La chronique: gazette quotidienne

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s.n. 1914, 16 Mai. La chronique: gazette quotidienne. Accès à 20 août 2019, à https://hetarchief.be/fr/pid/c824b2zr1z/
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Samedi 16 mai 1914. — Edition /% CINQ CENTIMES LE NUMERO PjQUIÏ TOUTE LA1 BELGIQUE <£î'c année» « \o i:t:t LA CHRONIQUE BUREAUX 5 et 7, Galerie du Roi (Passage Saint-Hubert) BRUXELLES GAZETTE QUOTIDIENNE TÉLÉPHONES Administration : N* "788Il Rédaction; N- 1408 a ABONNEMENTS : Br.UTBLi.ES : 12 francs par an ; — 6 francs pour six mois ; — 3 francs pour trois mois. La Trovince : 15 francs par an; — 7 fr. 50 pour six mois; — 3 fr. 75 pour trois mois. rous pays de l'union postale, 30 fr. par an. — Hollande et Grand-Duché de Luxembourg, 20 fr. par an. FONDATEUR : Victor de la HESBAYE RÉDACTEUR EN CHEF: Jean d'ARDEME AîffiOXCES : page : 30 cent, la pelile ligne. — Réclames (après les spectacles), i fr, la ligne. — Faits-divers (corps), 31r. la ligne et faits-divers (fin), 2 fr. la ligne. — Nécrologies : 2 fr. îa ligne. — On ne garantit pas les dates d'insertion. La publicité commerciale est exclusivement reçue à l'Agence-Réclame Godts,2, place de la Bourse, à Bruxelles. Téléph. A. 3299 La publicité Gnancièrc, les petites annonces et les nécrologies sont reçues aux bureaux du Journal, iî et 7, Galerie du Roi. LES JOYEUX BRUXELLOIS Bruxelles est une ville calomniée et nu connue. C'est 'une (mauvaise* habitude pri.si Dos vojiaigeu'rs illustres, Victor Hugo, Bai (Maire, Octave iMirbeau S'ont accablé© tl sarcasmes, ©t nos inteffleçtuels affectent <le ! mépriser ! « Aucun caractère! — tlisent-il.-— ce n'est que .la .capitalle comique 'de l'ini lar... et 11a .patrie .de M. Beutomans. » Ces dédains sont •jnexplicaiMes, à moin qu'ils ne le .soient trop d'après le cœur d i'honvme, car jamais cité n» fut .plus hospi toliéro et plus accueillante. Tous les pros crils du siècle dernier, proscrits de 3a .poli tique, de la guerre et du génie, y vinren cliCTClier un calme refuge. « .Depuis .quinze ans — écrivait en 1830 ui jmMiciste, M. .Baron, établi à Bruxelles, .1: ville que .j'habite est te rendez-vous de tou les bannis de la lerre ; un champ d'asiJe uni versel ! 'Les minorités révolutionnaires d'A mérique, de Portugal, de Naples, de Piémon y ont leurs représentants. » " L'article dont ces lignes sont extraites, s'oc cupe de beaucoup de personnages célèbre: et est l'empli ide curieuses notation®. -Iil y > des portraits, tracés d'.ajprès nature, .du gêné ral Zaldivar, de Guillaume Pepe, l'agitateu: napolitain, de San-Martin, le libérateur di Pérou. Ce dernier, noir, beau, basarié, con docteur de nègres et de mulâtres, vrai mo dè'le pour une toile de jeune peinire romani i que ! Puis ce sont les colosses foudroyés de 1; Convention : Ohazal, Ramel, .Barère, Ber lier; un Canibacérès qui, coiffé d'une per nique .ronde, vêtu d'un habit marron, aillai ù d'église ide Samle-Gu.duîe suivi d'un vale de pied portant un gros livre d'heures. * * * * Noire auteur raconte des choses fort in téressantes sur tes.« Vieux de la Montagne » qu'il a vus de près et qu'il a fréquentés, .'il téressantes surtout pour ceux qui ont tu le: Dieux mit soif d'AnatoBe France... En effet, Baron parie d'une certaine lé gende qui effrayait fort les jeunes filles de son temps. Dans les milieux bien-pensants, on contait que les régicides étaient dévorés ipar île -remords. Des cauchemars de sang hantaient leur chevet ; des furies aresliennes les poursuivaient. Or, les iMeiilins, Barère, Eenlier, Chazal menaient, en néallité, une vie paisible, .partagée entre l'étude et la promenade... -On les voyait au spectacle -ou, respirant l'air frais, dans îles affilées reictiiligneis du Parc. Daviid avait le visage défiguré par un coup de fleuret ireçu dans sa jeunesse.' Mais poulies dévoies sa mâchoire enflée était -un- signe évident de malédiction divine ! Le peintre n'y pensait guère et continuait son rêve d'artiste amoureux de l'antiquité. Sa mort fut presque sublime de calme, .pathétique comme ses grandes compositions, un peu froides, mais remplies de noblesse et de -style. Quelques heures avant sa fin, il s'occupa encore d'une gravure de Léonidas exécutée par .Laugier. il demanda un crayon pour retoucher une figure qu'il- itrouivai-t .papillotée. Bien loin d'être troublé pair le souvenir de la révolution, il en .pariait avec enthousiasme à tous ceux qui l'approchèrent pendant sa maladie. De ce gigantesque 'bouleversement, il n'avait retenu que les cérémonies et les cortèges : .les Libertés traînées .sur d-es c-liars, les jeunes filles en chiauiiyde, les enfants de l'Ecole de Mars, les guerriers, coiffés ù la romaine, les hymnes de Lebrun, ide Métal et de -Rouget de t'Me. -Nous voilà loin de Game1! in. * * * En 1820, Oiuixeillas était déjà une véritable capitale, possédant de belles avenues, de beaux spectacles, des promenades supenbes, des monuments fameux, des salons où les étrangers traînaient leur sipleen à -la Werther ou 1 la lord Byron. Il est possible que 1s chemin de for, en nous rapprochant de Paris, ?n diminuant les distanices dans un pays où te grandes villes sont -entassées l'une sur !-autre,ait en même temps .diminué son rôle dé mélropoJe élégante. Ce qui est certain, c'est 1» ses rivalles, Anvers, Liège, -Gand, mettrai Beaucoup de temps à reconnaître son hégémonie. Puis, l'hospitalité de Bruxelles a été elle-même une des eau-sés, la principale, de l'im-meiise-ingratitude, de l'iliosiiilitié .qui l'entouré. Par une singulière destinée, Brux-elies a toujours abrité une foule de gens avides de célébrité ou -las de trop de gloire ! ^os cadets de lellres y viennent chercher fortune dans il'e'sipoir d'arriver ensuite à Paris.C'est une première étape. Mais, comme !:* la dépassent rarement, leur esprit, las d «tartre, se raniplit de rancœur. Ailors, niaudisrsenl. l'c-nidroit qui les a retenus par -"ii chaume tranquWe, sa bonhomie un peu 'adonnante, sa vie facile et paisible, t-e manque de reconnaissance! des bannis ■st plus acceptable. La plupart sont venus ici ■aincus, tombés du faite des grandeurs omme dos idoles renversées. Pour la plu->srt il s'agissait d'oublier la*France, de trou--i' de quoi la remplacer; tous regrettaient I Patrie et souvent môme la jeunesse per-™es. Alors, ils 'vécurent parmi nous, dans tristesse et l'impatience. Bruxelles n'était ®ir eux qu'une prison. Or, nul n'a jamais nue son cachot. Beaucoup de pages, amères ' ''nielles, ont été dictées par ces sentiments roP humains. * * * Bruxelles est non seulement .une ville ca-'"niii'e c-l mécounue, c'est encore une ville r inprise. Ceux qui viennent vivre dans sc-s »iin ne -.i> donnent pas la peine de .pénétrer ,j:' taie joyeuse et débonnaire. Ils s'arrêtent II décor. Quand ils ont vu le boulevard, l'.cnue Louise et la Grande Harmonie ils ril»at avoir tout vu. -Sciiclant, iil existe un vieux BruSaUes 1 il un tout autre caractère. Une cité claire, gourée de vertes collines et dont le cœur 5i avec lie carillon de l'ancienne Halle-aux-ams. Cest la ville des maisons dorées, de "W-ckcn-Pis, de la bière capiteuse, des sociétés et des -mystificateurs extra vagants dont on parfe dans les vénérables somptueuses brasseries. La zwanze, poi l'appeler par son nom, est une chose qu'il i faut pas trop mépriser. -Elite a sa signifie: tion. J'en eus l'intuition lors de mon premù voyage à Brux-effles. C'était en 1889. - H y avait .un grand cortège historique. Poi l_ corser la fête, on avait fait venir tous le e géants et tous les Onimegwnck du payi 11 Druon Anligon, d'Anvers, aillait en -tète, cai ' quié, ibarbu, comim-e un Agamciiinon dessin '• par Rubens, le Douidou de Monis, le c-hè-v: Bayard et Op Signarkc, de Matines, enfir 3 une suite d'effigies monstrueuses et barb; - res, sorties " des vieàBes tours de Gand, d " Bruges, de, Liège, d'ÀUi, d'Ypres, de Coui ' tuai, ide Louivain et d'ailleurs. Tout céda pas " .sait dans un grand tumulte : cris, fanfares ' pétarades de chevaux, escortes de cavalier vêtus et casqués de .fer. Soudain, la foui 1 attentive se mit à rire. On criait : « Voilà le 1 Bruxellois ! » Et nous vîmes surgir Jannek ' et Mielce, gros bébés souriants, et les Chas " murs de Prinkàres, qui défilaient au pat " C'était comme une leçon. Bruxelles mettait ' dans la cavalcade des symboles farouches sa note sceptique et un peu goguenarde. Tou " le reste était d'un sérieux un peu puéril 5 beaucoup Irap moyenâgeux. La capitale ap 1 .prenait au vieux terroir à rire, à sourire " mieux encore à rire de soi ! ce qui est I commencement de l'esprit. 1 Si j'étais Bruxellois, et si l'on me disait « Vous êtes du pays de M. Beuilemanis... ' Je répondrais « Mais... justement. » HORACE VAN OFFEL MENUS FAITS. PROPOS MENUS LA FOI Vous souvient-il d'un illustre guérisseur qui avait inventé vn instrument miraculeux qu'il appelait, sauf voire respect, le pulso - carm. Nous vîmes le porirail dudit guérisseu: ■ sur tous les murs, à la quatrième page di tom les journaux. Une publicité, admirable ment faile, [il la fortune du. pulsoconn e-t di ■ son inventeur. Le pulsoconn, je le vis enlrt les mains d'un honnête homme, qui s'en dé clarait satisfait. C'était une application ma gistrale de la légendaire mécanique à don ner des coups de pieds au derrière. On pou vait, d'ailleurs, se l'appliquer dans le aos Ça vous donnait une dégelée de coups d( poing. C'éiail charmant. D'antiques rlvuma lisants s'en trouvèrent guéris et béniren, Macaura (ainsi s'appelait le guérisseur), qui de son eùté, ayant encaissé la forte somme, les béijit. Or, aujourd'hui, il y n maldonne; la justicc française condamne Macaura, cl le traite ci; simple farceur. C'est un peu lard. Commeiu réparer... les vieux rhumatisants guéris pai le pulsoconn, vont-ils reprendre leurs rhu matismes, Macaura va-t-il rendre l'argent. Ce serait la vraie solution, au vœu de la justice.Car, enfin, il y eut des guerisons, irrégu-liàres, illégales, mais il y en eut, j'en connus. Les juges arrivent trop tard, ils peuvent démontrer qu'on ne guérit pas un rhumatisant, si deux de cœur soit-il, en lui donnant une série de coups de pied au derrière. Les faits démontrent le contraire. Et ce farceut de Macaura perpétrait ses miracles an plein cirque, devant 3,000 personnes. C'est qu'il sut inspirer, par les moyens les plus commerciaux, la foi. Et la foi, non seulement transporte les montagnes, mais, éventuellement, guérit les rhumatismes. En conclusion pratique, instruites par ce personnage funambulesque, la justice et la faculté devraient bien, elles aussi, s'efforcer, désormais, d'inspirer lu joi. BOB. Au jour le jour II POLITIQUE C'est plaisir que d'avoir parmi ses |R» adversaires une personnalité dans le genre de celle du Bien public, carrée par la base et n'iiésilant jamais poulies plus impudents aveux... On se rapipeile que le susdit journal ciéricai eût, dès l'abord, la plus violente antipathie pour te loi des assurances sociales, sans doute trop démocratique encore à son gré 11 fit, con-lire eiïle, une campagne furieuse, la trouvant, sans doute, favorable aux ouvriers. Mais les minàsHéridls, sachant ce que le part: clérical poiyra un jour ou l'autre lirer de celte loi pour dominer les mutualités, n'écoutèrent point 1-e journal gantois. .Si bien que, dan's sa colère contre irae loi votée mailgi-é lui, le Bien public nous accorde les plus utiles aveux : « ... La Ctraoïiibre, sous la .poussée des deux gauches, auxKjutflleis s'étaient joints cinq députés de droite, a voté la clôture de la discussion générale à un moment où 1c- débat était A peine engagé. » ... La Ghamlbne a voté, sans même savoir ce qu'elile votait, un système obligatoire d'-as-surartces-mailadie et d'assurance-invailidilé qui- ne résiste pas à urj examen séri-e-ux; mais e.l!e a pris la précaution de retarder la mise en vigueur de ce système jusqu'en 1010. .» ... Le Sénat, selon toute probabilité, ne ratifiera pas ce système absurde et il re-mianiera te projet de fond en comble, et le projet remanié reviendra devant la Chambre dans un ou deux ans. n Et, fidèle à une élémentaire tactique dévoie, le Bien public espère faire passer ces aveux en reprochant aux d'eux gauches d'avoir .repoussé la disjonction qui eitt. permis « de voter la pension de:; vieux ouvriers » sans la loi des assurances sociales. Mais elles voulaient un « vote à la bousculade »... Comme si la droite n'était pas maîtresse des voles!... Ne retenez donc que cet aveu catégorique : « La Chambre a voté SANS MEME SAVOIR CE QU'ELLE VOTAIT, un système... qui ne RESISTE PAS A UN EXAMEN SER-IEUX. a Nous en sommes persuadé-.-;, comme pour! toutes le's mesures cléricales ! PETITE CHRONIQUE L i- Regards en arrière 16 niai 1871. — La. Commune fait abattre, T Paris, la colonne Vendôme,reconstruite en 18/1 Campagne électorale. Elle diffère singuilièremeiu -de la campagm électorale -de 1912,celle qui s'est .ouverte, che: fl'Ss ■cléricaux, à l'occasion des élections <d< ^ 1914. Et si il.es électeurs veulent se livrer i l'J quelque méditation aivant de voter, — ils n< i [pourraient "Choisir un sujet piIus suggesti: - -que la comparaison entre le's discours d( 0 (leurs élus, à deux ans d'intervaLle. 1912... C'est hier... -On se souvient de ia - thèse cléricale. Elle se résumait en trois ar-, guments — si l'on peut dire ! s Primo : Bonnot-Garnier. Secundo : par; c d'impôts. Tertio : ipas de charges militaires s Bonno't-Garnier, n'en parlons plus. Pas ur p chef, pas même le moindre dicputé c.atiliO' . .liique n'a iOSé prendre à son icompte — à la . Chambre, .protégé par son iparti, couvert p.ai ) l'iimm-ité parlementaire, — les infamies stu-pides comportées par un torchon clérical ei 1 répandues à quelques centain.es de milliers d'exemplaires. 'Ge n'était, d'ailleurs, qu'.un moyen de renfort — qui eut un succès inespéré.(Restent la loi militaire et les lois .financières.Pour rassurer -les électeurs, il ne reste plus à M. le comte Woeste qu'à leur dire que rien n'est 'Changé 'de son programme antimilitariste : si on leur affirme qu'une loi militaire nouvelle a été votée, qu'ils n'en croient rien, ; que M. de 'Broquevflîle l'a préparée ? illusion : que lui-même l'a votée? chimère! En même temps, ,M. Liebaert expliquera à son public préféré que notre édifice financier n'a pas varié ; que nos bons du Trésor sont • en nombre très restreint et souscrits à des • conditions ultra-avantageuses pour l'Etat ; ■qu'enfin 'M. Levie était un pimee-sans-rire qu'on a vite envoyé à garder des machines à vapeur, loin, des caisses de l'Etat, avant :• qu'il' ait pu rien innover. Fantaisie ! direz-vous en lisant cela. (Mais sî c'est une fantaisie, ce sera au pu-' 'blic de s'écrier, à son tour, en comparant ce • qui fut dit en 1912 et fait depuis : « Fantai-. sie ! » La petite émotion. On rentre de voyage... On a plaisir à revoir, au passage du train, les vieilles bicoques à moitié démolies de la rue de Brabant, 'les quais enfumés, les employés grognons. C'est la joie, 'la j'oie inexplicable du retour. Voici Bruxeililes, pluvieux, mouilié, — comme lors qu'ion est parti. Rien n'a changé, ni le ciel maussade, ni 'les colilets relevés îles pardessus. On est content tout de môme. On se retrouve. Et, tout à coup, quelque chose frappe le regard : une petite 'lueur bleue, qui vient — si doucement! — faire vibrer quelque chose dans le .cœur avant môme, sembie-t-ll, que 'le cerveau ait compris... S'étalant sur les murs, à la devanture des cafés, mettant dans toutes nos grisailles sa tache azurée, l'affiche bleue annonce les quatre représentations Ide ùYImo Sarali Bernlmrdt. (Nous la connaissons si bien, cette affiche, et depuis si 'tongteimps ! 'Combien de l'ois ne nous a-t-elle pas apporté des rêves de poésie, de rythme, de beauté, de gloire, et combien (le .fois la réalité n'a-t-tilie pas été magnifiquement supérieure à ce que ces rêves annonçaient! Que de frissons inoubliés, que d'inégalables enthousiasmes résume pour nous ce simple morceau de papier ! ■C'est presque l'Art- éternel qui vit en lui, — et c'est pourquoi, 'quand nous île regardons, nous ne pouvons le regarder sans ferveur... Courtoisie. Richard. Strauss, l'auteur heureux et admirable de « Salcané », d' « Electra », vient de donner à l'Opéra de Paris un ballet de la « Légende de Joseph », permettant la plus admirable exhibition du « ballet russe ». A : l'issue de la triomphale première, M. de Schoen, ambassadeur d'Allemagne à Paris,! annonça au maestro, qui venait de conduire ! son œuvre, comment M. Dournergue venait de le nommer officier de la Légion d'honneur.•C'est un rien!... Mais comme il .forme une piquante réponse aux continuels actes de •mauiva.is gré, dont les Allemands exagèrent pour fins tant l'habitude à l'égard de leurs voisins. * Nul n'est censé ignorer la loi. C'est une histoire évidemment «recommencée», 'mais toujours amusante, que icelle de l'étudiant arrêté, au Jardin du Luxembourg (à Paiis,.naturellement), pour avoir embrassé une « annie » assise à côté de lui sur un Ibanc. L'étudiant protesta au nom de la loi naturelle,en quoi, il eut raison. Le gardien dressa pnocês-verbal, arguant, sans doute, que cette (loi natureVe, excusant trop, ne prouvait rien. Par exeQnp?.e,où .nous cessons de comprendre, c'est devant .la solution hybride -du commissaire. 'Celui-ci mit en liberté l'étudiant, après qu'il eut « .fait des excuses au gardien ». VoUlà, ipar exemple, la seule chose que nous i n'eussions pas consenti à faire ! L'étudiant j en -devait peut-être à \la femme embrassée, I certainement aux spectateurs devant lesquels il se peirmit pareil sans-gêne... Que deviait-il à un gardien, auquel nous espérons qu'il ne pensait pas du tout en embrassant sa mie? : Et qui n'existait que comme .représentaiiit d'une loi plus ou moins existante. <r=^> L'cxpériencc utile. On vient de procéder, à Londres, à des expériences,ou plutôt à des leçons, qui ne manquent pas d'intérêt. iU.il professeur a enseigné à des enfants... la manière de traverser une rue ! ■Le public a d'abord souri, Puis 11 a laissé faire. Puis il- a imité 1 iDans les villes à circulation intense,comme celles d'Angleterre ou d'Amérique, le besoin Id'Ume semblable éducation se fait sentir im-ipérieusieanent. La. rapidité nécessaire et l'abondance des transports engendrent des exigences spéeiafies. La voiture, l'automobile, l'autobus, la motocyclette, voire l'humble bé-rane, passent vite, doivent passer vite, sans qus le conducteur se préoccupe d'autre chose que de ceci : conserver sa place réglementai re. D'autre part, le piéton, connaissant cettc obligation essentielle imposée aux autres usages de la voie publique, sait où ceux-ci •à peuvent et doivent se trouver : il sait donc comment les éviter. Et, s'il est trop jeune pour le savoir, on le lui apprend. A Londres,de nombreuses inscriptions, placardées bien en vue des passants, sont conçues comme suit : Jus^mau milieu de la rue, regardez à votre droite; puis regardez à votre gauche. » (Il .'faudrait écrire le contraire en Belgique, les conducteurs tenant la droite, à rencontre de ce qui se fait outre Manche.) •Certes, nous ne songeons pas à assimiler notre existence relativement calme à la vie fiévreuse des pays anglo-saxons. Néanmoins, il faudrait se préoccuper plus qu'on ne /le fait du probième, des problèmes, de la circulation, chaque }our plus rapide, plus intense. La simple éducation progressive du public éditerait ibien des catastrophes.Et, à cet égard, l'exemple anglais serait utile, sinon à suivre totalement, tout au moins à adapter à notre pays. Maladresse. Il est vraiment des maladresses excessives, pour ne pas employer de gros mots. Un journal déricai rellèjve, .avec une gêne qui ne ,l'excuse pas, les .vives attaques du « Peuple «» contre des « petits-frères » si curieusement pincés à iLiffie... Dans ce mauvais cas, uniquement électorail, cependant, .il riposte en évoquant le souvenir .d'un, ihomme politique socialiste 'de mœurs trop vives... C'est vraiment trop de maladresse : si île malllieuraux député en question aima trop les femmes, ce qui est une faute, les ipetits-frères... ne les aiment pas assez, ce qui est un crime : ce qui est la suprême honte-. Qu'on nous dispense d'insister et d'évoquer un abominable répertoire Ides assises du monde entier... Nouvelles à la maïn Au tribunal. ÎLe juge. — Où demeurez-vous? Premier vagabond. —Nulle part. Lé juge. — Et vcm,s ? Deuxième vagabond. — SEn 'face de lui/ Le Congo portugais révolté MESURES DE PRUDENCE AU CONGO BELGE Par suite de la révolte d€s chefs de San-SalvaaJor, t-oute la. région du Congo .portugais icj.ui s'étend en face- d-e notre colonie, depuis Saint-Antoine, à. l'amjjouchurft du fleuve, jusque Kwdjliu, un peu en deçà du 6° parallèle, -est en révolte. La contrée serait, parait-il, déga-mie de troupes, et tles bandes aimées de fusils circulent dans la région,.en incendiant les factoreries et les postes de l'Etat portugais. Un négociant portugais aurait été tué à quelques kilomètres du poste cartographique d.u Congo ibelge, qui opère ac-uièltanent 'sur la rive portugaise, pour déterminer la base qui doit servir aux travaux hydrographiques du Bas-Congo.La maison Falgueras, le poste de. Fetish-Roclî, l.es habitations de Sumbo.Porto-Rico et ides maisons en amont de Kissanga, sont devenues la proie des flammes, et il ne reste plus que les carcasses métalliques et des débris fumant dans la plaine. Les employés d,u poste portugais de Féfcish-Kock ont pu se sauver sur un bateau de la flOttaie du Congo belge, que le gouverneur g'ênéral avait envoyé sur place pour protéger ■nos nationaux, c'est à cela qu'ils doivent de ne pas avoir été massacrés. ■Nos nationaux n'ont pas été inquiétés, et tes chefs rebelles leur ont môme assuré qu'ils n'avaient rien il craindre; néanmoins, par mesure de prudence, ils ont été rappelés ù Borna, abandonnant ainsi leurs travaux de triangulation, en attendant que l'agitation soit un peu passée. iLe gouverneur général du Congo belge a échangé avec le gouverneur général de l'Angola -des correspondances télégraphiques au -sujet de ces événements. K. LA DETTE BELGE La commission sénatoriale des finances s'est réunie vendredi matin. :M. iPIanrez, au nom de la minorité, a déclaré qu'il s'abstiendrait au vote sur le budget de la dette publique pour protester contre une politique financière qui a.bcutit à une exagération effrayante de la dette pubHque. (D'après une réponse faite par M. le ministre des finances à M. Hanrez, la dette publique s'élevait, au 15-avril dernier, à 4 milliards 90,224,938 francs 09 centimes. •La dette flottante atteignait la somme exorbitante de 57."},596,500 francs. Le capital correspondant aux annuités dues pour rachat de concessions de chemins de fer à 3i9,108,400 francs, ensemble au chiffre formidable- de 5,014,929,833 francs. En dix ans, le budget .de la dette publique a augmenté de 57 millions. Les charges de la dette ne font que s'accentuer par suite de l'insuffisance des ressources de l'impôt pour couvrir les dépenses ordinaires du budget. •L'examen du budget des dépenses extraordinaires pour 1914 montre que cette année le déficit dépasse 120 millions. Le fait môme que les dépenses portées au budget extraordinaire se reproduisent régulièrement 'chaque année suffit à démontrer que des dépenses qui y sont portées sont des dépenses ordinaires.Dans tous les cas, il est incontesta-ble que ces dépenses ne sont pas directement productives d'un intérêt en augmentation des ressources ordinaires. Et ainsi il est facile de constater que les dépenses de cette nature, portées chaque année régulièrement pendant vingt-cinq ans en augmentation de la dette pubïique, à partir de ce moment exigent un service d'intérêts équivalent au chiffre annuellement emprunté. De telle sorte qu'on ne fait que retarder le moment où il faudra trouver dans l'impôt le chiffre même annuel-1 iement emprunté... AU SÉNAT LE HOIE A BON MARCHE Séance du matin Le Sénat a repris, avec une louable ardeur l'aride discussion de l'aride projet de loi sur le habitations et logements à bon marché, M. de Ruzette réclame le bénéfice de la lo pour les marins pêcheurs non patrons qui j ont droit à tous les points de vue. M. de Ro demande à ses collègues de faire lf sacrifice de leurs amendements pour éviter 1< retour de la loi à la Chambre, ce qui occasion lierait de nouveaux retards. M. Hubert Brimard se joint à M. de Ho pou) que l'on vote immédiatement le projet tel qu'i a été adopté par la Chambre. 11 cite les faits abominables que favorise la situation actuelle Il indique ensuite que cette loi, dont l'urgenct est criante, devrait s'appliquer aussi aux em ployés et aux petits bourgeois. Passant en re vue les divers amendements, il en dégage les défauts et qualités, mais conclut que, si vrai ment, on désire en finir, il faut voter le proje tel qu'il est venu de la Chambre. M. Poelaert. — Dans son ensemble, le proje crée un organisme vraiment utile. Mais on > trouve des lacunes. On peut regretter que k Société Nationale n'ait pas été autorisée à ac corder des subsides directement aux commu lies. Je regrette aussi qu'on n'ait pas obligé 1( gouvernement à souscrire le quart du capita nécessaire aux sociétés locales ou régionales en formation. Mais, quelque incomplète qu'ëlh soit, la loi marque un progrès sérieux. Cettf raison est suffisante pour que nous laissions d( côté les controverses de détail. Dans ces condi tions, on s'étonnera de voir la commissior demander le renvoi à une Chambre qui ne « réunira pas avant six mois ! Et il y a vingt ans qu'on étudie ce projet ! Que le Sénat nous of fi e donc le spectacle réconfortant d'une assem blée unanime à voter un loi nécessaire à le vie, au développement et à la grandeur di pays. (Très bien.) M. Coppieters étudie, -lui aussi, avec auto rité le projet soumis à la Haute-Chambre et i conclut qu'il peut être voté à titre d'expérience La discussion générale est close. La séance est ensuite levée. Séance de l'après-midi PAR ARTICLES... A 2 heures, la discussion des articles est en tamée sans barguigner. Nos pères conscrits sont toujours très nombreux. M. de Broqueville et M. Poelaert insistent pour que le Sénat ne retarde pas le vote de la loi en adoptant l'amendement de. pure forme proposé par la commission à l'article 1er. M. Des Maisières, rapporteur, déclare qu'il n'insiste pas à le maintenir. On repousse donc les amendements et la première disposition est adoptée. Un débat I s'engage sur l'article 2, qui est relatif à la personnification civile de la Société Nationale. Après des observations de MM. Yandenpee-reboom, Hanrez et Magis, cet article est adopté. A l'article 3, on examine un amendement de M. Hanrez qui propose d'installer dans les habitations à bon marché des salles de lecture, de réunion et de bains-douches. M. Vandenpeereboom combat cette idée; la location du rez-de-chaussée à des commerçants aisés permettra de réduire le prix des loyers de l'immeuble ! M. Poelaert et M. Hubert Brunard reconnaissent volontiers le caractère social de cet amendement, mais ils insistent pour que la loi ne soit pas renvoyée. M. Des Maisières appuie la façon de voir de M. Vandenpeereboom. M. Coppieters, convaincu quo la droite veut renvoyer le projet à la Chambre, se rallie à l'amendement de M. de Broqueville sur la location des rez-de-chaussée, à condition de le modifier légèrement. M. de Broqueville. — D'accord. Après un long échange de vues, l'amendement de M. Hanrez est repoussé. L'amendement de MM. de Broqueville-Coppieters est adopté. La loi devra donc retourner à la Chambre. Cela enlève beaucoup de l'intérêt relatif de cette discussion ,de textes. Les articles 3 et 4 sont votés. A l'article 5, on tourne et l'on retourne un amendement de M. Hanrez, qui veut que les communes créant" des habitations ouvrières soient aidées par le gouvernement au même titre que les Sociétés d'habitations à bon marché. Repoussé droite contre gauche. VOTES On interrompt le débat pour voter la loi limi-, tant la journée de travail des machinistes "d'extraction dans les charbonnages ot celle sur les pensions des mineurs. Elles sont adoptées à l'unanimité. REPRISE L'article 6 est adopté sans .observations. On examine simultanément les articles 7, 8. 9 et 10. Le plan financier des prêts à consentir par la Société Nationale donne lieu à de vives remarques de la part de MM. Hanrez, Poelaert et Ed. Brunard, qui critiquent le taux élevé de ces. opérations. l.es quatre articles sont adoptés. Il en est. de même pour l'article 11. Le droit d'expropriation prévu à l'article 12 fait l'objet d'une savante dissertation de M. Braun, qui montre qu'il y a là une disposition dangereuse entre les mains des spéculateurs. Et l'on décide de continuer mardi. La séance est levée. LA « CHRONIQUE o EST EN VENTE : A PARIS, dans tous les principaux kiosques des boulevards, chez notre dépositaire général, Mm0 veuve ENGLEBERT, rue de Maubeuge, 69, et dans les bibliothèques de la gare du Nord. A Lille, a la bibliothèque de la gare. A Maubeuge, A la bibliothèque de la gare. A Avignon, à la bibliothèque de la gare. A Cannes, à la bibliothèque de la gare. A Saint-Quentin, à la bibliothèque de la care. A Revin, à la bibliothèque de la gare. A Monte-Carlo, à la bibliothèque de la gare A Saint-Raphaël,à la bibliothèque delà gave. HORS FRONTIÈRES Vendredi 15 mai. Bien plus encore que les précédentes, la diernière séance du. Reichslafj a précisé l'altitude de ïopmion allemande dans les grandes questions internationales. Et, vraiment, cette altitude esi curieuse. ! Si les socialistes [ont preuve d'un pacifisme réel et d'wn désir sérieux d'entente avec tes puissances étrangères, joints à une connais-L sauce réelle de Vêlai des esprits, il est loin ' d'en être de même pour les autres partis. \7ous entendons tel membre du centre par-; 1er des sentiments pacifiques dont VAlterna-gne <i donné la preuve à la France : c'est sans doute d'Agadir qu'il s'agit. Il affirme aussi, ■ cet honnête député, que la dernière campa-! gne de presse germano-russe fui provoquée ' par les journaux moscovites : gageons que la j, Gazette de Cologne ne s'inscrira pas en faux . contre cette allégation. Nam serions, d'autre part, assez curieux 1 de savoir comment une guerre douanière en-' tre l'Allemagne et la Russie serait plus préjudiciable à ceHe dernière : peut-êlm parce ■ qu'elle ne sérail plus envahie par les ma- ■ chines allemandes. En un mol, et à les regarder de près, l'on peut dire que l'Allemagne s'hypnotise sur sa , vertu, sa bonne foi et son désir de la paix. Il semble qu'elle a été jusqu'à en perdre le < sens des réalités : danger considérable pour ' la bonne- harmonie européenne. * * * Huerta ne vent pas s'en aller. Et, cepen-i dant, chaque jour l'accule davantage. Sou-' Imitons que son désespoir n'aille pas jusqu'à 1 des manifestai ions déplorables pour les biens et la vie des étrangers résidant au Mexique. Dans 18S Balkans La Grèce conseille la modération aux Epirotes D'Athènes, le 15. — Les assurances données à M. Streit par les chefs de la mission internationale que des conseils de conciliation ont été transmis par les puissances aux membres de la commission internationale à Corfou,ajoutent- aux espérances de voir les négociations aboutir. Dans certains milieux on estime que» quels que soient les . arrangements définitifs, l'application et l'observation devront en être certainement garanties par des mesures effectives internationales et non dépendre d'une simple décision du gouvernement albanais. On croit aussi ici, et la «Patrie» se fait l'écho de cette idée, que la Grèce devrait être invitée à donner son avis au moment des arrangements.La «Nea Mimera» conseille aux Epirotes de se montrer conciliants et de ne pas insister sur des demandes trop nombreuses. Le journal leur conseille de faire tous leurs efforts pour obtenir que de sérieuses garanties soient données aux privilèges qu'ils obtiendront. La crise mexicaine Les propriétés étrangères seront protégées De Washington, le 15. — Suivant une dépêche officielle dtl contre-amiral Maye, le générai rebelle Gonzalez a assuré le consul américain à Tampico que toutes les propriétés des étrangers dans la région de Tampico, y compris les puits de pétrole, seront protégées par ses troupes.Huerta ne veut d'aucune façon s'en aller De New-York, le 15. — Trois Mexicains bien connus ont suggéré au général Huerta, au nom des délégués mexicains à la conférence de Niagara, que ces délégués obtiendraient de meil-. leures conditions des Etats-Unis s'ils apportaient à la conférence la démission du général Huerta. Le président a rejeté énergique-ment cette idée. Il a offert son pistolet à ses auditeurs en les priant de le tuer, et il a. déclaré qu'il ne donnerait jamais sa démission. BULLETIN TELEGRAPHIQUE ALLEMAGNE Diverses opinions sont émises aReichstag : la Légion étrangère, la Triple-Entente et les difficultés russo-allemandes font les frais de la discussion. De Berlin, le 15. — «En fait de chauvinisme, , dit le député Bernstcin, l'Allemagne est aussi coupable que les autres pays. On ne peut pas affirmer que la poutre est dans l'œil du peuple français.» L'orateur rappelle les nombreux articles de journaux et l'ordre du jour récent du kron-prinz. Le chauvinisme n'a jamais, dit-il, été plus faible en France. Il ne s'est jamais élevé autant de voix en France que*maintenant pour demander qu'on laisse la question de l'Alsace-Lorraine en repos et désirer un rapprochement avec l'Allemagne. La meilleure politique de paix pour l'Allemagne .serait de donner à l'Al-sace-Lorraine une complète autonomie. L'orateur termine en faisant ressortir la politique pacificatrice et conciliatrice de tous les socialistes dans tous les pays. Le prince Lowenstein-Werthein (centre) s'élève contre une affirmation de M. Bernstein et accuse l'Angleterre d'avoir donné l'exemple des armements à outrance pour la marine. Si le voyage récent du roi d'Angleterre à Paris n'a pas amené la transformation de Ja Triple Entente en alliance, nous n'avons pas à en river de conclusions favorables. Une flotte allemande l'orte est la condition de nos bons rapports avec l'Angleterre. «Pour la France, nous sommes prêts à entretenir avec elle des rapports amicaux et nous lui avons donné assez de preuves de nos sentiments pacifiques, mais nous avons appris que nous ne devions pas lui imposer notre amitié. Bornons-nous à une attitude correcte et affable. Nous ne voulons pas abandonner nos intérêts autorisés seulement pour mi nager les souvenirs désagréables de la France.» L'orateur déclare n'avoir rien à dire contre la Légion étrangère «mais, dit-il, nous avons le droit de prendre. toutes les mesures pour que les "Allemands n'y soient pas entraînes. Xous suivrons aussi naturellement, à l'avenir, avec attention, les progrès militaires russes, bien que ces armements'né donnent lieu à aucune inquiétude». L'orateur rappelle la campagne récente à laquelle ces armements ont donné lieu et accuse la presse russe d'avoir commencé cette campagne d'excitation contre l'Allemagne. Pour ce qui est du renouvellement de nos traités de commerce avec la Russie, continue

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