La Belgique: journal publié pendant l'occupation sous la censure ennemie

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s.n. 1916, 13 Fevrier. La Belgique: journal publié pendant l'occupation sous la censure ennemie. Accès à 22 avril 2019, à https://hetarchief.be/fr/pid/ft8df6mj5c/
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Dimanche 13 Février 19H JOURNAL QUOTIDIEN1. — H.9 Numéro tO Cantimeà 2"* Année. — N° 452 LA BELGIQUE PRIX DES AB0NNEÎÎSHT3 Î Tc«5r Trois 'février, mars), fr. 4.60 | Un mois (fèVriaf), Fr. 2.90 Les demandes d'abonnement sont reçues EXCLUSIVEMENT aux guichets des bureaux do poste. ÂDMTMWfRATION Et RÉDACTION Sis ^Lontaçma-aux-HerOos-JPotaffèresy IBHU^CEUjUB^ BUREAUX >DE9t tr HEURES vlos. MORESSÊE, Directeur ! Petites annonces i . l la ligne, fr. 0.40 Réclame avant les annonces . — 1 00 Corps du journal . . . t . — 4.00 Faits divers . « . • . . — 8.00 l Nécrologie . * 2 .... « — 2.00 Aujourd'hui ; HUIT pages. LA GUERRE 559e Jour de guerre - Des oontre-attaques françaises entretiennent une animation persistante, dans VUusest, aussi bitia au nord d'Arias qu'au sudl de Ja Somme, c'etft-à-drre dans les secteurs du front où las Allemands ont diévelopipé en ces derniers temps une activité tenace, mais , restée locale. Dons l'Est, nous notons une interventior fréquente de l'artillerie lourde du maréclia: von llindtanburg sur divers pointe de la ligne Kiga-Dunabourg. Un Volhynie, l'ar | mée de l'archiduo Joseph-Ferdinanidl coati } . nue à étire en butte aux attaque» des dota g ahements russes en reconnaissance, qui m fy monta*ei«j depuis quelques jours taré» entre J prenant^. De petits combats se livrent auas: 4 au nord-ouest de l\arnopol ; en revanche "g sur le Dniester et à la frontière de la Bes èaarabde riqa de. sail'iant n'est survenu;. Les hostilités entre Autrichiens eû Ifca lieds continuent à lAngtuin, aussi bien sua l'Isonzo que dans le Tyrol et esn> Ganinthie Il semble, en revanche, qu'on eoib très prts d'en venir sérieusement aux prises en Albanie, sauf toutefois que les Italiens, résolus à concentrer touit leur effort sua* la» défense de Valona, abandonnent Durazzzo. J-es troupes du général von Kôvess ont, en effea, f- ' occupé Tirana, où se trouvait le quartier général d'Essad-Pacha, et se sont par là 4 garanties oontre toute possibilité de sur-* prise à l'arrière. Entre Tirana et Duraezo 'elles ont pri9 position &nr les hauteurt • échelonnées de Preza à Bazar S Jack, en P\ vue de dominer toute la région qui sopar< Tirana de la mer, c&ont elles ne stor.t plu* éloignées que de 12 kilomètres. Cest dire qu'une attaque du> porti de Dunazzo doi être considérée comme imminente. ♦ * * De nombreuses informations officieuses' publiées celte semaine avaient donné à penser epue les hostilités étaient à la veille de commencer autour de Salonique. Rient n'est venu jusqu'ici les confirmer. (Dans le Caucase, l'en verdure des opérations est médiocre. Aucune indication géographique nouvelle en tout oas n'est parvenue à leur propos. ïiden de décisif en Asie. Les belligérants tftimonçenft à tour de rôle qu'ils ont obtenu des sucoès en Perse, où leurs manoeuvres Bout du reste assez difficiles à suivre. En Mésopotamie, les combats ont mommfeané-ment pris fin, en attendant que l'intervenu tion de nouveaux et importante renforts, hâtivement expédiés de part et d'autre, vienne préciser 'le cfénouemdnt des opérations, grosses de conséquences, qui sont ecn-■gagéen à près de G00 kilomètres au nord du golfe Persique. DANS LES BALKANS! (Bucarest, 11 février : Le Danube a inondé en grande partie la Dohroutija et la Bessarabie. En Bessarabie, plus de 50 kilomètres carrés sont couverts d^eau. Le gouverncimcLrt roumain a pris des dis]K>sifcions pour transporter les habitants domiciliés près du Danube dans l'intérieur du pays. Sofia, 11 février î Le journal ^Cambana" apprend qu'à Giurgevo fcroi^ officiers supérieurs russes qui étaient munis de bombes ont été arrêtés par les autorités roumaines. Budapest, 12 février : On mande de Jassy au „ Pester Lloyd" que kis communications par fer encra ki Russie et la Jioumanio sont de nouveau interrompues. La poste n'arrive plus. Les trains roumains vont jusqu'à Un-gheni-Rune, où les rares voyageurs qui veulent »e rendre à l'iutérieur de la Russie sont retenus ; seuls les trains militaires circulent en Bessarabie. Los chemins de fer roumains n'ont pas encore été officiellement avisés de nette interruption de trafic. , •--- —-Milaiy, 12 février : '.' Le roi Pierre est arrivié jeudi à Oor-fou ; il a été reçu par le prince héritier S«3rbie et par les généraux français. * A L'Avenir ds Saloniqu^ r •— . Après la guerre des Balkans, la Grèce entra en possession d'un territoire énormej de 51,OX) kilomètres carrés il passait à 110,0yt>, et la population du royaume de] 2,600,000 habifiants s'élevait d'un coup <i plus de 4 millions. C'était tout un pays à organiser, à ramener à l'hellénisme; une période de transition allait) suivi» entraînant des modifications profondes, des changements compiais dans la vis des région^ oonqubes. Ce fut à Salonique que se manifestèrent lo fplus les bouleversements qui accompagnait le nouveau régime, et cette ville commerciale sli importante se mit à décliner ra pidttinent. Lo commerce surtout avait été atteaut par la conquête grecque et les nfeo-i ciaut» (fe la place s» plaignaient amèremenf' ôe la drmmution du trafic.C'est qu'au tem'p.4 2f Salonique voyait sourire devant vau U 1 ïunterland de la Boumélio, die ^ et do la vfcille ®'y a<PProvi®ifiwier de 1 Mit rtaur efi il en résu-ltnit mil échange t ^ !***' Maintenant la fron^ Sa»,T- î Go kUomawa <Io 1» villo Dn « "i "^;^Q Nor^ manquaient. ' Bwrio avait établit à. sce fco^-ps, au débat do 1914, aae terri re inlrwchmaabîo quj. entravais I'axporfeitiqiK ?• |Wr _ aggraver cotte BSustio», iTrégio,/ te Salonique ee victu« de 150,000 Bulgares W 1-UXM qui représentaient imo bonne paA da la ehent ta du commerce salonioian,. \ ,,Sans la garnison et l'armée des fonction-" nairs!, notre vi'Ja varaio la moW <fe sœ se bmor, disait r.^ndépeadant" ce Salonique du 10 mars» 1914.»' Qnï alourdisactnanli des affiles étais en-ooro accru du fait qu'au début des kostili- tés balkaniques, par suite du crédit fait aux acheteur® du dehors, le commerce de S&Io-,^ique avait un découvert de tO millions Sur ii*îincion hinterlaud. Or, 1a plupart de ces ^créances devaient Ô6re considérées comme pecrciues; soit en raison deai formalités à accomipîjr pour (poursuivre les débiteurs étrangers, soit à cause de leur émigration. En plus, les dépenses de guerre ont forc^ les Grecs à prélever de nouveaux impôts dont Ba^onique a eu aa part. Les droits de douane, de 11 p. c. sous le régime turc, sont montés à plus de 16 p. o. D'autres droits ont frappé les produits de consommation oomme le café, le thé, le sucre, le pétrole, etc. Puis les spéculateurs, profitant do cette nouvelle situation fiscale, ont haussé le prix de leurs marchandises et, par exemple^ le pétrole qui se vendait sepl francs la caisse de bidons montait à qu> torze francs. C'est Ja olasse pauvre qyï a le plus souffert de ce renchmssèmeot et, n'en démêlant pas très bien les causes, elle en a rejeté la faute sur le nouveau régime. Ainsi, taudis que le commerce diminuait ei que la vie renchérissait, les impôts augmentaient.La prospérité du port de Salonique se relèvera<-tr-ello î Cela paraît douteux. Lorsque les Bulgares auront outillé le port de Kavalla, son voisin grec trouvera ern lui un rude concurrent, et lorsque la voie ferrée d'Athènes à Salonique sera terminée ci mettra la Grôoe en communication avec le réseau européen, le Pirée en profitera plus que Salonique. Los voyageurs emprunteront plutôt La voie d'Athènes pour gagner l'Egypte ou l'Orient. La situation do Salonique se complique de son cosmopolitisme Avant la guerre des Balkans, elle comptait 175,000 habitants, dont 85,000 juifs, 20,0*00 Grecsk, 30,000 musulmans, 8,000 Bulgares, 5G0 Serbes, ï>1uî i uno population mêlée de Levantins et d'européens. Depuis l'occupation grecque, Bul j garas et musulmans ont émigré presque et i totalité, ainsi que quelques milliers de juifs i d'autre part, 25,000 Grecs* sont venus d< i l'ancienne Grèce, auxquels se joint tous les |,>urs um afflux dfémigjnants arrivant do Thrace ou d'Asie-Mineure. Il s'os crée là un foyer de discorde entre les Gren.« d'Athènes et ceux de Macédoine qui s'irri tent de leur subordination à la capitale dt royaume et dont les exaltés parlent mômt d'un régime d'autonomie. La Grèce se trouve donc là devant dof difficultés inextricables et l'on ne pourrai' dire comment elle en démêlera l'éeheveau. Los événements actuels d'ailleurs ont remis à une autre échéance le soin pour La Grèce d'accomplir la réorganisation de ses nouveaux donniiiies et l'issue de la guerre pourrait lui réserver un surcroît de nouvelles charges. SUR MER Vienne, 12 février : Pour entraver l'activité toujours plus 'grande des sous^marins allemands dans la \Miterranée, lrAngleterre y a organisé uno flottille d'une centaine de chalutiers à vapeur. Ceux-ci sont armées et munis de filets en acier. Quelques-uns de ces bateaux ont ^été coulés par des sous-marins. Copenhague!, 11 février : Lo vapeur danois „Kierçr", qui sa rendait chargé do vivres du Danemark en Angleterre, a été capturé jrenxlant son voyage de retour, avec une cargaison de 800 tonnes de café et de cacao, et amené à Stettin. Son cas seca jugé par le tribunal de prises de Hambourg. Londres, 11 février : Lloyds annonce que le vapeur „Elâwick \fanor" s'est échoué près de Tnrmouth. L'équipage a été sauvé. DÉPËCHES DIVERSES Borne, 10 février : MM. Briumi, (Bourgeois, Thomas et les autres invimbrês de la mission française ont .ussassé au déjeuner donné en leur honneur au Palais Pamése par M. Barrère, anibas-sadbujr de France eiu Italie. Après avoir été reyus par le régent, MM. Briandi, Bourgeois et Barrèro ont été reçus peudbnt trois quarts d'heure par Al. âaiandra. Ils se .sont rendus eiasuite près de M. Soninno. • • • Rome», 11 février : x3^Au) cours d'une délibération! avec des ' hommes politiques italiens, M. Briaajd s'est tirononcô contre le projet soutenu par la presse alliée de ' ci'étw un Parlement dû Patenté» composé de plus de cent membres. I. 'Thomas, ministre des munitions, qui omipagne M* Briand dans e)pn \Vi(y'agxs a dit à un collaborateuir du „Aiessagero" qmo Poifoiisive en Artois et e)n Champa^iïe aiurait démontré l'insui!fisance de l'appro-^isionnement en munitions de l'Entente. Parias 10 février* * ' La proposiiion faite par M. Tîtenaudel eb adoptée par îes socialistes unifiési,' proposition demandant l'établissement d un contrôle i>artenio{i Caire dans la zone do guerre, eut as aminée en ce moment par les difUents partis. >^Loodres, 11 février :* S Le Financial News" apprend de source bien informée que le . Tré.-xer, angliajl3> proposera de portier l'impôt de guerre de 50 ù,_ J5 p.. o. pour le prochain exercice fiscal. Znrich, 10 février : „ • Ou' mande de Paris que tous Les Anglais âgés do 18 à 41 ans qui séjcrornenli en VYanco doivent se faire inscrire suit les listes militaires». ^ Dandire?, 11 février :* rX Le gouvernement anglais va fairë diea ser une liste des navires qui ne peuvent pas» être utirlea aux opérations 'mSifairès. Coi Mrcnp aux AHiés pour les transports de ohar!>>n7^3ê ' 3e" boi9 et de ohevaujx, et ce aux même& frets que ceux payés par l'Amirauté. Londres», H févriei' :* La ,,Ternes" arucuoucg que les freÊs pour les vapeurs-citernes naviguant entre VAmé rique et l'Europe ont été réduits de 120 à 80 shellings par tonne. » 0 • Copenhague, lo février : Ld gouvernement déposera au Partaient un projet de loi remontant à une date! ulté-rieuna les élections qui, d'après la nouvelle Constitution, devraient avoir lieu avant lo mois do juin. • s Constance, 10 février : L'échange d'invalides allemands et français a été terni in# hier. 1-a France a envoyé 92 invalides et l'Allemagne 230, pariai lesquels se trouvent 2 officiels. Le prochain échange d'invalides entre la France et l'Allemagne aura lieu fin avril. IBaye, 10 février : L'exportation de harengs frais et fumts du Zuideraefl est autorisée jusqu'au 1er mars prochain. ♦ • a Vienne, 10 février : Afin, do limiter l'importation d'articles do luxe, spécialement des soieries, des bijoux et! du Champagne, les droits d'entrée qui les frappent devront être payés en or. • * * Stuttgart, 11 février : Des brasseries wurtemborgeoiseK ont décidé d'augmenter, à partir du 15 février, lo pnix de la bière de 4 mark par hectolitre. o * * ■ -Washington, Il février : On pense généralement que 1e gouvernement, en présence de la note allemande au sujet des navires marchands armôs, me'.-tira les sujets américains en garde centre les risques qu'ils courent en voyageant à bord de navires do ce genre. * * * Londres, 10 février : ] Le „Globjet", discutant 10 manque do navires de commerce, exprime l'avis que le gouvernement, au lieu de limiter puromeiu , et simplement l'importation du sucre, ferait . iBuvre utile en frappant} de droits très élevés les sucres venant de HoBanifie„ do Cuba • et da Java, et en accordant l'entrée en fran-j chiso ans sucres des oolcntes anglaisas. i>o . cette manière, l'exportation serait réduite et, L on ouÊre, for de la fc&mndo-f>retagne quitto- ) rait lo pays en moins grande quantité. • * * Stockholm, 11 février : La Conférence pacifiste des neutres a commencé jeudi à fc»tockho!m. M. Liudha-gon, bourgmestre, a été nommé président. Les représentants do la Norvège, du Darro mark, de la Hollande et ue la &uist<3 n'étant pas encore arrivés, les réunions n'ont pour le moment qu'un crv-ivctùro pro- visoii'e. On attend l'arrivée de M. Ford. • j» * Londres, 12 février : Mercredi, le matelot anglais Charles Dunn était poursuivi a" Liverpool, pour n'avoir pas rejoint un transport de l'Amirauté. Le malheureux n'aurait pas demandé mieux que do rejoindre, mais ses camaradfcs, qui le surnommaient ,,Jouas" — on sait que ce vocable désigne dans la marine les „çorto-gïiigne" — l'avaient menacé de le jeter pardessus bord s'il se présentait. Dunn a une réputation do porte-gaigne bien établie : il a été de tous ',efc grands naufrages ; il était sur lo „Titanie", et sur l',,Empress oflre» land" au moment où ces deux paquebots firent naufrage et disparurent dans les profondeurs de l'océan ; il était sur le „Lusi-tania" au moment où iî succomba sans la uorpillo alleunande ; il était également suite jjFloi-jlzian". Lo juge fa acfiuitté, mais l'a prévenu qu'il n'en serait plus do tnême s'il entendrait encore parler de IuL UN ZEPPELIN SUR PARIS D'un témoin oculaire écrivant à la date du 30 janvier : — Dix heures du soir venaient de sonner aux tours de Paris. î>ans les aifés et les restaurants, on 6e préparait à la ftinne-ture. Je» me trouvais assis avec un ami dans un établissement du boulevard des Italiens. Soudain retentit, très précipitée, la sonnerie desi pompiers. Un inceudie^ Nul ne songeait à des zeppelins. Il y avait déjà plus dedk mois qu'ils n'avaient plus fait leur apparition. Le gérant dlu café était allé voir au dehors. Se retournant vers les quelques con-soinmaJ&eliirs» encore attablas, il annonce qu'en toute hâte on éteint les réverbères. En effet, le boulovard vient subitement d'être plongé dans une nuit opaque. L'établissement se ferme et nous voilà, mon ami et moi, chemina*t dans l'obscurité, où, contrairement à notre atteste, il règne un mouvement inaccoutumé. Dos chuchotements, du mystère. Nous interrompons notre conversation, nous interrogeant du regard. Tout le monde parle à voix basse, et, chose presque drôle, on dirait eai zézayant». — Cest un zeppelin, dit mon ami, en me poussant du coude. Au coin des rues des groupes nombreux stationnaient, scrutant le ciel où l'on pouvait distinguer maintenant les feuîx d'un avion français. A la vérité, il ne régnait ni terreur ni panique ; mais une curiosité, peut-être un peu angoissée, au milieu do laquelle toutefois la blague ne perdait pas ses droits. Les expressions do m-aléd^oas à l'adresse des Allemands partaient comme desfcaeies; mais personne ne savait encore, en rôaîîté, ce (jui se passait exaetement. On se doutait de la présence tFun zeppelin. ; on en redom-tait les bombes , d'aucuns aJtmnai«nt fftroir entendu des explosions. — Ce sont des coups de caaen tirés à blanc, des signaux oïuinaires, sans danger, certifie un petit homme ventru. C'est le règlement.— Quel règlement 1 grogne un- voisin^ Comme si Pon savait recei i netffcro il»• oouù de canon tiré à blanc d'un attire. Je eip ancien artSleur, je sais ce que je dis. J'ai également entendu les coups, et il n'est pas question do canon. Ce sont les Allemands qui bombardent Paris. Le pfctit homme ventitr n3est pas content, et, d'un ton goguenard, riposte : — En voilà un qui &s fî^u»6 qu'on sonnerait l'alarme pour un taube 1' Un troisième émet l'avis que ce toit s* que pour la frime l'alarme qu'on vient de donner. C'est un truc de la police destiné à mettre fin» à la campagsse menée -par qneV, ques journaux contro l'éclairage dk^fccfraeux de Paris, le soir. C'est un moyen de se justifier. Ainsi, au boulovard, personne ne se doutait que dans un faubourg à population dense, on comptait déjà des morts et des blessés. On était curieux, on raisonnait, on blaguait, mais nul 110 songeait au danger. On se croyait en sécurité, bien que quelqtie chose d'inaccoutumé planât dans l'air. Au boulevard Montmartre, nous obliquons vers la Bourse, ou un bureau télégraphique est ouvert la nuit. Dans la rue latérale que nous traversons, il fait noir comme dans un four. Les gens frappent d'il talon pour annoncer leur présence et éviter les heurts. Le bureau télêgrapliique est généralement un centre d'informations. Un public très nombreux s'est) amassé aux environs. Les nouvelles les plus étranges s'y chuchotent. Les choses les plus contradictoires s'y affirment avec la môme conviction. Nous retournons au boulevard. Mon ami se rend à son hôtel, et moi, pédestrement, je réintègre ma demeure, après avoir vainement cherché un sapin. Les péripatéticiennes erraient encore dans les rues sombres débouchant au boulevard. L'obscurité les enhardissant, elles vinrent se mêler au public, sur le boulevard même, malgré les règlements de la police. Los réflexions de ce monde spécial n'étaient pas les moins drôles, Do temps à autre, on entendait faire la ré-f exion qu'il était peut-être dangereux de stationner en' plein air, qu'il serait plus sage de s'abriter sous quelque porche. L'avis me plût, et je me rendis dans une petite cour voisine tout près do la gare de l'Est. Subitement, vingt, trente personnes étendent le bras vers une maison. On dirait une menace. Une femme Passive, au chignon épais, sans chapeau, les lèvrefc fortement peintes, assure qu'elle ,,1'a" vu. Et à chaque nouvel arrivant elle refait son récit : — D'une tabatière do la maison, là, là, j'ai vu sortir des boules de feu rouges jaillissant comme d'une fontaine. Un pâle voyou en savait davantage. De la même maison il avait vu sortir deux jets lumineux ; un vert et un rouge. — Si ce n'étaient pas des signaux, je ne m'y connaît plus î — Avez-vous été prévenir la police ? demande-t-on.— Bien sûr, les flics no tarderont pas à arriver. Nous attendons, mais la police no se montrant pas, je me décide à regagner mon logis. Par la fenêtre, je constate que lo ciel est toujours sillonné par les rayons lumineux des projecteur©. Ou n'a pas encore entendu battre la breloque, le signal annonçant la fin de l'alarme. Avant do mo coucher, je téléphone à un bureau de journal, où certainement je pourrais obtenir quelques renseignements précis-. — Des bombes, me dit-on, dans le quartier de... (Je ne peux pas citer le nom du quartier, si je veux que ma lettre passe, bien que tout Paris, et probablement le monde entier, en connaisse le nom.) — Dcg victimes 1 — Obi. — Combien ? — Encore rien de) précis, quinze, vingt peut-être l Il était maintenant près d'une heure du matin. Le quartier éprouvé était loin. Pas de Moyens do locomotion, et 'c'était un dimanche, ce qui veut dire pas de journaux, ni à midi, ni lo soir. Sans compter que la censure allait opérer ferme. Que faire comme journaliste ? Pendant qfcie je mo consulte, une sonnerie de clairons très animée retentit. C'est la breloque. Le danger est passé. Dans les journaux de ce matin, la censure a veillé à ce que ne paraissent les noms, ni de quartier ni 5e rues où les bombes sont tombées, pas plus que la ihojn-dre évaluation des dégâts occasionnés.; Mauf les vendeuses de journaux suppléent^' aux: Lacunes de leiar marchandise. La mienne est dans une colère effrayante et contro les Allemands et contre le gouvernement français qui ne défend pas Paris. Je ne constate chez eilo ni peur ni effroi. De l'indignation et de la pitié. — Ces pauvres gens du quartier de... ! Et elle nomme le quartier qui m'a été cité .cette nuit par téléphone, mais que la rigueur de la censure v&it laisser ignorer. — Comment savez •-vous que des bombes sont tombées là *1 di^je. — La femme qui apporte les exemplaires du Journal habite dans le voisinage et une bombe a frappé une maison dix numéros plus loin que la sienne. Tous les carreaux sont brisés. La pauvre femme n'était pas encor revenue de son émotion. Elle m'a tout raconté ce matin à 5 h. %. Tenea 1 prenez lo tram dans telle direction, jusqu'à la rue de... Là, vous serez tout près. Voyez tout ce monde qui attend le tram. Certainement ils se rendent sur le lieu du sinistre. Dès la première heure ce matin tous les tronns étaient bondes, tout lo inonde veut aller voir. _ En effet, ce ne sont qu'autos, voilures, J>icyek£tes roulant dans cette direction. Et je m'y rend» aussi. A première vue, rien de trop saisissant à remarquer. Un grand trou au milieu» de l'avenue, un autre dans une rue voisine, des carreaux brisés saas nombre, une boutique détruite, un arbre dé-raeiué, un pignon endommagé. Les diégât6 les phi» séariefcix se sont produits dans la cour intérieure de deux maisons. De la première, toute la façade d'arrière a été éven-frée depuis lo cinquième étage jusqu'au rez-de-ohaussée, et do l'autre, une espèce de caserne à locataires, La façade donnant sur la cour est démolie de fond en comble. Lo public est tenu à distance et ne peut -point par suite se rendre un compte exact de la gravité des effets du boinba*d«sme*fc aérien. C'est un spectao'e triste, inquiétant. La vue de ces façades démolies vous donne une idée du résultat meurtrier des bombes du zeppelin. Tout en haut, dans uno mansarde éventrée, chose étrange, brûle encore une veilleuse. Comment cette- himerotte a-sfc-ello r&dsté 1 Dans le quartier sinistré, cela va sans dire, les habitants sont sons l'impression des terribles pertes do vies humaines et d'objets stKfiçrîeis. Mais, encore une fois, le sang-;Troid no les » pas abandonnés. COMMUNIQUÉS OFFICIELS Communiqués allemands Berlin, 12 février. — Officiel de ce xajli: Théâtre de la guerre à l'Ouest. Après avoir dirigé un feu tràs vioilcint contre une grande partie de notre front en Champagne, les Français ont attaqué, le soir, à l'est clcla ferme Maison de Champagne (nord-ouest do Massiges) et sont entrés dans notre posiiien sur une largeur do inoins djo 200 mètres. Sur* la hauteur de Combres, nous - avons occupé la lisière d'une excavation «tf-eusée par l'explosion d'une mine que les Français avaient fait sauter devant nos tranchées.Théâtre do la guerre à F Est. Des tentatives d'attaque dd patrouilles et de petits détachements russes ont échoué sue différents pointe du front. ThAâtro de la guerre dans les Balkans. La situation est inchangée. » 6 • "Berlin, 12 février. — Officiel : .Lo 8 février, un sous-marin allemand! a cmiié trtir la côte syrienne, au sud dd Beyrouth, le vaisseau de ligne français- „Su£-freni'v Le navire a coulé en l'espacé do ^8cux minutes. Lo < Snfilxôii >, larccà en 1809, avait un • déplacement «rwftt do 12.750 tonnes, et, en fïinpw <3c 'paix, un équipage de 655 boni es. Il «".tait armé 4 canons "de 805 mm., do 10 canons <1© 164 min., do 8 canons de 100 mm. et do 22 cauon|j dé 47 mm. Il (tait muni do deux lance-torpill e, piûi, w équipage - d?r 6é&-~httièujMà3. IL; cfèir armé r une largeur de 81.40 m., et un tirant d'oaui de : 8.40 m. • * « Vienne, 12 février. — Officiel d'hier : Front russe. L'ennemi oontinue à lancer des détache-) monts d'éolaireurs contre le front de l'armée do l'arohiduo Joseph-* Ferdinand. Nos détachements de couverture ont repousse les Russes do partout. Des avant-postes du régiment d'infanterie hongroise n° 82 ont mis en déroute quelques compagnies russes. Front italien. Pas d'événements particuliers. Front du Sud-Est). La 9 février, les forces austro-hongroises 1 opérant) en Albanie ont. occupé Tirana et les hauteurs situées entre Preza ot Bazar Sjak. Constantiinopje, 11 février. —« Officiel du quartier général : Sur le front de l'Irak, canonnades et fusillades initermnltfteutes. 1/ennemi, qui s'efforçait de déboucher de ses retranchements sur la rive droite, a été obligé de se retirer sur ses anciennes positions à la suite de deux combats violents. Près do KutKft-Amara, pas de changer menfjg. Sur lo front du Caucase, notre vigoureuse contre-attaque a fait échouer les violentes poussées des avant-postes ennemis. Sur le front des Dardanelles, au cours tio l'après-midi du 9 février, un croiseur se trouvant au large de Jeni Schehir, a lancô cinq obus oontre Téké-Burnu. Nos batteries postées sur la côte d'Anatolie ont riposté, après quoi lo croiseur a regagné les eaux d'imbros. Dense monitora, qui croisaient à l'entrée du détroit^ ont été forcés de s'éloigner. « * * Constantinople, 12 février, h- Officiol du quartier général : Sur tous les fronts, aucun changement appréciable. Hflfiir MWl . y^Constantinople, 12 février. —1 Officiel : ' ^ , y Le vaisseau do ligne français j,Sufù*en" \ a été coudé la 8 février, à hauteur do Bey-} routh, par un sous-marin allemand. Le ? ^Suf^reni" a coulé en deux minutes. L'équité page, composé de plus de 80O hommes, n'a 1 put tti'O sauvé. Communiqués des armées alliées Paris, 11 février. — Officiel de 15 heures : Aucune action importante au cours de la nuit. • * • ~~ Paris, 11 février. — Officiel de 23 heures» : En lielgipie, notre aruïlerio a 6trieuse-ment endommagé un forcin ennemi près du oonal de Pascliandaele et provoqué l'explosion d'un dépôt de unmiûens. / En Artois, canonnade intermittente dans f la région do la route de Lille. | Afu sud de la Somme, lo 8 et lo 9 fé-ivrior, nous avons à l'ennemi une ^aotablo partie des éT&neiïts ae trânâièes" rcs tés eatro ses mains dans la région du sud ; Ile Frise. Hier, en fin de journée, l'ennemi la tonaô, par une vioientjj ooutre-attaipafl, de | nous ehaswcr des éléments leeomquis, mais S nos tirs de barrage et) nos feuîx d'infanterie ont arrô&é net Peimemi.^ subi deb pertes importantes. £Eh (3&imjKÎgno, au cours d'une attaque èâia, grenade dans la région au nord-est de la feietto du M«**âl, «.♦us avons fait une quarantaine do prisonniers. Sur les Umits-«le-Meuse, notre artillerie a bouleversé uai blockhaus et des observatoires e»n«mis dans le secteur du bois Bouchot. Dix obus do gros calibre ont été lancé.1! aujourd'hui dans la direction do Belfort. • • • Londres, 10 février. — Officiel du quartier général britannique : •Dix-huit avions ont «ntrepris' uno attaque fruotoctuse contre les baraquements ennemis établis près de Torhaud. I/amûerio alkanan^e a été active près de FauPioe^Sîers et à d^autres endroits1. Au noixi-CHt) de Givenchy, l'etnncanà a fait sauter une mine; cette explosion n'a occasionné aucun dégât. Feu df artillerie réciproques au» sud) de Bois Grenier. Nous avona attaqué desi batieries ennemies postées pi'ès de Saint-Julien. Borne, 10 février.*—* Officiol du g'rand quartier général : Au cours de la ruaib dut 9 février, cSaos la région du monte Ceviedale, Vol tin supérieur, l'ennemi a harcelé par de viodejates fusiliades nos postes établis près de Gain. panna Cedèc ; les Autrichiens n'ont obtenu aucun résultat;. Dans1 la vallée de Lagarina, le 9 février, nous avons repoussé l'attaque habituelle dirigée contre nos positions situées au nord do Mori. Dans la nuit du 9 février, flur le massif de Tofana, Boite supérieure, un détachement ennemi a tenté d'escalader la première cime. Eepoussé, il est tombé dîms un précipice. Sur l'Isonzo, la pluie et le brouillard ont entravé l'action de l'artillerie. • • * * Péfcrograd, 10 février. — Officiel du grand état-major général : Sur le front de lîiga, canonnades et fusillades assez vives. Le feu de notre artillerie a entravé les travaux faits pjor les Allemands sur plusieurs points-. Au sud-ouest du château de Kokkenhau>. sert, sur la Dwina, en amont de Friedrich stadt, lo tir de nos batterie^ a été également efficace.v Dans la région de Jakobstadt, 'l'artillerie ennemie a violemment bombard'6 nos positions établies près de Dukern, ainsi que celles situées entre Liewenliof et la Sussey. Dans le secteur do U>winsk. fusillades violentes. Dans la région de Tanne il'ald, les Afeemands ont lancé dans nos tranchées des projectiles en forme db boule ot de couleur verte, qjuâ dégageaient des gaz étourdissants. A l'est de Czerwin, entre Kowno en Lucz, certains de nos détachements se sont emparés d'une hauteur, et ils ont repoussé une contre-attaque entreprise immédiatement par l'ennemi. Au sud-est de Cebrow, au nord-ouest de Tarnopol, nos troupes ont pris d'assaut à la baïonnette une hauteur qu'ils ont fortifiée après avoir fait 70 prisonniers et après avoir reiptoussé une contro - attaque autrichienne.N<otre artillerie a forcé l'ennemi à abandonner un entonnoir de mine au sorîi-ouest de Samouszyn, à l'ouest de Zaleszcziky. Sur la hauteur située à l'est de Ra-ranoza, Pennemi a fait 6aurer unie mine. Les tentatives faites par les Autrichiens pour oc<ïupei* l'excavation creusée par l'explosion ont été enrayées par notre îusillado. Dëpêches Diverses Londres, 12 février : On inaïKle de Oardiff au „Morning Pobf' : — Dans la région charbonnière du Pays de Galles, un nouveau conflit a éclaté entre ouvriers e$ patrons au sujet d>a la question du travail dominical. M. Hartschocn, un dss chefs ouvriers, écrit dans le ,,South Wales Daily NUws" qu'il diésiiei ardemment que le travail oanfci-aue sans interruption dans les fosses, uvaig qu'il doit toutefois attirer l'attention propriétaires de charbonnages sur le fait que forcer les ouvriers à travailler le dimanche amènera immédiatement une grève. Puissent les patron# tenir compte de cet avertissement, ajoute en terminant M. liait-echorn.* • * * Lotidr©, 12 févTiei' : Dans un éditorial, le ,,Daily Mail'' de-mantle que l'on nomme un ministre sp:cial chargé de défendre l'Angleterre conti-e tes attaques aériennes. Le ,,l>ai'ly Mail" estime que le général French, qui est chargé de cette direction, a d'autres devoirs à remplir. * a. « -. Amsterttoi, Il février : \ Il résulte des inventaires qui viennent \ d'êtro faite qu'il existe en Hollande, à \ M'heure actuelle, 4 miliiona d'hectolitres de pommes de terre. Pétrograd, 12 février : La „llu3sko'ie Siovo" dit avoir appris de bonne source qu^un nouvel emprunt inifcé-lieun' de 2 milliards de roubles seia émis vers la mi-mars; il rapportera 5 1/2 p. c. d'intérêts. ♦ ♦ * Lontdros, 12 février : On monde de Paris au „Times" qu)8 M. Olemenceau a été nomuté président du Comité exécutif du groupe interparktucn-tairo franco-britannique, qui siégera du 21 au 24 février à Paris. * • * Roine, 11 février : D'après une information envoyée de Ca-tane au „Giornale d'Italia", trois mines de soufre ont dû iuterrom|>i-e leur exploration j G00 familtes sont sans ressources de œ c-lief. Le préfet de Catane a re-u une délégation. <pii lui a exposé que la cession du travail était due à la hausse des prix du charbon, aux mauvaises communications par fer — suites d'une inondation qui a duré qu'inize jours — et au manque de produits oxpio-vsik.* * * / Vienne, 11 février : Le danseï^. rus^e^ijinski, à la suite db 1 l'intervention de ph>sionrs amTî.assadei;,rs, a 1 été Libéré par les Autrichiens, dont il était prisonnier. Nijinski est libre, à condition i de regagner l'Autriche aussteôt qu;il aura / termiué sa saison à NYw-York. * * ♦ La Haye, 11 février : Le propb de loi élaboré en viy; d'assurer un tonnaget suffisant à la Hollande, interdit sous peiiuei d'emprisonnement, la vente ou la location de navires hollandais à l'étranger, à moins d'une autorisation expresse dp ministre de T'agric?jJturo, de l'indrstr'wi et du commei'oe. Do môme, il est strictemecib interdit do faire sortir un naviro des '..aux territoriales hollandaises pour le vendre. + * * Home, 10 février : Le „Journal officie'" prescrit aux a piétés constituées avant la déclaration $:■ la guerre à V Autriche-Hongrie de 11e pas >-i3. tribuei' un dividende supérieur à 8 p. e. Les s^uperbénéfices éventuels devront Oiro versés à une réserve spéciale.

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Cet article est une édition du titre La Belgique: journal publié pendant l'occupation sous la censure ennemie appartenant à la catégorie Gecensureerde pers, parue à Bruxelles du 1914 au 1918.

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