La liberté

142 0
close

Pourquoi voulez-vous rapporter cet article?

Remarques

Envoyer
s.n. 1918, 16 Decembre. La liberté. Accès à 19 fevrier 2019, à https://hetarchief.be/fr/pid/4b2x34nk4m/
Afficher le texte

Over deze tekst

Onderstaande tekst is geautomatiseerd gemaakt met OCR (Optical Character Recognition). Deze techniek levert geen 100% correct resultaat op. Dit komt mede doordat oude drukken moeilijker te lezen zijn met software dan moderne. Dat betekent dat er onjuiste tekens in de tekst kunnen voorkomen. Er wordt gewerkt aan verbetering van de OCR software.  

LUNDI 16 DECEMBRE 1918 DIX CENTIMES LE NUMERO ANNEE N" 28 Adresser toutes les lettres et commu- j nications à ' M. Joseph De Qeynst Directeur de La Liberté Courte rue Neuve, 28, Anvers PUBLICITÉ < S'adresser : 28, Courte rue Neuve, à Anvers LA LIBERTÉ ABONNEMENTS t iUn an. . . fr. 12.00 Six mois . • . 6.50 Trois mois . . 3.50 Un an. . . fr. 15.00 Ïp™ Si* «"*s • • • 850 Trois mois . . 5.00 Etranger : France, Angleterre, Allemagne et Union postale : par trimestre fr. 9.00 Journal quotidien du soir La Manifestation de dimanclle La population d Anvers, dans une ad-mirable unanimité, a célébré dimanche la délivrance du Pays. La ville, égayée de drapeaux et de fanfares, a témoigné d'une joie exubérante.Le peuple belge aime les cortèges. Il a toujours tenu à manifester sa volonté en déployant dans les rues de nos grandes cités, les forces dont il dispose. Il y a, dans cette prédilection, plus qu'un simple désir de gaîté et d'expansion. Elle atteste les desseins d'une Naticïn ; elle est une preuve de vitalité et d'énergie ; elle est comme un référendum, mobilisant toutes les classes sociales. La grandiose manifestation de ce dimanche a montré dans l'accord des partis, la puissance du sentiment national. Dans notre pays, où de hautes barrières séparent les partis, oji la bataille des opi-i nions fut toujours si ardente, les détres-! ses de la guerre ont fait comprendre qu'il est des heures où une Nation doit oublier ses dissensions pour défendre son existence et affirmer sa volonté de revivre dans la liberté et la prospérité. Quelle est la signification de l'impo-' santé manifestation qui vient de parcourir les rues d'Anvers sinon la preuve éloquente du loyalisme de tous ? Le peuple, qui a souffert, entend voir l'horizon s'élargir. Il a des désirs, imprécis peut-être, mais il a l'intuition que la vie de demain ne sera plus la vie d'hier. Les sacrifices faits par le pays doivent S forger des armes pour l'avenir. Nos aspirations se sont multipliées et la réaction qui a gouverné le Pays à son profit pendant tant d'années, ne pourra pas barrer la route aux idées libérales. Dans toutes les villes de Belgique, la foule a fêté la libération., Anvers l'a fait de façon imposante, fidèle à ses traditions.La population a été unanime dans la célébration de la victoire. Elle ne verra point de défection dans l'accomplissement de l'immense 'tâche de reconstruction d'une Patrie qui cherchera désormais sa voie dans le progrès et la liberté. J. D. G. Revue de la Presse belge Egalité «La Gazette» écrit sous ce titre: i Nous voyons régner, depuis quelque temps, une passion frénétique de l'égalité. Egalité [ des langues, égalité économique, égalité électorale, égalité des sexes, égalité des conditions, égalité de tout. Sans doute, l'égalité est une belle chose. Il n'en faut pourtant pas abuser. On nous en : donnerait bientôt une indigestion. Oh! elle a pour elle l'avantage de la sim-| plicité; et les solutions simples plaisent tou-| jours aux hommes d'Etat en détresse qui doi-[vent prendre des mesures, comme on dit et Qui n'oit pas beaucoup d'imagination. Le bolsjrwnme a remis à la mode cette égalité absolue contre laquelle on ne peut s'insurger f sans être accusé de vouloir restaurer les plus abominables privilèges. Elle n'a qu'un inconvénient, supposé qu'on parvienne jamais à lui donner la perfection désirée par ses adeptes. C'est qu'elle aurait vite fait de supprimer toute initiative, tout eîtort individuel, de rendre -superflue toute [ supériorité. Car à quoi bon travailler, prendre de la peine, si cela ne devait procurer aucun avantage, aucune faveur si légitime qu'elle Pût paraître aux gens qui raisonnent encore à l'ancienne mode? Bien sot serait celui qui ne se laisserait 'Pas vivre conformément à la loi du moindre 'effort, en attendant la part de biens et de Plaisirs dus par la collectivité? Nous en savons quelque chose.Assez nombreux sont ceux Qui se sont bornés, dans ces temps-ci, à comp ter sur toutes les œuvres d'assistance que ûous avons vues fleurir, qui ont pris l'habitude d'attendre leur pitance quotidienne sans rien faire pour la mériter que de se tenir «anguilles. Et nous voyons, avec inquiétude, ce qu'il en coûtera pour les remettre en train, tQUr les convaincre que la vie est une lutte se tirent seuls les plus vaillants, qu'il n'y,a pas de droit à la vie, qu'il n'y a qu'une aptitude à vivre, et que c'est la loi naturelle, n°n le bon plaisir, qui a voulu qu'il en soit ainsi, La reprise en nature Du «Soir»: On continue à discuter la question de savoir !1> faut que les gouvernements alliés exigent P°ur les régions pillées par les Allemands la restitution en nature, c'est-à-dire pour leurs industriels et commerçants le droit de repren-re la machine volée ou une équivalente, la Quantité et la qualité égales de matières pre mières ou produits rabriqués, en tenant compte de la valeur actuelle et non de celle rde la date de l'enlèvement. La solution du problème n'est pas aisée, mais peut-être mettrait-on tout le monde d'accord en réclamant aux Boches la restitution des machines, des matières premières ou produits fabriqués, en ordre subsidiaire et non en ordre principal. L'industriel, le commerçant dépouillés peuvent avoir intérêt à reprendre le bien dont ils ont été dépossédés, mais il ne faut pas qu'il y ait obligation. Leur choix se fixera suivant leur intérêt sur la reprise en nature ou l'indemnité en espèces.Traitant avec des gens de mauvaise fol, on doit pouvoir choisir et réserver ses droits. Une machine a été démontée — on sait comment — emballée, transportée, remontée ailleurs... Elle devra subir les mêmes opérations pour être réinstallée à sa place primitive... L'industriel et le commerçant ont pu, ont dû même s'ils étaient prévoyants, et si les commissions fondées sous le contrôle et avec la garantie de leurs gouvernements ont compris et rempli leur mission, cet industriel, ce commerçant disons-nous, ont dû rechercher le matériel, la marchandise équivalente en pays alliés ou neutres, pour faire renaître leur'industrie, leur commerce à la signature de l'armistice. Ils ont dû se mettre en correspondance avec l'étranger pendant l'occupation et ont risqué de ce chef de gros ennuis, couru des dangers. Les commissions interalliées, constituées pour faciliter la réorganisation des pays envahis, ont dû préloir, s'organiser, préparer la besogne, se préoccuper des moyens de réaliser rapidement les réorganisations nationales, eh supprimant toutes les causes de retard, en facilitant l'obtentiOn rapide des renseignements, afin que l'initiative de ceux qui ne sont pas restés les bras croisé, l'initiative privée, qui est à la base de tout progrès, ne soit pas enrayée par les services administratifs et retardée par eux. Car le contraire serait alors le chaos, et seuls, ceux qui auraient été plus favorisés par la chance, ou auraient montré plus de souplesse envers l'ennemi, ou tout simplement se trouvant à l'étranger, se seraient assuré les produits ou l'outillage nécessaires, se verraient avantagés. La rapidité de la victoire a un peu surpris les populations demeurées en pays occupés. Notre gouvernement est rentré il y a quinze jours à peine. Les services organisés en pays étranger, avec l'aide d'un personnel 'recruté parmi des Belges qui avaient perdu tout contact avec leurs compatriotes restés ici, sont rentrés il y a huit jours au plus. La paix n'est pas sigrfée. Nous n'en sommas qu'à l'armistice. La pénétration en pays ennemi, la pénétration rapide qui réclame plus de moyens de transport et de ravitaillement que la guerre, exige un véritable effort que nous perdons trop de vue, dans la joie du retour — ou plutôt dans la joie de voir revenir ceux qui ont pris part à la grande tragédie. Notre gouvernement nous dira bientôt ce qu'il a prévu, ce qu'il a fait. Il connaît, à n'en pas douter, l'urgence de la question à résoudre.Attendons ses prochaines indications. Mais nous pensons que dès maintenant tout le monde sera d'accord pour la question do le reprise en nature: laisser aux victimes des Boches le choix de réclamer leurs machines, leurs produits, ou d'être remboursés en espèces. • La régime die Sa Démocratie D'un article du «peuple» nous extrayons: Il est évident que l'œuvre de la restauration nationale est idée, en ce moment, à l'avènement du régime de démocratie, conforme aux revendications des masses comme au vœu de l'élite de la nation. Enrayer ceci, qu'on le véuille ou non, c'eot courir le risque d'irrémédiablement compromettre cela. C'est une situation exceptionnelle qui met aujourd'hui en concordance les intérêts d'en bas et les intérêts d'en haut, — en attendant qu'ils se pénètrent davantage encore ' et se confondent, un jour, dans la société du travail, qu'il n'est plus permis d'envisager comme une utopie. Or, il j a, nous ne dirons pas un ' mouvement, mais des velléités de résistance. Le phénomène n'-est pas grave et il était prévu. L'évolution économique, politique et sociale qui doit s'opérer en Belgique non moins qu'ailleurs, par la force incoercible des choses, ne peut s'accomplir sans heurter des intérêts, des préjugés, voire des institutions. Il faut pourtant que, dans tous les domaines,, elle soit menée à bonne fin, si l'on ne veut pas mettre les destinées du pays en péril. Et cette considération s'inspire d'un patriotisme qui domine singulièrement celui dont procèdent les harangues et les cantates pro- ' tocolaires. Le Parti ouvrier, quant à lui, est résolu à ne pas séparer de l'œuvre de la restauration nationale, l'avènement du régime démocratique, auquel il a subordonné son concours et dont la très prochaine consultation électorale sur la base du S. U. des hommes à 21 ans est la gage. Il n'y a sur ce point-aucune transaction,nul marchandage possible. Ni les travailleurs qui sont restés au pays et qui, durant la guerre, ont tant souffert, ni les soldats qui nous ont rapporté la victoire dans les plis de leurs drapeaux et la volonté d'une vie de bien-être et de liberté, dans le for de leur conscience, ne le toléreraient; ceci est purement et simplement un constat de fait qui s'impose à tous les gens de bonne foi. Les séquestres De « L'Indépendance » g La guerre a amené dans les relations juridiques la désignation des séquestres, dont aucune loi ne détermine exactement les pouvoirs et dont la mission elle-même n'est pas toujours comprise. Baisonner par analogie est périlleux. En l'espèce, néanmoins, l'analogie seule permet d'exposer la question et la France fournit les points de rapprochement. Il est superflu de remonter très haut. Sans doute, l'ancien droit défendait aux sujets^ du roi de France d'avoir des communications commerciales avec les sujet# de l'ennemi. Mais on peut dire que la maxime tomba ei désuétude après les guerres qui désolèrent 1 début du dix-neuvième siècle. En 1914, la rè gle impitoyable fut remise en vigueur. Oi constata en France que, si la législation pu nissait les opérations que des Français vou laient faire au profit des Etats ennemis, eh ne présentait pas de texte prohibant les opé rations de commerce avec les sujets des Etat ennèmis et avec les personnes résidant ei ces Etats. De là, le décret du 27 septembre 1914 concernant les relations commerciale avec l'Allemagne et avec l'Autriche-Hongrie décret qui, le 17 novembre 1915, fut appliqu à la Bulgarie. Il fallait assurer l'application. Le mode fu la mise sous séquestre. Il n'y eut point de loi point de décret; le ministère de la justici adressa une série de circulaires aux tribunau: et aux parquets; la mission des administra teurs fut décrite ; elle était conservatoire ; le séquestres que la justice désignait devaien administrer les biens qui étaient immobilise! et qui devaient être représentés lors du trai té de paix. On touche ici à l'éternel problème. Sur quo se basait le décret du 27 septembre 1914 e l'organisation qu'il établit. Facile est la ré ponse : sur le droit de la guerre que tout ju riste doit reconnaître, s'il a la moindre notioi du droit en général. Toute une jurisprudence s'est déjà forméi en France. Des applications sans nombre e d'une vàriété infinie se sont produites, attes tant la vitalité et la fécondité des principe: juridiques. Revue de la Presse Etrangère Dépression germanique De la ,,Frankfurter Zeitung". — Il faut recon naître que le fait d'avoir perdu la guerre nous im pose des charges terribles. La génération actuell* ne verra plus les jours heureux d'antan. Il fau aussi reconnaître la nécessité d'un nouvel éta social dans lequel régnera plus de justice. Il fau dra demander à la révolution tout ce qu'ell< pourra nous donner d'utile.Mais la bourgeoisie di l'industrie et du commerce devra envisager l'aveni avec plus de dignité que certains ne l'ont fait jus qu'ici. Cette bourgeoisie aura de grands devoirs ; remplir. iugament sur Eisner Du ,,Vorwasrts". — Les meilleurs amis d'Eis ner reconnaissent qu'il est brillant journaliste mais ne doit pas être laissé à .lui-même ; qu'i n'agire avec fruit que s'il se trouve à ses côté: une forte volonté, un hon me calme et réfléchi. Lorsque arriva à Berlin la nouvelle de l'éléva tion d'Eisner à la présidence des ministres d( Bavière, l'éclat de rire fut général dans les salle: de rédaction. Pourquoi serions-nous devenus ui peuple libre s'il n'était pas permis de dire à ui vieil ami : ,,Personne, socialiste-majoritaire oi indépendant, n'a confiance dans ton jugement. Ti es atteint d'une douce folie, si tu t'imagines, toi homme de lettres berlinois, — qui,jusqu'ici,n'avai joué aucun rôle dans la vie publique en Baviérf ou, du reste, tu étais à peine connu il y a troi: semaines, — pouvoir t'appuyer sur la confiant du peuple bavarois. Tout ce que tu as fait d< bien dans ta vie est annulé par ce coup de folie" La désagrégation des empires centraux « Daily Graphie » (de Londres) : Entretemps, les pays ennemis se désagrègent. L'Autriche est déjà en décomposition, l'Allemagne semble à la veille de subir le même sort. Jamais pareil bouleversement n'a secoue le monde. Le point consolant est ce fait que du cataclysme émerge une famille de nations si ordonnées et si pacifiques que les souffrances de la grande guerre seront compensées. La liberté des mers «Tidens Tegn.» (de Christiania), professeur Collin : , Ceux qui ont réellement libéré les mers sont ceux qui ont réduit chaque jour la liste des corf>s humains qui y étaient déchiquetés, ceux qui ont empêché que des taches de sang continuent à souiller les eaux. Ce ne sont pas les Allemands, mais les Anglais, la France, l'Italie, les Etats-tlnis qui, tous, ont aidé à l'accomplissement de cette grande tâche et ce sont eux seuls qui ont le droit de parler de la liberté des mers. Nos Echos Heure de fermeture Tous les locaux de danse et autres établissements du même genre devront fermer à l'avenir à minuit. Anvers - Bruxelles A partir de lundi prochain, un nouveau train, au départ d'Anvers (gare centrale) sera mis à la disposition des voyageurs. Les heures de départ et d'arrivée sont fixées à 14 h. 40 et 17 h. 20. Le même jour un nouveau tr§,in quittera Bruxelles (Nord) à 9 h. pour arriver à Anvers à 11 h. 40, avec arrêt dans toutes les stations intermédiaires. La vie chère Le Collège échevinal de la ville de Bruxelles vient d'adresser une note au Ministre du ravitaillement demandant une énergique intervention de la part du Gouvernement pour faire baisser le prix des denrées alimentaires. Bruxelles-Paris direct A partir de lundi prochain très probablement, un train quittera Bruxelles tous les deux jours à destination de Paris. Ce train qui fera le détour par Bruges en raison des difficultés du service, ne prendra que des voyageurs se rendant directement à Paris. Ce service sera intensifié aussitôt qu'il sera possible de le faire. i Les timbres de la Croix-Rouge Les bureaux de poste mettent en ven-1 te, les timbres-poste de la Croix Rouge, des émissions de 1915 et du 15 janviër 3 1918. L'émission de 1915 comprend trois ca-5 tégories différentes (5, 10 et 20 centi-l mes) de grand format, à l'effigie du roi 3 .Albert, tandis que dans l'émission de , 1918, il y a des timbres à 1, 2, 5, 10, 15, 3 20, 25, 35, 40 et 50 centimes, 1, 2, 5 et t 10 francs. Ces timbres seront vendus au double s de valeur nominale, la moité de la re-: cette étant acquise intégralement à l'œu-j vre de la Croix Rouge, quotité qui ne t sera remboursée en aucun cas. Ils servi-s ront à l'affranchissement des correspon-" dances pour l'intérieur, pour l'Angle-i terre, le Congo belge, les Etats-Unis t d'Amérique, la France, l'Italie, le Por- - tugal (Madère et Açores inclus) et la " Suisse. 1 II y a là, pour les philatélistes et le > public, en général, une belle occasion de ; participer à une œuvre éminemment ; humanitaire. Reouverture de la Bourse de Bruxelles A la demande de M. le ministre des . finances et d'accord avec la commission i de la Bourse, le collège des bourgmestre et échevins de Bruxelles a décidé de différer jusqu'aux premiers jours de jan- - vier la réouverture de la Bourse. ; Le Maréchal Pétain n Belgique [ Le maréchal Pétain, accompagné d'of- - ficiers d'état-major, est arrivé à Gand 5 avant-hier. A midi il a visité la cathé-; drale de St. Bavon. ^ Hier il s'est rendu, incognito, au Pa-i lais du Roi, à Bruxelles. A son retour à la gare du Nord, d'où il est reparti dans la soirée, le maréchal a été reconnu et - chaleureusement acclamé. [ Bureau du Bourgmestto A l'avenir M. le Bourgmestre recevra . journellement à 11 heures, excepté les i mardi et vendredi, à 10 heures. ; Les personnes, désirant avoir un en-[ tretien avec le Bourgmestre, voudront l bien se faire inscrire chez l'huissier. 1 Le Consulat général de France ; M. Gaston Velten est arrivé dans , notre ville, où il remplira les fonctions : de consul-général de France. : M. Velten était précédemment à Varsovie.Le Képi du maréchal Parmi les objets mis en vente à la . Savoy Fair, à Londres, figuraient le képi porté par le maréchal Foch à la bataille de la Marne et un vase de Sèvres, don de M. Poincaré. Le képi du maréchal, vendu aux enchères, a atteint 1375 francs. Paris habille mieux ! Les Alsaciens ont hâte de dépouiller jusqu'à l'apparence du Boche. C'est ainsi que la municipalité de Colmar, désireuse de débarrasser au plus vite les agents de police des uniformes qui leur étaient imposés par l'autorité allemande et, se trouvant prise au dépourvu, s'est adressée 'au Conseil municipal de Paris et lui a demandé de mettre à sa disposition une quarantaine d'uniformes de la police parisienne. Inutile d'ajouter que les uniformes demandés sont partis pour Colmar par grande vitesse. A I Université de Gand La reprise des cours est fixée au 14 janvier prochain. Le corps professoral fait des démarches auprès du gouvernement pour que les étudiants, qui sont à l'armée, puissent suivre les cours. Cs que dit un prisonnier belge Nous avons rencontré hier un prisonnier belge revenant du camp de Fried-richfeld, près de Wesel. Il nous a déclaré que tous les prisonniers belges, anglais et français qui se trouvaient dans ce camp sont, aujourd'hui, rentrés dans leur pays. Cette évacuation ne s'est faite sans difficultés, tant s'en faut! Dans le désordre qui règne en ce moment dans toute l'Allemagne, il ne faut pas songer, nous dit-il, à utiliser des chemins de fer. Tout est désorganisé. Partout les conseils des ouvriers et soldats donnent des ordres, deà contre-ordres et n'aboutissent qu'à provoquer le désordre. La situation, au point de vue alimentaire est très précaire. La population des grandes villes allemandes est plus mal nourrie qu'aux jours de guerre. Les magasins où se vendent des denrées alimentaires sont dépourvus. Dans les autres magasins on voit reparaître aux étalages des marchandises qui ont été ca- : chées pendant la guerre pour esquiver ' la réquisition. Tout cela se vend à des prix extrêmement élevés. La misère est partout très grande, plus grande qu'a vant la conclusion de l'armistice où l'ordre régnait encore en Allemagne. Les prisonniers sont évacués dans des péniches qui, par le Rhin, les conduisent, en quàtre jours à Dordrecht. Ces péniches comprennent une petite cuisine, un dortoir où les prisonniers rapatriés dorment sur la paille. — Comment les prisonniers évacués sont-ils ravitaillés? — Si nous n'avions pas pu disposer des caissettes envoyées par le gouvernement anglais à ses soldats prisonniers, nous aurions eu faim. Après lévacua-tion des Anglais du camp de Friedrichs-feld, il restait 150.000 caissettes de vivres ,de 6 kilos chacune! Les autorités anglaises nous avaient autorisés à en disposer et cela nous est venu vraiment à point. Dans les camps de prisonniers ce sont, il faut le reconnaître, les Anglais qui ont été le plus pratiquement ravitaillés. Le gouvernement britannique s'est occupé d'eux avec une admirable sollicitude.Le soldat anglais a très souvent partagé ses vivres avec ses camarades belges. Bruxelles - Amsterdam Nous apprenons que sous peu un ser* vice de bateaux à passagers sera organisé entre Bruxelles et Amsterdam, via Anvers. Il s'agit d'une entreprise privée.Pour le retour de nos prisonniers Depuis le 11 novembre jusqu'à ce jour, 10.000 prisonniers civils, 10.000 prisonniers militaires environ ont été rapatriés en Belgique. Il y en a encore plus de 20.000 qui restent enfermés dans les dépôts de Soltau, de Hameln,de Got-tingen, etc. Les familles, qu'inquiète le sort ré* servé à ceux de nos compatriotes restés sans défense dans les contrées livrées au pillage,o nt appris q'une commission est partie pour les faire revenir par eau, s'il n'est pas possible de les rapatrier par voie ferrée. En attendant, les familles de nos prisonniers sont dans une anxiété que viendrait calmer bien à propos quelque information officielle donnée dans le plus bref délai. Voir1 aux dernières nouvelles ie compte-rendu de la manifestation patriotique. Moniteur — w. RETRAIT DES MONNAIES ALLEMANDES. Article premier. Dans les six jours ouvrables qui suivront l'appositi'on de l'affiche dont le texte est ci-annexé, tout détenteur de monnaies métalliques ou fiduciaires allemandes est tenu d'en faire le dépôt avec bordereau déclaratif, daté et signé, de l'un des deux modèles également ci-ann«xés. Il se présentera à cette fin, muni de sa carte d'identité, soit à la Banque Nationale de Belgique ou dans l'une de ses agences, soit dans un établissement financier agréé à cette fin, soit chez le receveur de l'enregistrement, soit chez le receveur des contributions, soit au bureau des postes.. Art. 2. L'échange des marks contre de la monnaie nationale s'effectuera à raison de 1 fr. 25 par mark, pour autant que le déposant se conforme aux prescriptions du présent arrêté. Il aura lieu à concurrence de 1.000 marks,, au moment du dépôt. Art. 3. Le bordereau déclaratif des dépôts excédant 1.000 marks sera formé en double exemplaire, dont l'un, revêtu du visa du dépositaire, sera remis au déposant pour récépissé.Art. 4. Pour tout dépôt excédant mille marks le récépissé qui sera délivré constituera un titre au paiement, sur la base de 1 fr. 25 par mark, du solde non échangé, paiement dont le mode sera déterminé ultérieurement. Ce récépissé sera transmissible par voie d'endossement affranchi du droit de timbre. Le titulaire pourra aussi l'affecter, soit à l'ouverture d'un compte de chèques postaux à Circulation fermée, soit à l'ouverture d'un compte courant dans un établissement financier.Art. 5. Celui qui, ayant fait le dépôt prescrit, se trouvera dans le cas d'en effectuer un second au cours du délai de six jours imparti par l'article premier, devra en faire la déclaration au bureau qui aura reçu le précédent dépôt et se munir éventuellement du récépissé constatant ce dépôt. Ar.. 6. Passé lë délai de six jours, la circulation des monnaies allemandes sera interdite dans la commune où le retrait aura été effectué.Art. 7. Le retrait des monnaies allemandes et leur échange contre de la monnaie nationale se fera à l'intervention de la Banque Nationale de Belgique, caissier de l'Etat. Bruxelles, le 7 décembre 1918. ARRETE-LOf DU 24 OCTOBRE 1918 ET ARRETE ROYAL DU 9 NOVEMBRE 1918, CONCERNANT LA CIRCULATION MONETAIRE. —- Dans la délai de six jours ouvrables î partir de la date inscrite sur le présent ivis, «tout détenteur» de monnaies alleman-ies, de métal ou de papier, est tenu d'en 'aire le dépôt, avec bordereau déclaratif daté ît signé. Déclaration et dépôt s'effectueront soit à a Banque Nationale de Belgique ou dans .'une de ses agencs, soit dans un établissement financier délégué à cette fin, soit chez

Over deze tekst

Onderstaande tekst is geautomatiseerd gemaakt met OCR (Optical Character Recognition). Deze techniek levert geen 100% correct resultaat op. Dit komt mede doordat oude drukken moeilijker te lezen zijn met software dan moderne. Dat betekent dat er onjuiste tekens in de tekst kunnen voorkomen. Er wordt gewerkt aan verbetering van de OCR software.  

Il n'y a pas de texte OCR pour ce journal.

Over deze tekst

Onderstaande tekst is geautomatiseerd gemaakt met OCR (Optical Character Recognition). Deze techniek levert geen 100% correct resultaat op. Dit komt mede doordat oude drukken moeilijker te lezen zijn met software dan moderne. Dat betekent dat er onjuiste tekens in de tekst kunnen voorkomen. Er wordt gewerkt aan verbetering van de OCR software.  

Il n'y a pas de texte OCR pour ce journal.

Over deze tekst

Onderstaande tekst is geautomatiseerd gemaakt met OCR (Optical Character Recognition). Deze techniek levert geen 100% correct resultaat op. Dit komt mede doordat oude drukken moeilijker te lezen zijn met software dan moderne. Dat betekent dat er onjuiste tekens in de tekst kunnen voorkomen. Er wordt gewerkt aan verbetering van de OCR software.  

Il n'y a pas de texte OCR pour ce journal.
Cet article est une édition du titre La liberté appartenant à la catégorie Gent, parue à Anvers du 1918 au 1919.

Bekijk alle items in deze reeks >>

Ajouter à la collection

Réactions 0

Plus de réactions

Emplacement

Sujets

Périodes