La Belgique: journal publié pendant l'occupation sous la censure ennemie

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s.n. 1917, 10 Mars. La Belgique: journal publié pendant l'occupation sous la censure ennemie. Accès à 18 avril 2019, à https://hetarchief.be/fr/pid/0v89g5hn6z/
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Samedi 10 IVÎars 1917 JOURNAL QUOTIDIEN — Z,e Numéro : 10 CTentimes <4* Année. SI8 S33 PRIX DES ABONNEMENTS • |UN MOIS (mars) . . « fr. 2.55 1m demandes d'abonnement sont reçues exclusif fretnent par les bureaux et les facteurs des postes. —» Les réclamations concernant les abonnements doivent être adressées exclusivement aux bureaux de poste. ADMINISTRATION ET RÉDACTION : tdl, Montagnc-aux-Herbos-Potagères, Bruxolloi» LA BELGIQUE PRIX DES ANNONCES Peti'es annonces, la ligna, fr. 0.50. — Réclama avant les annonces, la ligne» fr. 1.25.— Corps dû journal, la iipno, fr. 5.00.— Faits divers, la ligne, fr. 3.76. — Nécrologie, la ligne, fr. 2.50* — Coin des Eleveurs, la ligne, fr. I.OO. Bureaux de 9 à 17 houre9. Directe et Administration : eDted'B° i? ,y Vn ' ££>5. racnssoÉE, Directeur LA GUERRE 950" joui* de guoire Jja situation est inchangée sur les grands fiants européens. Autour du message de M. Wilson Berlin, 8 mars. Sans lo titîre ,,,Fair Deiling'', la ?,Gazette de l'Allemagne du Nord/' écrit : — Un mot diu message du Président Wilson nous tombe sous les yeux : Fadi Deaiing — équité : l'Amérique exi^e pour ello-inùme et entend réclamer pour i huma-nite tout eotàère l'équité, lia justice, la liberté, la protect'on contre toute) hostilité %-stématique. Il esti vrai.que ces avantages, que M. Wilson est prêt à demander pour 1 humanité tout entière, il ne les a pas accordée à l'Allemagne. Depuis le premier jour de la guerre jusqu'à la rupture dtes restions avec les Etats-Unis, notre politique vie-à-vis d'eux n'a été rien autre qu'une lutte pour 1/équiLé, qu'un1 a<ppel fait Saos relâche, par un peuple que ses ennemis jai-loux forcent à se battre, à la justice, à la liberté de vivre et à la protection contre une hostilité systématique. A peine la conflagration mondialto qui devait parachever l'œuvre die la destruction die l'Alilcmigtno pr'»parée par son encercle, meat politique était-elle allumée, que la presse organisa une bruyante campagne et s'eiforya d'exciter contre nous l'opinion américaine. Le gourvornement de M. Wiiison assista impassible à 1 élimination successive par l'Angleterre de toutes les régies existantes du d'roit maritime. Il ne lui suffit point d'ailleurs d'admettre sans protestation que tout le commerce dl3 l'Amérique avec l'Allemagne et ses voisins neutres, làmêtaie où il était impossible d'invoquer dl'aucune façoru co'iiibre lui le diroit de la guerre, fût victime d'ei la t|y!ranin(iie maa-itJme britannique: il nous axl'ressa protestations sur protersta-tions dès que nous répondîmes aux procèdes de l'Angleterre par dos procédlas identiques1. H savgjt pourtant fort bien que If Angleterre ne poursuivait d'autre but-, au mépris brutal dûs droits des neutres1, que de uioyer, eu organisant urne guerre de fa-mine contre nos femmes et nos enfant^, notice ras-istance qu'elle ne pouvait vaincre par la force des armes. M. Wîlson réclame pour l'humanité en-tière le diroit à l'existence, mais il Te refuse au peuple allemand1. L'Union américaine s'est transformée en une immetise fabriqua d'armes et de munitions. N'on seulement les exploitations existantes ont été agrandies, mais les usines outillées pour la fabrication de prodUity non destinés à la guerre 'ont été transformées pour fabriquer du matériel de guerre pour le comprtje des ennemis de l'Allemagne. L'industrie tout entière d"uin pays que n'ont point du tout affecté les horreurs du conflit européen est devenue ainsi un gigtantesque atelier de la. mort. Lorsqu'il noujSI a fait connaître sa conception de la neutralité, le gouvernement des Etats-Unis à exigé de nous la sauvegarde et la sécurité de tous ceux de ses citoyens qui voyageaient, malgré les pressants avertissements qui leur étaient donnés, dans la zone de guerre maritime. Equité pour le monde entier excepté pour l'Allemagne : tel est 1e fil rouge dont a toujours été cousue la. politique de M.Wilson. Le jour vint enfin où fui mise à exécution1, après l'insolenô refus opposé à notre offre de paix, notre décision de faire la gucfctre illimitée des sous-marins. Une dernière fois nous fîmes appel au Président Wilson qu laveur de l'équité. Sa réponse fut la ruipbuire dlos relations diplomatiques, suivie dune tentative d'ameuter contre no.]» toutes les puissa,nces neutres. Aujourd'hui, le Président cSéçLare ouvertement qu il est possible que r Am érique prenne directement part à la guerre. La limite des sacrifices qu'il nous est possible de consentir dans 1 intérêt de la paix avec les E'iats-Unis est atteinte dès que sont mis en question notre dro:t à l'existence et 1 issue victorieuse de la lutte qu'on nous impose de soutenir pour assurer ce droit. Le* Etats-Unis n'ont aucun intérêt vital qui lorce lo présidtait à prendre une attitude belliqueuse. Les traditions de l'Amérique exigeraient plutôt qu'elle laissât aux peuples d! Europe le soin de vider leur grave querelle et l'équité lui commanderait de ne point prendre parti- confre urne nation qui lutte pour son existence et qui, depuis iréûéric le Grandi, ne lui a jamais inani-fque de l'amitié. Malheureusement, les procédés dont l'Amérique a usé jusqu ici à notre égard) ne pouvaient nous encourager à compter die sa part sur une juste appréciation de notre décision. Nous n'avons donc fait preuve que d'un© prévoyance! piaturelie, vu .l'éventualité die l'entrée en lice d'un nouvel ennemi, en cherchant en temps utile un nouvel allié. Il s'imposait que nous sui. vions, ]jouir atteindre ce but, l'étroit sentier qui pou vait seul nous y conduire. On n'est jamais absolument garanti contre la possibilité d'une trahison1 et le gouvernement de M. Wilson a d'ailleurs reconnu tacitement, eci recourant aux services d un traître, que nous avions les meilleures raisons de nous montrer méfiants a 1 extrême. Dans ces conditions, il apparaît clairement que les instructions qui ont été données à notre minière au Mexique n'étaient que simplement logiques. 1/offre de notre alliance ne devait être faite aui Mexique qu'après que l'A m,brique nous attirait ïï^cliro la _ guerre. Maintenant cucore nous di'eirons éviter cette guerre. Si 1 Amérique le désire comme nous, le Mexique no connaîtra de notre offre que ce que le gouvernement de M. Wilson a publié lui-m fane à son sujet. C'est du Président que dépend la façon. dlont tomberont les dés. Si son pa^s, qui a jusqu'ici joui des bien-faits de la paix e: qui ne pourrait assez en remercier lo ciel, venait à être impliqué, sans qu'aucune nécessité l'y force, dlans les horreurs d'une gruarre sang! m te, jui seul en •porterait la responsabilité devant l'histoire. Ce n'est pas seulement la vie des citoyens américains qui se risquent dans la zone dangereuse malgré nos aveitssements qilj se trouve dans les mains de M. Wilson, cest! en outre le sort de nombreux milliers ae personnes auxquels une extension de la guerre apportera fatalement le deuil et la mort. Quelle que puiisso être sa décision, qu'il veuille la guerre ou. la paix, il n« nous fcra. pas dévier do l'épaisseur cVun cheveu. ^ la voie (ton - la-ptolle nous nous sommes ie jQp février. 1 h La guerre sous-marin; 'Berlin, 8 mars. — Officiel : O'nj, été coulés aans la MédliterranOô 0 vapeurs et 3 voiliers, représentant un-jauge totale de 32,000 tonnes en chiffre rondlî. Dans le nombre, il y avait : L 14 février, lo vapeur armé italien f,'Toriuo' (4i,159 tonnes!), allant d'Alexandrie à Gêne avec dlu coton et dfu maos; le 20 février, i transport armé anglais ,,Eosalie" ('4,23/ tonanes), allant, de New-York à Saloniqu avec d'os munitions et de l'avoine; le 211 t'é vrier, le vapeur armé anglais ,.*\Vatbfied' (3,012 fcoimes), âdant en Angleterre ave 4,500 tonnes do magnésium; le 2*3 févri i un vapjeur français de 1,000 tonnes envi ronj lo 23 février, le vapeur armé anglaii „Trojan Prince1' (3,191 tonnes1), avcc ui chargement, complet; le 26 fjvrier, le va peur armé anglais „Burnby" (3,665 tosnss) allant de Oardiff à Alger avec 5,i-200 ton nés dfe charbon; un transport armé emnem die 5,000 tonnes environ, changé do chai bon, ainsi que lo vapeur grec ,,Victoria' (1,288 tonnes) ; lo 3 mars, le vapeur arm anglais ,,Craygentioran'; (2,;789 tonnes!) chaa'gé de charbon. * * * Rotterdam. 8 mars : I-X3 bruit court que le vapeur n^erlandai „Ystuooari'' (9q0 toones), qui se rendait de Etats-Unis à Londlrcs, a été Torjril-é. Le ,,Maasboio'' apprend, que^ le, vapeu; néerlanida«s ,,Eeukelsdilj,i" (6,749 tonnesf) quti faisait î-outo die New-York à Eottxr'au chargé die 10,000 tonnes de céréales diesti iiiâer^ au giouveinement néerlandais, s'es échoué ptrès de Halifax. * _ ♦ * •Berlin], 7 mars : Le collaborateur à Copenhague do 1 ,,Gazette de 1 Allemagne du Nordi' écrit — De source bien informée, on evailu les pertes totatefr de tonnage ennemi t neutre, du 1er au 15 février, à 520,603 t m nest; les portas ultérieures jusque l'in £é vrier, pour autant qu'elles soient connue jusqu'à présent, s'élèvent à 300,000 tonnes Il ne paraissait pas possible que des cliif 1res aussi gigantesques fussent atteints e, présence de la diminution 'importante, die 1: navigation neutre et de la p^uode de m^ nagement qui a dure jusqu'au S février La guerre des sous-marins1 continue à fair. l'objet de toutes les conversations.. « ik le- Copenhague, 8 mars : Le navire norvégien ,,Skorekoj", qu? s< rendait de l'Amérique du Sud à Queen-stown avec une cargaison d)j ma s, a ét< ix>ulé lo 7 février au large de la côte dl'Ir lande. L'équipage, composé de 21 hommes est resté trois semaines à bord dru sous marin. Il n'y a quo quelques ;ours qu'il r été débarqué à Hel'goland'. Parmi l'équi pag-e se trouvaient un Anglais et trois Russes', qui ont. été retenus en Alloaiaign; comme prisonniers- die guerre. Le reste d< l'équipage, cmq Danois et dix Norvégiens sont arrivés liier ici, venant di,Allema1guie. Lo journal ,,Politiken" jjublie a-ujoui^ d'hui un rapport sur leur séjour à bord! diu sous-marin. Les hommes sont unanimes è - déciarer que lo commandant allemand était un homme très avenant. Ixs reste de l'équipage a également traité les marins étran gers avec la plus grandie amabilité. On vi-vait en camarades et l'on se partageait les vivres. Avant le „Skorskoj", qtaatro grandi va ^ùrs, parmi lesrjuels un vapeur de munitions anglais, avaient été coulés. P«nd!anl le séjour do l'équipage du „Sbârsikoj'', Je sous-marin', qari a été souvent poncrs'uivi par des contrc-torpiUourS' anglais, a coulé un vapeur do 6,000 tonnes, un vapeur charbonnier de 6,000 tonnes, un autre vapeur de 3,000 tonnes et un voilier. U'ne torpille bien lancée a coulé un navire marchand anglais armé avant qu'il ait eu le temps de mettre ses canons en action. Lorsque le stock de torpilles fut épuisé, le sous-marin est reparti pour llel'igoiand, d'où fies marina Scandinaves sont) rentrés! dans leur pays. * , * • Paris, S mars : Le ,,New-York Ilerald"' amionC3 que deux navires dio la Globe Line ont quitté les Etats-Unis pour so rendre en Europe. * * Londres, S mars : L'Agence Reuter apnrend; de Washington que M. Wilson est légèrement souffrant. Les médecins lui ont ordonné un reipos absolu. Il devra probablement garder le lit pendant plusieurs jours. » * * Londres, 8 mars : Le , ,<Mor(nin.g Post/" apprend do TVa-s-faiigton que, cojilrairemcait à oa que l'on attendait, ceux (|iu s'oppbssnt à . îa modification diu rèjjlomeiii d' ordire int&ioor du àc-n-ali, wmais lo voudrait 11. Wilson» sont au nombie de trento-six. * * * Vienne;, 8 mars : La ,,Noatvel;o I'res&!i Libre'' publie lo 'esta d'une nouveUo demanda de renseignements adress.'e par les Etats-Urtis à le'.ir raja^aent uvt- diploniatiquo au, Mcui .«e et ceU:i de la riponse qu'ils ont reyue. Voici le lesta de la dlemaiidio, signée par M. Lan-singi : — Pailos savoir à Cairanza que l'aaa-Ixissadfeur db la GrMftHBaiUrçn» à Washington a Ét1 informé db la pw'&isci? de sous-marins altemandts dmns le golfe du Mexique et qiuei 1-A Alliés sorc^.t' foi'cés do prendirc des- EUKures &iergique» s'ils apprennent qu'une aido est daran'ée à leurs enaietmie dans tes e'-uux mexic :ines'. Faites comprendre à CaiTaJiaa la grandb im]x>rtarace qu'il y a pour lui à preuidire ijumédiaiesnent" des mç--'iire'j nécessaires yv.w emplckor que lo territoire mexicaine serve de base d'oparrat''on;} mx navires do gaam et la nécessité qui s'impose J'ir.stilV:«r immàMatement une censure àftr&e de la t 1 grafpà'e sans fij." Voici la réponse à ces instactio;is : — J'ai rimcmenr A> porter à la connais, snnoe dC Votre Excellence que le getmv-njnent mexicain a été profoodftnenti surpris d'apiprendlra que l'ambassadeur de la Grjnda-BreË^ne à Washington s'était adressé au ïouyernsmont dos Ktots-Unis au sojetclfune i/faira ongiceroont exclusivement le Medquc, et co d'autant plus ^ue la Graïude-.P-retae'm; a au Mexique un rapréseahnt acefAdité. Lo "in.wernernmt medeoin n'admet pas que les Alliés veuillent lo rendra respon/sablo de la présence (le s;>us-niarins ailom;tnde <Ï3ns le «olto (te Mexique, a'.oi» qne cés mômee s -us-marins sant entrés d.iins des ports amérioains et qiu'iïs ont c.wlé de® navires, même for . les1 territoriales des Etats-Unis, sans provoquer nn conflit queic.oinq.ne et sans que le goqiverneraent d'o Votre Excellence en ait été rendu responsable. Quoi qu'il en s>it, lo gouvernement mexicoin se 'permet du do^ mander à La Graracte-iBrota:îrne de faire on sorte qne la flotte anglaise emp<«Vie 1. soufwaarin's allemands die quitter leur base d'opérations dans leur pays, t-s ello ie fai sait, lo gouvernement, movioivin serait , l'abri dfts, inpidents désng-réabias qr.ie lo oontut européen est susceptible de lui o'-:w ' sionner. Si les jncBiires [irise? w ia Grande-Bretagne no sr;nt pas efficaces, le goi»v .-nomoat mexicain agira, dans 1: ce : '>i <!•.« sausi-mnrins allemands. crodseiaaOpt 3 dans 1«3 eaux mexicaines, selomj que le; s circonstances l'exigeront." * * , -Berlini, 8 mars : t, Du „Berliner Lokal Anzoigicr" : 1 — La légation de Chin/a à [Berlin a en voyé nécemment à son gouvernement un . rappoirfc exposant, la véritable situation. -? notamment la situation militaire, maritime . et. économique — de l'Allemagne. Il est pe:-, pis d ésirer que cet expose, appiUyé sur des _ inforrnatfions exactes données par les aato-, ri tés compétentes, ne restera jias sans in-t fl.uence, malgré les efforts énergiques' Ea,ii-[>ar les/ ministres dfô li latente poiu* imfluc-n-i ee-r le gouvernement chinois», et qu'il c:m-tribuera, aidé pa,r le travail de la légation [ dj'Affile/magne ji, Pékin, a,ui maintdén; de la _ neufaaAitS dtel la Chine." * h . * * j Amsterdam, 8 mars : L'Agence Ken ter essaie d'amener les neu-très à reprendre la navigation pour compte de r.Vngleterre. Les journaux, dit-elle, au-5 nonoent qu'il rosul e des deux derniers avis s, de l'Amirauté que la situation s'améliore en ce qui concerne les sous-marins et qu'on [• peut attendre, par suite, avec assurance, que , les neutres apprécieront le degré de sâcu-! r té que les Alliés assurant au commerce maritime mondial. Les torpillages ne con-t, stituent, en réalité, qu'un petit pourcearfeige du nombre des navii'os qui entrent journeb-lemcnt dans la ,,zone dw meurtre'. Le succès des pirates doit diminuer à- mesure que y, io nombre dés navires marchands arm«e : augmente et le commerce ma.intn.me des ndu-3 très peut échapper à la ruine s'ils osent suivre l'exemple de la GranderJiretagna oi. . ne pas admet.tie sans rcsistance l'attitude , criminelle de l'Allemagne. } ♦ * & Berlin, 8 mars : A bord d'u vapeur italien ,,Minas", qui j transportait des troupes à Salonîque, se trouvaient, suivant les déclarations do deux soldats italiens sauvés par nos sous*-marins ; un général, trois colonels, dieux majors et un millier d'hommes de troupes italiennes appartenant à trois régimeuts différents. Ils ont tous péri avec le navire, la mer étant très houleuse. » » » * Miîan, 8 mars : Suivant le „G'orriere della Sera'', le mi-nistro du commerce a déclaré que le gouvernement a fait des démarches à Londres poujr obtenir que les restrictions apportées aux importations en Angleterie soient modifiées en faveur de l'Italie. * * a La Haye, ' 8 mars : A la seconde Chambre, il. Posthuma a déclaré que la situation était encore trop ir.nbrouillée pour qu'on puisse dire aujourd'hui à qui incomba la responsabilité d" torpiiiage des sept navires néerlandais. » * « Amsterdam, 8 nuirs : Ixb compagnies de navigation Neî|ar-landl, Botteasiamsciie Llowl et Océan annoncent que leurs cargos, allanf. de Hot-landé _ aux Incte-s néerLanxi^ises, passeront à l'avenir pîu- le canal de Panama. * * ± Rotterdam, 8 mars : Un passager, du vapeur né'erlandl-ti.s ,,Gro-tius", arrivé! en HolLande à bord d'un vapeur britannique, raconte que 03 naviré a jet'j l'ancre sur un pioint inconnu de la côte angolaise et a attendu à cet endroit l'ordre de partir pour lia Hollande. Le 4 mars, dans l'apr^-midi, un torpilleur anglais est venu lui annoncer que le départ était fixé au 5 mars, à 4 h. l/2 du matin. Par une mer houleuse et un temps couvert, une douzaine d'o vapeurs sont partis diatns la direction! d!c Hoek van Ilollaiidl, su^ivan# une route déterminée. Le „Kopenhag)enj" Se trouvait en fcôte, suivi du ,,Kirkhain-Ab)îey" et dfes autres vapeurs, tous convoyés par plusieurs cantre-trxrpilleurs. Lorsque 1*3 dernier quart du voyage restait à faire, le ,,KiOpenliageta" a étS torpillé; les i^assa^ gers' du , îKirkhaini-Abbey' ' ont vu son é^i-page s'emlïarquer dans les canots. Immédia, tement, neuf contre-torpilleurs anglais sont accourus de _toutes parts et ont laneé des signaux lumineux. * * * La Haye, 0 mars : Le ,,Ni'2uwe Courant" écrit : — L'Agence Reuter nous fait, du haut de sa gtrandeur, un discours sur les opinions émises dans les milieux compétents, qui reprochent à la presse néerlandais© d® croue à une attitude m juste de l'Angletei're à notre égard. C'est là une nouvelle manifestation typique de la mentalité de guerre. S'ils défendent leurs droits, les neutres sont condamnés. Celui qui entend distribuer des blâmes devrait o re mieux informé que les milieux donifc Reuter publie l'opinion. Après l'an-uonco des la guerre des spus-.ina.rins allemands, le gouvernement a fait tout ce qui éto,:t en son pouvoir. S'il avait été au delà, c'eût étfô la. rupture des relations diplomatiques. U n'y a. pas bien longtemps que M. Wilson poussait les neutres à cette rujpîure. A ce moincn!i-l\, plusieurs jou"-naix britanniques déclarèreait que pareil acte constituerait une tentative de suicide-Aujourd'hui, les milieux dont Reuter ; ,n •! e l'opinion nous disent en substance : — Yows devrez prendre parti. Comme l'Allemagne ne ménage pas les nputnes, pourquoi, de notre cotét, aurions-nous des égards pour eux ?" _ Au sujet de l'attitude de notre ua\ii^< -liorn, l'Agence Reuter, ou les hommes dont «î!lle reprsodnit l'opinion, partent de fausses hypothèges. Ce n'est pas nous qui avons paralysé cette navigation; c'est 1 ' Angleterre elle-mOme qui a condamné une partie rie notre tonnage à chômer, en suboriionnant ^l'autorisation de partir à des confiions que nous sommes dans l'impossibilité <L-remplir. Le? repro^iies de Renier sojut. dlonc absolument injustifiés. Si cette agence éprouv© le tiosoia de faire de la morale, elle aurait pu trouver chez elle matière à ses dis2011x8, Mais elle a sans douta perdu de v,ue qu-e les petits Etats neutres ont également f.roii,si. ♦ * * Gotaiburg, 9 mars : L'-n armememt danois essaye d'enrôler <\ s marins à Gotenbuiigv II offre à d.-. matelots 2,000 couronnas pour lui vos'ag,; en Angleterre et 5,000 couronnes pouî1 S i voyage à Boi-doaux. * * * Christiania, S mars : Les jrarnauK annnncejit que t,000 marin? norvégiens sont actuellement sans tovoil dans les ports anglaifl. DÉPÊCHES DIVERSES Paris, 8 mars : Mercredi après-midi a eu lieu, à la tfor-bonne, en présence de M. Poincaré et sous la pr.'lsidence de M. DesChanel, président die la Chambre, une manifeslation patriotiqne. M. Viviani a parlé de la France invincible, di'une paix rendant l'Alsace et la Lorraine à la France, du fléau du mlilita-risme prussien ^t du combat pour le Drtoit et la Liberté; il a affirmé, en outre, la conviction du gouvernement en une heureuse issue de la guerre. M. liescihanel a insisté sur la nécessité d'obtenir une d'JcLsion d'feitive sur le champ de bataille et a déclaré entre autres; — Les Alleœajids prétendiefut que leurs ennemis cherchent à les anéantir : cela esit absurde. On n'anéantit pas: un jieupiLd qui a 70 million© d habitants. Je suppose que si l'on parle dj'un anéantissement du militari suie prussien; qn. ne s'imagine pas' qu'il s'agit de modifier le caract-k-e de la Prjusse. La Prusse e?t un Etat militaiire et ne peat. pas ttre autre chose. Pour qu'il n'en soit p?us ainsi, il faudrait détruire ses universités et ses écoles, dont l'armée n'est, en sjrnme, que l'aboutissant. Non, nous ne voulons pas poursuivre la réalisation de pareille absurdité. Nous ne voulions empêcher (personne de vivre et nous n'aspirons qu'à voir les peuples exister et travailler en paix à leur développement.;* * Paris, 8 mars : Hier, à la Chambre, le député Long a déclaré que, depuis les débuts de la guerre, les besoins de la France en céréales sia sont élevés à 262 millions de quintaux métriques., dont 259 millions; ont été couverts, de sorte que le déficit est très minime. Du 1er août 1915 an 1er mars 1917, la France a importé 22 millions de quintaux métriques. Pour arriver jusqu'au mois di'aout prochain avec les réserves de la cUemière récolte, il faudra encore importer G millions de quintaux métriques au minimum, étant donné que les paysans retiennent de grandes quantités de céréales. Depuis qu'on a lixé le prix maximum du ma-is à 40 francs et celui des céréales à 33 francs seulement, les paysans ont utilisé de grandes quantités de céréales comme fourrage. Toutes les mesures prùses jusqu'à présent sont inutiles. Les primes pour la production de céréales n'amèneront pas d'amélioration. La seule mesure efficace consisterait à utiliser dune manière plus rationnelle la main - (l'œuvre agricole, en décrétant la mobiilioatnon civile. A ce point de vue, il serait bon | d'imiter l'exemple énergique de M. ILIoyd Gieorge. •— On a commis une grave erreur, a déclaré pour terminer M. Long, en décrivant l'état de guerre comme une situation agréable. Pour que nous menions notre œuvre à bien, il faut que nous sentions tout le poids de la lutte.'' * * * Rome, 8 mars : Dans la ,,'Tri borna", le général Gorsi commente la retraite allemande sur l'Ancre. Les Allemands, dit-il, ont ainsi rendiu .ii'spouiibiey des canons et dos troupes et leur situation n'a nullement été influencée défavorablement par la légère perte de terrain. Le maréchal von Hindenburg ne permettra pas que l'initiative passe des Adlemands aux Alliés-. Il a plus souci do constituer des armées d'opérations que d'entraven le» projets d'offensive de l'Entente. L Allemagne cherche visiblement une décision sur le front à l'Ouest et les Anglais doivent .prendre garde de ne pas tomber, par suite du mouvement de retraite de l'ennemi, dans les filets des Allemands. Des soldats ! Encore des soldats ! ;En ce moment où do grandi événements militaires sont imminents, les- arfeeis prnu bliéiS ^aic les écrivains militaires sur les oouuiiitions dons iesquellest va s engager la prochaine campagne du printemps otaei-t un intérêt tout pait.cullier. Après avoir eixtiminé à fondl la question, lo colonel Repington, collalboi*ateiur m. licadre : du ,,Times' ', arrive à cette conclusion; qu» l'arméei anglaise n'est -pas encore assea forte numériquement, et il lanee aui gouvernement un avertissement énetrgique en criant : ,,Morc m en ! More men !! (Plus d'hommes ! Plus d'homme»! !) Dans uni article dta fond1, le ,,Times", commentant l'appel de, sou collaborateur, écrit: ' — Le colonel Repingttion est d'avis que l'effort suprême de notre pays sur terro et sur mer dtoit fataleme.it se x)ro^niie cette année et que ce qui noua manque le plus ce sont des hommes dans la ligne de feu. Lesi rapporta parvenus au grand! état-ma. jor anglais prouvent que la loi sur i'assistance civile en Allemagne n'existe pas seulement- sur le papier, mais constitue une réalité qui, combinée avec d autre® rassures, a mis Hindfaniburg eu étaé de réunir les réserves nécessaires pour sa campagne prochaine.Repd ngbon fournit à ce sujet des chiffres concluants. Il croit que Ilindtenburg a pu former, depuis l'été deiiaiier, 56 noiavelUes divisions, de sorte qu'au lieu des 128 ou 13Q1 divisions qu'elle avait' au front de l'Ouest «ni novembre dernier, l'Allemagne ea a actuellement. 1G6 au moins. Repington a la conviction que, dans la campagne a venir, l'Allemagne alignera toutes ses force s et il estime qu il ne laudrait pas s'étonner db voir ses a.rmées de terre et de mer com-àu'écs l'péier -une attaque directe comro l'Angletei?re. En conséquence, il adjure le gouvernement nie mettre également toutes ses forces et de ne pas perdre un temps précieux à so procurer les soldats in a^;,ensables à%la giuerre Voici du reste comment il s'exprime à ce pi'opos : — Au moment où l'Allemagne met en ligne jusqu'à son dernier homme valide, nous no méritons pas la victoire si nous négligeons die faire de même. Nous disposons d'un- nombre d'hommes Suffisant, mais si nous n'envoyons pas en Fraince dos armées supérieures à celles àe l'Allemagne, nous ne pouvons pas nous attendre à remporter la victoire. Le gouvernement doit connaître exactement notre situation. Malgré cela les conditions que lo parti ouvrier a posées à son' entrée dans 1e cabinet actuel nous oflii.gent à gaspiller notre temps en Te.? appels on faveur du „scrvice civil volontaire" qui, no répondant pas à nos espé. rancas, nous placera oSams une situation grave." Le grand journal anglais n'a qu'aie confiance limitée d'ans l'efficacitS de ces services volontaires" et appelle avec insis-ti'nca l'attention diu gouvernement sur ..le neu temps qui nous sépare encore des lutter* ^igrantescjjues et décisives qui ne - tar-lî-ront pas à se d-TOuler sur le front do l'Ouest''. COiïlMyMSQU ComtBimiqués des Puissances Centrales. Berlin, 8 mars. — Officiel de ce midi : Théâtre de la guerre à l'Ouest. En Champagne seulement», l'aitilienie a de nouveau dt; plus active sur un large iTon't'. Siu- les autres points où le feu est devenu plus intense, il a servi à préparer de petites opérations de nos troupes ou des troupes ennemies. A l'ouest de Wj'tschaete, nos di t ichmientj d'assaut ont pénétré dans la position anglaise et en ont ramené 37 prisonniers, 2 mitrailleuses et 1 lance-mines. Dans la région de la Somme, il y a eu plusieurs rencontres entre troupes de reconnaissance ; 15 Anglais sont rest-'s entre nos mains à cet endroit. Eh Champagne, au sud de Ripontt, après un feu roulant, l?s Français ont attaqué les positions que nous avons conquises le 15 février. Ils ont réussi à pén'îtcer dans qnefly '•{nés triinchées sur la hauteur 185 et dans la terme Champagne ; sur tous les autres point», ils ont été repoussés. Une contre-attaque nous o. remis en possessi n des parties 'le tranchées établies sur la hauteur 185 qui domij e Ja Contrée; 1 e .nemi s est maiiu-tenu dans la ferme siiu'e en con re-has. Sur la rive gaucho de la, Meuse, dans la soire, une at'aaio française a été dirigée contre nos lignes établies sur le "versant méridional de la hauteur 304; cette attaque a échoue. Une attaque prononcée simultanément par nos troupes près du bois d'Avo-court. nous a., sans que nous ayio-nis Subi nous-mêmes dé pertes, valu 6 prisonniers et 2 mitrailleuses. Théâtre de la guerre à l'Est. Front du f.Admaréohal prince Léopold de Bavière : Rien d essentiel à signaler. Front du général-icoloncl archiduc Joseph : Entre les vallées do Troius et' dfUz*, nos troupes ont pris d'assaut la crélle de hau>-teurs du Magyares et les positions russes avoisinantes, fortement retranchées par F ennemi. Nous avons fait prisonniers 4 officiers et 600 hommes et nous nous sommes emparés do plusieurs mil'ratiTî^uiseJs et de lance-mines. Sur le front des armées du feldmaréchal von; Mackensen et sur lo front macédonien, la situation est inchangée. En février, nous avons p«rdu 24 avions, A l'Ouest et à l'Est, ainsi que dans les Balkans, nos ennemis ont perdu 91 avions, dont. 37 sont en notre pouvoir; il a étj établi que 49 appareils sont tombés au delà de nos iignes; 5 autres ont été forcés, à I atterrir. * * * Berlin, 9 mars. — Officiel d'hier soir : Dans l'O'uest comme dans l'Est, rafales dû neige; rien de particulier à signaler. * * V Bci-lin, S mars. — Officiel : IvO 6 mars, des hydroplanes allemands ont jeté, avec plein succès, iwi grand nombre de bombes sur les installations du port de Sulina et les positions russes établies prés do cette localité. MaJgré le feu de la défense spéciale, tous nos appareils sont reiv très indemnes. * * A Vienne, 9 mars. — Officiel d'hier mid'i : Front de l'Est. Dans les Carpathes boisées, l'ennemi a été délogé d'une h&utçur au nord,-ouest dlu défilé des Tartareg. En V olbiynie, escarmouches entre postes avancés et recrudescence de la canonnade. Front italien. Activité, en général, peu intense. Des patrouilles de choc du 32o régiment dJ infanterie honved ayant envahi une position italienne à l'ouest de Kostanjevica en ont ramené 15 prisonniers. ♦ * * Vienne, 9 mars. — Officiel de ce mid' : Théâtre de la guerre à l'Est. Armées du feldmaréchal von Mackensen : Pas d'événements! spéciaux à signaler. Front du général-colonel archiduc Joseph : Entre les vallées d'Uz et de Csobanyos, des régiments austro r hongrois, renforces par des détachements allemands, ont pris d'assaut la hauteur frondère fortement retranchée du Magyar os. L'ennemi a laissé entre nos mains 4 officiers, 030 hommes, plusieurs mitrailleuses et des lance minés. Le régiment d'infanterie de honved! n° 10 mérite un éloge tout spécial. A l'est de Gyimesy un blockhaus russe a été détruit. Front du feldmaréchal prince Léop-old! dé Bavière : Rien à signaler. Fronts italûetti et du Sud^Est. La situation est inchangée. » ■» 6 Constantinopje, 8 mars. — Officiel du grand quartier général : Sur le front du Tigre, un régiment de cavalerie ennemi qui tentait d'approcher de nos positions a été repoussé et' a subi des pertes. Sur les autres fronts1, pas dJévénements dignes d'être signales. Communiqués des armées alliées Paris, S mars. — Officiel de 3 heures1 : Entre Oise et Aisne, actions d'artillerie assez vives et- rencontres de patrouilles dans lia région de Moul'in-sous-T ou vent. En Lorraine, au nordUest di'Emberménil, nos détachements ont pénétré dans les tranchées ennemies1, et nous avons ramené une quinzaine de prisonniers ajirès1 avoir effectué de nombreuses destructions. - En Alsace, une tentative ennemie sur nos' positions près de Seppois-le-IIauti a complètement échoué. 1/ennemi a laissé des prisonniers. Vers Hilsemtfirst, nos reconn naissances ont infligé des pertes à l'ennemi. Nuit calme sur le reste du front. « 4e * Paris, 8 mars. — Officiel de 11 heures : En Champagne, après une intense prépa-ration d'artillerie, nos troupes ont- réussi à enlever la majeure partie du sai'ilant occupé par .'ennemi le 15. février entre la Butte-•lu-Mesnil et M;aison»-de- Champagne. Cent prisonniers, dont deux officiers, sont restés entre nos mains. Sur la rive gauche de la Meuse, nos tirs d'artillerie ont boulovursé les organisa-Vans ennemies entre la côte 304 et le boi's d'Avocourt. En Alsace, nos batteries ont pris sous leurs feux et cfrspersé un fort détachement ennemi au sud de Cemay. * * & ... Londres, 7 mars. — Officiel du soir : Pendant les dernières vingt-quatlre heure©, la situation ne s'est pas modifiée. Notre artillerie a fai* ta:re les canons allemands ÉS OFF1C3ELS . qu'i"'boniIxirdaioiwt Y^ires. Les positions allemandes situées à l'ouest de Messine oat été prises sous le feu de nos batteries. Trois appareils ennemis ont été descendus et tiois autres au moins avariés et forcé1»' à atterrir. Quatre do nos appare ls ont éfeâ descendus et 'sept autres ne sont pas rentré » * Rhme, 7 mars. -— Officiel du grandi quartier général : ^Pendant la nuit du 5 au 6 mars, l'ennemi a tenté une nouvelle attaque contre 1® position que nous avons récemment conquise sur le massif de Costabella (vjail'ie de San Pelega ino) ; il a été repoussé et a suibi dles pertes sensibles. Le C mars au matin, nos détachements ont pénétré dans les lignes ennemies établies sur le monte' Mosciagh, sur le plateau d'Asti agio; les positions autrichiennes ont été dt-'truites et nos troupes se smit «oipa*. r'es d'armes et de munitions. Dans le sectejur du monte Siew (Corde-vole supérieur), l'ennemi a creusé une ga*-lerie de mines dirigée contre nos positions. Nous avons préparé une contre-mine et l'avons fait sauter le 6 mais au levtetr da jour. La galerie oonstru-îte par l'ennemi a été d-c'tiiuitô en partie; en outre, un die ses ouvrages avancés a sauté ensevelissant les' défenseurs sous ses décombres. Malgré le violent feu de barrage de 1 artillerie ennemie,, nous avons ocoarié l'entonnoir creusé par l'explosion. Sur le reste dju front, action d'es deux artilleries. Nos batteries ont détruit un iw. portant poste d'observation autrichien établi dans la zione de iBoscomalo (Karst). ♦ Pétrograd!, 7 mars. — Officiel diu grand l'iat-major général : Sur le front à l'ouest et sur le front roumain, canonnades réciproques et activité des détachements do reconnaissance. Dépêches Divergea Paris, 8 mars : L'Agence lia vas annonce que M. Cléineiv tel a diéclaié à la Commission sénaitbrial<3 des organisations éoonomiqutes que le gouvernement a adopté dcfiniitivemeit- le pro;Lofc d'enn-ôlenient de voion taircs civils et die réquisitions civiles. « * * Londres, 8 mars : L'Agence lleutir annonce que le parti irlandais vient de publier un manifeste dé-olarant que l attitade de M- Lloyd George constitue une trahison vis-à-vis du- peuplie irlandais ; elle reniforce la méf ance qu'éprouvent les . Irlandais pour les promesses de l' Angleterre et étend le mouvement révolutionnaire. Le parti, irlandais s efforcera de mettre rapidement et victorieusement fin; à la guerre et se voit d sormais forc^4 de combattre le gouvernement par tous le»5 moyens dont il dispose. * ^ * Londres, 8 mars : Parlant dans un discours pr-ononé'3 à Lonn dres de la guerre des sons-marins, M. Car-son a dit qu'il n'y aurait rien à gagner ni à pousser la situation au noir ni à. la présenter sous des couleurs trop riantes. Le courage de la race angl ise ne se démenti ta jamais, quoi qu'il arrive. L'Amirauté doit s'atteler sérieusement à sa nouvelle et dilf-fioile tâche pour maintenir la suprématie maritime de l'Angh^nxî. Nous sommes en présence d'un ennemi qui foule aux piedia tous les principes de l'humanité et du Droit des gens reconnu depuis des siècles. La nation doit avoir confiance dlans son gouvernement et se convaincre qu'il fait tout ce qu'il peut pour lui épargner dans ta plus large me>ure les incommodas dont elle souffre. Nous tiendrons jusqu'au bou$ quoaque les Allemand^ fassent ou tenden* de faire. r » • Londres, 8 mars j A la Chambre des Communes, M. Dillon a demande au ministre des affaires étrangères combien do troupes le gouvernement grec avait, envoyées dans lo Péloponèse et quel était le nombre des soldats grecs qui se tnoaivenr encore dans le nord de c^Ite i^'ovinco. (M. Balfonr a répondiiu qu^f lç transfert se poua«uivait (î'une façon' satis-fais imfeet, mais que le gouvernement giOc ne s'étact pas encore conformé à certaines exigences des Alliés. U reste encore 6j,oû0 hommes de troupes régulières et 6,oOO gendarmes dan «a le nord diu Péloponèse. M. (BaL-four a déaclaré, d'autre j»art, que le gouvernement grec a fait remette en liberté les ^ vénizélistes emprisonnés et a assnrd qu'ils ne seraient pas inquiétés. * 4> d Londres, 8 mars : La commission royale chargée! de mené® une enquête sur 1 expédition des Dardla-nelleg vient de publier son rapport. Il y est dit que l'entreprise des Dardlanellea avait été proposée par M. Churchill comm« •a ^meilleure méthode de défendre l'Egypte, mais que lord Kitchener avait déclaré que les troupes disponibles n'étaient pas suffisantes pour 1 entreprendre. Si cependant continue le rapport on avait pris des renv seignements précis, on aurais constaté qu'osai disj-iosait des troupes nécessaires pour un<j opération commune sur terre et sur mer. Une attaque d'rigée à l'improviste contre Gallipoli, sur terre et sur mer, aurait offert de grands avantages politiques et militaires, tandiie qu'une attaque puremenjfc maiitime, décidl5e d'ailleurs eu hâte, était fatalement une opération manquée et irréfléchie qui no pouvait mener à la totale réalisation dâft buts visés. * * Londres, 8 mars : Les députés nationalistes ne se Sont peuj retntfcuS aurjourd'hui à la Chambre dés com^ m unes, leur parti «'étant réuni pour dhscu-ter l'attitude qu'il adoptera. On pense qu'ils siégeront, lundi. Répondant à «no question, M. Bonûr La-w a déclaré qu'il n'estimait pas utile cSq continuer lia discussion entamée hier ; e& conséquence, la Chambre des communes A discuté le bucîget. o * te Rotterdam, 8 mars : Le ,,Rotterdamso'ie Lioyd" apprend q\T^ le vapeur néerlandais ^Sindoro" a tovttèiJ-fonds par une tempête de neige, près Gibraltar. Le navire a été fortement: entdfcra/-magé, mais il a pqi 3tre mis à l'ancre. L'équi]i»age a été sauvé. Le „Sindoro", vaj. nant de Java, faisait route pour Rotterdiaaa, * * ♦ Christiania, 8 mars : Pendant l'ouragan qui a. sévi hier Sur la côte de Mourman, un grand vapeur c|j5 transport russe, qui se trouvait dans 1â baie do Kola, a chassé sur ses ancres; il a dérivé. en pleine mer et a coule. Sa cargaison valait 10 millions de roubles. li'éqwfe page, a éjjé sauvé. u « c

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Cet article est une édition du titre La Belgique: journal publié pendant l'occupation sous la censure ennemie appartenant à la catégorie Gecensureerde pers, parue à Bruxelles du 1914 au 1918.

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