La dernière heure

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s.n. 1914, 29 Mars. La dernière heure. Accès à 18 juin 2019, à https://hetarchief.be/fr/pid/qf8jd4rd61/
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* 1 1 1 ■ " y SEUL JOURNAL BELGE ayant fait contrôler et certifier par expert! comptables assermenté* près des tribunaux, les tirages quotidiens et moyens de ses numéros payants. Constat : PAR JOUR : 125,922 NUMÉROS La Dernière Heure LE PLUS GRAND JOURNAL BELGE, LE MIEUX RENSEIGNÉ * N* 88 NEUVIÈME ANNÉE DIMANCHE 29 MARS 1914 CINQ CENTIMES m —— ABONNEMENTS BRUXELLSS fBOVIHC* Fr. 1.00. UN MOIS. . , • 3.00. TROIS MOIS Fr. 4.00 • 6.00. . SIX MOIS . . • 6.00 • 12.00. . UN AN. . . . • 16.00 Pour r<trane«r la prix dm Braxolle», le port eu plus. Il n'exUto pu d'abonnement mtnioel. — Pour BruzeDca indiquer, on «'abonnant, »i l'on désire recevoir l'édition du soir ou celle du matin. — Le» frai» de recouvrement «ont à la charge des abonnés. MISTRAL Mistral, qui vient de mourir, était-il, comme on l'a écrit, le plus grand poète de la France contemporaine? C'était l'avis des Suédois, puisqu'ils lui ont donné le prix Nobel. Les Suédois sont bien heureux: Ils connaissent le provençal, puisqu'ils l'admirent, et qu'un poète ne se goûte bien que dans sa langue. Pour les Parisiens, qui ne lisent Mireille qu'en traduction, leur admiration pour Mistral était surtout affaire de convention et article de foi. On n'y allait pas voir. Le président Poincaré, en honorant le poêle provençal d'une visite personnelle, l'an dernier, quand il revint d'Espagne par Marseille, avait pour but de soigner sa popularité dans le Midi. Je ne crois pas que M. Poincaré, né Lorrain connût la langue des cigales. Un Français qui se paye le luxe d'apprendre une seconde langue, préférera, évidemment, se donner quelque teinture d'anglais ou d'allemand, voire d'espagnol. Autant dire, par conséquent, que la prétention de Mistral, qui fut de ressusciter le dialecte de sa province, a parfaitement échoué. Mireille n'a pas fait apprendre le provençal à un seul Français. Par contre, Mireille écrite en français aurait valu à son auteur une gloire bien autrement directe. Vouloir écrire dans une langue locale, cette langue locale fût-elle encore dix fois plus dorée, plus sonore et plus mielleuse, c'est prendre la diligence de la Gloire quand on pourrait prendre l'express. On risque de ne pas arriver! Sans l'admiration ; bruyante de Lamartine, Mistral fut resté un poète de terroir. Il meurt, | illustre sans doute, mais, en dehors de sa Craù natale, admiré de confiance, sans conviction, sans cette communion directe avec ses lecteurs qui est la plus douce récompense du poêle! Il y eut quelque chose de plus heureux chez Mistral que son particularisme linguistique. Ce fut sa force de caractère. Il a pu vivre une longue vie de poète, dans la c paix et dans la lumière, loin de ï Paris, loin des hommes! Pouvoir s'isoler dans son rêve, c trouver assez de charme aux ru- 1 meurs de son propre cœur pour ne nt Wai.TjSs^JVoh' "fcfSUÎn" ~ Oe-tfi'.Z l.TjiïJ. ■' 4qïÊi?inent des villes, quelle rareté! Les poètes, en général, chantent la solitude, la nature. Mais ils la chantent dans les cafés ou dans les salons. Quand un Victor Hugo, un Edmond Rostand habite l'île do Jersey ou le village pyrénéen de Cambo, c'est contraint par l'exil ou par des raisons de santé. Même ceux qui naquirent dans des îles embaumées, Ileredia à Cuba, Le conte de Lisle à la Réunion, n'eurent rien de plus pressé que d'en sortir. La tour d'ivoire, oui, ils la voulaient bien, mais devant le Métro, et avec l'ascenseur! Quelle duperie, quand on y songe, que cette hantise de Paris! Quoi! Echanger les forêts, la mer, les torrents, le ciel vaporeux des jours ou le ciel terrifiant des nuits étoilées, et l'immense terre, toute vivante de bûtes et de fleurs, pour venir grouiller, trois-millionnième bactérie humaine, dans ce bouillon de culture fait de sang, de fiel et de sanie, qu'on appelle la vie parisien- ^ ne! Qu'est-ce qu'ils viennent chercher là-dedans, les poètes, dans cet enfer bon pour des politiciens et des financiers? d Ils y affinent tous, pourtant! * Pourquoi? Pourquoi? Pour arriver à siéger dans une Commission d'enquête, comme Maurice Barrés, e: et contempler pendant trois heures Q d'horloge la figure épouvantée de ® M. Monis? Non. Ils y viennent parce que, à J' Paris seulement, !a littérature passe fi pour nourrir son homme et pour n donner, par surcroît, des succès de j salon, des succès de femme... d C'est ça, la ruée des poètes vers P Paris, ça n'a jamais été autre chose. Et c'est pourquoi j'admire, s, j'honore et j'envie plus que je ne a peux dire, le rare destin de ce Frédéric Mistral, qui eut la chance dé trouver dans son berceau son pain cuit, le mérite de s'en contenter, et la force d'aimer les femmes de son lève (ou du moins de parer des d couleurs de son rêve les femmes ^ de son pays, car les malicieux pré- f£ tendent que, dans les environs de c< Maillane, tous les petits enfants lui ressemblent étonnamment...) A ce prix, il eut le bonheur que 'c! Paris ne lui aurait jamais donné. Sans doute, dans un bonheur pa- oi roi 1. il entre quelque égoïsme. Que v deviendrait la patrie si ses fils les "a plus nobles menaient tous la vie ex- c; quisement hautaine et dédaigneuse £ç d'un Mistral? Les coquins auraient c' beau jeu, et le peuple leur serait li- ia vré sans défense. Mais tout le mon- ci de n'a pas un cœur de vidangeur, à " l'abri des nausées, et convenons ™ qu'il faut des bottes d'égoutier pour ti s'avancer dans le cloaque électoral, en ce moment! Pardonnons aux y? abeilles de n'en rien savoir, et de 1 faire leur miel plus haut! Maurice de Waleffe. d< m LA CRISE DU HOME RULE ET L'ARMÉE BRITANNIQUE Les révoltés de l'Ulster recevant, dans les environs de Belfast, les dernières nouvelles de la crise, par télégraphie optique .A FIN DES TRAVAUX DE LA COMMISSION ROCHETTE ENCORE UN INCIDENT (Voyez commencement en lre page.) Paris, samedi. — La commission d'en-uête s'est réunie ce matin à 9 h. 1/2, iour continuer à examiner ses concluions.Une discussion vive et confuse s'est ngagée, paraît-il, entre les membres rosents. De fréquentes colloques se..sont pro- M. Jules Delahaye, uits entre députés, voulant ajouter ou îtrancher des membres de phrases. Un éputé ayant même demandé que l'on >nvoquât l'auteur d'un article d'un >urnal des Pyrénées'Orientales, mettant i cause différentes personnalités politi-ues au sujet de cette affaire, M. Jaurès protesté contre toute idée d'ajourne-lent des conclusions. Il a mis aux voix la proposition d'a-nirnement qui a été repoussée. M. Jaurès s'étant éleve contre la dif-cult.é de sa tâche et les observations ombreuses qui lui étaient adressées au ijet du procès-verbal qu'il proposait, [. Delahaye a quitté la réunion en Sclarant que dans ces conditions il référait donner sa démission et qu'il enverrait par écrit. La discussion continue toujours aussi îbtile, portant sur des adjectifs et des lembres de phrases. QUELQUES PRECISIONS SUR L'INCIDENT Voici comment on raconte les inci-ïnts : M. Delahaye lut un article de 1' « In-5pendant des Pyrénées Orientales », ins lequel plusieurs personnalités aient mises en cause au sujet de l'af-ire Rochette, et demanda que l'on >nvoquât l'auteur de cet article. M. Jaurès fit observer que les députés laient bientôt partir en vacances et l'il était impossible de retarder les con-usions de la commission d'enquête. M. Delahaye insista. M. Jaurès promit alors d'interroger ficieusement, dans les couloirs de la liambre, s'il le rencontrait, M. Emma-lel Brousse, député des Pyrénées Orientes, dont le journal était ainsi mis en .use, pour savoir ce qu'il y avait de ndé dans les déclarations de cet arti-e.Finalement, M. Jaurès mit aux voix proposition d'ajournement de la dis-ission des conclusions jusqu'à l'audi->n de ce nouveau témoin. Aucune main i s'étant levée en faveur de l'ajourne-ent, M. Delahaye se leva alors et par- II n'a pas été communiqué de procès-irbal à l'issue de la réunion de ce ma- 3. LA VERSION DE M. JAURES M. Jaurès a déclaré que les travaux i la commission avaient avancé d'une anière satisfaisante. On a voté treize pages sur les trente-deux de son manuscrit. Il espère que les travaux seront terminés lundi soir, au plus tard mardi. La Chambre sera saisie mardi du procès-verbal sténographié, et mercredi des conclusions, qu'elle pourrait discuter jeudi et vendredi. M. Jaurès interprète le mouvement de M. Delahaye comme un simple geste de mauvaise humeur, tel que le député de Maine-et-Loire en avait déjà eu lors de la première réunion. M. Jaurès fait observer qu'il lui est tout à fait impossible de donner satisfaction à M. Delahaye, l'auteur de l'article déclarant lui-même qu'il n'est pas encore en état de fournir des renseignements complets. Comme il a été indiqué précédemment, il paraît que la discussion a été très vite entre les partisans des différentes thèses et que M. Jaurès menaça un moment, si cette obstruction ne prenait pas fin, de dégager sa responsabilité et ne faire une aedaration devant, la Chambre ; mais, ainsi qu'on vient de le voir par la déclaration de M. Jaurès lui-même, tout pessimisme avait disparu de l'esprit du député du Tharn. — Havas. LA SEANCE DE L'APRES-MIDI La commission d'enquête poursuivant l'examen de ses conclusions, a voté les paragraphes concernant le Tôle de MM. Monis et Caillaux. Elle a discuté la partie relative à l'action de Rochette et a l'intervention de M. du Mesnil. Elle abordera lundi le rôle de la magis-t r.ture et des gouvernements successifs. Les conclusions seront soumises jeudi à la Chambre. M. Delahaye n'a pas assisté à la séance de cet après-midi. Toutefois, M. Jaurès n'a pas reçu sa' lettre de démission. M. Georges Berry aurait également l'intention de démissionner. — Havas. La Loi sur la Pension des Mineurs est transmise à la Chambre Le Sénat vient de renvoyer à la Chambre le projet de loi modifiant la loi du 5 juin 1911 sur les pensions de vieillesse en faveur des ouvriers mineurs. Voici ce texte dont, vraisemblablement, pour mettre un terme à la question, la Chambre ne fera sans doute qu'une bouchée : La loi du 5 juin 1911 sur les pensions de vieillesse en faveur des ouvriers mineurs est complétée comme suit: Si, au cours d'un exercice, les ressources légales d'une caisse commune de prévoyance étaient insuffisantes pour assurer le service des pensions et compléments de pensions que la loi met à sa charge, l'Etat et la Province feront, chacun pour moitié, à ladite caisse l'avance des fonds nécessaires pour le payement régulier et intégral des pensions. L'excédent éventuel de ces avances sur la part incombant réellement à l'Etat et à la Province leur sera remboursé lors de la clôture de l'exercice, ajîrès approbation des comptes détail- Sont assimilés aux ouvriers houilleurs les ouvriers des mines métalliques concédées, qui travaillent ou ont travaillé dans les mine;» où l'exploitation du charbon et du minerai se fait par le même siège. DISPOSITION TRANSITOIRE La condition d'avoir travaillé jusqu'à l'âge prévu par les articles 7 et 8 n'est pas requise pour les anciens ouvriers non pensionnés ayant atteint, à la date du 1" janvier 1912, l'âge normal de la retraite ou ayant à cette date l'âge de quarante-neuf ans, s'ils ont quitté prématurément la mine pour motif de santé et se trouvent dans le besoin. Ceux de la première catégorie auront droit à la pension à partir du 1" janvier 1914. Elle sera accordée aux autres au fur et à mesure qu'ils atteindront l'âge légal de la pension. Toutefois les pensions accordées en vertu de la disposition qui précède seront réduites à concurrence du montant des rentes que les intéressés auraient acquises à la Caisse générale de retraite postérieurement au 1" janvier 1912, ainsi que du taux de l'allocation qui leur serait payée par l'Etat conformément à la loi générale sur les pensions de vieillesse.Découverte archéologique Lyon, samedi. — Le vicomte Louis de lonage et l'architecte Rogation le Nail /iennent de découvrir, sur la colline de Fourvières, le grand théâtre de Lugdu-aum, datant du deuxième siècle. De, nombreux débris gallo-romains ont été îxhumés. Cette importante découverte ^a faire l'objet d'un rapport au ministre . le l'instruction publique- — Havas. TERRIBLES AVALANCHES EN SUISSE ON EN REDOUTE D'AUTRES Chamonix, samedi. — Depuis plusieurs jours, il neige sans interruption entre les Tines et Argentières. La circulation est complètement interrompue. A Argentières, une formidable avalanche est descendue des Aiguilles Rouges sur la partie amont du village, à 4 h. 30 du matin, renversant une villa, écrasant une scierie mécanique et plusieurs hangars et greniers. D'autres constructions ont également t b-vr\v.: p g fi- rt Là-masse de neige arrive a hauteur du premier étage des bâtiments. Les machines de l'usine d'électricité sont entièrement recouvertes par la neige. Plusieurs équipes travaillent au déblaiement. Cette avalanche n'était pas descendue des Aiguilles Rouges depuis 1812. On signale d'autres avalanches aux Gaillands, où la route départementale est coupée, à la Frasse, village situé au pied des Aiguilles de Chamonix, où la masse de neige atteint les habitations. La route est également coupée entre Chamonix et Les Praz. Les poteaux et les fils de l'usine qui fournit la lumière à Chamonix ont été sectionnés. Une avalanche est également survenue près d*Argentières, sur les pentes de Legnan. — Havas. L'Or et l'Argent aux Etats-Unis New-York, vendredi. — Pendant la semaine, les importations se sont élevées à 22,440,000 dollars. Les importations d'argent ont été de 323,000 dollars. Celles d'or de 111,000 dollars. Les exportations d'argent se sont élevées à 1,048,000 dollars. — Reuter. "Peintimes,, en Bâtiment Les jeunes filles pensionnaires de l'Armée du Salut à Southgate, près de Londres, remettent à neuf le bâtiment qui les hospitalise. Les Français se battent toujours au Maroc Rabat, vendredi. — On mande de Fez que deux bataillons occupant le poste cle Zarka, à 12 kilomètres de Souk El Arba de Tissa, ont supporté pendant trois jours les attaques de groupes importants. de dissidents, qui ont été dispersés par l'artillerie avec des mitrailleuses. Les Français ont eu trois spahis tués et une dizaine de blessés, dont un Jieutenant. Des renforts ont été envoyés de Fez. Dans la nuit du 26, le camp de Zarka a repoussé une nouvelle attaque des rebelles. Il y a eu deux morts, dont un capitaine, et un blessé. — Havas. I FÉMINISME CLÉRICAL I LA MESSE ET LA BIBLE A LA RESCOUSSE UN PROGRAMME COMPLET PAS DE PLACE POUR LA POLITIQUE I Pour rabattre le caquet des Co-ra . laert et autres féministes occa-f)||| sionnels de la droite, le « Cour-' rier de Bruxelles » est allé rechercher dans les révélations des livres sacrés, quelle doit être la destinée de la femme. Nous ne résistons pas au plaisir de suivre le pieux journal sur ce terrain nouveau. Bien que l'on puisse peut-être lui reprocher de remonter au déluge, et lui rappeler que le monde a quelque peu changé depuis Moïse, il n'en est pas moins intéressant de montrer la conception que les gens d'église se font du féminisme en 1914. Nous dédions donc les lignes qui vont suivre aux propagandistes cléricaux qui font les élections aux tribunaux de prud'hommes, ainsi qu'aux pieuses organisatrices de syndicats féminins cléricaux.La soumission, suprême vertu C'est vraisemblablement à leur intention que le morose « Courrier » est allé consulter l'Ancien et le Nouveau Testai ment : « Que les femmes soient soumises à leurs • maris comme au Seigneur, dit l'Epitre ■ de la Messe de mariage; car le mari est » le chef de la femme, comme Jésus-Chri6t » est le Chef de l'Eglise, qui est son corps, » dont il est aussi le Sauveur. Comme dono » l'Eglise est soumise à Jésus-Christ, les » femmes doivent aussi être soumises en » tout h leurs maris. » » Que chacun do vous aime dono sa fem-» me comme lui-môme, et que la femme crai-» gno et respecte son mari » Nous n'avons pa-s à interpréter ces paroles saintes, ce n'est pas notre mission, ajoute le « Courrier ». Il suffit, du reste, de les lire attentivement, de peser chaque mot et de se demander comment cela pourrait se oonoilier avec le droit de vote accordé à la femme, et, par suite, aveo son indépendance politique qui en est l'acoompagnement nécessaire et bien d'autres conséquences en-oore dans sa vie de tous les jours. Ainsi la principale vertu de la femme, c'est la soumission. Nous voilà loin d'une égalité de droit entre mari et femme, qui est la première des revendications féministes. Les cléricaux, hommes et femmes, qui y tiennent, sont tout simplement hérétiques'. Travaillez, prenez de la peine ! Voici, maintenant, extrait du livre des Proverbes, un portrait de la femme, que le pieux journal déclare être d'une « beauté incomparable »: « Qui trouvera une femme forte... Elle a cherché la laine et le lin et elle a travaillé avec des mains sages et ingénieuses... Elle se lève lorsqu'il est encore nuit, elle a partagé le butin entre ses domestiques et la nourriture à ses servantes. Elle a considéré un obamp et l'a acheté; elle a planté une vigne du fruit de ses mains. Elle a ceint 6es roins de force et elle a affermi son bras. Elle a goûté et elle a vu que son trafio est bon. Sa lampe ne s'éteindra point pendant la nuit. Elle a porté ses mains & do rudee travaux, et ses doigts ont pris le fuseau. Elle a ouvert sa main à l'indigenoe, ello a étëndu ses bras vers le pauvre. Elle ne craint point pour sa maison le froid, ni 1» neige, parce que tous ses domestiques ont un double vêtement.. « Pendant ce temps-là, que fera le mari; il « sera illustre dans l'assemblée des juges lorsqu'il sera assis avec les sénateurs de la terre. » Un sort digne d'envie Il est évident que ce ne sera pas très fatigant. Ce tableau biblique, sauf erreur de notre part, nous paraît se rapporter à une société primitive, dans laquelle la femme était la bête de somme de l'homme.A Madame tous les travaux, à Monsieur, les honneurs! Cette formule du féminisme clérical 'nous paraît appelée à un succès certain. Elle implique un degré de moralité vraiment biblique. Mais, encore une fois, elle ferme la porte au vote des femmes et le bon « Courrier » a raison de se demander s'il reste « quelque place pour la politique dans ce programme si complet ». Cela ne pa-raît pa3, conclut-il naïvement, et il sem-bre, au contraire, que ce terrain est réservé « aux juges, aux sénateurs de la terre ». Il ne reste vraiment qu'à dire: Amen ! Une Servante se noie dans une Citerne Un terrible malheur est survenu, jn-dredi soir, chez ÎVL B..., agent de change, rue d'Espagne, à Saint-Gilles. M. B..., qui s'était absenté, dans le courant de l'après-midi, avec sa famille, avait confié la garde de la maison à une servante, Marie Paniels, âgée de 18 ans. Quand il rentra, vers 6 heures du soir, il l'appela vainement. Une visite de l'habitation eut lieu. A la cour, M. B... trouva la citerne ouverte et le couvercle placé à côté de l'orifice. Craignant un malheur, il avertit aussitôt la police. Des sondages furent opérés, et bientôt on ramena à la surface le,corps de l'infortunée domestique. On repêcha également un seau, ce qui indique bien que Marie Paniels est tombée en voulant puiser de l'eau. Un médecin, mandé en hâte, ne put que constater le décès, qui remontait déjà à une couple d'heures. On suppose que la jeune lille a été prise de vertige et qu'elle aura été entraînée par le poids du seau d'eau. Défense lui avait été pourtant faite de prendre de l'eau directement, deux pompes existant dans la cour. Les parents de l'imprudente victime, qui habitent Ostende, ont été avertis avec tous les ménagements nécessaires. LE MASSACRE DE G AND Notre enquête à Bruxelles M. Nikitich a terminé, à Gand, ses études d'ingénieur. Marié depuis -uel-ques années, il habita successivement au square de l'Aviation, puis à Clabecq et enfin, depuis novembre dernier, il occupait, chaussée de Bruxelles, à Fo-est, un coquet appartement au premier. Les époux, qui ont une fillette, âg e de deux ans environ, vivaient en parfaite union; M. Nikitich passait pour un locataire affable et gai, pour un mari et un père plein d'attentions; aussi n'est-ce pas avec la plus douloureuse surprise que ses propriétaires apprirent, par nous, l'épouvantable tragédie de Gand. — Depuis quelques jours, nous dit la propriétaire, nous supposions que M. Nikitich était sans place, car il sortait plus tard que d'habitude, et de Clabecq, où il était occupé précédemment, on ne l'appelait plus au téléphone; mais rien ne pouvait laisser supposer le drame qui allait se passer. En effet, vendredi matin encore, je l'entendis, comme fréquemment, jouer du violon. Il était, du reste, instrumentiste sentimental. D'autre part, bon, aimable, dévoué aux siens. Il paraissait vivre aisément. » M. Nikitich, qui avait été ingénieur pour ire compagnie établie au boulevard .nspach, puis au service d'un entr' /Teneur, rue d'Espagne,, avait été surveillant aux travaux du canal de Gharieroi, à Clabecq. M. Van de Casteele, chez qui Nikitich avait été employé de juillet jusqu'au 15 mars dernier, était très content de ses services et le considérait comme un employé affable et doux. L'INTERROGATOIRE DE Mme NIKITICH Le parquet de Gand, dès qu'il eut établi l'identité de l'assassin, télégraphia d'urgence à Bruxelles et .pria M. Compagnie, commissaire-adjoint de police, d'interroger la femme de Nikitich. Celle-ci se rendit au commissariat. Elle ne connaissait rien de la terrible tragédie, et répondit sans réticence aux questions du policier. Elle raconta que son époux avait travaillé à Clabecq et qu'alors il était porteur d'un revolver, comme tous ceux qui avaient à surveiller les travaux. Elle ne savait pas si, en ce moment, il possédait encore cette arme. s « Jeudi soir, mon mari est rentré à la maison encore plus triste que d'habitude. Il me raconta qu'il avait rencontré, dans une rue avoisinant la gare du Nord, la femme de l'individu qui lui avait escroqué 25.000 francs, et qu'il était entré chez M. Vincart. rue des Croisa- comprendre ; car on se trouve ici en présence d'un individu sinon policé, du moins instruit et à qui son éducation devait fournir le moyen de contrôler ses actes. Nous avons interrogé les voisins de la maison des victimes, les témoins do l'horrible boucherie; leurs déclarations sont .formelles. Nikititch n'est resté que I ^ " . i La petite Frida Bontinck quelques minutes dans la màison : il n'a donc pas pu avoir une longue discussion avec sa belle-sœur. On l'à vu entrer, puis ressortir peu après; il semblait aussi calme dans les deux cas. Nous avons relaté comment le crime a été découv -rt et comment l'assassin fut arrêté par l'agent Van der Steichel, à la gare de Gand-Sud. LA JOURNEE DE SAMEDI Le parquet s'est occupé toute la journée de l'instruction de cette tragédie. La femme de l'ingénieur, arrivée de Bruxelles ce matin, a été entendue par le juge d'instruction. Puis les magistrats se sont rendus à nouveau rue du Saumon, où ils ont fait procéder, à midi, à la levée des cadavres oui ont été trans- L'ambulance communale vient prendre les cadavres samedi à midi voir si on ne la connaissait pas et si on ne savait pas où elle habitait. Il ajouta que cette femme l'avait nargué et qu'elle était ensuite rentrée à la gare du Nord. Il ne m'en dit pas davantage, mais il semblait très accablé. Je lui ai dit de ne pas perdre courage et que tout s'arrangerait bien. Elle raconta aussi que son maTi, actuellement, travaillait chez M. Vande Casteele, entrepreneur, rue d'Espagne, à Saint-Gilles, qu'il quittait son bureau à 7 heures du soir et qu'il rentrait à la maison régulièrement m ne heure après. » Vendredi matin, mon époux s'est rendu chez son patron et est rentré à midi pour dîner. Depuis, je ne l'ai plus revu, et je l'attends d'un instant à l'autre », ajouta la malheureuse femme. A Gand Gand, samedi. — L'affreuse tragédie de la rue du Saumon a provoqué, comme bien on pense, une vive émotion à Gand. Mme Vve Bontinck-CIaerman Ce féroce carnage défraie toutes les conversations. La famille Bontinck, composée de modestes bourgeois, voire môme d'ouvriers, a une excellente réputation. C'est surtout au sujet de la mentalité de l'assassin que l'on discute. On ne peut la Les magistrats n'ont pu interroger Mme Marie Bontinck, qui se trouve en ce moment à l'hôpital de la Biloque ; la malheureuse a le cou ainsi que la figure balafrés de 20 coups de rasoir ; de plus, elle porte une fracture au crâne. Cette blessure, elle se l'ost faite vraisemblablement en tombant ; le larynx a été tranché et la pauvre femme, qui semblait, ce matin, avoir repris connaissance, ne peut plus articuler une parole. A 2 heures, au palais de justice, les voisins de la maison Bontinck étaient convoqués pour faire au juge d'instruction la relation de ce- qu'ils avaient vu. LE MOBILE DU CRIME Le point délicat de cette instruction est d'établir le mobile du crime. Jusqu'à présent, il reste toujours fort obscur, Quoi qu'en ait dit l'assassin, rien n'est moins certain que sa déclaration, suivant laquelle les 'victimes lui devaient de l'argent. On sait seulement qu'il se trouvait actuellement dans une situation de fortune très précaire. Cependant, il devait exister entre lui et la famille de sa belle-sœur, certains dissentiments, car lorsqu'on annonça au malheureux Bontinck le malheur qui le frappait, il s'écria aussitôt : « Je sais qui est l'assassin ! » Quoi qu'il en soit, il faut admettre que Nikititch n'a agi que par haine ou vengeance et non pçur s'assurer l'impunité d'un vol, car rien n'a été fouillé dans la maison. Il nfa pas dû raisonner froidement son acte, puisqu'il devait savoir qu'aussitôt le crime découvert, M. Bontinck l'accuserait.La frénésie avec laquelle il a frappé, sa^ rage d'extermination, ne s'arrêtant même pas devant un malheureux bébé de quelques mois,permettent d'envisager l'hypothèse de l'acte d'un déséquilibré. Son crime nous en rappelle un autre, commis, il n'y a pas deux ans, à Beeker-zeel, près de Assche, où un paysan, pour un motif des plus futile, massacra toute sa famille. Ce frénétique meurtrier fut reconnu, peu après, épileptique et fut colloqué. A L'ORDRE DU JOUR Le commissaire de police de la 7® section, M. Belliard, et l'agent spécial " an der Steichel ont reçu une dépêche personnelle du commissaire en chef de la ville de Gand, les félicitant de la perspicacité avec laquelle ils ont si rapidement conduit cette affaire. Ils seront portés à l'ordre du jour. Le parquet a fait remettre une gratification à MM. le commissaire de police' Belliard et l'agent Van der Steichel,. (Voyez suite en page 31

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Cet article est une édition du titre La dernière heure appartenant à la catégorie Liberale pers, parue à Bruxelles .

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