La métropole d'Anvers: paraissant provisoirement à Londres

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s.n. 1915, 12 Mars. La métropole d'Anvers: paraissant provisoirement à Londres. Accès à 22 mai 2019, à https://hetarchief.be/fr/pid/6w96689f7c/
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LA MÉTROPOLE D'ANVERS, PARAISSANT PROVISOIREMENT A LONDRES. . 1 — ! ; 22mk ANNEE. VENDREDI 12 MARS 1915. N°- 71. COMMUMigUtb UMlUfcU FRANÇAIS. MAGNIFIQUE SUCCES . ANGLAIS. PRISE de neuve chapelle. PARIS, 10 mars.—Communiqué officiel de 21 licur«s:— En Belgique, un très violent bombardement d< Jfjenport-ville avec des obusiers de 42 centimètre: a eu lieu. Entre la Lys et le canal de La Bassée, l'armé* anglaise, appuyée par notre artillerie lourde, i remporté un important succès. Elle a enlév* le village de Neuve Chapelle à l'est de la rout< d'Estaires à La Bassée, et progressé au nord-es: ie ce village dans la direction d'Aubers et ai sud-est dans la direction du bois de Biez. Elle a fait un millier de prisonniers dont plu sieurs officiers, et pris des mitrailleuses. Le; jertes allemandes sont très élevées. En Champagne, l'ennemi a contre-attaqué vio emment à diverses reprises dans la nuit du 9 el 0 et dans la journée du 11). 11 n'a pas gagne m pouce de terrain. Nous avons consolidé el largi nos positions sur les crêtes dont nous nous ommes rendus maîtres, en infligeant aux assail ants de très fortes pertes. Sur les hauts de la Meuse notre artillerie a empiétement démoli un certain nombre de tran-liées ennemies. 11 n'y a rien à signaler sur le reste, du front. I0UVEAUX DETAILS SUR LA VICTOIRE BRITANNIQUE. PARIS, 13 mars.—Communiqué officiel de 15 eures:— L'attaque britannique d'hier eut pour résultat 1 capture de 2500 mètres de tranchées devant euve Chapelle, et du village lui-même. Elle progressa ensuite dans la direction d'Au-îrs, jusqu'au moulin de Piètre, et vers le sud-t jusqu'il la lisière nord du Bois du Dubiez, rst à dire, sur une distance d'environ deux fuio-ètres au delà de Neuve Chapellç. L'artillerie allemande ne tira qjie quelques ups. Pour ce qui concerne le reste du front, il n'y a ?n à ajouter au communiqué d'hier soir. LA PRESSE FRANÇAISE. PARIS. 11 mars.—Le " Gaulois " souligne le ssage du communiqué officiel français relatant succès des troupes britanniques à Neuve Cha- îfos braves amis, ajoute-t-il, ont gagné une bril-ite et magnifique victoire, emportant d'impor-ites positions, et infligeant des pertes très con-érables à l'ennemi. L'Angleterre a le droit d'en être fière, et la ince applaudit chaudement au succès des upes britanniques.—Central News. VERSION ALLEMANDE. AMSTERDAM, 11 mars.—Communiqué officiel grand quartier-général à Berlin:— 3ans le théâtre occidental de la guerre, des iteurs anglais lancèrent des bombes à Menin. lier, les Anglais attaquèrent notre position près Neuve Chapelle, pénétrant dans le village à tains endroits. Les combats continuent. Jne attaque anglaise près de Givenchv fut re-issée.'n Champagne, les Français attaquèrent à ix reprises le coin d'un bois à l'est de Souain, > nous avions capturé la veille. Ces deux iques furent repoussées avec fortes pertes, ^a lutte pour le Reichackerkopf, dans les ges, fut reprise hier.—Reuter. LES INDIENS DE LA PARTIE. >ONDRES, 11 mars.—Le War Office publie le imuniqué suivant:— -e quatrième corps et le corps indien avan-int hier sur un front de 4000 yards, pendant iron tiois-quarts de mille, et capturèrent toutes positions hostiles et tranchées situées sur ce ain. es corps appuyant cette action à la droite et ; gauche participèrent aussi à rengagement, fous fîmes plus de 700 prisonniers. 'aviation anglaise fit preuve d'activité, et ré t à détruire les centres de ehemirjs de 1er à rtrai et à Menin. 'ES ALLEMANDS AVOUENT AVOIR *DU 15,000 HOMMES EN CHAMPAGNE. ERLfN. 10 mars.—Communiqué officiel du id quartier-général :— ans le théâtre occidental de la guerre, l'acti-a été très limitée à cause de la neige et d'une \ gelée. En Champagne seule, les combats muent. vec le combat d'aujourd'hui et ceux de ces tiers jours, la bataille d'hiver en Champagne ts lin, et aucun événement futur ne saurait changer à la situation. aturellement, nos pertes contre un ennemi 1 brave sont élevées, mais ces sacrifices n'ont ete faits en vain. Les pertes de l'ennemi au moins trois fois aussi fortes que les es. On les estime à 45,000 hommes sur le t do, Champagne. Les efforts des Français •t aucun effet .sur le cours des événements, savoure et l'opiniâtreté allemandes ont écrit autre page du livre de la gloire qui est que aussi belle que celle des combats de la 3n des lacs masuriens.—Wireless 'Press, ote.—On remarquera le ton de ce communi-qui paraît répondre directement à des cries allemandes sur le résultat négatif des "s de l'armée de l'ouest depuis novembre lier. es craintes_allemandes. •UR D'UN DEBARQUEMENT ANGLAIS. MSTERDAM, 11 mars.—Le " Maasbode " ap-ld de l'Ecluse que les Allemands prennent mesures contre tout débarquement possible loupes anglaises sur la côte belge. a garnison de Knocke a été portée à 2000 unes et celle de Heyst entre 4000 et 5000 TOes. Toutes les maisons ont été préparées r recevoir plus de soldats encore. e grands renforts sont arrivés à Bruges, pro-■émeut en vue de nouvelles tentatives dans la etion de Calais ( ! ?)P Des ouvriers allemands aux travaux de retranchement ont reçu do se préparer à partir pour le front vers le 'eu du mois. * même journal apprend d'Eindhoven que s tous les villages de Campiue les garnisons 1 composées d'Hommes de la LandstUrm bava-cl que les garnisons précédentes ont été , s.ur Malines. où règne une profonde; îrrîi J!,'°P0 des 34.000 habitants doivent être j «Js par les autorités.—Reuter. > lfc bombardement des dardanelles. FORTS DES PASSES ENDOMMAGES. PARIS, 10 mars.—Un télégramme d'Athène au "Journal" dit que la canonnade dirigée pa les Alliés contre les forts intérieurs des Dai danelles a été extrêmement désastreux pour le Turce. ; Pendant deux heures, les navires britannique et français ont concentré leur feu sur le fort d< Kilid Balir et les batteries d'Erenkeui, qui furen ; fortement endommagées. Une des batterie > d'Erenkeui, complètement bouleversée i>ar le premiers obus, fut réduite au silence. , t Les gros canons des cuirassés envoyés ; l'attaque tirèrent ensuite septante-six obus su . le fort Dardanus, avec le succès le plus complet Le feu des forts turcs devient de plus en plu: ! faible.—Reuter. L'ACTIVITE DE LA FLOTTE RUSSE. PETROGRADE, 10 mars.—Pendant le bom bardemeot du port et de la région de Zimguldak les Russes mirent le feu à de srandes quantité: de charbon. On dit que les Turcs sont menacés maintenan d'un manque de combustible.—Router. LES RESULTATS DE L'OPERATION. PARIS, 11 mars.—Le "Matin," citant le Lloyc français, déclare que l'ouverture des Dardanelles qui peut être attendue sous peu, aura pour résul tat de rendre à la navigation un grand nombr< de navires qui furent enfermés dans 1a, mer Noire quand l'empire turc participa à La guerre. La répartition de ces navires d'après leui pavillon est la suivante (navires austro-hongrois et allemands exclus):— Anglais 1.1, russes 27. belges 5, français 5. grecs 12, italiens 9, roumains 10, danois 2, suédois 2, hollandais 1, bulgare 1. tt Parmi les navires français se trouvent 1: Equateur " et 1' " Oxus " des Messageries maritimes, qui se sont réfugiés dans le port d« N icolaïefï.—Reuter. LA NEUTRALITE BULGARE. NEUCHATEL, 10 mars.—M. Ghenadieff, qui est arrivé ici, venant de Paris, a déclaré dans une interview que le désir de la Bulgarie de rester neutre ne serait pas affectée, même par la chute attendue de Constantinople.—Central News. LA CRISE GRECQUE. ATHENES, 10 mars.—Un communiqué du gouvernement à la presse dit:— ■L observation de la neutralité est impérieuse, la Grèce se réservant à elle-même le devoir de remplir les obligations de l'alliance et poursuivant la satisfaction des intérêts nationaux sans risquer de compromettre l'intégrité de son territoire.—Central News. COPENHAGUE, 10 mars.—Une dépêche pri-veede Berlin dit que M. Gounaris, le nouveau chef de cabinet grec, est connu pour ses sympathies particulières envers l'Allemagne, qu'il partage avec la cour et l'état-major général. On se rend compte que la majorité du peuple grec a une autre attitude, mais on espère que le roi sera capable de retourner le courant de l'opinion après que M. Vénizélos sera hors jeu. On remarque cependant que M. Gounaris sera aux prises avec un certain nombre de questions difficiles, surtout d'ordre financier, qui pourront influencer son régime. On s'attend à une campagne ardue et très mouvement au cas où des élections devraient avoir lieu, M. Vénizélos étant indubitablement un homme de grande influence.—Central News. toujours les pirates. UN VOILIER AMERICAIN COULE. NEW YORK, 11 mars.—La presse et le public se préoccupent vivement du fait qu'un sous-marin allemand a coulé le voilier américain " Frye," qui transportait du blé de Seattle à Liverpool. Le département des affaires étrangères s'occupe de réunir des détails à ce sujet, et fera immédiatement des représentations énergiques à Berlin. LES PIRATES PRISONNIERS DE DROIT COMMUN. AMSTERDAM, 11 mars.—La presse allemande se montre très ennuyée du traitement proposé par les Anglais pour les équipages capturés des sous-marins. Là "Gazette de Voss," par exemple, demande si les Anglais, dans leur "folle rage," ont perd\i tout sens dés proportions, et " si l'annonce de l'Amirauté britannique ne constitue pas seulement une menace, mais est mise à exécution, des représailles sont inévitables.'' Le " Lokalanzeiger " fait également prévoir des contre-mesures correspondantes (?) de la part de l'Allemagne.—Reuter. les finances allemandes. DISCOURS DU DR HELFFERICH. AMSTERDAM, 10 mars.—Le Dr Helfferich, le nouveau ministre allemand des finances, a présenté aujourd'hui au Reichstag ses prévisions budgétaires pour l'année en cours. Le budget, déclara-t-il, se solde par lo milliards de marks, soit le quadruple des chiffres antérieurs. Le ministre demanda au Reichstag le vote d'un nouveau crédit de guerre de dix milliards de marks, pour subvenir aux dépenses de la guerre jusqu'en automne. Dr Helfferich déclara que pour les Anglais, la guerre était une simple opération commerciale, tandis que pour les Allemands, elle était la pierre de touche la plus sublime de la force morale et matérielle du peuple, et ajouta que le crédit national du pays était plus favorable que celui de l'Angleterre ou de la France. La France ne semblait pouvoir lever plus de deux milliards de francs. Les réserves en or de la Banque d'Angleterre ne s'étaient accrues que grâce à l'appoint des réserves de l'Inde, de la Banque Nationale d'Egypte, et de la Banque Nationale Belge. La force de production allemande suffit pleinement, aux dires du ministre, à fournir des aliments et du travail au peuple de l'Empire. Il termina son discours en affirmant que toute politique d'isolement tendant à isoler ou affamer l'Allemagne ne pourrait la réduire ni la tuer, qu'une paix honorable compenserait tous les sacrifices consentis, et que l'avenir lui appartenait.— Reuter. — Une réunion du conseil privé de la Couronne a eu lieu hier après-midi au palais de Buckingham, sous la présidence du Roi, en vue de la promulgation de l'ordre du Conseil relatif a*i\' mesures de représailles du gouvernement contre la piraterie germanique. COMMUNIQUES OFFICIELS RUSSES. LA NOUVELLE OFFENSIVE DU MARECHAL HINDENBURG. grand renforts. 3 3 PETROGRADE, 10 mars.—Le . communique î suivant a été publié aujourd'hui par le grand [ etat-major général :— 5 Dans la région du Suwalki (à l'est de la Prusse orientale), notre offensive se poursuit ' avec sue-t ces. Près de Seyny (entre Suwalki et le Niémen) e- Krasnopol, notre cavalerie captura près de , deux cents soldats d'infanterie ennemis. Hier et avant-hier, l'ennemi lança plusieurs obus de 12 < pouces sur Ossowiec. Un sérieux engagement d'artillerie a eu lieu ta11* ^ronfc de la rive droite de la Narew. • f?® Chorzele vers Przasnysz (aud sud de la frontière de la Prusse orientale) et le long de la rivière j Urzec, 1 ennemi attaqua avec des forces considérables, composées de contingents do la région de 1 iw?. 0 d'hommes amenés de l'intérieur de J Allemagne. A gauche de la Vistule, dans la région de la Pilica, nos contre-attaques furent couronnées de succès, eu dépit d'une vigoureuse résistance. Nous continuons à avancer. Nous avons pris plusieurs centaines de j^risonniers et1 quelques mitrailleuses. Près de Lopuszno (entre Kielce et la Pilica), nous avons repoussé des attaques de jour et de nuit, livrées par les Allemands on formations compactes. Un fort bombardement a continué sur le Dunajec (Galicie orientale). Les Autrichiens livrèrent de nombreuses attaques sur tout le front entre Gorlice et la passe Uszok (distance de 00 milles), mais furent partout repoussés avec de fortes pertes. v Aucun changement important ne s'est produit on Galicie orientale.—Reuter. DANS LE CAUCASE. PETROGRADE, 10 mars.—Communiqué officiel de l'état-major de l'armée du Caucase:—- Dans la région du Trans-Cliorokh nos troupes ont capturé deux canons turcs. Au cours d'un engagement à Dilman dans la direction d'Azer-baidjan, nous avons capturé un canon turc et trois wagons de munitions. Il n'y a pas de changement sur le restant du front.—Reuter. VERSION ALLEMANDE. AMSTERDAM, 11 mars.—Communiqué officiel du grand quartier-général à Berlin :— Dans le théâtre oriental de la guerre, à l'est de Sereje, nous capturâmes 600 Russes, trois canons et deux mitrailleuses. Des attaqués russes répétées pour briser nos lignes au sud d'Augustovo eurent pour résultat l'annihilation des forces russes d'attaque. Les combats au nord-ouest d'Ostrolenka se sont terminés victoireusement pour nos troupes. Nous capturâmes six officiers, " 900 hommes et huit mitrailleuses. Nos attaques au nord-ouest de Przasnysz font de nouveau progrès. Dans des engagements au nord-ouest de Novo-miasto nous capturâmes de nouveau 1GS0 prisonniers.—Reuter.UN CORPS D'ARMEE AFFAIBLI. AMSTERDAM, 11 mars.—Le corps d'armée allemand qui se trouve à Grodno a été fortement affaibli par l'envoi de régiments à la frontière roumaine et au front occidental.—-Reuter. _ le tsar en finlande. CHALEUREUSE RECEPTION. HELSINGFORS, 10 mars.—Le Tsar est arrivé ici ce matin à 9 heures. Il fut salué à son arrivée par les autorités civiles et militaires, le Sénat, des délégations de l'administration communale, la population agricole, l'association des ouvriers finlandais, des troupes et des étudiants. Les habitants saluèrent l'arrivée du Tsar par des applaudissements enthousiastes, et la ville était toute ornée de drapeaux et de pavillons en son honneur. Sa Majesté visita la cathédrale orthodoxe, puis, la cathédrale protestante, où elle fut saluée par l'archtevêque d'Abô et l'évêque de Borgo, et parles sénateurs et représentants des sociétés suédoises.L'Empereur visita en suite .les navires de guerre mouillés dans le voisinage, ainsi que la forteresse de Sveaborg.—Reuter. LES DERNIERS CARTOUCHES. AMSTERDAM, 11 mars.—Le " Telegraaf " apprend de Gennep que des hommes non entraînés de la Landsturm appartenant aux classes 1869 à ,1873 (âgés de 61 à 65 ans!) ont été rappelés dans la Prusse rhénane.—Reuter. NOMBREUX BLESSES ALLEMANDS. AMSTERDAM, 11 mars.—A en juger par le nombre de blessés allemands qui reviennent de cette région, les combats dans l'Argonne doivent avoir été extrêmement violents. Deux trains contenant 14XX) Allemands blessés en Argonné ont passé par Cologne, de même que. 600 blessés du front oriental. On déclare d'une source considérée comme digne de foi que trois nouveaux Zeppelins seront prochainement essayés à Friedriçhsliafen. Les autorités de Cologne paraissent beaucoup craindre les espions. Trente détectives de Berlin y sont arrivés.—Central News. LES VOLONTAIRES ITALIENS EN FRANCE. PARIS, 10 mars (soir).—Le Gouvernement italien ayant, rappelé certaines classes de réservistes, M. Millerand a délié de leur engagement les volontaires italiens qui désiraient quitter les quatre régiments composés d'étrangers. Le régiment garibaldien s'est conduit brillamment dans l'Argonne, ajoutant une page glorieuse à l'histoire de la Légion étrangère.—Central News. ESSAI DE TROIS NOUVEAUX ZEPPELINS. AMSTERDAM, 11 mars.—Deux trains transportant 1400 blessés de l'Argonne, ainsi qu'un convoi amenant 600 blessés du front oriental, ont passé par la gare de Cologne. On annonce de source sérieuse que trois nouveaux Zeppelins feront prochainement des expériences à Friedriclishafen.—Central News. — Quelques otages avaient été pris par les Allemands à Gand, parmi eux les professeurs Piïenne et Frédéric. Ceux-ci ont été remis, en liberté avec la promesse qu'ils ne seraient plus inquiétés. L'accès de la ville, pour les Bruxellois entre autres, est toujours d'une difficulté presque insurmontable. LES ALLEMANDS EN BELGIQUE. DANS LES PROVINCES DE LUXEMBOURG ET NAMUR. un sinistre bilan. Les ravages, incendies et fusillades qui ont ét commis dans les provinces de Namur et d Luxembourg dépassent toute imagination. tEi1 v°ici> d'après notre excellent confrère belg "Les Nouvelles" de Maestriçht, rédigé par que ques vaillants journalistes liégeois, lé bilan fidèl et malheureusement encore incomplet, des haut faits de la " Kultur " teutonne dans ces plar tureuses contrées de notre beau pays wallon':— Voici d'abord la liste de quelques locaiité qui furent totalement ou presque totalement de truites :— Dans le Luxembourg: Briscol, Manhay, Gér: mont, Ethe et Belmont, Rossignol, Tintignj Herbeumont, Framont, Musson et Baranzj Porclieresse. Dans la province rie Namur: Dinant, Qnhaye Anthée, Maurenne, Surine, Romedennc, Wiilei zée, Ilastière-par-delà, Villers-en-Fagne, Sorinne Spontin, Houa, Franchimont, Frasnes, Morvillc Dourbes. Les localités suivantes sont incendiées dan ùne partie très notable:— Luxembourg: Izel, Moyen, Pin Robelmont Gomery, Les Bulles, Jamoigne. Namur: Monceau, Louette-Saint-Pierre, Boui seigne Neuve, Bièvre, Biesme, Silenrieux, Erme ton-sur-Biert, Stave, Oret, Mariembourg, Nismes Daussois, Ermeton-sur-Meuse, Andenne, Evre bailles. Bonnes, Bouges, Waulsort, Arsimont e Saint-Gérard. En outre, un nombre très important d'autre localités comptent parfois un nombre élevé d> maisons incendiées; certaines régions ne son plus qu'un monceau de ruines. En dehors de quelques cas très rares où l'in cèndie a été causé par des obus, au cours d'en gagements des troupes, " tous ces sinistres son criminels: le feu a été mis volontairement," ave1 l'intention de détruire, souvent avec l'aide d'en gins spéciaux dus à la sagacité de "Kultur mensche." Plus atroces encore sont les fusillades de civils soif en groupes, soit isolément. Dans beaucou] d'endroits, ces exécutions n'ont pas respecté, le; vieillards, les femmes, les jeunes gens, les jeune: filles et les petits enfants. Environ cent localités comptent de ces assas sinats de civils. Voici la liste où ont eu lieu les plus horrible! hécatombes :— Dinant, près de 1000 victimes; Tamines, 514 Andenne, 216; Ethe, 225; Tintigny, 156; Spon tin. 50; Surice, 50; Latour. 75; Rossignol, 120 Anloy, 50; Auvelais, 60; Leffe, 200; Neffe, 83 Bouges, 20; Arsimont, 15; Lesves, 20; Frant Waret, 19, etc. Ces exécutions ont été accomçagnées générale ment de raffinements de cruauté, non seulemeni vis-à-vis des fusillés, mais des mères, des épouses et des enfants, que les Allemands ont pris plaisii à torturer longuement. Ces éxecutions étaient toutes, sans aucune ex ception arbitraires, sans jugement, et basées su; l'accusation générale que les "civils ont tiué sui les soldats." On ne connaît pas, à cette heure, un seul cas où un fait de l'espèce soit bien établi. S'il er existe, c'est une exception insignifiante, qui jamais ne justifiera les mesures sanguinaires de répres s ion. , Nulle enquête n'est à craindre dans l'avenir. L'autorité allemande commence à s'émouvoii de la réalité des faits. Elle procède de diverf côtés à des enquêtes, et on'sait de source certaint que dès officiers enquêteurs se montrent époil yantés des résultats. Il faut bien remarquer que jusqu'à présent l'Allemagne ignore tout de l'attitude barbare de ses troupes; des Allemands d€ bonne foi revenant en Belgique et mis au courani des faits, ne cachent pas leur consternation. Lorsque les frontières seront librement ouvertes et que la publicité permettra la diffusion de la vérité, l'Allemagne sera épouvantée en voyant la tache de sang indélébile dont l'a souillée son militarisme. Voici encore la liste de quelques églises " volontairement incendiées." Les bijoux d'architecture de Dinant (Notre-Dame), de Walcourt (Notre-Dame), de Spontin, de Saint-Nicolas (Dinant), de Saint-Pierre (Dinant), de Frasnes, de Porcheresse (Wellin), d'Ethe, de Surice, d'Evrehailles, de Romedenne, de Willer-zie.Beaucoup de maisons presbytérales avec leurs archives locales, parfois si intéressantes, ont été détruites, notamment: à Izel, à Ermeton-sur-Meuse, Jamoigne. Hastières-par-Delà, Ethe. Asse-nois. Dorinne. Tintigny, Louette. Saint-Pierre. Aisemont, Villers-en-Fagne. Saint-Vincent, Bie-smes, Martilly, Spontin, Frasmont, .Tehonville, Montplainchant, Houdémont et Willerzie, etc. Signalons aussi de nombreux sacrilèges, profanations d'églises, choses sacrées, etc. On en connaît dès ce moment un grand nombre : dans le Luxembourg, à Porcheresse, Ethe, Orthe, Musson, Maissin, etc. ; dans la province de Namur, à Bonnines, Anthée, Maizeret, Comelée, Foy-Notre-Dame, Evrehai'lles, etc. Il est à remarquer que ces listes sont forcément incomplètes et qu'il y aura lieu de les compléter toutes dès que le pays sera libéré. Il ne faut pas oublier non plus que nous n'avons pas parlé des tortures morales épouvantables infligées, avec un raffinement de cruauté inimaginable, à quantité de personnes retenues comme otages, ou qui ont été à deux doigts d'être fusillées, ou encore qui ont subi les pires traitements, et quelquefois les plus infâmes. De toutes ces souffrances morales, i le compte ne sera jamais^ fait, mais ceux qui les ont endurées, s'en souviendront jusqu'à leur dernier jour ! LES "VARIETES" D'ANVERS. Peut-être'écrit la "Belgique" de Rotterdam les Anversois en exil ont-ils un instant détourné leur attention des champs de bataille pour se demander ce qu'étaient devenus les artistes qu'ils eurent si souvent l'occasion d'applaudir, Tau dernier, aux Variétés? Dans ce cas. ils apprendront avec plaisir que plusieurs artistes se trouvent au front, rappelés par l'ordre de mobilisation de l'armée française. Parmi ces braves figurent, notamment Léon Cosset, Paul Jorge fils, Martin do Vloet, Ghileyen, L. Borde, A. Lévy, La Renaudie, Car-pentier. Leteurtre, en congé provisoire, vient de revenir du front. Dans les ambulance, au titre d'ambulancier se trouvent Lepers et Linska, une ravissante ambulancière. A Paris, le directeur Paul Jorge, C. Ritter et Daubr.y, qui se multiplient .dans les concerts de charité, Barella, Jane Eyre. Paul Hubert, Jean Coste. Le charmant petit Vitry, que l'on disait niort, joue avec suecès tous les soirs à Ba-ta-Clan. A l'étranger: Georges Colin, qui joue la comédie au Théâtre Michel de Rétrograde. Do Nave et Legrand sont à Londres. Et les autres sont Dieu sait où. — Le général commandant le 7me corps d'armée allemand à Munster a ordonné que toute la laine cardée en 1914-15, et non cardée, sera remise aux autorités. - Le trafic de la laine est strictement défendu. les jeunes gens belges et les allemands. LEUR PAROLE D'HONNEUR Dans le vallée du Geer, les travaux du nouveai chemin de fer direct Aix-la-Chapell^-Tongrc; entrepris par les Allemands sont poussés ave.i plus d'activité que jamais. L'équipe des ouvrier; allemands do Glons est occupée actuellement ; Wonck ou elle installe une voie Decauvillo avei wagonnets pour faciliter les remblais ét le; £ déblais. Entre Glons et Tongres^on a travaillé fermi e aussi et des quantités considérables de terre on - été remuées. e Enfin au-delà de Visé, sur le plateau d<E s Herve, on travaille également d'arrachepied. Les Allemands continuent à essayer par ton: les moyens à essayer de l'aire rentrer en Belgiqu s les jeunes gens d'âge militaire. C'est ainsi qui .. le commandant allemand à Neerpelt a fait ur appel aux jeunes gens belges en âge de milieu réfugiés en Hollande pour qu'ils rentrent dan: leur pays. IjG bruit s'étant répandu que ceux ' ci n'obtémpéraient pas par crainte de représailles » le commandant a envoyé au bourgmestre d< Valkenswaard (Hollande) la proclamatior ' suivante aux fins d'affichage: " Le Hauptman soussigné affirme sur sa parol< ' d'honneur (sic) que les miliciens (dé 18 à 3f ' ans) peuvent rentrer tranquillement à Neerpel; sans crainte do ne plus pouvoir retourner ce 3 Hollande pour y aller travailler." Naturellement, la menace suit aussitôt: les ' jeunes gens qui ne seraient pas rentrés pour 1< •1 mars exposeraient leurs familles à des peines ~ sévères. Nous osons croire que cette proclamation ' n'aura pas eu le moindre effet: nous sommes ^ payés poux- savoir ce que vaut la parole d'honneur (!) allemande! . De Louvain on signale que le " bourgmestre > provisoire," M. A. Nérinckx, a fait afficher Ï'aviï [ suivant: "Sur la. proposition faite par M. le colone" Lubbert, Chef-Impérial de l'arrondissement, k _ débit des boissons alcooliques est autorisé, ?' t titré.d'essai et sous la condition expresse qu'il , n'eu soit pas abusié. "Tout établissement dont le tenancier aura . débité des liqueurs à une personne en état d'ivresse, ou aura toléré chez lui un désordre quelconque, sera irrévocablement fermé d'office. ) . ^es débitants sont invités, dans leur propre ; intérêt, à faire arrêter par la police tout ; bourgeois, et par l'autorité militaire tout soldat qui voudrait les entraîner à contrevenir aux . prescriptions édictées ci-dessus." A Lebbeke, la fabrique de la firme P. F. De ; Nayer est en pleine activité depuis le 25 janvier. Cette firme fabrique, comme on, sait, des laines ; artificielles. La remise en marche de ses usines après, un chômage de six mois a été accueillie à ; Lebbeke avec une grande, satisfaction. DEUX PROCLAMATIONS ALLEMANDES. ROTTERDAM, 8 mars.—Le " Nieuwe Rotter-damsche Courant" publie un correspondance de Gand en date du 12 février portant que parmi les avis officiels signés du baron de Seckendorff, lieu-; tenant général, on peut lire: " En vue d'établir une liste, il est donné ordre à ; toutes personnes (y compris celles qui font partie des ordres religieux) des deux sexes, âgées de ; quinze ans, qui ne sont pas Belges, à quelque nationalité qu'elles appartiennent, de se présenter au bureau de police de leur section, le 1er février 1915. Il n'importe pas si ces personnes habitent ici ou si elles sont seulement de passage. Celles qui sont empêchées par maladie de remplir cette formalité doivent en avertir la Komman-dantur avant le 3 février au plus tard et doivent lui présenter un certificat médical. Ceux qui n'obéiront pas à l'ordre ci-dessus seront passibles de peines sévères, de même que les personnes chez qui les coupables auront pris leur habitation." Nous n'insisterons pas davantage, mais nous dirons qu'il est pour le moins curieux que cet ordre soit émis avec tout ce luxe de sévérité dans ses sanctions, simplement dans le but "d'établir une liste" des étrangers âgés de quinze ans et plus, résidant à Gand. Un autre ordre du lieutenant général baron de Seckendorff porte que les prescriptions relatives à la réquisition des cuirs et peaux ne sont plus en vigueur, mais cet ordre dit: "que toutes les peaux de vaches, bœufs et taureaux doivent être livrées à la ' Kriegsleder Aktien Gesellsehaft ' (Société anonyme de guerre pour l'achat de peaux brutes), c'est-à-dire à la firme qui la représente, S. G. Haufmann, rue Saint-Lazare, 69. à Bruxelles, par l'entremise des syndicats ou des négociants de la province. Les peaux seront payées à la livraison. Les armées allemandes doivent conserver les peaux de toutes les bêtes qu'elles achètent ou quelles réquisitionnent et les l'aire parvenir au magasin d'étape à Gand-Sud." Décidément, l'Allemagne vit dans l'abondance de tous les produits. Le blocus maritime ne lui fait aucun tort. Elle est capable de résister pendant des mois encore et des mois. Les preuves du contraire abondent, mais il n'est pas inutile de les accumuler et voilà pourquoi nous reproduisons la circulaire " cuirs et peaux " du lieutenant général de Seckendorff. UNE AFFICHE DE M. DE VOS. Une affiche de M. De Vos, bourgmestre d'Anvers, en date du 27 février dernier, dit:— " Il a. été constaté que des personnes apparemment mal intentionnées affichent des caricatures et des écrits injurieux» Me référant à ma proclamation précédente, je déclare que cette conduite coupable est hautement répréhensible et de nature à entraîner pour la ville" et ses habitants des conséquences fort graves. " Les coupables s'exposent à des poursuites judiciaires. J'invite mes concitoyens à me prévenir immédiatement s'ils constatent que des écrits susvisés ont été affichés." LES ALLEMANDS ET NOS LOIS. AMSTERDAM, 11 mars.—Lne dépêche reçue de Bruxelles via Berlin annonce que, par ordre du gouverneur général en Belgique, le principe de l'instruction obligatoire à tous les enfants belges sera appliqué dès ce jour.—Reuter. — Le roi Albert a fait remettre un million de cigares "marque Yser 1914" destinés exclusivement aux gradés et soldats qui ont combattu sur l'Yser. Sa Majesté a fait distribuer en même temps 350,000 cigarillos et cigares d'autres marques aux travailleurs recrues, plantons et hommes du bataillon de garde du chemin de fer qui n'ont pas pris part aux combats de l'Yser. — A Bruxelles on met tout en œuvre pour récolter le plus de signatures possibles sur la pétition sollicitant des autorités militaires allemandes la remise en liberté du bourgmestre Max, interné depuis six mois dans la forteresse de G lad/, en Silésie. — Un. détachement italien a attaqué près de Bengazi (Tripolitaine) un campement de 1500 insurgés, dont un grand nombre avaient été exercés par les Turcs. Cent cinquante-six rebelles furent tués et plusieurs centaines blessés. Les Italiens curent 21 morts, dont un officier et 47 blesséfc. I la neutralite belge ET LE MARECHAL DE HINDENBURG. l'C maréchal de Hindenburg est le héros do l'Allemagne. L'Empereur n'est plus que son 1 ombre. Sa famille reçoit le rayonnement de sa ' globe. Sa biographie vient d'être publiée par ; son frère. ; Nous ne la connaissons encore, écrit le L " Figaro," que par les journaux allemands qui . en publient, de larges extraits. C'est, semble-t-il, une de ces biographies à l'anglaise, dont l'auteur > borne son ambition à encadrer dans un récit sans prétention des lettres privées, qui éclairent sou- > vent d'un.nouveau jour " lo grand homme." On peut avoir beaucoup de goût pour ces publications. La lettre intime montre l'homme même, découvre ses ressorts cachés, révèle ses pensées de derrière la tête. Bernard de Hindenburg a fait la campagne rie 1 1870 comme officier de la garde. Il écrit fré-î queinmont à sa famille, à son père, vieil officier ' retraité et très curieux des choses de la guerre. Les lettres sont simples de ton, des récits rapides » sans aucune rhétorique, datées souvent des 1 grands champs de bataille. C'est par miracle qu'il n'a pas été tué à Saint-Privat. Il raconte la fameuse attaque de la garde en masses profondes. "Combat de parade, de pure parade. D'où l'immensité de nos pertes." Sa lettre du 2 septembre est datée du champ de bataille de Sedan. " Nous avons remporté une victoire éclatante. Il faut rendre justice aux Français: ils se sont battus très bravement J'apprends que Napoléon est auprès du Roi et qu'il lui a remis son épée. Si l'armée ne capitule pas purement et simplement, nos 600 canons 1 ouvriront demain le feu sur ce petit nid (Sedan). On dit que Wimpffen ne veut pas se rendre. Ce serait folio de sa part 11 ne peut plus rien l'aire. L'originalité de la bataiLle consiste en ceci que, venant du sud-est, il nous fallait prendre les plus grandes précautions pour ne pas empiéter sur le territoire belge." Il est a croire que cette petite phrase, éloquente, a échappé à la censure allemande. Ou bien M. de Bethmarm-Hollweg n'a-t-il pas oté censurer Hindenburg? PLUS FORT QUE LEUR CHANCELIER. On sait que le ,chancelier de l'Empire allemand, M. de Bethmann-Hollweg, parlant au Reichstag au moment de l'invasion de la Belgique par l'armée allemande, n'a trouvé d'autre excuse à cette violation d'une neutralité garantie par l'Allemagne elle-même que " l'extrême nécessité " où se trouvait l'Empire. Depuis que le monde est monde, cette excuse a déjà servi, on le sait, à maints bandits de grand chemin! L'imagination allemande a travaillé depuis lors. La presse allemande a découvert des raisons que la raison de M. von Bethmann-Holl-weg ignorait. D'après la "Gazette de Cologne" du. 26 août, " les Belges étaient mal venus de protester, eux, qui depuis longtemps avaient permis à l'état-major français de venir explorer la Belgique pour étudier avee eux ses plans de guerre anti-allemands et à des soldats français d'occuper des forts belges"! L'organe officieux du gouvepiement allemand travestit sciemment et odieusement la vérité. t Nous avons de bonnes raisons de douter que l'état-major français ait, jamais fait faire en Belgique la moindre exploration. Nous aurions même sujet de lui reprocher d'avoir ignoré si longtemps et si complètement les explorations faites en Belgique par les officiers et les esnions allemands.Maintenant que la guerre a fait tomber le voile, nous voyons dans toute sa splendeur, le réseau jeté sur la Belgique par le Grand Espionnage allemand. Parmi les milliers d'Allemands qui gagnaient leur pain à la faveur de notre trop généreuse hospitalité on compterait sur les doigts ceux C|ui ne surveillèrent pas, moyennant salaire, nos forts, nos régiments, tout cé qui intéressait la défense nationale et 1a. vie économique de la nation. Des journalistes allemands, hier encore correspondants bruxellois de journaux d'Outre-Rhin, guident aujourd'hui dans tous les quartiers de Bruxelles officiers et fonctionnaires prussiens. On voit d'anciens commis de magasin et de banque, d'anciens commis voyageurs, aujourd'hui officiers ou sous-officiers prussiens, designer à la brutalité de leurs hommes des Belges contre qui ils ont une rancune à assouvir. Il n'y a jamais eu d'espions français en Belgique. Pendant ces dernières années des nuées d'espions allemands ont fait leur métier dans nos provinces. Il est impossible qu'ils ne sachent pas cela, les publieistes qui répandent leurs mensonges dans le monde entier par le canal de la presse allemande. Quant a là présence de soldats français dans nos forts avant la déolaration de guerrr. nous demandons à la presse allemande de citer à ce sujet un fait précis; un seul. Nous l'en défions formellement. S'il y avait eu des soldats français dans nos forts avant la déclaration de guerre, le ministre d'Allemagne et l'attaché militaire allemand a Bruxelles, admirablement servis par leurs innombrables espions, ne l'auraient pas ignoré. Et le chancelier n'aurait pas manqué de faire état au Reichstag de ce magnifique argument. En accusant notre gouvernement d'avoir appelé ou simplement toléré avant l'ouverture des hostilités des soldats français eu Belgique, la presse allemande accuse sa diplomatie d'ignorance ou de négligence et le chaneelier impérial d incapacité. LES BELGES EN ANGLETERRE La prochaine réunion des notaires belges aura lieu le mercredi 17 mars à 14 heures à Londres, Court or Justice (chambre belge). Le bureau des consultations gratuites pour questions relatives au notariat est ouvert, Fins-bury-square, 6, deuxième étage, les lundis, mardis, jeudis, et vendredis, de 14 h. 30 à 16 heures. — En réponse à un. message de la Société russe de Londres, le roi George a fait envoyer un télégramme dans lequel il déclare adhérer aux perspectives que ce message contient quant à la " victoire finale et glorieuse des armées alliées." UREAU de 9, ALBERT SERSTE and Co., à 8, Little St. Andrew-strect, 6 heures. London, W.O. Renseignements gratuits se charge toujours de lettres, paquets et missions de confiant ainsi que de faire VENIR DES PERSONNE» do Prix modères. Références sérieuses La SEULE MAISON d« co genre connue depuis le début de la guerre. j^IEGE. Tout habitant de cette viiie empioyé L'INDUSTRIE DD CAOUTCHOUC * est instamment prié de s'adresser aux bureaux rt» i* VICTOR TYRE CO.. Ltd.. 15. Carteret-street. Westminster. NOUS mettons vivement nqs compatriotes en garde contre certaines agences do placement d'employés qui ne Tisent qu à leur escroquer de l'argent. Ne versez d a cautionnement ou de garantie qu'arec ies références les dIus eerieusea I ^ A METROPOLE paraît chaque matin, sauf le dimanrhe, dans lo "Standard." rendu chez tous le« marchanda du journaux an prix d'un ponnv. Nous conseillons virement à nos amis de ^'abonner ou prix de 3sh 3 Dar mous pour 'le Royaume-Uni et 4sh. 4 pour l'étranger et nous adresser le prix rie l'abonnement en un mandat. La tarif des annonc^ est de Od. la ligne pour Je "Livra d'adresses des exiler," payable d'a.vance, et pour tout'autrs pnhhcitc, le tarif du "Standard." Noup avons ouvert un bureau c!ane' 1 immeuble du "Standard," Fleet-ftreefc, 132 4. ouvert, de 2 a 6 heures. En cas do demande par écrit, joindre deux timbres d ua psûej.

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Cet article est une édition du titre La métropole d'Anvers: paraissant provisoirement à Londres appartenant à la catégorie Oorlogspers, parue à Londres du 1914 au 1919.

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