La dernière heure

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s.n. 1914, 10 Juillet. La dernière heure. Accès à 26 juin 2019, à https://hetarchief.be/fr/pid/ff3kw59488/
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' "H BUREAUX 9, RUE ST-PIERRE A BRUXELLES Ouverts de 9 à 5 1/2 Les jours fériés de 10 à midi Zies annonces et réclames sont reçues aux bureaux du journal et à l'AGSMCE H&VAS, 8, place des Bdartyrs, 8 (1« étagre) —r à Bruxelles. La Dernière Heure » 1 SEUL JOURNAL BELGE ayant fait contrôler et certifier par expert* comptables assermenté* près des tribunaux, les tirages quotidiens et moyens de *es numéros payants. Constat : PAR JOUR : 125,922 NUMÉROS LE PLUS GRAND JOURNAL BELGE, LE MIEUX RENSEIGNÉ n* 191 neuvième année vendredi 10 juillet 19 cinq centimes J LA COURSE A PIED De tous les sports actuellement pratiqués, la course à pied est l'un des plus anciens qui soient. L'invention d'instruments mécaniques destinés à donner à l'homme plus de rapidité en développant son coup d'ceil, son sang-froid et s'Jn énergie, fait que la course à pied, tout en conservant ses adeptes et ses champions est, au point de vue gymnastique et sportif, concurrencée par le cyclisme. L'homme, dans son désir de rapidité, s'est emparé de ce petit instrument qu'est la bicyclette et qui lui permet de tripler sa vitesse et l'éducation de ses muscles s'est faite d'après les principes d'actionne-ment de ce précieux instrument. La course à pied, à laquelle nous devons un athlète comme Keyser, eut des antécédents illustres "dans l'antiquité où elle constituait le « sport » le plus estimé et aussi où elle rendait, en l'absence d'instrument mécanique, les plus grands services : Il y eut dans l'antiquité une éducation dans le sens de la course à pied égale à celle dont la rapidité et l'endurance sur bicyclette est le but aujourd'hui. Keyser a eu des prédécesseurs glorieux et dont on se souvient encore de nos jours, tel le fameux Hermogène de Xanthe, qui remporta, en trois Olympiades, huit victoires et fut surnommé le « cheval ». Hermogène fut le champion des jeux olympiques. Ces réunion; de tous les exercices physiques er honneur dans l'ancienne Grèce lancement du disque, pugilat (boxe à gants de plomb), courses df chars, etc., ëtc. et qui, comme or peut en juger, sont les ancêtres de nos jeux olympiques tels qu'ils ont eu lieu à Stockholm et auronl lieu en 1916 à Berlin, se terminaient toujours par des courses à pied. Ce genre de course était d'utilité publique : Les chefs d'Etats avaient leurs coureurs qui portaient leurs , messages et l'on cite le nom du coureur d'Alexande-le-Grand, Phi lonide, qui, en 9 heures, accompli! un trajet de plus de i20 kilomètres Il y eut des exploits merveilleux accomplis par les coureurs de l'antiquité : Citons celui de Lasthène le Thébain qui battit à la. course ui: / Thè'càîâttrface èV ceTTrt "tfe Polj m-riestre de Milet qui pour chasseï n'avait pas besoin de chien ni de flèches car il forçait un lièvre à la course. Ceci semblerait devoir rentrer dans le domaine de la légende, mais n'oublions pas l'éducatior que recevaient les coureurs à cette époque et remarquons que nous n'avons rien perdu, nous" avons évolué, rien de plus; et ce que les antiques possédaient de résistance et de souplesse, nous l'avons orienté vers des exercices où s'accomplissent des exploits tout aussi merveilleux et qu'un antique serait peut-être bien empêché d'accomplir.La course à pied compte deux victimes célèbres, en Grèce : Eu-chidas de Platée qui mourut après avoir accompli l'exploit de se rendre d'Athènes à Delphes poui y chercher le feu sacré et revinl dans la même journée, ce qui lu: faisait, en moins de quatorze heures, 200 kilomètres de course. L'autre victime est le fameux coureur de Marathon, dont les « Marathons » d'aujourd'hui rappellent l'exploit. On ignore le nom de ce héros, mais l'acte qui lui coûta la vie est bien connu : En 490 avant notre ère, les Perses, au nombre de 100,000, faisaient voile vers la Grèce dans le but d'assiéger Athènes : Ils abordèrent à 42 kilomètres cle la ville, non loin de Marathon, et furent attaqués par Miltiade qui commandait une troupe de dix milliers d'hommes. Les Grecs se battirent toute la journée et, malgré l'infériorité du nombre, refoulèrent les Perses dans leurs vaisseaux. Par crainte d'une seconde surprise, Miltiade ramena sa petite armée à Athènes le jour même pour devancer l'ennemi et protéger la ville. C'était déjà un bel exploit que cette marche forcée de 42 kilomètres après une journée de combat, mais l'un des guerriers grecs devait accomplir un exploit plus formidable. Harassé qu'il était par la bataille, il quitta Marathon le premier pour aller annoncer la nouvelle de la victoire à Athènes. Couvert de ses armes (un guerrier ne les abandonnant jamais) il fit à la course, et tout d'une traite, la route qui le séparait de la capitale. Malheureusement l'histoire ne nous dit pas comment courait cet homme dont elle a déjà négligé de nous donner le nom. Quoi qu'il en soit, l'homme soutenu par l'ardent désir d'accomplir sa mission et de faire la joie de sa patrie arriva à bout de souffle à l'Agora. Aux magistrats étonnés et anxieux il cria : « Réjouissez-vous! Nous sommes vainqueurs! » et il tomba mort. L'un dos coureurs les plus réputés, à Rome, fut César, le vainqueur des Gaules en personne. L'histoire rapporte que. plusieurs fois il envoya par ses coureurs des nirsonges annonçant son retour et que ers messages arrivèrent lorsqu'il était déjà rentré dans Rome. H. P. n 191 neuvieme annee ve LA TRAVERSÉE DE L'ATLANTIQUE EN HYDROAVIQN Comme nous l'avons dit, cet essai hardi va être tenté par le lieutenant-aviateur anglais John C. Porte. Nos photos montrent : en haut, l'hydro-avion prenant son premier vol à Hammondsport, près de New-York; en bas, la carcasse de l'appareil, avant sa mise à l'eau. I EN ALBANIE LA PRISE DE CORITZA t Athènes, jeudi. — Après des combat 3 qui ont duré trois jours, les troupes au tonomes ont occupé, hier, Coritza. Devant l'élan montré par les troupe épirotes, les Albanais ont battu en re t traite, abandonnant plusieurs prison niers. ç L'ordre règne dans la ville, où la pc pulation a fait à ses libérateurs un ac cueil enthousiaste. — Havas. LA GRECE SE REJOUIT DE LA PRISE QE CORITZA L> Athènes, jeudi. — L'opinion publiqui 3 se rejouit de l'occupation de Coritza qui échappe ainsi anx excès des bande: 1 albanaises, niais elle se montre pour _ tant quelque peu préoccupée de Tac cueil qui sera tait, à cette occupatioi ' par l'Europe et notamment par la Rou 1 manie, qui est vivement intéressée ai 3 sort des Koutzo-Valaques. — Havas. ! TROUPES GRECQUES ATTAQUEE: 3 Athènes, jeudi. — Suivant des infoi a mations de source sûre, les Albanai ^ avaient attaqué des détachements d- - troupes grecques, près de Castoria, mai - ils ont été immédiatement repoussés e dispersés. Les troupes grecques ne se son ^ pas avancées. — Havas. DES VOLONTAIRES AUTRICHIENS A DURAZZO Durazzo, jeudi. — Une centaine d< volontaires venant d'Autriche-Hongrie " viennent d'arriver ici. Parmi ces volon 5 taires se trouvent 30 officiers, les un: ^ Autrichiens, les autres Allemands. — P Havas. t ENCORE DES VOLONTAIRES i Vienne, jeudi. :— On a reçu ici une dé a pêche de Durazzo suivant laquelle 1« gouvernement roumain aurait adressé i • M. Christeou, banquier à Durazzo, le C sommes nécessaires pour l'envoi en Al 5 banie d'un .corps de volontaires fort d< 3,000 hommes. — Havas. l ■ 1 LE PROCÈS VON FORSTNEF Strasbourg, mercredi. — Le procès in 1 tenté au lieutenant von Forstner pou - détournement de mineure et celui in l tenté au fisc militaire par un journalie: , qui avait été emprisonné dans la cav< dès Pandours, à Saverne, sont ajourné; an 27 octobre. — Havas. LE MONUMENT : AUX DÉFENSEURS DE PARU EN 1814 Il vient d'être inauguré en souvenir di rôle que l'Ecole polytechnique joua Ion de cette mémorable défense. UN FRATRICIDE DEVANT LE JURY DU HAINAUT Mons, jeudi. — Devant la Cour d'as-[ sises du Hainaut, comparaîtra lundi pro-" chain, 13 juillet, le nommé Joseph-Pierre Vanden Eynden, houilleur, né à Kessel Loo, le 18 août 1887, domicilié à Gilly: - à charge de qui l'acte d'accusation sui- - vant a été dressé: Joseph-Pierre Vanden Eynden et sor : épouse Marie Vandevelde, qui habitenl Giliy. rue du Rond-Point, 138, vivenl depuis quelque U'Uip> on m^uiH'-lli^eiiet i avec leurs vieux parents et beaux-pa-, rents, les époux Vanden Eynden-Var ; Vlasselaer, lesquels demeurent à quel- - ques pas, même rue, 132. Au mois de mal 1913, une violente l scène de coups s'était produite entre - eux et procès-verbal avait été dressé pai i la police de Gilly; depuis cette affaire. qui valut dans la suite aux époux Vanden Eynden-Vandevelde une condamna-> tion répressive prononcée par le tribunal correctionnel de Charleroi, l'accuse " avait proféré des menaces de mort con-l tre ses parents et avait déclaré notam-' ment que. s'il était condamné, « çà irai! l drôle » (sic).. , Dans le courant du mois d'octobre 1913, il acquit, dans une maison de Bruxelles un revolver Browning. Le lundi 10 novembre 1913, l'accusé rentrait chez lui, vers cinq heures di; soir, fort surexcité par les nombreuses i libations auxquelles il s'était livré durant toute la journée en société de deu* ■ compagnons de travail; passant devanl ; la maison de ses parents, il frappa con- - tre les vitres à l'aide d'une brosse qu'il avait dérobée par plaisanterie dans un cabaret, en gesticulant et en criant qu'i1 allait casser les carreaux. Le père Vanden Eynden, se croyant à ; nouveau menacé par son fils, se rendit i au commissariat de police de Gilly poui ; y demander aide et protection. L'accusé qui, sur ces entrefaites, étail î rentré chez lui, fut averti de la démarche que croyait devoir faiïe son père auprès de la police; furieux, il couru! au premier étage de sa demeure et prit dans sa chambre à coucher son revolver [ puis il se dirigea vers la maison de ses parents. Sur le seuil de celle-ci se trouvaient ; à ce moment sa mère, son frère Armand et l'épouse de celui-ci, Désirée Minne. ainsi que sa nièce Célina Heiremans: le voyant approcher d'un air menaçant sa ^ mère et sa belle-sœur se retirèrent précipitamment dans l'intérieur de la maison et restèrent arc-boutées à la por-. te de rue pour l'empêcher d'entrer. ( L'accusé s'y rua néanmoins . et pai l'entrebâillement tira un coup de feu en visant vers le sol. ' A ce moment, Armand Vanden Eyn-' den intervint pour mettre fin à la scène: s'avançant vers son frère, il le saisit aux épaules; alors l'accusé décharges son revolver presque à bout portant dam la poitrine d'Armand Vanden Eynder qui, le cœur transpercé, tournoya sui lui-même et s'abattit comme une masse. D'après Célina Heiremans, qui était demeurée aux côtés de ses oncles pendant cette scène, l'accusé a, après le meurtre de son frère, déchargé une troisième fois son arme dans la direction de cette jeune fille, mais sans la viser, puis il s'est éloigné précipitamment. L'accusé sera défendu par M* Léonce Couty, du barreau de CharleToi; M. le substitut Journez soutiendra l'accusation.TROP PARLER NUIT [De notre Correspondant.] Amiens, jeudi: Un journal local révélait, dernièrement, que le commandant X..., du 128* d'infanterie, en garniacn à Amiens, passant avec un bataillon devant la statue de Dury, qui commémore la bataille de 1870, fit arrêter ses soldats et leur tint un discours belliqueux où, entre autres choses, il leur dit que les parlementaires qui préconisent le retour à la loi de deux ans étaient des imbéciles.Une enquête fut ouverte et le général Gérard, commandant le 2* corps, vient de prendre un ordre du jour qu'il adresse à ses troupes et dans lequel il blâme l'attitude de l'officier, dont l'appréciation sur les questions d'actualités, peut donner naissance à des polémiques. « Un militaire, dit-il, ne doit jamais prendre parti. J' doit exécuter la loi sans discuter ». Il ajoute qu'il ne tolérera jamais que l'un de ses officiers s'écarte de cette règle absolue pour les i officiers et les soldats. Il annonce, enfin, ; que le commandant X... sera puni. Cet ordre du jour est très commenté. :ndredi 10 juillet 1914 POUR LA R. P. MAIS... PAS JUSQU'AU FÉTICHISME MINISTÈRE MULTICOLORE DE MORLANWELZ A MAESEYCK UNE IDÉE A CREUSER i Nous avons dit déjà tout le bien (il que nous pensons de la Représenter tation Proportionnelle, équitable atténuation de la loi brutale du plus fort. Il convient que, dans les assemblées publiques, les minorités aient leur mot à dire, qu'elles exercent leur contrôle, qu'elles fassent connaître leurs critiques et que la moitié plus un des électeurs n'emporte pas tous les mandats.Mais nous ne poussons pas l'amour de cette institution jusqu'au fétichisme, où aboutissent à toute évidence ses admirateurs trop zélés. Tout à la R. P. Il y a quelques années, au nom de la R. P., d'aucuns proposaient de partager les écharpes d'échevins entre les divers groupes des conseils communaux. Aujourd'hui, ce sont les ministères que l'on voudrait livrer à cette arlequinade. Voyez-vousd'ici les collectivistes attrapant le portefeuille de la guerre et les affaires étrangères; les libéraux, les colonies et la marine, tandis que les cléricaux conserveraient l'intérieur, l'instruction publique et le reste? D'autres combinaisons ne paraîtraient pas moins saugrenues ou boiteuses. Du moment, bien entendu, où l'on envisage la lutte politique comme un combat d'idées destiné à faire triompher une même conception, un même idéal dans tous les domaines de l'administration de l'Etat, et non comme une sorte de chasse aux prébendes et aux places, dont chaque groupe doit s'efforcer de recevoir un morceau. _ Un gouvernement à la sauce proportionnalité, ne serait plus un gouvernement. Ce serait un bureau de placement en trois ou quatre départements. Et puis, pourquoi s'arrêter en si bon chemin? Nous avons, en Belgique, des républicains et des royalistes. Au nom de la H. P., on pourrait demander à Albert Ier de se retirer avec discrétion pendant quelques mois de l'année, poux nous permettre de jouer république et d'élire un ou plusieurs présidents d'après les différentes nuances républicaines. Après cela, quand les femmes se mettraient à voter, elles pourraient aussi, toujours au nom de la R. P., réclamer leur part de portefeuilles. Ce serait tout aussi logique, mais cette manifestation paraît encore lointaine. Pour le moment, nous ne sommes menacés que d'élire, sans nous en douter, un député à Ostend- quand nous votons, à Arlon. et un <• :ate;ir à Maeseyck "fltfSiG ifeW'WfWkïillà UU UultefÂH a Mor-lanwelz.La R. P. par télégraphe Un brave député, excellent démocrate, dont nous apprécions d'ailleurs beaucoup les mérites, s'est mis dans la tête, avec un certain nombre d'autres proportionnantes fervents, d'utiliser les déchets électoraux. Dans son système, les candidats de chaque arrondissement auront le droit de « déclarer qu'ils appartiennent, au point de vue de la répartition des sièges, a un seul groupe électoral ». Après une serie d'opérations imposantes et compliquées, un bureau établi à Bruxelles « appellerait les groupes à recueillir les sièges restés disponibles », à la suite d'une répartition analogue à celle qui existe actuellement, et « attribuerait à chacun d'eux chaque siège lui revenant dans l'arrondissement où sa fraction locale se rapprocherait le plus de l'unité ». Que les Français, qui veulent aussi tâ-ter de la R. P., adoptent ce perfectionnement, et les congréganistes multidextres pourront, sans quitter Lille, faire élire un député qui se promène à la Canne-bière.Nous allons, c'est entendu, être accusés de sacrilège; n'empêche, il faut que nous le disions : cette télégraphie électorale ne nous enthousiasme pas le moins du monde. Nous y voyons, au contraire, de très graves inconvénients. Le principal est de reléguer encore davantage l'electeur au rôle de machine à voter, dont quelques manitous disposent suivant leur bon plaisir. Avec un tel régime, on aboutit en plein à l'élection indirecte, dont les Constituants, fort sagement, n'ont pas voulu et que le législateur de 1899 a introduite timidement dans la loi. Certes, il est fâcheux qu'un parti en minorité dans le corps électoral possède une majorité au Parlement. Mais ce n'est pas un motif suffisant pour nous précipiter dans les chinoiseries anticonstitutionnelles, qui pourraient du reste un jour se retourner contre nous. Il y a mieux Si l'on veut tout sacrifier à la manie erpéiste, il y aurait un moyen beaucoup plus simple et plus rapide d'assurer, entre les diverses factions politiques, une répartition de puissance électorale d'une exactitude tout à fait mathématique. Il suffirait de remplacer les 186 députés et les 120 sénateurs par trois ou quar tre secrétaires de partis, qui disposeraient chacun d'autant de votes au Parlement que leur groupe à recueilli de suffrages dans le pays. En cas d'empêchement des secrétaires en question, quelques appareils automatiques peu coûteux les remplaceraient aisément. Les proportionnantes fétichistes doivent creuser cette idée-là. Elle nous donnera la R. P. la plus intégrale, sans phrases . et sans dépenses inutiles. Par la même occasion, on aurait réalisé dans tous les partis un nivellement d'influences et une unification de principes à rendre jaloux M. Jaurès et ses amis. DES FUSILS POUR L'ULSTER Londres, mercredi. — Dans une tapissière provenant de Glascow, débarquée à Londonderry, hier, et mise en douane, on a trouvé plus de 200 fusils Mauser et une grande quantité de cartouches, destinés, croit-on, aux volontaires de l'Uls- ter. — Reuter. 0 \ VOYEZ EN PAGE 8 i LA DROLERIE DU JOUR | LES PYRÉNÉES ONT COMMENCÉ LEUR ŒUVRE CE FUT UN GRAND TRIOMPHE POUR LES BELGES La première étape de montagne du « Tour », de Bayonne à Luehon, par les cols pyrénéens, a tenu toutes ses promesses; elle a constitué une course d'un attrait réellement, passionnant; elle fut, dans la seconde moitié surtout, émouvante au possible. Lorsque dans les premières rampes du parcours, l'élimination se fut progressivement produite et qu'il ne resta plus en tête qu'une vingtaine d'hommes, presque tous lès meilleurs, on eut en quelque sorte la réédition du coup de Trafalgar, de la plus longue des étapes de la grande randonnée : Egg et Pélissier se sauvèrent.En haut d'Aubisque, ils passaient avec 1 minute 23 secondes d'avance sur Lambot, une minute 40 secondes sur J. Ala-voine, plus de trois minutes sur Lapize, plus de cinq minutes sur Défrayé, plus de six sur Marcel. Buysse, plus de huit sur Georget et neuf sur Thys et Rossius. Cet ordre des situations n'est pas inutile à rappeler, car de l'avis général de ceux qui suivirent la course, Aubisque présenta plus de difficultés que le Tour-malet lui-même. Mais être en tête et savoir courir sont deux choses bien différentes, rien ne sert de courir, il faut partir à point; La Fontaine l'a dit avant nous, encore qu'il ignorât la bicyclette, et depuis qu'il est mort les choses n'ont point changé. Dans une épreuve routière, surtout lorsqu'elle est de pareille envergure, hérissée de difficultés aussi considérables, il ne faut jamais vendre la peau de l'ours et croire qu'on a course gagnée avant d'avoir passé le poteau. Pour s'être trop dépensé, Egg s'effondra quand vint le Tourmalet, Pélissier résista un peu plus longtemps, mais il n'en rétrograda pas moins. Lambot, irrésistiblement, passa en tête, poursuivant de son allure puissante une tâche qu'il savait rude, mais en vue de laquelle il avait prudemment dosé la somme de ses efforts. Son exploit a été tout simplement merveilleux. Sans doute, nul n'eût pensé à pronostiquer sa victoire, et cependant ce ne fut point une chose si extraordinaire FIRMIN LAMBOT qu'on n'avait point à s'y attendre. Firmin Lambot, en effet, dans de précédents « Tour de France » et particulièrement dans celui qui précéda celui-ci, s'était déjà imposé comme grimpeur émérite. Dans cette même étape, l'an dernier, des crevaisons de pneus l'avaient, dès le début, fort éloigné des leaders; à Oloron, il avait sur eux vingt minutes de retard, il n'en revint pas moins sur les meneurs de la danse, en passa irrésistiblement plus d'un dans le Tourmalet et arriva quatrième à Luehon. Puis, ce fut sa-victoire dans la fameuse étape Aix-Nice, course en montagne encore, qu'il termina premier avec dix minutes d'avance sur Vandaele, et toutes ses autres prouesses, accomplies dans les étapes les plus difficultueuses qui lui valurent de terminer le « Tour » en quatrième position. Néanmoins, Lambot a fourni, mercredi, la plus belle course de sa carrière; il peut être considéré, après le triomphe qu'il vient de remporter, comme l'égal des grimpeurs les plus fameux et son mérite n'est pas mince d'avoir surgi brusquement, de s'être imposé alors que les meilleurs se trouvaient en difficulté. Mais il est un autre coureur dont le mérite est à tout le moins égal à celui de Lambot, c'est Philippe Thys : il avait, nous l'avons dit, neuf minutes de retard au sommet d'Aubisque; pourtant, il ne se lança pas fougueusement, comme on pourrait le croire, à la poursuite de ceux qui le précédaient. Il s'arrêta, au contraire, au pied du Tourmalet, il s'y restaura copieusement, se rafraîchit, et ce n'est que lorsqu'il se sentit tout à fait d'attaque, qu'il partit à l'assaut. Il eut alors la joie, qui fut pour lui un stimulant puissant, de retrouver, les uns après les autres, tous ceux qui l'avaient distance, de les voir gravissant péniblement, à pied pour la plupart, le géant pyrénéen, tandis, que lui-même, de son allure à la fois puissante et souple, sans heurt, sans à-coups, sans déhanchements, s'en allait vers les cimes neigeuses avec une déconcertante facilité. Il passa tout le monde, à l'exception de Lambot. Et la course se termina en beauté par le duel homérique de ces deux braves, dignes représentants de nos couleurs nationales, Lambot poussant comme un sourd, tenaillé par la crainte d'être rejoint et Thys faisant des prodiges pour tenter de renouveler son exploit de l'an dernier, car. rappelons-le, ce fut lui qui triompha à Luehon en 1913, tout seul, comme le fit Lambot avant-hier. (Voyei fuite page 2.) cinq centimes —j APRÈS LE DRAME DE SARAJEVO LES RÉSULTATS DE L'ENQUÊTE L'empereur François-Joseph, accompagné de son aide de camp, se rendant à la chapelle de la Hofburg, pour assister au service des morts célébré à la mémoire de l'archiduc François-Ferdinand et de sa femme. Budapest, mercredi. — A la Chambre tion qui avait tout d'abord saisi la po-des députés, le comte Tisza, président du pulation, sont extrêmement regretta-conseil, répondant à une interpellation bles. Les pertes occasionnées par cette de M. Andrassy au sujet de l'attentat de explosion de fureur populaires ont été Sarajevo, a déclaré que, d'après les ré- toutefois très exagérées. On aurait tort sultats de l'enquête, le crime était l'œu- de croire que la situation est menaçante vre d'une bande organisée. en Bosnie et que le pays soit à la veille Cependant, il faut se garder de géné- d'une révolution. raliser. La population est absolument Tout cela est complètement faux. Les loyale et animée du meilleur esprit. Les forces militaires stationnées en Bosnie y excès dont ont été victimes de loyaux assurent la sécurité d'une façon absolue sujets de race serbe, à la suite de l'émo- — Havas. LES VICTIMES DU "CALYPSO,, Toulon, jeudi. — Le repérage qui a été effectué de l'endroit où s'est perdu le sous-marin « Calypso », indique qu'il se trouve au sud du cap Lardiar et à l'est de la pointe du Titan. A cet endroit, il y a plus de 200 mètres de fond. On annonce, ce matin, que le cadavre du matelot électricien Brugnier n'a pas été retrouvé. Les corps du premier maître Cochet et du second maître Gallioux seront transférés de l'hôpital de Saint-Mandrier aux cimetières des localités où résident les familles. Le transfert se fera aux frais de l'Etat. On a relevé des traces de brûlures aux Cochet. Le sous-marin « Circé T arrivera, dans la soirée, à Toulon. — Havas. LES AVARIES DU « CIRCÉ » Paris, jeudi. — D'après une dépêche du vice-amiral Boué de Lapeyrère, l'examen auquel il a été procédé à bord du sous-marin « Circé. », l'abordeur du « Calypso », à son arrivée au golfe Juan, a fait reconnaître que les avaries de ce bâtiment se bornent à un écrasement du ballast avant sur une faible longueur et à une légère brèche dans le ballast arrière. La coque intérieure n'a pas souffert. La durée' probable d'indisponibilité du bâtiment sera de un mois. — Havas. POUR CEUX QUI ASPIRENT A LA SOUS-LIEUTENANCE Le département de la guerre vient de prendre les mesures suivantes en vue de permettre les sous-officiers d'arriver à la sous-lieutenance; ces'mesures s'adressent à la session 1914-1915; en voici le texte: a) La durée des cours sera de onze mois pour toutes les divisions; b) La section de cavalerie sera organisée;Les récipiendaires issus de la cavalerie, qui auront satisfait à l'épreuve d'ad- i mission à la section, devront consentir, au préalable, à passer à l'infanterie ou à l'artillerie de, campagne, en cas de réussite des examens de sortie de la section. Toutefois cinq d'entre eux pourront être admis comme candidats à la sous-lieutenance dans la cavalerie. Les sous-officiers du génie et de l'artillerie de forteresse pourront également être admis à la condition de consentir à passer à l'infanterie en cas de réussite des examens de sortie de la section.c) La condition d'avoir fait un premier cours d'équitation à l'école de l'armée ne sera rendue obligatoire pour les candidats de la cavalerie comme pour ceux de l'artillerie qu'après 1915; d) Les sous-officiers candidats à la section pourront encore n'avoir qu'une année d'ancienneté de grade à la date du 5 janvier 1915. D'autre part, le nombre maximum d'élèves pouvant être admis cette année sera de cent et trente. Les sous-officiers désireux de suivre les cours de la section en feront la demande à leur chef de corps par la voie hiérarchique. Ils seront proposés, examinés et admis comme candidats à la section, conformément aux règles prescrites par le règlement «Avancement et inspections» en ce qui concerne les candidats sous-lieutenants. Les listes définitives des candidats des divisions et de la position fortifiée d'Anvers ainsi que les documents à y annexer devront parvenir au commandant de l'école militaire pour le 1er octobre au plus tard. Les examens d'admission s'ouvriront à l'école militaire le 30 novembre. LE DRAME DE COURTRAI L'ENQUETE CONTINUE Court rai, jeudi: Les victimes de la scène sanglante que nous avons relatée sont toujours dans un état des plus alarmant. Seul le père Masure est hors de danger. Le juge d'instruction l'a fait écrouer à la prison de Courtrai, comme étant l'un des auteurs du drame. Achile et Constant Masure, ainsi que la femme de celui-ci. sont les plus grièvement atteints et l'on craint, pour eux, une issue fatale. Le juge a. cependant, pu les interroger ce matin. On a retrouvé un grand marteau qui, dans la bagarre, a servi à porter plusieurs coups. La justice a saisi l'instrument qui constituera une pièo© à conviction. UN VIOLENT INCENDIE A SCHAERBEEK UNE FABRIQUE DE VERNIS DÉTRUITE Jeudi, vers 11 heures et demie, un violent incendie, provoqué par l'explosion d'un récipient de n aphte, a éclaté dans un vaste arrière-bâtiment occupé par M. B..., fabricant de couleurs et ver-, nis, Tue Le Francq. Les flammes, avec une rapidité extraordinaire, se propagèrent au dépôt d'alcool et, bientôt toute la fabrique fut en flammes. A la première alerte, les pompiers, sous"les ordres d.u commandant Paniels sont arrivés sut les lieux avec tout leur matériel. A ce moment, le feu, de plus en plus intense, se communiquait à l'atelier do tapisserie de M.. Jules L..., qui est con-tigu.Au moyen de plusieurs lances, le brasier fut vigoureusement combattu. Après une heure de travail, les flammes étaient maîtrisées. La fabrique de M. B.... ainsi qu'une grande partie de l'atelier voisin, sont""devenues la proie des flammes. Les dégâts -sont très - élevés. LES DEGATS DE LA PLUF EN TRANSCAUCASIE Tiflis, mercredi. — Les pluies .'torrentielles tombées ces jours-ci ont gravement endommagé la partie du chemin de fer transcaucasien comprise entre le.-stations de So^out-Boulach et de Sala-•kly, près de Yelissavetpol. Un pont larg< de 64 mètres s'est écroulé. La station dr Geran est entourée par les eaux. L<\-trains venant de Bakou sont retenus à Tiflis. — Havas. UN IVROGNE S'EST NOYÉ Namur, jeudi. —' Un nommé Miche' Molitor, né à Clairvaux en 1858 et haïr tant à Maizeret, avait passé la journe de dimanche à visiter les cabarets de 1; localité. Depuis, on ne l'avait plus revu. On vient de retirer son cadavre des eau de la Meuse, à Maizeret. On snppos qu'il sera tombé dans le fleuve, le soir étant ivre. LA CAPE-PAPILLON Vraisemblablement, pour nais donnei l'illusion complète d'être des fleurs vi vantes, les élégantes ornent de papillons aux ailes chatoyantes la soie claire des capes qui les enveloppent comme une corolle.

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Cet article est une édition du titre La dernière heure appartenant à la catégorie Liberale pers, parue à Bruxelles .

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