La Belgique: journal publié pendant l'occupation sous la censure ennemie

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s.n. 1915, 10 Fevrier. La Belgique: journal publié pendant l'occupation sous la censure ennemie. Accès à 15 juin 2019, à https://hetarchief.be/fr/pid/086348hr9d/
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M e r cr edilQF évrier 1015 N° 96 ■DBSI—. aABlU... . ..43BBI Mercredi 10 Février 1915 LA BELGIQUE ADMINISTRATION ET RÉDACTION liu© Montagne-de-Sion, K9 BRUXELLES Bureaux : de 10 à 12 et de io à il heures JOURNAL QUOTIDIEN LE NUMÉRO : SO CENTIMES f La petite ligne. S T 7 ï ; . ï -. fr. 0.40 l Réclame avant les annonces 1.00 ANNONCES i Corps du journal . . 4.00 I Faits divers . . . . . ï .' . . . . 3.00 f Nécrologie , î ï ; . S ; . ; i 2.00 LA GUERRE 191m" jour d@ guerre Il serait inexact de dire que le calme est complet sur le front de l'Ouest, étant donné que quelques engagements sont laconiquement signalés près de Nieuport, de La Bassée et d'Arras, comme auss: en Champagne et dans l'Argonne. Néanmoins l'activité des belligérants, déjà fort réduite en ces derniers jours, ne semble pas encore à la veille de se manifester plus vigoureusement. Un certain ralentissement des hostilités se dessine également dans l'Est de l'Europe : non point peut-être dans les Carpathes, où Vienne nous apprend que l'on continue à se battre partout, mais à tout k moins dans la région de Borzymow, où Berlin ne signalait hier que des rencontres locales et sans importance. Rien de saillant non plus en Prusse orientale, du côté de l'Inster et de la Scheschuppe, où avait été soulignée à diverses reprises une particulière âpreté des combats. La carte de cette région ^C+ w»ni-r\rî . .' 1 »j-r-o leam 1 o 1 a nil'o- vai>t peu nos lecteurs auront fréquemment l'occasion de la consulter. Dans le secteur Bzura-Rawka — le correspondant du « Secolo » à Pétrograd qualifié dé" gigantesques les efforts que les Allemands, appuyés d'uijê"fôrmi-dable artillerie lourde, y poursuivent pour en foncer les lignes russes —- il est de même à prévoir que l'action n'a pas dit son dernier mot. 1 Dans les Carpathes, les Austro-Allemands continuent à presser le centre et l'aile gauche de l'armée russe, mais depuis deux jours aucune indication ne nous permet d'apprécier le résultat des violents combats engagés au nord du front Uszok-Wyzskow. Dans cette région montagneuse, de même que dans celle avoisinant Dukla, la guerre est particulièrement dure en hiver. La neige y atteint une épaisseur de iun mètre à un mètre et demi. Pour avancer de quelques centaines de mètres, il faut à l'infanterie le plus souvent deux, trois et même cinq heures et à l'artillerie une journée entière. Le transport des canons, surtout de ceux de gros calibre, exige des efforts exténuants et est plein de péril. C'est surtout la nuit que s'exécute la mise en position, sur les crêtes les plus élevées, des pièces d'artillerie préalablement démontées et chargées sur des traîneaux que remorquent des hommes ou des chevaux. Travail extrêmement pénible : des cadavres de chevaux en quantité gisent, raidis par le froid, sur la route des armées. Pour arriver à déloger les Russes des positions qu'ils occupent depuis longtemps, mais qui ne sont défendues que par des canons de montagne, les Autrichiens se sont efforcés d'amener leur artillerie lourde : c'est son entrée en action qui paraît surtout avoir déterminé le repli des Russes au nord des défilés de Tuchollca. Inférieurs sous le rapport de l'artillerie,les Russes sont par contre — les Autrichiens le reconnaissent eux-mêmes — particulièrement bien instruits et entraînés dans l'art de se fortifier sur le terrain. Outre les petites pelles en usage dans toutes les infanteries, leurs sapeurs emploient avec une adresse rare une sorte d'outil à long manche, qui facilite remarquablement le travail, paraît-il, dans les terres congelées.Du côté austro-allemand, les pionniers travaillent également, jour et nuit, au creusement et à l'aménagement de refuges souterrains, tandis que simultanément des divisions spéciales, à l'aide de pelles, de charrues et de chasse-neige, s'efforcent de maintenir libres les voies de chemins de fer et les routes de communication. Inutile d'insister davantage sur le travail gigantesque auquel les belligérants sont astreints dans les Carpathes, où nos lecteurs savent que l'importance inattendue des forces mises en œuvre confère aux hostilités un intérêt tout particulier. -M- LES FAITS DU JOUR un officier français, chef d'un poste -en tranchée à proximité d un pont que les Allemands bombardent, le récit suivant qiu montre les troupiers gais quand même sous la mitraille : — Gomme nous n'avions dans le corps qu'un peu de café depuis la veille, j'envoie un débrouillard à la découverte et, une demi-heure après, je le vois revenir avec un superbe gigot et deux poulets. Oe fut, dans le poste, 1 allegresse générale. J'avais vu dans la cuisine un pot do beurre salé. 11 nous servit à faire la popote et, au son des marmites qui recommençaient à tomber, nous mîmes joyeusement au four le gigot et les poulets. Je n avais pas grand travail, car le pont était vraiment' trop vise pour que dos promeneurs indiscrets vinssent s y aventurer. Seuls, des convois de munitions d'artillerie le traversaient au galop dans un grand fracas de roues et de chevaux. Par bonheur, pendant que j'étais là, personne ne fut atteint. Je dis par bonheur, car lés Allemands tiraient au hasard dans la direction du poiit, et leurs obus tombaient parfois si près que l'un d'edx écorna le parapet. Touto la journée se passa ainsi; lés Allemands nous envoyaient des pruneaux par crise. Une crise d'une heure et une heure de repos à peu près.1, Fendant ces accalmies, on se distrayait de toutes les façons possibles. On allait au canal ramasser les pois-Bons taies par les explosions d'obus. On ramassait, dès éclats de forme plus ou moins bizarre. Un loustic, parti .avec un seau, le rapporta plein, de lait. H était allé traire deux vaches qui paissaient tranquillement à deux pas de là, indifférentes aux détonation s. Tout à coup, un ronflement bien connu suivi d'un éclatement nous faisait vivement rentrer dans notre maison. Là, les hommes se livraient alors au jeu de deviner la nature des projectiles à nous destinés. On entendait les conversations suivantes : «Tiens, un ispraplmell ! Oh! c'est pas grave!» — « Ohé! dis donc, im percutant! — « Zieute donc le mur d'en face, ou'est-ce qu'il a pris! j> — « Bougre, une marmite! Faudrait pas qu'ils se trompent : on fait rôtir im gigot^ on-n e fait-'pas le pot-au-feu! » /On nous'demande si nous ne possédons pas le texte 4e la prière de Benoît XV pour la Paix. Le voici : j Prière pour la Paix prescrite par Sï S: Benoît XV Attristés par les horreurs d'une guerre qui entraîne \ dans son tourbillon les nations et les peuples, nou3 nous réfugions, ô JjSsus, dans votre Cœur très aimant comme dans un suprême asile: de vous, Dieu des miséricordes, nos gémissements implorent la cessation de l'épouvantable fléau ; die vous, iloi pacifique, nos vœux sollicitent le retour si désiré de la paix. De votre Cœur divin, vous fîtes rayonner dans le monde la charité, afin que, toute diseorde cessant, l'amour seul régnât entre les hommes; durant votre vie mortelle, ici-bas, votre Cœur palpita d'une très tendre compassion pour les disgrâces humaines. Oh ! que oe Cœur s'émeuve donc encore en cette heure-ci, chargée, pour nous, de haines si funestes et de si horribles carnages ! Prenez pitié de tant de mères, angoissées pour le sort de leur fils; pitié de tant de familles, orphelines de leur chef; pitié enfin de la malheureuse Europe, que menace une si vaste ruine ! Inspirez vous-même aux gouvernants et aux peuples des conseils de douoeur; résolvez les conflits qui déchirent les nations, faites que les hommes se donnent de nouveau le baiser do la paix, vous qui, au prix de votre Sang, les avez rendus frères. Et comme, un jour, au cri suppliant de l'apôtre Pierre : Sauvez-nous, ô Seigneur, nous périssons !, vous répondîtes avec pitié, en calmant la tempête de la mer, de même, aujourd'hui, à nos confiantes prières, répondez par lo pardon, en rétablissant dans le monde bouleversé la tranquillité et la paix. Vous aussi, ô Vierge très sainte, comme vous le fîtes en d'autres temps de terribles épreuves, aidez-nous, protégez-nous, sauvez-nous. Ainsi soit-il. Le président Wilson a fait connaître au Sénat qu'y, serait contraire à l'intérêt public detpublier la corres-pondîTOCe^ échangée entre 1 aTjrand'e^Bréta gré eT'les Etats-Unrs~aTrsujelrde''î,inscription par la Grande-Bretagne delà térébenthine et des résines sur la liste des contrebandes de guerre. \A> ParleTflen.t smi\a.rlipti se réunit aujourd'hui. Il est plus-duê"probable que la trêve des partis continuera, et qu un crédit de 750 millions de francs sera voté à l'unanimité pour lès dépèn^^ïT^guerre pendant Te prîP"* chain exercice fiscal. La Chambre des représentants de Washington a voté la construction de deux cuirassés prévue dans le projet présenté par le gouvernement. Par contre, elle a rejeté la mise en chantier de six sous-marins ainsi que d'autres propositions du gouvernement relatives à la marine de-, guerre. Le général Maxwell a lancé au Caire une proclamation, disant que des soldats turos ont réussi à traverser le canal de Suez à ta nage"dt se sont échappés en Egypte, mais qu'il est fait défense à quiconque," sous peine d'un châtiment sévère, de les aider ou de leuir donner asile. -•>**** J équipement et l'armement du premier et du second s expéditionnaires australiens, comprenant 42,000 mes, coûteront 250 millions de francs. Les frais de sports seuls s'éî&tgront à 50 millions. Les dépenses • l'année en cours aît?feép«>»i-e» Australie "300 millions de francs, dont 250 millions sont nécessités par la guerre actuelle. Lee journaux parisiens racontent que, profitant du beau temps, les aéroj^anes évoluent en grand nombre au-de£sus de la capitale. Dans ces deux derniers jours, plus de 50 reconnaissances avec des appareils pourvus des plus récents perfectionnements d'armement et de moyens di'a-ttaque ont eu lieu sur Paris et les environs. Le ministère français des Affaire© étrangères a été ayjsé que les armateurs français seront admis à participer aux enchères "pour la vente des prises maritimes 'de guerre effectuée par l'Amirauté britannique. Le petit jeu du jour. Voulez-vous entendre chez vous, comme si vous étiez sur le champ die bataille, la voix grave du canon et le crépitement des mitrailleuses 1 Il faut être deux pour ce jeu : l'auditeur et l'opérateur. Ce dernier. muni d'une ficeBe r1-- -s c.-.-nire mètres, la passe en lasso derrière la tête de l'auditeur qui a plaqué ses deux mains sur ses or.iiW ijcelle embrasse ainsi l'occiput eit les faces externes des deux ; mains de l'auditeur ; et l'opérateur, placé e.n face de cejui-ci, à un mètre cinquante ou deux mètres, la retient par sas dieux extrémités en la tendant le plus possible. Puis il commence. Pour donner à l'auditeur le bruit du canon, il fa-ii glisser la main libre sut la ficelle tendue en pesant un peu, puis, d'un coup sec, laisse la ficelle reprendre sa position : la détonation est formidable. Pour la mitrailleuse, il a enroulé dans la ficelle tendue un bouchon, qu'il tourne, et -dont le grincement produit par transmission exactement le crépitement die la décharge.' Les journaux a-llema^ds relatent la découverte' dans lc3 trochées, sur le théâtre de la guerre dans l'Ouest-, •de monruaies français.-»^, belges, d'autres encore de toutes les époques. Une des trotiY^i&ic^'pl'rrs" intéressantes es 1/celle d'une- grande quantité de monnaies françaises • en/or, faite.'^reï? deTTE&îî&p&t de deniers de l'ancienne :<: polonia Agrippina » du temps dl?> l'empereur allemand Conrad II (1024-1037) et de Canut le Grand., roi 1 dMngletemre et de Danemark (-(- lOStf), trouvés dans les ^environs de Reims. La reine des 13elges vient de donner une. nouvelle preuve de son dévouement et sa ^juiciïudo en" acceptant la présidence d'honneur du comité des Parrains et marraines de guerre des enfants réfugiés français et belges. Cette œuvre a pour but de mettre en contact les personnes charitables avec les réfugiés et exilés qui ont tant besoin de réconfort moral et d'aide matérielle. Au lieu de faire des dons pour des collectivités, les parrains et marraines sauront où vont leurs bienfaits, ils s'intéresseront à la vie de leurs filleuls, leur procureront des joies et leur donneront ainsi la meilleure preuve de solidarité. A souligner l'initiative d'un fonctionnaire français, M. Guillemet,- sous-préfet de Parthenay, au sujet des enfants des Belges réfugiés dans cette ville depuis le 1er rRTVStfffr f e 1914. Flamands pour la plupart, connaissant peu ou point le français, ces enfants, répartis dans diverses écoles déjà encombrée®, étaient plus ou moins dépaysés. Sur la demande de M. Guillemet, le ministre de l'instruction publique a créé une école spéciale pour ces enfants; la direction en a été confiée à M. Mosseray, ex-instituteur à Tamines (Belgique). La première^ classe a eu lieu sous la présidence du sous-préfet, qui a dit aux enfants : — Il m'a semblé qu'en vous groupant ainsi, avec un maître qui oonnaît votre langue, mais en même temps votre esprit, votre tempérament, votre manière de vivre, vous vous sentiriez moins éloignés de votre cher pays. COMMUNIQUÉS OFFICIELS Csmmanlgué-i allaraands Berlin, D février (Officiel de ce midi) : Théâtre de la guerre à l'Ouest. — Il n'y a rien d'essentiel à signaler. 1 héâtre de la guerre à l'Est. — A la frontière de la Prusse orientale quelques petits succès locaux ont été de nouveau obtenus. Pour le reste, la situation est inchangée. Communiqués dss armées ailiéas Paris, 7 février (Communiqué officiel de 15 heures) : En Belgique la journée d'hier a cte calme. Sur la route de Béthune à I.a Bassée, à 1 kilomètre à l'est de Cuinchy, les Anglais se sont emparés d'une briquetterie occupée jusqu'à présent par l'ennemi.Dans la région d'Arras, au nord d'Ecurie, les batteries allemandes ont bombardé la tranchée conquise par nous le \ février; mais ce bombardement n'a pas été suivi par une attaque d'infanterie. Entre Arras et Reims il s'est livré des combats d'artillerie. En Champagne, au nord de Beau-Séjour, nous avons repoussé une attaque ennemie forte d'un de-mi-batai'lon.De l'Argonne aux Vosges il y a eu des combats d'artillerie qui ont été entravés par un épais brouillard dans cette région montagneuse. * * * Paris, 7 février (Communiqué officiel de 23 heures) : Dans la nuit du samedi au dimanche, l'ennemi a fait plusieurs petites attaques dans la région de Nieuport; nous les avons toutes repoussées. Aujourd'hui il n'y a rien à signaler, si ce n'est un bombardement du quartier nord de Soissons. i Pétrograd, 6 février (Officiel) : Le 'i février i! n'y a aucun changement important à signaler sur le front du Caucase. * * * Pretoria, 7 février (Officiel) : Les Allemands ont attaque Kakamas; ils ont été repoussés, ayant 9 tués et 2.2 blessés. Les pertes anglaises sont de 1 mort et 2 blessés. — Dspâches diverses Londres, 7 février : M. Thomas, un des o-epi-é&entianta <iu parti ouvrier à la. C'h.irruj! B Ses Communes eit s-ecréi-aire de'IârT*ë<3érar-tion deô cheminots, a prononcé un <i'i&oouirs à Ledoester. Il a déclaré que celui qui, en ce moment, essaierait de fomenter,une grève- en Angleterre, se rendrait non seu-lemonfc coupable' d'une mauvais© action mais qu'en outre il desservirait son parti. **. Homo, 7 février : Le coiu-'.ul britannique à Massouah a remis oe jour au conciliât italien un télégramme venant d'Hodéid.ah, ail-rvojàçant, que lo drapeau italien a été hjssé .à Hadéidah et quo tas autorités turques i-iu ont rendu les honneurs. |Le çonsijj—IilïLn;)i,i;|":w d'-IIodérclah s'é'st embarqué soue la'protection du navire italien Marco Polo. L'inci-<fa t ur ce - italien è tant; airei définitivement aplani, les relations a-mdoates se sont rétablies entre le consul italien et les autorités locales d'Hodéidah. * * Malte, 7 février: Un vapeur qui vient d'entrer dans le port ramène à son bord un grand' nombre die fugitifs venant de Constant i-no pie. Parmi ceux-ci -se trouvent deux administrateurs de la Banque ottomane et de nombreux volontaires grecs, vétérans de la guerre balkanique, qui ee rendent en Franco. * * * Londres, 7 février: On avait annoncé récemment, et noue avione ane-sitôt déclaré la chose invraisemblable, que l'ex^roi Manocl de Portugal se trouvait en Espagne à la frontière de son ancien royaume. Notre opinion est aujourd'hui confirmée par le fait que le roi Manoël vient de visiter à Brighton dios soldats anglais blessés et qu'il y a fait établir un sanatorium pour officiers. Christiania, 8 février : Le président du Conseil des .ministres norvégien s'est fait interviewer par un journal suédois, le « Dajnes Nyheter ». II. a dit que la Norwège était décidée à observer une .attitude strictement neutre. — J'estime,a-t-il ajouté,qu'il serait imprudent pour les personnalités politiques, aux paroles desquelles, en raison de leur situation, peut être attribuée une importance spéciale, de se Laisser entraîner à émettre- dies opinions qui puissent nuire à nos relations amicales avec les puissances étrangères. Le communiqué publié de commun accord par la Norvège et la Suède le 8 août dernier et l'entrevue des trois rois à Malmoë, ont prouvé que les relations entre les Etats" du" lSToi;d sont aussi bomx^fue les pacifistes puissent les souhaiter. » •- M. Mowinthel, délégué norwégien à La Conférence des transports Scandinaves à Gothembr.rg, a -déclaré au journal"* Ïi-(!en11f.ë'gèïv 'que la proposition de signaler la nationalité des navires par des bandeaux peints aux couleurs nationales sur le navire, en vue d'en faciliter la reeonna-issance par les sou:s-marins alle-mands, n'aurait aucune importance pratique. — Je suis peirsuadé, a-t-il dit, que les Allemands se-iront pru-d.nts jusqu'à l'extrême, en vue d'éviter "de froisser ïih pavillon neutre, et qu'ils laisseront- plutôt ^happtr un navire suspeot que die s'exposer à frapper un navire véritablement neutre. Notre navigation ne subira momentanément aucune interruption, car notre pavillon neutre nous protège. Aucun motif n'existe d'envisager la situation à un point- de vue pessimiste. » * * * Londres, 8 février : Des passagers du Lusifania, qui" est arrivé hier à Li-verpool, annoncent qiTS"itTf§cfiïe le navire s'est approché de Ja côte d'Irlande, une communication par T. S. F. de l'Amirauté lui a donné l'ordre de hisscir le pavillon américain^.,..—., # # (Copenhague, 8 février : Le comte Tolstoï, petit-fils du célèbre écrivain, sert comme volontaire k la frontière de la Prusse Orientale. Il a reçu la Croix de Saint-Georges pour avoir fait parvenir une nouvelle importante au commandement supérieur pendant un violent feu d'artillerie. Un a/utre petit-fils du grand Tolstoï, qui a été blessé et est prisonnier en Hongrie, a reçu la même distinction. * * * Erancfort-sur-Mein, 8 février : On mande de Madrid, d'après la « Correspondencia Militar », que l'Espagne aurait acheté dans une grande république sud-américaine 4 sous-marins modernes, sur lesquels^ les matelots de la flottille de sous-marins dont ïa création a été votée récemment par la Chambre seront instruits. Le ministre de la Marine a exprimé l'avis que les jîoux espagnoles seront prémunies d'ici quelques mois contre toute attaque. * * • Londres, 7 février : La prière papale pour la paix a été lue dans la Cathédrale de Westminster. Tous les services religieux se célèbrent ce soir en faveur de la paix : le cardinal Bonrne y assistera. * # • Le Caire, 7 février : La mission militaire anglaise vient d'arriver. Eflle & été re-çue sodennetUemeot. • * • Tokio, 7 février : On annonce qu'à partir du 15 février tous le» vapetera britanniques pourront faire esoaie À Tsing-Tao. # * • Stockholm, 6 février : ^ On mande de Londres an c Dagblad » qu'an décret de 1 Amirauté anglaise vient de déclarer places fortifiées tous les ports de commerce du Royaume Uni. «*• Berlin, 8 février : L'Empereur a inspecté hier divers corps de ses armées qui combattent en Pologne dans le secteur Bzura-Rawka.# * « Pékin, 7 février : Le gouvernement chinois a protesté auprès de l'ambassadeur de Russie contre la mise en exploitation par les Russes des mines de charbon de d'Altaï. • * • Londres, 7 janvier : Les transports de céréades par le port de Lee ont pour ainsi dire complètement cessé, les frets cotés en Amérique ayant atteint un niveau tel, que tout chargement est en fin de^ compte devenu impossible. Le marché de La Plata attire spécialement l'attention : les frets jr atteignent 75 shellings par tonne, c'est à dire un taux nettement prohibitif. Washington, 7 février : Les journaux américains estiment que le geste des Allemands délimitant des zones die guerre dans les pgji-r anglaises et françaises est comparable à celui de Napoléon Ier décrétant le blocus de la Grande-Bretagne. Le Conseil des^ministres s'est réuni à la Maison Blanche ; il aurait pris, dit-on, la décision de ne remettre à l'Allemagne aucune protestation pour ie moment. D'autre part, les armateurs déclarent qu'ils feront partir leurs navires par l'Europe comme d'habitude. * * • Athènes, 7 février : Dans le but d'écarter toute menace de lock-out A.svn* la flotte marchande^ le gouvernement hellénique prépare un projet de loi inspiré des lois françaises et qui réglementera les relayons des équipages et des armateurs.Porrentruy (Suisse), 7 février : » Mardi après-midi, un avion, dont on n'a pas pu reconnaître la nationalité, a 6urvolé 'la frontière suisse et s'est avancé^ jusqu'au-dessus de nos parages, d'où il a été repoussé par le feu de nos troupes stationnées à Beurnevesin ; puis il a pris 'la direction de Mulhouse. Plus tard, on l'a aperçu de nouveau se dirigeant vers Belfort, mais cette fois sans passer sur le territoire suisse. * * • Varsovie, 9 février î Le premier essai de T extinction totale de l'éclairage de la ville, y compris celui des maisons particulière, dp6 tramways et des automobiles, a été fait le 31 janvier à 11 heures du soir. Cette expérience a entraîné la complète interruption d-o tout trafic. *** Londres, 7 février : D'après le « Daily Telegraph' », un vapeur naviguant c-oug pavillon espagnol a été arrêté et amené par un navire de guerre anglais dans la Tyne. Il est soupçonné cFavoir de la contrebande à borld1. * * * Tambow, 9 février : En ces derniers jours des milliers- de colons allemands expulsés de la Pologne ont passé par noire ville. On les transporte dans les gouvernements dJ Astrakan et de Sar natow. *** Paris, 9 février : La préfecture de police a saisi un grand' nombre die manifestes adressés depuis quelque temps aux conuner-ç<vfts du quartier des Halles, contenant sous le titre <y'L'opinion neutre » des extraits de journaux espagnols, hollandais et suédois qui faisaient l'éloge de l'Allemagne, de son armée et de son Empereur» \ _ // 11 "" Paris, 7 février : Un taube a de nouveau survolé la Flandre française. A Cassel, il- a été accueilli par les canons des Alliés. Des bombes ont été également jetées par un avion ennemi à Hondeghem et à Wallon-Oappel; elles n'ont causé ni dégâts ni victimes. +4- \ P 1814-1914 1 Depuis six mois, les communiqués officiels nous citent les noms de quantité de localités qui évoquent en n-ffus le souvenir de la campagne de France de 1814. /.Cette campagne de France, où l'intrépidité des sol-c|fale cgala le génie du capitaine, serait intéressante à ça.ppeler -dans tous ses détails, mais nous n'y pouvons Ronger. Cependant, le rappel chronologique des événements principaux cle cette guerre de trois mois ne man-qura pas d'intérêt, croyons-nous, au moment où, dans les mêmes endroits, ont lieu journellement des batailles non moins acharnées qu'il y a cent ans, mais complètement différentes quant aux méthodes et aux moyens .Employés. Le 31 décembre 1813, les Allies passaient le Rhin en ■{rois endroits : Coblence, Mayenco et Bâle, et envahissaient la France, ne rencontrant Idlevant -eux que quelques troupes de couverture, incapables -de résister à feur -supériorité numérique. D'ailleurs, ces troupes n'essayèrent pas de s'opposer h la marche de l'ennemi. Les généraux Moodonal-d, Mormont et Victor se «replièrent sans combattre verc Châlons, Mortier se porta à Reims vers Chaumont pour *■ ' iW[iviwm«i»irtnr«iaaMi f-fMTnr'.tiaUBl faire face à l'armée venant de Bâle, et Ney se retir* sur Vitry. Le 26 janvier, Napoléon prenait le haut commaradfc^ ment des corps Marmont, Victor et Ney, entre Châloiai ef- Vitry. Le corps de Macdonald entre Mézières té Qhâloris servait de flanc garde gauche et celui da Mortier à Vendeuvre die flanc garde à droite. Le 27 janvier, l'Empereur bat une division russe K Saint-Dizier. Le 29, il attaque Brienne et 6on château, s'en eaifr pare et manque d'y prendre Bliicher. Ce dernier se tire en concentrant ses forces, du 30 au 31, entre Soa-laines et l'Aube. Le l«r février, les Alliés renforcés attaquent sur totfi le front ayant pour centre Rothière, village occupé ps* les Français. Constatant la supériorité numérique de l'ennemi, Napoléon décide la retraite entre Brienne et Troy-e e# passe l'Aube sur le pont d'e Lesmont, pour arriver h Ttroyes le 4 février et à Nogent le 7 au soir. Les Alliés projettent la marche sur Paris par U vallée de la Marne et la vallée de la Seine. Le 8 février, Marmont, venant d'Arcis, occupe SA-zanno où 1 Empereur vient le rejoindre le lendemain. Le 10, au matin, Marmont franchit le petit Morin a* pont de Saint-Prix, attaque et met en Idléroule oortt-plète, à Baye, la division russe Alsufiew, qui se retàm sur Champaubert. Le 10 février au soir^ Marmont était à Etogves sur 1a route de Châlons, tandis que Mortier et Ney prcnaieai!! position à l'ouest de Montmirail, pour arrêter le corjm de Socken, venant de la Ferté-sous-Jouarre. Le 11, bataille die Montmirail gagnée par Napoléon sur les Russes qui effectuent très péniblement leur retraite vers Château-Thierry. Le 12, l'Empereur marche sur cette ville dont 3 chasse l'armée ennemie, qu'il rejette sur la rive droit* de la Marne. Le 13, Bliicher, marchant sur Montmirail, enlèf# Etoges à Marmont, mais, au moment où ce dernier abandonnait Vouchamp, l'Empereur arrive à son mv cours et reprend Etoges à l'ennemi qu'il défait confr plètement. j Le 15, Napoléon quitte Montmirail et, par la Fert4» sous-Jouorre gagne Coulommiers, pendant que, d'un» part, Victor et Oudenot occupent la rive droite <$» l'Yèrea et que, d'autre part, Macdonald, venant d# Meaux, tient la droite de la position. Le 17, Victor et Oudinot se dirigent vers Mormant <4 Macdonald vers Melun. L'empereur attaque les Alliés à Mormant, les défait et les force à se replier sur Braj, Nogent et Montereau, les poursuivant jusque Provins Dannemarie et Montcreau. Bataille de Montereau, le 18, contre le prince de Wurtemberg qui doit se retirer en perdant 6,0C0 hornme% 6 canons , et 4 drapeaux. Le même jour, Macdonald refoule les Bavarois sur Bray, et Oudinot les Russes dawi N ogent. Repoussant toujours l'ennemi en retraite générai^ Napoléon entre le 24 à Troyes, qu'il quitte le 27 pcw* marcher vers Sizanne contre Blueher, qui menace Msa^-mont.En effet, Bliicher poussant devant lui le corps de Mae-mont, à partir du 25 février, atteignait le 27 la Ferté-sous-Jouarre et occupait le 23, la ri ve gauche de la Mar-ne en face de Meaux. En même temps le corps Winfc-zinçerode, à Reims, et le corps Bùlow, à Laon, ma#> ch-aient veis Soissons. Les maréchaux Marmont et Mortier ayant fait- lew jonction à Meaux le 27, occupaient la rive droite î'Ourcq et de la Marne depuis Grouy jusqu'à Lagny. Bliicher essaye vainement de forcer le passade d# I'Ourcq à Lisy.mais apprenant que l'empereur arrive d» Sézanne vers Jouarre, il tente de rejoindre l'armée nord qul'il suppose devant Soissons. En arrivant à Fismes, où il espérait écraser BUiehe^ Bonaparte apprend le 4 mars que Soissons vient de car pituDer. La ville, en effet, a été attaquée par Wintzingeaxxid ffCÊf la crive gauche de l'Aisne et par de Bulow sur la riva droite. Le bombardement par quarante canons de 11 commence le 2 à 10 heures du matin, et le 3 le géndnal Moreau acceptait de rendire la ville à condition de pouvoir «e retirer à Compiègne avec ses troupes et ses cannons.Vingt-quatre heures de plus de résistance et Napoléa# acculait Bliicher à l'Aisne, l'anéantissait et sauvait Boissons.Malgré son découragement momentané, FEmpereo* fait prendre position devant Soissons à Marinent ëft Mortier, et se porte lui-même à Fismes où il fait reooo-naître et surprendre le pont de Berry-au>-Bac. Le 5, Blueher, qui a rejoint Wintzengerode et Buîow^ borde la rive droite de l'Aisne près de Soissons aval 100,000 hommes. Le 6, Napoléon, qui croit Bliicher en retraite sa* Laon, passe l'Aisne au pont d-e Berry-au-Bac mais apprend l'occupation par l'ennemi de Craonne qui barir® la route de Laon. Le 7 mars, l'armée française fait une attaque de fronê et d'e flanc, mais est refoulée jusqu'au moment où, grâon à une contre^attaque de Victor, elle reprend l'avantagea Le 8 mars, l'empereur poursuit les russes sur la routa de Craonne à Laon ; le 9 au matin il attaque lJennonni sur les pentes méridionales de la position de Laon. Lf maréchal Marmont, venant de Berry-au-Bac par te route de Reims, n'arrive à Athis que le soir. Le villaga brûle, mais il est enlevé. La nuit une furieuse attaqua des^ alliés fit perdre pied à Marmont qui dut faire ro* traite jusque Festieux. La seconde journée die la bataille die Laotn fut un* défaite et l'armée française se retira sur Boissons oit elle arriva le soir dar 11. Le 12, ordre est donné h Marmont de reprendre Reixm occupée depuis la veille par 15,000 Russes, et le lin l'empereur assitait au succès de son général et de soi 8,000 soldats. Le 17 mars, laissant Mianmont à Beny^a-u-Bac, NapOh léon part vers Epernay et envoie Ney i Châlons. Schwarzenberg. qui occupait Arcis-sur-Aube, prifet peur en sachant 1 arrivée de Napoléon et évacua la vjlew L'empereur appela immédiatement Ney sur Plancy té donna l'ordre a Macdonald de le rejoindre de Provint par Bray, Nojge-nt et M éry-sur-Seine. Le 19 au eoar, l'armée française est réuni© dons 3b coA. de sac formé par la Seine et l'Aube entre Méry et Plao» cy, la cavalerie tient Arcis-sur-Aube. Les 20 et 21 mars eurent lieu les deux batailles d'Arcît qui marquèrent le déclin de la puissance napoléonienna-t-oroé de battre en retraite, l'empereur conçut le projet de se rendre à Vitry et, de là, vers les places du Rhiq et de la Moselle dont les garnisons, composée* da vieilles troupes, viendraient renforcer eon armé©. Il ea* pérait ainsi attirer à sa poursuite les armées d© Siléeàe et de l'Elbe, les éloigner de Paris et oouper leurs com» munioations. L'exécution de oe projet fut oommencéa immédiatement et le 23, Napoléon passait la Marne, &ar les ponts de Frémicourt, en amont de Vitry. Le 22^ il est à_Saint>Dizier et se dirige vers Chaumont. M-ais les alliés ne le suivirent pas et le 24, sur l'ordm de l'empereur Alexandre, la marche sur Paris fut commencée par la route de Vitrv et celle de Châlons. En vain, entre Vitry et la Père Champenois© dfabon^ «n'tr.e la Fère Champenoise et Sézanne ensuite, Maa* miont et Mortier, rejoints par Compans, essayèrent d» barer la route aux alliés. Ils durent ©e retirer avec cbea pertes énormes et arrivèrent le 20 à Paris, suivis dt près par l'ennemi. |Le 30 mars eut lieu la bataille de Paris et le 31 Isa Alliés entraient à Paris au moment où Napoléon, oorv vîincu de l'inutilité de sa manœuvre, rentrait à Fontainebleau et y apprenait la re<ddition de la cap'itale^ Napol-éon, malgré tout, ne perdait point courage, et il oombinait # des actions nouvelles quand, le 4 avril, il fut contraint d'nbdion^r Ainsi s*1 Iwiuûâ** h, rv*Tnx*u4Ui& die q,uâ cuit pour théâtre psefla© db champ de bataille de îa guerre actuelle.

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Cet article est une édition du titre La Belgique: journal publié pendant l'occupation sous la censure ennemie appartenant à la catégorie Gecensureerde pers, parue à Bruxelles du 1914 au 1918.

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