La Belgique: journal publié pendant l'occupation sous la censure ennemie

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s.n. 1916, 07 Août. La Belgique: journal publié pendant l'occupation sous la censure ennemie. Accès à 22 mars 2019, à https://hetarchief.be/fr/pid/w950g3jn9z/
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^ ^ ^ ^ ^ ^ ^ ^ ^ - PRIX DES AB0NHE3HEÎITS ADMINISTRATION ET RÉFACTION ^o~ls*a4onci ! [* 2""' *' S 2 mois (août, sept), fr. 4.60 [ I mois (swflt), fp. 2.90 SJ" iToiitaspae-avx-Ileries-I'&taffères, BRU333Z,Z,E3 Corp., &, journal - s.oo L*. <te?uaades d-nboimattiKU goal reçue* BUREAUX D£ 9 h 17 HEURES tltlA Uf.3 A WO.IU» Kails divers - 8.73 EXCLUSIVEMENT ' . Nécrologie 2.50 ts;x çr.îcSiels des bitreanx «?© ç>«£ïe. \l03« MOREijSÉ!DlRCCTUUR Coin des Eleveurs • • • • • 1.00 *I>.X (l.lllllts «-V U GUERRE 735' jour ds guerre Tandis quo l'intérêt do l'action dimïnu encore en Picardie, les combats continuer avec un achariiénieut croissant an nord ci Vercain, sur la rive droite do la Mou:-;* Les Français estiment sans doute lo me ment, pr>fije d'essayer do dégager lou grande forteresse. Toujours esL-ii qu'ils» dt velopipent dans les _ secteurs do Thiamncw et d'o Fïeury.uin effort opiniâtre auquel le Allemands opposent urne résistance iio moins tenace. Par derçcx. fais, l'ouvrage do Tliiaumor et io viilagia do l l:ja:ry eut dé-j?i changé d mains s lus que la bataille accuse Ja moin die tendance à s apaiser. * * En Kussio comme en Galicie, le5? atto ques russes sont moins fréquentes. On, si gnalo toutefois de vicient» engagemeni (tans le coude du Stochod, mais q!;.L on pris fin sans modifier l'état de choses ! l'est diiu village do Rudka>-Mirynsïta-, qu c i- situé à 33 kilomètres à l'est do Kôvel On en signale d'autres encore dians la, ré giofi des sources d'o la Sereth, aui nord ouest île Zalooze, localité siinee à 10 kilo mètres de la frontière russe, à mii-ohemii entre iBrod|y et Tarnopol : là nicm plus h ligne do bataille m'a gtuère éttà modiifiée Eikïn, les couinn uniques die Beilin di Vienne signalent, sans les préciser, de: progrès nouveaux de l'ailé droite dio l'aimée die l'archiduc Charles dians le sud! ou ait, de la Bucovine. * * * Au sud du Tj-rol, les Italiens ont em rayé quelques tentatives d'attaques austro hoim^Toi.s'es. De leur côté, les communiqués autrichiens s'étendent sur les .combats qi^ont provoqués de violents astsaurs entre pris sans siica's par leurs adversaires sui l'Isonzo inférieur. G DÂIN33 LES BALKANS Bucarest), 5 août : M. Bratianu, président du €5onsedl des ministres, a quitté Bucarest', prenant dix jours de congé. Athènes, 5 août : Les journaux grecs annor.c&nt qu'au cours do la deuxièimc quinzaine du mois di'out, la classe de 1915 sera appqlée sous le»j drapeaux. Athènes, 4 août : Le „Journal officiel'1' publie uin1 arrêté royal nommant douze nouveaux préfets, une trentaine de sousrprétfets et de nombreux fonctionnaires subalternes. Paris, 5 aoiib : Les journaux annoncent) que des aviateurs allemands ont jeté plusieurs bombes sur les ha*gars d'aviation tfrànco-anglaâs établis sut l'île de Lemmos. Ils ont été vainement poursuivis. j Q. SUR MER -Stockholm, 5 août : i Les Allemands ont capturé le vapeur suédois ,,Pitca", Tripoli, 5 août : Le sort du vapeur ^timbro'' inspirant de3 inquiétudes, on a envoyé à fa recherche des torpilleurs et des vapeurs. Le navire de guerre „Guerrazzi" a rencontré à 210. milles au large de IBengasi, un canot où avaient pris place les survivants do l'„Etimbro". Los naufragés ont déclaré que P ,\Etim-bro" a été coulé par un Sousi-marinj austro-hongrois. Le navire avait à bordi environ 120 passagers et un équipage de 58 hommes. Parmi1 les passagers se trouvaie, entre autres, le secrétaire général de la Cyré-n arque, ainsi que plusieurs officiers supérieurs italiens. Milan*, 5 août : Les journaux publient l'extrait suivant du rapport du capitaine du vapeur „Etim-hro", qui a été coulé par un sons-marin autrichien : — Le vapeur disposait de deux canons de 67 mm. et a livré bataille au sons-marin. Les canons diu naviro ont tiré vingt-quatre boulots. Le carvîtaine n'a hissé °le drapeau bianc^ que lorsqu'un de ses canons était devenu inutilisable,. Jîergen,^ 5 août : Mercredi soir, un navire norvégien1, au moment où il quittait Newcastile, a vu se produire une collision entre uni sous-marin anglais et un contr<vtorpilleur; ce dernier a été fortement endommagé et a été remorqué dans 1e port. Christiania, 5 août : Le vapeur norvégien „John Wiîs*>n" qui a coulé était' assuré pour 3001,000 Couronnes.Christiania, 5 août : L'Amirauté anglaise a avisé la légation do Norvège à Londres que les chalutiers à vapeur norvégiens „Eina.r" et) ,,Erlin-T" ont été coulés, le 31 juillet, par un sous- | marin allemand dans la M&Btarraaùs. 11 s'agit probablement de chalutiers norvégiens Ioués par lo gouvernement anglais. Milan, E août : On mande do Viareggio an „Secol<>'' : ; — L'ad'matour Davrna a étô avisé qu'nn do sas voiliers, qui transportait dlu, bofe à : Benvt'IiaBÎ, a étô coulé par des sous-marir-S I ennemis. 1 —— , LE « DEUTSCHLAIViD » t Paris, 5 août : 1 / ' i On télégraiphie de WashingHon mu ..Peti t t Journal" qu'à 6 heures du matin, «nier- c au brouillard', le „Deutîchlandl" a pass"> t sajis encombre devant l'île do Vangreir et r à 9 heures dorant Niorfolk. Le croiseur „Noi-th-Oarolina" et 3eux j contre-torpilleurs américains ont croisé dïuis r de sp(?; jCrri6o.r'altt3 eï ïte rœnarquo 1 u ~«-«» » vc j'unte. DÉPÊCHES DIVERSES Londres» 2 août : On aunonce que M. Hughesi, premier mi nistro d';Austral'ie, a abandonné, pour m< tifs de santé, le projet d/ un second) voya^r o a Londres. lL 0 Milan, 5 août : '• Un manda d'n Soudan an ,,Sec!olo:' : h — A la suite de sa robellion contre 1p 11 autorités anglaises à Alidinar, le sultan ô' Da-rfour a été d>:-stitué, et son sultanat a ét 1 placé souvs l'adimini^tration directe d'ui gou ^ verne.-nent soudanais. • a , * * 1 Rotterdam, 6 août : G ^ section, Ylaardingcn dos AsSocia ion , four favoriser la, pcehe;ie> nécidand.'ào t®grop)iio joarndlcmcat à, la légaao; d'Angle erre à La Haye les quiuitit-a d has-engs qui sont os posées en vente. T cette façcru, les acheteurs anglais nu p^u vent plus prétendra quo tous les haroag 5 vendus en Hollande sont expédiés en Aile ' magne svns qu'ils ahnt eu l'occasioni d 1 faire das offres d'achat. 1 * Christiania, 5 août : La Norvège mériilionnle vient d'être dé vastée par un violent ouragan. Les communications télégraphiques çmjîCi 1 Christiania et Copenhague sont couples. 1 La navigation a été suspendue. * ) * * ) Stockholm, 5 août : La r^pou'-c de la Pnssie à la protesta tion du» gtMvei'neaiCnt su^'dois relative au torpillage d'o vapeurs allemands dans les eaux taiTitoi'ùales du pays est considéré,; unanimeffuent, comme étant absolument insuffisante. Les pourparlers continuent. # * * Constantilnople, 4 août : M. Ellcus, avocat à Nctw-Yorb, arrivera prochainement à Constantinople en qualité d*ambassadeur des Etats-Unis en Turquie. Depuis quelquce mois, ce poste était occupa par un chargé d'affaïres. * Berne, 5 aoûfj : La dette de _ guerre totale de Ja Suisse s'élève à 432 millions de trancsi. La d^cte flotta®te du pays se chiffrait, à fin 1915, à 105,50*,000 francs. , l^a dette de gue*re calculée par t»te d'haletant se ohjf'rc ôn Suisse à 112 francS: e^ Hongrie, à 308 francs;, en Autriche, à 548 francs; en Allemagne, à C^34 francs; en Franco, à 834 francs, et en Angleterre, à 1,067 francs. * a * Milan, 5 ao'A,t : Le ,,Secolo" annonce que le gouvernement portugais. a réussi à émettre eru Angleterre un emprunt de 25 millions de £. * * • New-York, 5 août : Les compagnies d'e tram,ways d?j New-York refusant de reoonnattre le syndicat des vra-fctmen, ceux-oi se sont mis en gïôve. Bîi champ ûs bataille à l'ambulance Uni soldat anglais, qui fut blessé en Me-sopotamie, écrit au ,,Daily Mail" : — ...De la main gauche, je tâtai ma tunique et Jfus surpris de la s-ntir humectée do sang. Alors seailement je compris : pétais blessé et même assez grièvement'. Mon ceinturon me faisait smrffrir au point que je dus l'ôter. Doucement je passai, la main sur mon corps à la recherche de la blessure, sans po uvoir la découvrir. La baLlo était entrée ipar le dos et s'était logée derrière le s'ernum. Peu, à peu1, la doirleur so lit mains oui^anto et je me sentis envahir ! par une torpeur nullement) désagréable. Les lamentations persistant' d'un blessé qui souffrait horriblement- me rendirent la csnscieneo des Choses... Le soleil au zénith implacable dardait sur. nous ses rayons. Je gagnai la lièvre, j'é:frangla de soif ardev te. Un cri r- taniti : ,,Allez chercher les branj-cardieis !" Vaguement, *e me souviens qu'à cet appel un Sikh, couché imVnobile à eSto de moi, se leva soudain et détala : l'Hindou simulait, la mort ! Près de ma t£te gisaient uine gourde, un ceinturon et un fusil.-Lentement, j essayai d'attirer à moi la gourde par sa courroie. Après beaucoup d'efforts, t'y parvins. -Je la débouchai eti voulus la porter à mes- lèvres. Hélas ! je n'avais plus la force de la soulever pour boire. Après deux ou trois vaines tentatives, je m0 mis à pleurer comme un enfant, car jé mour-rais littéralement de soif. Mon gosier desséché, brûlant, s'opposait au passage de m. s plaintes et^ je demeurai couché sur le dos, fixant le ciel de 'cuivre jusqu'à' c"é quef de nouveau je pord'ipse connaissance... Cette fois, ce fut le tonnerre de nos canons qui me réveilla et fit renaître mon courage. Pendant une heure, qui me sembla interminable, le feu se prolongea. Puis, der^hef, je retombai à l'insensibilité et aux ténèbres. Le soleil était à sou d-clin, quand jo rouvris les yeux. Un homme était posté en face de moi. qui promenait ses regards sur l'immensité du désert. „Les brancardiers viendront-ils V1 fis 3^. T1 ma répondit affirmativement, m'assu-pant qu'on s'cccuir-erait die moi le premier. Pon après, les infirmiers arrivèrent en effet, ifc une civière fut placée à mes côt*s. Tout nouvement m'était un supplice et mon installation sur la- civière, malgré d'infinies Dirécvutïons, ^ me fit subir dci3 souffrances Uroees. Enfin, je pus prendro La route du loste de sosoiirs'. Je suis certiin qu'on 1 n'avançait) qu'avec une prudence extrême; ' léanmoins, à chaque pas, j'éprouvais par outl lo coii;\s d'os secousines douloureuses à n pci lre La, raison. Je n'ai aucune id'e do a distance qu'il y avait du champ de ba-aille à la station ambulancière; je me •uviens soulemrnt d/avoir été transité à ravers nos batteries au moment où le feu ^commençait. Ariivé à l'ambuTance, je fus placâ, fouv -mjs dans ma civière, siir la table d'opé-at^on, et, comme il arrive en pareil cas, 1 t vue du chirurgien me ranima e$ me ândit un peu d'espoir...-*> 1 COsVsfviUNÎQUÉS OFFSCiELS Cozamiiniquéi des Puissances CeiiSraîes. Berlin, 6 août. — Oriiciel de ce midi : Théâtre do la guerre à l'Ouesb Les combats continuent) près do Pozière3. A la soiree, des at&ques partielles del en-norai ont échoué près du bois des Fou-r et imméd;iatemenfc au nord de la Somme. . la légion de la Meuse, spécialement à droite du fleuve, l'artillerie a développé une grande activité^ , Des combats d'infanterie acharnés se livrent pour la possession de l'ancien» ouvrage de Thiaumont. Le nombre des prisonniers faits dans le secteur dlci Fleury s'est élevé à 1G officiers et 57C> hommes. Dans le bois du Chapitre, nous avons fiait do nouveaux progrès hier. A cet endroit, nous avons fait prisonniers ^ officiers et 227 hommes valides. Au nord-est de Verm elles, en) Argonne, et; sur la hauteur de Combres, nous avons combattu avec succès- Des patrouilles pnne-mies ont ét® repoussées à plusieurs end'roit-s. Nos «opérations onjt) réussi près de CraonoTiio, sur la haiîtenr de Combres. Le feu do nos canons de défense a\ efes-cendti un avion ennemi au nord- de Fro-mellos1; un autre avien ennemi a été descendu au nord-ouest de Bapamno an cours d'un combat aérien. Théâtre do la guerre à l'Est. Front du général feld-maréclial von Hindi 11 burg : An nord do Zarcczje, sur le Stochod, nous avons chassé l'ennemi d'une dune qu'il occupait encore. Des con're-attaqu s russes ont été repoussées. .Nous avonsi fait prisonniers 4 officiers et 300 soldats et nous nous sommes emparés de cinq.mitraille uses. Près et au nord-ouest de Zaloche, les Russes ont gagné la rive occidentale du Sereth. Front du lieutenant feld»-maréchal archiduc Charles : Près de l'armée du général comte von Bothmer, des combats d'avant-postes, sans importance spéciale, se sont livrés. Les succès des troupes al'emandes ont été étendus dans les Carpathes. Théâtre de la guerre dans les Balkans., Bien de nouveau à signaler. * « » Berlin, 6 août. — Officiel : Ilicr, dans la matinée, apivs avoir éti assez longuement poursuivi, un avion blindé ennemi a été forcé au combat, à proximité de la côte do la Flandre, par un de r.os hyd'roavious; l'appareil ennemi a été descendu et entièrement 'détruit. Cet exploit a été accompli par le lienihcu nant de merme Boenis-h, qui, à bord) de son îiy^roavioni, a ainsi détruit soru quatrième avion ennemi. 11 y a quelques Jours, pur Le feu do eu mitrailleuse, il a fore3 un aujtre adversaire à atterrir iirfcnédiiatoment derrière les li&iies eni.emies. * * * Tiennè, 5 août. — Ofi'iciel de ce midi : Front russe. Hier encore, les forces placées sous le commandement de l'archiduc Charles et op;(S-rant dans les Caripathes-, ont gagné du terrain; 325 Russes ont été faits prisonniers, 2' canons capturés. Les qembats se sont propagés jusque dans la région de Delatyn-, au nordK>uest de Zalosze. A l'aile sud du front d'armé du fcld1-marécha^'-apén^ral von llindenburg, l'ennemi a réussi à traverser, sur quelques poir.tr?, la basse-plaine d;u Sereth II a 6{p repoussé partout, sauf sur un point où la contrer attaque de nos troupes vient seulement de commencer. Plus au nord, pas d'événements d'importance. . t Front italien*. Dans la partie sud du plateau de Do-iyerdo, de violents combats se sont engagés, îiier. Lfartillerie ennemie, dont l'activité, au 'ours de ces! -derniers ;'ours^ était devenue ïe plus en plus intense, a ouvert le Peu tvec une violence^extrêine, à 10 heures du natin, dans le secteur du Monte dei sei 3usi et sur la côte de Monfalcone- Après nie canonnade d'ensemble entre;onuc, -sans : nterruption-, pendant quatre heures consécutives, l'infanterie italienne s'est lancée ' 1. l'attaque, à 2 heures de 'l'après-midi. X.<s nemières tentatives de 1 ad^ersuire do d(s- ; loucher de ses rctrancliements, ont éethoué >ous le tir écrasant de notre braive artillerie. -Néanmoins, au cours de l'"apnLsi-midiy lJen-uemi a pu', en plusieui's endroits, envahir uos position!?1. Grâce cependant à l'attitude , courageuse do notre infanterie, il on a été xpulsé partout1, dans des corps à corps. A j heure* du soir, l'ancienne position tout t ntière était, de nouveau, en notre pouvoir. c A ce moment), la canonnade commençait faiblir, pour s'apaiser de plus en j-ilus et., £ nfin, cesser tout à fait à l'heure dui ci.-é- ( oiscule. Sept régiments italiens au moins j n.t pris part à cetto attaque avortée. Nous vous fait prisonniers 230 homme.< non- 1 leasés et capturé 2 mitrailleuse?'. c La .partie nord du plateau, ainsi que la ''0 de pont de Gorz ont été également pii- Ll ^9 sous un violent feu d'artillerie durant n t journée. j En Carinthie, sur le Plcckcrf, une atta- q tie teiîtuo par trois compagnies italiennes q abouti à un, sanglant «tehec, de même que, ir le front oriental, en Tyroî-, l'assaut C )nné par une brigade contre la hauteur é 1 nord de Paneveggio. fj Nos aviateurs ont efficacemenli bombardé u assano. Front du Sud-Est:. . n Aucun changement. * * * Constantinople, 23 juillet! (vieux style,). n. Officiel du grand) quartier général : ri Sur le front de l'Irak et sur lq front n, sse en Perse, pas d'événements à signaler. t£ Sur le front du Caucase, sur l'aile dr«i'et pi a détachements avancé ont attaqué l'en;] 01 ~T~ — — nemi, qui s'étiit retiré sur la ligne forti-ko dos hautewrs situées au sudi def^P: rii-?-, et i.lles ont occupé les tranchées de ta première ligne do l'ennemi. Le? tro^e? rus^ qui campaient au sud de Musch ont, ét'i également rejetfvis hors de leurs p'isi i vn^ ci icfoiip'es vois lo nord. Au cours de c combat, nous avons fait piisonniers dons ofûcier}, do-nt un commandant cie compagnie, et 40' soldats, pans le soc tour d'Oknott, des escarmouches sevJejr.eab 01 t cm, Ijeu. Au c ci. tie, les attaques partielles 4à l'annemi diiigée^ contre, nos pokiàons à Fr.est c^Ers': Jjan et do Gumasehkaaanj enfc ('t5 aûrCPcs prr notre fou. Au nori v.t sur 1 1 - gauche dians le r do ia cô^e, pas d'actî' ife. Sur le front ^gjypîion, dloux naviras do groiTO. ennemis, arrivfs dars les e,-ix do Muhameclic, or.fc de nouveau bombardé sans succès les f a O n do dattiers d^Og'ratina, à l'C'-t de Ka:ia. Un avion eiiroaii, qui .a/ sJjilv vqL6 Bir-IIasma, à environ 27 kilomètres au Sîuï-eft d'I^e, a .éf: ré'-oussî par notre feiii. Trois avions ennemis ont laaoo sans sire&s ucï ïambes . s-jr nos roup^s prèa Oo Kaf.ia et ont étô repon-ss:s par i'aita^ue dio no? avions, qui s 'tûa^S élevés pour leo comljat're, cjt par lo foà ô!e nos curDong dio défense. •"'-r les autres fronts, aucune modification û. signaler. Commun!q<ués des armées aEiSes Paris, 5 aoi t. — OJfici 1 de 3 heures : Sur lo front de la Somme, nuit relatives ment calime. Entra Ayro et Aisne, nous avonsdispcr9^ plusieurs patrouilles ennemies et fait quelques - prisonniers. Sur la rive droite de la Me: lsev li canonnade a été violence dans tout 'e secteur Thianmont-FLoury. L'ennemi a tert'i, par de fuiieuses contre-attaques, de nous chasser do l'ouvrage de Thiaumont, que nous occupons solidement. La lutte a duré -depuis hier soir U heures jusqir'au matin, causant db lourdes pertes à l'ennemi, qui a été repoussé à chacune de ses tentatives, sans réussir à obtenir la moindre avamtage. Le combat s'esi poursuivi également) vif dans le village de Fleury et n'a donné aucun changement apipivciable. Lut'o d'airille-10 ,interm.it tes te dans lea autres secteurs do la îive droile. A l'est de Pont-à-Moussoni, aptrCS une préparation d'ai'tillerie, l'ennemi a lare; s'ar nos positions une attaque qui a échoué sous les feux do nos mitrailleuses. Aviation. — 'Sur lo front de la Femme», nctie aviation de chasse a livro dix-sept combats. Deux appareils eainemis, s'i^euso-nient touchés, ont jpipié brusquemeii.tj dans leurs lignes. Deux avions ennemi? ont étô abattus dans la région do Verlan; l'uni est tombé p/ifs d'Ailaimcourb» l'autie ai^x environs de Moranville. « * * Paris, 5 août. — Officiel do "Il heures : Sur la rive droite de la Meuse, r'.jnneani n'a Caût aucune tentative dans le secteur do Thiaumont. Nous organisons le.? pjotsilions Conquises, immédiatement il l'ouest de la route do Thiaumont, à Fleury et dans lo village dont nous tenons touta la naitio sud. A la suite d'un vicient bombardement, qii a duré toute la journée, l'ennemi a Iainc6 deux puissant1 .J attaques dans lo bois de - Vaux-Cîiapitrc. Une do ces altaqu.es, lissée par ■ nous, n'a pu aborder nos lignes. L'ennemi qui, au cours de la deuxième, avait réussi à pénétrer dans quelques élé-qicuis de nos tranchées, en a étô aussitôt L'ejeto par une conlre-attaque. ♦ * Londres, 4 août. — Officiel du/ quartier général britannique : La joumiég a 6tA calme. L'artillerie ennemie a été aelive près (Je Potières et pi».s de la for."h do Mamete. T^a nuit dérU',re, nous avons gagné un pou de terrain à l'ouest de Poz^rts1 comme ?uite à de petitfs combats. Au cours d'autres engagements qui ont su lieu au nord de iBaizentiniîei-Pet'.t et an sorti-ouest du bois d'e Delville, nous avons ïait quelques prisonniers. PenJdant la nuit, fou èl'artiileiia réciproque très' violent sur plusieurs po'ints d'u l'ont b*tmcique. A l'est de Loos, un do nos détachements 1 détruit, les boyaux de mines ennemis. Près de la route Ypres-Comines, nous ivonK fait sauter une j:etite mine dans les igiw:s allemandes' eh no,us avons occupé .'entonnoir creusé par 1 explosion. * « * ïîome, 4 août. — Officiel du grar.dl quar-icr g'éncral : Dans la vallée de l'Adige, l'ac^on do 'artillciio ennemie continue et e t spécial^, nent dirigée contra nos lignes éuib':o" au ud du ruisseau de Corneras. Lo 2 aoft) au soi'r, sur le front dfci Po-ina, 'les Autrichiens ont attaqué nos po-i-ions à l'est.- de Gris.01, ma:s il» ont été nimédiatement repoussés. Pendant la journée d'hir.r, l'activité db ( 'artillerie a été plu^ grande cn;tro le mor.to 1 clluggio et lo monte Cirnone. | Dans la nuit du 4 août, l'ennemi a tientô rt coup d'e main contre le? positions qpo j ous avons conquises cîans la vallée de. 'ravignolo. Nous avons repoussé cette atta- c ne, et nous avons m%ne réussi à faira ( uniques progrès dans la vallée de Draw. r Sur le cours Supérieur du ruisseau do ( 'igoïre (Piava) supéi-'ieure), nous avons 'eni.hi le terrain qiîe nous occupons pr.Vs ç 3 la cime de Va'lone, dans la direction du; } tonte Camaliira. , Sur l'Isonzo, duels en-ro batLerics 'de caj- 3nS de gros calibre. ~ * » * n Pétrograd, 4 août. — Cif'icM : <> Dar.s les environs die Rudka^Mii^nskas où o )s positons formaieut un saillant sur la t; viioro Stawok, on s'esit battu avec achar- g îment pendant toute la nuit. L'ennemi, a't- r quant le village do trois côbéf, a ontre- n -is des contre-at^ar^ue? successives. Ajirès t avoir repoussé quelques - uecs, nous ^ avons dû évacuer le village la nuit, à o lionrcs, et nous retirer t!e à GCK> pat. à l'est. Au sud do Brody, sur la li^ne dos rivière; 3 Gabcrka rt Sereth, !Oi trouipc?' «va. géniùral Sac'iarow ont livré un \io,'.ent combt : cHos ont fait l,.30d> paisoni i-ro. LES tfiCTiMËS INNOCENTES Ils n'avaient, fait do mal à personne, ces chats et ces chiens, ces cochons et. ces lapins, ces (Vièvres et ce? moutons, ce-? chevaux et ce? mulets, sans parler dos poules, do? canaris ■ (_t de? auitres rcprô^ent ints ce la g'c-û't ooiuinanéo. n^» n'avaient fait] de mal à pia-sonne^ ces a. imautx pai^iries qui vivaient dans la zone des tJranchéc3, où ta batworlle, jour et nuit, pendant des ; omaire? cio die» semaines, al1 ait faire rage. I/as-seuird'is&in^e canonnade I03 a d'abord) saisis de terreur, puis sont venues les vagues do vapeur.? asphyxia ntas qui en ont fort une immouse Hécatombe. Sur l'Ys r,. la ."r'om/me, la Strypa, 1 Isonao, p:ir:oi.t où les homm-os eherciient à s'exterminer p'''r 1ï feu, lo fer ou les gaz-, on a consî tp'> la (^spaift.ion db pres<iue toute vie anirnalo-Elles ne fais.^eut [ias obstacle povrta.nr, ce? Ix'tes innocentes, au règne du ôrci'i, de la justioo et de la ci vil i.se'; ioiii''. 'Ileriui-coo:ip charmaient les interminables i.e-res d'angoisse on d ennui t'es soldats dians l:-urs a^ris souterrains. Les redoutables guerriers mor'^rnes, retourmés à l'existence drs troglodytes do l'époque dos cavernes, aiment à se créer mémo dans les tranchées un semblant do foyer nouveau, pâle image, hélas ! d'u lointain foyor familial, l'is 10-portent sn.r de iflUi\Tre?' peti's iiaiim.Tux une parcelle d'e l'ardente tendkesse éprouvée poi;r Je? chers «'très d'e 1^-1 as... Le p.m chat a sa part do lait condensé, lo chien 1 a sa pâtée, et pour le lapin on va chercher ^ choux et carottes souvent au péril de la vie. ^ ils aiment les animaux, les frus-t:s soldats ; sors laur rude écorco batiiont de? coeurs d'or. Mais voici les préparatifs du combat- « Adieu, idylles et églogucs ! La guerre et 1 I la poste se sont allées pour donner la I nioii. Lo .tonnerre^ des canons répand la < terreur, les gaz. délétères l'asphyxie.L" hona- 1 me, au prix de quelle? poines, réagit contre i ces fléaux, mais l'animal, sans dafenso au- 1 cune, y succombe. C'est le petit cochon 1 d'Inde aux yeux do rubis qui, le premier, i flaire la vaguo meurtrière o: sournoise qui < s'approche. Quelques minutes avant l'homme s'aperçoit du danger. Surexcité, angoissé, il court do tous côtés et finit par se cacher la tôto dans quelque coin obscur-Do mono ! les chats : eux aussi pressentent le pér.l bien avant les hommes. Leur inquiétude f manifeste et leurs miaulements lamentables ( annoncent le dangerLes mères chattes transportent leurs petits, si évei.lôs, si drô- y lichojis, au plus profond des galeries, les ( ea""oN.is=î?nt sous do la paille ou des déchois -1 d'emballage et devant eux montent la garde. L'attaque passée, lo soldat retrouve morte c la gentille pcti'e famiîle.Dès les première? émanation??, les chiens, eux, se mettent à aI>oyor et à hurier. Ils ferment le? yeux et 1 cherchent quelque refuge. Ils comptent cependant parmi Jes animaux qui résistent le c mieux à l'aèph-yxi'e. Les rçits et les ^our's, i; hôfes indésirables aussi bien dans les tran- i cliécis qu'ail'eurs (des sellais les apprivoi- 1 sent parfois et naturellement s'y attachent), tombent tons victimes des gaz. Ils sor ont t do Jours trous, leurs mouvements si agiles s'alourdissent., se ralentissent, ils meurent, f Le hibou (il est étonnant de voir avec, c quelle facilité 011 l'apprivoise dans le? tran- t chées) lance des cris perçants, s'affole, va t •se cogner contre tous les objets. Mis on c liberté, en général il prend son vol dans I la direction de la vague empoisonnée qu'il n a vite distancée. Les chevaux sont pris d d'étourdissement, lils piaffent, se cabrent., f; tremblent de tous leurs .membres, s'immobilisent, puiâ s-'effondient comme des masses. j< Quelques-uns cependant parviennent à se n sauvor en galopant vers les hauteurs ; d'an- s très fout preuve d'une inertie insurmontable, so refusent à bouger et meurent sur n place- Les pomîes et les canards, ù. l'ap-procîie du gaz, sont agit's au delà do tonte 0' expression- : un quarb d'heure avant lrçir arrivée, its se démènent comme do vérita. I: bles possédés. Nul d'entre eux no survit, u Moineaux, pinsons, alouettes s'enfuient à tire d'aile. Mais une fois le danger passé, v ils reviennent insouciants et gois, en eh an- te tant comme si le souffle do la mort ne les avait pas effleurés. h ^ dl] Garde champêtre « déccncerïant » ^ Là-bas1, bien) loin derrière lo front, dans une petite localité près de Tours, 01 In- 'e dre-ct-Loiro, li muiuicipalité avait interdit l'exportation de> œufs, et on outîro un prix maximum réellement modéré pour leur \eaio rc chtns la commuaie. L'élevage dos g'allinac s sc y étant en graail homnéuir et, partant, ht production d'œuil's dépassant uo beaucoup Pc les besoins de la consommation locale!, la nesura ne tarda pas à provoquer dm uu> îonfce^uement' parmi les villageois, q(j; avi- vC sèrent à quelque iiiqj"en1 de la tourruer. II existait dans la commund uni ,,or-pliiLHin" qui, depuis des temps i.nnnôino-?iauix, faisait, une fois par air, une excursion à Tours, où, sur la place d'Armes, cc 1 faisait entendre les plus beaux moiceauix Pc 10 son répeitoire. Ces dernières semaines, m es oituïlins parurent pi'endie un gioàt ox'-K?ij.tionnel à la musiqua de nos campa-piards, qui d'ailleurs, tous les doux jours, °J} es régalaient d'un conceit), malgré la tris- ^i: esse des! temps. Cette fringale artisTique, hez ses prosaïques et placides oonciloya.is, veilla les soudons du garda champêtre ^ ui, tlairant quelque subterfuge — il avait ca! té artilleur cbns sa jeunesse — se uléciJa v0 in jour, avant le départ des musiciens, à Pu oiumotiro leurs iiistrumbuts à un scrupu>- Pa sux examen. O surprise ! Le tambour ci Pn. i/ gTossa caisse, la basse et lo violoncelle ^lc - par quel ingénieux moyen étaiû-on par- ^ eau à les féconder do la sorte;? — so 5e liront à ponôire des œuTs... Le vi^'ilani ard'ion de l'oix2re n'en découvrit pas- moins e diouza' cents !... Les citadins les aeha- LE int djlx centimes plu3 cher que les villa- ' oois, les conosrts étaient particulièrement taf, imunéa?ateurs. Mais, hélas ! il fallut y rc- cai oncer à l'aveuir. qu< Ce coup du giaixlo champêtre, c'esj le ,,fc is do. Ka dire, Ctalt „déconOûrtOiat"r ~ là PETITE GAZETTE « BQIMUm VJNUWI » l>e bon vin est rare. Je n'entends p! parlvr des vieux vins de Bourgogne, mu bien du vin courant, du vin die table, c petit Bordeaux sans prétention et qui boit à la régalade. On en achetait une ba rique par an, ce qui suffisait pour étanch la soif de la maisonnée bourgeoise et', 1 chat fait, on disait gaiement au voyage ami qjai depuis des années vous.fournissar ,,A la revoyure ! à l'an prochain l" Le voyageur, gai luron qui en avait to jours une Lion bonne à raconter, n'est pi revenu... et peut- tre mOme 11e reN'i^iû1. jamais, car il était do quelque part li-l-s où l'on cogne, et était en âge de ooiubatre Dieu sait dans quelie tranchée il est tomb'J, Cependant, hier, j'ai bu un petit vin ola ren qui, ma foi ! n'était pas dans une m setto. Un gentil petit vin rosé, d un ix>: tirant quelque peu sur lo rubis, clair comn un joli rayon crépusculaire, et pas trop & où point trop doinx, faisant très frais à langue et au palais et réchauffant le oceu Il y a mieiax, évidemmeut. Ce gentil p"1! vin rosé n'est point de ceux ope Mauri< des Ombiaux appellerait Monseigneur dont onctueusemenfc, épiscopaiement, il d crivait en plirases do velours les qiunlit' somptueuses, les merveilleuses richesses < gout et de ton. Ça n'est m'ano pas <;& d tout, mais tel quel, je la répète. Il e plaisant. BreP, le mieux quo je puîswe c dire en une phrase lapidaire, c'est que,, ç ayant pris, volontiers on en reprendrait. Or, comme précisément pour la deuisiVa ou troisième fois je tendais mon verre a copain qui me.régalait ainsi, je lai dis : — Mais où diab'.o as-tu déniché ce pet diable de gaillard-là 1 Qu'est: ce Que c'est D'où ça vient-il 9 De quoi c'est-il fait 1 — Tu lo trouves bon ? —■ Mais oui, mais oui, fort bon, agréabj surtout. C'est vieux 1 — Ça a un an d'âge, pas même. J'aiïi eu resta autant do dire tout de suite, pou t'éviter des tas de questions que je ?ens v< nir, que cet excellent petit vin me vienit c eroi'e ligne de Iloeykioit. Ton jouimal expliqué au long et au large, naguère, con ment des vitioiltiours de o^t endroit et de endroits environnants, n'ayant pilus de d< bouchés pour leur raisin, s'éiaient décidés le faire passer au pressoir. Fit c e t ce pr( cuit-là — un produit très pur entre jjarea: thi:se — qi.ç tu viens de boire et dont j to servirai un verre encore... si tu es sage — Toujours sage. Et monte t-il à la téfc ton vin ? Pas. A la condition toutefois de ne pa en avaler pendant longtemps verre sur verr I commo tu viens de le faire." Il n'empêche que nous en avons bn troi I bouteilles à deux, sous la tonnelle fleuri ! du jarc'in de mon ami et que, quand il 1 voudra, je repiquerai au truc. Ce petit vin-là 1 II est délicieux, vou dis-je. PETITE MAUVAISE! Les boudins é>taîés à la montre de cett charcuterie m'avaient accroché les yeux ai passage. Boudins de campagne, disait l'ai lichette piquéio au beau milieu du ventr rebondi do l'un d'eux. Boudins do campagne 1 Si l'on faisait pour une fois, kermesse 1 Je re^rde do près, à travers la vitre. D< fait, ces boudins-là sont de bel aspect. Il ont un air honnête qui me tentj à l'etx trême. Et puis la charcutière aussi a l'ai] bien honnête- Elle va, elle vient derrière i< comptoir d'e son magasin baigné d'e lumière Elle a une jolie frimousse qui sourit au; anges et son grand tablier blanc, au bou duquel brinqueballe la croix de sa mère, h fait accorte à souhait. Donc j'entre — pour le boudin seulement je vous le juro — et la petite denioisel'< m'accueille avec le plus gracieux sourire qu; so puisse voir. — C'est du boudin d'e campagne, madet moiselie ? — Tout ce qu'il y a de plus campagne en fait de boudin, monsieur. Comment douter? Elle a l'air d'une sainte la petite demoiselle, et ses joues ont pria une teinte si joliment rose ! Jo fais ma petite provision, je galope vers mon home, mon estomac m'étant subitement descendu dans les talons. Eh ! bien, ce boudin-là était autant dire immangeable. De rage de in'être laissé prendre au sourire do cette sacrée personnelle, d'avoir aussi quelque peu grignofeé sa marchandise, je n'ai pas fermé l'œil de la nuit. 0r,^ ce matin, comme je repassais devant le m une magasin, je revis le mémo sourire île ma même sainte nitouche. Je ne suis pas très brave dans ces occur-rcaces-hi, -mais tout de mémo j'entrai, le« sourcils froncés. — Vraiment, mademoiselle, ça n'est pas permis... — Qu'estce qui n'est pas permis f — Ce bondi 11 qu'hier soir vous m'avez rendu était bonnement infect. — Infect 1 Si on peut dire ! — Vous m'avez vendu ce boudin pour &kt boudin venant do la campagne, alors que... — C'est une honte, monsieur, de mentir 3omme vous Je faites, vous qui avez co-jcndant un air si respectable. Si jamais je no serais a:tondue !... — iMais il vous reste encore de ers 3oucTins'-là^ et voyez ce qu'annonce l'a Tibet te. Oui ou non dit-elle que ces boulins sont do la campagne 1 N'on', monsieur, mille fois non ! Cette .ffiche!te dit, et jo dis aveo elle : „fBou-lins de campagne'' et non boudins do la ampagne. Boudins do ,,campagne" ça eut dire on français, en bon français, cm )ur français, boudins de ,,gnierro" et non «as boudins fabriqués par quoique honnête aysanne de la banlieue bruxelloise. Il faut-, 10nsieur, oui, monsieur, il faut apipr©ndre ; 'lire avant do venir enguirlander îco ^ens !..." Petite mauvaise, v& ! .ES NOUVEAUX SACS Co n'est pas des petits sacs à volants de iffotas ou do perles, ni de/» sac* amAri-lins à figues et à paysages du TVir V7cvï uo je veux parler, mais des gran..8 »act. fourreront" en l)onne toile A ra^are» & gros anneaux de boi^t qu'on Vv.i4j Lundi 7 Août 1916 A S G JOURNAL QUOTIDIEN — Le Numéro : IO Centime 8m' Année, —- N* 62b

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Cet article est une édition du titre La Belgique: journal publié pendant l'occupation sous la censure ennemie appartenant à la catégorie Gecensureerde pers, parue à Bruxelles du 1914 au 1918.

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