La Belgique: journal publié pendant l'occupation sous la censure ennemie

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s.n. 1918, 08 Avril. La Belgique: journal publié pendant l'occupation sous la censure ennemie. Accès à 24 mai 2019, à https://hetarchief.be/fr/pid/h12v40mc09/
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g—BM—aiyill g'l —1 11111 ; prix des abonnements 3 mois (ami, mai, uin), tr. ît.4Q; % mois (avril, mai), rr. 7.6Q{ i woia(avrilI, tr. 3.80. la iiemandes d'abonnsmant nom * eçmt» rxclust-vtnutnl ~a? Us bureaux et les ractem s des o^irs. — Lm réclamations cancttr riant les abonnements doivent #tre adressées exclusivement aux bureaux de poste* AOffl.NlSTRATIÛfl ET REÛfiCTiQlt: iontayne-aux-HeriMS'^olagères, 31. Bruxelles. PRIX OES ANNONCES Petites annonce», ia ligne, fr. t.00. — RJclamm avant Ces annonces, la ligne, ir. 2.50. — (4rpi dm tournai, la ligne, r. 7.50. — l'ait» divers, la h--ne, lr. i-'.JO. — Nécrologie, la ligne, iv. 3 «û, — Ùo*t$ des tlevewi, Arts de sociétés. Annonce* nota»toiM, la li^ne, >r. 2.UO. Sureau» do 9 a t? nourot OinctiM «i Mministralisj : £-£ \j ,vVft ■•i** sus moRESSÉE. oineoteun J-iu/ouid hui . 4DÎZ.UX page. LA GUERRE 1,344-' jour ae guerre Pas de modification du front Cz bataille sur les ucux rives tle 11 iàoimiid. Taudis nue les Exauçais tentaient sans succès de repreudre au a .wiemanus le terrain que ceux-ci venaient de gagner sur la rive occidentale de l'Avre» les troupc-s du général von iiohm pénétraient dans les positions françaises établies au sud de l'Oise, tués d'Amiguy, stfuee £l quelques kilomètres à l'est de Chauny. DOCUMENTS La Gazelle de l'AUeruaine du Surd publie un document emprunté au journal de .^axime Gorki» la. \ovaut Clusn, du 1U février, q-d jette un juur singulier sur les eveaemeats qui ont précédé h. guerre et démontrent quels Suin ceux qui ont désiré le cuinli* et eii ont i réparé l'éciosion. La Hovata Lhisn écrit : — Le a lévrier 11114, soit donc cinq mois avant le commencement des hostilités, une réumon secrète se tint à »;Kiit Pettrs-bocug, ou le pian de la conquête de Constant! nopie et des détroits tut couc"! 1e Cette conquête devait avoir lieu, à la taveur d'une guerre générale européenne, et les rôles » remplir, le cas échéant, par la Serbie, la Bulgarie, la uréce, d'antres Etats encoie, avaient été indiques d'avance. Le procès-verbal de a séance fut soumis a l'approbation de .Nicolas il, qui l'apustilla en ces termes : r J'approuve entièrement les conclusions de ces délibérations. » On peut en inférer que (es conclusions prises j' dans cette assemblée ne doivent pas être cji»/ sidérées comme un lève piaiouique de «iu */ ques hauts fonctionnaires, mais cutistituuc» un véritable prograiume d action du gouv*m«»-ment russe. D'après la Novuïa Chian, les personnes servantes auraient assisté à cette as.;etnb:é« MM. Sassonof, ministre des affair-* étrangères; Lirigorowitch, ministre de- la manne; Weunski, chef de l'état major général; vin Giers, à ce moment amoa-sad? jr d"e Russie a Constantinople, et que.ques oVtlimrs sirpé rieurs de l'armée et de la t'a. ne A l'ouverture de la j ance, le ministre des affaires etrangètes de Russie attira l'attention de l'assemblée sur le mémorandum soumis par lui, dans le courant du mois de novembre, à la plus haute autorité de l'Etat, dans lequel il avait développé les cousichirations suivantes- : Les. modifications qui se sont produites dans la situation politique commandent de tenir compte des événements futurs 'qui pourraient influencer considérablement la question des détroits et de Constantinople. Il apparaît dès lors- de toute nécessité de mettre sans tarder la main à l'œuvre pour l'élaboration avec le concours des autorités compétentes, d'un programme d'action tuin- d'assurer à. la Russie une solution avantageuse de la question des détroits, (juoique en ce moment aucun nuage menaçant n'apparaît à l'horizon politique, on ne pourrait garantir que des complications politiques d'une uuture grave ne se feront pas jour eo Orient dans un avenir rapproché. La Russie ne souffrira jamais, qu'une autre puissance s'empare des détroits ?U par conséquent, il est de toute nécessité de mettre tout en œuvre pour arriver à occuper rapidement le Bosphore et les Dardanelles, de voir ce qui a été fait dans ce but e* ce qui rest«-encore à faire. Au cours des discussions ultérieures, le ministre Sassonof déclara encore qu'il fallait s'opposer de toutes ses forces à. une tentative d'occupatiou des détroits par la Grèce aussi-bien que par la Bulgarie et qjftl ne fallait pas, d'autre part, se fier trop à l'aide de lai Serbie, puisqu'il apparaissait comme peu probable qu'une action russe contre les détroits puisse être tentée en dehors d une guerre européenne et que, dans cette éventualité, la Serbie se verrait contrainte d'engager toutes ses forces contre l'Autriche-Hongrie. Le ministre déclar a, d'autre part, que d'après sa conviction il ne croyait pas qu'en jeas de guerre entre la Russie et l'Autriche, la Roumanie se rangerait du côté des ennemis de la Russie, ni que, dans le cas d'un conflit armé entre la Triplice et la Russie, l'Allemagne et rAutriche-Hongrie enverraient des troupes pour occuper les détroits. Le chef de l'état-major exprima sa conviction que la lutte pour Constantinople. était une impossibilité absolue, hors le cas d'une guerre européenne L'ambassadeur von Giers déclara qu'il était nécessaire de préparer des troupes en vue d'un embarquement et de décider que cette armée ne serait pas, au cours de la guerre, utilisée dans un autre but. Le délégué de la marine, le capitaine Njemitz, exposa qu'il fallait, en même temps que se développeraient les opérations au front de l'Ouest, fuir© occuper Constantinople et les détroits par une puissante force armée. Au cours des délibérations ultérieures, le ministre Sassonoff exprima le désir que le oorps d'expédition chargé du débarquement, qui serait mobilisé les quatre ou cinq premiers Jours de la déclaration de guerre, fût embarqué immédiatement et pût être expédié vers le Bosphore endéans les cinq premiers jours de la mobilisation. Après que la discussion sur les questions principales concernant la préparation stratégique de l'occupation des détroits fut déclarée close, l'assemblée exprima le désir que le gouvernement mettrait tout en œuvre pour réduire au maximum à quatre ou cinq- jours le délai de transport du corps expéditionnaire charge d occuper les détroits, et ta Commission déciiia que la Russie prendrait sans tarder les me* sures nécessaires pour préparer l'occupation fles Dardanelles dan9 un avenir rapproché. Le t3ar de Russie approuva expressément toutes ces mesures, et i on se mit immédiatement à PŒuvre pour en assurer la réalisation. Le iïovaja Chtsn ajoute : — L'occupation favorable de profiter des mesures prises pour se lancer dans l'aventure guerrière et de tenter de prendre possession des détroits ne se fit pas ar mdre longtemps. Le gouvernement russe qui, ainsi qu'il conste du procès-verbal, n'attendait que cette occasion, avait tenu compte de la possibilité d'engager la Serbie dans une guerre avec l'Autri> che-Hongrie, s'empressa de s'afficher comme le défenseur de la Serbie outragée pour se jeter aveuglément dans la raclée. Si maigré cela la Russie n'a pas réussi dans son projet de faire la conquête de Constantinople et des détroits, ce n'est vraiment pas la bonne volonté qui lui a fait défaut > L'offensive allemanc'e à l'Ouest * 7urich, 7 avril : On raamde de Paris au „Zuricher Ta^e-•anzei^er'' r — il résulte des dernières informations put'li <s par le* journaux que» bien qi.e e gênerai h osii ait été nomme généra lisante des années de l Entent à l'Ouest, ses pouvoirs sont limites. Seule, la cinquième armé© hnrannique, dont !es fortes pertes ont été "oinlil es j»ar des efteetite f,^, a,^ esl place suis son comiHancbnient direct, alors Hue la troisième arm» e an«rfcûse, qui se t>at • epuis Arr s jusqu'à Alhm. est sous mite h s >u autorité. D'aulrc part, le ral *och œ commande pas les trouves an glaises poï»; es sur le front d'Arras à la mer, où L'offensive allemande ne s est pas "" encore fait sentir. •*» Zurich, 7 avril : Les journaux annoncent que des por'iee de l'armée malaise du général Plumer, r'eKpédi e d'Iuilie en France, se battaient S dé à ces dern ers jours dans le secteur de >ataille anglais. ir Zurich 6 avril : , Les journaux de Rome annoncent que Téva- 10 cuarion de Paris prend pen à peu un caractère semi officiel. Le gouvernement favorise les dé- ea parts etr outre les trams de voyageurs dont le nombre est sans cesse augmenté, il met à la e disposition de ceux qui désirent quitter la ca-pitalt tous les moyens de transport imaginables D'autre part un grand nombre d'oeuvres d'art ont été dirigées mardi et mercredi en provtuce. Dans les gares, l'animation devient de plus en p!us fiévreuse par suite des arrivées incessantes des réfugiés venant des territoires le que viennent d'occuper les Allemands. ie Le Conseil municipal a nommé une Com-,t: mission spéciale chargée de faciliter large al ment l'envoi ea vacances des enfants. 1,1 En somme, les autorités cherclient visible-6- avilit, sans apporter d'entraves aux transports luilitîiires.à éloigner de Paris en temps oppor-»is tun le plus de monde possible. ne Amsterdam, 8 avril : 11 De M. Kuyper, ancien président du Conseil ,n" des ministres néerlandais, dans le Standaard : ne _ jait que les Anglais ont dû pracer leurs *• troupes sous le commandement français n'est r-!- pas sans importance. Leur amour-propre a nt dû s'incliner et il ne pouvait du reste en être a autrement. L'Angleterre possède de vieux tni-o- maires et des offijiers courageux, mais il lui ip- manque de véritables stratèges qui puissent se lê- mesurer avec le haut commandement de l'armée allemand^. Cette situation rappelle à tous 5es,'les paroles de Napoléon : « Les soldats anglais ji/ sont des lions commandés par des Anes. » De 'f VftnPiâ perspective d'une défaite, le fier An-nV tfiais a été enfin forcé d'accepter le général ia I(l- Mme français. » * * • Londres. 7 avril : On mande du front au Daily Mail: •n ... Depuis quarante - huit heures, les Aile e; mands bombardent Amiens avec plus d'inten-11 sité. Il tombe en moyenne vingt grenades par a heure sur la ville. Les localités de Saint-Juste et d'Estiée. situées à l'ouest de Compiègne, ont aussi été violemment bombardées. Sur le es front belge, les Allemands répandent de plus on en plus des najjpes de gaz. Il est certain que ar nous sommes à la veille de nouvelles et for A midables attaques de l'ennemi. » tel m*m U1" Francfort-sur-le-Mein, 7 avril : r0* On mande de source bien informée à la :nt Gazette de Francfort : Iui —Le nouveau canon allemand à loupas la portée a été construit . ar le professeur I-ré-H déric Rausenbeiger, directeur de la seetïor t-re d'artillerie des L si nés Krupp, célèbre déjii °n par la construction des mortiers de 420 rnm. es. M. Rausenberger, qui a l>i «rade de ma»oj la dans la Land-wehr, a Jir4.jré uves nnelierrem €S- le pret^ier bombardement Je Paris lu" un Paiis, 7 avril : On mande de New-^ork au ,,Petfit Pa-ive : ur — Le misristre dp la gnerre a int«dit la publication ries perte» pmYi-aines. Seules. ^ la» inf >rcatLons ht g^n ral Pershing j.eu-ier refit être pert-'rs à la connaissance du pu-de 'A™- ui.. > es rs de feassi; ve Milan, 6 avril : ssi On mande de Pétrograd au Carrière dcUu ait Sera : la — La niimicipalité de Pétrograd émettra à ro- bref délai un ««mpiurU de 11 milliards de rou-its blés pour couvrir le déficit des ehemins de îu- fer. Une certaine agitation règne parmi les la cheminots du réseau septentrional ; ils menâtes cent de se mettre en grève, les salaires- ne leur étant plus payés depuis, quelque tempsv » :ès *** de Londres, 6 avril : ia- On lïiiinde de Pétrograd à "Agence Ha vas la *— Les opérations allemandes ayant eom né mène- en Finlande, les ^Tinrzmd^nts de la et flotte de la Baltiq.ue ont délibéré à HblsiiUifois ,es avec le- commis,lire de ia mari'is, ti qui at- ont fait part de leur intantwn dj ven ir', to iîc ur la' ffotte marchande ru>ne à des am'al -ur^ le> privés. D'après les journaux, le Conseil de? commissaires du peuple aurait décidé de nf ait pas s'opposer au débarquement des troupes al ue lemandes en Finlande tant que leurs jpera tions restent limitées aux territoires indér.en re> en nts ; il aurait par contre domié- l'c r Iro d> détruire les navires russes qui se trouvem j'il dans les ports flniandais dans le cas ju («a ,nt Allemands tenteraient de s'en emparer. » ÎU- J»** iS. Stockholm, G avril . Le journal SU)ckJiolins Tidningen apprend le de Wasa que, «tans ces derniers jours les opé-je rations sont devenues plus actives sur lowt 'e nt front en Finlande. La Garde Blanche a luris ;r^ l'offensive contre Bjônieborg es envoyé des ir. renforts en KaréJie. On s'artend à un as-a.n irs des troupes-allemandes con^".i Hcl^i^f irs et ifS Abô. A en croire des témoins oculaires, la Garde Rouge voit ses effectifs diminuer d« ng jour en jour. Les meneurs du moirvemenr ré t£, volutionnaire ont depuis beau temps dispam é0 de Helsinfffors. Le bayens Syhrter dit qu'un grand méctm lentement rèKire dans les rangs de la tiardr I • Blanche, les soldats ne touchant plus régJiJiè^ rement leur solde. Au lieû de 15 mark par ° jour qui leur étaient payés jusq.u'.* présimt, ils ne touchent plus qrre 25 mark par semaine On assure qu'une Ga.de Bleue, créée dans i-sud et comptant déjà 3.000 hommes, se propose nt de prêter son concours la-Garde Rouge. Stockholm, 6 avril : 1 ' Du quartier général finlandais en date du le 6 avril. 2 h. 1/2 du matin. : - La première opération importante de l'ar-on méfe finlandaise est terminée : ;ï Tammersfois, la Garde Ronge vient de capituler. » ^ KTef. 6 avril : en_ Le. felflmaréchal von Eîchorn est arrivé hier ri- ^ Pour reprendre le commandement des troiJPes allemandes opérant en Oukraine. •** Copenhague, 6 avril : ' ^ Le Bureau sioniste de Copenhague a reçu du ae Pétrograd des informations relatives à des es pogroms 111 ifs dans le Turkestan. ro/ A Kokand,. trois cents juifs ont été tués el les niaisons juives pillées de fond en comble. Dans !es villages, on assassine et on pille % impunément. On s'attend S un nouveau pogrom à Samarkand. I.e ministre des finance'' de la république du Turkestan, M. Herzfeld, de race Juive, a été horriblement mutilé. On mande d'autre part que des poproms se e- seraient produits dans l'Ouki-aine. A Gluchol toute la population juive aurait été massacrée. en Italie" Lugano, 6 avril : nt ',e ^ avn'- 'e Conseil des ministres italien a décidé de soumettre au Parlement des mesures pour combattre la cherté croissante des pro-n doits alimentaires. D'autre part, le Conseil a :,t autorisé le président de la Chambre à fixer la 'e date de réouveiture des travaux parlemen-rl taires. D'après la Epoca, la Chambre se réunf-a- rait le 20 avril au plus tard. COMMUNIQUES OFFICIELS Comin&ytques ties Paiâsaiices Ceoiraies. ^ Berlin, 7 avril. — Officielle ce midi * w tw; niéûtre de la guerre à l'Ouest. ,â Sur le front de bauuile, de viuleiiLs com- v bats d'artillerie se oc»uL développés l npréo ^ imui ; us ont été suivis ue loi tes uttu'inea ^ anglaises sur l'Ancre, et sur 1 Avi>e. Des re- 4' piments anglais, lancés a l'attaque en nios- m ses coniquei-es, se sont écroulés au uo.'d J* ^ beauinoat-rianiel el devant notre tête de ponf-Stanfié de^ deux cûlo» d'A^nert. l*es ,u troupes d'assaut ennenues en ordre d alla \>i que et deboucnaiil de Villeis-uietuiuieu^, IR n ont pas icusaài a dévelopt^ l^w opci aLou '® sous notre ïeu. Des divisions françaises v-enant d être ■nnenéea en ligne ue tous les fronts se sont vainemerd laneees à 1 assaut sur la rive œ- er ciaenlale. de I Avre entre castei et iVlailiy, j, d l'esi ue niory, près Ue Cantigny el, a u;u j |6 reprises, prias de Vlesiiii. ces a Jaques oui éenoue, souvent api es des corpd à corps r», acnarnés, et ont coûté de très lortes pertes o a l'ennemi. '. Hier niaan, des troupes de 1 année lu g*- * néral von Dolnn ont attaqué les positions ^ etinennes établies sur ia rive niei idiottaie de CUise près d'Anugny. tandis qu une ,iar m lie de ces trouves' loryaieut le pass-a^e «îu 1H large secteur ires marécageux oe 1 Utse et lc prenaient d'assaut lets iainjourys de Chauny, Vi celles de nos troupes, clonL falui^ue partail ,u de l'est, se sont emparées des iurtes posi- i liuus ennemi-ecà ét'abiies près d'Annyny ù« aans la parue noro-esl ou bois de coacy. »î » Nous avons alteint la ligne Biuiancourt Aij « - \treville - abords septeiitriotiaux de Bansus- ^ ÎLes 1-rauçais ont subi de grot**;s pertes et ,L 'morts et en blessés sous le ïeu ecrasai.t de ^ nos canons et de nos lance-mines. ju*jqu ^ ^ présent, plus de 1/kw prisonniers ont été ra ± menés du secteur d'aiiaque. A titre de repiésailles pour le bombarde 'l0 ment persistant de nues abris ù. LaofL, nous v avons continué à. bombarder Reims -»i Sur la rive orientale, de la Meuse, nou« avons lait 71 prisonniers el capiuré 1U nu- trailleuses au cours d'une altaque de cecon- v:c cra-^an.ce prunon^ee près ue Leaumout. Au cours de coirinats-cU.ii.erua, uuru» uvous descendu lner 16 avions emieinis. ue caoi ^ laine-comrnaridaaà baron von IticJituolen a remporté sa 7d* vicfcoae aérienne, et le lieu- u lenant Udet sa A| Front macédonien. Sur le Vardar et près du lac de Doirmi, nous avons lait pr.sonmei's q.ueiques liivor Anglais el Kranyais, au cours do combat * eîiti'a av.mt-posies. ^ Rien de nouveau à signaler sur les iUlrc" \ théikLres de guerre. » * * Berlin, 6 avril. — Officiel du soir : Rien de nouveau à signaler du cliamp de baladle sur les deux rives de la Somme Sur ia rive occidentale de l'Avre, des alla ques françaises onl échoué. Au- sud Ue , l Oise, nous avons pénej-é dans la position < ennemie établie prés d'Amigny. *** d Sofia, 5 avril. — OirideJ". , Sur le front en Majeuome, entre le? l'ics ^ d'Ochrida et de Fre*pu, notre artillerie- a el- j licacemenl bombardé plusieurs ,/uini- ue , concentration euneniie. Près de ii*« 1 a. dana la boucle de ia Cierna. et uans 'a région de la Mogieua, ^ cammnade est l^vu-nue plus violente ue part et u autre. Sur ia Strounia imérieure, rencontres entre |»a-trouitles. Dans la boucle île la Llzern'i, le j vice-feldwebel FiseLer a debcendu en com- , hat aérien un aviou irau(,ais qui est to>r.ne à rarnère de nos positions. Sur le front de la Dobruudcha, arm:^Lr'ce ■ t Constantinople, 5 avriL — Ofiîcret: Sur le front en Palestine, graine H/rtrvil^ réciproaue de^d'artillerie et des aviateurs depuis la"c<3te iiisi^u'au Joui*da:n. Sur le front du Caucase, nos troupes ont u poursuivi leur marebe en avant sur un ia: ge -L-front. l3artant du lac de Van, eilt?* i»nt oc cupé-Erdschiscii après s'être ' attires avec acnamement ; elles ont pria d'Uk^sa it dim c portantes posilkina awicées et ues localitéa - fortiliées situées- à l'ouest. de: Sciriri: La ,j miscii. En outre, elles se stmt <.mpar-jes d'Ardalian et onl caputré «4 mortier» et ue 1 grandes quantités de niunit.ons. Sur î"i cAte j, Je la mer Noire-, nous avons franchi !'&u t cienne frontière dans indirecuon de- Bat*»uni u îjur les autres fronts, rien dvimportant ^ •signaler. n lîerlin, 6 avril. — Ol.icleux : ; h Le seertour de l'Avro couvre Amiens- »« anil-osK. T o 4" avril, no.rfr ligne: »'eet ro^prooru'e <io »•©«« ville iupuinaute-. dont eile itesi juns- d.aa i.e que. île la ki;omèirea depui» iio.re ai iu|tie q(â u- suivi la [»rise d assaut de i .ntei. Uepu s- [ikuietHta ;i»u » 'lé^V aoa av.a.oui*s- beiuàsudes>.ic^^ate* d'Amuns. ij l'our arr 1er uoffe murciie eu »va t mr eo point a inpor.aut, des trou y est- fraii as.-s. o»it suj le^ ^ dèa\ rives de l'Avre, roio^iacé lus Anglais, aur i 'la force de ra?is.a!ice desijuois le» l-ran a.s r.e t. semblent plu» comprcr swis restrict.on. Lue partie- j de cps troupes ont été amenées de Champagne; elle» ;mt fait uq voyagu iimiterrompa de (juaran.e-Uuu heurea d»>s des auioniobilea: de eoniha. et oui «té envoyées au feu iiœné^lLkunieni a irOn leur arrivée: Lo 4 avril, l'ennemi a.a-t projeté de nous ut a •luer à. son tour. A partir de k heure* du ma in. 1 les baiteriea fran a-sea et anglaises se sont roiees il vomir sur nos lignes un ieu InrlliomL de «a- £ nous de iour calibre. Nous avons prévena le ira- i iet * do l'entiemi eri rai.aq jBmf nnua^m. mes. es t naîgré Textrine- vi ci en ce de la caBionnadv, noua , wons brisé la rés.stanco fh'^se? : r:'-e «les Torces françaises e\;r mement iinpor.a.tea avus lesq^ei < a ( nous étions aux [irises. I « temps couveri et I» ^ pluie favorisant l'approche do nos bu a llons, il» ont abordé l'enifemi en ne mûrissant que «te» pertes minimes. Dès- midi, le village de Oasuei ■•ta t dépassé et nous aiieiipuons avtuu la cliu e a ■ht jour, le bote de- Senoeat, solidement retranché '' <lorrièro des obstneies en fil de fer borb«é, «''» 1' etnouff et. des nids» db mitrai.U; <»««. Au. nord d» f .ce ♦".) s se trouvmi un camp fran. nis que l ounemi a évacué en fuyant en délandade tand s que t notre feu de' poursuite faisn t des br chea «an- \ ^lanies dans coa niasses de troupes lfteliani pied (] en pie n désordre. Les tentative.-, que (ennemi a . a tes en met.ont en ligne des force» iuqjortun'.eti ^ sur un. large secteur < < :ipr:s en:re MToreuil ft . Vl'ontdidier. nonr noua i- .'ter au-dcl\ de 1 Avre . lui ont co.lté de trt'S fortes pertes Les tan^a qiu 11 appiva eut son at aqne ont été dé nolis par notre '* fen et nous avons lait des pr.uonniers apparte t i«nt à trois divisions différentes. Les Frau as» p ions attaquent aussi au sud de Gnvcanea, ma s leurs vagues d assaut s'écroulent sous no ro- b?u 2 ou sont repouss.-cs par noa oo/Ure-attaque» Le q bombardement inueerrompu de Montdd or transforme celte ville en .un monceau de ruine». Noa a baitorios ont pria sous leur fen les iiuporianta ^ ,)c nts de jon<t.i>n de cbemin de fer dea régjona d'Amiens, de Longueau et de Nicolas. ( S Berlin, 6 avril. — Officieux : S Le 5 avril, d importante» forces angialsea appuyées par des tanks ont a; aqué, dis deux cô'ôs rie la route de Gomecourt à Puisieux : noua lue avons repoussées et leur avoua infligé de forte» pertes, particulièrement élevée» sur la rouie d» Bucquoy à Puisieux. Noua avons gagné du tan- a rain au cours de diverses petites attaque», avon» ? fait prisonniers dans cette région 8 ofllcier» at S 208 homme® at noua sommes emparés d'un grand n , no ;»bre de mitrailleuses. A l'ouest de Hamel et dan» le bo;s d'Avéluy, noua avons avancé no* ligues au cours d'un dur combat pendant lequel 109 prisonniers e. de nombreuse» milra.lleuBe» sont encore res.éea entre no» mains. Parmi los prisonniers se trouve un général de brigade angia.s. Au coura des combats livré» des deux côtea d Al-i*ert, les at.aquea auglai6ea con»Te notre pos.don de t te de pont se sont ôcroutecs et T ennemi a s.ibl de lorte» per.es. Au. coura des comoa:e dea 4 et 5 avril, nous nous gommes on»part» de luU mitrailleuse** ei de nombreux luiicn-uiines. Nos ca-l Oiirilies aérieunea da combat ont remarquai.» e-uie. t appuyé notre a.aque Malgré la phue et l<* nuées au ras de terre, elle», soui à plusicura ro . prise» deacenduos jusqu'à 5 mètre» du sol et son|/ intervenue» à l'aide de leur» uiuraiJouse» et d# leurs bombes dans l» eomlMU. \ Berlin, 6 avril. — u t icietrx : Les eaux jaunes de l Avre coulent lentement entre sas rives, trausformées eu marécage. Da 1 a ire côté do LoriseJ, les I ran a s no so t ins a -lés au cimetière au nord (te Moreu 1 hérissé de m ira ieu.-»m et sa déiOiideut ct^irag(^o»emant. Lo-risel tremble sou» les coups do» obus de» pièce» uurdea. qui labourent sou sol. La v.Uaga entier d s;>ara t dans un nuage do fumée et de poussière. Des murs croulent, des maisons b e.foudreiit et en qtielquoa ins^iu», il ne ru»;e dn village tlo-rissant que des ruines fumâmes. i-os croups» d'assaut allemandes sont rapide ment amenées en avant sous los urdrea des com manda-lia de compagnies et dus automobiles dans zones dé:etidues vaâllanieat piu- l'euneiuL La voilée de l'Avre se trouve sous le feu de Hanc des bat-Tiea fraiw ainoa. Nos troupe» iranebissent 1 Avre- sur des passerelles jet«es h la hâte. De» détacheoienta bavaroia et inccitlembourgeoia font sunultanément leur entrée datia Lorist l ., Mon auio est emrée la première à Lorisel 1" «écria un jeune cimuffeur. Au même imi.ant une bail» re^-ue da is la t te l'abat par terre Déjà, les Frai ai h e dant le lorrain, aadis que les iiavaroj» a éiauix': L vers los bauteiirs a 1 ouca. da. viliago. Un régiment mec-vleinbourgeois suivi dune batterie ae. campagne, a é.once en a-ant sans plua s'occuper d» l'ennemi qui tiem encore lo village à droite et à gauche. I^eur ai«aui mrt plus à l'aise les Bavarois, qui ae ba tent plus au •»ud. Bousculant qua;re posi.ions ennemies, ils ai leignont dafts la «ti rée le fort de Sa:iecht. ' "epan dant, les conprtgnies de m :ra 1 eus«!*, n ctiéep i oot endroit,s»-décident a'-«c I opi'û treié du d^ea-poir. Los Allemands, ayant dépa-sé .dana leur course un grand nombre >le iniuraulovises son», maintenant at:aqués par derrière. Ma a tout» iè-s.stance semble bienivt superflue. La for-t eét prise d assaut. Dé,,à les Kran.,ais commencent ^ olier, leur retraite se précipiie et prend enfin les allures d'un» véritable débandade. a*a Berlin, 5 avril. — Otlidaux : Les Français cont nuent à détruire leura propres villes. Laon a de nouveau été bombardé an jourd'hiii, à part r <de 5 heures de 1 a,irèa-mid.. >ur rariilier.e frait.aiae. qui y a fait tomber t76 projectile» du plua gros calibre. Conamusiiqués des arrnee» alliées Paris, 6 avril. — Officiel (le a heures . La nuit u élij rnanjute piir des LiMiibiU-de meutd vioienu* au nord et au »ud Ue 1 Avre et riotauiment uans ia rég.oii de Le Monchel Aucune a'-tivin d'nilanlerie. -iur .a rive droite ue la, Meuse et eii forOt l'A prenant, la. lulle d arUiietie a été pur iiiOiiienl a=«ez vive. Lcux coups de rnain en r» e-n lia, l'un au m>rd de Vaux-lea^aïaïuaix, Tautre vers Seazey, n ont obtenu aucun ré -iiiiUil-. Nuit caînie aur le resie du fiunt. Paris, 0 aTril. —Ufliciel de 11 heures : lL.i lu'te d artillerie ^ e^l maintenue violente àiir le lronC ae l'Oise el de la Soiiune.. L'ennemi a prononcé ce maUn une lorte al iiiifue sur iiv.»> pubilioms- entre Mesuil-.Sa'nt ei Le MoocneL L'alLaque, b»:i^é^ ;nrs t jaX lie notre u*iiu.r,e, a oomniete aetLt ûejhRUi. Ufe ut.m,uieai: inorui sont res-! ici* devant liGo t'tiLb au noru, ima bal ■ :êi-fê-s Oiil dj.-»jit*i-'cié dea- la.-oembiemenis eu-:iesMis danb .e ix);s aa &..d ue. iian&urd et «iiiftj Ja ue Lie ai mn. Daiié le .-recteur • •.er"'?\<jjon, l'enuéîlii, uil bombarde- uiiB'rt» iWi' oLina. ue i^i'os eanbi e, a tente d ai'-inciiî;-.* line* gauui au noru du .\iont-heii'iJ>i. \\i: c» un. cuuibai très vif, noa* Irottpea- uni; gardé i avan;ii^;e et ont «junserv-é le terrain; o(j;itpuia. .^nr lit nve gauclui- de l. Uiae, la journée a oté rna.quée par une cône de violente.^ al 4 ia^ies, taù*:ces par l'ennemi sur ie front ' .Wjix;cucrLreud de Clmuny--Baris,^. Noa Trob-; pes oiit rtisi^-bî aur lctu^ ligtica' d'âvànt-p«-m-t.es ei, aptes avoir iiLiuy.» ues j^ertea dieve^s u l'ennemi, sont venues occuiiej', uoiilormé-,nani. aax ordrec» reçus, des position» pr^pa t'cea. En Argonne, dans l'a rc^.an de Saml-Mi-. inel el au liait - de-àapt, assez grande activité des deux artilleries. Paris, 5 avril.— Ofllc^ de l'nrmée d'Orient: Sur ia Stîouina esca- tun-i iies au cotus dts--ItieJles- ,es Ang.aLs ont capiu.é tfUisi(Uie> pi-ûuiiinieis buigtues. Actions d'tinilitfne léci-piocus sul' le Dobiopo.jt. dans- la but oie ue la Czema et à l'ouest ie Monasur. ljeux tomieu d'explosifs oui evé pa:* ies a^ ;a- tixjns alliées sur les bu^aiea aV I^ondres, 5 avril. — Officiel : Entre le niveau de Luce et !a Somme, la bataille a continué hier après-midi avec vio .ence jusque tard dans ia soirée^ L'ennemi a mis en l.0rne des forces importantes et di . i0fé des aliu(Lueo réitérées contre .ios pos;-tions. Ces attaques ont été repoussées • l onl coûté de toiles perles à l'eiKieini ; Loulefois nos troupes ont été refoulées dur une :ourle distancé sur des pooiliona situées â^'e-sLdi1 Viiiers_-p.retanneu;. et <4u'eHea «'3cu.{«nt maintenant. Au "nord, de la-Somme, l'artillerie uiinemif1 a été active la nuit pKô» de Liucquoy et dan« !a vallée de la Scarpe. A l'aube, notre a"U-ierie a bombardé des concentrations de trou pe-s prè.î d'Albert. Ce matin, L artillerie et les mortiers de tranctiées- ennemis ont eu uu regain u act vité au nord de la •Somme, puis il s'est pro duit une série de fortes attaques d'infanterie tout le long du front de baLûlle compris entre. la Somme et leî» aonr-1» de liutrquoy. D'après les derniers rapports reçus, aucune : de ces allaqus n'a eu o'uîre l'isuj-i* tang:-^ ble que de coiHer de nouvelles et fortes per |, tes à l'ennemi. Sur le même ll' .'.t, ros trou^1 pes ont prononcé une attaque efficace à pr J ximité d'Hébuterne, elles ont lait .nvirot* 200 prisoriiiiiers et se sont emparées de ^rnei ques mitrailleuses. Au sud de la Somme, il ne s'est produit aujourd'hui de nouvelles attaques ennemie-; sur le fr>jnt britannique. Les rapports reçiwî contirment que le combat d'bier sur e fro?' a été extrêmement violent, et que Ferme m* a dirigé des assauts réitérés contre ios p»>-§| sitions situées à l'est de Villers-Bretonneu.x J Rome, 5 avril. — Officiel : Sur le front dans la montagne, 1 ennemi a dirigé un feu de diversion contre ïos lignes établies sur le haut plateau d'Asiago Sur les versants occident aux de l'Ortler. noue avons mis des détachements ^ ne mis . en fuite. Nos projectiles ont atteint des irou ] pes ennemies en marche à l'arrière Jes li-I gnes ainsi que'des trains qu'elles accompagnaient entre Susegana et Comegliano. Dan^ ie Valaiisa, nos troupes ont tait 'tisonniers ou mis en fuite les hommes d'un ;,etH poste établi au sud de Canove ; elles _>nt repoussé à coups de fusil des patrouilles cnn<»-mies dans les environs de Finer. ur 'a Wave, l'activité des deux artilleéies s'est accrue dans divers secteurs. Notre artillerie s provoqué plusieurs incendies dans les positions ennemies et détruit des passages*sur ia hauteur de Grave. DEPECHES DIVERSES — \ Le Havre, 5 avril : V Le lieutenant-aviateur belge Thieffry est tombé le 1er mars dans les lignes allemandes ; 11 a été légèrement blessé. On ne connaît paa ^ l'endrott où il est interné. •** Paris, 6 avril : Le Sénat vient d'adopter le projet de loi au torisant la Banque de France à porter ses avances à l'Etat de 15 à 18 milliards. #*» Berlin, 6 avril : Le Bulletin, officiel d& l'Armée publie un décret du ministre de la guerre ordonnant le renvoi dans leurs foye'5, d'ici au 30 avril au plus tard, de tous les hommes du landsturm nés on 1869. Les intéressés pourront volontairement continuer à servir. »** Berlin, 6 avril . Après avoir fait rapport à l'Empereur au grand quartier général sur les négociations de paix avec la Roumanie, M. von Kuhlmann est rentré hier à Berlin , il partira prochainement pour Bucarest afin de terminer les négociations.» • a Sofia, 6 avril : La Sobraulé a voté le crédit de 2 milliards demandés pour La guerre par le gouvernement » • a Londres, 6 avril : A en croire le Times, le gouvernement an glais aurait décidé de faire hâter le vote du projet de service militaire de M. Lloyd (ieorge À la Chambre des Communes. Le projet -viendrait en discussion dans les trois derniers jours de cette semaine, et la loi serait promulguée dans le courant de la semaine prochaine La limite d'£ge serait, dit-on, reportée à cinquante ans, et le service obligatoire serait étendu à l'Irlande La loi prévoit même l'incorporation des ecclésiastiques, qui seraient chargés de travaux à l'arrière du front. Les jeunes gens au-dessous de 19 ans pourront être en voyés à l'étranger, mais ne prendraient pas du service au front. Le» industries de luxe ne seraient plus protégées, et la promesse de ne pas introduire le service obligatoire Industriel serait renouvelée. a*» Rotterdam, 6 avril : Le Daily Chronicle dit qu'il n'entre pas pour le moment dans l'intention du gouvernement anglais d'étendre à l'Irlande le service obliga toire, mais qu'il se réserve, aux termes du nouveau projet de loi, de l'y étendre aussitôt après l'octroi du home rule. *** La Haye, i avril : D'après des bruits recueillis dans V". c rcles diplomatiques, nombre de membres du Convent Irlandais auraient démissionné. Cette dé^i ! sion aurait été prise à la suite du discours t>r>- I noticé par M. Balfour à I" Chambre des Communes, au cours duquel il déclara que le *rou-vernement anglais n'était disposé en aucune manière à aecorder l'autonomie souveraine A l'Irlande. On dit, d'autre part, qu'une délépa tion du Convent irlandais aurait été reçue pa< par M. Lloyd' George et que le Premier anglais aurait été amené à faire une déclaration ar sujet de la reconnaissance du droit de l'Ir lande de décider de son sort. M. Lloyd Georgi aurait répondu que l'Irlande doit trouver son bonheur et sa félicité dans un rapprochement dU r ble vers l'Angleterre et que jam. is aucun gouvernement anglais, quelle que soit la -fimi nntlon de sa puissance en Europe, t coi * • tira à accorder l'autonomie ni l'indépendance à l'Irlande, sous quelque fbrme ou sous juel- que prétexte que ce soit. • ♦ Madrid, -S avril : L'encaissé ,gr de la Banque d'Espagne a atteint la semaine dernière un montant ex-/. traordînaire ; plus de 2 milliards de oesera.-contre 513 million - au défi ut de la gv* re La couverture des billets de banque atrrr it plus de 70 p. c. d'or et 95 p. c d'espèce,- in/- 1 t al! : ques. ■ LITEd'/E'ïïtl BïUra EBS1 ÉRiE Washington, 6 avril : I.e ministère des affaires étrangères a été avisé que des troupes de ia marine japonaise ont débarqué à Vladivosfock pour protéger la vie et les biens des habitants. ♦ • Washington, 6 avril : Les troupes japonaisr,s ont débarqué à Vla-divostock après une collision av«c cinq Russes armés. Un détachement peu nombreux d'un croiseur japonais, ancré dans le port, est des- , cendu à terre pour éviter des troubles ultérieurs. On ne semble attacher aux Etats-Unis aucune signification politique à cet incident Négociations de paix Budapest, 6 avril: Du correspondant à Bucarest du PestL-Na-plû : M. Marghiloman, président du Conseil des ministres roumains, est parti samedi pour Jassy ailn de discuter en détail avec le Roi et ses collègues l'ensemble du traité de paix et pour s'entendre à propos de sa ratification l a dissolution du Parlement et la création d'un nouvel organisme législatif demande forcément un certain temps. D'autre part, le travail des commissions, la confection des caries géographiques, la liquidation des questions économiques encore en suspens et onîin 1a reproduction, en plusieurs exemplaires des traités additionnels nécessitent au moins 10 è 12 Jouis. Dans ces conditions, il ne faut pas s'attendre ti voir le traité ratifié avant six se maines. D'ici là, il sera signé et publié. On pense à Bucarest que ia Bessarabie deviendra un. Etat indépendant s'appuyant sur la Ronmanie.A bref délai, et en tons cas avant Ératiflaation du traité de paix, de^ nesu eo. ront.prises pour empêcher les principaux ( ïêTs dés part i R"»ê rTt^ïTtop fifres de* rm trer h leawstr Les éWments srwrprts- qtrt ont quitté j "trnys ne seront momentanément pas auto- ! sés à rentrer en Roumanie. _e n afrique | New-York, 6 avril : Le ..ew-Yorlc Times assure i d'ici h fini i iuillet ce n'est pas 800,000 hommes, mais bien 1 8 1,000,000 hommes qui seront appe' s sjus .es I diapeaux, de sorte que les effe«" - atteindront | alors environ 3 millions d'hommes. * affectera à leur transport en Europe les navires néerlandais saisis. Kansas-City, 6 avril : Un incendie a détruit vingt-six immeubles dans le quartier commercial. Les dégâts sont évalués de 3 à 7 millions de dollars. i PETITE GAZETTE Chômeuse. J'ai demandé à cette grande jeunesse, qui est la tille d'un de mes vieux easiarades, où elle a.lait de ce pas allongé : — Au contrôle du chômage I — Comment I Que veux-tu (tire ? Te voilà chômeuse, maintenant ? Je te croyais toujours occupée vaillamment de les dix doigts dam les ateliers de ce grand magasin... — Nun. J'y ai trimé pendant tltax ana et J'en ai assez. Ni-ni, c'est Uni I — Une dispute avec la première, cette « ga'e », ainsi qu'un jour je t'entendis l'ap-l-eier '/ — Pas. Cette • gale » n'était pas une méchante femme, et j'ai vu qu'elle avait de iS i peine quand je lui ai annoncé 4ue je m'en • allais déilu ici ve ment. Eile est payée pour étxs I comme elle est, n'est-ce pas ?... J — Alors ?... — Alors, Il y a qu'étant entrée il y a d«ux ans dans les ateliers de ce grand aa;tga»io comme apprentie à raison d'un salaire de < laquante cenumes par jour, on m'a refusé l'aog-mentation que mère avait demandée pour u Oi, — Tu gagnais ? — Quaire-v ingts centimes par jour, et mèrs avait sollicité une augmentation de quatre sous. — Tu travaillais ?... — Beaucoup : de sept heures du matin à six heures du soir, avec une interruption de deux heures pour le repas de midi — un repas qu'entre parenthèses je ne mets pas plus de cinq minutes à avaler. Et c'est un travail pé-dible que la broderie : on s'y abiine les yeux et on s'y casse la poitrine. IWêre n'a plus voulu. Pense* que, des seize sou« que je gagnais, il m'en fallait déjà défalquer six pour mon tram — mareder codte plus cher aujourd'hui que de rouler en voilure électrique — et l'pn aurait biéti tort de s'esquinter pour si peu quand, pour ne rien faire, on peut toucher davantage. Du reste, un de ces quatre matins, il ne restera plus, dans cet atelier, une seule des compagnes que j'y ai connues. Elles s'en vont les unes après les autres... • il y a donc, à Bruxelles, des ateliers de grandes maisons où des jeunes filles et d« jeunes femmes, sachant à fond leur metier, gagnent moins d un franc par Jour. Ça ne \uns fait pas passer un petit frisson dans le dos 7 Que voulez-vous qu'elles deviennent, ces ieunes filles et ces Jeunes femmes 7 Comment voulez-vous qu'elles mangent, qu'elles s'habillent, qu'elles se chaussent, qu'elles vivent, en un mot?Celles qui ont un foyer, qui vivent en famille, peuvent à la rigueur s'en tirer. Mais les autres? On aurait peur, vraiment, d'approfondir. Ne me dites pas surtout que le commerce de luxe ne va pas. Je suis passé trois Jours de suite devant les étalages du magasin pour ie compte duquel cette Jeune tille travaillait et n'y ai pas revu, le deuxième et le troisième Jour, les blouses et les Jupes qui s'y trouvaient la veille et l'avant-veille : enlevées, les blouses à 200 francs et les jupes à 300, enlevées comme s'enlèveraient des petits pains, s'il y avait des petits- pains... • Mais Je crois. Je crois fermement, qu'un moment viendra qui tout paiera. Soyez sur vos gardes i La Justice belge chôme, et les malanurins s'en donnent. Sovez donc sur vos gardes et . vissez-vous bien dans la tête, si vous êtes ■ dans les affaires », que le nombre des malhonnêtes gens est plus grand que celui d« ceux auxquels vous pouvez faire coulâmes. . Chaque courrier m'apporte des plaintes, et sur dix personnes qui franchissent la porte ds mon bureau il en est cm<j qui viennent me raconter quelque vol ou quelque eseroquerie dont elles ont été les victimes. Ce matin, ce sont des négociants en charbon qui soat venu* me voir, et on peut dire qu'ils ont été proprement roulés par cet agent de charbonnage auquel, depuis que la Justice chôme, ils ont eu afiaire. il étaitïconnu, cet agent, et n'avait besoin d'aucune recommandation pour dCrs parfaitement accueilli d'eux, N-e savait-on pas que cet honnête citoyen était chef-expéditeur, depuis de longues années déjà, du charbonnage de .... à T... t Un brave garçon, un boa père de famille, un honune de tout repos, quoi ! Et comment, dès lors, ne pas se laisser prendre à son boniment? Le voici, dans touts sa simplicité : — Vous savez qui je- suis. Je puis, grâce à certain accord passé avec le chef de gare de * ^l'...„ vous envoyer un wagon de charbon. V ous * fie recevrez daus la quinzaine, peut-être déjà «dans la huitaine. Dès ma rentrée chez moi — ^je pars ce soir — je vous enverrai le numéro du wagon et tous autres renseignements utiles. Si ça vous va — et je puis vous promeure d'autres wagons- qui vous seront régulièrement expédiés — payez-moi donc par antiCipaiit-n. , Vous comprenez : je veux bien vous rendr« service, mais je ne suis pas assez riche pour faire les avances de fonds. C'est 1,500 fra#tcs. dont je vais vous donner reçu... » Il n'y a pas de raison de se métier, er on marche. Le surlendemain, on reçoit une caita Coi-raie : — Votre wagon esi chargé et prêt a partir. Il porte le numéro 1287S6. Ne vous étonne» pas s'il reste plusieurs jours en route. Je viendrai, du reste, vous voir dans le courant de la semaine. Meilleures salutations... » De fait, ce brave A., va revoir ses clients : — Le wagon est parti. Il sera ici dans quatre jours, cinq au plus. En voulez-vous un autre dans les mêmes conditions ? J'en ai ie uuméro sur inoi que je puis us passer... » On remarche — et les wagons jamais n'arrivent On s'inquiète. Une des victimes se décide à aller aux uiformations et se présente au charbonnage de ..., à T... — L'expéditeur A...? Il y a six mois qu'U n'appartient plus à l'établissement On ne sait ce qu'il est devenu... » La victime court chez le procureur du roi de la ville lapins proche. Regrets. La plainte, par le temps qui couit, n'est pas rece\able. Et le malandrin, lui aussi, court, sans que personne songe à lui jeter uu bâton dans les jambes. J'ai fait le compte d 1 ce qu'il a « gagné » en février et en mais : ça dépasse les vingt mille francs, et vous pensez bien que ie bonhomme ne doit pas dans l'existence .. Il y a des chances pour qu'on ne le revoie plus à Bruxelles, mais on me dit qu'il continue à faire son petit commerce en province et que ça prend L "vri Qu'est-ce qui! risque? Je n'ai pr-s à vous donner mon avis sur la grève des magistrats. Je n'ai, du reste, à ce propos, aucune opinion arrêtée. Mais, je vous le répète, si vous êtes dans les affaires, soyez sur s gartfes... jf/,;e grande reforme sociale en Belgique ^ Sous avons aunoucô. il y a quelques jours, ^étublissement^imminent de l'assurance ob.i-|ràtoire contre les maladies, l'invalidité et la vieillesse dans le territoire occupe de ia Belgique. Nous sommes en mesure auj. u ti nul d'exposer les grandes lignes de l'arrêté què l'autorité supérieure élabore en vue de cette é-forme, arrêté qui sera publié sous peu I D'après nos renseignements, cet arrêté s'in spire du projet de loi adopté en 1914 par le Chambre belge et que le Sénat n'a pu v«>ier par suite de la guerre. H prévoit l'ii troduc tion de l'assurance sociale sur la h ?e 'es ip stitutions privées de ce genre existant dans le pays, avec cette différence toutefois que l'affl liation à l'assurance sera désormais rendue obligatoire. Dès l'entrée en vigueur de cet arrêté, 1a plupart des ouvriers industriels et agricoles, ainsi que les employés de commerce, jouiront des bienfaits de l'assurance contre la maladie et l'invalidité prématurée ft pourront compter sur une pension de vieil-lnrsmi'ilfi Aiirnnt flt.tpint lftiir snixante- Lundi 3 Avrii 1918 JOURNAL QUOTIDIEN — Le Numéro : 15 Centimes S* Année. - 1218

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Cet article est une édition du titre La Belgique: journal publié pendant l'occupation sous la censure ennemie appartenant à la catégorie Gecensureerde pers, parue à Bruxelles du 1914 au 1918.

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