La métropole d'Anvers: paraissant provisoirement à Londres

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s.n. 1917, 21 Juillet. La métropole d'Anvers: paraissant provisoirement à Londres. Accès à 26 août 2019, à https://hetarchief.be/fr/pid/f47gq6s149/
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LA MÉTROPOLE PARAISSANT PROVISOIREMENT A LONDRES I ONE! PENNY i «omit- cinq centimes i hollande : vuf cent I continent : dix centimes Bureaux! 43. Chancerv Lane. W.C.2 — Teleahoae : Hoibern 2??. ABONNEMENT * 1 mois 3 ah. ; 3 mois, 9 sh. ; 24MH ANNEE SAMEDI 21 JUILLET 1917 No. 202 — — Le ca me renau a Petrograde ! , Offensive allemande en Galicie * Troubles en Upagre La révolution de Pétrograde fomentée par [les partisans de l'agent allemand Lenine [est terminée et le bilan se chiffre par cinq [cents victimes, morts et blessés. Mais à peine cet orage s'est il dissipé qu'un autre, plus grave, se dessine à l'horizon. La lutte intérieure se termine à l.'heure I où la lutte' extérieure s'annonce plus grave que jamais. 11 n'est pas impossible de rapprocher ces deux manifestations qui s'entr'aident trop [bien pour n'être pas "en relations étroites; [ Oa vient en effet de découvrir les véritables I motifs de Lenine, chef des maximalistes, [dans sa campagne contre le gouvernement [provisoire et contre l'offensive. Un lieutenant nommé Ermolenko a avoué que Lenine a été envoyé au front de la sixième [armée russe pour faire de la propagande en [faveur d'une paix avec l'Allemagne; la tâ-[che de l'agitateur était de compromettre le [gouvernement provisoire aux yeux du peuple. Des fonds lui étaient envoyés par l'in-I termédiaire d'un employé de la légation al-[ lemande à Stockholm ; le lieutenant de Le-[ nine était un nommé Koslovsk}', au compte duquel une somme de deux millions de rou-[ bles (cinq millions de francs) était déposée [dans une banque de Pétrograde. Une perquisition opérée dans les bureaux de la [ Provda (la vérité), le., journal de Lenine, I amena la découverte d'une volumineuse | correspondance révélatrice. Mais sur ces en-I trefaites Lenine a disparu de la circulation ; ■ des arrestations ont été opérées qui mettent à jour toute la trame de la conspiration. Parmi ces personnalités, mises à l'ombre, se trouve une Mme Sumenson qui était en relations étroites avec un nommé Fursten-berg, alias Ganedski, de Stockholm, qui emplovait Mme Sumenson comme intermédiaire entre Pétrograde et l'Allemagne. Malheureusement — pour l'Allemagne — la révolution de Pétrograde, qui devait paralyser l'arrière pendant qu'une grande attaque se préparait sur le front, a échoué et l'Allemagne en est une nouvelle fois pour | ses frais. Les Allemands ont profité des conditions défavorables de la température qui entravaient les opérations de Korniloff dans son avance rapide et prenant avantage de la proximité des voies ferrées du front de combat ont livré de violents combats pour reprendre les positions perdues ; la bataille se livre en particulier autour des gués de la Lomnica supérieure, au sud de Kalusz, où l'aile gauche de Korniloff s'est trouvée empêtrée dans un terrain trempé par des pluies torrentielles où elle avait rejeté l'ennemi en retraite jusqu'à une quinzaine de kilomètres de la voie ferrée qui se dirige ! vers les Carpathes. A Krasna l'ennemi ; réussit à repousser les Russes derrière la ! rivière. Mais à l'est de Zloszow, en Gali-cie orientale, les Allemands ont lancé une nouvelle offensive qui est la suite, suivant le communiqué allemand, d'un " défi de l'offensive russe et en dépit des déclaration? pacifiques du gouvernement russe Les détails au sujet de oette nouvelle of-i fensive manquent encore, mais le communiqué de Pétrograde nous renseignera sans i doute demain. Au Reichstag le vœu en faveur de la paU I proposé par les partis du centre, des libé-I raux et des socialistes a été voté par 2\-\ [voix contre 116 avec 17 abstentions. Le nouveau chancelier a prononcé son discours d'ouverture, et suivant les commentaires dr la presse française le Dr. Michaelis a exprimé les vues de la droite avec quelques ■courtoisies à l'égard de la gauche; son ton indique un désir non d'une nouvelle politique mais d'une attitude plus ferme, pour en imposer à l'ennemi. On y sent l'influence de l'état-major. De façon générale on pouvait résumer la politique de Bethmann en un mot : "Tenons ", tandis que celle de Michaelis est de : " Tenons et bluffons ". La situation en Espagne est calme; le ministre de l'Intérieur a déclaré que des mutineries se sont produites à Valence et qu'une charge de gendarmerie y mit bon ordre. A Baroelone une barricade de pavés fut érigée, un coup de feu fut échangé, mais 'a foule se dispersa après une charge par la I police. LE BALUT AU DRAPEAU Copyright. Photo Martial Chapél. 1 e colonel cféhure et le régiment des Grenadiers saluant le drapeau belge Avril 1915) La photographie inédite que nous repoduisons ci-dessjs, grâce à la courtoisie de son auteur, M. Martial Chapel, président du Club d'amatevrs photographes de Belgique, fait partie d'une collection de vingt-quatre clichés relatifs au Roi, à la Famille Royale et à l'Armée belge, qui seront m's en vente aujourd'hui sous forme de deux albums artistiques vendus à 3 shillings chacun, ou de cartes postales à 2 d. pièce. La moitié du bénéfice est affectée à la Croix-Rouge de Belgique. FLOTTE, PETIT! DRAPEAU ! Pour la septième fois, en 1830, la Belgique se constituait en Etat indépendant. Jamais oe pays ne fut attaqué par de telles forces qu'en 1914; jamais sa défense n'attira de tels éloges, dus à une telle admiration, que depuis les trois ans que son armée, minuscule parmi taqt de géants, tient la campagne. C'est sur le tombeau de la Liberté que se construisent les grands empires. La Belgique a plus d'une fois ressuscité la déesse qui lui était si chère, au bénéfice des civilisations menacées. 11 s'est joué sur ce petit coin de terre des actes de la comédie humaine qui apportèrent des modifications essentielles et heureuses aux grands phénomènes, historiques des siècles passés. L'épopée de 1914 est certainement la plus formidable, la plus sanglante et la plus glorieuse de ces manifestations. Nous avons le droit d'être fiers et de manifester cette fierté; mais nous ne devons pas perdre de vue un moment à qui notis devons le droit de nous enorgueillir. C'est en des jours comme celui-ci que nous devons rendre à César... et à notre armée l'hommage qui lui revient. Que les réunions aristocratiquement chères auxquelles quelques privilégiés de la fortune pourront assister aujourd'hui; que les soli de violoncelle, les récitals, les romances et les discours ; que les messages probables et officiels du " gouvernement du Roi " ne nous fassent pas un instant oublier que tous ces braves gens, organisateurs de spectacles, • musiciens, , discoureurs, etc., sont pour bien peu de chose dans notre gloire, que c'est à notre petite armée et surtout à celui qui en fut l'âme depuis le premier jour de la guerre, au Roi, que nous devons d'être encore des Belges et de l'être encore avec honneur. Trois éléments commémorent en ce jour, en toute liberté, l'indépendance de la Patrie. Les Belges exilés en France et en Angleterre penseront avec un peu plus d'amertume et un peu plus d'espoir aux foyers abandonnés ou détruits. Sur les prés fleuris qu'arrose la Seine, tous ceux qui vous mènent, mes chères brebis, se feront un devoir de chômer aujourd'hui de leur dur mais bien rémunéré labeur. D'impeccables uniformes de fantaisie dîneront dans les grands restaurants du Havre eit se plaindront des ennuis de la villégiature. En Flandre, les soldats du Roi recevront, outre la quantité journalière des obus ennemis, 50 grammes de tabac supplémentaires,.C'est vers eux que doivent aller tous nos cœurs ! C'est pour eux que nous devons aimer la Patrie comme l'on aime une mère, avec tout le respect que l'on doit à celle-ci, louant ses qualités et ignorant ses rares défauts. Flotte, petit drapeau I Flotte sur les ministères, sur les ambassades, en plis graves et officiels ! Flotfe sur les églises, s'il en reste ! Les. plus déchiquetés et les plus beaux sont ceux qui en Flandre claquent au vent des mers et narguent l'ennemi de leur clameur indomptable : " Nous tenons encore! " et répètent au monde en armes qu'un pays qui croit en la liberté avec courage et constance ne meurt jamais- To those who, since three yedrs, keep the flag flying ! Vive le Roi et son armée ! Vive la Belgique ! D. RAYM. o—o Camille Huysmans à Londres ? D'ap ès une information de source française, M. Can ille Huysmans, député belge, secrétaire du bureau socialiste international, quitterait la Suède pour se rendre à Pét.cgrade. Il aurait l'intention d'aller ensuite à Londres avec une mission du Ccnseil des ouvriers et des soldats russes. M. Camille Huysmans vient sans doute recevoir à Lend es les crndoléances de M. Ramsay Mac Donald et autres Snowden, au sujet de l'échec de sen coup de Pétrograde.A sa place, nous lui ccnseillerions d'y regarder à deux feis avant de se risquer sur le sol d'un pays allié et, s'il vient ici, de prendre surtout des taxis. Il pourrait, en effet, rencontrer dans le Strand des Belges qui lui disent son fait, satisfaction qu'ils ne peuvent malheureusement se permettre en Hollande. » o—o On évalue à 25.000 le nombre des Belges déportés pour la seule province de Nain ur. A Namur même,les déportations n'ont lias eu lieu. Trois fois cependant les ordres ont été donnés, les affiches placardées et tous les préparatifs accomplis. Mais chaque fois, au dernier moment et sans que l'on ait pu savoir pourquoi, il y a eu contre-ordre. Justice immanente Chaque jour nous apporte une nouvelle preuve du besoin urgent qu'a l'Allemagne de mettre fin à la guerre. Certes, le monde entier — sauf peut-être quelques neutres pour qui oette guerre est une source inespérée de profits — saluera avec enthousiasme la paix future, mais nulle part on n'en éprouve un besoin aussi pressant que dans l'entourage du Kaiser rouge. Et la raison en est bien simple : c'est que, non seulement la situation du trône des Hohenzollern devient de plus en plus précaire mais aussi que Turcs, Bulgares et Autrichiens sont à bout de soyffle et menacent de tirer leur épingle du jeu, depuis la Révolution russe. D'autre part, l'espoir d'une paix séparée avec la Russie s'est • évanoui et l'entrée en guerre de l'Amérique, bientôt suivie de celle de la Grèce, avec la faillite avouée de la piraterie sous-marine, ont enfin ouvert les yeux à la partie éclairée et influente de l'opinion allemande. De là cette fièvre pacifique qui fait rage depuis quelques mois chez nos ennemis et qui s'est déjà manifestée par de si nombreuses tentatives, trop connues pour qu'il faille -les énumérer. Oh ! certes l'entourage du Kaiser plastronne toujours un peu, mais quelle chute dans le ton des chefs d'orchestre ! L'Allemagne, à les en croire, fait une guerre purement défensive et elle est prête, non par faiblesse, mais par humanité à signer une paix honorable, sur la base du statu quo ante. Tout ce qu'elle demande, c'est que le futur traité de paix ne marque pas le début d'une guerre économique contre elle. Et cela se comprend' si bien ; ses usines sont intactes et regorgent de produits manufacturés, tandis qu'elle a systématiquement pillé et détruit celles de la Belgique et du nord de la France. Sa flotte commerciale, également presque intacte, devrait lui être restituée, tandis qu'elle a coulé une grande partie de celles de toutes les autres nations, belligérantes et neutres. Elle pourrait ainsi, dès le premier jour qui suivrait la signature de la paix, devancer, sur les marchés de consommation, les autres pays producteurs et donner à son exportation un essor encore plus considérable, peut-être, que oelui qu'elle avait acquis avant la guerre. D'où, pour elle, la possibilité d'éviter la faillite économique et, peut-être aussi, la révolution politique qui l'attendent.Tandis que, si la guerre se prolonge encore, non seulement la défaite est au bout, mais, avec la défaite, un traité de paix qui lui fera payer tous ses crimes, un traité de paix qui l'anéantira économiquement pour plusieurs générations. , Voilà quelle est la vraie raison pour laquelle le Kaiser et ses conseillers s'efforcent, depuis plusieurs mois, d'entamer des 1 négociations de paix. Vaines tentatives ! L'heure de la justice immanente, prédite par Gambetta, sonnera bientôt au cadran de l'histoire. Cette heure, dont chaque minute qui s'éveille nous rapproche, est désormais une fatalité à laquelle la race teutonne n'échappera pas. Attendons-la avec patience et confiance. P. VINCENTELLI. o—o Comment combattit M. Kerensky Un.soldat d'un des régiments finlandais qui participèfent à la dernière offensive du général Kroniloff et qui, grièvement blessé, est actuellement soigné à Pétrograde, a donné d'intéressantes précisions sur le rôle de M. Kerensky au front : " Le ministre de la Guerre, a-t-il déclaré, vint dans nos tranchées la veille du grand jour fixé pour l'attaque entre Brzezany et Pinsk et, à tous, nous serra la main et nous adressa des paroles réconfortantes. Il était venu en soldat comme nous, avec la blouse nationale russe. Le seul détail qui le distinguait était une écharpe de soie rouge qu'il portait en sautoir. " Son éloquence nous enthousiasma. Nous aurions donné l'assaut à l'enfer, s'il nous l'avait demandé. Il nous fitr comprendre la gravité de notre tâche et nous pleurâmes tous comme des enfants. " Le lendemain matin, à 5 heures, la première vague d'assaut s'ébranla, Kerensky ! sortit parmi les premiers, un revolver à la main. C'est miracle qu'il n'ait pas été tué. Et tous, nous l'avons suivi sans hésiter : cet homme nous conduirait jusqu'au bout du monde." OQjgOBBBBBBHBlâBfl Agir et vaincre! La casuistique sur les conditions de la paix future n'est bonne qu'à amollir les cœurs, à un moment où il ne faut qu'agir et vaincre. Alfred Capus, dans le Figaro, de Paris.

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Cet article est une édition du titre La métropole d'Anvers: paraissant provisoirement à Londres appartenant à la catégorie Oorlogspers, parue à Londres du 1914 au 1919.

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