l'J une tentative inergique pour rompre les lignes serbes à Lazare-,vats, mais ils ont été refoulés après une lutte sanglante à laquelle ont pris part l'artillerie et l'infan-:erie.Le même jour, les troupes autrichiennes ont tenté de tourner par Waljevo et Kosjerits l'aile gauche serbe. Cette tentative a échoué également, grâce à l'intervention opportune d'une colonne serbe pendant l'exécution du mouvement. La neige, qui ne cesse de tomber, réduit au mini-31 um les opérations militaires. ■ t~t Communiqués allemands Berlin, 25 novembre (Officiel de ce midi) : Les navires anglais n'ont pas renouvelé hier leurs attaques contre la côte belge. La situation sur le theaue de la guerre à l'Ouest est inchangée. Près d'Arras nous avons fait de légers progrès. Dans ia rrusse Orientale, nos troupes ont repoussé toutes les attaques russes. La contre-offensive des Russes sur la ligne Lowicz- Strykow-Brzesiny, au nord-est de Lodz, a échoué. De même dans la ré jion à l'est de Czenstochau, toutes les attaques russes conue noire iront ont été vaines. * # • Berlin, 25 novembre (Officiel) : D'après une information officielle de l'Amirauté mglaise du 23 novembre, le torpilleur allemand U. 18 a été coulé par une embarcation de patrouille anglaise sur la côte de l'Ecosse : 3 officiers et 23 nommes de l'équipage ont été sauvés par le des- troyer anglais Gary; un seul s'est noyé. * * # Vienne, 25 novembre {Officiel) : Les combats en Pologne russe continuent énergi-quement des deux côtés par un froid rigoureux. Nos troupes ont conquis plusieurs points d'appui et Dnt gagné du terrain vers Wolbrom et des deux côtés de la localité de Pilica. Elles ont de nouveau fait de nombreux prisonniers. Pour le reste la situation est inchangée. En Autriche se trouvent actuellement 110,000 prisonniers de guerre, dont environ 1,000 officiers. Dépêches diverses New-Yoi!:. 23 novembre : Les troupes américaines qui occupaient Vera-Cruz, au Mexique, commencent à s'embarquer pour retourner a-ux Etate-Unie. *** Londres, 22 novembre : Le « Daiiv Mail » annonce que le War-Office a l'intention d'adopter un nouveau type de flèches pour aéroplanes. Le nouvel engin serait plus meurtrier que ['ancien et capable de traverser les abrie des tranchées. *** Vienne, 20 novembre : La « Correspondance Rundschau » écrit que dans le territoire du Caucase les tribus persane6 effectuent de L'ontinueiles attaques contre lec> Russes. La situation Ym serait très sérieuse. On annonce qu'à l'administration civile sera substitué à bref délai un gouvernement militaire. *** Stockholm, 21 novembre : Le major suédois Skveldebrand, command'ant de la gendarmerie en Perse, e6t revenu en congé à Stock nolm. Il déclare que quand il a quitté Téhéran, la nouvelle y arrivait que la Turquie prenait part à la guerre et que les tribus guerrières de la frontière persane se rangeaient du côté des Turcs. *** Saint-Pétersbourg, 21 novembre : Un aéroplane turc a survolé la ville de Tiflifc * * * Rome, 21 novembre : Une somme de 46 millions a été votée par le Parlement Dour être appliquée d'urgence à des besoins militaires îxtraordinaires ©n Lybie. **. Lonid^es, 21 novembre : On mande de Lisbonne au « Daily Telegraf » que le 17 octobre a eu lieu, à la frontière de l'Angola, prèir ie Cuamato, un combat entre le6 troupes allemandes ?t portugaises, et un autre le 31 octobre près de Cuan-;ar. Des renforts ont été envoyés de Lisbonne. Constantinople, 21 novembre : L' « Ikdam » fait ressortir que la proclamation de a guerre sainte est dirigée exclusivement contre la Liussie, l'Angleterre et la France et leurs alliés, et ion pae contre les Italiens ni contre les paya neutres îoiiime la Bulgarie ou la Roumanie. * * « Londres, 20 novembre : Un journal italien qui se publie à Buenos-Ayres ^end compte d'un entretien que Le député socia.iste Labriola a eu, concernant la durée de la guerre, avec eu M. Giuliano, l'ancien ministre des affaires étrangères italien. Celui-ci prévoyait pour la guerre une lurée de 15 mois. * * # Vienne, 20 novembre : On annonce que_ des mesures sévères ont été prises ;n Finlande dtpuie qu'en Rutsie prévaut l'opinion jue les Etats 6candinaves sont peu favorables à la Russie. Plusieurs fonctionnaires finlandais ont été révoqués.* * # Copenhague, 20 novembre : Le6 capitaines de navires dans les ports de Gote oorg. Stockholm et Malmoë ont cessé le travail, les irmateurs ayant opposé un refus à leur prétention dt /oir élever le montant de leur assurance sur la vie usqu'à 5,000 couronnes. Un certain nombre de navires n'ont pu partir. Le ministre de l'intérieur négocie îvec les délégués des deux parties, mais jusqu'à pré- ient aucun accord n'est encore intervenu. * * * Rotterdam, 19 novembre : Les difficultés graves auxquelles se heurte l'expédi-ion de6 marchandises du continent vers l'Amérique, >nt incité les Etats-Unis à prendre en mains eux-mê nés l'organisation du transport de ces marchandises. ..es vapeurs américains Matanzas et Sun, chargés de Francfort, 20 novembre : La nouvelle que la ligne hollan'dO-américaine aurait abandonné Rotterdam comme port d attache est cou-trouvée. Ce n'est qu'exceptionnellement que le vapeur Rotterdam, lors de son prochain voyage, par lira de (Jèneis. # * « Londres, 23 novembre : A Manchester, l'enrôlement des volontaires obtient un tel succès que le ministre de la guerre a autorisé la vilie à créer un septième baiailion de volontaires. * * • Londres, 22 novembre : Le » Morning Post » annonce de Liverpool que tout le matériel d'exp.oilation pour la navigation «sur les côtes de la ligne de l'Est-Africain allemand a été saisi à Beira. **• Londres, 22 novembre : Le rédacteur parlementaire du « Times » annonce que les Chambers se sépareront vraisemblablement le courant et s'ajourneront jusqu'à fin janvier. **• Londres, 22 novembre : M. Chamberlain, 1e fils de l'ancien ministre des colonies, a été sollicité par le chancelier de la Trésorerie de l'aider dans l'élaboration du budget de la guerre ©b l'a assuré de tout son concours. Sofia, 22 novembre : On mande de Ni,sch que la ville a été envahie par une légion de fuyaids qu'on a toutes les peines du monde à loger. **» Berlin, 23 novembre : Les avantages obtenus la semaine dernière près d'Ypres et d'Arras, dit le « Lokal Anzeigcr », ont permis aux gros canons allemands en position devant Ypres d'exposer cette ville et ses environs à un bombardement. De même des dommages sensibles ont été causés à l'artillerie ennemie à Arras. Le communiqué français n'avoue qu'en partie la réalité en annonçant la destruction de l'hôtel de ville et df*s halles d'Ypres, et il ne dit pas combien les positions anglaises ont souffert de la précision du tir allemand.Les localités de Bousinghe et d'Elverdinghe ont également été bombardées avec succès. Les troupes allemandes ont montré une très grande activité près de Soissons et de Vailly. * * * Berlin, 25 novembre : L> cipioa ucù iiiiyiu,UKions de journaux anglais, on se-rait oucie eu xiaieriiiue de ce que lea AUcuiauaa aient uucimc m ijcjg»4ue et r ci use 1 uure au.eiieuiiie Ue lui fourmi' uei dnujkiibb. A 1 encontre Ue ce» un or marions, 11 y a lieu Ue ueciarer ce qui &uii: — i-a ficigique eat, oongee, merne en temps de paix, d'impoi ber ue& proUuilc alimentaires et surtout* clea tari-ueb, eiaiii Uuiine ia production reuuite au paya et les Ockoina Ue population, qui compte environ 1 1/2 uilf-iionb U liabitunto. ibea linpoitatioiia atteignent lea trois quui ta de a<i conaoïnmaUun et viennent en grande parue ue f Amenque. Lea événements ont eu pour conséquence de faire baisser encore ia.piouucuon uu pays au-Uessous des quantités normales. f/approvisionnenieDt de la population civile a é».é par suite, a un moment donné, sérieusement mis en question, mais la situation ne s'esl eui-piree que parce que 1 Angleterre, dans le but d'affamer f Allemagne, n'a pas laissé entrer de céréales en Belgique contrairement au droit Uca gens, i/apiea iu Convention de La Haye sur les lois et coutumes de la guerre, l'armée occupante a le droit de aaisir les approvisionnements, mais n'est nullement obligée d'entretenir la population civile. C'est pourquoi les représentants de l'Amérique et de l'Espagne ont formé tout d'abord pour la ville de Bruxelles un Comité de secours et d'alimentation, qui a tttndu bientôt son activité sur tout ie pays. Ce Comité a envoyé des représentants en Angleterre pour obtenir l'au.orisation du gouvernement anglais de pouvoir approvisionner la Belgique en blé américain. Le gouverneur général en Belgique a fait au Comité la déclaration écrite et formelle que les aliments étrangers destinés à la population civile de la Belgique ne seraient en aucun cas réquisitionnés pour les troupes allemandes, mais serviraient exclusivement à nourrir cette population. Forts de cette déclaration, les ambassadeurs espagnol et américain à Bruxelles ont pu faire savoir, par une note du 10 novembre, que la commission envoyée par eux en Angleterre avait obtenu du gouvernement anglais la promesse que les approvisionnements chargés dans des ports neutres sur navires neutres pour Amsterdam pourraient entrer librement en Belgique. Actuellement, l'organisation de l'achat et de la répartition du froment étranger dans toutes les parties du pays continue, et elle continuera jusqu'à ce que des quantités suffisantes de céréales étrangères soient arrivées. Dans certaines communes, l'intendance de l'armée auprès du gouvernement général fera l'avance de petites quantités de farine, en cas de besoin urgent, à condition que cette farine lui soit le plus tôt possible restituée. La question de l'approvisionnement de la Belgique en produits alimentaires ne peut donc plus être considérée comme menaçante, car le gouvernement impérial,malgré les efforts faits par les ennemis pour empêcher dans la mesure du possible tous envois en Allemagne, se refuse à diminuer d'une manière sensible les approvisionnements destinés à la population belge. 11 résulte de ces données que les attaques de certains organes de la presse étrangère sont dénuées de fondement. * * * Copenhague, 24 novembre : D'après des informations des journaux de San Francisco, le Comité indien révolutionnaire de cette ville travaillerait à fomenter une révolte dans les Indes. # * # Copenhague, 23 novembre : Le vapeur danois Anglo-Dane a eu la nuit dernière une collision avec un torpilleur allemand en dehors de Falsteibo. Le torpilleur a été gravement endommagé. Deux matelots du torpilleur, grièvement blessés, ont été pris à bord du vapeur : l'un d'eux est mort pendant le voyage vers Copenhague, l'autre peu après. * * « Sofia, 24 novembre : A la séance d'avant-hier de la Sobranié, le vice-président, M. Momtchilow a critiqué le programme de l'opposition et insisté sur la confiance inébranlable de la majorité dans la politique du gouvernement. Il a déclaré que la neutralité devait être maintenue, mais qu'on devait être armé en vue de toutes les possibilités. Sur sa proposition le débat a été clôturé. A la séance d'hier, le président du Conseil, M. Ra-dosslawow, a déclaré que le gouvernement maintiendrait la neutralité et l'exercerait loyalement. Toutes les grandes puissances ont approuvé l'attitude de la Bulgarie. Les relations avec la Roumanie, la Grèce et la Serbie sont amicales. L'intégrité du territoire bulgare est assurée, mais si des négociations concernant l'agrandissement du territoire devenaient nécessaires, elles rencontreraient la bienveillance du concert européen.* * • Bâle, 25 novembre : Les « Baseler Nachrichten » annoncent que six Suisses français ont visité l'ambulance de garnison à Constance. Ils ont constaté que les Français qui s'y trouvent sont couchés dans une grande salle, éclairée, chauffée et pourvue de toutes les installations hygié-niaues. Les Français sont hipn habillés. Tls ont. des lits

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Cet article est une édition du titre La Belgique: journal publié pendant l'occupation sous la censure ennemie appartenant à la catégorie Gecensureerde pers, parue à Bruxelles du 1914 au 1918.

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