La gazette

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s.n. 1918, 27 Novembre. La gazette. Accès à 16 juillet 2019, à https://hetarchief.be/fr/pid/f76639kw76/
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LA GAZETTE ABOMIVESIEIVTS s Les abonnements sont reçus aux bureaux du journal. Nous en ferons connaître prochainement les conditions que nous ne pouvons encore fixer actuellement. ' AWNTOWCE» : ANNONCES ORDINAIRES s 50 centimes la petite ligne. RECLAMES (Après les spectacles) : 2 francs la ligne. FAITS DIVERS (Corps du journal) : 3 francs la ligne. (Fin du journal) : 2 francs la ligne. NÉCROLOGIE s 2 francs la ligne. ur Us annonces, s'adresser au servie* de la publicité RÉDACTION et ADMINISTRATION : 86, RUE DU MAR^18' BRUXELLES. — Téléphone j ; ; • V J La QifBStionJamanile Le passage du discours du Trône annonçai la création prochaine d'une Université llarnant à Garni a causé une pénible surprise. Il nous e arrivé un peu comme un soufflet... 11 a mont; que nos gouvernants, isolés de nous pendai quatre ans, sont mal informés de l'état de l'e prit public, des sentiments les plus vifs exciti ici par les excès de l'occupation. Nous sommi bien aises que la première protestation contre < malencontreux projet nous soit arrivée de Gan même qu'on n'accusera pas de ne pas être ui ville flamande et qui a un intérêt capital dans • question. Il paraît nécessaire de s'expliquer franchemei et sans tarder à ce sujet. Les politiciens qui \ figurent qu'ils vont pouvoir reprendre la que tien flamande au point où elle eh était avant guerre et continuer à la pousser dan1; la mène voie, vers le régime du bilinguisme intégral, oi blienl ou ignorent tout ce qui s'est passé pendai leur absence. Il ne.se doutent pas de l'indien tion, de la rage que nous a inspirée le ilamir gantisme, d.; l'exécration que nous avrtns conçu pour les mis Taljles qui l'ont exploité. Us se for étrangement illusion s'ils croient qu'ils nous le ront complaire encore aux revendications de ce gens qui n'ont pas hésité à faire cause commun avec nos envahisseurs pour arriver à leurs fins On se figure que parce qu'on aura fait fuir t expulsé quelques activistes, qu'on les aura pi nis, même, sévèrement, tout sera dit et que le aulrjs, les prudents, qui sans se compromets ont espéré profiter des événements pourront coi tinuer leurs manœuvres? Non! non! et nou comptons liien que ce seront les Flamands eui mêmes qui y mettront bon ordre. Nous avons vu nettement, à présent, où ter dait le mouvement llamand, consciemment o non; nous en avons compris le sens et la porté; nous avons deviné par quelles intrigues secri tes, par quelles inlluences et quelles ressource il était alimenté. Les Allemands et leurs ami nous ont révélé naïvement où tendait la résui rection, comme langue officielle et imposée, d dialecte qu'ils ont revendiqué comme teuton, t il faut, une bonne fois, avoir le courage de dir en celle matière la vérité. Une des raisons pour lesquelles nous nou sommes révoltés en 1830, c'est qu'on voulai nous imposer l'usage du flamand. Eh bien, c'es aux sentiments de 1830 qu'il en faut revenir. S'il y a un mouvement llamand, s'il a été d^ veloppé, depuis cinquante ans, au point que le Allemands ont pu l'exploiter comme ils l'ont t'ai pour semer la division parmi nous, pour préten dre nous classer en deux races, en deux peuoles . la faute en est aux politiciens qui ont poussé avec une aveugle imprévoyance, à la propags tion. à la restauration officielle d'un dialecte qu k'tstar. -en-tTainy-par ia force des choses, de passe à l'état de patois. Il y a quarante ou cinquante ans, l'immens majorité du peuple flamand ignorait le patrie tismo linguistique — cornue dit Godefroii Kurth — qu'ils lui ont imprudemment injecte La langue flamande élait en train de prendre s retraite dans cette existence orale dont se cor tentent aujourd'hui les langues locales, connu le provençal et tant d'autres, vouées à disparai tre. Les habitants des provinces flamandes couti nuaient à le parler entre eux, dans leurs rapport familiers, comme on garde chez soi de vieu. meubles, de vieux objets de famille, pour les quels on a gardé de l'attachement, à condiliji qu'ils ne soient pas trop encombrants. Et ils n répugnaient nullement a apprendre le françai-dont ils apercevaient très bien l'utilité, l'impoi tance universelle, le français qui était pour nou une langue nationale aussi bien que l'allemand Car le wallon et le picard, usités dans une parti de nos provinces depuis le haut moyen âge, m sont que des dialectes français. Nous avons eu un grand tort à l'égard des Fia mands. et un seul : cest de ne pas leur appren dre le françaisl Ce devait être là, depuis long temps, une des tâches de l'enseignement public Dans nombre d'éco!es religieuses des Flandres jadis, on enseignait le français ; et les habilanl les préféraient aux autres parce que, comme il disaient dans leur bon sens « on va plus loii avec le français qu'avec le flamand ». L'origine du mouvement flamand est due ; quelques intrigants, avides de places et d'impor tance., ou à quelques écrivains et poètes san emploi qui ont commencé à prêcher qu'un peupl ne pouvait se développer sans langue propre que la langue était tout le peuple, et d'autre niaiseries de ce genre : théorie déplorable qu contenait déjà l'idée que le peuple flamand étai distinct du peuple belge. Et rien de plus faux. Une langue n'est qu'un instrument de la peu sée; et lorsqu'on a le choix entre deux instru ments, le plus simple bon sens doit nous pousse à choisir le plus efficace, celui qui a le meilleu rendement, qui permet d'accomplir le plus d> besogne. En matière de langues, la plus répan due doit l'emporter sur la moins répandue. Depuis l'origine des temps une multitude d' peuples ont changé de langue sans changer d caractère. Les Juifs parlent-ils encore l'hébreu ou l'araméen qui a succédé à l'hébreu ou le gre qui fut la langue de leur culture à Alexandrie N'ont-ils pas adopté les langues de tous les peu pies chez lesquels la diaspora les a éparpillés et en ont-ils moins gardé leur caractère, leur capacités, leurs vertus? Pense-t-on qu'ils formen un peuple moins puissant, moins original qu'ai temps de David? Les Gaulois ont-ils perdu leurs qualités native parce qu'ils ont abandonné la langue celtiqu pour parler latin? Les Celtes de l'Irlande, di Pays de Galles, des Cornouailles sont-ils à plain dre parce qu'ils parlent anglais au lieu de parle, bas-breton? Il n'y a guère dans l'Europe occiden taie et centrale que les Allemands qui aien gardé leur idiome primilif : si c'est pour tel: qu'ils ont gardé aussi leur mentalité primitive il ny a pas lieu de les en féliciter I Est-ce que chez nous, d'ailleurs, les écrivain qui comptent, en français, ne sont pas presqui tous flamands d'origine et de race ? Est-ce qui Maeterlinck, Verhaeren, Demolder, Van Zype Rodenbach, par exemple, ont perdu leur origi nalité, leur caractère llamand parce qu'ils si sont exprimés en français? Et n'onl-ils pas con tribué a la gloire de notre littérature parce qui l'expression française, précisément, mettai leurs œuvres à la portée d'un large cercle d> lecteurs ? Est-ce que Gevaert, est-ce qu'Alfrec Slevens, parce qu'ils ont habité Paris, qu'il parlaient français, avaient perdu leurs siene de race ? Est-ce qu'ils ne s'étaient pas dévi loppés ? Chez nous, pour achever l'unification du pay il fallait arriver non à la dualité, mais à i'unif , cation de la langue : et entre le flamand, toi , local, et le français universel, le choix n'éta !r pas douteux. Mais en Suisse, dira-t-on ? En Suisse, il y ? trois langues. M;.is elles sont d'importance peu près équivalente. Chez nous les deux lai ■ gues ne sont pas d'importance équivalent ; L'une l'emporte de loin sur l'autre. Et elle éta ; devenue ia langue presque exclusive de la eu . lure intellectuelle quand on s'est avisé de voi loir mettre l'autre sur le même pied. Cela a é '■* une déplorable erreur. Mais les politiciens ont eu peur de quelqui . braillards, de quelques piliers de cabaret cornu ce crasseux Emanuel Hiel qui dirigeait, du fon _ de la Taverne Tom, la bibliothèque du Musf ~ industriel, une jolie sinécure qu'on lui ava donnée, comme Peler Benoit, bon musiciei mais autre ivrogne moederiaalien. lt Les po iticiens ont, pour gagner qunIques élei _ teurs, coupé dans ce pont, feint de croire à o . attachement forcené de fous les Flamands poi e leur langue ; cela est devenu une sorte de dogir t auquel un certain nombre de Flamands ont fii I. par croire, à force de l'entendre dira. La langi s flamande est devenue une ch ise sacrée, un tel e che. On l'a représentée comme une martyre, , victime de persécutions iniques dont lous 1< ,[ Flamands avaient le cœur transpercé. lia fall qu'elle devînt officielle, qu'elle fût mise sur s même pied que le français, enseignée de fore , dans les écoles où elle a encombre les progran 1 mes, comme si nos enfants n'avaient rien d'aï s tre à apprendre. •_ Et pour donner satisfaction à de prétende griefs, qui n'existaient que dans quelques imag nations échauffées, on a compromis notre unil 'J nationale à plaisir. Le mouvementa eu pour agents actifs tous ceu auxquels il procurait des moyens d'existenci " professeurs, traducteurs, débitants de flaman |j en tout genre. Il a grandi, grandi jusqu'à t , qu'on eût imaginé, peu avant la guerre, celte f; " meuse Université flamande dont les Alternant . ont tiré si bon parti. Et nous sommes arrivés ' la situation où nous pataugeons aujourd'hui. Eh bien I il faut s'arrêter. Il faut reconnaît qu'on s'est trompé et faire machine en arrièri , Les Flamingants intéressés crieront. Qu'on lt . laisse crier. Ils ne sont pas le peuple flamand -si peuple flamand il y a. Ils représentent tout ai tre chose : et nous savons à quoi nous en ten: " là-dessus maintenant. t II n'est pas possible, après les outrages qu nous a valus la culture flamande sous le régim allemand qu'on inflige à des Belges, à des ei ' fants belges l'obligation d'apprendre le llaman ' s'ils ne le veulent pas. ' Il ne s'agit pas de faire violence aux Flamand s'entend. .S'il y.er a qui, veulent continuel à pai 1er, à apprendre le flamand, libre à eux. Qu'o garde des écoles flamandes à leur intenlior 2 Mais qu'il soit entendu que seuls fréquenterai " ces écoles ceux qui voudront les fréquente! J qu'il y aura, à côle, des écoles où l'enseignemer ■ se donnera en français pour les autres. Chacu 1 choisira. El nous sommes persuadés que les écoles fia 8 mandes auront vite vécu, qu'elles auront le soi " de ces Guides des Ch mins de fer flamand ; qu'on avait proclamés indispensables, et qu 5 personne n'achetait, si bien qu'on inventa le ! guides bilingues pour nous imposer de force 1 ' guide flamand. Les Flamands auront droit à de J fonctionnaires bilingues, si bon leur semble, au 5 guichets de leurs pays. C'est la liberté qui résoi i dra :a question, mais la liberté pour nous connu • pour eux. 5 _ ; Les Idées . de M. Ernest Solvaj Quatre années de guerre pendant lesquelle . toutes les classes sociales se sont serrées etro: , tement autour de leurs gouvernements en vu 5 de la défense nationale ; la nécessité en terr: . toires occupés de la création de vastes organif i mes pour assurer à la population les moyen nécessaires à la vie ; la formation récente d'u: \ cabinet de concentration et le discours du R( . plein de promesses de larges réformes raj , pellent l'attention vers les écrits d'un homm j a rendu de si grands services a son pays M. Ernest Solvay, que le Koi vient de nomme j ministre d'Etat. ^ Ses conceptions sont résumées et mises en li L mière dans un opuscule qu'a fait paraître depui peu M. Louis Bertrand. JFouvraçe est clair e précis. 11 permet de saisir nettement toute 1 pensée de M. Solvay. Très jeune, .M. Ernest Solvay, par la décou " verte et la mise en pratique d'un procédé noi veau de fabrication de la soude, se vit à la têt s de vastes entieprises et tut directement en n ' lation avec le monde de la haute finance et d la grande industrie. Dans tou3 ses écrits théc riques postérieurs où il aborda les questions s - difficiles des réformes sociales, il garaa de c j contact l'esprit positif de l'homme en lutte ave ; la réalité, le désintéressement de celui que 1 ^ travail a comblé de richesses, le calme du sa • vant à l'abri des passions politiques. 11 tut ér sénateur. Il s'est activement employé à répar ; dre ses idées sur ce qu'il a lui-même appeie 1 î < Productivisme » et le « Comptabilisme ». t Comme tous les réformateurs sociaux a I xix* siècle, (M. Solvay a pour but de ses r< cherches le plus grand bonheur possible po-j > tous les membres de la so:iété. Le moyen le plu î efficace d'y parvenir, d'après lui, et qui résuit 1 des transformations mêmes de la société et d - sa marche progressive vers une plus grande ég£ ? lité est d'intî îsilier constamment la productioi - rous toutes ses formes intellectuelles et maie t rielles. Produire, produire toujours et de plu t en plus, écarter tout ce qui fait obstacle à 1, production, prendre des mesures pour la déve lopper, voilà ce qu'il faut faire pour améliore sérieusement la condition des masses populo res ot de la petite bourgeoisie, visées spéciale ment. Le système de M. -Solvay est basé tout entie sur cette idée. Le droit à l'existence est un droit naturel Tout, être qui naît a droit à la vie. La législatioi devra donc veiller à lui garantir les premier moyens d'existence. Et M. Solvay préconise boi nombre d'institutions humanitaires qui, consi dérées longtemps comme utopiques, sont ^n trées depuis la guerre dans le domaine des'réa iités. Telles sont les « Goûtes de lait », les « Con sultjiiions de nourrissons », les cantines mater S- nelles et les repas scolaires. Celles-ci ne doivent plus être abandonnées à l'initiative privée mais ^ bien devenir des organisations d'Etat, i- Il faut ensuite utiliser toutes les forces créées, lt outiller chacun pour la production. Far consé-it quent l'instruction doit être accordée à tout le monde. Les aptitudes naturelles en détermine-a ront le degré. Formons de bons ouvriers et des à savants. En cas de chômage involontaire, créons des Bourses du Travail, destinées à répartir i l'ouvrage entre tous le3 me libres ; organisons J il des cours qui permettront à chacun d'utiliser |. les loisirs forcés en v ie d'un perfectionnement, j. plus parfait, d'une capacité de production plus g grande. La société productiviste suit l'homme dan? ,s toutes les péripéties de sa vie Elie veille sur g lui, car il représente une certaine partie de soç* (] capital. Est-il malade, accidenté ? Elle lui ac ,e corde ses secours. Est-il infirme ou vieux? Elk • ^ ne peut se montrer ingrate, elle le soutient efli-j cacement. ' Produire le plus possible, t^l "«t donc le but Former de nombreuses capacités productrices, les conserver et les développer, tel est donc moven. Toute la législation doit abnWir A ^1" ir Mais <M. iSolvay veut transformer plus profon-6 dément la société, effacer Ipp 11 ciales basées sur l'héritage et les rétablir seule-? ment au profit du travail et de la valeur. Ces1 i- pourquoi il imagine le comptabilisme qui doit a supprimer en grande partie l'échange de la mor| :s naie et l'intérêt de l'argent. C'est le- développe-il ment naturel de ce qui se passe dans nos ban-e ques pour les transactions commerciales de :e grande importance. On ne paie point en espèces. )- mais par inscriptions dans des livres de comp-l- tes. par transmission de chèques, etc. Par le comptabilisme on supprime la plupart des s droits prélevés sur les transactions par les in-1 [. termédiaires, banques de toutes espèces, é L'Etat neu à peu fonderait un vaste organisme comptabiliste chargé de la vérification de toutes x ces transactions par la remise à chaque indi-» vidu d'un livre-comptable. Il y gagnerait bon an j mal an, lien qu'en Belgique, de nombreux mil-£ liards et débarrasserait la production et l'é-change des richesses de nombreux droits qui s l'entravent : intérêts, escomptes et autres. En ^ même temps l'Etat s'intéresserait aux industries et commerces d'avenir, prêterait son aide IQ aux entreprises naissantes et pourrait même ra-^ cheter certaines industries en vue de leur socia-g lisation. Il assurerait de plus les fortunes ac-_ quises par le travail en évitant la spéculation sur les valeurs sans fondement puisque toutes " seraient sous sa garantie. Enfin, le travail étant à la base de la société productiviste doit être protégé. L'amélioration de l'état général de la société dérivant d'une production intensifiée, il faut que pas un de ses membres ne puisse s'y soustraire. Les oisifs doivent être écartés, et c'est pourquoi on créera l'impôt unique sur la fortune et on abolira s l'héritage. Celui-ci dexit retourner A rKtut. m . rentrer dans le fonds commun. ^ Enfin, M. Solvay constate que l'intérêt est le • principal moteur de nos actions. L'égoïsme nous domine. Aussi faut-il l'utiliser sagement en vue » de la production. C'est pourquoi l'emplnvé et ' l'ouvrier ne seront plus de simples salariés, ljs 1 participeront désormais aux bénéfices réalises dans la mesure de leur travail et de leur intelh- - gence. t Ces réformes sont hardies : Cependant M. Sol-s vay préconise leur adoption immédiate. 11 pres-e sent leur réalisation parce qu'il la juge néces-S saire et la considère comme la résultante iné-e vitable du jeu des forces sociales depuis cin-s quante ans. Il conseille aux législateurs, aux x gouvernements d'intervenir énergiquement afin - de hâter par tous les moyens en leur pouvoir la e transformation naturelle de la société. Une société nouvelle sort de 'a société ancienne non _ point « par un subit et douloureux accouchement ». selon le mot d'un révolutionnaire, mais par réformes progressives, par tâtonnements successifs et par de nombreux essais. _ Du reste, ses initiatives les plus originales ' trouvent en lui un patientât sérieux organisateur. Et il est intéressant de voir ces concep-s tions tout idéales dévaloppées par un homme - doué d'un sens si clair des réalités. e : LES DERNIERES OPÉRATIONS DE L'ARMÉE BELGE e r Le général (Maglinsse, assisté des majors Schmidt et Henrion, a reçu hier les membres _ de la presse à l'Ecole militaire où est installé s actuellement le grand quartier général. t Le général a bien voulu nous faire un exposé a des dernières opérations de l'armée belge. Tout le monde lira a?vec intérêt les hauts faits de notre armée, les quelques échos qui nous en _ étaient parvenus jusqu'ici étant insuffisants pour satisfaire notre légitime curiosité. Cette publication constituera un hommage mérité -à ~ nos soldats et à leurs chefs qui se sont acquis une juste célébrité en France et en Angleterre. Nou s relaterons aujourd'hui les péripéties de J la bataille de Merckem et de la crête des Flan- c (*reR* Bataille de Merckem La bataille de Merckem marque la coopéra-J tion de l'armée belge dans l'arrêt de la ruée l" germanique vers Paris et la mer lors de la 2 grande offensive du printemps 1918. Elle est une des phases de la bataille de la Lys, commencée J le 9 avril et qui avait nettement pour but, pour l_ les Allemands, l'enfoncement du saillant d'Y- r près, la prise là revers de l'armée anglaise des 5 Flandres par la percée sur Poperinghe, l'arra- 3 chement de l'armée belge des lignes de l'Yser 9 et l'ouverture de la voie vers Dunkerque. Si ~ l'armée belge avait cédé, la situation eût été 1 critique. L'attaque avait été mo.itée avec une " masse de choc comprenant trois divisions alle-5 mandes en première ligne, trois autres en. 1 deuxième ligne, une septième prête à marche? - à une demi-étape en arrière. Après une préptâ, r ration d'artillerie courte, pour permettre la sur-' - prise, mais violente, les divisions allemandes - de première ligne s'élancèrent à l'attaque des deux divisions d'armée belges tenant r le front entre le lac Blankaart (Merckem) et le chemin de fer d'Ypres à Thourout (nord-est d'Ypres). Elles refoulèrent nos avant-postes i mais furent arrêtées net deva.it notre ligne > principale de résistance; puis nos troupes, pas-i sant à la contre-attaque, se jetèrent sur les Al- - lomands. -Nprôq douze heures d'un combat mené - du côté des Belges, par les seules troupes qui - occupaient les lignes et sans qu'il fallût faire - appel aux réserves prêtes, l'ennemi fut refou - lé et tous les postes qu'il avait occupés recon- II se retira dans ses positions ayant perdu quis 3 qoq hommes et laissa entre nos mains *\us 800 prisonniers, dont 20 officiers, et près Plur,l nt mitrailleuses. de c» Allemands avaient été arrêtés par les .3* . livisions d'armée belges dont la vailllance glorifiée par l'ordre du jour è l'armée daté eiai, avril, unissant au succès de nos armes leE mtes populations de la Belgique occupée. JaV' cet ordre du jour: Voie A Soldats, ^■/ctobre 1914, le Hoi vous a dit: « Il vous JB^tie.it pai la ténacité et la bravoure dont aPI?,p.vez donné tant de preuves de soutenir la --lation de nos armes. Notre honneur natio-',^1 es^ en"agé. » Vous avez répondu à l'appel - ' /'tre Roi par la défense opiniâtre et victo-^^^des .positions désormais bi«f. riques de "%É|m^e nom « Belge » s'y est glorifié. Vous » , ^'onserv^ intactes toutes ces positions on l -ï,y?f°us a placés, de la mer jusqu'au nord d'Y-ref !es récentes tentatives de troupes îp'7»0 ''enner™- vous avez tenu devant . foort, Reigprsvliet, Pixmude Merckem. T)-»6»8 un mo*s' a entrepris la plus cr sos °ffensnres: sur la Somme et la lr/| il a lancé d'incessantes attaques. L'^n ."^'vvîent de heurter de front nos 3* et 4* divi-d'armée; arrêté par la ténacité de la divi-sione^e Namur, il dut reculer sous la poussée S1-°|frjeuse valeureuse® ♦»n"pes de Liège. I1 ^01* compte sur vous. Vous vous WÊfrfTPt dignes de vos frères dont la rési«<-indomptable au dur joug de l'envahisseur }a:"\'admiration du monde entier; l'Yser doit jjr l'obstacle infranchissable contre lequel r?-s liront se briser les assauts de nos ennemis. Le c?ief d'état-majot général, (s.) Gillain. yW 9', 11", 12* et 14* régiments de ligne, le 1" , yeurs à pied de la 3* division d'armée et les 19' de ligne, de la 4* division d armée, qui gèrent puis refoulèrent l'ennemi dans cette £r,<Mle mémorable, portent sur leurs drapeaux ^ription qui rappelle leurs exploits :« Mer-| ». Les 3*, 9* et 15* régiments d'artillerie et P batterie du 1" groupe du 2* régiment d'ar-ri]Vie l°ur^e portent la même inscription sur . boucliers de pièces pour c.ommémnrpr loi»r conduite au cours des combats du 17 avril iw-V* eroix c^eva^er de l'Ordre de Léo-'^jfut conférée aux drapeaux du 9* de ligne et Py-'fégîment de chasseurs à pied, en témoi-de l'héroïsme des soldats de ces deux ré-£?ft''nts.glBlf gafa/7/a de la Crête des Flandres Partir de îa bataille de Merckem du 17 avril i l<lH Ce *urent combats incessants dans le ! man's land » chaotique qui nous séparait * 1 ioehes. Ces combats avaient pour but la ! de3 Uête des points importants du terrain te-con'bar l'en îemi. Ces points allaient jalonner n^ou /elle ligne d'où l'armée belge s'élance-|^^k»ndarriverait le jour de ht giande-offen-Jj^^BH^KÎue. Dès le 18 juillet s'ouvrirent, sous ((^BTlsion vigoureuse et clairvoyante du maré-1 WFoch, généralissime des armées alliées, les c"ajtions d'une stratégie offensive qui allai4 °P^ler la défaite de l'Allemagne. L'armée brûlait du désir de passer à son tour taque, reçut du Roi, le 27 septembre, l'ap-® , u'elle attendait avec taat d'impatince: Pel'' Soldats, is allez livrer un puissant assaut aux po-. Y°is ennemies. sïtioiç c5fgg voa héroïques camarades bri-fiuea et français, il vous appartient de re-taniv^'envahisseur qui opprime vos frères de-.M)lus de quatre ans. ure est décisive. , Ubut l'Allemand recule. Soldats, ntrez-vous dignes de la cause Bacrée de no-^^dépendance, dignes de nos traditions et ^re Hre race. de "Vvant pour le Droit, pour la Liberté, pour ^lîlgique glorieuse et immortelle. Ajlbbrt. te septembre, de Dixmude à la Lys, l'ar->elge et la 11' armée britannique, à sa ^ partiront à l'assaut des positions alle-droit^ formidablement organisées depuis plus mantjtre ans. Trois divisions d'infanterie et un de qM de cavalerie français se trouvaient en C°r^*.' P™*1® ® prendre leur part dans la f°n ■ n n eu^ Pas ^ y fâire appel pour conqué-, ®?rête des Flandres. I^e 28 septembre au divisions d'infanterie belge enga-6cf*]^HDixmude ià Ypres, avaient réalisé, sous battante, dans un terrain épouvan-"n/^^fcrissé de défenses accessoires, barré de tranchées, avec abris solidement con-bourrés de mitrailleuses, une avance ®tn^Bde 8 kilomètres. La forêt d'Houthulst, de ^H)le bastion que les Allemands croyaient *on^Mnable, était au trois quarts conquises. 4000 prisonniers, dont une centaine avaient été capturés ainsi que de " °lx canons de campagne, des centaines ^or^^Billeuses, des mortiers de tranchée, un de ^^^Rcon si d érabl e. -^^^^■coiTtinuant son attaque sans répit, mal-^^^■temps épouvantable, l'armée belge s'em-Dixmude, Eessun, Clercken, Zarren, Stadenberg. {Elle était aux lisières ^ ,J|^H Westroosebeke, avait conquis Moors-®li.e^^B)°ussé ses éléments avancés en direc-J. 1e^B^oulers jusqu'ià Colliemolenhoek. L'ar-tion^^pquatre nouvelles divisions allemandes ^^srt n'avait pu l'arrêter. dal^Bfteptembre, toute la Crête des Flandres x ^®iquise et largement dépassée. La ligne ®r,^^^se modelait à la position sur laquelle a"' ^fn'ands avaient pu se rëssaisir et qu'ils *es MÊ établie dès 1917. a^nr ait a'vancé de plus de 10 kilomètres, fait 6,000 prisonniers, pris 250 canons, 300 plus Yeuses, de nombreux dépôts de munitions mitrâMatériel. (Neuf divisions allemandes, du et de embre au 2 octobre, se succédèrent dans ®fT'rs secteurs, faisant face à l'armée belge. Ie,s avait envoyé sur ce front toutes les disrait lité8 ^mm^^a^es Qu'il possédait en ^^^p^ôment, il y eut une pause: il fallait, ^■Titinuer les opérations, rétablir les com-P^^Btionp pour permettre déplacements V^Bjlîerie lourde et l'arrivée des approvi-d.e 1 •'Wients de toutes espèces nécessaires pour ®i°nne|nuati0n de l'offensive. Dans ce terrain la conjornent bouleversé, criblé de trous d'o-compl(\yant plus que des vestiges de voies de bus, n-iiCati0n, il fallut îéaliser des prodiges eomminener tout le matériel à pied d'œuvre, pour a;an^ qUe ]es troupes du génie et leurs P.?.nk*cs rétablissaient les routes et les voies auxihal (jgg combats incessants se poursui-ferréeSpn première ligne pour harceler l'en-vaient U prendre çô. et M un village, un point rnt un de mitrailleuses par- ^olj.piment gênant, l'empêcher autant que^ possible de renforcer ses lignes. Pendant cet pause obligée, quelques-unes des divisions be ges furent mises au repos et remplacées par d< divisions françaises, et l'on vit, à l'occasion c cette relève, cette chose magnifique: une div sion, apprenant qu'elle allait être relevée : lendemain à l'aube et se trouvant devant deu hameaux dont la possession était âprement di putée, partit le soir à l'assaut et enleva défin tivement les de îx hameaux, ne voulant pas r mettre à la division française qui allait la rel ver le soin d'achever la tâche: acte chevalere que, qui montre bien la grandeur morale de ne eoldats. Tout fut prêt après quelques jours d'un tn vail acharné. On fixa au 14 octobre la repris de l'offensive. Celle-ci allait être menée pa l'armée belge lenforcée par les 7e et 34e corp d'armée français et par la lie armée britann que, cet ensemble formant le groupe d'armée de" Flandres aux ordres du roi des Belges. L'attaque principale des troupes franco-be ges se produisit sur un front de 18 kilomètreî sans préparation d'artillerie. Au centre du di! positif se trouvaient les forces françaises; a nord et au sud de celles-ci opéraient deux groi oements de divisions belges ; au nord, les lrc 10e et 4e divisions d'infanterie et la division d cavalerie belge, commandées par le lieutenan-général Michel ; au sud, les 6e, 2e et 3e div: sions d'infanterie belges et Ja 164e division d'ir fanterie française, commandées par le lieu te nant-général Biebuyck, aide de camp du Roi Les 3-le et 7e corps d'armée français étaient corr mandés respectivement par les généraux Nu dant et Massenet. Les attaques 6e poursuiviren sans discontinuer jusqu'au 27 octobre. Au cour de ces attaques l'armée belge, franchissant l zone inondée de l'Yser, au nord de Dixmude s'empara des lignes que les Allemands tenaien sur le fleuve depuis 1914, franchit le fleuve s'empara de tout le terrain de la rive est, pour suivit l'ennemi sans répit, et pendant que le divisions du nord délivraient la côte et Ostende puis Bruges, celles du sud prenaient Iseghem Ingelmunster et bordaient la Lys, leur droite s< soudant, à Harlebeke, à la gauche de la 2e ar mée britannique qui avait conquis toute la ré gion sud de la Flandre occidentale. Entre le: deux groupements de l'armée belge, les Fran çais avaient enlevé Roulers, puis déblayan toute la région à l'Est de cette ville avaien porté leurs lignes jusqu'à Deynze. Le 27 octobr l'armée belge occupait les abords du. canal d< dérivation de la Lys, sur lequel l'ennemi résis tait avec l'énergie du désespoir.Des combats trè; vifs continuèrent jusqu'au moment où l'armis tice vint clôre les opérations, notre armée talon nant les Allemands sans répit. Le jour de l'ar mistice, nos éléments avancés entraient dans Gand. Les Allemands avaient laissé entre nos mains 8,000 prisonniers, des centaines de bou ches à feu, dont la fameuse pièoe de 380 qu: bombarda si souvent Dunkerque. Du 14 au 27 octobre, le groupe d'armées des Flandros fit 18,tM3 prisonniers, dont 331 officiers. Depuis le 28 septembre, le total des pri-sonnîprs s'élevait à plu3 de 30,000. 509 pièces d'artillerie, dont 351 canons de campagne, 11( bouches à feu lourdes et 48 canons de côte d< gros calibre étaient tombées aux mains des Al liés ainsi que plus de 1,200 mitrailleuses. Le 18 novembre, le Roi remerciait son armée victorieuse par un ordre du jour que nous avons publié hier Les troupes françaises des Flandres Les troupes françaises qui, dans la dernière bataille des Flandres, ont fait partie di groupe d'armées placé sous le commande ment du roi Albert, ont traversé Bruxelles mardi matin, en route vers l'Allemagne. Ayant à leur tête le général Bablon, commandant la 41° division, elles sont arrivées vers 9 heures et demie, par la chaussée de Ninove. S'avançant au-devant du général Bablon. M. Adolphe Max le salue en ces termes : Mon Général, Au nom de la ville de Bruxelles, je viens au-devant de vous, avec les échevins de la capitale, pour vous souhaiter, ainsi qu'aux vaillantes troupes placées sous votre commandement, une cordiale et chaleureuse bienvenue. L'accueil enthousiaste que rencontrent partout en Belgique les armées de la France, témoigne de nos sentiments de reconnaissance et d'admiration pour les incomparables soldats quij dans cette guerre^ ont si puissamment contribué au triomphe d'une cause dont dépendait l'avenir de l'Humanité. Mais devant vous, mon Général, et devant les troupes qui marchent à votre suite, notre émotion est plus intense encore, car nous savons quelle part fut la vôtre dans la suprême offensive des Flandres, où Français, Anglais et Belges, enflammés de la même passion, cimentèrent dans la victoire leur féconde fraternité d'armes. Je salue les héros de cette grande bataille qui, par ses résultats décisifs, libéra la Belgique du joug odieux qui pesait sur elle depuis plus de quatre années. Et c'est dans un sentiment d'ardente et sincère gratitude qu'au seuil de la capitale, je vous accueille, mon Général, vous et vos soldats, au nom de tous mes concitoyens, par ce cri qui part du plus profond de nos oœurs : Vive la France 1 Le cri de « Vive la France ! » est répété de toutes parts, au milieu de vives acclamations. Le silence s'étant rétabli, le général Bablor répond en termes vibrants à l'allocution di bourgmestre, rappelle le rôle de celui-ci dans la guerre et fait un vif éloge des troupes bel ges dont il a pu admirer le courage et l'héroïsme sur les champs de bataille. Il termine par le cri : « Vive la Belgique ! » La musique joue la Brabançonne et la Mar seillaise, puis les troupes se mettent en mou vement et se dirigent, par les boulevards vers la légation de France, où elles défilenl devant le général Massenet, commandant le 76 corps d'armée, ayant à ses côtés le ministre de France; le général Degouttes, commandant de l'armée française des Flandres; la mission française auprès du grand quartier général belge, ayant à sa tête le général Rou-querol et les représentants des armées alliées attachés au quartier général français. Les troupes continuent ensuite leur marche par la chaussée de Louvain. .Sur tout le parcours, des acclamations et les cris de : « Vive la France! » se répètent sans fin. Plusieure chefs d'école avaient eu l'heureuse idée de conduire leurs classes voir le défilé et nos petits écoliers se sont fait une vraie fête d'ap-plaudir les vailUjits soldats. ".e Aujourd'hui, d'autres troupes, la 128* division, sous les ordres du général Segonne, pas-seront par Bruxelles. Nous pourrons donc un© . fois de plus nous extasier sur la belle tenue et l'allure guerrière de ces glorieux régi-x ments. 3- ■ ■■",-M—- n ■ MB—3—a—a !_ Nous prions nos anciens abonnés de nous 2. faire connaître le plus tôt possible leur adresse J. actuelle exacte. ■s P™. Vue Pos*e aura repris son service régulier et que nous aurons pu organiser la distribution de La Gazette à domicile, nous leur e ferons parvenir le journal. r Les conditions actuelles de notre travail ne s nous permettent pas encore de fixer le prix de i- Vabonnement^ qui sera nécessairement majoré s dans une certaine mesure, vu la hausse des matières premières et de la main d'œuvre. 1- Cependant, comme les anciens abonnés n'ont i, pas été servis pendant les derniers mois de 1914, ;- vous déduirons du p>'ix de leur nouvel abon-ii nement une s wune éjale au montant de quatre - mois d'abonnement ancien, soit 4 francs pour ■> Bruxelles et 5 francs pour la province. e _ : VIT .T .TRI Du Cabinet du ministère de la Guerre ce - communiqué : t Le gouvernement a décidé lo renvoi à très bref 5 délni dans leurs foyers des classes de 1899, 1900, 1 1901 et 1902 ; une mesure analogue serait prise en faveur^ des assimilés à ces classes et des vo-• lontaires âgés de plus de 36 ans. Les militaires qui le désirent seraient provisoirement mainte-» nus. I^ea hommes de la classe de 1914 qui n'ont - pu répondre à la suite de l'appel fait en septem-3 bre 1914, la classe de 1915 et les classes suivan-, tes seront successivement appelées de façon à , pouvoir continuer aussitôt que possible la libéra-i tion des classes qui ont fait 1e service de guerre. Nos troupes enlreront en Allemagne le i 2 décembre. La 4e et la 5e division formeront - l'armée d'occupation des territoires allemands t d'Aix-la-Chapelle à la frontière hjllandaise. Dus-; seldorf sera englobée dans la zone neulre. î Le ravitaillement des troupes belges en Alle- ^ magne sera en très grande partie assuré par - l'Angleterre. Il s'effectuera par mer et le débar-< queinent des denrées se fera presque en entier ■ dans le port de Hambourg. Le bataillon des chemins de fer s'est parti-( culierement distingué au cours de la balaille des ' Flandres. Habilement organisé, il travaille avec une rapidité qui dépasse les performances accomplies par les mêmes corps des armées alliées. En , hommage aux services qu'il a rendus, il a élé cité plusieurs fois à l'ordre du jour de 1 armée. Il est d'ailleurs très bien outillé. , Lors'des derni<rs combats, la Flandre était i une vaste plaine, creusée d'entonnoirs profonds. ; En très peu de temps, deux jours parfois, tout . fut transformé et le ravilaillement des troupes en munitions était assuré. Le placement des voies se faisait à la machine. Des ponts interchangeables, spécialement agencés pour la pose rapide, suivaient l'armée. Le bataillon est resté à la besogne depuis son retour dans nos contrées. Les voies sont déjà réparées jusqu'à Louvain. Mais il ne faut pas se faire d'illusion, le trafic des chemins de fer souffrira longtemps encore de la pénurie des wagons et des locomotives qui, pour la plupart, out été sabotées par les Allemands. Les personnes désirant voyager à l'intérieur ou à l'extérieur du pays, doivent être munies d'un permis de circulation. Ces permis se délivrent sur demande écrite, , place Royale, n° 7. Il faut, sur la demande, formuler les mo'ifs du voyage, qui ne peut durer que quinze jours. La justice continue à sévir avec énergie contre les scribes qniont collaboré aux journaux" censurés. M. le président Bcnoidt vient de faire arrêter un nommé Ledoux qui signait « Vialor » dans La Belgique ainsi que le caissier-compta-ble du Bruxellois, un certain van Bottum. Afin de connaître l'importance des bénéfices réalisés par ces journaux et la façon dont ils ont été répartis, les livres saisis ont été soumis aux experts du Parquet. D'autre part, M. l'officier de police Ertel, a pratiqué une perquisition rue de Spa, |au siège social du l'olksbeuring. Différents do-uments ont été saisis ; ils permettront à M. le .u ,e d'instruction Bilaut d'établir l'emploi du million qui avait été octroyé par les Allemands, à charge du budget belge, à cet organisme activiste. L'épuration se poursuit aussi dans le domaine des atiàires : le comité de la Chambre de commerce de Bruxelles, ayant décidé de rayer de la liste de ses membres tous les Alkmin K Au-;-tro-Hongrois, Bulgares et Turcs, tiendia prochainement une assemblée générale aux iuis de reviser ses statuts et d'api rouvir la mesure d'assainissement signalée plus haut. Une lettre : Les autorités militaires des alliés ne devraient-elles pas exiger du gouvernement allemand de leur livrer, dans le plus court délai, les officiers qui, en Belgique, ont commis des crimes en commandant les fusillades de civils innocents à Di-nant, Tamines, Aerschot, Visé, Haelen, Lou-1 vain, etc... Ces bandits, indignes de porter l'uniforme de ■ soldats, doivent être jugés par un Conseil de ! guerre comme des criminels de droit commun et exécutés comme tels. 11 n'y a pas eu de faits d'ordre militaire qui puissent excuser ces crimes. Ceux qui les ont commis doivent être punis , ce serait faire injure à nos morts s'il n'en était - pas ainsi. Un groupe de patriotes. Nous croyons qu'il entre dans l'intention de l'Entente d'exiger le châtiment des coupables de cetle espèce. Certains commerçants jouent en ce moment un petit jeu scandaleux : ils exploitent v honteusement les soldats. Déjà des ofticifrs étrangers se sont plaints des prix exorbitants qu'on leur demandait dans des , magasins et des restaurants. Si ces pratiques continuent, il faudra tâcher d'y trouver un remède. Il ne faut pas que, pour enrichir quelques fripouilles, on gâte le bon renom de la Belgique. Mercredi 27 Novembre 1918 Le numéro : DIX r77?Arrr7vr3s partout en Belg-igue. n—i„,——r-, ■in. maa 1 ■mwntMBmi un iwiw wn——mh——hl| 48° année. — • N° 10.

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Cet article est une édition du titre La gazette appartenant à la catégorie Liberale pers, parue à Bruxelles du 1871 au 1940.

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