La Flandre libérale

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s.n. 1914, 12 Octobre. La Flandre libérale. Accès à 16 juillet 2019, à https://hetarchief.be/fr/pid/hx15m6413p/
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40'innée Lundi 12 Oetohre 1914 L"I m I ■BgggMMM «a «WKiMWBi «« s* WHM»» 1 I. X8S — Lundi 12 Oelobre 1914 LA FLANDRE LIBÉRALE îs ! i «ol«. Efaols, / 0 sui£k a CH. IBL<aSQSJÏ s IFg-c 2.00 AKl t §M S*M SM08S IPOITMJI g B^o 8.75 ÎJ0/ 88,8» SSb«8 s (Pi 8*aÈ«®K sa Itarau ta (tarwti cri <ui tas In imtemb m parts tîMCTH», ABHMÏSKàT»» 1» MPKMlttSi 8Aii, u rue su nouveau son, mm 3S@hg9emeht$eïiAm<omm» || »°HÉiâA@Yi@GS=.= TOftphn* 3S H * Népkau U A ®8 te Mwtflre», svïir®ss®ï sus tesas & QraraaL _ ?®ïf 3® ?®#i® é» pays ®8 fétesafsî,, §'v,mmfss; & vmsas éB iPwfraeMi, Meswe, Si, A BntteUM. ■ LA GUERRE EUROPEENNE Interview de M. Hymans par un rédacteur de la « Flandre libérale » à Ostende —♦— Un de nos rédacteurs, en ce moment i Ostende, nous envoie l'importante dépê che que voici : _Je viens de rencontrer ici M. Paul ily mans, rentrant des Etats-Unis avec se; collègues de la mission belge, et très satisfait des résultats de celle-ci. Le président Wilson, dit l'émineni député a adopté une attitude de stricte neutralité, et cette même attitu de est adoptée dans les milieux dirigeants avec une discipline étonnante. Il ne faut pas oublier que la population des Etats-Unis comprend 15 millions d'Allemands. Mais dans l'opinion publique, partout les sympathies les plus chaleureuses se manifestent en faveur de la Belgique. Dès sa rentrée de la campagne, le 16 septembre, le président a reçu la mission, et deux heures après cette réception, il a répondu au télégramme que l'empereur Guillaume lui avait adressé huit jours auparavant. Le président, spécialement aimable, a marqué au début de son entretien une profonde sympathie pour la Belgique, un grand respect pour son Koi et une grande admiration pour le peuple belge. 11 a encore, à la fin de son dis-| cours, renouvelé cette expression. Ce "qui « surtout frappé l'opinion publique en Amérique, c'est la violation de la neutralité belge par une puissance aui s'en était portée garante. La mission belge s'est attachée à se mettre en rapport avec les éléments dirigeants du monde intellectuel aux Etats-Unis. Dans sa visite à Harvard, elle a été l'objet d'une réception des plus chaleureuses. Un grand déjeuner lui a été offert à Chicago auquel assistaient les représentants les plus en vue du monde de la finance, de l'industrie et des professions libérales. A Cleveland, elle a été invitée à dé jeûner par M. Roosevelt, à 7 h. 1/2 du matin. Les membres de la mission ont eu ave< l'ancien président un entretien extrême ment intéressant. A Philadelphie, ils ont été reçus pai les notabilités municipales et du mond< des affaires. Au Canada, à Montréal, ils ont été re çus avec un enthousiasme indescriptible A une petite gare, à une demi-heure d' Montréal, deux mille personnes les at tendaient, agitant des drapeaux belge et les ont accueillis au son de la "Bra bançonne", avec des acclamations san fin. A Montréal même, les chevaux de leu voiture ont été dételés par la foule qu portait des cartels avec les portraits dl Roi et de la Reine des Belges. Un grand meeting de plus de 5,0C personnes y a eu lieu, où il a été donn lecture d'un télégramme de sympathi du duc de Connaught, gouverneur gén< ral. Un grand discours, d'une bel tenue littéraire, y a été prononcé p£ l'avocat Tendeman. La souscriptic pour le fonds belge a atteint 400,CK francs. La mission a publié une brochure i: titulée: "La Question belge", avec toi les documents, pt l'a fait distribuer dix mille exemplaires à tous les dii géants. MM. Hymans et Vandervelde ont p blié des articles dans les revues impe tantes. Somme toute, la mission belge été extrêmement 'utile, fût-ce po combattre la propagande allemande auc cieuse et grotesque. Un article de joi nal, d'inspiration allemande, n'allait pas jusqu'à affirmer que les soldat® français étaient à Liège depuis le mois de i juin. La, thèse de la mission a été qu'en ce moment le seul juge possible du drame ! qui se déroule est la. grandie nation neutre qui est dans le monde à la tête de la civilisation, qui a le culte du droit et le respect de la parole donnée. M. Hymans dit qu'il faut sortir de Belgique pour se rendre compte de la situation que sa défense héroïque lui a créée dans le monde. Notre rédacteur ajoute qu'en ce moment à Ostende on s'attend a d'es événements décisifs et prochains. On brillant succès franco-belge Communiqué officiel de l'état-major de la Place. Les troupes allemandes en marche sur Gand par la rive droite de l'Escaut ont été' attaquées hier 9 courant, à Quatrecht, par l'infanterie de marine française soutenue par doux groupes d'artillerie belge. Ce matin, devp"'- énergique offensive des fougueux fusiliers marins et l'attaque enveloppante des forces belges, les Allemands avec leur nombreuse artillerie se retirèrent précipitamment vers Alost en subissant de fortes pertes. Les pertes allemandes aux environs de Quatrecht On évalue à plus de six cents le nombre dés Allemands qui furent tués avant-hiox dans ic combat de Quatrecht. Il a fallu recourir a ï'àsSiSi/tHroe de quci^u^ cultivateurs pour enterrer les cadavres; hier après-midi il y en avait encore au-delà de soixante qu'on n'avait pas encore pu déposer dans des fosses. De tous les côtés on voyait aussi dans les prairies et même sur la chaussée, des betes à cornes, des porcs, et des moutons tués par des balles ou des éclats de shrapnells. L'ennemi repoussé La fusillade a recommencé hier soir, et ce matin on entendait de nouveau tonner le canon. Il paraît qu on se bat-tait aux environs de Lede, ce qui déno-\ terait que nos alliés, qui sont mainte-I nant réunis, seraient parvenus à faire | reculer les Allemands d'un bon nombre I de kilomètres. Le communiqué que nous publions plus I haut confirme au reste cette supposi-I tion. LES COMBATS AUX ENVIRONS DE GAND Nous lisons dans le "Bien public ' : , ! La bataille qui avait commencé vendre I di, entre Melle et Quatrecht et qui s'est ; I poursuivie un peu plus au Sud, la nuit I suivante et samedi, a eu plus d'impur I tance qu'on avait cru au premier abord " I Le combat de nuit, à la baïonnette, qu'or I avait pris pour une escarmouche sanglau I te, a fait un grand nombre de morts dam 3 I les rangs de l'ennemi. - I II est exact que celui-ci, samedi matin I a demandé un armistice pour enterrer le I cadavres. Ne l'ayant pas obtenu, les Al - I lemands se sont repliés assez précipitam I ment et se sont occupés toute la journé 5 I à ces enterrements. Un automobiliste re I venu d'au-delà de Quatrecht, à 8 heures r I samedi soir, nous affirmait que la besogn I n'était même pas terminée à ce moment i I II semble probable que le nombre d ! I 400 morts, donné hier, soit beaucoup in I férieur à la réalité. Une personne q ' I était dans les environs immédiats où s'es 0' I produite l'attaque des tranchées, nous di , I que c'est postérieurement à cette surpris e I que le plus grand nombre d'Allemand e I furent fauchés. Les troupes alliées avaler , I laissé l'ennemi s'approcher de leur pos 3" I tion, dans la plus complète obscurité. Le ;e I soldats allemands n'étaient plus a cir I quante mètres de la tranchée, lorsque o r I derrière celle-ci les balles des fusils ( n I mitrailleuses partirent. Du côté allemam y. I de nombreux hommes à casque rouiaiei 10 I à terre. Avant que les autres eussent e I le temps de se ressaisir, nos soldats étaiei I debout et fonçaient dans le tas, baionne 1 | to en avant. Le carnage ne dura pas lon| as I temps, de nombreux ennemis mordirei , I encore la poussière, mais le grand non a I bre fit demi-tour et détala en quatrien ■i- I vitesse. Vers le matin, on constata Que,. I champ était couvert de ^ cadavres ail u- I mands. On s'apprêtait à les inhumi I lorsqu'une troupe ennemie plus nor ir~ 3 breuse réapparut aux environs de a ! gare de Quatrecht. Les tirailleurs fra: I çais avaient reçu eux aussi des renfor ur I importants. Immédiatement ils se port a- I rent à l'a rencontre de l'adversaire et I combat s'engagea. U ne fut, jusqu à s I medi midi, qu'une lente retraite de 1 e -il J nemi se défendant avec acharnemen mais obligé de céder le terrain malgré sa résistance. La route parcourue est marquée par leé morts, en grand nombre, les fusils jetés par les soldats ennemis, les Chevaux errant sans cavalier, des selles et harnachements de chevaux, des paquets des munitions. Le nombre des prisonniers a été beaucoup plus important qu'on ne l'avait dit : vers 10 heures, plus' de quatre cents soldais allemands furent enfermés dans une église d'où on les transporta par groupes, en chemin d'e fer vicinal, à Gand d'abord, puis vers une destination, sûre. L'ennemi a été refoulé jusqu'à Oorde-gem, où il s'est dissimulé sousi bois. Attaqua d'un train à Moerbeke Vendredi soir, un train renfermant beaucoup de réfugiés, des femmes et des enfants, eft aussi des soldats belges et anglais, a été attaqué près de la gare de Moerbeke. De nombreux coups de feu furent tirés ; les. femmes et les enfants criaient. Il y eut plusieurs blessés ; une femme fut tuée. Les soldats anglais et belges sont descendus du train, mais n'ont pu découvrir d'où venaient les coups de feu. AU PAYS DE WAES Le bruit s'était répandu que les Aile mands occupaient Loochristy, qui n'est plus qu'à deux lieues de Gand. La troupe ennemie assez nombreuse qui avait réussi à traverser l'Escaut s'était rendue à Lokeren et Zele. Il semble qu'elle se oœt divisée en deux groupes. Tandis que 1 un, le p'us nombreux, a pris la direction de l'Est, vers la position d'Anvers^ l'autre s'est avancé vers Seveneecken. Dans cette commune, les uhlans ont blessé des fuyards et aussi de simples curieux, qui auraient mieux fait d'ailleurs de res'.er chez eux. , Les Allemands arrivèrent au hameau Bastelaere lorsqu'ils surprirent une pe- Itite patrouille de carabiniers cyclistes, au nombre à peine d'une trentaine. Une fusillade de quelques minutes eut Heu causant des pertes de part et d'autre, et après une défense énergique, une viug-taine du vaillants Belges, écrasés sous Je nombre d'un adversaire dix fois plus nombreux, furent amenés prisonniers. Unie dizaine parvinrent à se replier et I Loochristy. Seulement ici, nos artilleurs I veillaient, et il faut croire que le résul-1 I tat de leur tir n'a pas été du goût des I Allemands, puisque ceux-ci ont fait arrêt. I 11 était alors 2 heures die l'après-midi. Les I habitants de Loochristy avaient fui dès I les premiers coups de canon. Pourtant, I la commune n'a pas été occupée par les I Allemands. I L'ALIMENTATION DE LA ÎOPULATION Extrait du "Moniteur"! des dimanche 4, I lundi 5, mardi 6, et mercredi 7 octobre I 1914 : I Lois, arrêtés, réglemente et actes du I gouvernement. I Ministère de l'intérieur. __ Loi du 4 I août 1914. — Fixation du prl des denrées I alimentaires. Albert, Roi des Belges, A tous présents et à venir .jalut. I Vu l'article 1er, n. 4 de la loidii 4 août I 1914, concernant les mesures u$6ntes né-I oessitées par les éventualités del guerre ; : 1 Considérant que, dans l'intérêt l'ali-' I mentation de la population, il importe I d'empêcher l'accaparement des -denrées I alimentaires et toute spéculation leur i I prix; I Considérant, d'autre part, qu<. par s I suite des circonstances en cours, iii est I plus possible de maintenir les prui »axi-, I ma fixés pour les denrées^ alimenires 3 I par notre arrêté du 14 août 1914 ; - I Voulant enfin permettre aux admis_ I trations civiles d'intervenir plus dirt,.. » I ment et plus efficacement en faveur ]e - I l'alimentation et, d'une façon génér^ I en faveur du bien-être de la populatA Sur la proposition de nos ministres " I la guerre, de l'intérieur, des finances, i e I la justice, de l'agriculture et des travau - I publics. 1 I Nous avons arrêté et arrêtons : Art. 1er. Les prix maxima auxquel e I peuvent être vendus, pendant la durée d s I la guerre et jusqu'à nouvel ordre, le fro t I ment, la farine, le pain de ménage, le i_ I pommes de terre, le sel, 1© sucre, le ri ,s I et le café sont fixés, dans chaque provm l- I ce, par une commission ayant comme prt e I siclent le commandant militaire de J st I province et comprenant, notamment, 1 ] I gouverneur civil et le bourgmestre d it I chef-lieu de la province ou leurs délégué u I respectifs. . . it I Le tableau des prix ainsi arrête par 1 t. I commission précitée est soumis, au près r. 1 lable, à l'approbation de notre ministr it I de la guerre le 10 et le 25 de chaque moi. i I Le tableau approuvé est valable pour 1 ie I quinzaine oui suit, soit du 1er au 15 ( I du 16 au dernier jour du mois. [e I Sur la proposition des commissions pr< e I vinciales, notre ministre de la guerr I peut ajouter à la liste des denrees denon i- I mées ci-dessus, soit d'autres denrees al [a I mentaires ou fourragères, soit d autre a- I marchandises, quelle qu en soit la n; ts I ture qui seraient reconnues indispens; è I bles à la vie normale de la population le I Article 2. — Jusqu'à nouvel ordre a- I froment exotique sera fourni aux adm n- I nistrations publiques à 1 intervention c t, I notre gouvernement, soit directemen soit sous la forme d'une autorisation d'importation Article 3. — Les gouverneurs de provin-; ce peuvent réquisitionneir, dans leur pro-| vince, aux prix approuvés par notre ministre de la guerre, les denrées et, éventuellement, les marchandises dont il est question à l'article 1er. Lorsque la réquisition n'est plus suffisante, les gouverneurs de province peuvent acheter, au mieux des intérêts de leurs administrés, les denrées et les marchandises qui font défaut ; il leur est expressément recommandé de s'entendre entre eux pour ne point se faire une concurrence mutuelle. Peur la répartition de ces denrées et l'.arehandises, les gouverneurs se concertent avec les commissaires d'arrondisse-ju.eiit et les bourgmestres de leur provin ce, au dévouement patriotique desquels mus faisons un pressant appel pour qu'ils nous aident puissamment à diminuer les dures épreuves imposées momentanément à notre peuple. Article 4. — Les gouverneurs de province peuvent réquisitionner, dans leur province, les moulins industriels eit les faire travailler à façon. Le prix de la façon ne dépassera, en aucun cas, deux francs par cent kilogrammes de froment, tous frais compris. Les moulins industriels réquisitionnés doivent moudre non seulement pour la consommation de la province dans laquelle ils se trouvent, mais aussi pour la consommation des autres provinces, si l'intérêt public l'exige. Les gouverneurs de province s'entendront entre eux à ce sujet, sous la direction de notre ministre de la guerre. Article 5. — Les gouverneurs de provinces coopéreront, dans la mesure la plus large possible, au ravitaillement de la population civile se trouvant dans la région envahie par l'ennemi, soit en favorisant les transports, soit en fournissant eux-mêmes les denrées Qt marchandises indispensables. L'obligation morale se compliquant ici d'une idée de sécurité militaire, les gouverneurs de province soumettront tous leurs projets d'expédition ou de cession à J approbation préalable du commandant militaire de la province qui en référera éventuellement à notre ministre de la guerre. '".t. fi. - Lorsque le gouvorneur est uUJA'Xtuillil U' OXsO f . . ■ « .*\ O de se retirer devant l'envahissement par l'ennemi, les pouvoirs qui lui sont conférés par le présent arrêté sont transférés selon le cas aux commissaires d'arrondissement et aux bourgmestres des régions non occupées par l'ennemi. La députa-tion permanente exercera dans les conditions définies par notre arrêté du 20 septembre 1914, le droit de réquisition pour compte des administrations des communes dont le territoire est occupé par l'en-uemi.Art. 7. — Les réquisitions de froment ou de pommes de terre chez les cultivateurs ne peuvent être opérées que jusqu'à concurrence du disponible après défalcation do la provision absolument indispen-. sable à la famille vivant sous le même toit, et, éventuellement à l'ensemencement.Art. 8. — Les réquisitions qui leur sont faites comportent, le cas échéaut, pour les cultivateurs, l'obligation de battre immédiatement le grain ou d'arracher les pommes de terre, jusqu'à concurrence de la quantité requise. Art. 9. —• En cas d'accaparement de l'une ou de l'autre des denrées ou marchandises prévues à l'article 1er, ou d'infractions aux prescriptions du présent arrêté de la part d'un producteur ou fournisseur, la denrée ou marchandise est immédiatement confisquée sur réquisition du procureur du Roi à l'intervention de l'autorité civile ou militaire. Les denrées ou marchandises confisquées seront remises aux bureaux de bienfaisance, pour être distribuées gratuitement aux habitants de la localité, en commençant par les plus nécessiteux, la priorité étant donnée parmi ceux-ci aux familles dont un ou des membres se trouvent sous les drapeaux ou bien ont été blessés ou tués depuis le début de la campagne. Art. 10. — Indépendamment de la confiscation de la denrée ou marchandise, 3\es accapareurs et les autres délinquants epnt passibles de un à huit jours de - -ison ou d'une amende de 50 à 500 francs, s bs préjudice de l'application de l'arti-i 311 du code pénal. vrt. 11. — Sont considérés comme acca-&mrs : 1 ceux qui, dans un but de lucre, dé-e roit à la circulation des denrées ou a p?^andises de première nécessité qu'ils s gît enfermées dans un lieu quelcon-<ïu0is les remettre en vente journelle-a menU public; e V'|x qui font périr ou laissent périr . 0%'ament les denrées ou marchan >• clises première nécessité, quel que soit l le qui les fait agir; c' , -ui pour une raison quelcon-°u?-,s-tiennent d'obtempérer aux ré-quisitic*|r^vlies ,jarls j6 présent arrêté i AqticV les m°y?ns le faire. ; v 1 il ^ — Le présent arrêté est ap-phcablel de ce jour. U sera pu-' ■ 1 ' lites les communes de la ré-^ g10?- ïAhie p; r l'ennemi, à l'inter- I ven îo P^nelle des gouverneurs de i- I province. » a ie f ^ Les yentfc ^ ^ pr;jx supérieurs i~ f C0„„,rJ Par notre ministre de 6 pnt lieu à- répétition con- t, formément fc,fcide m5 du Code civlL i Donné en notre quartier général, le 6 octobre 1914. ALBERT, Par le Roi: le ministre de la guerre. Ch. de Broqueville : le ministre de l'intérieur, Paul Berryer; le ministre des finances, A. Van de Vyvere ; pour le ministre de la justice, absent: le ministre des sciences et des arts, P. Poullet ; le ministre de l'agriculture et des travaux publics, G. Helleputte. GENEROSITE ANGLAISE La1 petite ville galloise de Rugby a ouvert une souscription au profit des malheureuses victimes belges de la guerre, et M. J. D. Hoper vient d'en envoyer le produit 80 livres, soit 2,000 fr., à M. l'échevin De Weert, qui avait fait appel à la générosité anglaise. M. Hopcr a également transmis à M. Do Weert, la liste des souscripteurs qui appartiennent à toutes les classes sociales. Nous y relevons les noms de tous les professeurs des écoles de Rugby et une souscription de cinq livres d'une vieille domestique " reconnaissante à la Belgique des services rendus par elle à l'Angleterre et qui veut contribuer à soulager les souffrances de ce noble pays ". M. Hoper annonce l'envoi d'autres fonds et communique à M. De Weert l'appel à la population de Rugby, rédigé dans des termes émouvants par le Rév. A. A. David, directeur de l'école principale de la localité. Nous tenons à remercier MM. Hoper et David de leur acte de noble solidarité.A ux Et a ts- Unis ON COMMENCE A SE MEFIER DU JAPON L-o jfi'W- ÏOTK Horald pubîiô an article parlant de l'inquiétude de certains oercles officiels, au sujet de la campagne japonaise et de la violation de la neutralité chinoise. D'autres s'inquiètent de la conquête des îles Marshall et mettent en doute la sincérité du Japon, qui avait promis de limiter le champ de ses opérations. Le " Times " remarque que ces craintes ne sont pas fondées et que le gouvernement ne semble pas les partager. Mais, ajoute-t-il, en présence des intrigues germaniques, il y a là un indice qui ne saurait être entièrement négligé. En Allemagne LE MENSONGE ORGANISE. Il est assez curieux que la chancellerie berlinoise ne songe point à diversifier ses procèdes. Elle use des mêmes pratiques, d'un bout à l'autre du monde, en dépit d© la stérilité reconnue et consacrée du système. Depuis deux mois, son agence officieuse ne cesse d'inonder le monde de fausses nouvelles. Ou bien elle crée des journaux spéciaux comme en Norvvège, en Espagne, en Suisse, etc., pour duper l'opinion dé ces pays, mais l'influence allemande ne- tarde pas à être démasquée, car ces gazettes manquent de discrétion. Ou bien elle tâche d'imposer à la presse locale ses communiqués, et ceux-ci nous apprennent parfois des choses bien bizarres.C'est ainsi que l'on a voulu nous convaincre de l'exactitude de faits très graves : le Maroc était soulevé contre la France, l'Egypte s'était insurgée contre l'Angleterre et l'émir d'Afghanistan, avec 700,000 hommes, marchait contre l'Inde britannique. Or, nous savions de bonne source que jamais le Maroc et l'Egypte n'avaient été plus calmes — et il suffit de connaître la quotité de la population afghane pour conclure que l'émir, s'il le voulait, serait bien empêché de rassembler une armée de 700,000 hommes, — 7,000 peut-être! — et, dl'ailleurs, il n'a nulle envie d'entrer en campagne.Après cela, nous pouvons nous demander : qui le gouvernement de Berlin croit-il tromper ? Les nations étrangères ? Elles sont suffisamment en éveil pour faire un tri judicieux parmi les nouvelles. Les Allemands? Peut-être, mais enfin, leur crédulité finira un jour par se révolter contre l'abus que la chancellerie impériale en aura fait quotidiennement. Le mensonge n'est pas une arme du- LEURS DEPECHES. Voici encore un échantillon des dépêches allemandes. Il s'agit du transfert du gouvernement français à Bordeaux: " La nouvelle du transfert dlu gouvernement de Paris à Bordeaux a été donnée à la population six heures après le départ du gouvernement ; autrement il n'aurait pas été possible à celui-ci d'abandonner la capitale. A peine venait-on d'afficher le manifeste qui annonçait comme imminent ce départ, que des mil- f liers de personnes ' surexcitées se dirigeaient vers l'Elysée et la place de la Concorde et commençaient à prendre d'assaut les édifices officiels, sans que la police tentât d'intervenir ou de repousser la foule. Les deux portes d|a l'Elysée furent renversées et toutes les vitres dui palais furent brisées. Les manifestations contre le gouvernement duraient bien après minuit, quand le "Matin" fit afficher la nouvelle que le gouvernement avait déjà quitté Paris. La révolution aurait éclaté avant l'aube, si la police n'avait eu recours à un moyen radical ; elle fit éteindre toutes les lampes électriques des arrondissements du centre de la ville. Paris se trouva dans l'obscurité. Mais la colère du peuple, qui se voyait abandonné de la sorte, fut indescriptible. On remarqua beaucoup l'attitude molle de la police et le grand! nombre de réservistes qui prirent part aux manifestations. " Cette dépêche était datée de Bâle, et les journaux allemands prétendaient l'avoir lue dans le "Courrier de Genève". Celui-ci a protesté avec indignation. En Russie LES COSAQUES. L' "Echo de Paris" a découvert dans le ''Vorwaerts", organe officiel des socialistes allemands, des déclarations carie u- j ses d'un député social-diémocrate du Landtag prussien : ~ ::4 j Ce député, M. Hofer, se trouvant dans . sa maison de campagne, proche de la : frontière russe, reçut un jour la visite inattendue d'unei patrouille cosaque. * L'officier qui la commandait fit savoir ^ au député, en un excellent allemand, ~~ que, pour des raisons stratégiques il avait reçu l'ordre d'incendier une partie des communs de la propriété, notamment md dieux cabanes à porcs. ' | jtj — J'ai invité l'officier au salon, pour-suit M. Hofer, et l'ai prié d'accepter, cj(J pour lui et ses hommes, quelques bouteil- ^ les de très bon vin. 11 me répondit que ' j l'alcool était interdit dans l'armée lusse Ék pendant toute la durée de la campagne; mais il ne refuserait pas, pour lui et ses,v^W cosaques, de mon thé, l'officier dit avec,,, J impassibilité : Mfl " — Et maintenant, nous allons~éxe<rf'^ja ter Toi dre : "brûler vos cabanes. *08'^H Effectivement, quelques ininutes aprèvJB les deux bâtisses désignées ne furentiJH qu'un brasier. " Puis, pour achever de caractériser la conduite dés cosaques, le député aile- * mand reproduit le récit de sa voisine, 1 une vieille propriétaire prussienne que les cosaques avaient également visitée. , ' Us lui annoncèrent la nécessité où ils se trouvaient d incendier l'une de ses granges. La vieille dame s'élança dans la cour et, furieusement, intima aux cosaques d'enlever à l'instant les brandies déjà préparées pour incendier 1a. grange. L'audace et la colère de cette femme âgée désarmèrent les cosaques, et c'est en riant aux éclats qu'ils s'éloignèrent sans commettre la moindre déprédation. ' - — En définitive, conclût le député prussien, la psychologie des cosaques de- l meure pour moi un impénétrable mys- I tère. :l La Convention de Genève I —n On a maintes fois parlé, au cours de \ 1 ces dernières semaines, de la Convention I de Genève, dont les bienfaits se sont si . souvent fait sentir pendant les périodes i tragiques que traversa l'Europe. I 1 La Croix Rouge fut fondée à la suite de la Conférence de Genève de 1863. Pour que les vœux exprimés par cette Conférence fussent exaucés et que les sociétés créees en suite de ses résolutions fussent admises à prêter leur concoura aux armées, il fallait que les gouvernements y donnassent !eur assentiment et ' ■, -s'entendissent sur les conditions d'exis-tence d'une œuvre qui, à ce point d!e vue, _ devait être internationale. Seize puissances se montrèrent disposées, des la première heure, à envoyer des délégués à Genève pour l'élaboration, d une convention. Cette seconde confé- V rence se réunit au mois d'août 1864 et rédigea, en quinze jours, un traité qui fut signé, le 22 du même mois, par les plénipotentiaires de douze des Etats représentés. Ce traité, qui porte dans l'Histoire le nom de " Convention de Genève comporte d'ix articles, dont •' voici la substance. Les belligérants doivent prendre soin, " .sans distinction dé nationalité des militaires blessés ou malades qui se trouvent à leur portée ; Les hommes qui, après guérison, sont incapables de reprendre les armes, doi- H vent, s'ils appartiennent à l'armée enne- H mie, être renvoyés dans leur pays, au H lieu d'être gardés comme prisonniers de ■ guerre; On ne peut commettre des actes hosti- ■ les contre les ambulances et les hôpi- I taux, ni s'en emparer, s'il s'y trouve des I blessés ou des malades et s'ils ne sont I pas gardés par une force militaire ; Y Les ambulances ne peuvent, en aucun j H cas, être dépouillées de leur matériel, et \ H les évacuations sont considérées comme ) 1 neutres ; ■ Lo personnel hospitalier, tant admini- t ■ stratif _ que médical, " est déclaré neu- \ ■ tre " • il ne peut être troublé dans l'exer- \ I cioe de ses fonctions, ni retenu en cap- J tivité.

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Cet article est une édition du titre La Flandre libérale appartenant à la catégorie Culturele bladen, parue à Gand du 1874 au 1974.

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