La Belgique nouvelle: journal quotidien indépendant

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s.n. 1915, 14 Novembre. La Belgique nouvelle: journal quotidien indépendant. Accès à 15 juin 2019, à https://hetarchief.be/fr/pid/ff3kw58p18/
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îere Année.—No. 25 Dimanche, 14 Novembre 1915 In Belgique Donnelle ABONNEMENTS Continent. 1 an 10 fr. 6 mois 6 fr. -3 mois 4 fr. On «'abonne: 43, CHANCERY LANE, LONDRES, W.C. Tout ce qui concerne la Direction ou la Rédaction doit être adressé au Directeur. Téléphone : Holborn 212, 44Plutôt mourir de franche volonté Que du Pays perdre la Liberté." Le Numéro Hebdomadaire: Royaume-Uni, 1 Penny; Continent, 10 Centimes—Pays-Bas, 5 Cents. Regisiered at the G,P. 0. as a Newspaper. ABONNEMENTS: Royaume-Uni. 1 an. 8 sh. 6 mois 5 sh. 3 mois 3 sh. 'abonne: 43, CHANCERY LANE, LONDRES, W.( ce qui concerne l'Administration ou les Annonces do être adressé à l'Administrateur. Téléphone : Holborn 212. La guerre aux femmes et aux enfants Un sous-me.rin allemand, battant pavillon c.utrichién, a torpillé et coulé 1 'Ancona, steamer italien qui transportait des émi-grants, des femmes, des enfants. C'est dans la Méditerranée que le drame s'est déroulé : les pirates 6nt tiré sur le bateau plus de cent - coups de canon, r.vant de le torpiller,'pour finir. Il y avait à bord 422 passagers et 60 marins ; on en a receuilli, jusqu'à présent, 270. Parmi les manquants, on cite un grand nombre d'Américains. UAncona qui allait de Naples à New-York jaugeait huit mille deux cents tonnes : il avait été lancé en 1908. Le Malaise politique Coup sur coup, la France change de président du conseil, la Russie remanie son ministère, une partie de l'Angleterre réclame un cabinet moins nombreux et l'Italie se fait l'écho de multiples revendications en prônant une sorte de conseil central des Alliés qui assumerait la direction générale des opérations militaires et la responsabilité des pourparlers diplomatiques.La cause immédiate de ce malaise, c'est, en Occident du moins, l'échec de la diplomatie alliée et les retards de l'intervention militaire dans les Balkans. La Bulgarie, après avoir obtenu les çoncesfions territoriales qu'elle réclamait, a indignement trompé ceux qui avaient la candeur de les lui offrir sans arrière-pensée ; le roi de Grèce, en refusant de poursuivre la politique de Venizelos, a privé les Alliés d'un appoint sur lequel ils pouvaient légitimement compter, encore qu'ils eussent, par le défaut traditionnel des honnêtes gens, commis l'imprudence de juger les autres à la mesure de leur propre loyauté. Peut-être aussi peut-on leur imputer une certaine lenteur à se partager la besogne et à se diviser les rôles sur le nouveau théâtre de guerre, créé par l'ambition et la perfidie de Ferdinand de Bulgarie. L'opinion populaire leur a tenu rigueur avec d'autant plus d'amertume que ces illusions et ces hésitations ne semblaient pas totalement imaginaires et qu'elles faisaient peser sur les nations alliées l'odieuse apparence de laisser, par insouciancee ou par faiblesse, écraser l'héroïque peuple serbe. Les erreurs une fois relevées, la verve des pessimistes s'empressa de les grossir et d'y rechercher mille remèdes aussi simples sur papier que stériles en réalité. Les uns s'en prennent à la censure qui cache la vérité au peuple ; d'autres réclamëht la collaboration, à côté des hommes politiques, de spécialistes entendus dans les affaires de la guerre. Leurs desiderata ont reçu une demi-satisfaction, puisqu'on a nommé en France un général au ministère de la guerre et un amiral à celui de la marine. Mais comme il fallait d'autre part contenter ceux qui exigent la représentation de tous les partis, force fut de " couper " au système des compétences pour retomber dans celui d'une vague proportionnelle. Certaines opinions penchent nettement vers la dictature militaire et, au milieu d'une guerre presque universelle, trouvent plus qu'anormale une situation qui attribue la responsabilité de certaines décisions militaires non pas aux généraux mais à des civils, aussi habiles en leur métier respectif, que professionnellement incompétents dans la sphère militaire. Certes, il serait difficile, de laisser les coudées trop franches aux chefs des armées alliées. Mais faut-il, à cause d'une mésaventure de la diplomatie, incriminer toutes les personnes et toutes les institutions politiques actuelles. La diplomatie a un rôle à jouer, même en ce jour où le dernier mot appartient à l'épée. Pour ne citer qu'un exemple de son incontestable utilité, il est certain que M. Briand, si on lui eût confié plus tôt le portefeuille des affaires étrangères, aurait eu une vision à la fois plus nette et plus rapide du péril bulgare et que sa clairvoyance aurait permis aux autorités militaires de prendre, à leur aise, toute les mesures requises pour prévenir l'écrasement de l'armée serbe. Ces réserves faites, reconnaissons que les événements se chargent eux-mêmes de restreindre le domaine et de simplifier l'action de la politique internationale. La Grèce et la Roumanie sont les seuls pays dont on puisse sérieusement espérer l'entrée en lice. Mais la voix du canon y couvre celle de la diplomatie et les Alliés ne gagneront l'un et l'autre de ces pays à leur cause qu'en leur prouvant, par des arguments exclusivement militaires, qu'ils peuvent au besoin se passer de leur concours. Chez les autres nations, l'horizon politique reste, malgré les crimes et les provocations de l'Allemagne figé dans une immuable sérénité. L'effort de l'heure présente semble devoir s'attacher bien plus à cimenter et à reserrer chaque jour l'union entre les puissances alliées qu'à user de ficelles et de promesses diplomatiques pour rallier à notre cause de nouveaux collaborateurs. Non pas que le pacte à la vie et à la mort conclu entre les Alliés coure le moindre danger : il ne faut pas attribuer à des divergences de vues éphémères une portée qu'elles n'ont certainement pas. L'enjeu de la lutte est trop vital pour que rien puisse altérer l'inébranlable résolution de tous les Alliés d'abattre à jamais le militarisme prussien. Tous ont trop au cœur la haine de l'Allemagne et nos ennemis se chargent journellement de l'entretenir par trop de crimes, pour que le faisceau des armes alliées puisse jamais se désagréger. Si de récentes manifestations ont réaffirmé l'étroite collaboration et l'unité de vues de la Quadruple Entente, si le président du Conseil en France a écrit en ce sens aux ministres des autres puissances belli-gérentes, si le Japon souscrit lui aussi solennellement à l'obligation de ne pas négocier de paix séparée, c'est que les Alliés ne sauraient trop consolider une position qui a été l'objet, de la part de l'Allemagne, de tant de vaines attaques, c'est qu'il n'était pas inopportun non plus de décourager, chez les neutres et chez l'ennemi toute nouvelle tentative de paix et de donner à ce château de cartes laborieusement écha-faudé la chiquenaude qui le fasse crouler. Le voyage du général Joffre en Italie et en Angleterre a une signification plus considérable encore. Toutes les réformes qu'on préconise pour pousser plus vigoureusement la guerre, ont le défaut d'ajouter de nouveaux rouages à un mécanisme déjà trop compliqué. Il faudrait plutôt simplifier, en vue d'unifier. Sur ce point, nous avons intérêt à nous instruire à l'école de nos adversaires. En Allemagne en Autriche, en Turquie et en Bulgarie, il n'y a qu'une volonté qui compte : celle du kaiser et de son état-major allemand. Sans doute, la position géographique de nos ennemis et le caractère veule de ceux qui y combattent en sous-ordre, favorisent-ils singulièrement l'unité dé vues et de commandement. Personne ne voudrait faire aux Alliés l'injure de réclamer ni même d'espérer d'eux une abdication qui semble, au contraire, toute nacurelle chez un turc, un bulgare ou un autrichien. D'ailleurs la cohésion et la coordination de toutes les opérations militaires peut parfaitement s'effectuer, sans qu'un seul des alliés y sacrifie une parcelle de sa dignité ou de son initiative personnelle. Ce que permet l'asservissement de l'Autriche à l'Allemagne, la largeur de vues et le désintéressement peuvent également le réaliser chez les Alliés. A ce titre, les déplacements du général Joffre sont d'excellent augure : seuls, les états-majors des différentes- nations peuvent, en se concertant accomplir la tâche qu'on voudrait à tort confier à des hommes politiques groupés en comités plus ou moins nombreux et plus ou moins compétents. Ce n'est pas un nouveau rouage qu'il faut, mais une méthode plus nette, plus vigoureuse et plus systématique dans l'usage des organismes existants. Toutes les agitations politiques,. toutes les récriminations paraissent stériles ; elles sont tout au plus l'écume qui apparaît à la crête des vagues. La vie profonde et les forces agissantes sont ailleurs. Les civils n'ont que le droit et le devoir d'y subordonner leur action : à ce prix seul, se maintiendra l'union devant et contre l'ennemi, aussi bien dans la vie civile que sur les champs de bataille de l'Europe. C'est la grande leçon des derniers événements : en réaffirmant et en accentuant l'unité de vues des Alliés dans la politique nationale et dans la direction des opérations militaires, ils ont posé les jalons d'une action à la fois plus vigoureuse et plus compréhensive. F. D. R. Croquis Londoniens La chanson dans le brouillard. C'est, en plein midi, une nuit grise et jaune, opaque et floconneuse, oppressive et insinuante, où chacun se sent bien autrement désorienté que dans la nuit la plus ténébreuse. Tout autour de nous, la muraille de brume entasse sa masse impondérable et despotique. Un nuage est tombé dans la rue, et se traîne au ras des trottoirs humides, un nuage issu du fleuve et des cent mille cheminées, un nuage d'étoupe et d'amadou qui de ses molles ondes inonde la ville géante, abolissant tout contour et toute perspective. Il semble qu'il ait écrasé la lumière sous la tyrannie de ses vagues subtiles. Le passant en effet erre dans on ne sait quelle pénombre sous-marine et pense, pour peu qu'il s'aventure dans quelque square, se promener parmi les algues, dans l'inconnu d'un fond d'aquarium. Dans cette déroute du soleil, chaque vitrine s'éclaire des feux de ses lampes, et cela fait régner jusqu'au bord du trottoir une façon de crépuscule nébideux et restreint. Mais pour l'explorateur assez téméraire pour traverser la chaussée, que cette illumination devient à dix pas précaire et chimérique ! Reflets d'opale malade, rayons emprisonnés dans un bol d'absinthe, les clartés sont sans force contre les charpies du brouillard : il n'est pas de flèche de lumière assez brillante pour déchirer l'immense et compacte toile d'araignée où s emmitoufle et suffoque le paysage invisible... La réalité a disparu, la distance est abolie, la vie se circonscrit à deux mètres à la ronde. Tout le reste devient hypothèse, incertitude et mystère. C'est défier la destinée que de vouloir traverser un grand carrefour, où des ombres se hâtent vers les refuges, entre des autobus menaçants et fantomatiques. La cohue des " businessmen " aurait-elle été transportée aux Champs Elysées, au pays fabuleux où les âmes en enfance attendent l'heure du sort dans les langes de l'aube indécise ? Toutes les rues se ressemblent dans cet anéantissement du relief et de la silhouette. Et pourtant, à tels détails, à la physionomie de la voirie, nous nous devinons dans -le Strand, devant Charing Cross. A la vérité, de la gare où pénètrent les taxis, on ne voit rien, derrière les grilles, si ce n'est le vague profil du petit monument gothique érigé dans la cour. Tout est noyé dans les limbes. Le silence où glissent les autos est troué par de fréquents coups de trompe. Mais tandis que le brouillard paraît devenir plus dense encore, voici qu'on perçoit une étrange musique au rythme sautillant et nasillard. De quel songe fallacieux subissons-nous l'illusion ? Quel ménétrier de village prélude au fond de nos souvenirs ? La musique se précise et s'approche, et devant les passants intrigués, une vision surgit du chaos, sans qu'on soit bien sûr de sa réalité. Ce sont des " bag piper s " écossais, des joueurs de cornemuse, portant le " kilt ", le court jupon de palikare, la toque étroite et l'écharpe. Devant eux, le tambour major s'avance, magnifique et juvénile, fier comme s'il revenait d'une victoire en plein soleil. Il est héroïque et gracieux comme un Saint Georges. Imberbe et viril, torse cambré, démarche altière, il est superbemerit décoratif sous son vêtement anachronique et pittoresque. Réglant ses mouvements sur la cadence de sa marche, il brandit en mesure la haute canne de parade, et l'on sent, à considérer ce qu'il y a dans son attitude de sérieux et de péremptoire, qu'il accomplit quelque chose de rituel, le geste ordonné par une tradition lointaine et vénérable. Harmonieux et mécanique, il gesticule sur fond de grisaille. Les musiciens, à sa suite, tirent de leurs outres gonflées une phrase à la fois allègre et mélancolique, sans doute jadis éclose, par quelque bleu matin des Highlands, sous les doigts inspirés d'un pâtre enivré d'étendue, une phrase simple et populaire où l'on entend chanter l'âme d'une race montagnarde et maritime. Visages osseux, larges ép aides, jambes musclées, les joueurs, sous leurs étoffes quadrillées, leurs ornements de fourrure et leurs plaqyes de métal, avec leurs instruments idylliques, sont bien les chantres de cette musique champêtre et surannée qui doit exalter en eux la nostalgie du vallon natal... Dans l'opaque brouillard, ils éveillent tout à coup le mirage-des coteaux verts, des lacs miroitants, des rocs illuminés par le couchant oblique. Une petite troupe s'avance derrière eux, par rangs de quatre : ce sont des recrues, de braves gens, ouvriers ou commis, chacun portant quelques hardes dans un paquet, et qui, demain vêtus de khaki, seront bientôt dispersés vers quelqu'un des fronts où le canon tonne. Leur offrande à la patrie leur vaut l'honneur de cette promenade en musique à travers le " fog " national. Ils passent impassibles, et le bref cortège obliquant brusquement, entre dans .la cour de la gare, où il décroit et s'évapore, absorbé par la marée des brumes. Déjà il est devenu invisible. Et rien ne subsisterait de la vision si, dans la nuit grise et jaune, on ne percevait encore, atténuée, presque évanouie, la phrase ailée des cornemuses, la phrase que parfume la poésie des arbres, des eaux et des prairies, la phrase qui, dans la mouvante muraille d'ombre, suscita un instant, comme on ouvre une fenêtre, le songe imprévu des horizons clairs et du tendre Printemps verdoyant. Charles Delchevalerie. ECHOS Le 15 novembre ; fête du Roi La Ligue des Patriotes et toutes les sociétés belges de Londres organisent pour lundi prochain une grande solennité à l'occasion de la fête du Roi. La cérémonie à laquelle assisteront leurs Altesses impériales le prince et la princesse Napoléon aura lieu à l'Opéra House, Kingsway, à 3 heures. Un discours sera prononcé, au nom des manifestants, par son Excellence Paul Hymans, Ministre de Belgique en Angleterre. 1 Une adresse au Roi, sera lue ensuite. Dans la seconde partie de la séance on entendra, les virtuoses : Edouard Deru, violoniste de L.L. M.M. le Roi et la Reine des Belges et De Greef, le pianiste fameux, professeur au conservatoire de Bruxelles. " Sous les plis du drapeau," paroles de M. Borboux, secrétaire de la Chambre des Représentants et musique de M. Lebrun, sera exécuté ensuite, par une chorale mixte. La cérémonie se terminera par l'exécution de la Brabançonne, chantée par les membres de la Société des artistes lyriques et dramatiques à Londres. L'Opéra House qui sera donc le cadre de cette manifestation grandiose est, comme on sait, une salle magnifique pouyant contenir quatre mille personnes. * * * Les Patries mutilées L'ogre qui semble s'être donné pour tâche de dévaster l'Europe et de guérir, par l'accumulation de l'horreur, ce vieux monde de toute future vélléité belliqueuse, vient d'accomplir de nouveaux exploits. Sur le sol serbe, c'est un nouveau peuple qu'on décime, une nouvelle patrie qu'on mutile. Les Belges auront lu avec émotion particulière les récits navrants qui nous montrent, tandis que l'héroïque armée résiste avec l'énergie du désespoir, les populations des provinces serbes envahies fuyant en détresse devant la marée ennemie. Femmes, enfants, vieillards abandonnent leurs foyers, sachant ce qu'ils doivent craindre de l'inondation meurtrière. Et c'est une fois de plus, au long des routes défoncées, l'interminable et poignant cortège des misères de la guerre, digne de tenter un nouveau Callot... Ces choses-là, on les a vécues chez nous. La Belgique 61-aiL la première des terres douloureuses marquées pour la souillure de l'invasion. Après elle ce furent les départements du Nord français, puis l'infortunée Pologne, combien de fois victime expiatoire ? Et maintenant c'est la vaillante Serbie... Y en aura t-il d'autres encore ? 1914, 1915, années des exodes, des dévastations et des massacres, qui donc eût cru que, pour l'effroi des. mères, un tel cauchemar était encore possible ? Il n'est rien dans l'imagination des grands tragiques qui approche de la somme de souffrance et de ruine que cette tourmente aura entassée. Et peut-on souhaiter aux responsables de la guerre un pire châtiment que d'avoir un jour la nette conscience de ce qu'ils ont fait, et de se débattre parmi les ombres vengeresses, au milieu d'un peuple innombrable des victimes innocentes ? * * * Pour les pessimistes A ceux qui se désolent et se découragent, à ceux qui désespèrent de revoir la patrie libérée, à ceux sur qui la mélancolie de l'automne et les lenteurs nécessaires de la guerre exercent une action déprimante, il est une cure de réconfort à conseiller. Qu'ils choisissent quelques correspondants parmi nos braves du front et qu'ils échangent avec eux leurs réflexions sur la situation. On verra bientôt ce miracle s'accomplir : ceux qui risquent leur peau auront rendu courage à ceux qui ne courent aucun danger, et qui n'ont qu'à attendre paisiblement qu'on leur ait rendu—au prix de combien (le sang ?—le calme des jours heureux et florissants.... Car elles sont magnifiques d'entrain et de confiance, les lettres qu'on reçoit du front ! On peut les citer au hasard, il n'en est pas de décevantes. Aujourd'hui, détachons du billet écrit au crayon sous l'abri, par un jeune artiste de chez nous, ces lignes où respire une si saine vaillance : ...." Nous sommes dans un secteur intéressant. Nos premières lignes sont à quarante mètres des Boches, et il y a toujours de l'imprévu. Nous avons un temps horrible et dire que nous ne souffrons pas serait exagéré. Mais quel entrain et quel moral ont nos troupes ! Dites-le aux pessimistes, mon cher ami, tous nous sommes gais et confiants et pour rien au monde nous ne voudrions être à l'arrière. Je vous écris d'un petit trou à cochons où nous vivons depuis trois jours. Impossible de mettre le nez à la porte tellement il fait mauvais et nous .nous relayons pour aller au café et au rata. Et nous avons des bougies t Nous repartons demain en première ligne pour quatre jours et quatre nuits, à portée de voix des bêtes puantes que sont les Boches. Voilà sept mois que je suis à l'armée et je ne me suis jamais si bien porté. Et pourtant, quelle vie ! mais si amusante malgré tout ! Où voulez-vous du reste que nous soyons, si ce n'est ici ? J'ai au repos quelque peu dessmé. Mais maintenant il fait trop mauvais, et puis, on travaille beaucoup : nous mettons toute la Belgique dans des sacs ! Je suis le plus heureux des hommes et j'ai appris qu'on peut conserver le sourire dans les situations les plus inattendues. Nous sommes fort bien équipés. Le linge est parfait. Nourriture bonne, tout en abondance, sauf le tabac.... il doit coller aux doigts en cours de'route. ^ Le mot d'ordre est confiance et espoir ! " " Confiance et espoir ! Où voulez-vous que nous soyons, si ce n'est ici ? "... Ne méritait-elle pas en vérité, d'être transcrite et offerte aux méditations de beaucoup, cette leçon de courage et de bonne humeur qui nous vient des tranchées ?

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Cet article est une édition du titre La Belgique nouvelle: journal quotidien indépendant appartenant à la catégorie Oorlogspers, parue à Londres du 1915 au 1916.

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