La Belgique: journal publié pendant l'occupation sous la censure ennemie

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s.n. 1917, 26 Decembre. La Belgique: journal publié pendant l'occupation sous la censure ennemie. Accès à 20 août 2019, à https://hetarchief.be/fr/pid/z60bv7cj54/
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Mercredi 26-Jeudi 27-VenflretH 28 Décêmftre KH? JOURNAL QUOTIDIEN •— Le iv amêro : 15 Centimea 43 Année" —" M® 1120 PRIX OES ABONNEMENTS ? mois (janvier, février, mars), fr. 11.40; 2 mois* (janr., fév.), fr. 7.60; 1 mois (jany.), fr. 3.80 Les douantes d'abonnement sont reçues exclusi-tement par les bureaux et les {acteurs des postes. •%es réclamations concernant les abonnements doivent Sire adressées exclusivement aux bureaux de poste. ADMINISTRATION ET REDACTION: Iftontagne-aùx-Hsrbes-PoîaBôres, 31, BruxoHos. LA BELGIQUE PRIX DES ANNONCES Petites annonces, la ligno, fr. 0.75. — Réclamat avant les annonces, la ligne, !r. 1.75.— Corps du journal, la ligno, (r. 7,59«—? Faits divers, la ligne^ lr. 5.00. — Nécrologie, la ligne, fr. 8.50. — Coin des Eleveurs, la ligne, lr. 1.50. Bureaux do 9 à 17 noures. Direction et Administration : *«•» io3 mORESSÉE, DIRECTEUR 'm LA GUERRE 1,241,1,242 eî 1,243" jours ils guerre ' 3J3s trougpes du maréchal von Conrad ont, lek 23 et 24 décembre, fera porto un avan-?iage important entre l'est d'Asiago et l£ IBretoia : elles ont pris d'assaut les posi-lions dominantes du col dol lioss et le mont Y al Bella. Les Italiens sont réduits, dp 3a, sorte «ntro la ool del llosso et V&lstagn», àres 4er sur la défensive sur le cours inférieur . <ÏÏo la Frenze&t jusqu'à son confluent avec la Brouta. Entre Asiago et le col del Hosso, la ba Jaille s'est étendue jusqu'à lest de Bertigo. • * * Dans F Ouest, l'artillerie a été active e£ [Flandre et à l'ouest de Cambrai, comm* aussi stu* la riva orientale de la Meuse. Négociations de paix BREST-LITOVSK Voici donc cotte ville russe entrée dans l'immortalité ! Ce n'est pas La Haye, malgré 'son palais bien connu, ce n'est pas Stockholm, malgré le fiasco de sa Conférence, Ce aie sont ni New-York ni Portsmouth, comme §'on s'y attendait, qu'on a choisies comme siôg< des négociations de paix, mais bien uno ville toerdue dans un coin de l'immense champ île" bataille : Brest-Litovsk — ou Brest toul Uouii. comme on dit h cette heure. La «ville balnéaire de Saint-Sébastien, en Espagne, qui déjà avait fait publier un numéro spécial d'un grand illustré espagnol sous le titre ; "La paix de Saint-Sébastien,,, avec jvues appropriées, en sera pour ses frais. C'est donc h Brest que va so jouer la destinée des peuples. La ville est, à proprement parler, une forteresse. Elle forme l'angle supérieur du triangle fortifié dont la teonquôto eut un retentissement énorme en Europe et qui influença singulièrement le cours ultérieur do la guerre... Si jamais une cité mérita le nom de ville de la mort, c'est bien Brest, En temps de paix, elle apparaissait vraisemblablement somme une vifle assez agréable, d'importance moyenne, comme le sont toutes les villes russes de ce genre. Mais il en va «out autrement aujourd'hui. En descendant tlu train dans la gare, rasée par les obus, On s'engage sur un pont qui donne accès à ïa rue principale. Il faut marcher une vingtaine de minutes pour atteindre la ville proprement dite, ou co qui en reste, car, de quelque coté qu'on tourne ses regards on n'aperçoit que des ruines et des décombres. C'est vraiment la cité de l'horreur, la ville de la mort ! Une Porapé'f orientale, voilà Brest-Litovsk ! Déjà, la végétation a pris possession des ruines ; des lierbe3 folles croissent en abondance, couvrant tout. On a l'impression de se promener dans un vaste cimetière, dont les tombes seraient des maisons et des bâtiments. Et dans cette désolation, Ton ne rencontre aucun être humain, aucun animal, rien qui fasse songer à la vie. La ville n*a jpas été rasée par les obus : elle est devenue la proie des flammes. Mais ceci, c'c?£ ia cité civile ; la cité militaire se trouvo & une demi-heure de marche de là. Elle encercle la fameuse forteresse qui «. joua un rôle mémorable dans la guerre. La villo forte a été moins éprouvée que l'autre. Dans une dc3 rues, on nous montre le balcon du haut du- 5uel l'Empereur allemand, on visite chez le 'sar, vit défiler devant lui les troupes russes, et dans celte^ môme maison, lo généralissime grand-duc Nicolas Nicolaiévitch établit son quartier général, .11 y a à peine 0cux ans. Voilà fa ville qui accapare en ce moment l'attention du monde entier et où, vraisemblablement-, seront embouchées les trompettes ihébaines qui annonceront le retour de la r"— SÉANCES DES DÉLÉGATIONS Brest-Litowsk, 27 décembre : Dans l'exposé qu'il a fait à la séance da 22 courant, 1e premier délégué russe a commencé par affirmer la volonté clairement exprimée dos populations de la Russie do voir la mission de la délégation aboutir dans lo plus bref délai possible à la conclusion d'une paix générale, juste, équitable également honorable pour tous. Rappelant les résolutions votées par lo Congrès pan-ruase des délégués ouvriers et soldats et le Congrès pan-russe ilc3 paysans, il montre que tous considèrent comme un crime de continuer la guerre dans un but exclusif de conquête, et que c'e3t peur ce motif Qu'il exprime solennellement, en leur nom, sa résolution do conclure la paix sans aucun retard aux conditions indiquées, une paix équitable et honorable pour tous le? peuples sans exception. Partant de co principe, il propose d'inscrire à la base ûe3 négociations les six articles suivants : 1° Il sera interdit de s'emparer par la force d'aucun des territoires occupés pendant la guerre. L03 troupes qui les occupent en seront retirées dans lo plus bref délai ; 2° L'autonomie politique sera rendue sans restriction aux peuples qui l'ont perdue au cours do la guerre ; 3° Aux nationalités qui no jouissaient pas,avant la guorre, do l'autonomie politique, sera garanti le droit de décider, par voie do relorcudum, si elles feront partie do l'un ou do l'autre Etat ou si elles deviendront elles-mêmes des Etats autonomes. Co référendum doit être organisé do telle sorte que la complète indépendance de leur vote soit assurée t lous les habitants dos territoires auxquels il s'appliquera, y compris les émigrés et les réfugiés ; 4° En ce qui concerne les territoires habités par des nationalités mélangées, les droits des minorit'3 seront protégés par uno loi. spéciale leur garantissant l'autonomie de leur culturo nationale et, si c'est pratiquement possible, celle de leur administration ; 5° Aucun des pays belligérants ne sora contraint de payer à un autre pays ce qu'on appello fles contributions de guerre. Los contributions déjà prélevées devront être remboursées. Les particuliers Boront indemnisés, des pertes subies par oux du fait de la guerre, par un fonds «pécial ù, l'alimenta-. tjon duquel les belligérants contribueront proportionnel leraent ; 6° Le3 questions coloniales seront tranchées d'après les principe» é*>ncés dans les articles 1 & 4. Toutefois, pour coiiplétor cc3 articlos, la délégation ru?~<? propose aux parties contractantes de déclarer illicite toute lutte engagée en secret par dos nations plus- fortes contre- la liberté des nations plus faibles, notamment au moyen du • boycottage économique, ou de la prédominance économique qu'un pays prendrait au détriment d'un autre en lui Imposant par contrainte des traites d'exception portant atteinte h la liberté commerciale de tiers, ou encore d'un blocus maritime non justifié par des Luts de guerre immédiats, etc. ♦ $ s A la séance plénière d'aujourd'hui, présidée par lui, le comto Czernin, fondé de pouvoirs do l'Autriche-Hongrie, a fait, au nom des délégations do la Quadruplice, les déclarations suivantes on réponse ù 1 exposé ci-dessus do la délégation russe : — Les délégations des Puissances coaliséos partent Co la volonté clairement exprimée par leurs gouvernements et leurs peuples d'aboutir dans lo plus bref délai possiMe à la conclusion d'une paix générale et équitable. Elles sont d'accord avec le point do vue manifes'é à plusieurs reprises par leurs gouvernements, pour dire que les points essentiels des propositions russes peuvent fournir une base la discussion d'une telle paix. Les délégations de la Qnadruplice sont d'accord sur une paix générale immédiate,sans annexions de territoire ni indemnités de guerre. Elles adhèrent à la manière de voir des délégations russes lorsqu'elle» condamner. idee de continuer la guorre dans un but exclusif de conquête. Les hommes dcEtat des Puia-sanecs coalisées ont k plusieurs reprises, daaa des déclarations ayant le caractère d'un programme, affirme la voionîe des dires Puissances de no pas prolonger la guerre d'un seul jour dans un but 00 conquête : leurs gouvernements ont toujours et invarlablbmcrit maintenu ce point de vue. Ils déclarent solennellement qu'ils sont prêts. à signer 8 a ne délai une paix fondée sur le.* conditions ci-dessus indiquées, h savoir uno paix équitabio et également honorable pour toutes le3 puissances belligérantes sans exception. Tonlofois, il doit être expressément entendu qjfcô toutes les puissances actuellement belligérantes s'engageront dans un délai convenable, sans aucune exception ni réserve, à la stricte observation de3 susdites conditions qui, ei les affirmations préalables do l'çxposé russe se con-' firmont, les. engageront toutes de la mémo manière : il serait on effet inadmissible que les ' puissances do 1 la Quadruplice qui négocient çu co moment avec la Russie, dussent accepter unilatéralement ces conditions sans avoir la garantie que se3 alliés s'engagent loyalement et sans réticenco vis-à-vis d'elles à accepter do leur côté ces conditions et à les met-tro à exécution. Ceci étant présupposé, il y a lieu de faire, au sujet des six articlos proposés par la délégation russe comme basé des négociations, les observations suivantes : Au 1° : il n'est pas dans 1 intention des gouvernements coalisés de s'emparer par la force d'aucun des territoires occupés pendant !a guerre. Quant au retrait des troupes qui occupent ces territoires • en ce moment, les décisions y relatives seront prises dans le traité do paix, pGur autant qu'un accord préalable no soit pas déjà intervenu ; Au 2° : Il n'est pas dans l'intention des coalisés d'enlever son autonomie à l'un quelconque dc3 peuples qui ont perdu leur autonomie politique au cours de la présente guerro ; Au 3* : La question do l'adhésion à un Etat de certaines nationalités qui ne constituent pas des Etats autonomes ne peut, d'après lo point de vue des puissances do la Quadruplice, étro tranchée par un accord international : elle devra être résolue, ie cas échéant, entre chaque Etat et ses peuples, par voie , constitutionnelle ; Au 4° : Do même, d'après les déclarations des hommes d'Etat de la Quadruplice, la protection du droit des minorités constitue une partie essentielle du droit constitutionnel qu'ont le? peuples de décider eux-mêmes de leur sort. Les gouvernements coalisés admettent la mise en pratique do co principe pour autant qu'elle paraisse possible ; Au 5° : Les Puissances coalisées ont maintes fois insisté pour dire qu.il est possible aux belligérants de renoncer non seulement à imposer des indemnités de guerre, mais aussi à s'indemniser réciproquement dc3 dégâts causés par la guerre ; d'après ce principe, chacune des puissances belligérantes n'aurait à payer aux autres que tes débours faits par celle-ci pour ses nationaux faits prisonniers, et ne serait indemnisée que des dégâts causés dans son territoire par des actes de violence contraire s au droit des gens dont se serait rendue coupable la population civile adverse. La proposition faite par le gouvernement russe, de créer un fonds spécial pour ces indemnités ne pourra être prise en considération que si le3 autres belligérants adhèrent dans un délai raisonnable aux négociations de paix ; Au G" : De* quatre Puissances coalisées, l'Allemagne est seufé à avoir des colonies. La délégation allemande, parfaitement d'accord à cet égard aveo les propositions russes, déclare ce qui suit : < La rétrocession des territoires coloniaux occupés par la force pendant la guerro est un des " principes essentiels dont l'Allemagne entend ne se départir à aucune condition. De même, la proposition russe visant l'évacuation dans le plus bref délai possible des territoires occupés de la sorte par l'ennemi est conformo aux intentions de l'Allemagne.} Quant au droit à conférer aux indigènes des colonies de décider eux-mêmes do leur sort, la collation n'en semble pas, vu la nature des territoires coloniaux allemands et sans prendre cr considération les principes antérieurement discutés, réalisable dans la formo proposée par les délégués russes. Le fait que les indigène* de ces colonies sont restés, malgré los énorme; difficultés et les chances médiocres de Isur rfei3tftp.ee h tin ennemi disposant tWa rcutorta trùa supérieurs en nombre et mémo illimités qui leur venaiont d'au-dolà des mers, fidèles à leurs amis allemands jusqu'à la souifrance et jusqu'à la mort, constitue une prouve do leur soumission à l'Allemagne et do leur volonté de lui relier attachés quoi qu'il arrive, une preuve qui dé'pas3o en gravité et en poids toute manifestation de leur volonté qu'on imaginerait de leur faire donner par un vote. > Les principes proposés par la délégation -russe, en conformité de vues avec ses alliés, en ce qui concerne les relations économiques internationales, rencontrent l'approbation sans réserve do3 délégations des Puissances coalisées: celles-ci ont de tout temps préconisé l'exclusion do toute vioLcntaûon dans le domaine économique ; elles ont toujours vu, dans te rétablissement du trafic économique suivant des règlements tenant pleinement compte des intérêts do tous, l'une des conditions préalables essentielles du rétablissement et du développement dc3 relations amicales entre les Puissances belligérantes. > * * * Après avoir donné lecture de ces déclarations, la comto Czernin dit : — Nous sommes prêts à entrer ca négociations avec tous no3 ennemis sur la base dc3 principes qui viennent d'être exposés.Toutefois,pour éviler toute perte de temps inutile, les Puissances coalisées sont disposées à commencer sans plus attendre la discussion des points de tfêtail dont il apparaîtrait au gonvemo-nomont russe et aux Coalisés que l'examen s'imposera en tout cas. > Le chef de- la délégation russe répond nu comte Czorûin : — je constate avec satisfaction quo, dau3 leur réponse, les délégués de l'AUomagne, de l'Autriche-Hongrio, do la Bulgarie et de la Turquie acceptent le principe d'une paix démocratique générale sans annexion. Nous reconnaissons l'énorme importance de ce progrès dans la voie qui doit mener à uno paix générale, oncoro que la répon3o contienne dans son article 3 des restrictions essentielles. La délégation ru3so accuelllo avec satisfaction la reconnaissance, dans l'article 5 do la déclaration des quatre Puissances coalisées, du principe relatif aux contributions de guerro : toutefois, elle fait ses réserves quant aux indemnités pour l'entretion dC3 prisonniers de guerro. La délégation russe persiste à attacher do la valeur à ce que les particuliers éprouvés du fait de la guerre soient indemnisés par l'intervention d'un fonds international. Reconnaissant que l'évacuation des colonies allemandes occupées est conforme aux principes qu'elle a oxposés, la délégation russe propose de laisser à uno commission epéciale le soin do décider si le principe de l'expression libre do la volonté des populations est applicable aux colonies. » En terminant, le chef de la délégation russe déclare que, malgré les- divergences de vues qu'il vient de signaler, il estme que la déclaration ouvertement faite dans leur rèponso par lo- puissances de la Quadruplice de ne faire montre d'aucune intention agressive, offro la possibilité pratique d'engager sans délai des négociations en vue d'une paix ! générale à conclure entre tous le3 Etats belligérants. Prenant ce fait en considération, la délégation russo propose de suspendre les pourparlers pendant uno période de dix jours, commençant co soir cl so terminant le 4 janvier 1918, pour permettre f.ux peuplos dont les gouvernements n'ont pas encore adhéré aux négociations engagées en vue d'une paix générale, de prendre connaissance des principes actuellement établis concernant uno lôlle paix. Passé ce délai, I03 négociations seront reprises en tout cas. L« comto Czernin invite alors la dSlégation russe à lui remettre 1p texte écrit de sa réponse et propose do commencer immédiatement les négociations relatives aux points spéciaux que devront en ioui les cas régler le gouvernement ruaso et les gouvernements dos Puissances coalisées. Le chef do la délégation russo adhère à cette proposition du président et so déclare prêt à entamer sur-lo-cliamp la discussion de certains points de détail qui, mémo au cas où des négociations de paix générale auraient lieu, devraient faire l'objet d'une discussion particulière entre la Russie et les quatre Puissances coalisées. A la demande du secrétaire d'Etat allemand M. von KUhlmann, l'assemblée décide à l'unanimité de commencer cette discussion dès demain matin, pour éviter toute perto de tomps et montrer qu'elle apprécie à sa valeur l'Importance de la mission qu'elle a à remplir. Brost-Lifcowk, 26 décembre t Conformément à l'accord conclu hier, ces pourparlers ont eu lion ontre les délégués de. l'Allemagne et de I Autriche-Hongrie d'une part et do la Rji&sie d'autre part. Ces délibérations, qui ne sont point tetmi-n-"ea encore, visent exclusivement 16 réta-bbssetment Aça relions entre Les, dites puissance^, • ^ Berlin, 20 décembre : Conformément aux stipulations de l'armistice conclu Jo 15 décembre, une délégation allemande, conduite par le comto Mi-berch, partira ce soir pour Pétrograd à 1 effet cb traiter la question de l'éohangc des prisonniers civils et des prisonniers de guerre ina^es au service militaire; cBe prendra aussi les mesures propres à rétablir les relations intellectuelles et commerciales eutre les deux pays. * * * Berlin, 2G décembre : Après la conclusion do l'arinistije, M. Trotzki a adressa l'appel suivant aux i>le& d» l'Entente : — Ouvriers des pays de T-Fn^-ite, les peuples vont-ils patiemment continuer à- collaborer à l'œuvre criminelle dos cliques" boursières da France, d'Angleterre, d'Italie et des Etats-Unis 1 Lorsqu'ils affirment .le principe du droit dos peuples de s'unir en une seule fédération, les gouvernements capitalistes né cfaercheot qu'à masquer leurs bas ci honteux appétits de Spéculation. Ils luttent contre l'idée de l'armistices et cio la paix. Mais vous autres, peuples de l'Europe, vous autres, prolétaires de France, d'Italie, <3 Angleterre, de Belgique et (fo Serbie, nos frères de lutte et de souffrance, n'-êtes-votos pas disposes à venir vous ranger à nos c6t-,:s pour obtenir une pa»x honorable et dém oci a tiiqiue ? Ceux qui vous déclarent quo la paix no peuib être fondée que &or la victoire vous trompent. Depuis quarante deux mois du reste, i-s se sont moctrés incapables d'obtenir la paix par quelque moyen qiuia co soit et ils n'arriveraient pas à ce but même si la guerre d©. vaifc encore durer des années. Si, d'autre pâfet, cette victoire était possible, l'emploi de la violence contre les faibles ne pourrait pas avoir d'autre résultat que do provoquer de nouvelles guerres. Nous autres, commissaires du peuple, roprAsentanifcs des paysans, dies ouvriers oti do leurs femmes, (loi soldats, des matelots, des veuves et (Ses orphelins, nous vous prions do vous ranger h. nos côtés et. do mener avec nous le bon combat commencé ea viw> de mettre immédiatement fin à la guerre sur tous le3 fronts. Ptrimer la nouvelle die l'armistice conclu à Bnest-Litovsk ëtio comme le coup de clairon a inondant la paix prochaine ! A bas ceux .qui escifsnt à la guerre ! A bas les gouver-isaments qui s'opposent à la paix ! A bas les gouvernements qui dissimulent burs projets do conquête en les enveloppant dans dhs phrases .pacifiques! Chassez-ies { Nous avons le droit do vous inviter à l'action, car c'est nous qui nous y sommes engagés d'a-bord. C'est par là seulement que nous arriverons h assurer votre salut et le nôtre. Serrez vos rangs sous le drapeau de la paix et de la révolution sociale ! * * Ht Clerm ont- Fer r and. 26 décembre : La F-'J' ration générale du travail a veti par 161 voix et 2 abstentions une résolution demandant que la nation soit mise au courant d<% conditions auxquelles une paix générale juste et durable pourrait être ûan-clne. Il est dit, ontre autres, dans cetfte ré. solufti cm : —• 1/03 formules de pnix de M. "VYilson et des révolutionnaires russes sont aussi celles do la classe ouvrière française : pas d'an-nexiom, droit t70s peuples de décider d'eux-rv'Jnr s, jv(V l;s?oinent de l'indôpcndaneo "et. c-b l'in,vioïabi!:i > dos territoires occupas, indemnisation dos dlép/ds, pas d'indemnité do guerre; pas de guerro. économique après la Cessation des hostilités, liberté f.'cs dfjtroits et des mers, tribunaux d'ar'-ifcragte chargés d'examiner les li^gés mtematiionaaix et constitution d'une Ligue des nations.L-eS Classes ouvrières, ainsi quo l'ont demondé les revo-lutionnairos russes, exigent des gouverne-roents belligérants la publication des coéditions de paix : scuta H coonaissa ice de coj conditions peut empêcher qu'une paix séparée soit conclue/'* La résolution camande enfin la réunion prochaine d'une conférence des classes oa-vrièreg db tous les pays. — Ç? ■ — Les événements ' de Russie LE DANTON RUSSE C'est le nom quo décernent au miuiotre russe Tr «fî.ky ceux qui l'ont connu dans l'intimité. L homme qui s'affirme .en ce moment la personnalité la plus marquante de la Russie révolutionnaire, a connu l'existence mouvementée et vagabonde de tous j sos coreligionnaires. Il y a quelque dix ou quinze an3, on l'a vu à Bruxelles, à Liégo, en Hollande, en Suisse, en Autriche. A cette époque, le maître da IT'fure actuelle n'en menait pas large. Il poi-tait les cheveux très longs pour économiser les frais de coiffure, et sa barbe hirsuto 'encadrait uu visage maigre et pâle, qui faisait songer à quel-quo ûscéto d'une religion nouvelle. Il fut naturellement,- comme tant d'autres, du soulèvement popu lairc russe de 1^05 noyé dans lo sang, tomba en tro lc3 mains des sbires do l'autocrate et fut en- ! voyé en Sibérie/ Deux ans plus tard, il est à Vienne, étant parvenu à s'échapper du désert do glace, ot y écrit son fameux livre que tout lo monde a lu, où il raconte d'uno façon si poignante les péripéties do la révolution et los souffrances endurées par lui et ses compagnons dans I03 bagnes russes. Trotzky, alias Goldstein, met à profit ses loisirs pour s'adonner à l'étude. C'est un travailleur acharné qui s'assimile, au bout do quelques années, des connaissances étendues, parle couTam-mont l'allemand et le français, ot n'a plus qu'un | rêve : exettre en pratique les maximes de Marx et 1 Engels, dont les ccuvres sont devenues ses livres de ! chevet. Entre-temps, Ta guerre mondiale éclate. A cette époque, Trotzky se trouve à Paris où, avec l'aido de quelques compagnons, il édite un journal révolutionnaire russe qui est vu de très mauvais ceil par le ministère Briand-Viviani. Le gouvernement français expulse l'agitateur qui voit so fermer devant lui les frontières suisse et espagnole, sur un désir exprimé à Paris. Trotzky s'embarque alors pour l'Amérique^ mais, à peino arrivé aux Etats-Unis, il y apprend le déelanchemont do la révolution russe. DCs lors, il n'a plus qu'un désir : prendre sa part des responsabilités et jouer un rôle dans le nouvel ordre de choses. Lo paquebot sur lequel il fait sa rentrée on Suède est arrêté par un navire do patrouille anglais. Trotfcky, fait prisonnier, est interné en Angleterre dans les camps do prisonniers allemands. Il y fomente un soulèvement entre les prisonniers ; mais, trahi au dernier moment, il est Isolé dans une prison. Sos camarades obtiennent son rapatriement et, de prison en prison, il traverse la France, l'Espagne et la Russie. Trotfcky est entin rentré h Pétrograd. Et si nous le voyons aujourd'hui au pouvoir, bousculer quelque peu Anglais et Français, c'e3t qu'il a la dent longue et qu'il garde à sos persécuteurs de jadis une haine, somme toute assez compréhensible.Ceux qui connaissent parfaitement les hommes et les choses do Russie nous représentent le gouvernement Lénine-Trotzky comme un cabinet où auraient pris place 3-farat et Danton. Marat o'est Lénine, l'homme à la volonté de fer, aux énergies farouches ; Danton est personnifié par Trotzky, la tête qui pense et agit. Los doux ée complètent admirablement. Ah l le < pftle littérateur juif > de. jadis, comme Hervé l'appelait, a fait du chemin depuis ; H siège aujourd'hui au Palais d'Hivor des tsars, et c'est à coups de marteau qu'il dirige la politique extérieure de la Russie, au grand dam de ceux qui, il y a quelquos mois à peino, lui firent courber l'échiné. Pétrograd, 28 décembre : Le Bureau de la presse du gouvernement maxlmalistes annonce qu'une centaine de milliers da soldats de l'armée du Cau case marchent sur les troupes du général Kaledine. Plusieurs tribus des montagnes se sont jointes à eux. * * * Pétrograd, 26 décembre : On mande de Rosbof au ,,D;cn" : — Le général Kaledine a adressé un manifeste aux cheminots leur garantissant touto sécurité à condition qu'ils n'enrayent pas le transport des cosaques ; ïes cheminots ont refusé de s'entendre. Les vivres manquent à Itostof, de nombreux envois c'e denrées alimentaires ajyant été interceptés par les troupes maximalisiez. ■* * <C Pétrograd, 26 décembre : Prononçant un discours vendredi, M. Trotzki a traité la question de l'aide donnée par les Américains au général Kaledine. Il a déclaré, entre autres : — Les représentants de toutes les puissances étrangères no peuvent ignorer que nous ne sommes pas hommes à nous laisser marcher sur les pieds. L'affaire Schi-chérine-Pétrof nous a foumii l'occasion de montrer à l'ambassadeur d'Angle.erre que net, s, révolutionnaires, avons avant tout le souci ue notre dignité. Nous voulons prouver aujourd'hui à nos amis que nous uq sommes pas -au service de la bourgeoisie anglo-américaine. Nous n'avons qu'un principe : „Vaincre ou mourir !" Si les diplomates se mêlent do nos affairas, ils cessent d'être des diplomates et deviennent des particuliers vis-à-vis desquels la révolution ne connaîtra j>as do ménagement. * * Paris, 2ô décembre : On mande de Pétrograd que, dans un ordre du jour, le généralissime Kryleulco a dispensé les permissionnaires de l'obligation do retourner au front. * * t- Pétrograd, 24 décembre : Do l'Agence Télégraphique : — Le détachement de Kornilof, composé de bataillons do la mort et qui comprend atj détail 6,OCX) hommes armés do 20o mi-t railleuses^ a été complètement battu et poursuivi, jusqu'à une profondeur de 100 ventes à l1 intérieur du gouvernement de tharkoff, par des matelots de la flotte de la Baltique et de La flotte de ia mer Noire et par la légion polonaise. Nous avons eu 19 morts et 92 blessas. V * Pétrograd, 26 décembre : Le Conseil des commissaires du peuple et le Comité central des socialistes révolutionnaires so sont mis d'accord pour former un nouveau gouvernement. Sept portefeuilles sont réserves aux socialistes - révolutionnaires.♦ * . Londrea, 26 décembre : On mande de Pétrograd au ,,Times' t — Le gouvernement maximaliste a envoyé le commandant militaire de Pétrograd à Kief pour négocier un accord avec la Pada de l'Oukraine. * * * Pétrograd, 26 décembre : La Conférence des paysans a envoyé quinze d: légués à Kiif pour aplanir le conflit entre la Rada de l'Oukraine ©t le Conseil des commissaires du peuple. Le Comité central des socialistes-révolutionnaires y a aussi envoyé un délégué. Paris, 26 décembre :* 0*1 mande de^ Pétrograd à l'Agence Ha-vas que le secrétariat général do l'Oukraiine vient de publier un manifeste où il est déclaré que le secrétariat s'est occupé de la conclusion de l'armistice sur le front ou-krainien et qu'il reconnaît celui-ci, d'accord avec les Soviets. ♦ Pétrograd, 26 décembre : Le gouvernement russe porte à la connaissance do tous les intéressés ot surtout des banques étrangères que les représentants diplomatiques et consulaires de la liu&s.e quîi ont refusé de reconnaître le gouvernement des commissaires du peuple sont révoqués ; en- conséquence, les banques sont invitées à ne plus leur effectuer de versements, leurs engagements étant considérés Comme nuls et non avenus. * « * Paris, 26 décembre : Malgré la rupture' des relations diploma-; tiquas, M. Trotzki a spontanément rendu visite à M. Nouions, ambassadeur die France à Pétrograd, et lui a conseillé de recommander aux missions militaires des Alliés, dans leur propre intérCt, cie cesser toute agitation contre les maximaliste^. * , * £ Potoograc!, 26 décembre : ' Ou manda de Taschkent : — Le général Iiorowiisehento, nommé par M. Keronski commandant en chef des troupes du Turkcstun et qui avait été ar- rêté depuis, a étë lynché par la fcmle. * Poirog-rad, 27 décembre : M. Trotzki a télégraphié au capitaine Litzky à Charbda : — En rrpoose à votre dépêche m'infor-roant que.les autorités locales ont demanda t:intervention de troupes étrangères, j'ordonne l'arrestation immédiate de tout fono tiontaire qui s'est rendu coupable de pareil acte. Vous êtes responsable du mai-Mai de l'ordre à Charbin. Faites.moi rapport sur 1 exécution de mes ordres.'' DÉPÊCHES DIVERSES Parie, 26 décembre : De P Agence Havas ; — Se ^ basant sur des considérations d'ordre gCkiéral, le gouvernement a décidé de remplacer l'a général Sarrail à la tête des armées allit^ d'Orient par le général Gail-laumet.Le général SarraiL, qui a été aux prises avec dé graves difficultés et qui a rendu de très grands services à- l'Entente, sera nommé à un nouveau poste dès que les circonstances le permettront. * * Parts, 26 décembre : La Chambre a voté un projet de. loi prorogeant le mandat des sénateurs et des députés et ajournant les élections départementales et municipales. , « * Paris, 28 décembre : Le correspondant du „Petit! Journal" a été repu par le conseiller national suisse, M. Ador. Au cours de la conversation, qui avait trait presque exclusivement à la possibilité do la violation de la neutralité suisse, M. Adior a dit enitre anuHr®® : — Personnellement, c'est ma ferme conviction que nous n'aurons jamais à enregistrer une tentative des Puissances Centrales de se frayer un chemin à travers notre territoire. L'Allemagne a beaucoup à faire Sur le front» Ouest et ea Italie eb ne' songe pas à se mettre eucore l'armée suisse sur les bras. Rien qu'au point do vue purement pratique, l'Allemagne a tout intérêt à ne j^os se faire un ennemi de ia Suisse COMMUNIQUÉS OFFICIELS Comanmiqaé3 des Puissances Centrale». Berlin, 27 décembre.— OfcicieiI,dei ceimidd: ThéiUro de la guerro à l'Ouest. Armées du feid-maréchal prince-héritier Rupprccht de Bavière : Sur le front anglais, les opérations ont été actives de façon intermittente près du bois cPHouthulst, sur la rive septentrionale de la Lys, près de Mœuvres et de Mar-coing.Armées du prince-liéxilier allemand : Au nord-ouest de Fezonvaux, après une énergique préparation d'artillerie et de lance-mines, les régiments d'une division de la Garde ont exécuté des opérations fruc-lueuses. Dans la matinée, des détachements do reconnaissance ont pénétré dans les lignes françaises. L'après-midi, plusieurs compagnies, appuyées par des ianco-flainmes et des détachements d'un bataillon d'assaut et accompagnées par des aviateurs de l'infanterie et des aviateurs mitrailleurs, ont pris d'assaut les deux premières lignes detran-ohées ennemies sur un front de 900 mètres. Une contre-attaque prononcé© par les Français s'est écroulée et leur a coûté de fortes pertes. Après avoir fait sauter de nombreux abris, nos troupes d'assaut sont rentrées par ordro dans leurs positions de départ en ramenant plus d'une centaine de prisonniers et quelques mitrailleuses. Armées du feld-maréchal duo Albreoht do Wurtemberg : Le détachement français qui avait atteint nos tranchées les plus avancées au nord d''Oberburnhaupt a été repoussé. Théâtre de la guerre à l'Est. Rien do nouveau à signaler. Front macédonien. Pas d'opération importante à signaler. Front ' italien. La canonnade a été moins violente hier entre Asiago et la Brenta. Un violent fou de d!i version a sévi pendant la journée dans ie secteur de combat, ainsi qu'entre la Brenta et le Piave. Une attaque italienne dirigée contre le monte Tomba a été repoussée. ♦ * * Berlin, 24 décembre. — Officiel : Dans la Manche anglaise et sur la côte orientale de l'Angleterre, nos sous-marins ont coulô récemment' 23,000 tonnes brut. Parmi les navires coulés se trouvaient deux grands navires marchands détruits dans la Manche malgré une très violente oontr<i-ae-tioni de l'ennemi, ainsi qu'un vapeur anglais armé que son profil a fait prendre pour le vapeur „Norvegian" de la Leyland Line. « Berlin, 26 décembre. ~ Officiel : Nos sous-marins ont encore coulé 21,000 tonnes brtui dans la zone barrée autour do l'Angleterre. Des navires coulé», quatre l'ont été dans la mer du Nord, trois autr'is qui étaient fortement chargés ont e:o torpillés en dehors ^d'iin convoi qui aceompagnaieni des navires se rendant en Angleterre. Deux de ces vapeurs, de nationalité anglaise, étaient armée. Un autre vapeur coulé, qui voyageait sous pavillon anglais, était un navire auxiliaire britannique. # * » Berlin, 26 décembre. — Officiel : Dans la Méd!iterranée> nos sous-marïos ont encore coulô de nombreux vapeurs et voiliers. Le tonnage des navires coulés s'élève h 38,000 tonnes brut au moins. Parmi cea navires se trouvaient le vapeur armé ,,Bor-wick Law" (4,68o tonnes), un vapeur citerne torpillé en plein convoi protégé et un vapeur anglais armé. Un dos navires cou-l's avait à bord 700 tonnes de phosphate cestinjé à l'Italie. * * * Vienne, 27 décembre.— Officiel de co midi: Théâtre de la guerre à l'Est. Armistice Théâtre de la guerre italien Entre Asiago et la Brenta, ainsi que sur le monte Toniba, de faibles attaques ennemies ont été repoussées. Sur les autres paru ties du front, feu de diversion réciproque. Sofia, 26 décembre. ~ Officiel : Sur quelques points du front en Macédoine, canonnade un peu plus violente que d'habitude. Dans la boucle de la Czerna, court feu roulant. Au nord-ouest du lac de Doiran et dans la plaine do la Strouma, I nous avons mis en fuite plusieurs détachements anglais. Sur le front de la Dobroudcha, armistice. ♦ • * * Coustantmople, 23 décembre Officiel : Snr le front en Palestine, les naHr<S ennemis ont violemment, mais vainement, bombardé celles de nos troupes qui tiennent notra ailo droite. Le 23 décembre dans la matinée, l'ennemi a envoyé de faibles détachements caMre nos positions établies à l est do Neb-ila, qui ont été attaquées 1 après-midi par des troupes plus importantes. Toutes ces attaques ont échoué devant La vaillance <'.e nos troupes, qui .ont repoussé l'ennemi par des combats livrée h coups de grenades à main et par iUs con-tre-attaques. Nous avons réussi à faire quelques prisonniers. Il continue à pleuvoir à verso sur tout le front. Sr.r les antres fronts, pas d'événement important h signaler. Communiqués ces armées alliées Paris, 26 décembre. — Officiel de 3 heures: Sur la rive droite de la Meuse, la riposte énergique de nos batteries a fait cessor un vif bombardement de nos lignes dans la région de' Bozonvaux. Dans la région do âaint-Q/uentin et en Haute-Alsace, nos troupes ont pénétré dans les tranchées ennemies et ont ramoné des prisonniers. Mut «lime partout .ailleurs. •i« * * Paris, 26^ décembrv».— Officiai de 11 heures : Sur la rive droite de la Meuse, l'ennemi a attaq/ué à deux reprises nos positions du lois des Caurières, Malgré un bombardement très violant, il n a pu réussir à. enta-ner nos lignes et il a laissé sur place de iombreux morts Asecœ gronde acûvifcé' d'artillerie dans la région au sud de Saint-Qiuentiu et dans le secteur de Sapigneulles. Londres, 26 décembre. — Officiel : Rien de spécial à signaler, sauf l'activité le l'artillerie ennemie près de Viiriy, d'A-rrincourt et à l'est d'Yprcs. La neige tombe iur tout lo front. ' • * * 0 Rome, 26 décembre. — Officiel : La bataille s'est rallumée à l'aube. L'eai-iemi a concentré tous ses efforts contre lotro extrême aile gauche entre le ool del losso et la vallée de la Franzela ; mais, irr&é sur ce front, il n'a pas réussi à dépasser les maisons de Sasso. Nos troupes postées à. Constalonga- et sur e- monte Melaço ont de nouveau attaqué, à )lu>sieurs reprises le col del Rosso «i le monte Val Bella; elles ont repris ces positions, mais n'ont pas réussi h les tenir. A midi, le combat a diminué d'mtensÈSé. Au cours des combats livrés c^s dernier® jours, le 78e régiment d'infanterie (brigada de Toscane) et le 5e régiment de Ilersia-glicri sa sont particulièrement distingués. Sur la rive gaucho de la Brenta, notre feu de barrage a nettement enrayé une ten-t.itivo d'attaque prononcée par i'ennemi à l'est de l'Ostcria di Lepre. Dépêches Diverses Be^nei, 26 décembre : D'après une communication ds la Chambre de commerce de Lugano, l'échange d« marchandises entre la Suisse et l'Italie s?ra maintenu même pendant les fermetures de frontière éventuelle». * * * Vienne, 26 décembre : Recevant lo correspondant à Berlin de lf> ..Nouvelle Presse Libre', le comlo llerU ling', chancelier d> l'Empire, lui a dit : — La Not-1 voit nos espoirs eonfirm-'s. Nous avons lieu' d'être absolument satisfaits d®s résultats atteints en collaboration par nos armées coalisées dont les exploita ont été merveilleux. Voj-cb l'excellente t iur-nure prise par les événements en Italie I L'impifcuosité et l'énergie do nos soldais nous y ont comblés de joie et pour longtemps réconfortés : or, l'effort qu'il y ont déployé n'a été possible que grâce aux rotations étroites créées entre eux par la con-fiance (ibsoluo et l'union indéfectible scellées par notre alliance : o'est fi notre alliance que remonte ainsi la plus grande réussita do leurs héraïquss exploits. Je crois que dès aujourd'hui l'on peut sans témérité exprimer la certitude de voir leur coliiaiboration. aboutir à une paix avantageuse pour ,c-s Empires coalisés- » * . Londres, 25 décembro : A la Chambre des Communes, lord Ho. beit Cecil a fait des déclarations au Sujet de l'incertitude qui régnait en novembre dernier quant au sort des nationaux anglais en Eussie. Cette situation est ûclaircio aujourd'hui, un accord étant intervenu qui permet aux nationaux des deux pavs do rentrer dans leur patrie. « * * Londres, 26 décembre : , l-e soir du 23 décembre, uno explosion s est produite dans une fabrique d'explosifs à Kent. Il y a eu quelques dégâts, -mais pas de victimes. * <5 ♦ Goes ( Zélande), 26 décembre : VAgenoe télégraphique néerlandaise an., nonce que le 22 décembre, à 10 h. 13 du soir, cinq bombes ont été lancées sur Goes. Plusieurs maisons ont été endommagées ; un homme a été grièvement blessé. * ' . CSpenhague, 24 décembre : Une série do manifestations socialistes eu faveur de la paix suront organisées dans les pays. Scandinaves. La prenuiére r union populaire a eu lieu dimanche dernier à Cc> penhague ; elle a acclamé la politique da neutralité du Danemark et les efforte faits P»? les camarades russes en faveur do la paix et a invita lo parla socialiste danois à continuer énergiquement sa propagande nttw cifiste. 1 * Londres, 26 décembre t Le „Daily Mail" apprend de Melbourne que M. Ilughes, président du Conseil du Commonwealth, a l'intention de se reûrer à la suite de l'échec d© la loi sur le service obligatoire. * Melbourne, 24 décembre : An cours du référendum, 987,000 électeurs ont voté contre et 792,000 pour la service obligatoire. x Ha guerre navale Amsterdam, 26 décembre • Le .Telegraaf" annonce que les trois coiifcf&torpitleurs anglais coulés rus du bateau-phare „ifaas" convoyaient des navires marchands britanniques. * if Rotterdam, 26 décembre : Un des contre-torj-iJeurs anglais qui convoyaient les na\ ires marchands entres hier • _ Ro.terdam a été torpillé ou a touché uue mine. Les rapports reçus jusqu'à présent ne" disent pas s-'il fait partie des trois contre-fcorpi'lleiurs signalés hier comme %-ant coules ou s'il s'agit d'un quatrième contre-torpilleur.* * * La Haye, 26 décembre : Aussitôt ro;u le rapport sur la perto do contre-torpilleurs anglais * prîs du fcafcCau-phare ,,Maas", un vapeur de sauvetage! néerlandais s'est rendu snr les lieux. Il a découvert l'épav.o d'un torpilleur coulé, dont l'avant émergeait encore. La mer était couverte d'huile. Une mine flottait à proximité de l'épave. Uno ceintura de sauve:age ne portant aucune indication; a été repêchée.* <■- Ij: LonoreS, 26 décembro : L'Agence Router annonce officiellement quo le vice-amiral Rossiyn Wenyes a étf* nommé premier lord de l'Amirauté en remplacement do l'amiral Jellicoe. Ce dernier, a été porté à la pairie en récompense de ses services. * t <! Londres, 26 décembre : A la Chambre des Communes, io gouvernement a d clajM que lors de ia catastrophe d'Halifax, cinq vapeurs britanniques et un remorqueur ont' été gravement avariés. ^ Les deux tiers de leurs hommes d'équipage ont péri. * ri * * Copenhague, 26 d-ceinbro : Le ministère des affaire» étrangères annonce que le vapeur danois ,,Arno" (1,236 tonnes), qui transportait du charbon d'Angleterre au Daneniiirk, a été coulé dans la mer du Nord. L'équipage a ét' sauvé et débarfjiué à Peta-shead. * £ B3rlin, 26 d-ctimbre : Il résulte d"'uno inftwmation déîail^s: publiée par FAgenc» Havàs1 quil o-t vrai^om-biaible que le sous^mann allemand qui a coulé le erottscur français î5 Ciuvuui-Po-naulb" après un combat acharné a étS coulé. Une information française annonce heui\u-sement que presque tout son éju'i > a été sauvé. « * Paris, 25 décembre : On mande de New-York au : Le vapeur marchand russe , Shilcl3"f dont l'équipage esst o:«mpos^ cb bcii>hcv 4vts, e t cni'ré dans un y ri de l océaa Pacifique* 1 e gouvernement a décidé d'interner provisoirement l'équipage et d'ouvr r un_e enquête. - CIQ! t • ; ! 'w I

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Cet article est une édition du titre La Belgique: journal publié pendant l'occupation sous la censure ennemie appartenant à la catégorie Gecensureerde pers, parue à Bruxelles du 1914 au 1918.

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