La liberté

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18 novembre 1918
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s.n. 1918, 18 Novembre. La liberté. Accès à 18 avril 2019, à https://hetarchief.be/fr/pid/5q4rj49w00/
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LA LIBERTE .dresser toutes les lettres et communications à M. Joseph De Geynst Directeur de La Liberté Courte rue Neuve, 28, Anvers PUBLICITÉ s S'adresser : .S, Courte rue Neuve, à Anvers. ABONNEMENTS s ( Un an. „ , fr. 12.00 Anvers l Six mois . , , 6.50 ( Trois mois . , 3.50 ( Un an. . , îr. 15.00 Intérieur ) Ci„ a en du pays ) slx mols * • • 8"5° ( Trois mois . • 5.00 Etranger : France, Angleterre, Allemagne et Union postale : pai trimestre fr. 9.00 Journal politique et littéraire Hier... Demain.., La Belgique vient d'être mêlée ai irame le plus effroyable qui ai amais ensanglanté le monde. Aujourd'hui, Elle célèbre dans h oie sa délivrance et la liberté recon juise. Elle oublie toute la boue, tou .e sang, toute l'horreur de la tragé lie qui vient de se terminer. Notre pays a vécu des jours d'an-joisse, des jours d'oppression et des ours de détresse morale et matérielle.A présent, dans les villes, dans les ^mpagnes, partout flotte le drapeav jelge, ayant dans ses plis les reflets le la vaillance héroïque du Roi et de £S armées. L'allégresse provoquée par la libération et l'exubérance de l'enthousiasme populaire, montrent combien ta Nation belge est heureuse d'avoii retrouvé son indépendance et se iberté. Il nous est malaisé, en ces jours de "ête patriotique, de ne pas nous ressouvenir de la journée du 4 août 1914. jù, devant les chambres réunies, au fcilieu d'une émotion poignante, le Roi, d'une voix pleine d'énergie, affirma l'inébranlable résolution du pays le défendre son indépendance au pris les plus grands sacrifices. Inoubliable affirmation de la vo-onté d'un peuple résolu à sauvegarder ion honneur et à résister à l'envahisseur ! Que d'événements depuis ! Que de norts aussi dans cette rafale de fer 3,t de feu ! Inclinons-nous devant les héroïques îoldats qui sont tombés en assurant ë triomphe d'une cause qui nous est ihère à tous. La Patrie reconnais-jante les salue et les pays alliés vouait à ces héros leur gratitude. La Belgique a eu foi dans la jus-ice de la cause pour laquelle elle >renait les armes ; elle a joué un rôle iont elle peut s'enorgueillir dans la utte gigantesque des Nations de l'En-ente contre les Empires assoiffés de floire militaire et de prépondérance guerrière. Elle a contribué à délivrer 3 Monde d'une menace qui l'eût mpêché de connaître encore ce que /aut la Liberté. Aujourd'hui, il faut songer à l'ave-lir du Pays.L'heure des réparations a onné. Il est d'innombrables ruines [ relever et il faut aider son activité i se développer, dans son œuvre de rénovation. L'Unité Nationale sortira intensi-iée de la lutte qui vient de se ter-ûiner et le pays entier doit participer i la tâche de demain. Dans la réponse qu'il a faite, il y a quelques jours, à l'adresse que lui présentait M. Anseele, faisant fontions le bourgmestre de la Ville de Gand, e Roi a dit : «Avec une fierté intrépide vous ivez traversé des jours d'épreuve. 7ous n'avez ni reconnu ni accepté 'autorité qui vous était imposée par a force. Toujours et invariablement '.onfiants dans le triomphe de notre i)roit, vous êtes restés inébranla->lement fidèles à la cause de notre indépendance. « Plutôt mourir que le devenir allemands », telle fut la levise de la population flamande. Au nom du Pays, au nom de Armée, je vous remercie tous de cotre courage et de votre patrio-ïsme.La postérité, souvent oublieuse Pourtant, se rappellera toujours ^'énergique et noble attitude de la Belgique occupée pendant la guerre tiondiale. Sortis triomphants de la lutte. nous voici redevenus les maîtres de i nos destinées. Une nouvelle aurore se lève. I Travaillons à la reconstruction du pays de la même façon que nous 1 avons lutté pendant quatre ans, la t main dans la main, loyalement, dans l'abnégation, sous la garde de nos i libres institutions, sauvegarde du - droit et des intérêts de notre Peuple, t Puisse votre fière cité retrouver ■ bientôt son ancienne prospérité et la place brillante qui lui revient dans la . Patrie délivrée. » ; Ces paroles royales s'appliquent à ■ toutes les Villes du Pays. Bruxelles, Anvers et sqp grand port endormi, i la Wallonie et ses usines dépouillées, i la Flandre qui a connu la dernière ; les souffrances de la guerre, vont, . dans la paix retrouveé, faire revivre le pays. Le nouveau quotidien La Liberté, comme son titre l'indique, défendra toutes les idées de progrès et d'ordre; ; il s'efforcera de soutenir toutes les initiatives susceptibles d'assurer la résurrection du pays ; il suivra les événements de la vie quotidienne et 1 joindra tous ses efforts à ceux qui seront tentés afin d'effacer en B elgique, dans l'union et la concorde, les traces douloureuses d'une guerre de quatre 1 ans.. . J. D. G. Le Roi à Anvers \ : V • ; ' Le roi fera son entrée à Anvers demain, Mardi. I! se rendra vers midi à l'Hôtel de Ville. Le Roi et les partis politiques Dès son arrivée à Gand, le Roi a tenu à s'entretenir avec nos principaux hommes politiques en vue de la constitution du ministère national qui , pendant quelques mois, aura à s'occuper de la réparation des désastres causés à la Belgique par la guerre. Il nous revient de bonne source que ce ministère de composera de six droitiers et de six gauchers, dont trois libéraux et trois socialistes. Parmi les personnalités avec lesquelles le Roi a eu des conférences citons MM. Eugène Hanssens, député libéral de Bruxelles, qui entra à la chambre comme suppléant de feu le ministre d'Etat Louis Huys-mans, P. E. Janson, député de Tournai, Tibbaut, député catholique de Termonde, Wauters, député socialiste de Huy-Warem-me, Bertrand, député socialiste de Bruxelles, Anseele, député socialiste de Gand, Mechelynck, député libéral de Gant. M. Louis Franck, était souffrant le jour de la réception n'a pu répondre à l'invitation de Sa Majesté. D'après les bruits circulant dans les milieux politiques, les socialistes seront représentés dans le ministère par MM. Vander-velde, Anseele et Wauters. Mais il nous revient qui c'est le Conseil Général du parti socialiste qui décidera du point de savoir quels seront ces mandataires au "sein du ministère. Il y a une quinzaine de jours, le conseil du parti socialiste, réuni à Bruxelles, vota un ordre du jour subordonnant son entrée dans un ministère national à la fixation, au programme de celui-ci, du Suffrage Universel égalitaire et de la Représentation Proportionnelle. L'ordre du jour demande également l'abolition de l'article 310 du Code pénal et la reconnaissance du droit d'association pour les ouvriers et fonctionnaires de l'Etat. Cet ordre du jour, défendu par M. Lekeu, refusait toute participation du parti socialiste au ministère. 11 n'a recueilli que trois voix. L'ordre du jour de M. Wauters fixe un délai maximum de six mois au ministère de coalition. On devrait procéder après ce délai, à des élections. LA LIBERTE Gomme, dans son reflux vertigineux, la Mer laisse une plage nue et lisse qui ruisselle, i . vierge de toute empreinte, et primitive et telle s qu'on la rêve attentive au bruit d'ailes de l'air; > T-. Ainsi ce flot pesant d'acier, de fer, de chair : la Horde aux fronts baissés, -farouche, criminelle, i découvre lentement, à cette aube nouvelle, 1 la terre où sont nos Morts, pure sous le ciel clair! 1 C'est un monde inconnu qui surgit des désastres, Et, grave, s'émerveille et regarde les astres \ ou s'étonne de rire à la jeune clarté ! Et nous serons ce peuple, à jamais, dans l'Histoire, qui sut unir un jour par la même Victoire à la Gloire aux yeux d'or la vierge Liberté ! 1 MARTIAL ' .... , .. :s ' J La journée l k la libération e Anvers. — Vendredi. — St-Léopold - L'Eveil. Toute la nuit des coups de feu avaien retenti, témoignages éclatants de quelque ^ désaccord dans les dernières opérations.. j commerciales des soldats teutons. Et l'aube _ vint, grise et froide Des rues vides. Le ville semblait îente 1? o'éveillei. Copendani derrière tous ces volets clos, elle ne dormaii a, pas, elle veillait palpitante, désireuse de savoir si ce jour allait être encore un de ces mornes jours d'attente comme elle en vivaii ■ depuis plus de quatre ans, ou s'il allait être « enfin ce qu'il était jadis: un jour de fête, la • Saint Léopold; «Prinskensdag» comme disent les flamands. Peu à peu les rues s'animèrent. Le léger brouillard de l'aurore disparut. Les anver- - sois humèrent l'air frais, regardèrent le ciel bleu. Le soleil aussi était de la fête. C'en g était trop,, ils auraient de la fête aussi!... Déjà la veille, en dépit des instructions du bourgmestre demandant d'attendre un signal à convenu, des drapeaux étaient apparus s deci-delà. Mais aujourd'hui on ne voulait, j_ on ne pouvait plus attendre. Les hampes s étaient en place, et les cœurs étaient si s avides de voir flotter de nouveau librement a les chères couleurs de la Patrie! Et joyeusement les drapeaux furent hissés. Et soudain la nouvelle fit le tour: des soldats belges étaient arrivés; on les avait vus , ici, puis là, on les avait acclamés, on leur avait parlé.on les avait embrassés.Ils étaient venus par le bateau de Ste Anne, seuls pré-s cédant leur corps, pour retrouver plus vite • des parents, une femme, des enfants. Et ce fut une ruée de chacun vers les grandes artères, vers la Place de Meir, vers la Place Verte, vers l'Escaut, cependant ' qu'au loin les coups de feu disaient que les > transactions des boches manquaient d'une atmosphère de cordialité. ' Le Te Deum. e A onze heures il y eut un Te Deum à la - Cathédrale, un Te Deum comme on n'en vit, comme on n'en eût jamais ici.Une foule . formidable, pressée, tassée jusqu'à l'étouf-fement, les gens debout sur les chaises, et jusqu'agrippés aux colonnes. De nombreu-s ses personnalités. Quatre Fois la cérémonie 'i fut interrompue. Ce fut deux fois à l'entrée r de soldats dans le temple. Chose inouïe, j une grandiose ovation souleva cette houle humaine, chaque voix y donna son cri, cha-I que main s'agitait pour saluer ou acclamer, Et quand le bourgmestre donna l'accolade _ au premier brave qui entra, l'enthousiasme gonfla jusqu'au délire, et des sanglots se ' rnèlèrent à la joie. Autre interruption. Sifflets et vociférations, quand on reconnut un ' activiste notoire pourvu d'un titre par la Prusse. Hué, houspillé, bousculé, le per-. sonnage disparut avec célérité. Nouvelle interruption, d'enthousiasme cette fois, quand du dehors parvient la nouvelle que le drapeau belge venait d'être hissé sur la tour. ' La cérémonie réligieuse était terminée. l" Alors l'orchestre et le grand orgue attaquè-s rent la Brabançonne. Et dans ce lieu fait pour la récueillement et la prière, des i milliers de voix chantèrent; des milliers de e voix s'élevant bien haut au-dessus de l'orchestre et de l'orgue, faisaient retentir les s trois strophes de notre chant national, hymne joyeux de délivrance ! Le Drapeau. C'est donc vrai ! Il est tombé, le symbole de la domination étrangère. Il est tombé ce drapeau qui signifia le régime de la terreur et de la persécution. Elle a disparù cette loque funeste que chaque jour nous apporta une calamité nouvelle... C'est le nôtre qui flotte ! Il a surgi là, claquant au vent . gaîment, comme il a surgi un jour lointain d'entre les volontaires à blouse bleue, et alors comme aujourd'hui, aujourd'hui comme alors, il veut toujours dire la même t chose; il est le symbole de la Liberté ! Le carillon chante la joie. Les notes cristallines rayonnent gaîment au-dessus des toits. Le bourdon parle de sa voix profonde. Il parle et tout tressaille. Il est comme l'immense cœur de la cité qui bat puissamment de vie nouvelle. Les Cercles. L'allégresse s'étend. Les maisons pavoisent dg plus en plus. Chacun porte un ruban ou une cocarde tricolore. Les Alliés ne sont pas oubliés. On acclame les soldats. On acclame le Bourgmestre dont on arrête l'auto. Et dans la maison il y a fête comme en rue. Dans nos différents cercles, des discours sont prononcés. Il en est ainsi à la Concorde. Il en est de même à la Philotaxe, où devant une soixantaine de membres, un de nos plus brillants avocats prononça une allocution chaudement applaudiei L'Attente. — Par où viendront « ils » ? telle était la question que tout le monde se posait. D'aucuns affirmaient qu' « ils » ne viendraient par avant le lendemain. Mais personne n'y croyait. Aussi tout le monde était en rue, dès le début de l'après-midi. On allait vers l'Escaut, on allait vers le sud, ou on restait au Centre dans l'espoir d'y voir tout. Tout à coup, un mouvement se fit. Le temps de courir, et voici quelques cyclistes à fond de train,une poignée, très crânes sous leur casque et avec leur uniforme Khaki. On les avait acclamés et déjà ils étaient loin, mais maintenant on savait, on était sûr que d'autres viendraient. Et en patience on attendait, les yeux fixés sur les deux routes par où « ils » pouvaient venir. L'arrivée des troupes. Sur l'avenue du Sud, au loin, un bruit nouveau. Les gens se regardent, craignant de s'être trompés. Non, c'est bien cela : des trompettes lancent leur fanfare guerrière.Et voici qu'ils arrivent, précédés d'une immense clameur. C'est un bataillon cycliste, du 3e carabiniers. Ils arrivent à bonne allure, casque en tête, fusil au dos. On a de la peine à les reconnaître. Ça, nos soldats ? Ça, nos mêmes soldats de jadis ? Ça, des soldats qui se sont battus, pendant quatre ans? On croit rêver. Ils resplendissent de santé, d'entrain et de... propreté. Dame, cela se remarque après ce que nous avons vu les derniers jours. Des mouchoirs de chapeaux s'agitent, on les arrête, on leur serre la main, on les embrasse, on les questionne. Ils nous apprennent qu'ils viennent de Gand et que la cavalerie suit. Et de nouveau, ils refilent à toutes pédales.Mais voici qu'arrivent des autos mitrailleuses, furieusement accalmées et quelques attelages reçoivent le même accueil. Un -simple camion automobile obtient son ovation. Un petit détachement de cavaliers suit, et de nouveau on crie, on acclame, i Une pause. On attend la cavalerie. Et les commentaires vont leur train. Décidément les gens n'en reviennent pas. Quels beaux soldats ! L'attente se prolonge. On voit des fusées blanches et des fusées vertes vers le ciel qui obscurcit lentement, là bas, au delà du Kiel sans doute. Devant la demeure du bourgemestre, avenue du Sud, une société populaire joue la Brabançonne. Enfin un nouveau mouvementvers l'Eglise Saint Michel. Les voilà ! C'est un spectacle simple et grandiose. Au fond de la perspective des arbres dénudés, la tour de la gare du Sud se dresse, noire sur le crépuscule pourpre. Et sur ce décor qui a le couleur du feu et du sang, ces deux symboles de guerre, se dessinent les silhouettes des cavaliers qui rentrent au foyer. Leurs vêtements, les visages participent de a couleur du ciel. Ils ont l'air d'être en bronze. Ils avancent lentement, gravement, sabre au clair, au pas de leurs grands chevaux, Ils ne posent pas, ils ne sont ni excités, ni guindés, ils sont calmes, superbes de calme et de leur ensemble se dégage une puissante impression de force. Ils sourient, ils sourient à tous ces bras qui se tendent, à toutes ces mains qui s'agi-3 tent, à tous ces yeux qui les dévorent, à toutes ces bouches qui les saluent. Ils sourient et ils passent au pas de leurs grands chevaux. e Mais voici un moment de grande émo-e tion. Un espace libre, derrière un escadron, r et le porte-étendard s'avance flanqué de e deux cavaliers. Et toutes les têtes se découvrent devant ce drapeau que jadis ® personne ne regardait presque. Chacun [t semble avoir compris spontanément la signification mystérieuse et profonde de cette emblème de la patrie. Chacun en se l" découvrant devant le drapeau du régiment e porte un pieux hommage à tous ceux qui, jeunes et vaillants, ont combattu sous ses 5" plis, à ceux qui ont souffert, à ceux qui s ont pleuré, à ceux qui ont payé de leur sang pour le défendre, 'pour défendre la e cause qu'il représentait : la Bonne Cause ! l_ L'étendard passe, mais le souvenir reste de ce qu'il et pour nous... Un nouveau régiment arrive.Et toujoursles guerriers projettent leur martiale silhouette sur le ciel devenu lie de vin. Il font halte. On s'interpelle, et surtout ou les admire, 11 on admire jusqu'aux moindres détails de s leur équipement. On pose des questions: «Où est le Roi? e Quand vient-il ?» — « Vous n'en savez rien, e n'est-ce pas? On n'en sait jamais rien. Il est partout et nulle part. Toujours avec les s troupes, toujours! Des larmes brillent dans - les yeux. ' La halte est finie. Au petit trot, les cava-1 liers continuent. Un nouveau drapeau passe. e Et de nouveau on se découvre. Encore un escadron, « Vivent les Belges ! » « Vive l'Armée ! » « Vivent nos braves!» « Vive le Roi !» Chapeaux et mouchoirs s'agitent.Les1 t soldats passent; les soldats ont passé.-., 1 La Justice en marche " Le soir. D'innombrables lumières, d'innombrables drapeaux. La cohue dans les 1 rues. Et des nouvelles circulent : On vient 1 d'arrêter ceux des chefs activistes qui n'ont r pas cru devoir aller en Hollande ou e# Allemagne pour menacer le Gouvernement e de leurs foudres en fer blanc allemand. La s foule cri de joie. C'est la Justice en marche! s On chante, on boit, on acclame. De tous - côtés, on entend des «Brabançonne» et des s « Marseillaise. » Ouf ! le cauchemar est fini. i 1 Dimanche. 5 Depuis vendredi la joie des Anversoi» est- allée « crescendo », Que sera-ce donc quand le Roi viendra? On s'est attendu hier, sans trop savoir pourquoi, parce que d'au-t cuns prétendaient le savoir de « source t autorisée » — comme il convient. Cependant : « les sources .autorisées » ont manqué à - leur réputation, ce qui leur arriva maintes ; fois durrant la guerre. Mais en attendant l'arrivée de leur sou-; verain, les Anversois n'ont pas perdu leur i temps. Déjà tôt dans la matinée les diffé- - rentes sociétés de la ville se sont mises en 3 branle.Ellesontexhibéleursbeauxdrapeaux t et leurs fanfares, et des cortèges ont par- - couru la ville comme au bon vieux temps, • emplissant les rues de leur claironnante > musique. La place de Meir avait son aspect 5 des grands jours de fête. Partout des dra-' peaux et des oriflammes, faisant un étonnant • bariolage. L'Administration Communale ' avait participé a la décoration, et tout le • mande sait qu'elle s'y entend à merveille. - Une cohue invraisemblable se pressait depuis le Canal au sucre jusqu'à la Gare - Centrale. Et partout le même enthousiasme, s On acclamait les soldats avec frénésil, seuls i ou en corps. Le 6e de ligne, qui défila un i peu après midi, musique et état-major en s tête, reçut un accueil délirant. On applau-, dissait des estafettes cyclistes,motocycliste« 18 novembre 1918 DIX CEI^TSIViES LE ISSU5VIERO \ - 1ère ANIMEE Mo |

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Cet article est une édition du titre La liberté appartenant à la catégorie Gent, parue à Anvers du 1918 au 1919.

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