La liberté

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s.n. 1918, 27 Novembre. La liberté. Accès à 26 juin 2019, à https://hetarchief.be/fr/pid/jq0sq8rj33/
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MERCREDI 27 NOVEMBRE 191 v D8X CENTIMES LE NUMERO 16* ANNEE N« é Adresser toutes les lettres et communications à M. Joseph De Qeynst Directeur de La Liberté (Courte rue Neuve, 28, Anvers PUBLICITÉ s S'adresser : 28, Courte rue Neuve, à Anvers LA LIBERTÉ Journal quotidien du soir ABONNEMENTS s !Un an, . i> JÉf, 12.00 Six mois . 6.50 Trois mois , , 3.50 !Un an. . , fr. 15.00 c;,, a Kfi Six mois . . . 8.50 Trois mois . . 5.00 Etranger : France, Angleterre, Allemagne et Union postale : par trimestre fr. 9.00 Journal admis par la censura Chronique bruxelloise Veilla do rentrée parlementaire. Solutions nécessaires. — L'activisme ICorrespandance particulière de La Liberté; Bruxelles, 25 novembre. La vie a repris au Palais de la Nation et, ces jours derniers, nos honorables cnt •'■tenu à venir respirer à nouveau 1 atmosphère de l'hémicycle, de la salle de lecture et de la bibliothèque. i Jeudi, les débats sur le discours du i!Trône commenceront — à moins cependant que les formalités de l'élection du bureau, de la fixation de l'ordre du jour et de la constitution des sections ne se prolongent et ne fassent renvoyer au lendemain la déclaration du chef de Cabinet, M. Delacroix. i Notre «Premier ministre» précisera 'certains points du programme gouvarne-Lmental.i" M. Delacroix insistera surtout sur la 'question de la réforme électorale et il Jnous revient qu'il s'occupera également du problème délicat des impôts nouveaux qui frapperont ceux qui, durant la guerre, ont accumulé de gros bénéfices au détriment de la généralité de la ^population. : Il est certain que ce problème soulèvera de vives discussions et les députés des avilies auront, dans ce domaine, quelque -peine à se mettre d'accord avec les élus 'des régions rurales du pays. Il serait impardonnable assurément de voir les re-présentants des campagnes s'opposer au vote de dispositions qui atteindraient uniquement ceux des contribuables pour desquels l'occupation allemande a été particulièrement lucrative. | Certes la Belgique recevra des indemnités réparatrices. Celles-ci seront considérables mais ce ne seront pas les vingt milliards dont elle a besoin pour accomplir l'œuvre de la reconstruction de son industrie qui pourront assurer la réalisation des innombrables réformes qui •seront la conséquence de notre vie trams-;formée.- Des besoins nouveaux vont surgir; les fonctionnaires, employés et ouvriers de pI'Etat ne devront-ils pas voir leurs traitements et leurs salaires être majorés en .raison des conditions nouvelles d'une ^existence plus coûteuse? Il serait, en effet, téméraire de croire que le prix de la vie va redevenir ce qu'il était avant la guerre! Le problème du logement va se poser et les loyers seront augmentés dans .'des proportions sensibles. Faites, en vous promenant, l'expérisn-'ce de demander à un propriétaire qui a apposé à l'une des fenêtres d'un immeuble vacant, l'écriteau: «Maison à louer» ou «appartement à louer» quelles sont les conditions de la location. Il est certain que, neuf fois sur dix, il répondra: c'était «autant» avant la guerre; à présent je suis forcé de demander «davantage». La plupart des propriétaires augmen-» tent le prix de location de plus du quart du loyer de 1914. Un grave problème va donc se poser: celui des logements et, dans ce domaine, une intervention de la Législature parait difficile si non impossible.Pour la classe ouvrière, certaines grandes communes ont résolu la question en faisant construire des habitations ouvr'è-res à bon marché. Pour la bourgeoisie, pour l'employé et les fonctionnaires tout est abandonné au hasard et la solution 'du problème ne s'aperçoit que dans un accroissement des ressources. Le Parlement sera inévitablement saisi 'd'une foule de sollicitation budgétaires et l'on peut se demander comment 3 e pays pourra faire face aux exigences 'de demain. Le budget de la guerre sera, inévitablement, majoré. Le traitement des officiers et la solde des soldats devront êbe mis en rapport avec les nécessités actuelles et ce serait de l'ingratitude de ne pas rétribuer dignement ceux qui ont défendu et sauvé le pays. Le ministre des Finances devra faire appel à toute son ingéniosité pour trouver le moyen d'équilibrer les recettes et les dépenses. Espérons que les députés ne se laisseront pas guider par l'électora-lisme et qu'ils ne reculeront pas devant la nécessité de faire peser une partie dss impôts sur ceux que l'accaparement a enrichis pendant la guerre. Il faut espérer aussi que la Chambre et le Sénat feront en sorte que la question de l'évaluation des dommages causés par la guerre à l'Industrie, et aux particuliers soit réglée dans le plus bref délai possible. Le Gouvernement devra faire appel,pour la constitution des Commissions qui s'occuperont de la question des dommages de guerre, à des hommes pratiques et actifs. La lenteur, qui caractérise si souvent l'administration, serait vraiment préjudiciable aux intérêts du pays qui attend, de la coopération de tous,le moment où il pourra entreprendre l'œuvre effective de la reconstruction nationale. v # * * Les Autorités font preuve partout d'une louable énergie dans la répression des «délits d'activisme». Presque toutes les administrations Communales ont mis en disponibilité ceux de leur fonctionnaires qui ont contribué à l'action dissolvante de l'activisme. Ces fonctionnaires peuvent,toutefois, se présenter devant une Commission qui statuera définitivement sur leur sort. Le Gouvernement, lui, se montre plus énergique. Il casse purement et simplement touè les fonctionnaires qui ont, en quoique ce soit,contribué à l'œuvre de la séparation administrative et ont apporté leur appui à l'activisme. D. Revue de la Presse belge Au travail Du «Peuple»: «Il faudra se demander pour qui l'on doit :ravailler. Pour nous socialistes, la réponse n'est pas douleuse; c'est au suftrage niversel, i celui devant lequel nous nous présenterons ians six mois, déployant largement la bannière de notre doctrine, que nous en appellerons. Mais dans le stade présent de la restauration nationale, il est des limites que l'on le pourra franchir. Ceux qui croient déjà — i la faveur de l'essor économique puissant lui, après la crise, ne tardera pas à se manifester — voir la Belgique redevenir la terre i'or du capitalisme, voir se reconstituer par es dividendes formidables et les superdivi-lendes miraculeux, une nouvelle ploutecratie, tuprès de laquelle la démocratie politique ee-•ait leurre et dérision, se trompent dangereusement.Assez de monopoles criards,assez de trusts om-lipotents,assez de fortunes fabuleuses édifiées ichesses nationales. Que l'on réserve au pays es entreprises de transport, les nouveaux gi-.ements, les sources de production de l'éner-jie électrique et, à l'exemple récent de la Suisse, le ravitaillement en céréales. A ce prix-là, sachant pour quoi il travaillera, comment il travaillera et pour qui il travaillera, l'ouvrier belge se remettra à la tâche ivec enthousiasme, énergie et confiance. Pour •efaire le pays, sa vaillance sera à la hauteur le la bravoure de ceux qui affrontèrent la nort pour tenir en vie la Belgique nouvelle.» Justice entière De «PiCcolo», dans aLe Soir»: « L'évolution est une loi générale, elle englo->e l'univers. Tout évolue, tous les jours. L'histoire nous enseigne que les nations laissent, croissent et meurent. Leur vie, plus )u moins longue, est marquée par des vicissi-udes qui modifient parfois le caractère géné-■al de la collectivité. L'évolution est tantôt )rogressive, tantôt régressive. La Bussie et 'Allemagne même, dans un certain sens, nous >ffrent un double exemple d'évolution regres-iive. L'humanité, partie des bas-fonds, gravit m calvaire sur la route duquel il est plus faille de- reculer que d'avancer. Les Allemands peuvent évoluer, s'amender, j'éducation et l'ambiance, le temps aidant, ont des miracles. Mais les miracles sont ra-■es. Depuis saint François d'Assise, il n'est >lus arrivé à personne de muer les loups en irebis par des sermons. Bien dans le passé et e présent des Allemandes, rien dans leurs ictes ou leurs paroles ne fournit le moindre ndice d'une transformation. Nous allons vers un monde nouveau; il n'y , qu'un obstacle: l'Allemagne pangermaniste. :et obstacle vivant doit être, nous ne disons >as brisé de peur d'être mal compris, mais aatê. Qu'on nous comprenne bien. On a dit: pas e représailles, pas de haine. Nous le disons ussi. Pas de représailles, ce serait nous dés-.onorer. Mais justice, et justice entière, si l'on e veut pas que 1914 recommence un jour. Ne prêchons pas la haine; la haine est mau-aise conseillère. Mais ne cachons pas la véri-5. Le salut est dans la vérité: il y a trop d'an-jversaires rouges pour oublier. Nul n'est fondé à se plaindre de la vérité 'ailleurs. Montrons l'Allemagne et les Alle-îands tels qu'ils sont en non tels que cer-l'nc les imaginent ou tels que l'on peut es-érer qu'ils deviendront un jour.Et tant pis si i vérité suscite la haine, le mépris et la dé-ance salutaires. Tant pis ou, peut-être, tant lieux si la haine, comme la malédiction bi-lique, s'étend aux descendants des auteurs du lus grand attentat contre l'Humanité que histoire ait enregistré, — car il n'est pas per-îis d'espérer, hélas! que les actes des fils de i haïssables pères méritent de sitôt l'amour u prochain.» Le freiherr von Bissing De «L'Indépendance Belge»: «Ce que le général-oberst freiherr von Bis-ing a fait en Belgique est conforme aux mé-lodes appliquées partout par les armées alle-îandes.Mais le cas de ce gouverneur est particulière-lent intéressant. Nul peut-être d'entre les Al-imands dont le nom fut tristement illustré par îtte guerre, ne représente mieux l'esprit de la iste qui gouvernait l'Allemagne, en avait fait i chose. Envoyé en Belgique, il avait consi-èré tout de suite que la Belgique, désormais, ,ait sa chose à lui, qu'elle devait être alle-:ande parce qu'il en était le gouverneur, et iree que son nom, celui de sa famille devait re attaché à cette province, de l'empire. Son Is avait, tout de suite, pris l'attitude d'un •ince héritier. Mais le peuple belge n'est pas le peuple allemand. Il ignore la docilité; il ne consent pas à être la chose de quelqu'un. Le Freiherr von Bissing s'en aperçut.Et son testament, publié par son aimable fils — son kronprinz — est un cri de colère et de déception, déception indignée d'un hobereau à qui l'on a osé désobéir. Ce testament a prodigieusement amusé le peuple belge. Le terrible von Bissing, malgré toutes les horreurs de son règne l'a d'ailleurs amusé toujours. Aujourd'hui encore, il se rappelle avec joie les paroles fameuses placardées sur les murs de Bruxelles, il y a deux ans: «Ce que nous tenons, nous le tenons bien!».- Photographies instanianeés De « L'Etoile Belge « : « Proroger le mandat des Chambres actuelles au-delà du temps pui leur sera nécessaire pour entamer l'œuvre de réorganisation et de reconstitution que la guerre a rendue nécessaire, serait une faute à laquelle, nous en sommes sûrs, personne n'a sérieusement songé. Les consultations électorales sont des espèces de photographies instantanées du pays. Après quelques années, ces instantanés là ne sont plus guère fidèles : le sujet a bougé, il est même arrivé dans notre histoire politique de voir le sujet bouger après quelques mois. Nous n'avons pas oublié l'étonnante contradiction qui se manifesta en 1884 entre les élections législatives du mois de juin et les élections sénatoriales auquelles on procéda trois mois après. A plus forte raison il est probable qu'il y aura quelque contradiction entre les instantanés électoraux pris en 1912 ou en 1914 et les instantanés que l'on prendra dans quelques mois. Les Chambres actuelles doivent donc se borner sagement à l'œuvre de réparation esquissée dans le programme du gouvernement. Aussi s'est-on demandé dans les milieux politiques ; pourquoi le gouvernement semble vouloir brusquer les choses en ce qui concerne l'Université de Gand. Les éléments flamingants qui sont entrés dans le nouveau cabinet redouteraient ils de soumettre la question tout entière à la prochaine consultation du corps électoral ? » Revue de la Presse Étrangère Les prisonniers anglais Du «Times»: La brutalité et, nous ajouterons, la folie 'des traitements infligés à nos prisonniers dépassent tout ce qu'il est possible d'imaginer. Ces victimes, coupables seulement de patriotisme, avaient déjà été réduites à l'état de squelettes. On les renvoie maintenant sans vivres, sans vêtements et sans argent, leur laissant le soin de trouver comme ils le peuvent, leur chemin à travers les populations hostiles. En même temps, Soif et consorts nous adjurent de croire que le peuple allemand a toujours abhorré le militarisme. Il est grand temps que les Alliés disent à l'Allemagne que ces abus monstrueux et inhumains doivent cesser, ils ont le droit de faire cette demande et le pouvoir de la, faire exécuter, A leur four de pleurer De la «Gazette Populaire de Cologne»: «Une douleur indescriptible traverse nos cœurs lorsque nous voyons comment nos soldats nous reviennent. Nous nous étions imaginé un tout autre retour en les voyant partir en 1914.» Les nouveaux chiens errants De Gustave Hervé dans «La Victoire» : « Si l'administration veut mettre la population parisienne dans une violente colere, et empoisonner toute sa joie de la grande victoire, elle n'a qu'à continuer à se comporter comm» elle le fait depuis quelques jours avec les prisonniers qui commencent à nous arriver d'Allemagne.Dans quel état de misère prysiologique ils nous sortent de la géôle allemande, quelles loques humaines dépenaillées on nous renvoie, c'est à faire frémir d'horreur. Quelques-uns de nos compatriotes sont de véritables squelettes ambulants. Comme toupjours, notre belle administration a été surprise, surprise par_leur retour. Depuis huit jours, toute la France sait, tous les journaux ont imprimé que nos prisonniers s'envolaient de leur cage dont leurs géôliers leur ont. ouvert eux-mêmes la porte; qu ils arrivent par toutes les routes, le ventre creux, en guenilles, sans une demi-journée de vivres dans leur sac, réduits à la mendicité : il n'y a que notre administration qui ne le sait pas. Ou, si elle le sait, elle continue à ronfler sur ses ronds-de-cuir, à ne rien sentir, à ne rien comprendre, à ne rien prévoir». Les recommencements de D'histoire Du «Figaro» : On sait que nos troupes chargées d'occuper le territoire allemand de la rive gauche du Rhin, vont se trouver dan un pays qui a appartenu, il y a quelque cent ans, à la France, alors que celle-ci avait ses frontières naturelles.Il est intéressant de rappeler dans quelles conditions fut occupé ce territoire. Quatre départements y furent successivement créés par la Convention, le Directoire et le Consulat : en 1795, ce fut «la Sarre», avec Trêves pour chef-lieu, Sarrebruck, Prum et Birkenfeld pour sous-préfectures; en 1797, «le Mont-Tonnerre», chef-lieu Mayence, sous-préfectures Spire, Kaiserlautern et Deux Ponts; en 1801, après la paix de Lunéville, «le Rhin-et-Moselle, chef-lieu Coblence, sous-préfectures, Bonn et Simmern, et «la Roër, chef-lieu Aix-la-Chapelle, sous-préfectures Cologne, Clè-ves et Creveld. Le Congrès de Vienne, en 1815, enleva ces territoires à la France et les donna à la Prusse et à la Bavière. Les populations acceptèrent ce nouveau changement de patrie avec la même passivité qu'elles avaient accepté le premier. Tous les historiens ont constate que la domination française ne laissa parmi elles aucun mauvais souvenir... Les journaux allemands et la situation De la «Suddeutsche Zeitun g» : « Belle et sainte patrie allemande, tu as vécu ! Aujourd'rui tu est pleurée des mères qui ont sacrifié pour toi leurs fils, leurs espoirs et leurs intérêts. Et les hommes n'ont pas à ca-1 cher leurs larmes. On t'a livrée à l'ennemi. Tt n'es plus! L'Allemagne est devenue le paya d« la honte ! » De la «Kœlnische Volkszeitung» : « Il est à craindre que nombre de nos concitoyens verront dans les troupes d'occupatdoi: ceux qui les sauveront du bolchevisme. De leu* côté, les Français chercheront à nous gagner Ils feront montre de sympathie à notre égare et nous accableront de promesses. Rhénans conservons notre dignité. N'oublions pas « que nous devons à nos morts ! Le Roi Albert Dans le nouveau journal français «Oui», M. Jules Wogue termine ainsi un article consacré au Boi Albert: « La Cour du roi Albert n'aura rien d'archaïque. Il n'ira pas vers l'aristocratie, qui, au moment de la première communion de son fils aîné, aurait été reureuse d'un rapprocre-ment: au lieu de la réception brillante qu'on attendait et qui eût rompu la glace, tout se borna à un dîner de famille, dans l'intimité. Il ira vers le peuple : le but de ses efforts sera vraisemblablement l'amélioration du sort du plus grand nombre, Catrolique sincère, et d'une piété fervente, il pousse'le libéralisme politique jusqu'aux dernières limifes compatibles avec la royauté. Un de ses amis intimes, un de ceux dont l'influence a été le plus considérable Waxweiler, sociologue éminent (1), directeur de l'Institut de sociologie Solvay, à Bruxelles, et qu'un mort absurde, analogue à la tragique disparition de Verhaeren, enleva prématuré ment l'an dernier. Sous les suggestions de ce fuide averti, il s'est rendu compte que la tâche 'un roi moderne était de prendre des initiatives bienfaisantes pour la nation, spécialement pour les humbles. Il n'a contre le socialisme, lui errétien, aucun parti pris. Lorsque, en 1914, au moment de l'invasion allemande, se constitua le ministère d'union sacrée, ce fut l'insis-tence royale qui seule décida de l'entrée de Vandervelde dans les conseils du gouvernement. Rien n'est plus significatif; son passé éclaire son avenir; le héros de l'Ysor sera un roi démocrate.» La (liaison Hohenzollern M. Denis Cochin termine amsi, dans «l'In-formatisn», un article sur la maison Hohenzollern : « Chez les Allemands, une défaite est'une faillite. Cela ne se répare pas, cela ne se venge pas; il faut surtout et là est l'affaire importante, que cela se liquide. Le chef de la maison passe la main; la raison sociale devient -duioo .moj ■b ^uaiso.r s9Xo[dma sej sreui iajj.n'B toir, même les principaux. Il ne faut donc pas exagérer l'importance du bouleversement. La grosse maison de commerce va être centralisée; elle n'aura plus de succursales. C'est le point important que nos négociateurs ne doivent pas perdre re vue : je leur conseille de méditer une vieille chanson des troupiers français commençant par ce vers remarquable : «Sapristi! qui est-ce qui paiera?... et d'être sans merci vis-à-vis de la grosse maison de commerce. Quant au reste, l'Allemagne et la Russie ont déjà connu des événements de ce genre. Vous vous rappelez Candide et Martin dans l'hôtellerie de Venise, avec les six étrangers? Le quatrième domestique dit au quatrième maître: «Votre Majesté partira quand elle voudra», et sortit comme les autres. Le cinquième valet en dit autant au cinquième maître..# Tous les domestiques étant partis, les six étrangers, Candidè et Martin, demeurent, dans un profond silence. Enfin Candide le rompit. «Messieurs, dit-il, voilà une singulière plaisanterie, pourquoi étes-vous tous rois? Pour moi, je vous avoue que ni moi ni Martin nous ne le sommes!» Seulement Candide pourra rencontrer un peu plus de six étrangers royaux dans les auberges. Ainsi l'aura voulu Guillaume II, ancien seigneur de la guerre, devenu architecte. Il ne méritera pas dans l'histoire le même surnom que warvick, le faiseur de rois !» Nos Echos Les trains Depuis lundi matin les trains roulent entre Anvers et Bruxelles. Un train par jour pour commencer. Il part de Bruxelles à 8 h. 30 pour arriver à Anvers à 10 heures. Il repart d'Anvers à 14 heures pour arriver à Bruxelles à 15 h. 30. A l'aller comme au retour il s'arrête à Mali-nes. Le prix uniforme du voyage simple est fixé à 2 fr. 50. Incessament de nouveaux trains seront organisés. A l'heure actuelle, la communication avec la France est déjà possible par Bruxelles-Gand-Bruges, et delà sur A.miens. Une ville martyre Pendant la guerre, Dunkerque a été bombardé 177 fois par des aéroplanes, 32 fois par les canons à longue portée,4 fois par des navires de guerre et une foiwpar des Zeppelins. Les troupes belges Dans la journée du 25 l'armée belge, continuant sa progression vers l'est,à atteint la frontière hollandaise et borde la Meuse jusqu'au nord de Maestricht; plus au sud ses éléments avancés sont arrivés à quelques kilomètres de Liège. La conférence Interparlemantaire du commerce A la demande de M. Eugène Baie, secrétaire général de la conférence interparlementaire du commerce, le gouvernement portugais a accepté de se désister en faveur de la Belgique, pour l'organisation de la cinquième assemblée de la conférence internationale parlementaire du commerce. Celle-ci, on le sait, fut fondée à Bruxelles, sous le patronage du roi Albert, ! quelques semaines avant la guerre. L'Al-1 lemagne et l'Autriche y prirent part. La conférence siégera, comme en juin 1914, sur les bancs du Sénat, là même où furent condamnés à mort tant de patriotes. Les dernières fêtes officielles à Bruxelles et a Anvers furent données en l'honneur de la conférence. Le gouvernement belge a été avisé officiellement que cette mesure gracieuse avait pour objet de rendre hommage au roi Albert et à la nation belge. M. Hy-mans, ministre des affaires étrangères, a chargé le ministre belge à Lisbonne d'en remercier le gouvernement portugais.Une fête interalliée Une «fête nationale intéralliée» sera célébrée dorénavant, chaque année, le 11 novembre, dans tous les pays qui ont collaboré à châtier l'Allemagne. Ainsi du moins vient d'en décider la Chambre française. Où se trouvent nos soldats ? Ce sont la 4e et la 5e division d'armée qui formeront le contingent belge parmi les troupes alliées qui doivent garder le Rhin. Les lieux de garnison de ces deux divisions sont en Belgique: Namur et Mons, où des troupes françaises seront cantonnées.Quant aux quatre autres divisions belges,elles rerpendront pour quelque temps au moins leurs anciennes garnisons. Déjà la Ire division est à Gand, la 2e à Anvers, la 6e à Bruxelles, la 3e division entrera à Liège jeudi prochain. Les nouvelles couleurs allemandes Nous lisons dans le «Hamburger Frem-denblatt» que le gouvernement de la République allemande a adopté comme nouveau drapeau l'ancien étendard de l'empire germanique, dont les couleurs sont noir, rouge et jaune. Qu'on y prenne garde! Ces couleurs ressemblent de trop près aux couleurs belge: rouge, jaune et noir. Qu'il n'y ait pas de confusion.N'allons pas nous tromper et acclamer ce nouveau drapeau, qui ne marque qu'une seule différence avec l'ancien: de dépit, le blanc est devenu jaune. Los nouveaux échevins Parmi les noms des candidats qui circulent, citons encore celui de M. F. Ste-ger, le conseiller communal. Nos trams Eux aussi ont souffert beaucoup de la guerre. Réquisitions de cuivre, de cuir, etc. Manque de matériel de toutes sortes. On a été forcé, à la fin, pour se procurer un bout de rail de l'enlever quelque part à une ligne doubla. Un bris de vitre, immobilisait toute une voiture,faute, d'une autre visite pour la remplacer. Heureusement que bientôt on pourra recommencer la restauration. Déjà les lignes 4 et 11, en dépit des difficultés existantes, ont repris leur parcours normaux,parcours réduits pendant l'occupation. Les Hommages à la Belgique Les puisasnees de l'Entente, ainsi que les grands Etats neutres représentés à la Cour de Belgique par des ministres plénipotentiaires, viennent de prendre la décision d'élever leur légation au rang d'ambassade. L'importance des missions diplomatiques accréditées à Bruxelles sera donc désormais égale à celle des ambassades de Paris, Londres et Washington. M. Louis Franck en Hollande Le Conseil des ministres a envoyé en Hollande, M. Franck, ministre des colonies afin de faire visite aux soldats belges internés chez nos voisins du Nord. Cinq mille d'entre eux se sont évadés et ont rejoint l'armée, au front. La moitié, environ dix mille, ont pu travailler en Hollande. M. Franck négociera leur repatne-ment." Le Casque de papa " La permission donnée par le gouvernement français à chaque combattant d'emporter son casque chez lui sera approuvée de tout le monde. Clément Vautel dit, au Journal: On a blagué, bien à tort, le «Sabre de mon père», mais personne ne sourira quand, dans chaque maison de France, les heureux petits enfants de l'avenir diront avec fierté: — C'est le casque de papal Et il ajoute très judicieusement: Atention, par exemple, que, pour nombre de vétérans, ce casque glorieux ne soit jamois pareil à celui de Bélisairel Qu'il ne nous soit jamais tendu par un vainqueur de guerre devenu un vaincu de la paix. Espérons que notre gouvernemenî prendra la même mesure.

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