La métropole d'Anvers: paraissant provisoirement à Londres

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s.n. 1917, 28 Decembre. La métropole d'Anvers: paraissant provisoirement à Londres. Accès à 19 fevrier 2019, à https://hetarchief.be/fr/pid/j678s4kr2c/
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The Newspaper for Belgians LA MÉTROPOLE ONE1 PENNY îhohtl cihq centime -ÏOLLÀRDSi vijf cert l'octiheht i dix cehtime PARAISSANT PROVISOIREMENT A LONDRES Bureaux : 43, Chancery Lane. W.C.2 — Téléphoné : Holborn 212. ABONNEMENTS 1 mois 3 sh. i 3 mois, 9 ah. 24"® ANNEE VENDREDI 28 DECEMBRE 191? No. 362 LA GRANDE GUERRE La neige sur le front italien Les négociations de Brest-Litovsk Le Japon et l iLntente Ce que l'ennemi doit avoir craint le plus sur le front italien est, en ce moment, un fait accompli. La neige est tombée en abondance et a arrêté, au moins pour un temps, tous ses progrès dans la région montagneuse. La lutte dans la zone d'Asiago avait recommencé de plus belle, .mercredi, et l'ennemi avait concentré tous ses efforts contre l'extrême droite italienne entre le Col del Rosse et le val Frenzela; grâce à la résistance qui lui fut opposée en face de lui, il ne put avancer au-delà des maisons de Sasso. Les troupes italiennes renouvelèrent plusieurs fois leurs assauts contre le col del Rosso et sur le mont val Bella, qu'ils réussirent à réprendre, mais qu'ils ne purent garder. Sur la rive gauche de la Brenta, une tentative d'attaque à l'ouest d'Ostele et de l'Osteria il Lepre, à l'ouest du mont Asolone, fut rapidement arrêtée par un barrage. Les plus violentes batailles du front italien, écrit un correspondant avec l'armée française en Italie, se livrent sur la crête du col del Rosso, haute de i-i8o mètres, qui barre la route de l'ennemi vers le val Frenzela et vers les hauteurs qui dominent la Brenta. Du col del Rosso jusqu'à la première ville dans la plaine la distance est d'environ quinze kilomètres. Le fait que l'ennemi commença son attaque attendue au plateau d'Asiago au lieu du mont Grappa ne doit pas être accepté comme indiquant que ses préparatifs contre le mont Grappa n'étaient qu'une feinte. Au cas où l'ennemi aurait réussi à opérer une brèche vers la plaine, il n'y aurait pas encore eu de raison de crier au désastre, les états-majors alliés ayant prévu la situation et les lignes de défenses se succédant aux lignes. Mais, comme la neige est tombée, l'avance ennemie est compromise et nos alliés auront tout le temps de se préparer à toutes les éventualités.Sur le front de l'Ouest, la situation est inchangée. Les négociations de paix russo-allemandes ont, comme nous l'avons dit, été interrompues et elles ont été remises une nouvelle fois d'un jour. L'Allemagne aurait encore demandé une remise des négociations jusqu'au 24 janvier. Dans les milieux politiques, on estime que les pourparlers se sont sérieusement compliqués et l'on croit que le mandat catégorique à la délégation russe de poursuivre les négociations pour une paix générale sera refusé net. A Pétrograde, on considère cependant que l'interruption des négociations n'est que temporaire; toutefois, on annonce qu'il règne à l'Institut Smolny, le siège du gouvernement, une activité fiévreuse au sujet de renforts pour le front Un correspondant du Matin écrit encore à propos des négociations de Brest-, Litovsk : "Les pourparlers de paix ont été ouverts à Brest-Litovsk en séance solennelle. Les délégués du côté allemand étaient : von Kuhlmann, le ministre von Rosenberg, le secrétaire de légation von Hoesch, le général Hoffmann, le major Blanckmann ; du côté autrichien : le comte Czernin, l'ambassadeur von Merey, le ministre von Niesner, le conseiller de légation Csapy, le lieutenant feld-maréchal Csiosserics, le lieutenant-colonel Pokor-ny, le major von Glaise; du côté bulgare : le ministre de la Justice Popow, le ministre Koscu, le ministre Stojanovitch, le colonel Gautschefï, le conseiller Anasta-soff ; du côté turc : le ministre des Affaires étrangères Nessimi bey, l'ambassadeur à Berlin Hakki Pacha, et du côté russe : loffe, Kameneff, Mme Bizenko, Pokrowsky, Karachan, Libinski, Welt-mann, Pawlowitch, l'amiral Altwater, le général Samoilo, le colonel Fokke, le colonel Zepli et le capitaine Lipsky. Le prince Léopod de Bavière, comme chef du commandement supérieur du front est, a salué les délégués de la Qua-druplice et de la Russie, présents à son quartier général, en prononçant une allocution dans laquelle il a rappelé l'heureuse réussite des négociations de l'armistice. Il a exprimé l'espoir que les négociations qui commencent puissent également, aussi rapidement que possible, aboutir à une paix heureuse pour le-peuples. Puis le prince Léopold de Bavière a invité le premier délégué turc, Hakki Pacha, comme président d'âge, à prendre la présidence. Hakki Pacha a remercié pour cet honneur et a salué les délégués. Il a ouvert les négociations en exprimant les meilleurs vœux pour qu'elles suivent un cours heureux; puis il a proposé que von Kuhlmann prit le premier la présidence pour les négociai ions, ce qui a été accepté. Von Kuhlmann déclara ensuite que, vu la situatiorf, on ne pouvait pas songer à mettre sur pied, dans les négociations, un instrument de paix parachevé jusque dans ses plus petits détails. Ce à quoi je songe, dit-il, c'est à fixer les principes essentiels des conditions auxquelles les relations amicales de voisinage, particulièrement dans les domaines intellectuel et économique, peuvent être mises en train et à délibérer sur les moyens de panser les blessures faites par la guerre. Puis, sur la proposition de von Kuhl-mann, l'assemblée décida de régler les questions de préséance d'après la liste alphabétique des puissances représentées, de faire alterner à la présidence des séances plénière les premiers délégués des cinq puissances et d'admettre comme langues aux délibérations l'allemand, 1' bulgare, le russe, le turc et le français- Le correspondant particulier du Daily Chronicle mande d'Osaka que l'empereur du Japon a reçu vendredi dernier le vicomte Matano, ministre des Affaires étrangères, ainsi que trois membres du Genro (ou Conseil des Anciens), le général Yamagata, ancien généralissime de la guerre russo-japonaise, le général Mat-sukiva, chef de département à l'état-major général, et le marquis Saionji, ancien chef de cabinet. Cette consultation a un caractère d'extrême gravité^ car on croit que l'objet de la discussion a été l'attitude que le Japon devra prendre au cas ou la Russie concluerait une paix séparée.On aura appris, avec une certaine surprise, que l'amiral Sir John Jellicoe, ancien premier Sea-Lord de l'Amirauté, a été déchargé de ses fonctions- et remplacé par le "vice-amiral Sir Rosselyn We-myss, ancien deuxième Sea-Lord. Sir Rosslyn Wemyss a la réputation d'un excellent administrateur et a fait preuve des meilleurs capacités lors de l'expédition des Dardanelles. o—o Un démenti du Vatican Rome, 23 décembre."— L'Osservatore ro-mano, organe officiel du Vatican, publie des démentis de Mgr Pacelli, de Mgr Tacciventuri et du secrétaire des jésuites démentant les accusations faites par le député Perolini en rapport avec l'affaire Caillaux. Il publie aussi une lettre du cardinal Gasparri, secrétaire d'Etat au cardinal \mette, archevêque de Paris, démentant absolument et catégoriquement que M. Caillaux, M- Renouard et leurs femmes aient jamais été reçus au Vatican ou aient communiqué verbalement ou par écrit avec le secrétaire d'Etat. Le cardinal proteste une fois de plus contre la .campagne de calomnies contre le Saint-Siège. — Reuter. - o—o L'abbé Vandermeulen On se rappelle que par arrêté ministériel du 22 août la commission d'aumônier-adjoint de 2e classe délivrée à l'abb Vandermeulen, P., du 1er R.A.L., lui avait été retirée pour propagande anti-patriotique et que l'abbé Vandermeulen avait été affecté comme brancardier à l-> compagnie de discipline de l'île de Cé-zembre. \ On nous annonce maintenant que l'abbé Vandermeulen a quitté l'île de Cézem-I bre. Le Pape et la paix La prise de Jérusalem Rome, 24 décembre.— En réponse à l'adresse usuelle de la Noël du cardinal Vannutelli, doyen du Sacré Collège, le Pape, âprès avoir exprimé le regret que pour la quatrième fois consécutive, la fête de la Noël était assombri par la guerre, déclara qu'il éprouvait unejvive douleur que tous ses efforts pour la réconciliation des peuples aient été vains. Nous ne nions pas, dit-il, qu'en croyant les efforts de nations qui furent prospères dégradés dans un paroxysme de destination mutuelle, et craignant le suicide toujours plus rapproché de la civilisation européenne, nous nous sommes demandés avec tristesse quand et comment cette terrible tragédie se terminera. La calamité présente ne finira pas avant que les hommes retournent à Dieu avec la plus fervente prière de leur cœur. Nous voulons hâter l'heure de ce salutai.'e retour de la société à l'Evangile " lorsque les yeux des aveugles s'ouvriront et les oreilles des sourds seront débouchées, lorsque les tor-tus seront faits droits et les endroits accidentés plats ", lorsqu'en un mot, l'homme et la société retourneront à Dièu. Alors " toute chair verra ie salut de Dieu " et la bonne nouvelle de la paix sera annoncée aux pauvres i et aux souffrants. De même que la luxure débridée plongea un jour des cités célèbres dans une mer de feu, de même de nos jours l'impiété publique et l'athéisme, érigés en un système d'une soi-disant civilisation, ont plongé le monde dans une mer de sang. Pour retourner à Dieu il suffit d'aller à Bethléem et d'écouter la voix : de la Crèche divine avec la simplicité des bergers.En ces jours nous pouvons aller à Jérusalem sur les pas du Christ. Les conseils des hommes et les desseins de la Providence ont marché ensemble, les premiers subjugant de.s pays, les. derniers réalisant la prière séculaire des Pères, rendant à la foi chrétienne les lieux saints et la terre vénérée où le sang du Rédempteur fut répandu. Jérusalem, la cité sainte, la vision bénie de la paix, élève vers Dieu un hymne d'exultation, de gratitude et cl'amour. Chacun doit voir que les événements qui viennent de s'accomplir à Jérusalem ont une signification spéciale qui renforce l'invite que nous adressons au peuple de retourner à Dier parce qu'à Jérusalem furent bénis, non ceux qui vinrent au nom des armes, mais au nom du Seigneur. — Reuter. Le roi Albert décore des officiers français Le roi Albert vient d'accorder les distinctions suivantes : Sont cités à l'ordre du jour de l'Armée et décorés de la Croix de guerre : Charbonnier, Jules-Victor-Emile, lieutenant-colonel, commandant le ...ème R.A.L. français, officier supérieur, commandant l'A.L.C. mise à la disposition de l'armée belge. A montré le plus grand dévouement et une conception élevée de sa mission au cours des attaques subies par la division au moment où elle achevait sa relève dans le secteur Drie-Grachten-Steenstraat. Mainguy, Henri-Joseph-Maximilien, capitaine, adjoint au commandant du ...ème R.A.L. français, officier adjoint au commandant de l'A.L.C. mise à la disposition de l'armée belge. A fait preuve de la plus grande activité et d'un dévouement sans borne au cours des attaques subies par la division alors qu'elle achevait sa relève dans le secteur Drie-Grachten-Steenstraat. Vidmer, Marcel, lieutenant, état-major du commandant de l'artillerie de la ...ème armée française. Au cours des opérations en Flandre en 1917, a assuré avec beaucoup de dévouement et de zèle intelligent, la liaison entre les artilleries française et belge. o—o Le roi Albert et l'armée britannique Paris, 26 décembre. — Le roi des Belges a envoyé le télégramme suivant au feld-maréchal Sir Douglas en réponse aux souhaits de Celui-ci de la part de l'armée britannique : Je vous prie de recevoir pour vous-même et pour les armées britanniques en France et en Belgique, les vœux les plus sincères de la part de nous tous, ici, à l'occasion de la Noël et de la nouvelle année.Je vous remercie pour votre amical message et je ne veux pas manquer de vous exprimer à nouveau ma profonde admiration pour l'héroïsme déployé par les troupes que vous commandez.— Reuter. — Le gouvernement brésilien a retiré l'ex-acquatur aux sujets allemands exerçant les fonctions de consuls de pays .neutres. La Croix-Rouge américaine au front belge Le Roi et les soldats sans congé M. John Van Schnick, délégué de la Croix-Rouge américaine en Belgique, qui fut notre hôte récemment, est revenu sur le front belge avec deux de ses compatriotes, le major Alexandre Lambert de New-York, chirurgien en chef de la Croix-Rouge américaine, et le capitaine Ernest Corn, médecin en chef. Ils ont visité les tranchées, postes de secours ,et hôpitaux à Pervyse. L'autre jour, ils revenaient des tranchées de la ligne de chemin de fer Nieu-port-Dixmude et ont rencontré la Reine, qui s'en allait accompagnée du prince Léopold et escortée par le major Deutre-pont pour distribuer du,tabac et des douceurs' aux soldats. Sa Majésté à qui M. John Van Schnick avait été présenté lors de sa récente visite au front s'est arrêtée et s'est entretenue gracieusement avec nos hôtes américains.Le Roi a décidé d'envoyer chaque mois en congé, à ses frais, trois cents militaires de l'armée de campagne pris parmi les caporaux, brigadiers ou soldats présents au front depuis le début de la guerre sans avoir pu bénéficier d'un congé-Us seront hébergés pendant dix jours à Paris, au foyer du soldat belge, Porte Maillot. La première série de 100 permissionnaires porteurs de bons de vacances du roi arrivera à Paris le 31 décembre. o—o La Noël au Vatican Le Pape a reçu le collège des cardinaux, qui lui a présenté ses souhaits à l'occasion de la fête de Noël. Le cardinal Vincent Vanutelli, doyen, a lu une adresse de vœux. Le Pape a répondu : " A^vous, monsieur le cardinal, et à tous vos très éminents collègues, dont vous avez été l'interprète non moins éloquent que plein d'autorité, nous sommes reconnaissants pour le soulagement que nous apportent vos paroles accompagnant l'offre des souhaits du Sacré Collège pour les prochaines solennités de Noël. " Habitués désormais et, par la volonté divine, destinés à voir atteintes par la tristesse, même les joies des solennités les plus douces, nous nous préparions à répéter les gémissements du père et le chagrin du pasteur, en commémorant, pour la quatrième fois, au cours de la guerre, l'anniversaire de la naissance de Notre'Seigneur Jésus-ChrisT. "Oh ! combien d'âmes nous voyons dans la douleur d'aujourd'hui et combien dans l'obscurité et l'agitation de demain ! " Préposés à la garde de ce troupeau que le sentiment d'un faux pasteur pourrait tolérer devenir la proie du carnage, nous éprouvions comme Paul, une douleur aiguë puisque les efforts dirigés par nous pour la réconciliation des peuples étaient restés vains. Et nous étions particulièrement affligés non pour un manque de satisfaction, mais pour le retard apporté à la tranquillité des nations, après avoir vu tomber dans le vide l'invitation faite par nous aux chefs des peuples belligérants." Les Turcs voudraient faire la paix ? Copenhague, 26 décembre. — Le correspondant de Politiken à Zurich déclare que les délégués britanniques négocient à Berne avec des délégués turcs au sujet de la question des prisonniers de guerre. On dit que les délégués turcs ont apporté des propositions de paix positives de la part d'Enver-Pacha. On rapporte que, d'après ces propositions, les Turcs se joindraient à l'Entente en échan ge du territoire turc occupé actuellement par ies troupes anglaises et russes. — Exchangc. L'opinion du Kaiser à la veille de la guerre l.'Izvestia, organe officiel du Soviet de Pétrograde, publie une longue lettre que le Kaiser a adressée à l'ex-tsar au cours de l'été 1914. Le Kaiser dit en commençant que le meilleur moyen d'oublier ses soucis d'Etat sera, pour le tsar, de continuer de s'occuper de ses " merveilleux gardes ", de causer avec eux et d'organiser des revues. Il est d'accor'1 avec le tsar relativement à la question des anarchistes, particulièrement au sujet de la difficulté de combattre cette plaie de l'humanité due à ce que " ces canailles " peuvent vivre impunément dans plusieurs pays, notamment en Grande-Bretagne, et y préparer des complots meurtriers contre qui bon leur semble. Le refuge accordé à Londres aux anarchistes tend vaine la surveillance russe et allemande La seule place appropriée pour ces monstres est l'échaufaud et, dans certains cas l'asile d'aliénés." Le général Léman en Suisse "Nous serons indépendants" Voici quelques extraits d'une interview très vivante publiée dans le Petit Journal par notre confère Marcel Ray : ... Sur le quai de la gare étaient rassemblés l'attaché militaire de Belgique, les consuls alliés, quelques représentants de la presse et un grand nombre de dames des colonies des pays alliés portant des brassées de fleurs. Le général, debout à la* fenêtre de son compartiment, a été l'objet d'une ovation des plus émouvantes. Au consul français, il a dit : — Les Belges ont toujours aimé la Fran-oe, nous l'aimerons après cette guerre plus que jamais. Au consul d'Angleterre, il déclara : — Je viens de supporter plus de trois ans de ^ captivité, mais j'avais deux compagnes fidèles que j'amène en Suisse: l'espérance et la foi. Dans l'assistance se trouvaient deux internés belges, qui avaient été à la bataille de Liège, l'un au fort de Fléron, l'autre au fort de Loncin. "Venez ici, camarades, dit le général, que je serre la main à deux braves..." Et il les étreint contre son cœur. L'héroïque défenseur de Liège, à qui le consul de Belgique exprime les sentiments de reconnaissance de tous les Alliés, répond : J'ai fait mon devoir, seulement mon devoir, cela ne m'a pas changé. Je suis un vieux soldat qui n'a rien fait autre chose toute sa vie. Interrogé sur sa captivité, le général Léman répond entre autres choses : — J'ai été admirablement soigné par les médecins allemands, d'abord à Liège, puis à la forteresse de Magdebourg, où mon pied a été opéré, mais j'ai longtemups souffert de mes quatre côtes brisées qui n'avaient pas été soignées. — Pourquoi, mon général? — Parce que les médecins n'avaient pas découvert d'eux-mêmes cette blessure. — Mais vous n'aviez rien dit? — Parbleu non, je n'ai pas l'habitude de me'plaindre, surtout devant des ennemis. Pendant ces trois ans et quatre mois, j'ai travaillé en captivité comme j'avais travaillé avant, comme j-e compte travailler demain et plus tard, si Dieu me prête la vie. J'ai fait des mathématiques et j'ai cherché à connaître les Allemands; j'ai lu Hegel, Kant, Nietszche, Schopenhauer ; ce ne sont pas des auteurs faciles. — Vous avait-on demandé votre parole de ne pas vous évader? — Le général Léman me regarde avec étonnement, puis avec des saccades d'un rire bref : — Ah ! non ! ah ! non ! vraiment, ils n'en ont même pas eu l'idée, j'espère. Ah! non! donner ma parole aux ennemis, ils ne m'ont pas fait cette injure et ils n'ont pas eu cette naïveté. — Auriez-vous pu venir plus tôt en Suisse?Oui, monsieur, j'aurais pu si j'avais voulu, mais d'abord je vous répète que je n'ai jamais rien demandé aux Allemands et ensuite que j'ai toujours eu pour principe qu'un soldat peut quitter trop tôt le poste ou il se trouve, il ne peut pas le quitter trop tard... J'ai voulu partir après tous les autres et si possible le dernier. Etiez-vous renseigné au jour le jour sur les événements de la guerre? ChaqUe matin mon aide de camp me les résumait en cinq minutes, cela fait deux heures et demie par mois; n'est-ce pas suffisant? A quoi bon chercher dans les journaux allemands à savoir davantage? Ce n'est p/as une bonne lectures pour les prisonniers, il vaut mieux travailler. Ce mot travailler revient constamment dans les propos du général et ses yeux jettent un éclair chaque fois qu'il le prononce. — Je suis, dit-il encore, comme un homme qui sort d'un mauvais rêve, qui revient à" la vie, à l'espérance, à l'action. J'ai besoin de m'habituer ; ma santé est atteinte, ne protestez pas, je sais ce que je dis, mais ce qui me reste de forces, je saurai l'employer. Il y aura, après la guerre, beaucoup de choses à dire, à faire, chez nous... Et se tournant vers le capitaine belge : — Nous serons libres, n'est-ce pas, nous serons indépendants ! — Oui, mon général, la guerre ne peut pas finir avant ! Et comme le train entre en gare de Ba-den, nous remercions le héros de Liège du grand honneur qu'il vient de nous faire. Un télégramme du Comité belge du commerce des houblons Le Comité du commerce des houblons belges a fait parvenir le télégramme suivant au héros de Liège. "Comité commerce houblons belges exil salue votre libération comme augure de la victoire." (S.) DECONINCK.

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Cet article est une édition du titre La métropole d'Anvers: paraissant provisoirement à Londres appartenant à la catégorie Oorlogspers, parue à Londres du 1914 au 1919.

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